Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
mercredi 16 janvier 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'ordre, 1935-01-16, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
¦( M ¦ # RÉDACTION ET ADMINISTRATION 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : Plateau 8511* PIERRE ASSE1 IN Secrétaire de la Rédaction .PIERRE BOUCHER I ¦ TARIF DES ABONNEMENTS .4 Jfcfrî 1 an 6 mois 3 mois En ville, par la poste.59.00 54.75 52.30 Canada (hors de Montréal), 1 Royaume-Uni, France et > 56.00 83.25 81.75 Espagne .J Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 $3.50 $1.85 .*8.00 $4.25 82.25 (- Administrateur On est prié d'envoyer toute correspondence à le cese 4018 de l'Hôtel dee Postes en mentionnant sur l'enveloppe le service (.Rédaction ou Adminis.tration) auquel on veut s'adresser.Autres pays Quotidien de culture française et de renaissance nationale à L'abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chique affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Directeur-fondateur : OLIVAR ASSELIN Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.% Première année — No 257 .* 'r Le numéro : 5 sous* Montréal, mercredi 16 janvier 1935 écrit longtemps auparavant car on y lit.« Beaucoup de romans de moeurs parus chez nous depuis 1920, bien qu’inférieurs au point de vue de l’art de la composition à Maria Chapde-lainc, ne sont pas étrangers à son influence.» Une deuxième lettre de Mgr Camille Roy des néologismes ; aux Etats-Unis, les mé dceins sont atteints, comme les gangsters et tous les hommes de profession libérale, de medical slang.L’intestin se dit gut.« Quand le chirurgien, écrit M.Hunter, parle de « chronic qppendix » et le gynécologiste d’une « abdominal woman » ; quand le der-matologistc « puis lhe patient on iodides » ou que l’interne dit d’un patient qu’il « runs a swinging temperature », ils parlent tous le slang.» Et voici la perle des perles : le gynécologiste pratiquant l’opération césarienne dit qu’il «fait un César» (excusez-la).Le rédacteur anonyme du Current COMMENT ajoute qu’il y a tout au plus cent bons écrivains médicaux dans notre pays.D’aucuns affirment même qu’il y en a à peine dix ou douze.On comprendra d’autant mieux le mérite des médecins de langue française qui peuvent disserter dans un style clair des choses de leur profession.Ceux-là, ils se comptent sur les dix doigts.Les lecteurs de I’Ordre auront remarqué avec quelle aisance s’exprime notre collaborateur le Dr Séguin.Abstraction faite du fond, ses articles dépassent pour la fluicjité de la langue, la correction de la syntaxe, la propriété des termes, la plupart des articles de même nature qui se publient ailleurs.N'a-t-on pas raison de dire que nos médecins sont les seuls, avec nos paysans, qui aient conservé l’esprit français ?L’ARCHITECTURE Et maintenant, la revision ! 0 par André BOWMAN (mn?rn^ suivie de deux notes de M.Asselin 1930, c’est plus de treize après l’apparition de Maria Chapde-laine.Notre critique avait donc pris le temps de motiver son arrêt de manière à « heurter » le moins d’opinions sible, selon son habitude, A i«* [.*• ans » 0% Par 477,000 voix contre 49,000, les Sarrois viennent de se prononcer en faveur du retour à l'Allemagne hitlérienne.Quelles qu'aient pu être les prévisions sur l’issue du plébiscite, on demeure confondu du résultat.Non celtes qu’il y ait eu la moindre illusion à conserver sur les sentiments des habitants de la Sarre.Mais on aurait pu s’attendre à un mouvement d'opinion contre la dictature barbare qui règne en pays hitlérien.Cette réaction a été faible, presque nulle, et le territoire revient à l’Allemagne après un plébiscite triomphal pour celle-ci.A quoi tient la faiblesse numérique des partis d’opposition, c’est ce que seule une connaissance approfondie de la psychologie allemande et des conditions matériel- .les dans lesquelles s’est fait le plébiscite peut expliquer.Le premier facteur a joué un rôle dominant dans le plébiscite; mais le second n’est pas pour cela négligeable.Voyons un peu dans quelles conditions s’est effectué ce mouvement de retour au Reich.s Nous recevons cette deuxième lettre de Mgr Camille Roy en réponse aux observations dont nous avions fait suivre celle du 9 janvier: UNIVERSITÉ LAVAL Cabinet du Recteur Québec, 12 janoier 1935.Monsieur Oliüar Assclin, , Directeur de /’ORDRE, M ontréal.•A % pos-remarquer moeurs parus chez nous entre 1920 et 1930 », et qui, pour parler comme Mgr Roy, sont pas étrangers » à l’influence de Maria Chapdclaine — autrement dit, à l’influence que l’œuvre d’Hémon exercée — ne sont pas par comparaison, sens de notre critique, proprement inexistants, niais seulement « inférieurs au point de vue de l’art de la sition ».Et tout cela, joint à la paraison incontestablement établie par Mgr Roy entre un simple ouvrage de propagande colonisatrice comme Jean Rivard et une œuvre capitale comme Maria Chapdclaine, aide à comprendre que Mgr Roy, à l’époque de son entretien avec M.Atherton (aux environs de 1919) ait vraisemblablement exprime l’opinion qui avait tant ému ce professeur de lettres.•J., que les nombreux « romans' de H ss « ne . guerre, il n'y a que le national-socialisme à posséder ce dynamisme irrésistible.Les socialistes allemands se sont anonyme qui intéresse particuliérement le Canada.C’est la critique d’un essai du Dr Herbert R; Hunter, Language, jargon, and Modem Medicine.Celui-ci dit, entre autres choses, que le mot français de médecin, ainsi que le mot allemand arzt, est fort supérieur pour la formation, l’harmonie et la propriété aux équivalents anglais physician (que notre presse traduit inévitablement par physicien), medical practitioner, doctor oj medicine, ou ces néologismes barbares : mediciner, medic, I rj°^rc jeunesse la voie du succès et lui donne le courage de s’y engager.associés au mouvement hitlérien avec la même facilité qu’ils s'en sépareraient s’ils découvraient une doctrine plus vivace encore.Le résultat du plébiscite n'a donc rien d étonnant.La seule chose qui puisse surprendre, c’est le manque total de réaction, aussi bien du côté de la population, en tant que catholique, que du côté des masses ouvrières, en tant que socialistes plus ou moins convaincues.Les conditions dans lesquelles ont eu lieu les élections méritent d’être soulignées.Depuis des années.Berlin travaillait systématiquement à mettre tous les atouts de son côté pour le grand jour.Les dirigeants n'ont reculé devant aucun moyen, aucune dépense, pour faire voter les Allemands‘sarrois, et même d’autres, en faveur d’un retour au Reich.Nous souhaitons aussi que celle législation sociale ne soit pas l’œuvre d’un Etat isolé, où les obstacles de la concurrence pourraient la frapper d'impuissance, mais que, sous l'inspiration de l'Eglise, seule capable assurément de déterminer un pareil concert, une législation internationale règle la protection des faibles.Cunegondius conviendra que ce qui était vrai vers I860 l’est encore davantage aujourd'hui que l'économie libérale, surtout dans les pays relativement jeunes comme les Etats-Unis et les dominions, vaste machine de production et de vente, de crédit et de spéculation, en hypothéquant jusqu’à l’expansion future de la vie économique.Poussez dans cet engrenage, après l’avoir désarmé pour la concurrence, un pays de dix millions d’habitants, vivant surtout de son commerce d’exportation : combien de temps vivra-t-il ?Comme M.Robillard et plusieurs autres, M.Gratton nous fait honneur.Ce sont de pareils exemples qui enseignent à medico.Il nous apprend aussi que le vieux mot anglais, leech, s’est démonétisé en passant dans la langue des prêteurs Le mot surgeon est resté dans le vocabulaire médical, après une évolution de six siècles.Changements ministériels Après les mutations de personnes, les mutations de choses.Aux nominations de MM.Hanson et Stirling, occasionnées par les démissions de MM.Stevens et McLaren, succéderont probablement la fusion des deux ministères des Chemins de fer et de la Marine et l’adjonction au ministère des Postes des services du téléphone et du télégraphe.Il en sortirait donc deux ministères d’aspect nouveau; le premier pourrait s’appeler « ministère des Transports» et le second «ministère des Communications ».On fait observer que ces changements permettraient d’effectuer des économies.Ce qu’il n’est pas moins intéressant de signaler, c’est qu’en groupant sous une même direction des services connexes, on en améliorerait probablement l’efficacité.Espérons qu’à force de niements on parviendra à doter d’une excellente Administration.Camille ROY, ptre.Notes du Directeur de fORDRE: 1° Mgr Roy a donc parlé de Maria Chapdelaine, et nous lui devons d’humbles excuses pour avoir douté du fait.Et son jugement est bel et bien contraire à ce qu’avait compris M.Atherton.Cela nous apprendra à rechercher son appréciation de l’œuvre capitale d’Hémon dans ses articles ordinaires de la revue qu’il dirige, Le Canada français, organe de l’Université Laval, plutôt que dans un manuel où il ne pouvait consacrer à ce livre que quelques lignes.Faisons au moins observer que le court passage de l'Histoire de la littérature canadienne (une page et demie à peine) auquel nous renvoie Mgr Roy figure dans l’édition de 1930, et qu’il ne saurait avoir été sur gage.au cours de laquelle il a changé trente fois d'orthographe ; physician, désignant le médecin chirurgien, s’est d'abord épelé avec un f et même; croit M.Hunter, avec un v.Quant au mot practitioner, bien qu’il existe depuis quatre cents ans, il n’était guère employé avant le milieu du XIXe siècle.édifié une M.Hunter se moque ensuite du jargon scientifique et, singulièrement, du jargon médical.En voici un exemple amusant : « He was subjected by the nurse to the adminis-tfotion of a hypodermic infection of mor-II.< L autorité doit être phine.» Sur ce point, la médecine française OÙ est la responsabilité ! » U est pas en reste avec la médecine anglo- américaine.Imaginez la douleur du patient L’un des premiers arguments de dont la migraine dégénère en.céphalalgie ! 1 Ordre contre 1 administration fédérale, Mais il n’y a pas que la pédanterie qui crée C'est par dizaines de milliers que des Allemands non-sarrois ont été im- A Montmartre, cette enseigne en anglais de la Butte : portés en Sarre uniquement pour voter.Dans ces conditions, il était impossible que le Reich ne sortît pas vainqueur.Les fraudes sont visibles: le territoire comptait quelque 650,000 habitants au lendemain de la guerre; il en aurait actuellement plus de 800,000, ce qui est Abbess’s Bar I L'enseignement de l’Ecole de» Hante» Etude» Commerciale».535 avenue Vigor, prépare au commerce, à.la publicité, au Journalisme.Complétera avantageusement les connaissances professionnelles de l’avocat et du notaire.Cours du Jour, du soir et par correspondance.— Tél.: HA 6209, rema-notre pays 3.k Jean-Claude MARTIN (r-a) Tl : .¦ HHBIHHil 1 I 1 L’ORDRE—Montréal, mercredi 16 janvier 1935 l> manifestement impossible.De plus, sur i ce chiffre, il est difficile d'admettre qu'il y ait près de 600,000 électeurs.L’administration allemande s'est du reste chargée de retirer la carte de vote à tous les suspects et à en fournir une à tous les partisans du retour.On comprend que le plébiscite ne représente pas exactement les sentiments véritables de la population.Il reste que l'Allemagne a remporté une grande victoire morale qu’elle va essayer d’exploiter.Déjà l'ambassadeur du Reich à Washington disait avant-hier : < La Sarre est un des points névralgiques qui nous empêchent d'entretenir de bonnes relations avec les autres pays.Nous sommes certains de la victoire.Il ne restera plus alors que la question du Corridor polonais, celles de l’Alsace-Lorraine, de la Haute-Silésie, du Schleswig et des cantons d’Eupen et de Malmédy.Lorsque ces questions seront réglées, nous pourrons désarmer.> (!) Il n’y a aucun doute à conserver : l’Allemagne va réclamer maintenant tous ses territoires perdus et, naturellement, ses colonies.Avec ses exigences sur la question du réarmement, elle ne fait que demander la révision pure et simple du traité de Versailles.C’est un fait qui mérite d’être retenu.Berlin imposant ses conditions aux anciens alliés quinze ans après sa défaite, voilà le résultat de la politique d’abandon et de concessions d'après-guerre.Les anciens alliés se préparent un bel avenir.Comme disait feu Du Mesnil : « Canonniers de la défaite, à vos pièces ! » Trahies et contentes REVUE DE LA PRESSE CANADIENNE Les journaux lithuaniens s’occupent beaucoup en ce moment des aventures d’un don juan du nom de Kamanskas, lequel, en l’espace d’un an, n’a pas conduit moins de six jeunes filles à l’autel.Quant aux femmes de tout âge qu’il a grugées, on n’essaie meme pas de les compter.Dénonce par une de ses victimes, l’escroc a été arrêté.Aussitôt la nouvelle connue, les « épouses » et « fiancées » de Kamanskas se sont réunies pour se concerter sur les moyens de.faire remettre l’infidèle en liberté.A l’unanimité, elles ont décidé de verser la forte caution demandée, et chacune y est allée de sa quote-part.les dupes de la manoeuvre pré-électorale de M.Bennett.Celui-ci parle de « juste répartition des richesses », ce qui est l'un des mots d’ordre du collectivisme, et nos « bons » journalistes applaudissent à tour de bras.En Europe, on les classerait avec ceux qu'on appelle < les partageux ».La Banque des Miracles A en croire M.Bennett, la Banque du Canada, dite Banque centrale, dont il nous a dotés, devrait plutôt s’appeler la Banque des Miracles.D'après ce passage d’un de ses récents discours, c’est tout simplement l’âge d’or que va nous ramener celte bienfaisante institution.« La banque centrale est un élément Important de notre programme de réforme, car elle fournit le mécanisme qui permettra à notre société industrielle et économique de servir plus équitablement les intérêts des producteurs et des consommateurs.Pourquoi l'appeler une mesure de réforme ?Parce qu’elle est destinée à devenir un instrument puissant de Justice sociale ; parce qu’elle fournira le moyen d’assurer plus d’équité dans les relations entre les diverses classes ; parce qu’elle aidera à combler les lacunes de l'ancien système ; parce qu'elle sera une source indépendante de conseils et de secours en tout ce qui concerne la finance ; parce qu’elle inaugure un chapitre nouveau dans l’histoire de la vie financière du Canada.» J’emprunte cette citation au Droit, où L.R.fait les justes commentaires que voici : Nos socialistes qui s'ignorent On a vu avec quel empressement, avec quel enthousiasme une bonne partie de notre partie de notre soi-disant « bonne » presse a accueilli les projets de réformes de M.Bennett.Nos confrères « catholiques » et incorporés se refusent à voir l’inspiration socialiste de la plupart des réformes que propose notre premier-ministre, comme ils se sont toujours refusés à reconnaître le danger de leurs déclamations démagogiques, anticapitalistes et « municipalisatric'es ».On a vu avec quelle assurance M.L’Heureux a prétendu démontrer aux lecteurs de l’Ac-TION CATHOLIQUE que les projets de réformes que M.Woodsworth voit d’un si bon œil n’ont rien de socialiste : c’est tout au plus de l’étatisme, écrivait-il ! Voici que confrère Philippe écrit à son tour au Progrès du Saguenay : t-on que ses efforts aboutiront si Von passe le temps à saboter le peu qui existe déjà ?De son côté M.Louis Dupire écrit au Devoir : N Avenue Maplewood, entre les chemins Bellingham et de la CÔte-des-Nelges, précise le représentant do LaFontaine, le règlement a été amendé une première fois depuis un an pour permettre à un « Dominion Store » de s'y établir, puis une seconde fois pour permettre à un « Stop and Shop » de faire concurrence au premier.et ce n’est pas tout.Bientôt on proposera d’amender de nouveau le réglement pour permettre Vétablissement d'un poste d’approvisionnement d'essence au pied do l’Université de Montréal.Le 10 septembre, le Conseil amendait le règlement de construction du boulevard Salnt-Josepli pour régulariser l’érection d’un prentier poste de gazoltne, angle de l’avenue Papineau ; prochainement on mutilera de nouveau ce règlement pour doter d’un relais d'essence l'angle de la rue Chambord et du boulevard.Hue Sherbrooke est, près du Jolt parc Baldwin (une création de M.Houde, sauf erreur, mais déjà déparée d'un côté par certains des plus hardis escaliers en vrille do Montréal), on tolérera qu'un quidam bâtisse une confiserie «d'un seul étage».M.Trépanier oublie, croyons-nous, que précisément en face du parc Baldwin on tolère depuis plus d’un an le commerce des « bonbons, des liqueurs douces et de la crème glacée » dans des maisons particulières construites à douze ou quinze pieds du trottoir à cause d’une servitude de recul réglementaire.L’ancien leader du conseil se demande si les propriétaires attendront, comme c'est leur coutume, que le mal soit fait pour protester, s'ils se livreront à cette tactique intelligente pour lesquels les Anglais ont trouvé une image heureuse : cadenasser l’écurie une fois le cheval volé.Conclusion : il faudrait à la Commission Terreault plus de pouvoirs.Mais ce n’est sûrement pas le conseil municipal qui donnera à cette commission le pouvoir d’empêcher les petites manoeuvres des conseillers qui interviennent si spontanément pour les épiceries en série et le trust de l’essence.Il faudrait donc que le gouvernement dé la Province intervint.Mais alors on protestera au nom de l'autonomie de Montréal dont le Devoir lui-même est l’un des champions.M.Dupire est bien prêt à passer outre pour cette fois et il écrit que l’intervention lui agréerait dans ce cas.Mais comment déterminer les cas où l’intervention est un empiètement et ceux où elle est un bienfait ?Est-ce le jugement de M.Dupire qui.servira de norme, ou celui de M.Taschereau et de son Parlement, ou encore celui de M.Houde et de sa bande ?En attendant, de puissantes compagnies s’emparent de point stratégiques au mépris des règlements municipaux et dç l’intérêt de Montréal.Plus tard, quand on voudra tenir compte des recommandations de la commission d’urbanisme, il faudra ou laisser ces établissements en place et accepter ainsi des accrocs au plan d’ensemble, ou les déloger et alors exproprier à gros prix des établissements qui feront valoir des droits acquis.L’intervention, elle a trop tardé.Seulement si elle a trop tardé, c’est peut-être parce que des journaux comme le Devoir ont remué mer et monde pour faire respecter une autonomie qui n’était qu’une invitation au pillage.Georges LANGLOIS Prose officielle C’est incroyable mais vrai Un médecin nous signale une circulaire adressée à MM.les curés, médecins et coroners et aux autorités des institutions d’assistance publique par le statisticien de la « division de la démographie » (c'est le nom officiel) du service d’hygiène de la Province, le Dr P., et où on lit : Nous disirons faire noter les modifications apportées aux formules de décès (* , < i COLLECTIONNEZ LES "MAINS DE POKER" w> mm- '¦¦ ¦ ' «|iï èâ-.A^-.::-.@,*:.M B B.^ ^ ^ 3 L'ORDRE—Montréal, mercredi 16 janvier 1935 — 4 Résurrection américaine LA MUSIQUE QUESTIONS DE LANGUE • • • .fait un aussi heureux début et reçu un ISoS orchestres sy"nip/loni(Jues aussi chaleureux accueil.C’est une " ~ véritable ovation qu’ont reçu chef Montréal compte deux universités, d’orchestre, solistes et instrumentistes, deux presses, deux théâtres (le théâtre MM.Rosario Bourdon, Léo-Fol Morin, français disposant seul de scènes perma- Hervé Baillargeon, Joseph Delcellier, l'entes), deux cinémas, le tout du au |OUg Jes interprètes méritaient large-caractère bi-ethnique de sa population, oient celle ovation qu’ils doivent en Depuis lundi, Montréal compte deux définitive au parrain et animateur de orchestres symphoniques.{’entreprise, M.Athanase David.Celui- Celui des Concerts symphoniques de ci et tous ceux qui ont collaboré avec lui, de près ou de loin, méritent d’aussi chaleureuses félicitations que les musiciens, et pour leur initiative et pour leur succès.publicité, l'autre a suivi des cours par correspondance et obtenu plus de diplômes qu'un bon élève n en amasserait en vingt ans.Il sort même de prison bachelier, probablement satisfait.Le Huron sera le dernier à damner l'activité de ces deux hommes qui ont vraisemblablement du poil aux pattes, sinon dans la main.Il ne déplore pas qu'on leur ait laissé une liberté relative, puisqu'elle à servi h quelque chose.Mais il se demande si les facilités d'existence que l'on offre aux forçats américains ne sont pas désastreuses en fin de compte.Pour deux Boggs qui se sauvent eux-mêmes, combien de forçats ne cherchent qu'à se sauver.du pénitencier?IL Y A longtemps que le Huron a 1 médité sur le problème angoissant du crime et de la société, qu'il a cherché une solution à la question de la rééducation des criminels et surtout à celle de la protection des honnêtes gens.Malgré toutes ses cogitations puissantes.le Huron n'a pas réussi à découvrir une formule satisfaisante et surtout praticable.Le vaillant rédac-teur-scalpcur-philosophe a donc abandonné ses recherches sociales sur ce délicat sujet, mais sans pour cela cesser de s'y intéresser.Jusqu'à l'heure actuelle, le Huron n'a jamais vu.sauf dans les livres sentimentaux et bébêtes, qu’un forçat se Expéditionnaire.— Employé, commis, chargé d’envoyer des marchandises : l'expéditionnaire a fait erreur en adressant ces ballots à Sorel au lieu de Trois-Rivières.« Shipper », « Shippeur ».« Shipment ».« Shippage ».— Ces anglicismes font surtout partie du vocabulaire de ceux qui, dans les maisons d’affaires et les compagnies de transport, sont préposés à l’emballage et à , l’envoi des marchandises.Les termes français correspondants sont expressifs et devraient être à l’honneur dans notre langue commerciale.Expédier.— Envoyer des marchandises à destination.Nous n’avons donc pas raison d’employer le mot « shipper » au sens d'expédier quelque chose, ou encore de congédier, renvoyer un employé, lui donner congé, lui donner son compte.Exemples : Veuillez expédier ces trois caisses à MM.St-Cyr Frères.Le patron a congédié le caissier.On dit très bien : expédier une lettre, c’est-à-dire l'envoyer au destinataire.Ce verbe s'emploie également au sens de faire promptement : expédier une affaire.Expéditeur, expéditrice.— Marchand, fabricant ou toute autre personne qui expédie des marchandises, une lettre : l'expéditeur a exécuté notre commande avec diligence.con- 11 ne faut pas confondre l'expéditeur et l'expéditionnaire, celui-là étant le vendeur, le marchand, et celui-ci l'employé chargé de l'emballage et de l'envoi de la marchandise.Montréal a reçu ce soir là ce qu’on pourrait appeler son baptême du feu.Il l’a reçu glorieusement.Mieux, il l’a reçu sans altérer d’aucune sorte le prestige et la qualité de l’Orchestre de Montréal dont on le donnait comme un rival, puisque l’Orchestre qui joue au Théâtre ^ importance de ce premier de Sa Majesté a donné dimanche l’un concert ™ en'l,.ccl,c cçttc semaine de de ses meilleurs concerts devant un au- P=rle,r (le celui que donnait la veille ditoire éminemment sympathique.L’or- 1 Orchestre de Montreal sous la d.rec-chestre des Concerts symphoniques de : t?on ^ ouÇ*as Starke.^a fonda- Montrêal a reçu son baptême du feu llon (1/.U! nouvel orchestre ne doit pas devant ce.qu’on peut bien appeler le 110118 désintéresser du premier, qui me-Tout-Montréal canadien-français, sans | r'te 9" 0,1 » occupe de lui et qui a donne dimanche 1 un de scs plus beaux cou- Expédition.— Action d’envoyer, d’expédier des marchandises par chemin de fer, voiture, bateau, etc.On dira : faire préparer trois expéditions ou envois, et non « shippages » ou « shipments »; salle ou chambre fût racheté.Peut-être faut-il rendre le A'expédition, et non de « shippage »; pénitencier responsable de ce déplo-servicc des expéditions, et non « dépar- rable état de chose.Peut-être doit-on tement du shippage ».rejeter cette responsabilité sur la na- ture même de l'homme.Peu importe : un forçat qui se réhabilite par lui-même.c’est aussi difficile à trouver qu'un homme honnête chez les politiciens ou chez.n'insistons pas.Le bon Rousseau (le défunt ].-]¦) doit mal dormir dans sa tombe, lui qui affirmait si sottement que l'homme est naturellement bon.alors qu'il n’est qu’un carnassier qui cherche à dévorer son voisin le plus faible.Mais à la lecture de certaines dépêches de presse venant, bien entendu, des Etats-Dé-sossés.les successeurs de Jean-Jacques vont certainement entonner un pèan en l'honneur de sa théorie désuète.Nul n’ignore que les Etats-Dé-sossés du XXe siècle sont le dernier pays des merveilles.Tout y est possible et rien n'y est impossible.Cette contrée possède un enviable record de records.Il serait impossible de les énu-mer: depuis le record de l’ingestion, dans un temps déterminé, de < hot-dogs » à la moutarde ou au ketchup jusqu'à celui des faillites, des découvertes incroyables mais vraies, la liste est infiniment longue.Tous les jours, aux Etats-Désossés, quelqu’un bat quelque nouveau record.Toutes les semaines.il vient de ce pays quelques nouvelles extraordinaires : l'arrestation de Bruno Hauptmann, la campagne contre le gangstérisme, le retour de la prospérité, la victoire de la Nira, la défaite de la Nira, la renaissance de la Nira, l'ouverture d'universités qui ne seront pas exclusivement sportives, et bien d'autres choses encore.Tous ces records sont beaux.Cependant, il en est un qui les dépasse : celui de la résurrection toute tolstoien-ne de deux forçats yanks.Les frères Boggs, héros éphémères puisque l’on ne parle déjà plus d'eux, sortent du pénitencier où ils ont passé dix ans leur existence à la suite d'une condamnation pour meurtre.Ils en sortent avec de l'argent plein leur poches, des.diplômes, une réputation, et que sais-je encore.Les deux ex-forçats ont profité de leur séjour entre quatre murs : l’un a gagné quinze ou seize cents dollars par an à faire de la t Georges LANGLOIS Le HURON ftVfr • Programmes A leur origine, les expressions anglaises « to ship », « shipping », « shipment », s'employaient pour désigner des envois par bateau.Aujourd'hui, elles ont un sens plus étendu; on en fait un usage courant pour désigner les expéditions par terre et par mer.Les termes anglais servant à exprimer une expédition par terre sont « to forward » et « forwarding ».enlever un auditeur à Lucienne Boyer ni un spectateur au Stella.C'est que partout spectacles et concerts étaient de qualité et que le public, quoi qu’on dise, ne boude pas la qualité à condition d'être assuré de la trouver.Il s’agit de ceux qu’on distribue au concert.Il n’est pas indifférent qu’on en ait ou qu’on n’en ait pas, qu’ils soient bien ou mal faits.Il arrive trop souvent qu’on les imprime en nombre insuffisant, de sorte que plusieurs personnes sont forcées de s’en passer.Il n’est pourtant pas difficile de prévoir la quantité nécessaire : on n’a qu’à en commander proportionnellement ,au nombre des places.La vente des billets peut souvent servir d’indice.En tout cas, il faut faire en sorte qu’il y ait un programme au moins pour chaque groupe de personnes et autant que possible pour chaque personne.Rien n’est plus désagréable que de ne pouvoir suivre ce qui se joue; on aime aussi quelquefois écrire ses réflexions sur les programmes, car ceux-ci constituent des souvenirs, autant que des documents.Il importe que les programmes soient bien faits.Selon la plus ou moins grande abondance des renseignements qu’on y trouve, ils aident plus ou moins à l’intelligence des oeuvres exécutées.Celles-ci, leurs auteurs, leurs interprètes, voilà les points essentiels sur lesquels il convient de fournir des indications à la fois aussi complètes et aussi brèves que possible.On fait ainsi peu à peu l’éducation du public et, en l’initiant à la musique, on lui en donne le goût.Au premier « concert symphonique de Montréal », qui a remporté avant-hier soir un si grand succès, on a semblé, un moment, manquer de programmes; on a pu heureusement satisfaire tout le monde.Tant mieux, car ces programmes étaient ¦un modèle du genre.Ôn y indiquait d’abord, comme il convenait, l’origine des Concerts Symphoniques et le nom de ceux qui, à des titres divers, ont permis à la nouvelle association de voir le jour.Quant au programme proprement dit, il comprenait, outre la nomenclature des œuvres, d’intéressants commentaires sur chacune d’elles et des détails biographiques sur le chef d’orchestre et le pianiste.Venait en dernier lieu la liste des membres de l’Orchestre.Point de réclame déplacée.Quant à la présentation, sans être luxueuse, elle était de fort bon goût.Le dessin en a d’ailleurs été exécuté par M.Jean-Charles Faucher, auteur de la décoration murale qui orne la scène de l’Auditorium et dont M.René Chicoine a fait la critique dans I’Ordre du 12 décembre dernier.Tous les directeurs de spectacles et de concerts devraient s’inspirer de cette formule, qui est excellente.certs.Le grand nombre de spectacles importants qui ont lieu cette semaine à Montréal m'obligent à renvoyer à vendredi mon compte-rendu de l’interprétation que donne de la Rafale la troupe du Théâtre Stella.Je dois tout de même signaler l’excellence de cette interprétation avant que la pièce ne soit retirée de l’affiche.Je parlerai demain de Lucienne Boyer, vendredi de la Rafale, samedi de Ninon Vallin.— G.L.Sur ce point justement l’orchestre des Concerts symphoniques de Montréal courait lui grand danger.On avait tant promis en son nom qu’on risquait de décevoir ceux qui attendaient trop de l’institution nouvelle.Mais à juger par les applaudissements, il ne dut pas y avoir beaucoup d’auditeurs déçus, si même il y en eut.C’est qu’il régnait dans la salle de l’Auditorium cette atmosphère où l’on sent le feu sacré se communiquer du directeur aux interprètes, du plateau à la salle.Ceux qui avaient craint non pas un échec mais un succès incomplet parce qu’ils avaient suivi de près la mise en train de cette entreprise et qu’ils sc disaient qu’on n’atteint pas la perfection du premier coup, ceux-là leurs craintes se dissiper dès les a fa>t un exposé intéressant sur la comp>-premières mesures de l’ouverture de ; sition des planètes du système solaire.Léonorc (No 3).Puis cette émouvante j D’après lui, les éléments chimiques dont j Sixième symphonie on Si mineur, que ! sont formes le Soleil et la Terre, non seu-Tchaikowsky a surnommée après coup I lement sont les mêmes, mais sont répartis, la Pathétique et qui semble si étroite- dans 1 un et 1 autre corps célestes, suivant ment liée au destin de son auteur, les mêmes proportions.Le fait que les male soulignait le commentateur hères constituant le Soleil et les planètes du programme, M.Arthur Letondal, sont sensiblement les mêmes était déjà une cette symphonie, la plus sérieuse chose généralement admise, d’autant que épreuve du programme, provoqua des les théories cosmographiques sont d’accord applaudissements entre chaque mouve- ! pour reconnaître que les planètes sont nées ment, hien que les auditeurs aient de matières expulsées du Soleil.Mais ce d’abord manifesté après le premier qui présente une nouveauté, c’est la sc-mouvement l’intention de se soumettre conde partie de la conclusion, d'après laquelle les éléments chimiques constituant le Soleil et la Terre sont répartis dans les mêmes proportions.D'énormes quantités de fer, de cobalt, de nickel et d'autres, peut-être moins importantes, mais cependant considérables, de platine et d’or se trouvent au sein de la Terre, dans le noyau, si l’on peut dire, lequel noyau est entouré d’« enveloppes » constituées de composés de soufre et de silicate.Si certains éléments chimiques, que le spectroscope nous révèle comme étant particulièrement abondants dans le Soleil, paraissent plus rares dans la Terre, cela est dû au fait qu’ils se trouvent à l'intérieur de notre globe, dans des régions demeurées jusqu’à présent inaccessibles.Le professeur Russel pense que c’est, pour les habitants de la Terre, une chance providentielle que les masses énormes de fer se soient localisées au centre du globe et non à sa surface, car, dans le cas contraire, ces masses auraient soustrait à l’atmosphère tout l’oxygène nécessaire à la vie des animaux et des végétaux, pour former de l’oxyde de fer.C'est probablement je phénomène qui s’est produit dans la planète Mars dont les ressources atmosphériques en oxygène paraissent aujourd’hui réduites à de très petites quantités.L’oxygène qui existait primitivement dans Mars s’est graduellement combiné avec le fer de la surface former de la rouille, et c’est cette rouille qui donnerait à la planète cette coloration APPLICATION BILINGUE At the time of shipment.Au moment de l'expédition.Copying clerk .Expéditionnaire.Do not ship us anything before the Ne nous expédiez rien avant le 15 15th proximo .prochain.I did not ship the barrels sooner for ]e n'ai pas expédié les barils plus tôt, lack of time .faute de temps.I have shipped you these goods five )e vous ai expédié ces marchandises il y a cinq jours.I rely on the prompt shipment of je compte sur la prompte expédition de ces marchandises.I shall send you shipping instruction Je vous donnerai des instructions pour l'expédition.Name and address of the shipper .Nom et adresse de l'expéditeur.son.en Californie, le célèbre astronome Returned to the shipper (to be) .A retourner à l'expéditeur.H.N.Russell, de l'Université de Princeton, i Ship as soon as possible to .Expédier le plus promptement possible.bhip at first opportunity (to) .Expédier a la premiere occasion.Ship at once (to) .Expédier immédiatement, tout de suite.Ship by carload (to) .Expédier par wagon complet.Ship by express, by fast train (to) .Expédier par grande vitesse, par train rapide.Ship by first available steamer (to) .Expédier par le premier vapeur ou paquebot.Expédier par petite vitesse.Expédier par chemin de fer.Ship cash on delivery or c.o.D.(to) .Expédier contre remboursement ou c.R.Ship goods by land (to) Ship loose (to) .Ship promptly (to) Ship without delay (to) .Ship broker .Shipment, dispatch .Shipper .Shipper's advice .Shipper's fault .Shipper’s receipt .Shipping agent.La planète Mars serait rouillée ?* days ago those goods Au cours d’une réunion de savants qui s'est tenue à l'Observatoire du Mont Wil- ont vu Ship by freight (to) Ship by rail (to) .comme .Expédier des marchandises par terre.Expédier en vrac ( 1 ).Expédier promptement.Expédier sans délai.Courtier maritime.Expédition, envoi: envoi par mer.Expéditeur, expéditrice; expéditionnaire.Avis de l'expéditeur.Erreur de l'expéditeur.Reçu de l'expéditeur.Commissionnaire expéditeur; agent maritime.Lettre de voiture (chemin de fer) ; connaissement (bateau); récépissé.Livre d’expédition.Service de l'expédition.Documents d'expédition.Port d’embarquement.Salle d'expédition.Valeur à l'expédition.Insuffisance, manque dans l'expédition.The shipment cannot be conveyed by L'expédition ne peut s'effectuer par water The shipment of the 20 cases will L'expédition des 20 caisses aura lieu take place in eight days .dans huit jours.The two cases were shipped yesterday Les deux caisses ont été expédiées hier in perfect condition .en parfait état.There has been delay in the shipment 11 y a eu retard dans l'expédition.These goods are ready for shipment .Ces marchandises sont prêtes à être expédiées.We cannot ship your goods under Nous ne pourrons pas expédier vos two weeks .marchandises avant deux semaines.We received your wire after the Nous avons reçu votre télégramme goods were shipped .après l'expédition des marchandises.Withhold shipment (to) .Suspendre l'expédition.y J' Ey,\, à la discipline des concerts symphoniques qui veut qu’on n’applaudisse qu’à la fin de l’œuvre.Prétendre que tout fut parfait serait exagéré et maladroit.On n’atteint pas la perfection du premier coup et l’affirmer serait donner l’impression qu’on cherche à communiquer un enthousiasme de commande.Mais il est rare que du premier coup on approche la perfection d’aussi près.Une entreprise nouvelle rencontre toujours des obstacles imprévus durant sa période d’organisation, de sorte que des défauts de mise au point apparaissent souvent au début.Dans le cas d’un orchestre symphonique il en résulte souvent des flottements, des imprécisions, un manque de cohésion, un contact imparfait entre les musiciens, une sympathie insuffisante entre eux et leur chef.Il faut généralement plusieurs concerts avant que sc crée l’atmosphère de l’orchestre, qui ne gagnera qu’ensuite l’auditoire.Lundi l’atmosphère favorable existait déjà.De là l’enthousiasme unanime d’une foule trop grande pour la salle, malgré l’installation de chaises supplémentaires et le consentement de nombreux auditeurs à rester debout en arrière jusqu’à la fin.Un mélsmane averti mais étranger à Montréal qui se serait trouvé dans la salle aurait pu croire difficilement qu’il entendait le premier concert d’un nouvel orchestre.Rarement un orchestre nouveau aura rougeâtre si caractéristique.Wï v»: ' ; rll Shipping bill .Shipping book .Shipping department Shipping documents .Shipping port .Shipping room .Shipping value.Short shipment .Un insecte curieux ' C’est sans aucun doute la « cotisa estriada », hémiptère aquatique que l’on rencontre dans les lacs du Mexique et dont les œufs, comestibles, sont utilisés par les indigènes pour confectionner des galettes et autres pâtisseries très appréciées.Cet insecte dépose ses œufs dans les joncs des rives.A l’époque de la ponte, les pêcheurs d’œufs, pour faciliter la récolte, disposent près des berges des sortes de fagots faits de joncs, qu'ils n’ont qu’à retirer quelques jours plus tard.Après les avoir fait sécher au soleil, ils en font tomber, par un procédé rustique, les œufs qui sont recueillis, séchés, mis en sacs et vendus au marché.Les galettes qu’en fabriquent les gens du pays sont, dit-on, très savoureuses et leur goût, bien que légèrement acide, rappelle celui du poisson.eau.Jean-Claude MARTIN Théâtre de Sa Majesté CETTE SEMAINE SEULEMENT Lucienne Boyer ET SA TItOUPE I Un succès sans précédent Solri orcheetrr, *3.2.%, $2.83, $2.23; balcon, $2.83, $2.25, $1.70; 2e balcon, $1.70, $1.13; logea de 6 siégea, $27.Matinée (mer.et »*m.)i orchestre, $2.25, $1.70 ; balcon, $2.23, $1.70.$1.13 ; 2e balcon; $1.30, 83e; logea de 6 alègea, $10.50.Toutea logea comprises.(1) En vrac (du hollandais wrak, objet de rebut) : cette expression s'applique aux marchandises expédiées par terre ou par mer sans aucune espèce d’emballage : acheter un wagon de choux en vrac.On l'emploie en France pour divers articles : faire un tarif pour des rasoirs en vrac.pour Adjutor FRADET V, l'ctat intellectuel et moral de l'homme.Bach, Haendel, Haydn, n’ont pas exprimé leurs sentiments à la manière d'un Chopin, d’un Schumann ou d'un Berlioz, d’un Debussy ou d'un Ravel.Nous ne pouvons plus nous contenter d’une mélodie simple avec accompagnement à variations; nous devenons plus sensibles à la langue des nuances.Sans avoir l’oreille fine de la déesse Armide, qui entendait croître l’herbe, nous possédons une oreille plus délicate que du temps des « airs à roulades ».monde nous fait vite constater que l’art est bien vivant et n’entend pas se laisser éclipser par sa sœur cadette, la science.Admettons que certains peuples, comme certains individus, n’ont pas su, dans le passé, élargir la conception de leur activité humaine au delà de l’industrie et du commerce, tels les Ty-riens et les Carthaginois.Est-ce à dire, pour cela, que d’autres pays n'eurent pas des buts plus louables ?Les Grecs n'ont-ils pas excellé dans les arts pratiques et dans le grand Art?Les Romains, éblouis par la beauté plastique et la pureté immobile des formes grecques, n'ont-ils pas en fondant un empire gardé « au fond des yeux l’infini des pensées » ?De nos jours, les Anglais n'ont-ils pas créé l’industrie moderne et suscité avec Shakespeare et Byron la poésie moderne?Les Allemands épris -de chimie, de physique et de philosophie, vulgarisateurs de découvertes scientifiques, ont-ils éteint en l'âme de leurs artistes l'élan vers la beauté musicale?Les Français, êtres de mesure et d’équilibre, n’ont-ils pas cru que la science moderne sera capable un jour de rajeunir l’Art?Ils ne prennent pas Renan au sérieux quand il affirme que dans une couple de siècles la musique sera une chose du passé.L’idée mélodique changera avec gion, de la métaphysique et de la morale: je me demande même si l’art n’est pas un moyen de concorde fraternelle plus puissant que les autres.Penser de la même manière, c'est beaucoup, certes, mais ce n’est pas encore suffisant pour nous forcer à vouloir de la même manière.Ce qui importe pour 1 union des volontés, c’est de nous faire sentir tous de la même manière: et c’est le miracle que l’art accomplit.Nous avons l’appétit de la belle musique.A quoi devons-nous ce besoin du Beau?Nous avons été persécutés, nous avons eu une vie mouvementée, dramatique.Souvent, au cours des deux derniers siècles, nos pères, qui furent des artistes, ont dû plier sur eux-mêmes, se recueillir.Ils ont prié, ils ont tendu leur volonté un même but, et, si je ne m'abuse, la chanson, la bonne chanson d'autrefois, a soutenu leur entêtement à demeurer français.Je ne puis croire que notre jeune peuple ne pressente son avenir.Il porte à son front, comme certaines tribus de 1 Afrique, une étoile qu'il y a incrustée lui-même.La place de la musique dans renseignement monde était plongé dans l'obscurité.La bouderie se prolonge, la tristesse pèse sur notre planète.Uij jeune dieu plante en terre son arc.dont la corde sc trouve tendue.Il la pince : un son.une musique naît: en même temps une jeunes déesse, devinant son inten- ¦ tion, rythme par des mouvements les sons qu’il tire de son arc bandé.Le charme créé par la musique et la danse fut si grand que la déesse de la Lumière, malgré sa bouderie, sortit de sa grotte.Ainsi le jour fut rendu à l’univers entier grâce à la musique.S'il vous arrive de réfléchir sur la quotidienneté de la vie.sur ses progrès matériels, sur ses reculs moraux et artistiques; si vous déplorez l'indifférence du peuple canadien qui aime la belle musique et se refuse la joie de la comprendre; si vous plaignez la technique du savant qui ignore la vraie richesse, celle où il entre beaucoup d’amour et beaucoup d'enthousiasme; si vous êtes tristes et désespérément tristes; c'est q’une déesse boude.Pincez la corde de votre lyre, et dans vos âmes viendra la lumière.1 fc;-.v,'# Causerie irradiée du poste C K A C, le 8 janvier, dans la série de Z’« Heure de la Province », dirigée par M.Edouard Montpclit Mais je m’arrête, de peur d'être accusé de vouloir trop vivifier la vieille pédagogie.Folie, l'art à l’école! Il y a des folies dont on voudrait être capable.Appelez-les folie de la Croix, folie de la Science, folie de l'Art.Gardons-nous des exagérations de certains savants.Il n’y a pas antagonisme entre l'art et l’industrie moderne, entre l'esprit scientifique et l’imagination et le sentiment; et je me refuse à croire que la musique s’éloignera à jamais de nous, comme Lohengrin emporté par ses cygnes.La musique, comme la science, est une interprétation du monde, mais une interprétation qui n’est pas limitée à une faculté, et qui embrasse l'homme tout entier.Entre le cœur humain et les choses existe une nécessaire harmonie.L’artiste prend conscience de cette harmonie et reste, tout autant que le savant, dans le vrai.Parce que Newton a détruit la poésie de l'arc-en-ciel en le réduisant à un prisme, a-t-il détruit la poésie des choses et empêché que la vue du ciel excite en nous une inquiétude mystique?Le savant cherche à dissiper inquiétudes, à répondre à nos interrogations; et pourtant lame humaine ne cherche-t-elle pas toujours, Musset, à briser la voûte des cieux afin que Dieu réponde à son appel?Le poète nous soulève par son interrogation^ même, et souvent le musicien nous laisse sur la note sensible dans je ne sais quelle anxiété (Guyau).Bien plus que le poète ou l’artiste, l'homme de science « a vu le mur qui borne son esprit ».Que de mystères sur sa route! Que d’obscurités qui enveloppent le fond des choses! Arrivé, par exemple, au mystère métaphysique, réduit à l’impuissance, le savant lui-même, selon l’élégante expression de Claude Bernard, se laisse « bercer au vent de l'inconnu, dans les sublimités de l’ignorance ».Au reste, un coup d’œil sur le I#/ j nos En notre province, nous nous méfions à la fois des puissances de la science et de l’attrait que l’art exerce sur notre âme latine.Nous ne prenons pas parti, mais un jour viendra où nous saurons concilier le domaine de la pensée abstraite et celui de l’imagination et du sentiment.Nous serons attirés tout ensemble par les idées universelles du savoir et par les émotions qu elles excitent; et dans une certaine mesure, croyons-nous, la science sera en quelque sorte poétique et, comme dirait Schiller, « musicale ».Au foyer canadien, la fourmi, plus humaine qu’au temps de LaFontaine, partagera « mouche et vermisseau » et dansera avec la cigale.La musique fera ce miracle d'hu-manirer les vivants en créant chez eux de la sympathie.L’art prolonge l'action de la rcli- Pendant quelle était dans la grotte le après se re- ¦ vers / Adélard LEDUC.Souffrez que je vous raconte en terminant une légende japonaise.La déesse de la Lumière s’était querellée avec le dieu du Jour, son mari, puis s était retirée de très mauvaise humeur dans une grotte.Elle boudait.avocat, professeur à l'Université de Montréal, Fin La mal ion lllrka a récemment fusionné ea un seul rayon celui dos articles religieux et celui des objets du culte eoue la direction de MM.Paul Vrendergast et Hector Bousquet.1240, Square Phillips, Tél.i LÀ 3121.(r-aà.M iWf ifi i i ffîiYifl üillïlfi'Vr'i I THWfiWlirti'fiWHiiïiVvifriiiTrTAi'^ .¦ ¦¦
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.