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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
samedi 29 septembre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-09-29, Collections de BAnQ.

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.- m # RÉDACTION ET ADMINISTRATION ; TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLatcau 8511* 1 an 6 mois 3 mois En ville, parla poste.$9.00 $4.75 $2.50 Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 $3.25 *1.75 Espagne .Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres pays ' Administrateur PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU i $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 On est priS d'envoyer toute correspondance a la case 4018 de l'Hôtel des Postes en mentionnant sur l'enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur s OLIVAR ASSELIN L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 170 Le numéro: 5 sous Montréal, samedi 29 septembre 1934 liste », c’est à se briser le crâne sur le Réalisme, que de livrer à une police d assassinat des centaines de mille hommes, de saboter les monuments et les églises, de détruire l’idée de famille et de propriété, pour en arriver à instituer des trusts d’exploitation de minerais, à émettre des emprunts sur le modèle capitaliste, à gager le rouble sur l’or, toutes pratiques fondamentales des sociétés bourgeoises ?On se rappelle l’émerveillement de M.Herriot, que des officieux du gouvernement bolcheviste avaient promené d’une usine à l’autre, lui faisant admirer les progrès mécaniques de la nouvelle Russie ?Or, il est maintenant prouvé que la masse du peuple russe souffre de la famine, par les soins d’une administration corrompue tout comme une vulgaire administration d’Etat parlementaire.La Pravda du 31 mars 1934 rapportait ce dialogue par T S F.échangé entre Moscou et Gorki (la traduction de cette citation et des suivantes est de M.Stéphane Lauzanne, du Matin) : Moscou.— Quel est votre plan pour les semailles du printemps ?Gorki.— Trois cent quatre-vingt-onze hectares pour les secteurs ravitaillant les ouvriers, mille six cent-cinq hectares pour les autres secteurs.Moscou.— Quelle est la superficie ensemencée l'automne dernier ?Gorki.— Toute la superficie voulue a été ensemencée.Moscou, insistant.— Soyez précis.Combien d'hectares en automne ?Gorki.— Cela n'a aucune importance.Tout ce qu’on a ensemencé en automne est à recommencer.De l’agriculture, passons à la farine; Les dépôts d’Elcalerinoslav contiennent 15 000 sacs de farine mêlée de poussière de charbon.La faute en est aux chemins de fer qui ont chargé la farine dans des ivagons ayant transporté du charbon, sans avoir pris la peine de les nettoyer au prcalablk.Les lauréats des Concours David Confédération » et les « destinées de la race française sur cette terre bénie qui continuent de s’épanouir pour le bien de la nation canadienne ».) M.Sévigny a déjà réclamé publiquement un meilleur enseignement de l'anglais dans nos collèges classiques.Nous permettra-t-il de lui faire observer que ce passage de son discours témoigne de plus d’admiration pour Georges-Etienne Cartier et pour M.Bennett que de respect pour la langue française?Un meilleur enseignement du français au degré secondaire n’empcclierait pas nos juristes d’étudier l’anglais quand ils en auraient le temps, mais il leur permettrait peut-être de parler leur langue maternelle convenablement dans les congrès internationaux.M.Sévigny et scs amis ne goûteront assurément pas cette observation, et, quoi que l’on pense, il nous est pénible à nous-même de la faire.Mais notre critique des insuffisances malheureusement incurables de notre enseignement secondaire, nous a valu trop de persécutions, et de trop haineuses, pour que nous ne saisissions pas l’occasion de prouver par un exemple récent, et éclatant, ce que doit à cet enseignement un esprit naturellement distingué, en tout cas supérieur à la moyenne.LA FLORE CANADIENNE L’entente franco-italienne mur.I h •> m H y avait cette année deux concours portant, l’un sur les ouvrages de vulgarisation scientifique, l’autre sur les sciences historiques.M.Jacques Laroche, chroniqueur dramatique à la Presse, et M.Claude Melançon, ancien journaliste, aujourd'hui directeur de la publicité aux Chemins de fer de l’Etat, se partagent le prix de $1,700 attaché au premier concours, M.Laroche pour son Initiation à l’art idramatique, M.Melançon pour son remarquable ouvrage, Nos animaux chez eux.Les récents événements d’Autriche ont largement contribué au rapprochement des nations européennes.Des pays auparavant divisés par des questions de principe et d’intérêt presque inconciliables ont dû, devant la gravité de la situation, faire la part du feu et revenir à des conceptions plus larges et plus saines de politique extérieure.Plusieurs rapprochements sont en vue.quelques-uns sont virtuellement réalisés.Il ne manque plus maintenant qu’un rapprochement franco-anglais définitif et un autre entre Paris et Rome.Ces deux accords feront plus pour le maintien de la paix en Europe que toute autre chose.Aussi a-t-on appris avec intérêt que le ministre français des Affaires étrangères rendra bientôt vit site au gouvernement italien.M.Barthou ira à Rome à la fin d’octobre et discutera avec Mussolini et ses ministres toutes les questions pendantes entre les deux pays.Le mit nistre des Affaires étrangères soulèvera entre autres la question de la parité navale entre la France et l’Italie, parité qui peut donner lieu à une course ruineuse aux armements, et qui ne saurait en définitive que rendre plus tendues encore les relations entre Rome et Paris.Il semble qu'on ait découvert un terrain d’entente à propos de cette question épineuse.On murmure que l’Italie, incapable de faire face aux dépenses supplémentaires de son programme naval, serait parfaitement disposée à ne réclamer qu’une parité théot rique et à laisser à la France une supériorité réelle, indispensable en raison de la situation géographique particulière des colonies de la République.Dans la Méditerranée même, les deux pays auraient la parité ; au cas d'accord réel, cela ne saurait porter ombrage à la France.Le statut des Italiens en Tunisie est peut-être plus délicat à régler, mais il n’offre pas en soi de difficultés insurmontables.Cependant, on peut s’attendre à une discussion assez vive entre les représentants des deux gouvernements.Les Italiens qui habitent la Tunisie conservent leur nationalité s’ils le désirent.Ils sont simplement astreints à présenter tous les six mois une requête à cette fin.C’est peut-être désagréable, mais c’est certainement plus libéral que l'obligation de se faire naturaliser, comme cela se passe aux Etats-Unis.Il est bien entendu que la France et l'Italie sont parfaitement d'accord pour faire respecter par l’Allemagne l'indépendance de l’Autriche.Paris laissera probablement les mains libres à Rome dans sa lutte contre l'offensive nazie en pays autrichien.Là encore, on ne voit pas de difficultés majeures, pas plus que dans le mouvement diplomatique qui consisterait à influer sur la Petite Entente, afin de sauver l'Aut triche et la Hongrie de l’emprise de Berlin.Il est certain que l'Italie seule ne saurait faire changer leur ligne de conduite aux chancelleries de Belgrade, de Prague ou de Bucarest.Elles nourt rissent à l'égard de Rome trop de sent timents hostiles pour que les suggest tions italiennes aient la moindre chance d’être suivies.Mais il n'est pas impost sible que la Petite Entente, sur les cont seils de Paris, transige et tende la main à l’Italie.L'entreprise sera naturellet ment de longue haleine, et il ne faut pas attendre de résultats immédiats de ce côté.w &;• S I i i i Mlle Marie-Claire Daveluy et M.Georges Langlois se partagent la bourse «le $1,700 attribuée à la section française «lu concours d’histoire, celle-là pour sa l'Jeanne Mance, M.Langlois pour son 'Histoire de la population canadienne-française.Le colonel Wilfrid Bovey, directeur des relations extérieures de l’Université McGill, reçoit un prix de $600 pour son Canadien, dans la section anglaise du concours d’histoire.Ces noms sont connus de tous nos lecteurs, sauf peut-être celui de notre sympathique confrère Jacques Laroche, «jui a jusqu’ici préféré écrire sous le pseudonyme de «Jean Béraud».L’Ordre est heureux d’offrir scs félicitations aux lauréats, particulièrement à M.Georges Langlois, un de ses rédacteurs, dont l’ouvrage sur le mouvement démographique en Nouvelle-France, unique en son genre, est le plus complet (comme le mieux informé que l’on puisse désirer.Le directeur de I’Ordre était rédacteur en chef du 'Canada lors du dernier Concours, alors que le prix de littérature ce partagea entre deux de ses collaborateurs, MM.Pelletier et Nantel.H est tout naturel qu’il se réjouisse cette fois encore du succès d’un de ses confrères.Ssi, i 'L Le Frère Marie-Victoria Courrier des villages OKvar ASSEL1N V Billet du jour m H.III M.Bennett à Paris I Solange Brière fut conduite en terre par une claire matinée d'octobre.Jacques Normandin, son mari, la tête inclinée et les bras croisés derrière le dos, suivit le cercueil en habits de deuil.Les derniers rites funéraires accomplis sur les restes de la chère morte ne parurent pas Vémouvoir.Les yeux fixés sur la fosse où descendait la lourde bière, il semblait ne rien voir.A côté de lui, ses fils et ses beaux-frères respectaient sa douleur muette.Le soleil distillait une essence dorée au bout avec des tigês’d’hefbe Kerissées.Oh eût dity-3* leur haleine fumeuse, que les tertres mortuaires respiraient.Parfois une hirondelle, après avoir décrit un cercle au-dessus de la foule respectueuse, se nichait sous l’auvent du vieux calvaire.Bientôt l’attroupement des fidèles s’éparpilla.Jacques Normandin resta seul avec ses trois fils devant la fosse à demi comblée.Tandis que ceux-ci, le chef toujours nu, torturaient de leurs doigts noueux le feutre de leurs chapeaux, il empoigna la pelle du fossoyeur et se mit en devoir de remplir le trou.Quand il eut fini, il foula la terre d’un pas pesant et, cassant une branche de peuplier encore verte, la planta dans le sable humide.-— C’est le dernier service que j’avais à lui rendre, murmura-t-il.Sans une larme, il prit place dans sa voiture.On traversa le village égayé de la piaillerie des écoliers dans la cour de l’école.Le boghei, à l’allure du cheval roux, avançait maintenant dans les boueuses ornières du chemin vicinal.Jacques Normandin, replié sur lui-même, considéra son passé.De ces jours révolus qui avaient été imprégnés du double amour qu’il portait à la terre et à sa campagne, s’élevait la rumeur confuse du bonheur que l'amertume et l'angoisse présentes éteignaient pour toujours.Normandin ferma les yeux pour mieux accueillir les souvenirs.Il revit le rustique salon des Brière aux tapisseries défleuries.Un soir, Solange, croyant qu’il la délaisserait, avait pleuré sur son épaule.Puis il y eut la belle épousée en robe blanche qui descendit les marches en pierre de l’église, appuyée à son bras vigoureux.Après avoir incarné l’image que son âme simple concevait de l’amour, Solange était devenue le miroir des vertus paysannes que l’on pratiquait à son foyer.La voiture gravit un raidillon et entra dans la cour de la ferme.Jacques Normandin était devnu un homme douloureux qui vieillirait dans un désespoir refoulé, en attendant son tour.* * * Je l’ai rencontré, mêlé à la foule, samedi soir.Quand il me vit, après m’avoir dépassé, il revint sur ses pas.— Tiens, comment ça va, le jeune ?Tu me reconnais ?— Bien sûr.Je nous revois à la lisière du bois d’érable.Vous vous souvenez de l’incident : la fois que je m’étais fait encorner par le bélier.Il me présentait une main ferme et rugueuse pendant que je lui remettais ce souvenir en mémoire.' Firmin ! C’est l’homme qu’on gardait à la ferme.Je me souviens qu’à mon congé du jour de l’an, je le voyais pénétrer dans la cuisine d’hiver, enveloppé d’un tourbillon d’air humide, les mains nuês, la moustache couverte de frimas.Il me saluait alors simplement comme si j’étais rentré d’un voyage de quelques jours.Il enlevait sa casquette d’étoffe, reniflait, tirait une chaise près du poêle.'-Y fait assez fret aujourd’hui pour sc g’ier les yeux, Dans le rayonnement du feu, il chauffait ses membres engourdis par un long trajet en plein vent, sur un char de foin.Car, deux fois par semaine, il se rendait à une vieille grange que nous possédions, à quatre milles de la ferme.Bientôt il sortait de sa poche un énorme brûlot, le bourrait de tabac coupé en tranches et le portait à ses lèvres.Il fumait avec une volupté qui distendait les traits bourrus de son visage.Le soleil couchant, dont les dernières côuïécs TOugissaîeîït lés vitres - des fenêtres enneigées, mettait un ruissellement de clarté blonde dans la barbe noire et revêche dont les touffes vivaces couvraient son menton.Quand il avait aspiré quelques « touches », au chaud, il secouait sa pipe aux rebords du crachoir d’étain et, d’un pas lourd, repassait le seuil sans ajouter un mot.Il ne rentrait, lanterne en main, «lu'après avoir soigné les bêtes et fait la traite.Ce n’est qu’à ce moment qu’il enlevait son épaisse vareuse.Au souper, il se taillait d’extraordinaires morceaux de lard à même le rôti plantureux qui trônait sur la table de famille.Peu à peu sa fringale se calmait.Il ne veillait pas tard.Après avoir fumé quelques pipes et caressé de scs gros doigts les oreilles du chien, il rejoignait son lit aux draps rudes.C’était l'homme de confiance de la ferme.Mais un jour qu’il s’était disputé avec le maître à propos d’une chose qui n’en valait pas la peine — il s’agissait de donner ou non du sel aux moutons — il fit un paquet de ses hardes et s'éloigna vers la gare de Champlain.Il y a de cela six ans.Et maintenant je retrouvais Firmin.II se tenait là, devant moi, courbé, vieilli, rapetissé.D’épais sourcils grisonnants ombraient ses paupières clignotantes.— Qu’avez-vous fait depuis six ans ?— J’ai trimballé d’un bord et de l’autre, mon gars.Quelques hivers dans les chantiers, les mois d’été dans les moulins à papier.J’ai mangé de la misère.Il s’était penché vers moi en grommelant ces mots.Je vis qu’il était gris.Une rance odeur de bière sortait de sa bouche.Il me raconta sa vie des dernières années et je vis disparaître, à travers la foule indifférente, ce cher visage des anciens jours.I > ' ONSIEUR Bennett est à Paris.On nous dit qu'il s’ y occupe de troquer du blé contre des vins.C’est un passe-temps avouable.En tout cas, on l'a fêlé à une réception officielle, parmi .ambqssodcjjrs.cl ministres j et, pour ne pas en perdre l'habitude, ces messieurs ont échangé solennellement, entre deux coupes, quelques paroles banales et inutiles.M i Le soviet de la ville de Samara a procédé à une inspection de la manufacture 3u pain1.Il a goûté la farine et l’a crachée dégoût.La farine livrée par le moulin n* 5 contenait une mixture de paille de fer.C’est toujours la Pravda (2 et 3 avril) qui parle.Le Trud du 6 avril écrit de son côté: h I .# ( ?;• m m s Que doit-on penser, à Paris, d’un premier-ministre du Canada, qui ne parle pas français ?J'imagine que M.Bennett doit faire assez piteuse mine.Les gens cultivés de Nexv-York comme de Londres, pour ne parler que des Anglo-Saxons, peuvent s'exprimer dans notre langue et même en goûter le génie.i I ¥ 1 Oliver ASSELIN Des centaines de travailleurs se présentent quotidiennement aux bureaux de la verrerie de Diadl(ovo, demandant qu’on leur verse un acompte de 3 à 10 roubles.Cela lient à ce que pas une fois les travailleurs n'ont reçu leur salaire à la date voulue.Dans les derniers jours de mars on leur a versé leur salaire de la première semaine de février.m La sainte Russie i Les hommes d'Etat devraient posséder plusieurs langues : c’est indispensable pour élargir les idées et ne pas tout juger d’après une seule mentalité, plus ou moins restreinte.Plus que tout autre, un premier-ministre canadien devrait être à même de comprendre la large minorité d'origine française qui constitue un élément important de son pays.T out ministre suisse ou belge est au moins bilingue.Il faut croire que, moins intelligent que M.Houde, M.Bennett est réfractaire à l'élude des langues.C'est d'ailleurs le cas de beaucoup de nos concitoyens anglais, qui vont jusqu'à tirer vanité d'une culture plus sommaire.I (Suite d'hier) M.Louis Dupire, du Devoir, journal « catholique », écrivait jeudi dernier: « Il ne semble plus, y avoir aucune objection à l’échange du charbon russe contre nos bestiaux.» Si la « Bonne Presse » le dit, ce doit être vrai, vu l’étrange casuistique qui régit ses haines et ses amours.Mais ni le goupillon de M.Dupire, ni les déclamations de l’olympien M.Skelton, trucheman, à Genève, du futur lord d’opérette Richard Bennett, ni les « finesses » dialectiques de sir John Simon, n’empêcheront ces faits patents et burlesques: 1° la Russie entre dans la Société des Nations au mépris des lois d’honneur et de justice qui ont inspiré le pacte de Genève (relire le premier paragraphe de l’article I) ; 2° les nations que ce gouvernement de voleurs a pillées admettent chez elles, avec l’immunité diplomatique, ses émissaires et agents de propagande; 3° stimulée par le succès de «es démarches, la Russie — voir l’emprunt d’Etat 7 % — s’apprête à prélever dans les pays d’Europe et d’Amérique les capitaux avec lesquels elle achètera leurs produits, quitte à révoquer ses dettes à l’échéance, comme elle l’a fait en 1918.Les chancelleries pleurent de joie à la pensée que, dans tous les cœurs européens, voire américains, lève l’auguste semence du pardon.Tout récemment, au congrès des écrivains soviétiques tenu à Moscou, un Aragon, de l’Association française des écrivains et artistes révolutionnaires, s’est écrié (paroles que le Journal de Moscou a pieusement recueillies) : « Les écrivains que groupe notre organisation sauront exprimer dans les conditions nationales de la culture française le mot d ordre du réalisme socialiste [ sans rire! ] que les écrivains soviétiques ont lancé non seulement à l’échelle des nationalités de l’U.R.S.S.[ pécaïre! est-ce ça, mon.cher Garneau, le français de gauche ?], mais à celle de toutes les nationalités du monde! » Je vous passe galimatias.Quant au « réalisme socia- S Aucun doute possible: le « réalisme socialiste » a produit de grandes choses à l’intérieur de l’U.R.S.S., entre autres le gâchis de l’agriculture, le traitement de là farine à la paille de fer et l’asservissement gratuit de la main d’œuvre.A l’extérieur, c’est une autre affaire.Je ne sais rien de plus méthodiquement infernal que le travail de sape poursuivi dans le monde par la Ille Internationale; rien de plus fourbe ni de plus habile que la propagande visant à réhabiliter Moscou dans les sociétés bourgeoises; rien de plus froidement concerté que l’alliance militaire, avec la France, de ce pays incapable de se défendre contre l’attaque éventuelle du Japon.Si la pensée nocive de Rousseau et de Briand n’avait pas aveuglé la diplomatie, aucune nation n’aurait admis à Genève ce peuple de profiteurs.Le bolchevisme accrédité, c’est le brandon de la guerre civile jeté sur un continent déjà chauffé à blanc par la menace allemande et l’imprévisible sursaut du Japon.Au Canada même, où les tracts de propagande soviétique circulent librement depuis la reconnaissance de la Russie par Washington, le vote de M.Skelton ouvre la porte à cette peste sociale.A quoi bon des Journées anticommunistes si la « Bonne Presse » affirme que rien ne s’oppose plus à notre commerce avec Moscou ?Evidemment, on peut toujours compter, pour la contre-attaque, sur ce loustic de Pilon, à qui le P.Archange vient de donner des ailes.E % I I A S Si du reste vous ne saviez pas encore que M.Bennett est vanil.ux comme un paon, vous aurez pu vous en apercevoir par le petit discours quil a prononcé à Paris.« Ne soyez pas lentes de voir en moi un surhomme », a-t-il dit, comme si scs hôtes restaient frappés d'éblouissement à l'apparition de son génie ; « ne le croyez pas, les électeurs de l'Ontario vous détromperaient.» Voilà de la prétention, signe infaillible de médiocrité.Ce n’est pas tout.Pour expliquer l'éclipse évidente de sa popularité, M.Bennett a trouvé ceci : « Evidemment, quand un gouvernement n’a pas cédé à l'inflation (sic !), il ne doit pas compter sur les applaudissements du peuple, pet ! Essayez donc d'aller à la banque changer pour de l'or un de vos dollars-papier : vous y serez bien reçus ! Ce n'est pas l’or, étalon fixe, dont le prix monte ; c'est la piastre qui baisse et qui ne vaut plus qu'à peine soixante sous, fl y a plus de papier en circulation, moins de réserves pour le garantir, et ce n'est pas de l'inflation ?M.Bennett est candidement naif, ou il nous prend tous pour des jobards.K (àv >• a» & F % RK ?La question du désarmement, telle quelle est présentée par l'Italie, est.semble-t-il.parfaitement acceptable pour la France.Mussolini se refuse à' appuyer plus longtemps la thèse germanique de l égalité des armements, C'est une concession tangible pour Paris et une preuve de bon sens de la part de Rome.Reste la question des frontières coloniales.Là.il est presque certain que l'accord sera difficile.On ne voit pas ce que l'Italie pourrait offrir en compensation à Paris.Rome demande des concessions d'une ampleur extraordinaire : des cessions territoriales qui équivaudraient au démembrement de l'empire colonial français ; un débouché sur le lac Tchad, ce qui couperait en deux les possessions africaines de la France, possessions si péniblement acquises et au prix de beaucoup de sang.Quelque difficiles que soient les négociations, il faut espérer qu elles réussiront, elles scelleraient une entente m i dément MARCHAND Voilà du tou- 1 Un exemple -if Dans le discours qu’il prononça au Congrès du barreau canadien, le président de la Cour supérieure à Québec, M.le juge Sévigny, disait en parlant des fêtes du IVe Centenaire du Canada : .I ; s: i i i Jean LE BRET M.La visite de la France en était une de 'l souvenir pour son immortel Cartier cl pour voir ce jeune pays plus grand que l’Europe, QUI doit, sans doute, une large part de son progrès à la puissance anglaise QUI l’a peuplé de ses fils et enrichi de son or, mais QUI se souvient aussi de la France QUI l'a découvert et lui a donné des hommes QUI lui ont fait honneur et ont contribué, surtout avec un canadien qui se nommait aussi Cartier, à lui donner une constitution QUI lui permet de vivre en paix.Notre race a reçu un précieux témoignage de son oeuvre du m Géographie parlementaire m Lucien PARIZEAU •• Elle n’est pas tout à fait semblable à celle que l’on apprend dans les établissements d’enseignement, témoin cette proposition que douze députés français ont signée et qui invite le gouvernement: « A suspendre immédiatement les importations de viandes congelées d'origine étrangère, car.il est inadmissible de laisser pé-Premier-Minislre du Canada, QUI disait ré- j nétrer les viandes congelées ccmmcnl ce QUI suit, à l’occasion du qua- de La Plata et de Madagascar.» Irième centenaire de J.cqucs Cartier : (Ici Est-ce que, par hasard, les honorables le passage —— ironique sans doute — du députés auraient cédé Madagascar à un: discours de M.Bennett sur « l’unité de la puissance étrangère ?m i t La « Conférence des sauterelles t> t F I N H ; Dans le « Cabinet de Moïse », à la Chambre des Lords, s'est ouverte la conférence des sauterelles.Elle réunit les délégués de onze nations et a pour objet d’étudier les moyens propres à hâter la disparition du fléau.Le gouvernement britannique est représenté par Sir Guy Marshall, directeur de l’Institut Impérial d’entomologie.X précieuse à tous points de vue pour le maintien de la paix en Europe, prélude indispensable à toute restauration du continent.M .: en provenance K#' André BOWMAN ï t B ¦fioapH 7^ L'ORDRE — Montréal* samedi 29 septembre 1931 Les Jeunes Réformistes 2 Les vins et les blés i REVUE DE LA PRESSE CANADIENNE l'encouragement à l'organisation agricole professionnelle.S'il faut ajouter foi aux bruits qui RHrEBiHSH iSrSEi! ESSHrHtS." arrêter brusquement le cours des extraordinaires ne sera pas acceptée faci- blable que cela puisse paraître, le premier- cjaux: ministre s’est enfin rendu compte que le ^ Taschereau ; les libéraux dissidents, diri-entre deux pays ne peut pas être simplement unilatéral.Aussi veut-il négocier le gouvernement français un traité de termes duquel nous échange-blés contre les vins de France.Est-ce.dans notre politique provinciale, cinquième parti?IA CLASSE OUVRIERE La prochaine session provinciale Nous avions déjà quatre partis provîntes libéraux orthodoxes, dirigés par 1,6 cultivateur et l'ouvrier constituent la base de la nation et cependant l'un et l'autre ont été jusqu'ici les malheureuse victimes des abus du capitalisme.Pour corriger ces abus la jeunesse requiert des gouvernants; 1° une législation ouvrière juste et Révère; 2° l’encouragement A, l'association professionnelle; elle revendique pour notre province l’instalation du régime corporatif tel que le préconise pie XI dans son encyclique.Les avantages que la masse du peuple tirera de ce régime auront leur répercussion dans tous les do.malncs de la société.sans choses.Et il est indéniable que l'évolution lemrnt.Les Français aiment A changer de le corporatisme soit celle qui exige gouvernement.Est-il nécessaire de reproduire les rat-îM: rrass vinciales ?Au lendemain des élections mu- £ont des conquêtes sérieuses.SSSSSSS municipale soumettrait ceux de ses projets prononcera dimanche sur le corporatisme nouvelles senes de billets d un format: re- : J ir de eeite nouvelle.manda le loisir de prépare, ses plans.Le Parce que.en vertu du régime tédo- sur cc suJel- I Bordeaux et des autres régions vinicoles de ^‘’“T'irïiriirs attendait une demande de la Mite, veue goient faux Et quand des principes sont également à celles-ci l'intention de dtmt- : pour jeter la pierre a M.Bennett.Mais que demande est venue, et M.Taschereau an- justes, il faut travailler à les faire recon- nuer je format de leurs propres billets.diront les producteurs de « Bourgogne » et de de session régulière.Rien de sensationnel constances, devant la faillite du libéra Nous convenons que 110s banques ne d’un accroc aux accords d Ottawa, Ce sera «ion spéciale ne soit pas spéciale, ce qui de ce qu on n ait pas compris plus tôt.vajs c'est si beau, la gentillesse.veler), surtout depuis que 1 Angleterre elle- épargnera pas mal de dépenses à la Pro- Une campagne d éducation s impose donc.c’est môme un placement.même a su en tourner, dans son propre inté- A ,„.„d I, «.«h, de, chemises „„ * **"» sur Caughnawaga ?com- vers gés par M.Paul Gouin; les conservateurs orthodoxes, diriges par M.Duplessis; le Parti Franc, ou « Square Party », compose de MM.Caldcr.Gucrtin, Barré, cl probablement de M.Houdc.Voici maintenant que M.Roger Provost, qui signe héroïquement: directeur-président.Ligue des Jeunes Réformiste» (ce qui indique que le nouveau groupe vise peut-être à la réforme du français), adresse avec prière de le publier le programme des Jeunes Réformistes.Cette pièce, dont nous ne changeons pas un mot, virgule, se lit ainsi : commerce ! Hélas ! l'approbation générale.Mais elles avec commerce aux Petits billets I Enfin la Ligue des jeunes Réformiste» fait un pressant appel h.toute cette jeu-ardente.combattive, prête aux sa.nous nesse orifices personnels pour le bien de la col.lectlvité.Elle demande aux plus Agés.A l'élite de quitter sa retraite et de lui donner des directives pour assurer la résurrection de l’esprit national chez les canadiens.Sans haine pour personne, elle est fermement déterminée à faire savoir étrangers et aux trusts pernicieux que pas une En face de la crise actuelle dont l'ampleur et la 'durée causent de si graves inquiétudes A toute une génération, la jeu-irritée de constater que rien de nonce nesse.tangible ne se fait vers une amélioration prochaine est résolue de déployer toute son énergie pour effectuer un changement dans les hommes qui la dirigent et modifier les cadres qui entravent ses efforts vers le bien commun.aux nous sommes ici chez nous, qu'ils doivent nous respecter et que nos intérêts collectifs doivent passer avant les leurs.Elle veut surtout grouper la jeunesse sous l’étendard d’une politique saine et active détachée du chauvinisme des partis, apte A donner aux jeunes la place qui leur est due dans l’administration de la chose publique.C’est dans ce but que s'est constitué la Ligue des Jeunes Réformistes.Cette jeunesse qui entend faire de l'action politique, sans présentement se lier à aucun groupe, réclame pour la génération de demain une réforme complète de l’enseignement tant primaire que secondaire en lui donnant, une orientation nationale dont nous pouvons constater aujourd’hui la déplorable déficience.vince.Le Devoir, qui réclamait depuis assez longtemps que cette convocation des Chambres serve de session ordinaire, s en réjouit lycée DatldltrClfld fort.0.H.en félicite M.Taschereau et.profitant de l’occasion, lui suggère de con- On a lu 1 article de Parizeau a ce sujet tinuer de faire des économies après avoir à la suite de l'information publiée par le évité des dépenses, en réduisant le nombre Devoir.Au Canada.R.G.discute les des députés.allégations du Devoir.Quoi qu'il en soit, réjouissons-nous: M.Bennett vient de servir la cause des bons oublier, bien entendu, ses Ce serait en effet gentil, gentil, très gentil, comme le demande gentiment E.L.Seulement, il y a la longue habitude de nos banques et l’exemple de la banque d’Etat qui ne nous permettent pas d’espérer être un jour gratifiés de cette gentillesse.Ce qui ne veut pas dire que nos confrères ont tort de la suggérer.D'autre part M.Fernand Lacroix, publiciste, Les Jeunes Réformistes, nous avise mercredi prochain à 8 h.30 du soir, une vins sans « farmers » de l’Ouest.que réunion des Jeunes Réformistes organisée la section Villeray aura lieu rue S.Jean-Marie NADEAU par Hubert, 7982, sous la présidence de M.Charlemagne Bourcicr, optométriste.Il n'y a pas de raisons que nous ne suivions pas avec attention ce nouveau mouvement: c'est ce que nous ferons, non sans bienveillance.— Ol.A.I,•AGRICULTURE Docteur Tnncrède Asselln.chirurgien-dentiste, 506t.avenue du Parc, pris rue Laurier, A son bureau de D h.à 6 h.sur rendez-vous.Tél.: DO 3087 La jeunesse, profondément convaincue que la prospérité d'une nation dépend de la prospérité de ceux qui cultivent le sol, l'agriculture demeurera l'Industrie Nous espérons qu'ayant réalisé cette A notre avis même s il eut été le titu-mesure d'économie, le chef du gouver- taire de cette fonction aussi honorable renient provincial ne-s'arrêtera pas en si que peu enviable dans les circonstances bon chemin que l'on salt, M.Dandurand aurait très I 'Ontario a réduit le nombre de ses : bien pu lancer son idée sans manquer aux députés.Pourquoi la province de Québec règles de la discrétion.Il existe dans place réduirait-elle pas le nombre des siens ?; sieurs pays d’Europe et en Amérique du Nous en avons présentement 30.N'est-il : Sud des lycées français dont le personnel pas clair que 65 seraient amplement suf- | est français et l’organisation des etudes lisants ?Sans doute, le chiffre de la po- i modelée sur celle des lycées de France.Filiation a fortement augmenté depuis le Ces Institutions françaises en pays étran-jour où nous n'avions à Québec que 65 ger collaborent en parfaite harmonie avec députés mais les facilités de commun!- les maisons indigènes d’enseignement se-cation ont augmenté dans des proportions conduire à la formation classique de la plus considérables encore.jeunesse.Supprimer 25 députés, cela représenterait une économie annuelle de près de $75 000.Cela ne vaut-il pas la peine d'y son- Georges LANGLOIS (r) que première du Canada et de notre province, exige de nos dirigeants une politique de restauration agricole; 1 ° par l'amélioration de l’enseignement rural élémentaire; 2° par la formation de techniciens agricoles chargés de faire les recherches scientifiques nécessaires à notre milieu ; 3° afin de protéger l’agriculture, elle préconise Depuis longtemps ulrk» est reconnu pour ses travaux soignés d’impressions : Il est même spécialisé dans les faire-part.Echantillons et prix sur demande.IHO.Square Phillips.Tél.: LA 2121.U.cesse «K: 1 vu mées de Rome, de Byzance, les califes y, avec leurs palais des mille et une nuits, Its chevaliers normands, grand bâtisseurs d’églises, les Hohenstaufen et le génial Frédéric II.Puis, lentement, c’est la chute, sous le règne indigne des maisons d’Anjou et d'Aragon, auxquelles succèdent, jusqu’au siècle dernier, les Bourbons.Siècles d’oppression, de brigandage et de misère.Alors, cette terre épuisée tombe dans la torpeur.Aujourd’hui, sous l'impulsion nouvelle, en la voit se ranimer.L’œuvre du gouvernement, dans le domaine de l'archéologie, est ; IFSS MSËm i L’espoir était de retrouver quelques tiges de l’antique temple dont Strabon fait remonter la construction aux Argonautes.Deux découvertes importantes sont venues confirmer l’existence d’un sanctuare antérieur au grand temple: un chapiteau et une métope en grès, bien conservés, dont le style et la technique trahissent une époque beaucoup plus reculée.Cette trouvaille est d’une grande valeur pour l’histoire de l'art grec archaïque.La Société Magna Gracia s’est enrichie récemment d'une section byzantine et médiévale.Rappelons que François Lenor-mant, le premier, a démontré l’importance de la double hellénisation de l’Italie méridionale, dans l'antiquité d’abord, puis au moyen âge, sous la domination des.empereurs de Constantinople.Un grand nombre de fresques, témoins de cette époque, ont été conservées.Elles couvrent le plus souvent les parois de grottes souterraines, sont encore à peine connues et laissées à l’abandon.Toute restauration serait trop coûteuse et, sauf en de rares cas, inutile.Il est heureux que, de nos jours, on reconnaisse enfin le danger des retouches.Les abus commis dans ce domaine, ayant rendu la tâche de l'historien d’art difficile, ont servi de leçon.On se bornera donc à préserver les fresques et à en faire de bonnes reproductions, qui serviront à former un Corpus, contribution indispensable à l’étude de la peinture du moyen âge.Le premier fascicule est déjà à l’impression.A ce Corpus s’ajoutera une statistique — avec bibliographie — de toutes les églises, cryptes, grottes de la Magna Gréera byzantine, accompagnée de cartes régionales où ces monuments figureront.Ces indications seront précieuses non seule- ves- fortement secondée par une entreprise privée qui lui est, d’ailleurs, antérieure et mérite d'être mieux connue.Fondée dès 1920, sous la présidence de l'éminent archéologue Paolo Orsi, la Socic-tn Magna Grccia a pour but de faciliter les recherches dans la région, riche en souvenirs artistiques, qui comprend la Campanie, Jes Pouilles, la Lucanie, la Calabre et la Sicile.Cette société, que dirige avec dévouement et science le Dr Zanotti-Bianco, recueille les subsides destinés aux fouilles que les diverses surintendances du ministère de l'Education nationale entreprennent chaque année.Grâce au désintéressement d’un groupe de volontaires, la société n’a frais d’administration.Elle peut consacrer tous ses fonds à son oeuvre, faisant revivre, un à un, ces admirables foyers de culture et d’art qu'ont été les villes grecques d’Italie.Les résultats de cette activité sont publiés dans les Atti e Mcmoric dclla So-ciclà Magna Grccia dont la série commence en 1926 et auxquels s’ajoute, depuis deux ans, YArchivio Storico per la Calabria c la Lucania.avec quelle gratitude bien que mal, de le transmettre à d’autres ! Nous sommes quelques-uns à savoir que cet enseignement est plus actuel et nécessaire aujourd’hui que jamais.Faut-il évoquer ses H écrit sur lui un livre qui es' un pur et vrai chef-d’œuvre, et qui, par surcroît, les honore.Voici donc comme ils l’ont vu, dans la cour rose de Saint-Charles et, plus tard, à l’Ecole : « C’était un petit paysan robuste, un peu massif, avec des épaules carrées, mais, dans le détail, tout en finesse.Il avait des yeux noisette, ou plutôt couleur de châtaigne, d'un éclat étonnant, qui regardaient passer les idées et s’arrêtaient sur vous tout à coup avec une autorité rayonnante, des lèvres minces, bien dessinées entre de vigoureux maxillaires, le sang près de la peau, des artères qu’on voyait battre, des mains admirablement faites qui vous brisaient les doigts quand il serrait la main.» Rien à reprendre à ce portrait qui sera encore celui du Péguy qui rejoignait, grave et heureux, son régiment, à Coulommiers, le 4 août 1914.Tout au plus devrait-on ajouter la barbe quadrangulaire qui lui donnait un peu l’air d’un moine (mais il y eut bien du religieux, du fondateur d’ordre, dans cette vie) et les lorgnons universitaires.Quelques pages plus loin, Tharaud l’a montré au travail, appliqué sur sa copie, les jours de sa composition, comme sa mère au travail de ses chaises.Ce fut un de ses traits les plus profonds, il aima toujours lVuvrage bien fait.aucun Protégez-vous Des faits nombreux ont montré les dangers auxquels est exposée l’épargne populaire.La législation la plus rigoureuse ne peut rien contre l’Incompétence, l'Imprudence et le manque do jugementn.Votre meilleure sauvegarde est de confier le soin de placer votre argent à une institution honorable, solvable et compétente.Le Service du placement de la Banque Canadienne Nationale joint à son expérience pratique une documentation abondante et précise.11 étudie les nouvelles émissions.Il suit attentivement les fluctuations des cours des valeurs mobilières.Il exécute fidèlement vos ordres d’achat et de vente.Il fait gratis, sur demande, le service de son bulletin mensuel, Lé Marché mobilier.moi un paysan non point du Danube, ce qui serait de la littérature encore, mais simplement do la vallée de la Loire, un bûcheron d’una forêt qui n’est pas même l’immortelle forêt de Gasline, puisque c’était la périssable forêt d’Orléans, un vigneron des côtes et des sables de Loire.» Un paysan, oui, tel était bien Péguy (en gros), le bonhomme Péguy.(Il aimait ce mot.) Un grand bonhomme, en tout cas.Et qui nous manque.S’il était là, que dirait-il, que penserait-il ?Allons, épargnons-nous le ridicule de ces hypothèses :t de ces jeux.Au surplus, son oeuvre est là, qui parle pour lui et nous donne des consignes.Péguy ne s’est jamais « éloigné », lui.Ce mort est pour nous plus vivant que bien des vivants.1 ; Les fouilles, cette année, ont été fructueuses, Sous la direction du Dr Zanotti Bianco, aidé de Mme Paola Zancani, elles se sont poursuivies dans la zone basse du Scie — l’antique Silare — à la recherche du sanctuaire de Hera Argienne, auquel les auteurs anciens font allusion.A environ cinq milles de Pacstum — distance qui correspond à celle donnée par Slrabon — on mit au jour les substructions d’un temple dorique périptcre (de 55 pieds sur 128 environ), avec pronaos, naos et epistodome, datant environ de l’an 500 avant J.-C.On a retrouvé aussi un chapiteau, avec sa décoration de stuc polychrome, ¦ : : ment aux savants, mais aux voyageurs aussi et aux artistes qui, dépassant Rome et Naples — les cités grouillantes — descendent vers le sud, attirés par des visions plus calmes, mais plus émouvantes encore du passé.Banque Canadienne Nationale Actif: plus Je $126,000,000 ' 553 bureaux ru Canada 1 Marguerite ran BERCHEM 1 maison, produit de son travail et de son épargne, se verra, pour n’être pas entièrement dépossédé de son bien, dans l’obligation de solder la note des impôts fonciers, des intérêts accrus, — toujours exorbitants, — des frais de jugement, etc.Le créancier hypothécaire est souvent obligé d’acquitter une somme trois fois aussi élevée que celle de la dette originaire.r -1 A propos de certaines sociétés financières Le projet Auger Est-ce la mort de l’or ?* « .m Société «l’Administration et de Fiducie M.Henry Auger, conseiller, municipal, poursuit inlassablement, avec des fortunes diverses, la réalisation d’un projet qu’il croit magnifique : l’aménagement d'un aéroport près de file Sainte-Hélène.Il y a quelq jours, M.Auger s’est rendu à Ottawa pour Ministère de la Défense natio- 5ix pays d’Europe, la France, la Belgique, la Hollande, l’Italie, la Suisse et le Luxembourg, ont décidé de maintenir l’or comme étalon monétaire.Ils viennent même de confier à une commission le soin d’étudier les possibilités d’intensifier leurs relations économiques réciproques et, dans la mesure du possible, d'opposer un front uni aux pays à monnaie dépréciée.Cependant, le bloc de l’or, comme on l’appelle, ne re- M * vcut employer des chômeurs pousse pas toute ,dee de collaborai,on m- ^ travaux d’aplanissement qui s’imposent, ternationale pour le reglement du problème „ # déjà prévu qu’on logerait les hommes des monnaies.Les pays a monnaie-or sont dans ,es baraquements de l’île Sainte-Hélènc.en effet convaincus quil n est guère pos-, Le gouvernement fédéral, c’est le plus grand nble de provoquer une reprise des échangés i méHte du projet Auger, prendrait à sa internationaux sans regler d abord la que,-1 chargc toutcs les dépenses, tion des monnaies.On ne peut s empêcher ! de donner raison aux théoriciens de l’or, I .quand on songe que c’est l’absence de prix Seatt naguère a l amenagement d une plage mondiaux stables qui rend les relations éco- sur 1 >'= Samte-Helcne.Des architectes ont nomiques internationales aussi incertaines même dresse des plans qu.dorment aux ar-qu’elle, le sont actuellement.cAh,ves municipales.Les chômeurs de M.Auger seront employes a 1 amenagement soit de la plage, soit de l’aéroport.Le Conseil municipal devra choisir entre les deux « picotins ».Il est possible que dans son embarras il ne décide rien.FONDEE EN 1902 Il existe en notre ville un grand nombre de sociétés financières que les autorités feraient bien de surveiller de près.On peut d’abord se demander pourquoi ces < compagnies » obtiennent des chartes : le fisc est déjà assez tracassier sans que des sociétés privées se mettent de la partie pour gruger le propriétaire foncier qui n'en peut mais.Un correspondant nous adresse une lettre publicitaire d’une société dont le but est censément de liquider, pour le propriétaire gêné, les arriérés d’impôts fonciers.Cette lettre — nous en avons vu nombre du même genre — est rédigée en un français qui ne peut inspirer que de la méfiance.La société exécute, à peu de frais, paraît-il, les opérations les plus avantageuses.Voici comment elle procède.Un épargnant qui construit une maison, partie avec ses capitaux et partie avec le crédit qu'il obtient, revend l’immeuble à un acheteur qui s’engage, dans l’acte de vente, à assumer, par exemple, une hypothèque égale à 40 pour 100 de I estimation totale.Ordinairement, l’acheteur s’engage à rembourser le solde de sa dette par versements périodiques.Il arrive assez souvent que l'acheteur, pour une raison ou pour une autre, néglige d’acquitter ses contributions foncières.C’est alors que la société soi-disant financière intervient.Avertie, on ne sait comment, que l'acheteur et débiteur hypothécaire se trouve embarrassé, elle lui dépêche des agents qui savent « faire l’article ».Le débiteur et propriétaire est prêt à signer tout ce qu’on voudra, à emprunter à n'importe quel taux le montant de ses impôts fonciers, car c’est le créancier hypothécaire qui en définitive, et qu’il le sache ou non, fera les frais de l’opération.La société financière paie les impôts fonciers ou, encçire, présente la note du fisc à une véritable institution de crédit qui l’acquitte par subrogation.Le débiteur des impôts laissera, comme il arrive fréquemment, s'accumuler de nouveaux arriérés.Comme la société a toujours des avocats prêts à lui rendre service, le débiteur voit pleuvoir sur lui les procédures judiciaires.Jugement est pris contre lui.C'est alors que 11 compte emmener un ou deux amis et poule créancier hypothécaire qui a vendu une voir accomplir le périple en trois ans.Administration de successions Gérance d’immeubles ' et de fortunes privées Garde et gestion de portefeuilles Assurance contre le feu et le vol ucs Voilà, en bref, comment fonctionnent sociétés financières.Ne trouvez-vous l’Etat devrait avoir son mot à ces exposer au nale les mérites de son projet.M.Studhope, attaché à ce ministère, a visité en compagnie de MM.Blanchard et Auger Tile Sainte-Hélène et l'Ile Ronde.pas que dire afin d’arrêter une fois pour toute» leurs fructueuses « combines » ?VOUTES de SURETE Siège social : MONTREAL Immeuble du Crédit Foncier Franco-Canadien 5 est, rue Saint-Jacques Jean-Marie NADEAU L’ORDRE est édité par les Editions de l'Ordre limitée (cette bouffonne désignation est imposée par le seul gouvernement français d’Amérique) et imprimé par la Vie de Publication de la Patrie limitée» 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.AGENCES Québec — Winnipeg — Regina — Edmonton — Vancouver HON.RODOLPHE LEMIEUX Président F : J.-THEO, LECLERC Directeur Général : : L’ancienne administration Houde son- Le tour du monde en barque Le groupe des pays à monnaie dépréciée ne l'entend pas de la même oreille, «ans doute parce que la facilité avec laquelle ces pays ont abandonné l’or les empêche aujourd’hui, dans •ure, d effectuer une stabilisation monétaire.L Angleterre, par la voix des financiers de la City, vient de donner sa réponse aux pays du bloc de l'or.S’il n’y a pas de changement, il se peut qu’elle lie définitivement le sort de sa monnaie à celui du do ar américain.Malheureusement les nouvelle» de Washington sont si cOntradic-loires que personne ne sait à quoi s’en tenir *ur le* intentions des Américains à l’égard de la stabilisation monétaire.On peut être *ûr, en tout cas, que l'Angleterre attendra
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