L'ordre, 24 septembre 1934, lundi 24 septembre 1934
# rédaction et administration TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an 6 mois 3 mois En ville, par la poste.Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 Espagne .Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres pays $9.00 $4.75 $2.50 $3.25 $1.73 Administrateur PIERRE ASSEL1N Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 On est prié d’envoyer toute correspondance m la ease 4018 de mûtel des Postes en mentionnant aur l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut «’«dresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur i OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chique affranchi, accepté et payable au .pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 165 Le numéro: 5 sous Montréal, lundi 24 septembre 1934 Le budget Calembredaines î municipal La tragédie espagnole Contaminés! Billet du Jour Reconnue naguère par Washington, la Russie entre maintenant à la Société des Nations.(Les journaux.) Ivrognerie M.Duplessis et la réforme de la procédure criminelle P E cardinal Villeneuve vient de lancer L Suggestions et mises en garde au Conseil, touchant la révision des contributions par André BOWMAN O une nouvelle croisade contre l'alcoolisme.C'esi une noble et courageuse initiative dont il convient de le féliciter et que nous nous devons d’encourager avec enthousiasme.Encore faut-il que les futurs frères de la Croix-Noire n aillent pas trop Après deux ans et quelques mois d’une exis-loin dans leur zèle et ne confondent point tence agitée, le régime établi sur les ruine* l usage modéré avec l abus pernicieux.Il ne | jg ]a monarchie est atteint dans ses oeuvres serait pas loÿal de trop nuire au petit corn-mcrce d'un gouvernement provincial ami cl allié.Mardi dernier, à Fort-Coulongc, M.Maurice Duplessis s’écriait (je cite à peu près ses paroles, d’après le compte rendu de la Gazette) : « En abolissant des droits pour lesquels le peuple s’est battu pendant de nombreuses années, M.Taschereau a beaucoup fait pour peupler les prisons.Il n’y a rien de plus injuste, par exemple, que de contraindre un accusé à rendre témoignage contre lui-même.» Or, la soustraction de l’inculpé à l’interrogatoire en cour d’assises est, avec l’institution imbécile du jury, procédure arbitraire que le droit criminel anglais nous a imposée et qu’un humanitarisme bêlant a conservée au détriment de la justice.Le système juridique de l’Angleterre étant établi sur les prescriptions élastiques du droit prétorien ou de la common law, tout s’y règle, en matière criminelle, au gré de la magistrature, par une jurisprudence de cas particuliers.Le peuple anglais, qui se tient lui-même en très haute estime, se croirait amoindri par les règles générales et toujours précises du code français.Par exemple, la loi anglaise sur l’homicide, que Stephen tenta de codifier au siècle dernier, n’est qu’un maquis d’exceptions et de qualifications par lesquelles un juge borné ou vendu peut interpréter à sa guise la nature de l’accusation, Yindictment, et changer un assassinat pur et simple en homicide involontaire.Telle est la loi, telle est la procédure.C’est un perpétuel sujet d’étonnement, pour le jurisconsulte français, que l'instruction d’un procès d’homicide puisse se pratiquer sans l’interrogatoire de l’inculpé.Dans l’esprit du législateur anglais, esclave des goûts et répugnances de Démos (voyez les méfaits du libéralisme traditionnel qui dicte les actes du Parlement), les crimes d’homicide, meurtres ou assassinats, échappent au langage défini de la loi.C’est à ce bobard que l’on doit, entre cent autres errements périmés de procédure, l’affranchissement de tout interrogatoire dont bénéficie l’inculpé, à l’instruction et au cours même de son procès.M.Taschereau avait donc raison de dire aux membres du barreau : « Ces ' beaux sentiments peuvent nous mener loin.Il est temps que la justice puisse enfin rivaliser avec le crime devenu ingénieux et armé de tous les moyens d’échapper au châtiment.» Paroles de bon sens que tout homme sensé, libéral ou conservateur, approuvera.M.Duplessis est, comme M.Taschereau, un avocat.Si l’Université n’avait pas été pour lui l’antichambre de la démagogie électorale, il aurait probablement laissé son jugement et sa probité prendre le dessus sur son dépit de n’avoir pas lui-même, en l’occurrence, damé le pion à M.Taschereau.Mais cet homme qu’on a dit pourri de talent est pourri d’ambitions électorales.C’est lui qui voyait naguère, dans les efforts du gouvernement pour ne pas permettre au trust américain d’avilir les prix du papier, une collusion louche avec Vlnterna-tional Paper afin d’exploiter le peuple.Sa sortie de Fort-Coulonge (« des droits pour lesquels le peuple s’est battu ») est d’une indicible niaiserie.Un enfant comprendrait d’instinct que si l’innocent n’a rien à perdre à dire la vérité, le coupable, lui, a toutes les chances du monde d’échapper à la justice si la loi lui permet, lui conseille de se taire.Ce qu’on appelle la « mise en garde », la common law ne le prescrit même pas: c’est une invention tout arbitraire de l’autorité britannique, et destinée, comme I’Ordre l’a dit et répété, à « placer le Britisher sur un plan supérieur d’intelligence et de moralité sociales ».On ne compte plus les assassins, proxénètes, souteneurs, contrebandiers, maîtres-chanteurs, acquittés grâce à cette règle de procédure habilement exploitée par des avocats retors et eux-mêmes, dans la plupart des cas, criminels de droit commun.C’est cela, c’est cette porte ouverte à la houe, que M.Duplessis appelle le « droit écrit » durement acheté par le peuple.Non, mais quel veau! ?La menace révolutionnaire en Espagne se précise chaque jour davantage et l’on est maintenant à deux doigts d’une explosion* Œ p A3 III.— Le gaspillage de l’eau : gaspillage d’argent Ce n’est pas toute seule que l’eau arrive dans nos maisons.H faut la p per du fleuve, la refouler dans des réservoirs.Précisément, à l’heure actuelle, la Ville est en pourparlers pour acheter de l’Université McGill, à Westmount, au prix minimum de $78,000, l’emplacement d’un réservoir à trois bassins d’une capacité totale de 450 millions de gallons, qui coûtera des millions.Il y a quelq années, M.Terreault, alors directeur général des travaux techniques de la Ville, nous affirmait pouvoir, par l’installation de l’hydromètre ou compteur d’eau, épargner à la municipalité dépense de dix millions de dollars qui autrement serait nécessaire dans les trois ou quatre années qui suivraient.M.Terreault avait introduit l’usage obligatoire de l’hydromètre dans les villes de la banlieue soumise à l’autorité de la Commission métropolitaine: il savait ce qu’il disait.J’ai déjà traité dans le Canada, puis dans I’Ordre, la question du gaspillage de l’eau.H y a à ce gaspillage plusieurs causes, dont les principales sont: le vais entretien des robinets; l’exposition au gel des conduites d’amener, durant l’hiver; le préjugé populaire que l’eau ne coûte rien.Laisser les robinets en mauvais état, c’est, pour le propriétaire serre-la-poigne, épargner quelques déliés.Laisser les robinets ouverts par les grands froids, c’est se dispenser d’enfouir les conduites à la profondeur nécessaire, entre le mur extérieur de la maison et le tuyau de montée, et d’habiller cette conduite même entre le sol et le plafond de la cave.Quant au prix dé revient de l’eau, rien d’étonnant qu’on ait là-dessus des idées fausses, quand l’usager n’a sous les yeux aucun appareil de comptage.Le gaspillage, en faut-il d’autre preuve que le chiffre de la sommation à Montréal, comparé à celui qu’on a relevé dans toutes les villes de l’Amérique du Nord où l’on a imposé l’usage du compteur ?Tout le monde sait que dans une ville comme Montréal, où le climat présente de tels écarts de température d’une saison à l’autre, la consommation d’eau devrait être infini- iX ET B vives.Il est virtuellement frappé à mort* L’Espagne est entraînée par deux courants Celte campagne vient à son heure.J a- Politi9ues contraires qui s’affrontent et qui mais elle n'aura été plus opportune.L'ai- engloutiront ce qui a surnagé des anciennes coolisme est la plaie du pays.C'est lui qui institutions.Dans les deux cas, révolution remplit à craquci les hôpitaux, prisons et jg droite ou révolution de gauche, le ré» asiles de fous.On retrouve sa marque fatale dans trop d’accidents.N’entendait-on pas encore à l'enquête sur la catastrophe du Pour slc8e de gouvernement, ne pourra sur» Morro Castle, qui vient de frapper le monde vivre, à moins d’un revirement quasi mira» de stupeur, que le sinistre n avait pris de culeux, comme il s’en est produit quelques* telles proportions que parce qu un grand uns au cours RUX oreilles de M.Flandin, dé libre émigration et que toutes nos mino- puisque la langue que nous parlons, même ri tés avaient pleine et entière satisfaction de indigente, boiteuse et flasque, "reste tout leurs droits.Je me suis attaché à relever ces (*e même le français apporté ici il y a erreurs de faits de notre délégué à Genève.^L%%r7n%%«nons que nous Le qui ne veut pas dire que je sois en ta- parlons notre Français, aussi mal que le jvgur du contrôle de la Société des Nations paysan du Lac Ontario et ïe gamin de la dans ce domaine pas plus que dans les rue> & Omaha et à New-York, parlent mal autres.A ce sujet je me trouve d’accord 1 anSla*s- M mieux ni pis.avec 1 Illustration qui écrit: j Commentant le même article, le Soleil espère que la presse "canadienne fera une large publicité à cette flatteuse appréciation et ajoute, à l'intention de nos compatriotes d’autres langues et de nos voisins des Etats-Unis: Le monstre de Loch Ncss serait l’épave d’un dirigeable L'Airforce Gazette, de Croydon, publie sur le monstre de Ixich Ncss une explication assez plausible.Le major Whiles et douze officiers de bonne volonté ont observe et photographie les phénomènes pendant plusieurs semaines.Ils ont constaté qu’un objet apparaissait sur l'eau, par les soirées tranquilles, toujours à peu près à la même place, et qu’il flottait toujours dans le sens du courant (variable selon la marée) sans manifester de mouvements propres.Ils firent venir deux scaphandriers qui découvrirent qu’il s’agit 1 des restes d’un dirigeable de marine allemand, tu type II Pwscval-Brandtl, descendu pendant la guerre.Une partie de l’enveloppe encore gonflée de gaz oscille autour de la nacelle dont l’armature de fer joue le rôle d'ancre.Un des scaphandriers a lu sur l’enveloppe les lettres M.P.J (ou 5).Le contrôle de Genève Pour améliorer de beaucoup les choses, c’est l’article 122 qu’il faut amender : .1rs contribuables du sexe masculin, et le mari d'une femme contribuable y résidant, sachant lire et écrire.sont éligibles à la charge de commissaire ou de syndics d'écoles.L'ignorancte de cet article rend nul l'article 221 dont voici les principaux paragraphes : Le problème ne peut évidemment pas se poser sous celte forme.La Petite Entente, la France et l'Italie doivent être unies pour défendre la paix.Il ne devrait pas y avoir .entretiens, la question dune d'opposition entre elles.L’opposition entre action militaire éventuelle de la part de ja petite Entente pourrait disparaître.M.de Italie en cas de coup d Etat nazi a etc Chambrun, s’inspirant des grandes traditions laissée de cote, comme on 1 a declare off,- j de M.Camille Bartère.a certainement la CIC si”»*1’ , ,• I volonté d’atténuer un antagonisme qui fait M.Mussolini lu,-meme, dans son discours ! ]e jcu des pêcheur, en eau trouble.Art.221.— Il est du devoir des coin- de Ire roggioli, a établi un rapport entre : missaircs et des syndics d’écoles : juillet 1914 et juillet 1934, et dit qu’une | -, ., , ,.3° De prendre les mesures néccs- guerre peut toujours éclater à l’improviste.! , ^ neanmoins e sou igner saircs pour que le cours d'étude adopte par \ Faut-il en conclure que nous sommes à la 1 rgvendic^Tions du ^Palazzo ChigTYlre en* tente franco-italienne, sauvegardant les intérêts des deux pays, est souhaitable.Si la nouvelle orientation que l’on constate en Italie, en matière de politique extérieure, prenait de solides racines, on peut dire que cet accord serait réalisable.11 nous est donc permis d'insister sur le fait qu'il est inadmissible de supposer qu'au cours de ces Il serait téméraire de préjuger l'avenir.aussi bien les comités catholique et protestant, scion veille de graves événements) Certains nationalistes italiens ne seraient 4° D'exiger que, dans 1rs écoles sous peut-être pas loin de souhaiter une guerre leur contrôle, on ne se serve que des livres avec l’Allemagne.Ils affirment qu’une autorisés qui doivent être les mêmes pour guerre, aujourd’hui, serait une promenade toutes les écoles de la municipalité.; 5° De faire des reglements pour la régie de leurs écoles et de les communiquer, par écrit, aux instituteurs sous leur contrôle; 7° De faire et mettre à exécution des règlements concernant l'hygiène dans (S "'De nommer deux ou un plus ! réso,u ,le P™bIême d>e faCon satisfai" grand nombre d'entre eux pour visiter ! sante' ^ reforme de I enseignement rural chacune des écoles sous leur contrôle, au scra-t-ellc possible tant que le gouverne- moins une fois tous les six mois, lesquels ment Provincial ne contribuera pas à en ., doivent faire rapport à la commission sco- Paver les frais, et qu on n aura pas adopte Le Congres de la Jeunesse liberale s est lairc dont ils font partie sur létal des U!1C legislation plus complete et suitout conformé a la tradition.Les jeunes libe-maisons d'école, la manière dont les règle- '™e“x appliquée ?C’est ainsi que j’entends ments scolaires sont observés, les progrès Ia érection de 1 enseignement rural aux :='%cord ^'nlcvcr d" Saint-Laurent; comme M.King en- régie des écoles 1 aux commissaires des droits qu ils exercent core, ils recommandent la réciprocité com- Si chaque paroisse ne peut pas trouver ! maL commissaires n’ont d’ailleurs pas quatre commissaires sachant lire et écrire i as,scz da^nt pour accomplir es reformes et choisis par des contribuables qui lisent ! nécessaires.Vous proposez de les remettre entre les lignes, avant de confier le mo- au ma,r.e- e,u Jco™me les commissaires, et nopole de l’instruction au gouvernement, au„ secretaire de la municipalité, celui-là monopole qu’il ne prendrait probablement meme qu, actuellement, dites-yous, « fait pas.voici ce qu’on pourrait faire : [a Plu‘e et '= beau ,tcmPs »; Alors a.9u01 V abolir les fonctions de commis- bon changer de système ?J a.suggéré que suite le vœu que le département de la le gouvernement de Quebec intervienne ; Voirie provinciale demanda des soumis- d'une manière efficace dans la direction de ; sions publiques, comme la Ville et toutes l’enseignement rural : ce n’est pas la meilleure solution, mais c’est peut-être la seule praticable.— D.D.CHEZ le cas; soit suivi dans chaque école: W00DH0USE Genève est une machine qui nous coûte très cher et qui ne nous est d’aucune utilité.En fait de paix internationale, nous donnons au monde le spectacle unique d’un pays sans fortifications, sans armée, sans marine, sans budget militaire, qui vit en paix avec son voisin et qui ne pense T _ „ jamais à la guerre.Quant à la protection Canadiens français ne demandent des minorités, nous avons assez souvent 1 Pas ^ue ^e}lrs compatriotes anglais, quel-entre nous des piques et des conflits, mais Qucs-uns de leurs compatriotes anglais nous réglons cela en famille, avec l'aide trompés par des ignorants ou des perdu temps, sans recourir aux pogroms, aux sonnea intéressées, s excusent de les avoir expulsions, aux persécutions physiques, à lna jugés, ils sollicitent simplement de la guerre de barricades.L'Europe n'a rien eur part 1 élémentaire honnêteté de reft faire ici ; elle ne peut que nous nuire, Pr°uuiie le Jugement autorisé porté par si l'on juge d'après le gâchis où elle se 6 nJÎn s™e Commerce de France.M.b landin a sûrement du français La réglementation de la prostitution, 1 ~ne connaissance supérieure à celle des l'esclavage en Afrique, le trafic des stupé- Canadiens anglais et des Américains qui flants, la tenue de statistiques écono- on^ répandu en Amérique la légende du « patois » et du « Parisian French ».Il a d’ailleurs, lui voyage, assez fréquenté les Canadiens français pour édifier un jugement sérieux et impartial, (.) Est-ce trop demander à militaire en Allemagne qui ne se prolongerait pas plus que quelques mois.Dans | quelques années, ajoutent-ils, cette marche i MANTEAUX DE BROADTAIL MAURICE LACHIN BELLE QUALITE Modèles luxueusement garnis d'écureuil russe choisi.Nouvelles nuances de gris et de brun.Prix courant: $135.pourrait déterminer le rôle de l’Etat en cette matière délicate, l’éducation de la jeunesse rurale du Québec.Montréal a Un congrès $112.50 Versement initial: $1125 Mensualités: $5.63 Pas d'intérêt Tout congrès qui se respecte présente une série de résolutions.aux journaux.MANTEAUX* DE DRAP ‘t débat.GA1IMS DE KO U UHL RE Des cols de chat sauvage, genêt, rat musqué, loups écureuil mouton, castor français, font des garnitures très riches à des manteaux de tissu» nouveaux.Tailles: Il à 20 — 38 à 44 — 3814 à 48‘4.Différentes longueurs.Prix courant: $45.vaux de moins de quarante ans sont opposés, comme M.King, à la canalisation mlques universelles : fort bien, que Genève s'en charge.Mais nous ne pouvons admettre que la Société des nations, par la barbe nasillante d'un Dandurand chilien, valaque ou zoulou, nous apprenne comment tenir notre maison.Le plus tôt notis sortirons de ce lazaret politique, le mieux ce sera.et ses compagnons de merciale avec les Etats-Unis.Comme le Devoir, ils recommandent l’abolition des appels au Conseil Privé, ce qui n’est pas, non plus, pour déplaire à M.Taschereau.Jusque-là les jeunes libéraux avaient prouvé qu’ils pouvaient être aussi de « bons jeunes gens ».Mais ils émirent en- nos compatriotes que de solliciter qu'ils fassent au jugement de M.Flandin autant de publicité qu’aux appréciations américaines, Lé, billet, del, Banque du Canada ,e- Zlt%V 9"» langue vi,-à.vi, ront d'un format plus petit que ceux des banques à charte actuellement én circulation.Il paraît que ces dernières banques elles-mêmes se proposent de réduire le format de leurs prochaines éditions.^M.Héroux lèur demande, au Devoir, pourquoi elles ne nous donneraient pas des billets bilingues: $35 Versement initial: $3.50 Mensualités: $525 Pas d'intérêt Au rayon de» Pureté très relative dans l'un et dans l’autre cas (Voir à ce sujet l’article de Pan-dans FOrdre de samedi).Seulement, nos anglaise sont, lieure ».VETEMENTS POUR DAMES «aires; 2° nommer à la direction de « l’école du village » un bon instituteur qui surveillerait les autres écoles de sa paroisse, actuellement dirigées par des institutrices; j” faire de cet instituteur le représentant, l’inspecteur local du département de l’Instruction publique; 4° charger le maire de la paroisse ou du village de s’occuper, avec le secrétaire, du côté matériel; d'ailleurs, sous le régime dont on se plaint, c’est le secrétaire qui fait la pluie et le beau temps, et non les commissaires.Grand assortiment de manteaux et de robes Acompte de 10 pour cént; 6 mensualités égales pour les vêtements : 18 mensualités égales pour les fourrures, as d'intérêt.zeau les administrations publiques, avant d’accorder des contrats aux amis.Cette légère critique est peut-être cause du silence d’un journal ministériel sur les résolutions des jeunes libéraux.Ils ont demandé qu'aux élections les candidats du parti libéral fussent choisis par les électeurs, trement dit, non plus par les organisateurs du parti à Montréal.compatriotes de langue eux, d'une « race supé- Le cas de M.Lavergne On connaît 1 attitude que M.Lavergne a prise tant au Parlement que devant le public lors du débat sur le libellé des billets de la Banque du Canada.Cela devait lui valoir une certaine animosité de la part de certains dé ses collègues du parlement.Il paraît qu’on réclame sa tête, c’est-à-dire qu’on voudrait le descendre dé son fau- aussi Pourquoi cés banques ne profiteraient-elles pas de l’occasion, puisqu'elles entendent faire du neuf, pour adopter le billet bilingue ?Légalement, rien ne les y contraint ; mais rien non plus ne les en empêche.Elles n’y trouveraient pas plus d’inconvénients que la Banque Canadienne Nationale et la Banque Provinciale qui déjà se servent de billets bilingues.Et elles feraient plaisir à beaucoup de monde.Le berceau de Jupiter Et vous, Messieurs/venez choisir votre au» COMPLET D’AUTOMNE Dés archéologues grecs, qui faisaient des recherches en Crète, viennent de découvrir, près d’Arkulochori, dans les environs de l'ancienne Lissos, une grotte masquée jus-c., qu'à présent par des éboulis.On y trouva , S.1 enfant ne sait pas marcher, ce de nombreux souvenirs de l'époque de | “rta,ns autres milieux- Ils ont fa't Preuve n est pas a la mere de faire les commis- , Minos> c'est-à-dire datant de 1550 à 1500 d un commencement d indépendance au •ions.Voilà en quoi je ne suis pas de votre j avant j.c„ notamment vingt haches dou- cours d’un conSrès où les chefs du parti av.s.Donner au gouvernement le mono- b|ée, en or massif.Suivant l'archéologue Vlnrent a t0ur de rôle catéchiser lés néo-pole dés ecoles ?Un examen conduit par greé Maritanos, on se trouverait en présence Ph>'tes- 11 ne faUt Pas oublier que certains le Bureau central nous révélerait peut-être de ]'antjque grotte de Dicteïon Antron.où, d’entre eux ne font partie de cés associa-l’ignorance de quelques-uns de nos députés se]on ]a légende, demeurai* la nymphe Dicte, tions uniquement pour voir leur binette et ministres en matière pédagogique.quj, sur les instances de Rhea, la femme de dans Ia Presse, ou pour serrer là main Veuillez agréer mes salutations, Chronos.éleva Zeus pour le protéger contre d’lln ministre en s'imaginant que le mi- les Titans.C’est là qu’il but le lait de la nistre les Prcnd au sérieux.— D.D.chèvre Amalthée, tandis que les nymphes dansaient à l’entrée de la grotte et jouaient du tambourin pour empêcher que Chronos n’entendît les vagissements de son fils.fait des plus beaux lainages anglais $21.50 Tous les jeunes libéraux qui se sont réunis en congrès ne sont pas des « convaincus » à tout crin, comme on l’est en Versement initial de $2.50 hfensualités réparties sur une période de six mois.Voilà une occasion où ceux des nôtres qui sont en relations avec les grands banquiers auraient une excellente chance de rendre service à la cause du bilinguisme.Demandons toujours.On peut toutefois craindre fort que, s’autorisant de l’exemple dé là Banqué d’Etat.Bonne année Dabs son avant dernière livraison, le 1 Bien public, hebdomadaire trifluvien que j’ai souvent cité, rappelait qu'il venait de , terminer la première année de sa jeune direction Marchand-Douville.Nous n’avons pas la prétention de juger ici une œuvre au succès de laquelle nous avons consacré depuis un an tous nos efforts.Mais nous constatons plaisir que la formule que nous avons adoptée, croyant qu’elle répondait au désir inexprimé de nos lecteurs, nous a valu de touchantes et nécessaires sympathies, qui nous engagent fortement à continuer dans la même voie.Notre politique d’intolérable indépen- i dance, que nous avons parfois exprimée 1 avec trop de sévérité, au dire de quelques uns, nous la croyons opportune et nou entendons bien la continuer, convaincu! qu'elle seule est capable de réveiller les m Armand DESCHESNES N.D.L.R.— La solution proposée par M.Deschesnes est un pis aller.S’il est impossible de remplacer toutes les institutrices rurales par des hommes, il serait opportun de nommer à la direction des écoles villageoises un instituteur, laïc ou religieux, avec droit de surveillance sur l’école du rang.Quand j’ai suggéré, l’autre jour, de « remettre au gouvernement provincial la direction de l’enseignement rural », il restait à dire en quoi consistait cette direction.Je ne l'ai pas fait parce que cela m'aurait entraîné dans une série de propositions plus ou moins hasardeuses.Un congrès semblable à celui qu'on a convoqué pour l'étude d'un plan de colonisation Quand Hugo ne signifie rien i Une anecdote que nous conte un journal de New-York : Les écrevisses voyagent.Un groupe de sportifs dînait, à Baltimore, dans un restaurant élégant.Ils lurent, sur le menu : « Entrecôte-minute à la Victor Hugo.» L’un d’eux demanda que « à la Victor Hugo » signifiait exactement.Le garçon hésita, partit à la cuisine avec Une note signalant la présence d'écrevisses d’espèce américaine aux portes de Paris, dans la Seine et dans la Marne* a été présentée à l’Académie des sciences, à Paris.Cette espèce pullule et est couramment pêchée par les riverains.Jamais cette et en rcvm* au °out de quelques instants : sorte de crustacés n’avait été signalée dans le bassin parisien, où elle semble s’être acclimatée parfaitement.au garçon ce BIERE BlACK HOUSE — Victor Hugo, dit-il, ne signifie absolument rien.Mais ért cuisine, au moins.DAWES f ï ; ¦ * & .m 1 T" SSP ' ip M: .L’ORDRE — Montréal, lundi 24 septembre 1934 3 LA PENSÉE ÉTRANGÈRE » 8 I Progrès du communisme américain Le Ille Reich et les Universités Réflexions sur la crise des Etats-Unis ! (Du Journal de Genève du 4 septembre) Quoiqu’ils aient eu particulièrement à souffrir depuis un an, c’est à peine si les universitaires allemands ont élevé la voix contre les mesures qui les frappaient dans leurs libertés académiques, leur dignité sociale ou leurs opinions.Et si le nombre des professeurs ralliés sincèrement au national-socialisme est relativement restreint, plus rares encore sont ceux qui résistent pour des raisons spirituelles et désintéressées.Dans l'Université comme dans l’Eglise, une décadence d’ancienne date n’a fait que se dévoiler crûment à l’instant de la crise.Dès avant la guerre, le corps professoral représentait avant tout une caste sociale, une forme particulièrement tenace d’esprit petit-bourgeois, ou encore une équipe de bons travailleurs spécialisés, cantonnés dans leur fameuse « objectivité scientifique ».Les universités avaient cessé d’être le lieu de rencontres spirituelles, de contacts vivants, pour devenir de simples instituts préparant les jeunes gens à tel fonctionnement précis dans la machine collective de la connaissance, à tel rôle défini dans la société.pularité ; et j’en sais un qui, au moment de publier un ouvrage sur un poète qu’il dépeignait comme un ivrogne, un aventurier, un hors-la-loi, ajouta maladroitement, en dernière heure, une préface qui faisait de ce même poète le précurseur de la jeunesse nazi et le type du héros allemand ! Il est vrai que c’était en avril 1933, au moment de la grande panique des intellectuels.Et il serait injuste de ne pas ajouter que de très rares professeurs — ceux-là mêmes qui avaient su rester des esprits vivants au milieu de la misère spirituelle du temps — se refusèrent à tout compromis et à toute réticence ; et il n’a pas fallu très longtemps pour que les meilleurs d’entre les étudiants reconnussent en eux leurs véritables maîtres.(Du Figaro du 8 septembre) Extrait d'un journal français dont les Semaines religieuses de Montréal et de Québec nous ont reconnu le droit de reproduire les articles irréprochables pour eux-mêmes, mais dont le seul titre met à l'envers tous les crétins du Canada, qui sont nombreux et qui se trémoussent (à la manière des crétins) pour nous faire condamner par l'autorité religieuse : Dans toutes les écoles, des tracts sont répandus où on flétrit les « patriotes professionnels », les banquiers, les professeurs, etc., et où on chante les louanges de l'éducation telle qu elle est comprise en Russie soviétique.Quant au chiffre des maîtres communistes, il croît de jour en jour.Sept cents d'entre eux, dans la seule ville de New-York, viennent de refuser de s'engager à défendre la Constitution des Etats-Unis, celle de 1 Etat de New-York et à remplir fidèlement les devoirs de leur fonction.Et àVI.Sommers revient sur sa constatation : « Les Crosbies ne sont pas nombreux.Mais les fils et les filles des Crosbies dans les écoles sont légion.» M.Fiorello La Guardia, maire de New-Pork, interrogé sur le péril communiste en Amérique et sur les remèdes, s’est borné à rcipondre qu’il fallait « corriger les conditions qui ont créé la situation ».Vérité d’évidence.Toute la question est de savoir mènt on s y prendra.Pourtant il n’y a pas de temps à perdre.La démocratie américaine est minée par un mal profond, resté pendant longtemps caché, et qui a éclaté depuis peu avec une violence singulière.Car les Américains qui pensent le savent fort bien.A ceux qui croient qu’il vaudrait mieux n’en rien dire on peut rappeler la parole de Burke: «La cloche d'alarme à minuit trouble votre sommeil, mais elle vous empêche d’être brûlé dans votre lit.» Les Etats-Unis traversent de durs moments.Du plan économique, les difficultés qui les assaillent sont passées sur le plan social.Le phénomène, en soi, est classique.Il nous étonne parce qu’il se produit en Amérique où, jusqu’ici, par un concours de circonstances exceptionnelles, la question sociale, telle du moins qu’elle se pose en Europe, était à peu près inexistante.Pour combattre le chômage, à la veille d’un hiver qui s’annonce dur, le président Roosevelt avait ordonné qu'à partir du 1er octobre prochain la durée de la semaine de travail serait réduite de 40 à 30 heures, sans que cette réduction entraînât de diminution de salaire.Le patronat de l’industrie textile a considéré cette mesure comme inapplicable.Devant cette attitude, la Commission du Travail a décrété l’ordre de grève.\ Les ouvriers demandent que leur Union soit système capitaliste.Mais il croit aussi que le capitalisme, pour se sauver, doit s’adapter aux exigences nouvelles.Ce qu'on appelle « l’expérience Roosevelt » n’est pas autre chose qu’un effort hardi pour renouveler le système social tout entier et organiser une « révolution » consentie .pour éviter une « révolution » imposée.Au reste, pourquoi s’étonner ?Le fascisme, l’hitlérisme, ne sont guère autre chose et notre « néo-socialisme », si vagissant qu’il soit, participe à cet état d’esprit.Si l’on veut saisir la raison pour laquelle, dans presque tous les pays, le même mouvement se dessine et se propage, il faut remonter aux sources.La véritable « révolution », ce n’est pas la «crise».C’est la guerre de 1914.La guerre mondiale a eu deux effets principaux, l'un matériel, l’autre psychologique.L’effet matériel, c’est qu’elle a détruit en quatre ans un amoncellement incalculable de richesses, qu’elle a surexcité la production à un degré jusqu’alors inconnu et que cette production s’est prolongée après la guerre pour réparer les dégâts commis.D’où la cristallisation de certains modes de vie économique exaltée qui, sans la guerre, ne se serait produite que peu à peu et se fût répartie sur plusieurs générations.Quant à l’effet psychologique, il tient au fait que la guerre a été un phénomène de masses.Ces masses y ont acquis des droits.Ce: droits se traduisent partout par une augmentation générale du « standard of life » et le dogme de l’assistance collective.Bref, la socialisation à outrance, car il n'y a pas d'autre mot.En vérité, nous vivons partout désormais sous le régime socialiste (car étatisme et socialisme ne font qu'un) et surtout dans les régimes de dictature.Mail la plupart du temps, nous ne le savons pas et nous nous nourrissons encore d’illusions I Comment fera-t-on pour que les anciennes formes sociales s’accommodent de ces nouveaux maux ?Tel est le problème.Telle est la raison profonde du malaise qui sévit partout.L’Italie, l'Allemagne et, dans une certaine mesure, les Etats-Unis ont tourné la difficulté par la dictature.Mais la dictature est-elle une solution ou un expédient ?Une chose est sûre: c’est que nous ne sommes qu’au début de cette « adaptation ».f Le choix, à une très forte majorité, de M.Upton Sinclair comme candidat démocrate au poste de gouverneur de la Californie, embarrasse, dit-on, fortement M.Roosevelt et son administration.M.Sinclair, qui a tout simplement promis aux électeurs « la fin de la pauvreté en Californie ».prétend appliquer « un nouveau système de production où Wall Street n’aura aucune part » et où l’Etat, remettant en marche les entreprises arrêtées par suite de la crise, don-du travail à tous les chômeurs.Les l Mais lorsque, dès les premiers mois du régime, les étudiants réclamèrent à grands ; cris la transformation radicale des univer- , sites, la plupart d'entre eux avaient perdu : de vue les excellente, raison, que l’on eût ' “i71™3*3"1 8?u e le dr,01t de de" pu invoquer.Leurs revendications, loin interet,; ,1s reclament la semaine d’exiger un relèvement du niveau spirituel.de 30 Peures ,avec.1= maintien des salaires, se tenaient sur le plan purement politique."" minimum de salaire proportionne au tra-Et s’ils ne ,e lassaient pas d’injurier les te- v" * /integration de, ouvriers licences nant, de la «science objective ».ce n’était Cl '= du" tnbunal arb,t7al’ certes pas au nom d’une culture plus réelle , e P/sl en ooseve, a a or essaye et plus profonde.Au fond, il, affirmaient le”r e." deh°” du Ma,s Ce de la Jeune-Allemagne, ou tou e une gene- d-cidé à jr ct a n(>mmé une commission ration ,= ev.it, indignee, contre 1 elite de Mais l’arbitrage suffira-t-il ?We.mar et sa conception desinteressee de j, Mt .oindre que le problème écono- a vie spin ue e., , .mique ne prenne bientôt aux Etats-Unis des On proclama que 1 Univers,te était un allure, politique, dont les conséquences institut d education avant d etre une ecole peuvent être incalculables pour l’avenir de de science ou de formation intellectuelle ; ce gran M Roosevelt est parti du principe que losophe Heidegger un des plus grand, ,es difficultés qui tordaient le monde ne métaphysiciens de 1 Allemagne moderne, de- constituaient pas.à proprement parler, une clara,t, dan, son discours d installation au « crise ».mais une révolution.Il croit au rectorat de rribourg, que la «volonté de savoir » devait se confondre désormais avec « la volonté de remplir la mission historique du peuple allemand»; la vie spirituelle d'un peuple, ajoutait-il, a pour fin dernière la conservation des « forces de la Terre et du Sang ».L’étudiant d'aujourd’hui est fait pour servir et doit se plier à trois ordres de choses : à la communauté nationale, qui lui commande le « service du travail », à l’honneur et au destin de la nation parmi les autres nations, qui lui impose le « service" armé » ; et à la mission spirituelle du peuple allemand, qui lui dicte le « service de la ., , science».Ces trois commandements sont, ques> °eva^t lesquelles les etudiants selon Heidegger, de même valeur et de même es P'us fanatiques restent stupéfaits importance.“ " ct* bien souvent, découragés.On ne saurait plus nettement que ce ï nera marchandises ainsi fabriquées appartiendront aux ouvriers, qui les échangeront dans d:s entrepôts gouvernementaux contre des denrées alimentaires fournies par les agriculteurs en lieu et place des taxes qu’ils ne peuvent plus acquitter.Si ce n’est pas le communisme pur, cela y ressemble terriblement, et on conçoit que les "mocrates orthodoxes trouvent que M.Sinclair va un peu loin.Son succès, au moins provisoire, est un nouveau témoignage de la force du mouvement qui entraîne beaucoup d'intellectuels dans une voie où il eût semblé impossible, il y a seulement quelques années, qu’aucun Américain pût jamais s’engager.Une revue de New-York, le New Outlook, nous apporte, dans un de ses derniers numéros, sous la signature de M.Martin Sommers, de curieux détails sur les progrès des idées communistes aux Etats-Unis.L'au- com- ! Le régime de Weimar vint aggraver cette crise en faisant des études ¦ supérieures la meilleure voie d’ascension sur l'échelle sociale.D'où ces foules d'étudiants sans vocation ni curiosité intellectuelle, qui conquéraient leurs grades à force de labeur et d-nt la masse même réduisait leurs maîtres au rang de machinés à examens.Abaissement du niveau chez les élèves comme chez les professeurs, tel fut le résultat.A cela s’ajoutait le conflit des générations qui, parvenu à sa forme aiguë, déclencha le succès du nazisme chez les jeunes ; le désir de briser les conventions bourgeoises et de dépasser une morale du profit personnel, le besoin de vie commune et d’enthousiasmes collectifs — bref, tout ce qui s'exprimait déjà dans la Jugendbeuie-gung — étaient restés incompris de la plupart des professeurs.Trônant à des hauteurs de prestige où seuls ils parvenaient depuis l’écroulement de l'armée et l’effacement de la noblesse, convaincus qu'ils étaient les prêtres sacrés de la nation, ils ne surent pas s’apercevoir que leurs auditeurs étaient travaillés par le doute, l’anxiété et la révolte intérieure.* Le désir d’une science moins gratuite et qui s'adressât plus directement à l’être humain parut simplement sacrilège à l’ancienne génération ; et au lieu de collaborer à une revision des valeurs, les maîtres laissèrent la jeunesse se détacher d'une culture qui lui semblait sans vie, et tomber dans les erreurs les plus grossières.L’on vit d’ailleurs des professeurs se mettre à la remorque de leur» élèves, exagérer leurs affirmations et se conquérir ainsi une facile po- J.DELEBECQUE A l'encontre des procèdes ordinaires, le Daman M'utilise pas le bitume comme liant de masse, mal» sert de lubrifiant au melange et permet aux matériaux utilisés de se maintenir dans la position recherchée.M (r-l) leur se refuse à faire état des exemples trop connus de MM.Corliss Lamont, fils de Ch.W.Lamont, l'associé de la banque Morgan, et Alfred Bingham, fils de Hiram Bingham, ex-sénateur républicain de Connecticut, récemment arrêtes (le second a même été condamné à un mois de prison) pour avoir participé à une manifestation révolutionnaire où a été pillé un magasin de Jersey City.Ces jeunes capitalistes ne sont peut-être, en effet, que des snobs assoiffés de réclame.Nous avons vu des cas semblables en Angleterre et chez nous.M.P.Crosbie, citoyen de New-York, « courtier d’assurances, bon époux, bon père et patriote ayant fait ses preuves », lui paraît plus digne de retenir l’attention.M.Crosbie, fils d'un pasteur du Wisconsin, gradué de l’université d'Harvard, où il fut le condisciple du président Roosevelt, qui débuta dans l'agriculture et entra ensuite dans les affaires à New-York, s’engagea au moment de la guerre, bien qu’âgé de 36 ans et déjà père de cinq enfants.Il se distingua à Saint-Michel et dans l’Argonne et, la paix signée, reprit l'exercice.de sa profession.II >" acquit une aisance « modérée mais substantielle ».Propriétaire d’une jolie maison de campagne, partageant ses loisirs entre le golf, le bridge et la pêche à la truite, membre actif de Y American Legion et de diverses oeuvres d’éducation et d’assistance, M.Crosbie incarnait la dévotion aux principes de l’américanisme « tel que fe célèbrent républicains et démocrates dans leurs discours du 4 juillet ».Comment et pourquoi ce bourgeois-type, ayant atteint l’âge de 53 ans, où on est censé savoir ce qu’on fait, s'est-il enrôlé dans les rangs du communisme militant ?11 l’expliqué lui-même, asséz mal d’ailleurs.Ayant vaguement entrevu, au moment du krach de Wall Street, qu’il pouvait bien exister une relation entre l'économique et le politiqué, il commença à s’intéresser aux affaires publiques.Le programme Roosevelt 1 avait séduit tout d’abord.Mais il ne tarda pas à voir en lui un instrument propre « à fortifier là puissance du capital aux dépens de la grande majorité des producteurs et consommateurs ».Dégoûté des deux partis, républicain et démocrate, il examina le programme socialiste, pour se convaincre qu'il n y avait en lui « aucun espoir de vitalité ».C'est alors que M.Crosbie, ayant visité par hasard une organisation communiste, feçut une illumination soudaine.Lui vint-*lle par le canal « d’une jeune femme attachée au bureau d’informations qui consentit à lui recommander certaines lectures »?On est parfois sensible à cè genre d’intermédiaire, même à .53 ans.Mais nous ne sommes pas renseignés à cet égard.Mettons que la conversion de M.Crosbie soit due à un effet de la grâce et inclinons-nous.Parmi la famille et les amis du néophyte, on note des réactions différentes.Son frère l’a vivement engagé à se faire examiner au Centre dés affections mentales.Un * grand éducateur », au contraire, un homme « dont le nom est connu dans toutes les universités du monde » l’a chaudement félicité en 1 assurant de son respect.Un autre, un homme d’affaires éminent, lui a déclaré que, lui aussi, voudrait bien voir clair, car temps allaient changer sûrement », C est précisément la conviction du camarade Crosbie.Il est persuadé qu’en entrant dans lé mouvement communiste, il travaille pour 1 avenir de scs enfants et de tendants, à qui il indique le soleil levant.Et ses enfants ne demanderaient probablement qu’à le croire.C’est ce qui est grave.,r> *• le nombre des Crosbies quinquagénaires est relativement négligeable, celui des jeunes communistes élevés dans les écoles publiques et privées des Etats-Unis devrait, nous dit M.Sommers, inquiéter sérieusement Cs, chefs démocrates ou républicains.Les optimistes l’évaluent à 150,000, les pessimistes à 250,000.Le progrès de la National j ludent League sont considérables, spécia-lemént parmi les étudiants nègres du Sud.Le centre de la mode italienne y métaphysicien mettre l'esprit dans la dépendance de données terrestres ; la lutte est ouverte ici, non seulement contre la science « étrangère à la vie », mais contre toute indépendance de la pensée et toute ambition de progrès personnel.La vie de l’esprit, étatisée et soumise au contrôle des puissants du jour, n'est plus considérée que comme un instrument de pouvoir pour la nation.Et les réformes accomplies selon cetet conception ne pouvaient aboutir qu’aux conséquences, navrantes ou comi- Au cours de ces dernières années, l’Italie a accompli un grand effort pour se rendre, en tous domaines, indépendante de l'étranger.On essaye en particulier de faire de 1 urin, le centre de la mode et du commerce de luxe, un centre d’une élégance féminine purement italienne et qui devrait évincer Paris, dit le correspondant du Temps.Cette année aura lieu, pour la quatrième fois, l’exposition nationale de la mode, du 22 septembre au 7 octobre.A côté des maisons de mode, des maisons productrices de tissus prendront part à l’éxpô-i sition, continuant ainsi une campagne engagée en avril pour faire connaître la production nationale italienne de la soie.On verra également une exposition de dessins et de modèles choisis parmi les meilleurs de ceux que'réunirent différents concours nationaux : chaque jour, dès défilés de mannequins permettront au public de juger et d’apprécier les formes nouvelles des vêtements.! ; Un effort spécial sera accompli pour mettre en valeur la production nationale des vêtements de sport d’hiver et celle des articles de fourrure.Des manifestations théâtrales et musicales encadreront cette exposition.N ' h On dira que la crise américaine est due au fait que le président Roosevelt a « manipulé » le dollar.Je veux bien.Il y a certainement du vrai dans ce jugement.Mais la véritable raison n'est pas là.Elle est bien plus profonde, et malheureusement aussi, bien plus grave.Nous avons essayé d’indiquer pourquoi.i ï na- (.i A % Albert BEGUIN 4: Wladimir d’ORMESSON l w if; WM K r 1 : I - I y ' i 3s ?S M S La longévité des juges britanniques I il ### I à La magistrature britannique est le corps social qui atteint, en Angleterre, la plus grande longévité.On ne compte pas moins, en effet, de dix-huit juges en activité ou à la retraite, qui, appartenant aux degrés suprêmes de la hiérarchie, sont âgés de plus de 70 ans.Il y a quelques jours, Lord Scrutton mourait à l’âge de 78 ans, et l’un de ses collègues, sir Horace Avory, est encore en activité de service à 83 ans.Le doyen des magistrats anglais.Lord Trevethin, qui porte allègrement ses 91 ans et n’est à la retraite que depuis quelques années, n’a pas craint d’assumer, dans sa 78e année, là charge dé Lord Chief Justice, un poste analogue à celui de premier président de la Cour dé cassation en France.Il monte encore à cheval et participé à des manifestations sportives.-'A/ •V-î- ' a X 3 CIGARETTES s.if : m % m SWEET CAPORAL a m SS m, m 1 ¦F.F ?i V‘, m L’approbation publique est la seule règle valable d’après laquelle sé puissent mesurer les mérites d’une cigarette! Et quand le public fait à une cigarette l’accueil enthousiaste qu’a réçu la Sweet Caporal, vous pouvez avoir la certitude que cétte cigarette possède quelque chose que les autres n’ont pas.Si ¦ m m i m I vSvy^i'v m ;••.¦: B s /L , ;i'£ ' La liberté de la pressé V mm, x>; >: m A la conférence de l’institut des journalistes tenue récemment à Blackpool (Angleterre), le président, M.Henri J.Whitlock, a plaidé en faveur de la liberté de la presse et a dénoncé la censure à laquelle sont soumis les deux tiers de la population mondiale.La question de la liberté de la presse, a-t-il déclaré notamment, se présente aujourd'hui sous une forme à la fois nouvelle ct grave.Le fait que les deux tiers de la population du globe sont soumis à la censure doit susciter dans un pays libre comme le nôtre les plus graves appréhensions.La presse du monde entier doit être absolument libre, libre d’exposer au lecteur de façon correcte et impartiale les événements du jour.La censure ne peut avoir qu’un seul résultat : exposer les nations aux pires malentendus.?P 'ùl: '0# a \ « les I U I ses des- # % V 8 is K \ » m t 0."La forme la plus pure sous laquelle le tabac oeut être fumé" % \ V 0 I JÇancet > COLLECTIONNEZ LES "MAINS DE POKER" M •c m L'Imprimerie de la Pairie èxécute let travaux les plus difficiles.Demandez nos prix.Tél.! LA S12L t V ' (r> IWI i —nui m mi————mmmttmrnmmm——i—— ‘ ’¦««m'SW ta -uvetffl jna.ne efioi t miféWÈÊjÊÊÈÊ J - « i J Ai Ê .a ¦ ¦ ¦ .#.mamm i m i # lînsJOTr H L'ORDRE — Montréal, lundi 24 septembre 1934 4 L'OPÉRA Deux pionniers de la Nouvelle France : De Monts et Poutrincourt LIVRES NOUVEAUX La Tosca rue Saint-Sévérin et du Panthéon, dans la mêlée des émeutiers et des gardes mobiles, le jeune Sardou courant au long des maisons démolies, entre les bivouacs de la ligne et les charrettes des cadavres, une description poignante de la grande ville secouée par la fièvre révolutionnaire.Enfin, l’appel de la vocation et la lutte avec le père Sardou, qui espérait trouver dans son fils un assistant pour ses travaux de grammairien et de professeur, et qui voue la scène, ses auteurs et ses acteurs aux dieux infernaux ; le départ de la maison familiale avec une pièce de vingt francs pour tout viatique ; les premiers essais dramatiques, les luttes avec la misère, les espoirs promis par Rachel, idole de Paris et reine du théâtre les déceptions et toujours contre vents et marées, les sursauts d'une volonté qui veut le succès, la conjonction du jeune inconnu qu’habite le démon du théâtre avec l'admirable Décret, avec Mélin-gue, le grand acteur romantique ; les premiers triomphes : Les Pattes de Mouche.Nos Intimes.La Famille Be* noiton.la célébrité et la fortune après tant d’années de bataille et d’heures de détresse.Des souvenirs sur la guerre de 1870, un journal du siège de Paris, des récits de la Commune, enfin, la rencontre avec celle qui hérite de la gloire de Rachel et dont le nom désormais reste inséparable de celui de Sardou, la grande Sarah, les soirées délirnates de Théodora et de La Tosca.Réjane et Madame Sans-Gêne.I.— Perkane, le démon de la nuit.Edouard Letail- roman, par LEUR.II, — Les papiers de Victorien Sardou.Notes et Souvenirs par Georges Mouly.Comme on pouvait le prévoir, la corn- ! d'assumer la lourde tâche de jouer Sam-pagnie San Carlo a relevé la qualité de son samedi soir; son peintre de vendredi ses spectacles au niveau qu elle avait surpassa le don José de Carmen.Quant atteint avec Aida par l'interprétation à M.Mario X aile, il fut un baron Scarpia qu'elle a donnée de La Tosca vendredi d'une grande autorité et fit du deuxième acte, le plus important et le plus long de La Tosca, c’est un mélodrame, mais la pièce, le meilleur de la soirée, un mélo dont le premier traitement dra- Un seul chœur, bien au point.Mise matique est de Sardou.C'est dire que, en scène soignée dans des décors d’une *-es Jésuites partirent d Honfleur sur un tout mélo qu'il est, il est fait de main de grande vérité.Le panorama de Rome bateau aux couleurs de la Marquise de maître.La transformation qu'il a subie vu de la tour du château des Anges, au Guercheville, comme, au siècle précédent, en passant du théâtre à l’opéra a quelque troisième acte, est véritablement celui François-Xavier, sur un navire de, Jean III, peu atténué ce qu’il y a de charge dans que l'on découvre de cet endroit, la cou- quittait Lisbonne pour conquérir 1 Inde.En-1 livre originale et, l'interprétation ly- pole de Saint-Pierre dominant le tout.core, avec François-Xavier, y avait-il un t ique aidant, on.oublie le caractère du y ellt j,jen quelques légers flotte- robber de soldats qui personnifiaient le poli- liirct que la musique ennoblit.Enno- „ients à l'orchestre, mais à peine percep- U9us l’humain; de même, sur le Jonas, il y Plissement tout relatif d'ailleurs, puisque tihlcs.sauf un arrêt qu'on devrait ne pas avalt des can.ons ct de k pacotille; tant il l'école italienne à laquelle on rattache sjgIlaler, car il était dû aux applaudisse- e$t vral que rien ne se fait chez les humains généralement Puccini prétendait faire, menls intempestifs du public.Au mo- I Par ,c double concours du Divers et du fous le nom de « vérisme », une sorte de ment 0(, y a Tosca retrouve Mario pri- Multiple, pour parler comme Aristote, pour naturalisme en musique.sonnier au château des Anges, une ne Pas dire des Contraires.C.ontiée a des interprètes qui aiment étreinte suit naturellement les premières l’effet et le recherchent, cette œuvre peut phrases que les amoureux échangent.1 61 3 et arriva à Port-Royal pour y prendre tomber dans la vulgarité.Confiée à des ' y cc moment les applaudissements fu- les PP.Biard et Massé, avant l’arrivée de interprètes de la qualité de ceux que la ; gèrent d’un coin de la salle avec si peu Poutrincourt qui n’avait pu partir qu’en mai.compagnie San Carlo nous présentait fpà propos que les acteurs en furent De là, il se rendit vers le Sud, sur un point vendredi soir, La 7 osca prend un tout troublés.Ils se ressaisirent cependant de la côte, à l’embouchure de la rivière de mitre caractère.Ainsi par la sobriété de ' aussîtôt, grâce à la présence d’esprit de J Pemtagoet ( aujourd'hui l’Etat du Maine), leur jeu, sobriété qui n excluait ni la Pcroni, le chef d’orchestre.Cela ne où la Saussaie et les Pères fondèrent Saint- force ni la passion, les artistes de M.gâta rien et ne mériterait pas d’être Sauveur.Gallo ont considérablement atténué le Jean de Biencourt, sieur de Poutrincourt IV I.— Edouard Lctailleur De l’union de Béra, fille d'un vieux guerrier suédois, et de Biorno, fils du roi de l’Upland, le plus beau des jeunes gens de la Suède, que la vengeance d'une marâtre experte aux pratiques de la magie a métamorphosé en ours noir, trois fils sont nés, dont l’un tient de son infortuné père le corps d'un ours surmonté d’une tête de loup.Féroce, assoiffé de sang, il est habité par 1 esprit de Satan.On l’appelle Pcrkane, le Démon de la Nuit.Par quel hasard ce fils des vieilles légendes Scandinaves est-il venu hanter en terre d’Auvergne le canton de Salers et les bois de Terre-fondre?Mystère ; mais les distances existent-elles pour les créatures du folklore ?Toujours est-il que de cette donnée fabuleuse M.Edouard Letail-leur a tiré le plus ingénieux des ro-et.dans le fantastique, le plus vraisemblable aussi.Autour d'un meurtre initial dont l'inexpliqué engendre une épouvante collective, il a su créer atmosphère d angoisse où des êtres se débattent aux prises avec l’invisible épouvante, faire se mouvoir dans les ténèbres des nuits tragiques d’hallucinantes silhouettes, Wahl, .l’idiot du village tourmenté, ct celui qui, sous la forme humaine, à peine humaine, est la cheville de la sombre intrigue, Surgères le fou, en qui se continue dans le présent l'antique légende nordique.Il faut signaler l’essor, ou plutôt le renouveau dont fait preuve en France depuis quelques années la littérature du fantastique.Dans le genre du « roman mystérieux » de très grands talents sont éclos et au premier rang de ceux-ci on doit, en bonne justice, placer M.Edouard Letailleur.Les Yeux du Masque, Un Crime en Sologne.La Peur qui rôde, il y a quelques mois Le Cimetière des Lépreux, Perkane aujourd'hui, ce sont là des œuvres d’une réussite parfaite, dont l’action est montée, puis conduite avec une telle habileté que l’invraisemblable y devient possible, réel, vivant, et qu'aux premières pages on se sent si tyen pris que lâcher le livre avant sa dernière page n'est vraiment plus possible.II.— Georges Mouly soir, au théâtre de Sa Majesté.(Revue des questions historiques de septembre 1934) sa troupe sur la ville, en criant: « Vive le Roy et Poutrincourt! » A la porte de la ville il aperçoit la compagnie de la Vieuville.Aussitôt il s’écrie: « Qui m'aime me suive! », et lâchant un coup de pistolet sur de cette compagnie, il ajoute: « Tue! Tue! » .Ledit capitaine La Salle riposte du même cri et il s’en suit une affreuse mêlée où Poutrincourt tomba avec une centaine de ses gens.Il était mort.Le vaillant chevalier et paladin, le grand Français qui rêvait de donner des royaumes neufs à son Souverain, meurt, frappé par des hommes de son parti.Aussi l'Histoire a-t-elle justement flétri La Vieuville qui, en 1623, était devenu surintendant des finances.Mais dix ans plus tard, une justice immanente le châtiait par les mains de Richelieu pour ses félonies et ses meurtres.Paris fut épouvanté à la nouvelle des atrocités de Méry.Le MERCURE avait crié au scandale.Les enfants de Poutrincourt ne se firent pas faute de propager la vérité.Ils élevèrent à Saint-Just un monument expiatoire en l’honneur de leur père, mort à 58 ans.La carrière du colonial Poutrincourt était finie.Ses fils continuèrent le commerce qui prenait des proportions plus grandes chaque année.La rivalité entre les armateurs rochclais, malouins et normands devint très vive et se traduisit finalement par une véritable guerre de course.Les cours d'amirauté curent à connaître de maints litiges: la Cour de La Rochelle condamnait les Normands; celle de Rouen frappait les Rochelais.Les archives des notaires renferment de nombreux le capitaine Le Jonas partit de Honfleur le 12mars tant mans signalé si cc n’était pour regretter cette Cette division des Français eut des suites caractère mélodramatique de I œuvre, ils intervention intempestive du public, ou tragiques.Le Jonas n’avait pas encore com-lui ont même donné un cachet de distinc- plutôt d’un certain public.plètement déchargé sa cargaison qu’il fut .Signalons, en terminant, l’excellente j attaqué à 1 improviste par un pirate Virginien, Musicalement ce fut de premier composition ,ye Vagcllt ,je police vil et Samuel Argall, capitaine d’origine galloise ordre.Trois be les voix dans les trois (,p M Francesco Curci et celle du i du navire The Treasurer, monté par 60 rôle» qui sont toute la piece.Trois belles gacrigtain ,]c Natale Cervi.Ce der- : hommes et 14 canons.Pendant l’opération voix, sures STELLA Demain, «Roméo et Juliette» et < Samson et Dalila », par Georges Langlois.Tou* le* noir* à 8 h.RO: DANS SA CANDEUR NAIVE.Comédie en 3 note* de Jacques Dcvnl, avec GERMAINE GIROUX et Jeun Ulveyrc.Matinees : mardi, jeudi et samedi.: Üf • rrr.r )• .A
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