L'ordre, 27 septembre 1934, jeudi 27 septembre 1934
# RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an 6 mois 3 mois En ville, par la poste.Canada (hors de Montréal), ) Royaume-Uni, France et f $6.00 $3.25 $1.75 Espagne .J Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres pays $0.00 $4.75 $2.50 PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU Administrateur $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 On est prit) d’envoyer toute correspondance à la 4018 de l’HAtel des Postes en mentionnant case sur l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur t OLIVAR ASSELIN L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 168 Le numéro: 5 sous Montréal, jeudi 27 septembre 1934 vereité », les choses mirobolantes que voici : camp » ou shorl-slop par « arrêt-court ».Elle va beaucoup plus loin.A l’étendue préconisée, mieux vaut pour le moment substituer la profondeur.Si la vitalité d’une langue se juge à la facilité avec laquelle elle assimile les vocables étrangers, on peut inférer sans crainte d’errer que la nôtre est terriblement anémique.Nous ne pouvons donc pas nous permettre le moindre flirt avec l’anglais sans accentuer cette carence.Dans l’économie moderne des peuples, les sports jouent un tel rôle et exercent une si grande influence sur les masses juvéniles qu’il est peu sage pour les éducateurs d’en ignorer l’existence comme le font les nôtres.Le cinéma, les illustrés américains surtout, commentent de façon dithyrambique les faits et gestes des « as » sportifs professionnels ou amateurs.Friande de tous ces détails, la jeunesse dévore naturellement tout ce qui lui tombe sous la main.Comme notre presse n’a pas les moyens matériels nécessaires pour se permettre un semblable déploiement d’information sportive, nos jeunes gens se rabattent sur les publications de langue anglaise.A force de lire ou d’entendre #:tte terminologie étrangère, ils en viennent à penser et à croire qu’elle n’a pas son équivalent en français.Bref, que notre langue n’est pas à la page en ce qui a trait Monsieur « Dave » Rochon, vous qui aux =Ports: Riende P|us faux- , .vous plaignez de ne pouvoir remplacer ! Nos journal,stes sport,fs, nos bon,men-à votre guise le secrétaire de votre quar- teurs( rad.ophomques nos c promoteurs » de tier, qui a accompli fidèlement son de- spectacles sport,fs etc., n ont guere plus de voir, dites, Ô « Dave », avez-vous été rcsPect Pour la lan8ue franîal5=' eux Aul élu pour représenter Saint-Michel au .t .Conseil municipal et administrer la aire, '"fluence.C est a qu, la massacrera,t Ville, ou pour trouver des « djobbes » le Plus' Un certam bon,menteur rad.opho-à vos parents ?nique en est un exemple quotidien.Il ignore Tant que des Rochon se mêleront c',ue, dans sPort le 1 est mu=t et que ceux qui du recrutement des fonctionnaires mu- « adonnent aux sports ne sont pas des nicipaux, il sera impossible d’adminis- « sp°ortes », ma,s des sport,fs.Son « Allô ! trer la Ville sur un pied d’économie.Ies sP°r,ts, » "ous donne sur les nerfs.Espérons qu ,1 corrigera sa formule de bienvenue.Pour tous ces messieurs, comme d’ailleurs pour nous-mêmes, il n'y a guère qu’un moyen de nous corriger : colliger dans la presse étrangère de langue française tous les articles sportifs pour nous en bien pénétrer et parvenir à la longue à améliorer notre vocabulaire.Ce bain sera salutaire.Pastichons, s’il le faut, ces confrères étrangers.C’est à ce prix seulement que nous parviendrons peut-être à écrire des comptes rendus sportifs qui ne s’apparenteront plus au petit nègre.Sophisme dangereux Vers une restauration M.le sénateur Dandurand a exprimé fin août dernier le voeu que la France vienne établir chez nous un lycée, avec personnel et programme exclusivement français.Ceux qui le connaissent bien disent qu’à plusieurs reprises depuis trente ans M.Dandurand a formulé ce voeu devant des auditoires étrangers ; mais ses concitoyens ont manifesté quelque surprise de ce projet qui leur parait, disons le mot, simplement loufoque.Leur étonnement provient de deux causes : d’abord parce que tous les réformateurs de l’enseignement réclament de nos collèges classiques plus de positivisme, une adaptation plus exacte aux réalités de la vie moderne, le développement d'un enseignement plus pratique, et qu'on ne voit pas à quelle carrière pourrait bien préparer les jeunes de chez nous un lycée français ; ensuite, parce que M.Dandurand passe pour être le président de l'Université de Montréal et qu'en cette qualité il serait le protecteur et le défenseur attitré des collèges classiques affiliés à l'Université et que ses paroles au sujet de la création d’un lycée semblaient comporter une censure à l'égard des premiers.Enquête faite, M.le sénateur Dandurand n’est pas président de i Université de Montréal; et il ne le sera probablement jamais.La situation lui a bien été offerte par les autorités universitaires après la mort de M.le sénateur Béique ; mais il ne l’a pas encore acceptée.Et à-la suite de cet incident du lycée, il est improbable que M.Dandurand donne aujourd’hui son acceptation.Il reste aussi à savoir si cette offre tiendrait encore.Pour les lettrés et théologiens du Devoir, nourris de la pauvre moelle de Pierre L’Ermite et de la Croix, l’établissement d’une institution laïque dans le Canada français serait un manifeste anticlerical.Eût-il été président de l’Université de Montréal, M.Dandurand n’aurait nullement été tenu, comme tel, de défendre « des collèges classiques affiliés à l’Université », d’abord parce que son projet n’attaquait point les collèges et petits séminaires, ensuite et surtout parce que le directeur d’une « école de haut savoir » doit à la haute culture dont il est le gardien de la défendre contre un enseignement défectueux.J usqu’ici, notre enseignement secondaire a été, dans toute la force du terme, une école de défrancisation.Défrancisation du sens national et défrancisation du langage.L’état présent de notre vie intellectuelle le prouve surabondamment.Un lycée où des maîtres français enseigneraient à la jeunesse des disciplines françaises, c’est pour nous, comme dit l’abbé Groulx de l’éducation nationale, une question de vie ou de mort.par André BOWMAN Un confrère très estimable, qui a notamment pour lui le souci de la bonne tenue littéraire, écrit au sujet de la petite guerre du Gran Chaco, vieille de trois ans déjà malgré les molles tentatives de pacification de la Société des Nations: « La guerre, nous en avons ici une preuve de plus, n’apporte jamais de bénéfices, pas davantage à celui qui triomphe qu’à celui qui rend les armes.» Le confrère serait bien en peine d’établir qu’à la guerre le vainqueur ne gagne pas plus que « celui qui rend les armes ».Il est vrai que la victoire n’apporte pas toujours des avantages matériels.Napoléon III est le prototype du vainqueur qui ne retire rien de la supériorité de ses armes.Ce « libérateur » qui aura fait consister toute sa gloire à préparer la grandeur politique des futurs ennenïis de la France, y compris l’Allemagne, se serait considéré comme amoindri en recherchant quelque profit matériel pour son peuple dans les guerres qu’il livra.Mais tous les souverains, tous les hommes politiques, ne sont pas faits de ce bois.On ne saurait dire que l’Angleterre, que la France, n’aient rien gagné aux guerres coloniales par quoi elles ont conquis leurs empires respectifs.L’Angleterre en particulier n’a certainement pas lieu de regretter la Guerre de Sept Ans, qui lui valut entre autres conquêtes le Canada.Les Etats-Unis, qui ont fait un vaste empire de la Nouvelle-Angleterre par les armes, puis conquis toùr à tour le Nouveau-Mexique, le Texas, Porto-Rieo, les Philippines, trouvent certainement que la guerre n’est pas toujours infructueuse.On sait aujourd’hui que l’Allemagne aurait fait' «-payfcr » la guerre de 1914 si elle l’avait gagnée, et que la France doit seulement à la mesquine jalousie de ses alliés de n’avoir pas fait «payer» cette même guerre.De toute façon, demandez à un homme politique français — non pas à un cartelliste à demi Allemand et à moitié Russe, mais à un vrai Français — si la France ne se trouverait pas plus heureuse d’avoir « rendu les armes », et voyez la tête qu’il vous fera.Peut-être se contentera-t-il de hausser les épaules, mais à coup sûr il croira que vous n’etes pas tout là.Evidemment, une bonne paix, voire, dans certains cas, une mauvaise paix, vaut mieux que la guerre, et il faudrait être assoiffé de sang pour croire le contraire; mais si vous êtes assurés d’avance que pour avoir la paix vous devrez vous résoudre à une éternelle servitude économique et politique, et si vous n’avez pas du jus de navet dans les veines, essayez au moins de vous battre.En tout cas, n’estimez pas que les Alliés, en 1918, auraient fait une bonne affaire en se laissant battre.On a faussé à ce sujet, dans l’intérêt d’un prétendu pacifisme, des notions primordiales sur lesquelles un homme de cœur et d’intelligence ne transige pas.La seule chose qui importe, c’est de ne se laisser bourrer le crâne ni par les marchands de canons, ni par les marchands de pétrole, ni par les partisans d’un internationalisme menteur et meurtrier.Les journées de février, et peut-être plus encore celles qui ont suivi, ont montré à quel point la France a besoin, pour survivre, de réformes profondes.Réformes les plus étendues, les plus variées, les plus radicales aussi.Réformes politiques, administratives et judiciaires, réformes financières et surtout fiscales.Réforme, enfin, du moral (si l’on peut employer ce terme dans le sens d’une rééducation politique urgente).Le cabinet Doumergue a devant lui une tâche immense.Il doit travailler non seulement à l’apaisement des esprits.condition préalable de toute réussite, mais encore mener à bien des réformes qui par leur nature soulèveront une opposition farouche chez les beati possidentes d’un régime vermoulu.Tout en faisant face à l’opposition extérieure, le président du Conseil «SF mi ?» M.Mackenzie King Le service municipal La Commission du chômage indépendante des conseillers municipaux ! Qui aurait jamais cru que le président de la Commission mettrait un jour à pied deux employés contre le gré du conseiller de leur circonscription.Il y a quelques jours, la Commission a considérablement réduit son personnel.Aujourd'hui, M.Panèt négocie avec le gouvernement de Québec au sujet des sommes qui seront versées à Montréal pour le maintien du « dole ».Le président de la Commission cherche un moyen d’employer les chômeurs secourus à l’exécution de travaux publics.Les conseillers n’ont pas pour fonction d'intervenir en faveur des chômeurs, mais celle d'administrer la Ville.C’est à la Commission du chômage qu’il appartient, sous la surveillance du Comité exécutif, de distribuer les fonds.A chacun sa besogne ! Si les conseillers sont incapables d’administrer, qu’ils n’aillent pas, dans le but de faire croire à leur utilité, entraver l’action des fonc- La politique réclame aujourd’hui une révision des contributions et une rigoureuse politique d’économie.Les frais d’administration sont trop élevés, et il semble impossible de les réduire.L'exemple de la Commission du chômage montre qu’une commission du service, également indépendante des conseillers, épargnerait chaque année des milliers de dollars à la Ville.devra déjouer lui-même les intrigues intestines plus redoutables encore.C’est à l'épreuve que l’on verra si M.Dou-mergue est un politique, un homme pourraient et devraient exercer une si sala- d’Etat, ou simplement un politicien gérontocratique et velléitaire.Depuis six mois, le ministère d'union travaille à l’œuvre de restauration nationale, restauration qui doit s’étendre à tous les domaines.Malgré quelques dissensions personnelles, quelques intrigues faciles à déjouer, il a déjà pu accomplir un travail qui, pour s’être fait sans bruit, n’en a pas moins été d’une importance primordiale.Il a opéré un redressement extérieur, ce qui lui a valu la confiance d’une grande partie de la population, justement alarmée par la menace allemande : il a nettement amélioré les relations avec certains pays étrangers, notamment avec l’Italie.Il a dans un accord avec la Russie une assurance contre la menace allemande ; il a mis fin temporairement à la course aux armements navals en Méditerranée.Il lui faut maintenant attaquer le mal à la racine : il lui faut réformer des institutions croulantes ; il lui faut procéder à un nettoyage complet.Dès la rentrée, les Chambres seront saisies de divers projets de loi, dont l’un visant à réformer la constitution.Fort de l’opinion publique, le président Dou-mergue a de grandes chances de faire adopter son programme sinon dans son intégrité, du moins dans ses lignes les plus importantes.Le chef du gouvernement français vient de lancer un appel au pays.C’est un véritable manifeste, dans lequel il expose clairement ses projets et ses idées.Il veut un assainissement général de la politique, des finances, de l’administration.Mais il est nécessaire, pour mener à bien cette tâche, de maintenir intact le crédit de l’Etat.C’est certain nombre de larges ai- | pourquoi M.Doumergue a inspiré la campagne qui se poursuit avec succès dans le pays contre la dévaluation du franc.Ces gens, incapables d'être utiles, plutôt que de se tenir tranquilles, ne cherchent qu'à nuire.Dollard DANSEREAU Pourquoi la vie est chère t ÏV tionnaires.‘"La diminution du coût de la, vie est Jean-Robert BONNIER l’un des problèmes que le gouvernement français doit étudier en même temps que celui de l’cquilibre budgétaire, qui lui est connexe.Comme partout ailleurs, la vie est chère en France et les paysans souffrent d'une mévente générale de leurs produits.Avec sa logique habituelle, le Français cherche une explication à cette anomalie économique.L’hebdomadaire Je Suis Partout a mené récemment une vaste enquête sur le coût élevé de la vie.Les résultats en furent intéressants.Les enquêteurs ont découvert que les impôts, les taxes de vente, les taxes sur le chiffre d'affaires, le tarif/élevé des transports, les bénéfices, souvent exagérés, des intermédiaires, sont les causes principales du coût élevé de la vie.Nous arriverions sûrement au même Billet du jour Disproportion !•' s DARMI les causes de la crise présente, 1 un des excès du capitalisme qui n'a pas échappé à M.Roosevelt, et qu'il s'efforce de combattre, est certainement l'accumulation de la richesse et l'énorme disproportion entre la rémunération du travail cl celle du capital.Le gouvernement fédéral a créé la Commission du service civil.Cette commission, tant qu'elle reste indépendante de la politique, peut être extrêmement utile.Le choix du personnel est mieux fait au moyen d’un concours que sur la recommandation d’un député ou de quelqu’un d’autre.De plus, les députés se désintéressant du recrutement des fonctionnaires, les chefs de service n’ont pas à encombrer leurs bureaux de fonctionnaires oisifs.Si le Cabinet fédéral veut réduire le personnel d'un service, comprimer les frais .d’administration, son action n’est pas résultat si nous faisions ici des enquêtes entravée par les réclamations des dé- aussi minutieuses que celles de Je Suis beaucoup moins intéressant pour un mar-putés en faveur de leurs amis.Je ne Partout.Voilà qui montre l'identité des chand de fruits qu’un million de clients veux pas dire que la Commission du probijmes économiques d'un pays à l’autre, prêts à dépenser un dollar.L'estomac d’un Au C,n,d, comme Fr.uce e« ,,, nadiens-français se sont plaints avec tout I agriculture qui subit les couse- général cxige jonc une ^partition plus nor-raison du sort qu’on a fait aux fonc- quences d'une politique protectionniste > ma[c jcs moyens d’achat, et toute accumu-tionnaires canadiens-français ; les mi- exagérée.Commerçants et industriels sont lation exagérée est un obstacle à la distri-nistres, surtout quand ce sont des Du-ranleau et des Sauvé, sont encore trop occupés de leurs parents et de leurs amis.Je crois cependant qu’à Montréal, une commission du service municipal semblable à celle du service civil, indépendante du Conseil, est indispensable à la réalisation d'une politique d'économie sur les frais d’administration.Les conseillers municipaux sont d'accord avec les contribuables pour réclamer des économies, mais le recrutement du personnel leur tient trop à cœur pour qu’ils portent leurs regards sur ce poste du budget municipal.Il ne s'agit pas de constituer un service coûteux, avec deux ou trois ingénieurs au traitement annuel de $7,000.——~ Quelques mois plus tard, je visitais sur Quelques chefs de service, MM.Gau- __ ^ son yacht, ancré majestueusement dans le thier, Philie et Terreault, par exemple, I ç.I Cl Tl C?11 A Sl-Laurent, en face de Québec, le président constitueraient la Commission du ser- Cl lail^ KA- Ks j'une grande société de bois de pulpe, d'ail- vice municipal.Dès qu'une vacance leurs fort mal en point aujourd'hui.Cet serait signalée dans un service, cette 1 homme, qui aurait pu dépenser par jour plus commission verrait à la remplir avec UVO OL/VM- LO de cent fois le salaire mensuel d'un de ses l'assentiment du chef de service inte- _________£____________ ouvriers, ne m'a pas paru d'une valeur in- ressé.Nul ne serait admis à titre de , , .lellecluelle capable de justifier de tels gains.fonctionnaire sans avoir participe au La langue, la plupart denos sportifs H.est vrai que je n’ai guère pu juger de’ses concours, institué à date fixe par la s eh fichent comme de leur demiere che- brillantes facultés, obscurcies quelles étaient Commission du service municipal.Ce mise.Il ny a guère de domaine ou il soit pflJ.le /umc< j-une {vrewe presque conti- concours devrait être organise confor- plus impérieux d apporter d utiles reformes.nue,/c_ parlagée d'ailleurs par une cow de mement a des principes d équité.Bref Car 1 anarchie régné ici en souveraine.p,a,s //a„curj, empress’és à profiter de son le Conseil municipal pourrait, apres Les sports étant pour la plupart d on- hospitalité humide consultation des chefs de service, éla- gine anglo-saxonne, on s’èst contenté vir- R nc fau[ opprimer le profil borer un projet de commission et le tuel ement d adopter en bloc la terminologie c, /•,'ntcrêt, précieux stimulants de l'activité.soumettre ensuite au gouvernement de anglaisé ou américaine.Il en resuite un jar- Mah „„ JgU .Jes proporlions Que^‘ ,, ., ,,,., «O", une bouillabaisse ineffable Au moyen enables e, surtout renoncer ù ces dis,ri- Actuellement, les difficultés de la de conferences ou des manuels, quelques fcutfonj ,uiles e[ muluc[lcs d'allocations Commission du chômage le prouvent éducateurs ont tente de mettre un peu ^nndnfcuses.qui se font dans les conseils surabondamment, certains conseillers d ordre dans ce maquis.Mais leur ignorance municipaux s’imaginent avoir .été élus de la technique des sports a ajouté à la pour le bien-être des chômeurs et le confusion.Malgré toute leur bonne volonté, placement des amis.M.Panet se mon- ils se sont mépris profondément.Une cam-tre indépendant d’eux, comme il a le pagne semblable ne consiste pas essentiel-droit et le devoir de le faire, Dites, lement à traduire baseball par « ballc-au- I Il est absolument inutile de posséder une fortune supérieure à ses besoins.L’institution de la charité chrétienne l'avait déjà établi.Je conçois très bien, dans un pays équilibré, un fances pour créer des consommateurs aux industries de luxe.Mais les grandes richesses concentrées en quelques mains sont nuisibles à l'économie sociale.Un millionnaire est Lucien PARIZEAU Bcboe La première réforme, constitutionnelle, celle-là, porte sur la transformation du système parlementaire système qui doit être rendu plus souple si l'on veut qu'il survive et qu'il remplisse sa fonction première, qui est de donner une représentation au pays en matière de taxation et de législation.M.Dou-mergue revient à la conception originelle de la séparation des pouvoirs, qui n'est plus que théorique depuis l’usurpation des parlementaires.Il veut, et avec lui tous les Français conscients du danger de l’heure, recréer un exécutif fort, qui ne soit pas à la merci d'une manœuvre de couloir, qui ne soit pas l'instrument passif d’un pouvoir législatif hypertrophié.Il veut remettre le légiste à sa place, le juriste à la sienne, l'exécutif au-dessus des partis, ou tout au moins des groupes flottants, indéfinis.irresponsables, polymorphes, .qui se sont formés aux cours des cinquante dernières années.Cette réforme, à elle seule, va soulever l’opposition acharnée des groupes de gauche, qui ne vivent que par le désordre, pour le désordre et dans le désordre.Pour arriver à cette séparation des pouvoirs, fort analogue à celle qu'on observe dans les institutions britanniques, le président du Conseil est décidé à demander le droit de dissolution.Constitutionnellement parlant, ce droit est reconnu, mais il n'a été utilisé qu'une fois dans toute l’existence de la Troisième République.Il se heurte dans la pratique à trop d’obstacles pour qu'il puisse rendre le moindre service et permettre l'instauration d’un exécutif indépendant et fort.Le droit de dissolution sera à la base des réformes Doumergue, et il s'en suivra logiquement que la fonction de président du Conseil, qu'à ce jour purement honorifique et sans privilège constitutionnel, deviendra analogue à celle de premier-ministre britannique.Ces deux réformes changeront radicalement le caractère du parlementarisme français, tel qu’on l’a connu jusqu'ici.La stabilité du cabinet ne sera peut-être pas aussi marquée qu’en Films parlants arabes • Les quelques films parlants arabes tournés jusqu’ici en Egypte ont remporté un succès encourageant.Le plus grand acteur comique arabe actuel, Ali Cassar, que sa création du « barbarin » ( paysan soudnis) a rendu célèbre dans tout l’Orient, vient de se décider à tourner son premier film.Il a mis au point pendant plus de deux ans son scénario, qui n’est qu’une suite de étourdissants.Deux films d’Ali Cassar seront produits cette année : Le Portier de l’Immeuble (Boab cl Amara), ou Le Barbarin entreprenant, sera la première de ces productions.qui profitent le plus des tarifs doua- bulion des produits.Il faut que l’argent circule sans cesse et change de mains sans s’arrêter ; c’est à celle seule condition que l’or, ou la monnaie qui le représente, suffira aux Rétablissons l’équilibre dans nos finances I échanges.Il y a en effet de par le monde publiques autrement que par des impôts et j infiniment moins d'or que de valeurs mobides emprunts continuels.Supprimons aussi liêies ou immobilières échangeables.^ Je me souviens d avoir séjourné, il y a quelques années, dans un camp de bûcherons, bien loin dans la grande forêt canadienne.Ces hommes fournissaient un travail dur et pénible pour 30 à 35 dollars par mois, dont unc bonne partie restait à la cantine pour vêtements, chaussures et menus frais indispensables.Nourris, il est vrai, mais il faut bien du carburant dans la machine ! ceux niers, tandis que le producteur agricole se débat dans le marasme le plus complet.y gags de notre législation certaines lois antiéconomiques pour nous attaquer directement au problème de la production et de la consommation.La France, que bien à tort nous imaginons rétrograde, nous donne l’exemple.A nous d'en faire notre profit.I Olirar ASSEL1N L ’autographe ® Sacha Guitry reçut un jour, d’un admirateur de province, une missive sollicitant l’envoi d’une lettre autographe, si courte fût-elle.Sacha, désireux d'être agréable à ce brave homme, chercha cependant une façon de le faire qui fût originale.Il prit donc son stylo et écrivit : « Monsieur* je reçois tellement de demandes d’autographes que j’ai dû prendre la résolution de n’en satisfaire aucune.Avec mes regrets, et£, etc.» Et il signa : « Sacha Guitry ».Quel ne fut pas son étonnement lorsqu’il reçut, par retour du courrier, une réponse ainsi conçue : « Mon cher maître, je suis désolé de votre refus.J’en comprends les raisons, mais ne pourriez-vous vraiment faire unc petite exception en ma faveur ?Excusez-moi d’insister.etc., etc.» Le «Devoir» et M.Dandurand i Jean-Marie NADEAU I Le 6 septembre, nous avons com-fcienté ici la lettre d’un correspondant relative à l’établissement, à Montréal, d’un lycée laïque de caractère « areli-gieux », et nous avons dit pourquoi l’enseignement secondaire, dans le Canada français, doit rester confessionnel.Nous ajoutions: «Cela dit, un lycée français n Montréal serait créerait entre les collèges et petits semi-baires de la province de Québec une émulation, un désir de perfectionnement eans lequel aucune institution humaine ne peut vivre; » C’est encore ce que nous pensons aujourd’hui du projet de M.Raoul Dandurand.Or, le Devoir écrivait l’autre jour sous ce titre: « Le sénateur Raoul Dandurand n’est pas de l’Uni- : / bienfait, car il un l Sacha en rit encore ! X Demain, sixième et dernier article de M.Olivar Asselin sur < le Budget municipal >.de directeurs sur le dos des actionnaires et du public.Soyons modestes : il n'est pas d'intelligence au monde qui Vaille ces prix-là.M Jean LE BRET mm ¦ L'ORDRE—Montréal, jeudi 27 septembre 1934 Grande-Bretagne : mais on peut croire I qu’il ne tombera plus pour un oui ou ! pour un non, à la suite d'intrigues de ; couloir.L’exécutif retrouvera sa liberté d action ; il ne sera plus le jouet des groupes, qui se fondront, par la force des choses, en partis politiques à doctrines nettement séparées.11 y aura donc un gouvernement et non pas des ,, ., „ ,, .cabinets successifs.Par suite, la bureau- \ Armant étudié la « Pente naturelle du cratie toute-puissante qui mène le pays j Germanisme ».Dctachons-cn ces paacs pe-par-dessus la tête des ministres éphé- i nctrantes sur l Allemagne et l idée de pa-mères devra rendre des comptes aux tric '• représentants responsables auprès de la ¦ nation.On ne verra plus (du moins il Pente naturelle du germanisme REVUE DE LA PRESSE CANADIENNE •vaniteuse» et gonflée, C0Up mieux qu’on puisse trouver cette currence L’élection de Chautemps Cétte assurance cette rhétorique de mauvaise foi.cette autocratie bruyante ont fondu graduellement Li presse a accordé autant d importance aux fcux de la réalité, et prêté autant de signification aux élections I Aujourd'hui M.Bennett n'est P'us ?ç£" : SSwr» % récemment mis 1rs destinées de cette pro- cjame sa désapprobation totale : ees vince dans les mains de M.Hepburn et de propres «amis» n’èn veulent plus: ses «on narti propres collègues le désertent.11 se D' • i »., .-, r P cramponne cependant.désespérément, M.Bennett n a plus d atout, écrit U r.d,un bras de mo|n8 en moins tort, aux au Devoir.Il explique que les cinq circons- derniers débris du pouvoir.criptions ontariennes se sont prononcées en Quelle déchéance ! quelle chute ! majorité contre le, candidats du gouver- ,,^,J^'llroy%mZt"'w etTédai-nement Bennett, quatre d entre elles élisant ^neux> que cette situation lamentable député libéral, et la cinquième n’élisant d’une loque flottant encore, mollêment, un conservateur que parce que deux oppo- sur des ruines ! sants se sont partagé la majorité des votes, laissant passer le conservateur entre eux avec moins de la moitié des votes.En réalité, le gouvernement Bennett est battu dans les cinq comtés où il a livré bataille et même le comté de Toronto-est s'est prononcé en majorité contre la politique ministérielle.Cela n’est pas reluisant et fait présager la mise en minorité presque assurée du ministère Bennett à la prochaine élection générale, jusque dans son château fort ontarien.« Cela aurait pu être pire, mais difficilement pire», dit la Gazette, ce matin.Mot juste.Que penser de ce qui se prépare maintenant dans le Québec, où les conservateurs n’ont à vrai dire ni ministres, ni journaux, ni organisation, — toutes choses qu'ils essaieront sans doute de préparer à la toute dernière heure, en 1935, avec les résultats que l’on peut facilement deviner ?Vraiment, si M.Bennett allait trouver une belle situation dans la politique anglaise, outre-mer, qui voudrait le blâmer de passer la main Ici â M.Melghen ou â un autre de ses amis ?Il n'a plus d'atout.Pour la Presse, c’était une « petite élection générale » qui « s’est terminée à e© mot d’ordre de toutes les munici-l’avantage du parti libéral.» palités de notre province devrait être d’é- quilibrer leur budget.11 est évident que L'Issue de cette campagne était, fébrl- je crédit des gouvernements municipaux lement attendue dans tout le dominion, souffre énormément du fait qu’il y en a Les deux grands partis qui se disputent très peu qui aient bouclé leurs dépenses le pouvoir, ont déployé toutes les forces et leurs revenus depuis quelques années, dont Ils disposaient.Leurs chefs ont ru- Mais pour arriver â cet équilibre néces- dement pris part à .la lutte, et les élec- galre, urgent, Impérieux, il n’est plus pos- leurs ont pu envisager à loisir les pro- sible d’avoir recours uniquement au La Winnipeg Free Press revient blêmes économiques qui préoccupent pré- moyen dont on a abusé, l'augmentation sans cesse à la charge pour réclamer lentement les hommes intéressés vivement des taxes.Les contribuables ne sont pas ., ^l^^ ^ Les Allemands sont fort éloignés de cette à la majorité des voix et non pas seu- i commerciaux, la restauration industrielle, deau ?Le moyen de balancer un budget Telles sont, dans leurs grandes li- conception de la patrie; ils ne cachent pas lement à 1 unanimité.Il faudrait lui j la création de la Banque du Canada, la actuellement est de réduire les dépenses rrnoe le, nrmrinaloc réfnrmoc rrmefi leur surprise de la découvrir chez nous et laisser débattre cette question avec les 1 question plus abstraite du régime démo- et on n'y parviendra qu’en donnant des du pays.i matron du sens national.1 emr son pays pour congres a tenu a exprimer son opposi- , des conclusions qui ont motivé le chan- stricte nécessité.Voilà ce que tous nos T1 , , une œuvre achevée, une œuvre d’art dont tion à toute modification de l'Acte de gement d'allégeance d’un grand nombre gouvernants municipaux doivent se graver Il reste encore à accomplir, dans |ej part;ej se complètent et s’harmonisent, l’Amérique du Nord ; qu'en cas de d’entre eux.Par ailleurs, l’énorme succès dans l'esprit.Si l’on ne prend pas ce .Vn J chose qu un phénomène ethnologique.Il leur toutes les provinces.» La Free Press candidats patronnés par M.King.C’est là i niclpalités qui n’équilibreront pas leurs minis ra ion.; sembje que nous donnons trop d'importance est libérale ; quelle position prendra assurément un des secrets du succès qui budgets fatalement ne trouveront plus Le programme du gouvernement j à ce qu; e$t k corps de ,a France_ et que M.King, entre la Free Press et la Jeu- i a couronné leur campagne.d’argent à emprunter et de graves embar- *S3fë jg HFr Sser 3SM «rû A:1 J; i .* SSS5® 1 H ils, est une communauté spirituelle, «dont préconise : «A moins que M.Tas- c'est de fort mauvais augure pôur lés élec- charges annuelles.Comment y faire face les limites n’ont jamais coïncidé avec les chereau ne change d'avis, ce qui est (ions générales qui ne sauraient tarder.lorsque les revenus, insuffisants pour ren- K’%- saj-rpF ^ ' «.-~ xoir de légiférer seul sur les conditions du sentiment populaire, dont on ne peut Et d’abord l’idée dé l’Allemagne est bien de travail- les assurances sociales et les tirer, pour le moment, qu’un seul pro- BgrjaftiSffiSJç qui devint au quinzième siècle une patrie, av s, ce qui donnerait raison a conservateur reposera ses espérances, et au dix-huitième une nation; dès sa nais- ^ar*zeau quand il dit : « Le libéralisme Après le vote d'hier, on peut attendre que sance, l’amour de la patrie s'adressait à un est 'absence de principes.>> Des libéraux mettront plus d’insistance sisssseï des forces nouvelles; les Français ont une 9'sW'on sociale complete par le gou- lement.longue habitude de vivre ensemble, de se vernement fédéral plutôt que de laisser disputer entre eux et de se retrouver un jour ccs Prorogatives aax gouvernements dans une passion commune : le sentiment Provinciaux ._ Certaines provinces ca-profond qu’ils éprouvent pour la France.nadlennes ont adopte, ou voudraient L’Allemagne, tout au contraire, du moyen ad?Ptar u.ne législation sociale élaborée, âge au dix-neuvième siècle, ne fut autre satisfasse les elements de Gauche; qu'un idéal; et la vertu de cet idéal, c’est d autre Pa^’ el.1,e.s ne veulent pas mé- d’avoir vécu si longtemps, d’avoir persisté, contenter les elements de Droite, et u y aura donc à coup sûr une autre d’avoir grandi, quand les élans qu’il inspi- hausser les prix de revient au point de session parlementaire avant l’élection gé- SüSS&S sans exister sur la carte; éparpillés dans une gouvernement federal force toutes les ! par ses succès électoraux, il est aisé de SSE ESSl iPÈSi mm pirait tant de passions, fortifiait tant de recherches, engendrait de si grandes œuvres?La vraie question n’était point : Was ist Deutschland ?mais Was ist dcutsch ?On la devine à chaque pas, on la voit éclater de siècle en siècle.Tout le mouvement des esprits, à la veille du romantisme, le Sturm und Dratif/, n’èn est que lé développement, reprendre à trois fois, réparer dans l’inter- Toute la littérature allemande en est pleine valle l’instrument du supplice et faire attendre jusqu'à Wagner.Le courant national est la une heure le second client, ça ne se voit pas grande force qui emporte les pensées dans les pays civilisés.Et voilà au moins la création.Mais c’est une force qui opère un rayon où l’Allemagne peut rendre des comme les causes finales.Il ne s’agit pas points à l’Amérique.d’exprimer l’Allemagne; il s’agit de la définir.L’Allemagne est partout et elle n’est nulle part.Longue recherche, où l’on cent fois de l’enthousiasme à l’angoisse, les Allemands la poursuivent non par plaisir Les hitlériens et les animaux mais par un besoin: le besoin de créer l’Allemagne.Chacun sait ce que furent les lendemains de 70.Ce débordement de joie, cette gaîté si insolite dans un pays qui oscille toujours du romantisme à la discipline, provenaient moins de la victoire des armes que de l’unité enfin faite.Après un l’Allemagne était née.Les Allemands pou- North Bay, où Mme Dionne a donné vaient la voir, constatez chaque jour sa pré- le jour à cinq fillettes à la fois, possède sence, et se donner sans cesse le bonheur, aussi l’homme qu’on croit le plus âgé du selon le mot de Mme dé Staël, de lui être Canada : John Birch, pensionnaire de « vigoureusement soumis ».Ils applaudis- l’asile des vieillards, a célébré le 4 juin saient, à peu près comme les peuples des son nie anniversaire.Il est né à Sébas-anciens royaumes ou des principautés dé lé- topol, en Crimée, en 1823.Libéré du ser-gende festoyaient dans la rue quand un fils vice après la guerre de Crimée à laquelle était né au souverain., il prit part, il émigra au Canada, en 1866, Mais il advient souvent qu’un long dé- avec sa femme et ses enfants., con* ailleurs qu en Russie soviétique.Les élections de l'Ontario Dans la Revue de France, M.Max- su, enfin exaucé, laisse dans les coeurs un étourdissement.Bien des esprits refusèrent de reconnaître dans l’empire de Guillaume Il cette Allemagne dont avaient rêvé leurs ancêtres.La réalité leur parut inférieure à „ l’idéal, parfois même en contraste avec lui.Demandez à un enfant de nos écoles : Classés, pétris, immatriculés par un Etat au- ¦mus*! land s applique a ces circonscriptions qui : âmes déçues.Après le début du XXe siècle, sent celles de la Bavière ou de la Prusse, ]e mouvement des « jeunes » manifestait, mais non celle de 1 Allemagne.Sans doute , non san$ éclat, combien il était impossible entre-t-il dans la composition du nom de ftu germanisme de se satisfaire d’une Alle-Deutschland, mais à titre de simple suffixe.: magne « achevée », fut-elle, comme l’Allemagne de Guillaume, pleine de puissance et riche de succès.C’est une résurrection du devenir, qui déborde et enfonce les digues.Tous ces courants se mêlaient encore, quand la défaite de 1918 vint jeter le peuple dans le désarroi et convaincre les Germains aux écoutes qu’il restait toujours à créer l’Allemagne.L’Événement stigmatise dins Cette phrase lapidaire: « Chautemps rejoint Cad-laux », l'élection de Chautemps au Sénat français.Il rejoint M.Gatllaux au Sénat et eon élection ressemble un peu à celle de l'an, cien ministre français condamné « intelligence avec l’ennemi » en temps "dé guerre.Pour Le confrère rappelle les alliances de Chautemps et de Pressard dont Parizeau parlait l'autre jour et ajouté: Il a cru prudent de s'éloigner de la Chambre des Députés, où 11 aurait eu a expliquer bien des choses lorsque les rap.ports des Commissions d'enquêtes seront soumis aux représentants du peuple.M, André Tardieu a porté des accusations formelles contre M.Chautemps devant 1» Commission Stavisky.L’ancien Premier.Ministre n’a pas répondu.Il s'est contenté de dire que M.Tardi-u avait brisé la trêve conclue par M.Doumergue et U s'enferme au Sénat pour ne plus revoir son accusateur à la Chambre.Et voici les beautés du scrutin & deux tours tel qu’il est pratiqué en France (on sait qu’en France les sénateurs ne sont pas nommés, mais élus par les départements et les colonies) : L’élection du sénateur de Loir-et-Chef ne s'est pas faite facilement.Au premier tour de scrutin, 11 a obtenu 280 votes sJr 622.Au second tour, les socialistes ont retiré leur candidat et ont accordé leurs suffrages à M.Chautemps, qui a passé, Comme les socialistes ne demandent qu'à bouleverser la politique française pour se hisser au pouvoir, on comprend qu’lie aient assuré l'élection au Sénat français de cet homme compromis.Mais ce n’est pas une grosse victoire pour M.Chautemps ni pour la France.un Passons à d’autres exercices.le pays à deux doigts de la ruine et qui le menace encore, à l'heure actuelle, d’une dévaluation désastreuse à tous égards.Si l’on accepte le principe du système électoral démocratique, l’initiative des dépenses doit être, par définition.le privilège de l'exécutif, seul responsable devant le parlement et la nation.La plus grande anomalie du régime politique français et précisément cette confusion des pouvoirs et cette usurpation, par le pouvoir législatif, des fonctions primordiales du pouvoir exécutif.Budgets municipaux Les articles que le directeur de I’OrdRE ces jours-ci au budget municipal n'intéressent pas seulement les lecteurs de la région de Montréal, Ils sont d ordre assez général pour que toute municipalité prenne avantageusement connaissance des « suggestions et mises en garde » de M.Asselin.On l’a compris à Québec et l’ÊvÉNE-mext reproduit entièrement, au jour le jour, dans sa toute jeune revue de presse, les articles de notre directeur sur le budget icipal.11 y revient dans un article de consacre Le véritable nom de l’Allemagne, ce n'est pas Deutschland, c’est Deutschtum.Ceci est tellement vrai que les Allemands s'étonnent toujours de nous voir si attachés à l’idée géographique de la patrie.La France est d’abord un territoire, une portion de la surface du globe.Elle est ensuite le sol de ce territoire, le sol natal; elle est formée de mottes de terre, de champs, de prairies, de forêts, de montagnes, et de tout ce que nous avons planté sur ce sol, les vieux villages de l’Auvergne, les murs blancs du Languedoc, les calvaires de la Bretagne, les cathédrales de l'Ile-de-France, les places, les avenues, les monuments de nos villes, les platanes des grand’routes et les talus des chemins creux.Nous aimons notre pays pour ses fleurs et ses fruits; nous l’aimons pour la qualité de ce qu’il nous donne et comme un I succès de la nature.Les moins nationalistes « Dieu sait pourtant que l’Allemagne existe ! », pensions-nous évidemment, nous autres qui avions vu manoeuvrer les batteries de l’armée impériale.Elle existait dans la guerre; elle eût existé dans la victoire, pour quelques années peut-être.Mais au sens des Allemands, elle tombe dans la nuit, quelles que soient ses oeuvres, si elle prétend conserver une armature rigide.Car la loi du mouvement n’exige pas seulement qu’on agisse, mais qu’on change de forme en agissant.Le cabinet actuel a également un autre projet en tête.Il sera difficile de le faire adopter, mais avec de l'adresse, il est possible que le gouvernement y parvienne.Il s’agit de détruire cette franc-maçonnerie bureaucratique qui gouverne le pays en lieu et place des pouvoirs reconnus par la constitution; il s’agit de décapiter ce syndicat des fonctionnaires, irresponsable mais tout-puissant.dont l’action pernicieuse s’est plusieurs fois fait sentir.Les employés , ., ., de l’Etat ont des privilèges suffisant- % les Phll°‘°Phes ressentent avec Barres I ideologic des paysages.Meme les œuvres humaines sont pour nous un produit du sol; nous avons comme un souvenir de mun rédaction en faisant siennes les premières suggestions de I’OrdrÊ: nécèssité d’équilibrer les budgets, économies nouvelles avant de songer à des impôts nouveaux, réductions raisonnables des traitements de certains fonctionnaires, suppression des fonctions inutiles.ment étendus pour qu'on ne leur en laisse point saisir d’autres.Ils oublient trop souvent leurs devoirs.Il est grand , , ,, ., , temps de les rappeler à l’ordre.Il est | « G prison.« (De la Nation belge) L *embargo Or, l’autre jour, durant un orage qui avait éclaté dans le petit village de Jévé-vitch, la foudre tomba sur la maison d'un paysan et provoqua un incendie.Les pompiers, aussitôt accourus, trouvèrent le paysan et sa femme inanimés : ils étaient tombés sur le parquet à côté d’un coffre dont le couvercle avait été arraché et brûlé par la décharge électrique, maià qui contenait, parfaitement intacts, les objets volés à l’église.Les Allemands avaient donc rétabli la decollation par la hache.Histoire d’en-revenir aux rudes mânes des ancêtres, En effet, le truc du docteur Guillotin, sous son faux humanitarisme, cache seulement la préoccupation de mettre le métier de bourreau à la portée de tout le monde.Et, comme cela, couper une tête est redevenu un art.Il ne manque pas d’artistes en Allemagne.Seulement, un artiste, si perfectionné qu'il soit dans son métier, peut avoir une défaillance.On a vu des bourreaux, même expérimentés, s'y reprendre à plusieurs fois.Au surplus, une opération de ce genre, même proprement faite, est une chose dégoûtante.Aussi, le prochain code allemand prévoit-il la possibilité d’y échapper, ausis bien dans l’intérêt de l’opéré que pour la commodité de l'opérateur.On offrira aux condamnés à mort une coupe remplie de poison ou un revolver chargé, à leur choix.Et s’ils font semblant de ne pas comprendre, tant pis pour eux.Ce n’est pas à l'inhumanité des lois allemandes ni à la maladresse éventuelle du bourreau qu’ils devront s’en prendre, mais uniquement à eux-mêmes.II ne s’agit plus du foin, niais du charbon russe.L'Illustration, voudrait faire I lever l’embargo sur le charbon russe pour , créer une concurrence au trust anglo-cana-j dien du charbon.Elle rappelle d'abord une Naturellement la Patrie ne croit pas suggestion du Devoir : que le gouvernement s'empresse d’accorder cette dissolution: il se cramponnera au pouvoir jusqu'à l’ultime limite, grâce à la servile majorité dont il dispose dans les deux Chambres.I D’une part, dit-il en substance, les éleveurs de l’Ouest canadien sont obligés de tuer leurs bêtes qui meurent de faim ; d’autre part le trust du charbon crée unre disette artificielle de combustible dans le but de maintenir ses prix et ses profits exorbitants.Or, continue le confrère, puisque la Russie est maintenant considérée comme une nation normalement gouvernée avec laquelle on n'a pas de raison d’être en froid, il devient urgent de reconsidérer l’embargo établi par Ottawa .sur le charbon russe.Et d’autant plus vite que la Russie cherche des bestiaux.Transportés à l’hôpital, les deux paysans, convaincus que le Ciel les avait frappé* pour les punir de leur crime, confessèrent leur faute avant même de savoir qu'elle avait été découverte.) L’imprlmerte de la Patrie exécute les travaux les plus difficiles.Démandez nos prix.Tél.: LA 3121.laborieuse.On peut s’attendre à voir nos parlementaires voter, durant la prochaine session, un tas de mesures d’intérêt électoral, ce qui ne sera pas très salutaire pour nos finances.L’Illustration parle d’autre chose.L’Événement recommande le résultat de ces élections comme sujet de méditation pour M.Bennett pendant son séjour en Europe et son voyage de retour.Et elle se rallie entièrement à cette sug- (rl gestion.Qu’on ouvre le commerce du charbon avec la Russie.Il ne manque pas d’importateurs libres qui n’attendent que la levée de l'embargo pour nous approvisionner à presque la moitié du prix que nous fait payer le sénateur Webster.D’autre part, vendons vite nos bestiaux à ce marché colossal qu’est l’U.R.S.S.Nous avons approuvé, dans le temps,' l’embargo, mais puisque d’abord il n’a servi que les fins du trust, et puisque, ensuite, là Société dès nations âdmet la Russie à, siégêr avec les autres états, cessons de mots et d’illusions.Que les deux pays échangent au plus tot consuls et agents commerciaux ! Il peut y avoir du bon dans ces suggestions, mais il faudrait y aller très prudemment.D abord il ne faudrait consentir aucun crédit à 1 U.R.S.S.On commence à savoir à quoi s’en tenir à ce sujet.Ensuite, I échangé de consuls et d’agents commerciaux serait aussi une imprudence, car nul n ignore aujourd’hui quels puissants agents de propagande à l’étranger sont toujours les représentants diplomatiques et commerciaux de la Russie soviétique.Ajoutons que, de 1 aveu de tous, ce fut une faute de recon- "aître« n m '* sovlétl?ue et de l’admettre a la o.D.N.: c en serait une nouvelle que d engager avec elle des relations commer-ciales.CHEZ WOODMOUSE Dans le même moment nous arrivait du de l’élec- Kentucky la nouvelle qu'au cours trocution d’un nègre — naturellement — une panne s’est produite dans la deuxième décharge du courant.Le patient étant toujours vivant, il fallut réparer l’appareil avant de pouvoir lancer une troisième décharge qui, cette fois, fut mortelle.Et la dépêche ajoute que cet incident a retardé d’une heure l’exécution d'un deuxième condamné.Hein?La voilà bien, la faillite de la science! Et la faillite de l’humanitarisme, donc! Le bourreau allemand à qui il est arrivé de devoir rectifier, après un premier essai, la position sur le billot de la tête de sa victime, doit bien rire en lisant cela.S’y TROIS JOURS Par son vote d’hier, l’Ontario a exprimé à M.Bennett un mécontentement qui est à.peu près général dans le pays.Il y a encore du bon dans les principes conservateurs mâis un gouvernement qui .au bout de quatre ans d’expérience et de en train de supplanter la province , crise n’a rien de nouveau, rien de cons-d'Ontario dans le commercé des con- ; tructit à offrir, ne peut pas s’attendre à ce que le peuple ait confiance en lui pour ramener la prospérité.A M.Bennett de méditer là-dessus en rétraversant l'Atlantique.encore pour profiter de l'offre gratuite d’un «plendlde fauteuil et d'un tabouret
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