Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
lundi 10 septembre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'ordre, 1934-09-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
-,:y .;.; gAK-i^WxSs* ^ •.-.< V,.tf v ^ "x>ïS"$$$?•**£¦¦ r*C&**£*"‘ "•'•'* *7* ^ .^ I # RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an 6 mois 3 mois I En ville, par la poste.Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 $3.25 Espagne .Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 $3.50 .$8.00 $4.25 $9.00 $4.75 $2.50 Administrateur PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction, .LUCIEN PARIZEAU *1.75 *1.85 *2.25 On est prié d'envoyer toute correspondance à la case 4018 de VHAtel des Postes en mentionnant sur l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Autres pays Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur, t OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable ati pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année—No 153 Le numéro: 5 sous Montréal, lundi 10 septembre 1934 M.Asselin et la Légion d’honneur La contribution fédérale La lutte des clans politiques en Australie Des indiscrets ou des officieux ayant livré à la presse la nouvelle de ma démission de la Légion d’honneur, affaire personnelle à laquelle j’entendais ne donner aucun éclat, les lecteurs de I’Ordre atten- mot d’explica- Flandin télégraphiait au maire de Montréal : C’est avec un intérêt particulier que l’on attend les résultats des élections fédérales australiennes du 15 septembre.Non, certes, que la campagne électorale actuelle diffère en quoi que ce soit des précédentes, mais il y a cette fois quelque chose de plus dans ces élections.I! ne s’agit plus d’un simple changement de parti au pouvoir ou d’une banale confirmation du gouvernement actuel.Il s’agit de savoir si les partis d'ordre parviendront à écarter les extrémistes de toutes saires de la création d’industries « artificielles » dans un pays qui manque de certaines matières premières et surtout d’un marché suffisant.Les éleveurs, les cultivateurs.grands ou petits, sont maintenant agrariens.ainsi que les propriétaires moyens, les commerçants, et en général ce que l’on pourrait appeler l’élite du pays.Ils forment l’élément stabilisateur par excellence.Leur chef, M.Page Croft, passe pour un homme prudent et averti, qui ne donne pas dans les utopies à la mode.Parti Uni et Agrariens ne représentent que deux partis.Il y en a trois autres, qui eux, sont à gauche.Non pas une gauche modérée, simplement progressiste, mais une gauche activiste, anti-démocratique, doctrinaire, soucieuse d’action directe, radicale.Le premier groupe, celui de l’ex-premier-ministre Scullin, représente les travaillistes bolchevisants dont M.Lang est le chef indiscuté.On se rappelle trop bien « l’expérience » Lang dans le domaine provincial pour conserver l’ombre d’un doute sur la politique qu’il suivrait en cas de victoire.Il commencerait par procéder à la répudiation des dettes, à la nationalisation de toutes les richesses naturelles, des banques, de l’industrie, du commerce, des terres, et il terminerait par quelque expérience du même goût, dans le domaine social.En deux mots, il ferait du bolchevisme.Enfin, cinquième parti î celui de C.H.Douglas, des technocrates économiques qui laisseraient loin derrière eux tous les bolchevisants et même tous les bolchevistes.Pour le moment, ces trois partis de gauche semblent irrémédiablement opposés les uns aux autres.Mais il n’y aurait rien d’étonnant qu’à la onzième heure ils fissent cause commune pour balayer les deux groupes de droite.Un cartel des gauches en Australie aurait de grandes chances de remporter la victoire, quitte ensuite à se disloquer lorsqu’il s’agirait de mettre en pratique des théories gouvernementales opposées.Il ne pourrait en résulter que le chaos.Souhaitons que les éléments d’ordre remportent la victoire, car si les extrémistes arrivaient au pouvoir ils démoliraient non .seulement l’Australie, mais ils compromet-' traient gravement l’unité de l’Empire britannique.Le gouvernement fédéral ne contribuera guère pour plus de $600,000 par mois au fonds d’assistance aux chômeurs de la province de Québec, suivant une déclaration de M.Taschereau à la presse.Or la seule Commission du chômage de Montréal vient de présenter au Conseil municipal une estimation de $1,167,000 pour le mois de septembre.Il faut retrancher de cette somme $50,000 environ de frais d’administration à la charge de la Ville.Sous l’ancienne politique de M.Bennett, la part du gouvernement fédéral s’élèverait à $375,000; quelle sera-t-elle maintenant ?Le Conseil municipal, cela va sans dire, acceptera les chiffres de la Commission du chômage; il serait d’ailleurs imprudent et dans bien des cas injuste de réduire présentement les allocations de chômage.Le gouvernement provincial par-tagera-t-il de compte à demi avec Montréal le montant du « dole >, une fois retranchée la contribution fédérale ?Il est probable en effet que M.Taschereau se ralliera à cette politique, plus juste que celle qui consisterait à laisser la Ville se débrouiller toute seule avec un subside fédéral diminué et des finances dans le marasme.L’assistance aux chômeurs relève soit du gouvernement fédéral, maître de la législation commerciale dans tout le pays et aussi des relations interprovinciales, soit des gouvernements provinciaux, auxquels la Constitution a confié la législation d’assistance publique; elle n’appartient pas aux municipalités qui pourtant, par suite de la mauvaise politique de M.Bennett, seront chargées de la majeure partie du < dole >.A la dernière session, le Cabinet fédéral a réparti le crédit extraordinaire de $40 millions entre les provinces propor- tionnellement à leur population.M.Bennett a adopté la même attitude dans la distribution des subsides aux provinces pour le maintien du < dole ».Une pareille politique, déjà fort discutable quand il s’agissait des travaux publics, est inadmissible dans la distribution des fonds d’assistance aux chômeurs.Le « dole » existe, et il est plus onéreux dans certaines provinces que dans d’autres.Pour être juste, le gouvernement fédéral aurait dû répartir sa contribution proportionnellement aux sommes réclamées par chacune des provinces.Cette manie des gouvernements fédéraux de toujours distribuer les subsides et les secours proportionnellement à la population est bien étrange : elle s’exerce constamment quand la province de Québec aurait droit à un supplément de crédits, et très rarement quand ce sont les provinces de l’Ouest qui y perdraient.Les quatre provinces de l’Ouest, qui ont trois ou quatre villes quelque peu industrialisées, émargeront pour $600,000 par mois au budget d’assistance aux chômeurs; Montréal a probablement plus de chômeurs que ces provinces réunies.Il ne faut pas oublier aussi les crédits spéciaux consentis à chacune des provinces de l’Ouest, au gré de M.Bennett.Les comparaisons de cette nature sont odieuses, paraît-il ; nous n’entendons point blâmer les provinces de l’Ouest d’avoir arraché de l’argent du gouvernement fédéral.La Confédération, chacun le sait, c’est la lutte des gouvernements provinciaux contre le gouvernement central.La contribution fédérale au « dole » est insuffisante dans la province de Québec, et nous le disons.Mais qu’importe au Cabinet Bennett et à nos trois représentants, MM.Duranleau, Sauvé et Dupré ?« La mission française Jacques Cartier se souviendra toujours de la grandiose réception que la municipalité et la population de Montréal lui ont faite.Veuillez être auprès de vos concitoyens l’interprète de notre gratitude éipue.» Cela aussi était très bien dit, mais on se demande qui, hormis M.Houde, avait pu faire à la France les menaces men- dent peut-être de moi un lion à ce sujet.J’ai adressé ma lettre de démission à la Grande Chancellerie le jour même que j’écrivais mon article sur « le cas de M.Houde ».îl ne m’appartient pas, du moins pour le présent, de la publier; je dirai seulement qu elle n’est pas forcément une protestation contre les dernières décorations, comme un journal mal renseigné l’a prétendu.J’aurais cru de mauvais goût de conserver la Légion d’honneur — que la France, après tout, m’avait accordée à titre purement gracieux — tout en critiquant la manière dont la délégation française aux fêtes du IVe Centenaire avait, sur l’avis de Canadiens, distribué cette décoration.Simple question de convenances.Le lendemain de l’envoi de cette lettre — dont je lui avais communiqué copie — la Légation de France à Ottawa, par un de ses attachés qui est un de mes vieux amis, me faisait savoir: !• nuances qui ont presque ruiné le pays par leurs folles expériences.Il y a la réaction d’un pays jeune, en voie de formation, contre la tyrannie des partis purement politiques.L’Australie va livrer une bataille qui décidera de son sort pour plusieurs années.Si le chef de la fraction socialiste-bolche-visante, M.Lang, arrive au pouvoir, on peut être certain qu’il fera, selon son ex-« une omelette » de toutes les ins- tionnées la veille.Quant à moi, gallophile autant par conviction que par tempérament, si ma démission de la Légion d’honneur est une protestation, cette protestation s’adresse non pas à la Françe mais à l’espèce de trust qui s’est formé au Canada pour la distribution des décorations de pression, titubons existantes.Cette phrase rend très exactement la pensée des extrémistes australiens qui ne peuvent vivre que par la lutte de classes et qui ne recherchent que l’instauration de la dictature du prolétariat.Les agents de Moscou ont été très actifs en Australie depuis plusieurs années, où ils ont trouvé dans les milieux politiques corrompus toutes les complicités conscientes ou inconscientes qu’ils pouvaient souhaiter.Le parti actuellement au pouvoir, le Parti Uni, de M.Lyons, est analogue à la coalition qui gouverne en Angleterre.Il représente des intérêts divergents mais qui ont fait cause commune contre les socialistes de gauche.Le Parti Uni compte un nombre considérable de socialistes convertis.Il est relativement protectionniste.Comme il peut avoir besoin de l’aide du parti agrarien, il ne se prononce pas définitivement sur la question des tarifs douaniers.Il a quelques chances de conserver le pouvoir, mais sa politique future sera certainement très différente de ce qu’elle a été depuis le renversement de Scullin.Les agrariens qui représentent en définitive l’ossature de la nation ont gagné du terrain, paraît-il, car il y a bon nombre de gens effrayés par la menace bolcheviste et d’ailleurs dégoûtés du socialisme sous n’importe quelle forme.-Les agrariens sont modérés, comme tout groupe réellement « utile », ils professent l'orthodoxie économique, ils sont partisans de tarifs fiscaux et non protecteurs, ils sont les adver- ce pays et qui — le cas de l’abbé Gronlx, celui du Frère Marie-Victorin, celui du docteur Léo Pariscau, en font foi — ne tient compte des valeurs intellectuelles qu’en tant qu elles s’allient à quelque qualité officielle.J’écrivais il y a dix ans, pour expliquer que je ne portasse pas ma Légion d’honneur: « Tant de gens l’ont eue qui ne l’avaient pas gagnée et tant d’autres l’ont gagnée qui ne l’ont pas eue, que de toute façon il y a lieu d’etre modeste.» Même si je n’avais pas démissionné, ce n’est pas la dernière promotion qui m’aurait fait changer d’avis.Lespérancc, Rainville, Huntley Drummond, Cordeau, Paul Lacoste, Colby: autant d’amis des sénateurs Dan-durand et Beaubien, sans doute, mais en est-il un seul sur la liste dont on ne se demande pourquoi il est nommé ?A mon humble avis, les conseillers canadiens de la France officielle de-vrai^nt vpir Ajce gjie, ,guap4 un C^padien de langue française est décoré par cè pays, personne, dans le Canada français, ne soit obligé de se demander pourquoi.Ie Que le maire de Trois-Rivières, M.Robichon, n’avait pas été décoré; 2° Qu’à l’exception de celles du cardinal Villeneuve et du sénateur Lespérancc, les décorations conférées par la délégation française ne l’avaient pas été au sujet du Quatrième Centenaire, mais qu elles étaient recommandées depuis longtemps.Ces déclarations ne changent malheureusement rien au fond de la question.Les chefs de la délégation française, MM.Flandin et Charléty, qui n’avaient pas cru devoir prepdrepart au déjeuner-de la Ville, déclaraient jeudi, en route pour New-York, que la France « n’accorde pas de décorations sous le coup de menaces », et c’était très bien dit.Le lendemain M.DoBard DANSEREAU La conversion du Huron E HURON se souvient de Màlvern ' comme d'une ville anglaise pleine de charme et de beautés architecturales.Il ignorait, jusqu'à ces derniers jours, quelle contint d'autres beautés moins artificielles, comme celles que ion peut contempler en se rendant au camp nudiste, sis quelque part dans les environs.Aussi a-t-il lu avec le plus grand intérêt un article sur le camp de Malvern, lieu de délices s’il en est.au dire de la secrétaire de l'Association nudiste du Middland, la belle et douce et blonde Miss Joan McLeod.Ainsi donc, les Faces Pâles du pays puritain reviennent ou plutôt en viennent aux habitudes huronnes d'il y a quelques siècles ! Mais alors pourquoi les Visages Pâles persécutent-ils les Doukhobors ?Parce qu'ils professent le nudisme ?Parce qu'ils suscitent des jalousies ?Ou bien parce que les Sachems Pâles convoitent leurs biens ?Le Huron ne se prononce pas sur la question.Ce ne sont pas les Doukhobors qui l'intéressent, ce sont les nudistes de Malvern et (que Dieu le lui pardonne!) les demoiselles court-vêtues.Le Huron naturellement, s'est converti à la philosophie du nudisme, non à cause des déclarations charmantes de Joan McLeod (qui pour la circonstance portait quelque chose de plus qu'une simple feuille de vigne), ni pour les mots d'esprit de son « interviewer », ni pour des considérations personnelles, mais simplement par la grâce du Ciel huron, après avoir contemplé quelques instants le « neveu de mon oncle » trottinant dans la rue, l'air intelligent, affairé, supérieur, vêtu d’un habit à basques, de retour de son exhibition où vous savez.Depuis ce jour, depuis cette heure, le Huron a senti qu'il ne pourrait jamais plus être attiré par V « académie » .masculine, même parfaitement belle.Le souvenir du « neveu de mon oncle » même habillé, lui fait préférer la vue d'un macaque même nu et.à plus forte raison, celle de jolies femmes.Simple question d'esthétique, et honni soit qui mal y pense.nom d'un chien ! Le Huron est devenu nudiste et il va faire du prosélytisme (1).Il commence en vous donnant quelques détails affriolants sur le mouvement nudiste en Angleterre et sur le camp de Malvern, en particulier.Il espère que d'ici trois mois vous serez tous convertis et que sitôt l'hiver passé vous enlèverez vos manteaux.et le reste.qui ne l’intéresse pas.Toujours parlant chiffres, le Huron vous dira qu'en ce qui concerne le Middland.le plus jeune membre est âgé d'un an et vient de quitter sa sucette, que le plus vieux a soixante-dix-neuf ans, et qu'il la reprend.Le Huron vous dira également que depuis l’avènement du régime hitlérien, le nudisme est en régression en Allemagne au profit des enfants spirituels de Roehm et de, tandis qu’il est en progression marquée en Angleterre.Cela vous montre bien la différence d'esprit des deux peuples.Mais passons.« Le nudisme, dit Joan McLeod, est un état d'esprit.» Elle aurait bien pu ajouter que c'est aussi un état de nature.Mais comme la blonde Joan est sérieuse, elle prend le nudisme au sérieux, et le Huron aussi.Mais Joan n'est pas dénuée de tout sens de l'humour, puisqu'elle déclare qu’il est ridicule de chercher à voir le mal là où il n’est pas.Elle n'a pas remonté jusqu'au temps de la bonne reine Betty, époque bénie entre toutes, disent les historiens, où l’on se baignait dans le costume du Père Adam et de la Mère Eve.et où personne (chose plus extraordinaire) ne regardait son voisin ou sa voisine.Joan s'est contentée de parler de l'époque actuelle, qui est en définitive la seule qui nous intéresse.La sympathique secrétaire de l'Association nudiste du Middland a déclaré que le camp offre tout le confort moderne, et que l'on s'y amuse honnêtement.Il existe dans cét Eden un corps de ballet, composé de 50 danseuses, qui certainement ne dansent pas au son du jazz.Les jeunes filles n'ont pas besoin d’être chaperonnées pour entrer dans le camp, ni les dames d'âge plus mur, ni les jeunes hommes, mais les hommes mariés ne peuvent s'y rendre ept'accompagnés de leurs légitimes.C'est que les hommes mariés ne sont, parait-il, pas toujours sérieux ; il a fallu, dans le passé, en expulser un certain nombre.Le nudisme même « intégral » est encore relatif.Les membres de l'association peuvent se vêtir en cas de besoin.et (réjouissez-vous avec le Huron) le service de table est assuré par des domestiques entièrement vêtus.Il est bien évident que ce n’est pas dans le monde des garçons de salles ou des serveuses que se développe la pure « philosophie » du nudisme.C'est très compréhensible.Mais le contraire ne serait peut-être pas désagréable, et si le Huron était servi dans son restaurant habituel par des demoiselles ayant fait un stage dans l'ile du Roi Pausole, il siroterait son café avec peut-être plus de plaisir — plaisir spirituel, esthétique, bien entendu.Vous allez dire qu'il y a quelque chose de choquant à se faire servir par un domestique vêtu, dans un camp de nudiste.Le Huron ne partage pas tre avis sur ce point.D'ailleurs, comme le dit la jolie Joan, on ne se rend pas dans un camp de nudistes pour soupeser du regard l'anatomie de sa voi-sine.~ pu de.son voisin.On y va pour L t * M- André BOWMAN Ofivar ASSEL1N des raisons purement hygiéniques.Ergo.Et puis, il doit suffire de contempler pendant quarante-huit heures la bidoche de certains de nos contemporains pour perdre toute envie d'insister davantage.Tous les hommes ne sont pas adonisiaques, ni les femmes des Vénus Anadyomène.ni même des Vénus de M.Milo (Fernandas dixit).C'est pourquoi les stars de Hollywood ne sauraient que faire dans un milieu pareil.Le sex-appeal en est banni ipso facto ; c’est du moins ce que prétend la blonde ]oan.Le Huron vous dira par expérience qu'une quelconque Orberose.même mal fagotée, vous remuera plus facilement qu'un corps sans voiles.¥ La douane sur les vins d’un autre côté, romancer outre mesure, désireux que j étais de renseigner le lecteur avec assez d’exactitude sans trop l’ennuyer.Ce dernier souci m’a fait rechercher l’anecdote caractéristique, dans les récits des campagnes militaires.J’ai serré mon sujet de plus près, pour l’aventure louisianaise, parce que cette partie de la vie de mon héros est moins connue du lecteur moyen.L’Ordre que je lis toujours avec grand intérêt, publie une chronique des livres fort utile.Je saisis l’occasion de vous en féliciter.t » Quelle infamie! En route pour Genève, M.Bennett a conféré, à Paris, avec le ministre du Commerce français, M.Lamoureux.Aucun communiqué n’a été envoyé à la presse au sujet de cet entretien ; on croit cependant qu’il a été question d’une entente commerciale par laquelle les vins français bénéficieraient d’un tarif privilégié à la douane canadienne, et qu’en échange le gouvernement français lèverait l’embargo sur notre blé.Les agents du gouvernement canadien continuent les négociations commencées par M.Bennett.Les accords d’Ottawa et l'impérialisme économique qui s’ensuivit ont diminué considérablement la valeur de nos échanges avec la France.Par la grâce du gouvernement fédéral, nous avons goûté des « Bourgognes » australiens et sud-africains ; ceux qui s’y connaissent prétendent qu’ils sont détestables.La mévente du blé force notre premier-ministre à traiter avec la France.Si, pour/ la même raison, le gouvernement canadien négociait des traités de commerce avec quelques pays de façon à nous créer des débouchés en Europe, nous aurions presque le droit de nous réjouir de la mévente du blé.L’abolition de la lo*i Volstead aux Etats-Unis facilite la contrebande de l’alcool au Canada.Il n'y a qu’un moyen efficace d’empêcher un commerce immoral qui peut aboutir aux excès du « gangstérisme » en notre pays, c'est de laisser entrer l’alcool et le vin moyennant un tarif raisonnable.Les déclamations des vieilles filles puritaines et des sociétés de tempérance ont coûté cher aux Etats-Unis ; notre gouvernement fédéral; encore sous le joug des énergumènes, devrait profiter de l’expérience américaine, et assurer une plus grande liberté du commerce de l’alcool.— D.D.Les conservateurs canadiens-français ont avalé le bill de la monnaie bilingue tel qu’il a été présenté par le Cabinet Bennett; le sort des fonctionnaires canadiens-français ne les intéresse guère ; ils ont consenti au morcellement injuste des comtés de la province de Québec ; ils restent impavides devant le mépris affiché à l’égard ' des privilèges des Canadiens-Français aux Communes, et ils font mine de croire que la province de Québec reçoit une portion convenable' des crédits fédéraux.Il est une chose qu’ils ne peuvent tolérer, et ils vont saisir incontinent MM.Sauvé et Duranleau de leurs plaintes à ce sujet : trois libéraux notoires, MM.DeCelles, Chenier et Legault, ont été nommés officiers-rapporteurs pour la prochaine élection fédérale, et ces nominations ont été faites au détriment des conservateurs bien-pensants de Montréal.Un officier-rapporteur habile peut gagner jusqu’à $1,500 au cours de l'élection.On conçoit alors l’indignation des conservateurs de Montréal contre MM.Duranleau et Sauvé qui, soit négligence, soit respect pour M.Bennett, ont laissé passer une telle infamie.Nous espérons que justice sera rendue sans tarder aux protestataires.Par définition le parti conservateur est celui de la tradition ; or de temps immémorial les élections sont faites, dans chaque comté, sous l’habile direction d’un partisan du gouvernement sortant de charge.Messieurs Duranleau et Sauvé, vous ne pouvez rompre une aussi auguste tradition, également respectée par les libéraux et les conservateurs.L’assemblée des protestataires aura lieu à l’hôtel de la Place Viger, lundi soir ; souhaitons que les délibérations seront publiques et que les journaux nous en feront un rapport exact : « il faut rire avant de mourir de peur de mourir avant d’avoir ri », disait La Bruyère.— D.D.1 Pierre DAVIAULT * Et si vous ne le croyez que vous êtes le dernier des un Iroquois, ou un membre du comité dont fait partie le « neveu de mon oncle », ou encore quelque vieux gâteux de la Société des Nations.pas, c'est Mohicans.1 3ÊCb06 A bomi nations • Depuis si longtemps qu’on entendait parler du Normandie, du Bretagne, du Jeanne d’Arc et du Ville d'Ÿs, c’est un vrai soulagement que de lire la circulaire où le ministre de la marine française, M.Pietri, rappelle à ses compatriotes, touchant le genre des noms de navires, les lois éternelles du bon sens français.On dira désormais, « la Ville d’Ys », « la Jeanne d’Arc », sans s’occuper de savoir si ces bateaux sont des frégates, des flûtes, des croiseurs ou des cuirassés.A la bonne heure ! Quand il y aura dans le journalisme une, autorité équivalente à celle du ministre dans la marine, les journalistes qui parlent du « Le Figaro » seront exclus de la profession et renvoyés à l’ « école du rang ».Mais pourquoi diable, en attendant, ces fautes ne sont-elles pas signalées aux élèves de nos écoles secondaires comme de pures abominations ?— Ol.A.Mary Pickford au Congrès ?Le HURON Un ami de l’ÜRDRE qui s’intéresse particulièrement au succès de notre journal faisait dernièrement son tour de Gaspésie.Il regrette comme beaucoup d’autres de n’avoir pu boire qu’en contravention, partout à l’est de la Rivière-du-Loup.Il n’-n a pas moins remarqué à toutes ses étapes que le touriste avait sa provision de gin de Kuyper, boisson favorite de l’excursionniste à.cause de ses qualités et de son bon marché.?I (r) Épingles de sûreté germaniques t Une des grandes préoccupations de M.Rosenberg et de son entourage est de prouver que les anciens Germains n’étaient nullement des barbares, mais un véirtable « Kulturvolk », un peuple hautement civilisé, qui ne le cédait en rien aux Romains et aux Orientaux sur le chapitre du raffinement.Ou plutôt, il ne le cédait très peu: on vient de découvrir de sûreté qui date de 1,400 ans avec J.-C.; celles que l’on a trouvées en Italie ne seraient, paraît-il, plus anciennes que d’un siècle.Cependant, le mot allemand qui désigne ces épingles ou broches.« Fibel », semble bien venir du latin « fibula ».On nous apprend aussi que les Germains faisaient un grand usage des anneaux de toute sorte, bagues, colliers, bracelets, de bronze, d’ambre et de verre ; ils en fabriquaient avec des coquillages, des dents, des cailloux de diverses couleurs.Ces vieux Germains étaient donc fort coquets.Mais alors, pourquoi prêcher aujourd’hui aux Allemands, et surtout aux Allemandes, une simplicité Spartiate?, $ Le genièvre (gin) de Knyper fut le premier connu au Canada et il reste le favori de « nos gens »., C’est une boisson de gentleman, à prix populaire.• La bien-aimée du monde va-t-elle briguer les suffrages électoraux, elle à qui appartiennent tous les cœurs yartkees ?Il semble définitivement prouvé que celui de Douglas Fairbanks lui à échappé à jamais.« Doug » n’a-t-il pas été cité comme complice lors de l’action en divorce intentée par lord Ashley contre sa femme ?« Mary », de son côté, a demandé le divorce.Délaissée par l’amour et par le cinéma, elle va se lancer dans la politique.: 1 ¦ : (r-b) que de une épingle LA TRIBUNE DU LECTEUR Vocabulaire diplomatique -*- Le 7 septembre 1934.Les opérations diplomatiques, pour être accréditées auprès de l’opinion, par le canal des journaux, ont besoin d’une formule, d'apparence scientifique ou de résonance historique, qui leur donne du prestige.C’est ainsi que M.Léger, inspirateur de la politique pactomanc de M.Barthou, a trouvé, dit-on, une formule qui mérite fortune : il ne signe pas des traités, il forme « un holding politique ».C’est ainsi que vous apprendrez de la bouche du Huron qu'il existe actuellement 263,469, nudistes des deux sexes en Angleterre.Il s'agit, bien entendu, des nudistes enregistrés, de ceux et de celles qui ont consenti à entrer dans une association (« incorporée » ou « limitée », à votre choix).Les dons divinatoires du Huron ne vont pas jusqu'à pouvoir vous dire quel est le nombre même approximatif des nudistes « privés ».C'est d’ailleurs une chose ( i ) Le Huron, cela va sans dire, fait, de l’ironie.— NSl D., L.R, / il l < Cher monsieur.Vous avez donné à vos lecteurs, dans I’Ordre d’hier, un excellent résumé de mon livre, ou, plutôt, un fort bon aperçu de ce qu’on y peut trouver.Je vous en remercie très cordialement.N’étant pas historien de métier, je n’ai pas songé à faire un livre savant : le père Lejeune s’en était d’ail-lems.avisent^avoej-aisom Jct n’ai, pas voulu.Mais, voyons, en Californie 1 Elle a tâté, d’abord, de la littérature.On a pu lire dans certaines revues des articles signés d’elle d’un ton puéril et philosophique.Au Congrès de Washington, on assure que la jolie artiste aspire à y trouver un siège.Dans quel Etat se présenterait-elle ?.X vo- Le mot est amusant, la chose est moins drôle.On sait à quoi ont abouti les holdings financiers, pratiqués aux Etats-.Unis.I J Ü UL— -T.-/, , V" ,'.-, - - ' ' " r- r.r.-,r: T-s"-.'.-;.' : - .• .•; v- L’ORDRE — Montreal, lundi 10 septembre 1934 _ -== I c’est plus douteux.La dette extérieure — elle est de 16 millions de dollars pour un O ! Haïti libre REVUE DE LA PRESSE CANADIENNE budget qui s'élève à 8 millions environ — et la dette intérieure se sont accrues l’une et l’autre.Nous savons bien qu'aujourd’hui personne, petits et grands, si peu.11 n’en reste pas moins que l’assainissement financier qu'annonçaient les Américains est resté à l'Etat de promesse.Que ce soit pour une raison ou pour autre, plus les années ont passé, plus les Haïtien» se sont montrés impatients de l’occupation étrangère.En 1929, une révolte des planteurs a été durement réprimée par les troupes de marine.Commission d’enquête, de détail (en 1930, le droit de le président a été transféré du peuple) ont été impuis- ( D’un journal français) trouble pour ne se tradlcfion.M.Houde tait de l’antinomie ! semble-t-il.ce qui est survenu dans le cas comme M.Jourdain faisait de la prose: sans ; du charbon.le savoir.Le crédit du gouvernement I L’existence d’un trust de l'essence est comme le crédit, d’un particulier repose sur .Indéniable.Et dans notre province, ce trust élégants petits paragraphes sur les voyages la confiance do l'épargne, c’est-à-dire, en ! semble pressurer le consommateur plus que de notre premier-ministre.11 ne voit pas définitive, sur la banque, dépositaire de partout ailleurs.11 est du moins permis de bien pou«,uoi M.«lté « WJ.U ! “KSto ÊÎ?,°”Ûn“«"SÏS Europe ou rien ne semble exiger sa pre pjxNCE, PAS DE CREDIT.Par consé- ; tiers de plus qu en Ontario, sence, alors que tout devrait le reteni- au quent, s’il est vrai, comme l'assure M.j 11 serait immoral quo l’autorité compé- Canada.Le départ de M.Bennett intrigue Houde, que la finance a moins confiance tente continuât plus longtemps do nous «r-t-i pi» i= w.«kux n,n.le crédit de Montréal est moins bon.tels abus.Denault suggère que l'ou remplace Ici mot « Spencerwood » par celui de « Manoir Jacques-Cartier* pour désigner la résidence de notre lieutenant-gouverneur.A l’occasion du passage des délégués français dans cette province, nos hommes publics ont prononcé des discours tout imprégnés d’amour pour le verbe français.Nos illustres cousins partis, c'est à nous qu’il appartient de faire en sorte que ces belles réunions françaises aient un lende- On annonce que soldats et fonctionnaires américains viennent de quitter Haïti et que la République noire recouvre ainsi sa liberté politique, sinon économique: nouvelle étape de ce mouvement de reflux qui se dessinait déjà à la fin de l'administration Hoover et qu'a précipité l'arrivée au pouvoir du président Roosevelt.Nous assistons à une tentative de liquidation de l’impérialisme yan-kee dans les Antilles et en Amérique centrale.L’entreprise avait donné des résultats trop peu brillants pour qu’elle pût être indéfiniment prolongée.La fertilité du sol, l’exubérance de la végétation, la splendeur des paysages font, en apparence, de l'ancienne Hispaniola le plus éclatant peut-être des joyaux semés la mer des Caraïbes.En réalité, le destin de la partie de Vile qui nous occupe (nous n’avons pas à parler de la République dominicaine) a été jusqu’ici plus tragique encore que celui de ses sœurs.Elle n’a connu la prospérité que durant les cent et quelques années de la colonisation française, alors qu’elle était Saint-Domingue.Avant nous, histoire se résume dans l’extermination de la population indigène par les Espagnols et par les exploits des flibustiers installés sur ses rivafees.Après l'expulsion des « tyrans » français, accompagnée des massacres et des cruautés d’usage, le gouvernement des esclaves devenus libres n'a guère été marqué, tant sous le régime des empereurs, Soulouquc et autres, que sous celui des présidents, que par une succession d’incidents sanglants ou grotesques et par un gaspillage éhonté des du pays.Depuis 1804, révolution et guerres civiles n’ont pour ainsi dire subi interruption.Plus on allait, plus le rythme s'accélérait.De 1886 à 1915, tous les chefs de l’Etat, sauf une exception, furent déposés ou assassinés.De 1911 à 1915 en particulier, on ne compta pas moins de sept présidents.Le parlementarisme ou — soyons juste — sa ridicule caricature n’a pas précisément fait le bonheur des Haïtiens.Les Etats-Unis, qui avaient depuis longtemps l’œil sur un pays où ils possédaient des intérêts économiques importants, mirent à profit cette situation.Se posant en défenseurs de l’ordre et de la prospérité, ils débarquèrent, sous un prétexte quelconque, des troupes qui s’empressèrent d'occuper les bâtiments publics, de désarmer les récalcitrants et d'installer un nouveau président.Ce dernier, convenablement chapitré, apposa sa signature au bas d’un traité qui assurait aux Américains le contrôle effectif de tous les organes de l’Etat.La Chambre et le Sénat M.Bennett voyage Le mystérieux Pierre Simon égrène ses une main.concessions L’une des premières tâches qui s’imposent à notre zèle n’est-ce pas de passer la charrue à travers cette croûte anglaise qui enlève à notre province sa physionomie française ?Et pourquoi ne commencerions-nous pas par le sommet d’où l’exemple pourrait être vu de loin ?Est-Il plus normal d’appeler « Spencer-wood » la résidence du lieutenant-gouverneur de Québec qu’il le serait de désigner du nom de Manoir St-Jcan-Baptlstc la maison habitée par le lieutenant-gouverneur ontarien ?A rapprocher de ce que M.Asselin a écrit dans I’Ordre à ce sujet.Puisque sur ce point Québec et Montréal tombent d’accord, pourquoi cela ne se ferait-il pas ?que, dans quelque six mois, notre grand voyageur devra reprendre le bateau.nommer Conseil d’Etat au santés à apaiser le mécontentement général, La vague antiimpérialiste et antiyanbee d’Amérique du Sud a atteint Haïti, que Il n’y a pas à sortir de là.On ne se débarrasse pas de ces trusts-là aussi facilement que M.Houde s’est débarrassé de son brain trust brenneux.On dit également — et 11 y a une relation entre les deux faits — que M.Bennett tient beaucoup à assister au jubilé de Sa Majesté le Roi George V qui aura lieu en 1935 vers la fin du printemps.On conçoit que la présence de M.Bennett, comme Premier Ministre du Canada, dans tous les atours et costumes de cette fonction, ne peut que faire appel à l’amour- propre bien légitime du cher conservateur, que la Province et, surtout, en tenant simplement compte des proportions, il ne faut pas oublier qu’un déficit comme celui de la Province est relativcmest minime pour un Etat, tandis qu’un déficit de l’importance de celui de Montréal est énorme pour une municipalité.Voilà pourquoi les banques n’ont plus de trust en Montréal ni, surtout, en ses administrateurs.Et maintenant que le brain trust s’est évaporé, Montréal et son maire n'ont plus ni brain ni trust.A remarquer à ce sujet que si elles donnent d’abondantes nouvelles dans leurs Tel est le programme évident du chef ! pâges d'information, la Presse et la Patrie conservateur.| $c sont jusqu’ici abstenues de tout commcn- 11 y a plusieurs mois que M.Asselin a taire dans leurs pages de rédaction, expliqué tout cela, mais le mystérieux Pierre Simon le présente à ses lecteurs comme une trouvaille bien à lui.Au fait, il s’est peut-être démontré cela à lui-même, tout seul, comme Pascal enfant se démontrait les théorèmes d’Euclide.Le numéro de VOrdre où M.Asselin donnait ses prévisions sur la date des prochaines élections et sur les odyssées attendues de notre Bouvier a sans doute échappé à l’attention du mystérieux Pierre Simon.Ce journaliste est intermittent: comme il n écrit pas tous les jours, il ne lit probablement pas les journaux quotidiennement.L’argument de M.Houde à ce sujet fera sans doute impression sur les simples.Il reproche aux banques d’accorder des crédits à la Province plutôt qu’à la Ville, alors que celle-ci a un déficit budgétaire moins élevé que celle-là.Peut-être, mais la Ville accumule les déficits depuis bien plus longtemps venue Les intellectuels de culture française superficielle ou profonde, et à ce titre difficilement assimilables aux habitudes et aux idées anglo-saxonnes, se sont mis à la tête du mouvement, qui est peu à peu devenu irrésistible.Et, enfin, le dernier fusilier américain s'est embarqué.Haïti va donc pouvoir de nouveau «disposer d'ellc-mcme ».On lui souhaite bonne chance, bien qu'il soit difficile d'assurer, suivant la formule, que le passé réponde de l'avenir.Le travail féminin sur Sur cette question, je ne saurais mieux faire que de renvoyer le lecteur aux judi-articlcs de notre Dollard Dansereau cieux qui a claircmest fait la part de ce qui est souhaitable et de ce qui est réalisable.On rapprochera utilement de son dernier article à ce sujet cette note de L.R.parue dans le Droit: Et s’il tient à être à Londres, en cette circonstance, c’est en qualité de Premier Ministre.D’où l'on peut augurer qu’au retour de Genève, cet automne, M.Bennett préparera une autre session fédérale, qui se continuera jusqu’au printemps prochain; que celle-ci sera alors ou suspendue ou dissoute pour permettre au Premier Ministre de retourner à Londres.Et que les élections n’auront pas lieu avant que ces événements aient connu leur plein accomplissement.A Genève, cet automne; à Londres, au printemps prochain; et au peuple le plus tard possible.son On rapporte que Mussolini a l'Intention de retirer les femmes de l'industrie.Tout d'abord, dit-il, le travail extérieur vient en conflit avec le principal devoir des femmes qui est d’élever des entants.Ensuite, les positions qu’occupent les femmes dans l'Industrie devraient être confiées à des hommes afin de faire disparaître le chômage et de relever le moral do la population.Vérités primaires qui choquent notre libéralisme.Il est étonnant qu’on ne se soit pas préoccupé plus tôt de rétablir l’ordre normal et de redonner aux personnes les fonctions que la nature leur avait confiées.Le désordre social dure depuis si longtemps que l’on a fini par l’admettro comme permanent.Vouloir revenir au bon sens semble aujourd’hui une injustice.Sous un régime démocratique on ne pourrait pas espérer une réforme semblable, pourtant si simple et si naturelle.Sons une dictature, lorsque le pouvoir tient compte non pas des caprices et des théories individuels, mais du bien général, il est plus facile de faire entendre raison.Comment une nation peut-elle prospérer et durer quand la moitié do ses femmes travaillent dans l’industrie, le commerce et le fonctionnarisme, alors quo la moitié de ses hommes se trouvent sans emploi ?C’est l’envers du sens commun.Le travail féminin ne devrait être toléré qu’à titre temporaire et seulement dans le cas où le travail masculin est Insuffisant.Mon cher L.R., vous avez raison.Mais pourquoi vous exposer aux foudres de quelque ancienne élève de mademoiselle Idola Saint-Jean ?.Le Soleil sera beaucoup plus sympathique à nos féministes intégrales, car non seulement il doute du succès de l’entreprise mussolinicnnc, mais il veut laisser le champ du travail ouvert librement aux deux sexes, comptant sur la rudesse ou sur la difficulté de certains travaux pour opérer un partage des tâches entre l'homme et la femme.Ainsi, une fois do plus, l’économiste qui gouverne l’Italie, entreprend de réaliser une réforme préconisée surtout en pays européens, mais dont on a parlé aussi en Canada.On suivra cette apparente régression féministe avec intérêt, même en pays britannique ou américain, avec un peu de 1 scepticisme quant à l’étendue du succès du « Duce » dans une entreprise si délicate.En somme, la loi du travail oblige la femme aussi bien que l’homme.La nature veut, par le partage des aptitudes, que la femme soit l’aide assidue de l'homme dans tous les champs de l’activité qui ne rêpu-M.E.-W .Beatty, président du I acifique gnent point à sa mission première.Si cette Canadien, n’est pas un homme qui, comme compagne dévouée rend de si précieux ser-on dit souvent, parle à travers son chapeau; vices à la fermc> à Vatelier, à l’école, pour-an contraire, il prend soin de bien peser ses qu0, ]ul fermcr, par un décret-loi l’entrée paroles et de ne déclarer que ce qui lui d.autre3 Bpuères où son Intelligence, sa parait nécessaire.C’est pourquoi on doit technique, sa patience rendent son concours attacher toute l'importance qu’elles méri- gf apprdciable ?tent aux considérations qu 11 vieift de for- comme il y aura toujours des occu- muler à Vancouver, en traitant la question pations plus rudes ou trop difficiles où la ferroviaire du Dominion sous les aus-picos femme ne pourra jamais prendre la place de plusieurs clubs locaux.de vhommo, n’est-cè pas à celui-ci de se r- , n________ ., .,«•,! choisir un état viril sans concurrence fémi- Et la Presse resume largement le dis- nine à redoutcr ?cours de Vancouver.Elle abonde comme ! tout naturellement dans le sens de M.Beatty.Le Soleil veut que s’applique -en ce L’ORDRE a souvent traité de la question des domaine la loi de la sélection, de la survi-chcmins de fer et Nadcau a parlé du dis- vance du plus fort ou du plus apte.Tant cours de Vancouver.Nos lecteurs connais- pis pour les plus faibles, périsse qui voudra | sent la question et savent à quoi s’en tenir, les protéger, j Quant à M.Beatty, s’il est vrai qu’il ne ! parle pas à travers son chapeau, tout le : monde sait, grâce à ses photographies, qu'il | porté son chapeau de travers., M.Towers J.DELEBECQUE La plupart des journaux, la Presse et la Patrie en tête, parlent d’un choix heureux au sujet de la nomination de M.Towers au titre de gouverneur de la Banque du Canada.On aurait nommé n’importe qui, vous ou moi ou un autre, que ces journaux conformistes eussent trouvé le choix non moins L’Angleterre veut une poste aérienne plus rapide Le directeur général des postes britannique, sir Kingsley Wood, a été récemment l’objet de nombreuses réclamations pour l’amélioration nécessaire de l'acheminement de la poste aérienne.Une résolution ,de la Chambre de Commerce de Londres pour l'accélération et la diminution des tarifs de la poste aérienne lui a été présentée.Une délégation d'hommes d'affaires, par l'intermédiaire de sir Geoffrey Clarke leur représentant, a proposé que les contrats de poste aérienne fussent placés sous le contrôle et le régime financier de l'administration des postes, de même qu’il en est pour les autres formes de transport.Sir Kingsley Wood a déclaré que toute la question de la poste aérienne était actuellement à l'étude et que ces suggestions seraient prises en considération lors de l'élaboration de la nouvelle organisation.heureux._ ., Le principal sujet de réjouissance, c est que M.Towers est un Canadien né à Montréal.Né à Montréal., sujet de biographie pour Alain Grandbois.On nous avait tellement promis un gouverneur importé d’Angleterre que la nomination de ce Canadien satisfait tout le monde.Cependant on ne cache pas que M.Towers aura comme adjoint un Anglais authentique.Vu la jeunesse du gouverneur et son sur les- ressources Coalition On reparle d'un gouvernement de coalition.La Tribune le considère comme impossible et y voit, non sans raison, le projet d'un gouvernement défaillant qui se cramponne au pouvoir.aucune A Intervalles Irréguliers, la presse d'inspiration tory reparle de façon plutôt évasive, 11 est vrai, de la formation d’un gouvernement « national » à Ottawa.C'est comme si elle s’essayait à faire pénétrer dans les esprits la pensée qu’il peut raisonnablement y avoir quoique chose de commun entre les libéraux et les conservateurs Le commerce franco-canadien quant à leurs principes politiques respoc-J tifs.C est aussi parce que sentant venir la Notant que les discours de M.Flandin défaite, le parti tory Imagine qu 11 n y a qu’un moyen d’échapper à la débâcle: c est d'user de subterfuges pour essayer de convaincre l'électorat que le parti opposition-nlste souhaite, dans l’intérét même du pays, de se rapprocher de M, Bennett.Or, un gouvernement national, d’union nationale, de coalition ou de quelque autre nom qu'on l'appelle, apparaît, en ce moment, aux observateurs politiques les plus clairvoyants chose à peu près Impossible.Et même si un tel gouvernement, était, possible en l’occurrence, il ne serait pas désirable.inexpérience des banques d’Etat — quelles on l’envoie se renseigner en Europe — quels que soient d’ailleurs sa compétence, son prestige et son autorité, n'y a-t-il pas lieu de craindre que le gouverneur-adjoint ne devienne le véritable gouverneur de la Banque, une sorte d’éminence grise qui saura faire prévaloir son âge et son expc-des institutions bancaires d’Etat, sont « toujours clairs et concis », le SOLEIL écrit ce qui suit au sujet des paroles prononcées à Ottawa par le délégué français: nence ainsi que sa compétence, son prestige et son autorité qui, sans doute, ne seront pas moindres que ceux de M.Towers ?Notre banque d'Etat ne pourra-t-elle pas ainsi, beaucoup plus facilement, se mettre à la disparurent comme dans une trappe, rem-remorque de la Banque d’Angleterre sous placés par un Conseil d’Etat de vingt et un le camouflage d’une direction canadienne?membres, où cinq citoyens étrangers, officiellement chargés dé surveiller et de contrôler l’administration et nommés par le président de Haïti sur la proposition de celui des Etats-Unis, concentrèrent entre leurs mains l’essentiel du pouvoir.Douane, finances, travaux publics, service de santé, les réformateurs se chargèrent de tout.L’occupation américaine, on doit le re-cn connaître, a eu pour conséquence une amélioration sensible des conditions sanitaires à Port-au-Prince et aux environs.Les résultats financiers ont été moins brillants.Nous ne doutons pas qu’un certain nombre de citoyens américains ne se soient enrichis à Haïti.Pour ce qui est de l’Etat lui-même, A Ottawa, samedi dernier, entraîné par l’exemple des ministres fédéraux, M.Flandin a été heureux en parlant des relations économiques franco-canadiennes.Certes, a-t-il bien voulu dire, la France ne demande pas mieux que de décupler le volume de son commerce avec nous.Cependant, pour qu’un commerce soit suivi, il convient que le mouvement des échanges s’équilibre le mieux possible entre deux pays amis.C’est rappeler discrètement que, bon an mal an, la balance du commerce que le Canada fait avec la France nous est Invariablement favorable, par une marge relativement forte.De fait, en dehors d’une liste d’articles favorisés par un traité, le tarif canadien paralyse l’élan que, tout naturellement, Français et Canadiens voudraient donner à leurs relations économiques.Car, ne l'oublions pas, il n’en est pas de la France comme de l’Angleterre, dont la balance du commerce invisible avec le Canada compense, dans une largge mesure, celle des échanges des denrées, de tout temps profitables aux Canadiens.Est-il besoin de prédire que, avant longtemps, les circonstances politiques seront plus favorables â la préparation d’une nouvelle entente franco-canadienne ?Elle réalisera libéralement le vœu naïvement exprimé devant M.Flandin par un ministre conservateur.Le SOLEIL éprouve d’autant plus de plaisir à conclure contre M.Bennett qu’in-dépendamment des querelles de partis, cette conclusion est juste.Au CANADA, M.Turcotte avait accueilli avec non moins de satisfaction les paroles de M.Flandin à Ottawa, mais au lieu de rester sur le terrain des questions commerciales où il triomphait facilement, notre confrère montréalais s’était laissé entraîner à son thème favori: l’union des trois grandes démocraties, France, Angleterre, Etats-Unis contre la guerre.Pendant ce temps, l’iLLUSTRATlON, qui se montre très francophile et qui réclame l’amélioration de nos - 'liions commerciales avec la France, fait des prodiges de dialectique pour concilier sa francophilie et son culte de M.Bennett.LTllustra-TION, la France, M.Bennett, ménage à trois, équilibre instable.Quel beau sujet de revue pour Henri Letondai.Ni * trust* ni Un correspondant du Soleil réclame la refrancisation du nom donné au domaine du lieutenant-gouverneur de la province.E.L.reprend l’idée à I’Action catholique.Dans une lettre au < Soleil >, M, J.-A.Montréal — 3450, rue Saint-Urbain Formation d'àrchitectcs et de professeurs do dessin diplômés.Dessinateurs commerciaux et industriels.Décorateurs et sculpteurs pour les arts appliqués an x métiers.Artistes peintres et sculpteurs.FRAIS D’INSCRIPTION : $1.00 OUVERTURE : LUNDI, 1er OCTOBRE Inscriptions reçues de 10 h.à midi et de 2 h.à 7 h.tous les jours, à partir du 17 septembre.Architecture: examens d’entrée le lundi 24 septembre, à 9 h.du matin.M.Houde se plaint assez curieusement que la finance ait moins confiance en la Ville do Montréal qu’en la Province de Québec, alors que le crédit de Montréal, dit-il, est meilleur que celui du gouvernement provincial.Cette proposition, on le voit tout de SBite, contient un principe essentiel de con- 1 ENSEIGNEMENT GRATUIT ¦m 0 8 > i w .-www#.MM ! " ^ ORDRE — Montreal, lundi 10 septembre 1934 3 LA PENSÉE ÉTRANGÈRE » I L’IRLANDE Par quelle voie les Espagnols s’implantèrent en Sud-Amérique Pourra-t-on déterminer demain le nombre des auditeurs à l’écoute d’un poste d’émission et la communauté britannique D'un journal français dont le nom est tahou, cette intéressante élude du problème anglo-irlandais: L'UIstcr, en majorité frangiste et protestant, est violemment opposé à tout projet d'union.Si Dublin exige la rupture de ses derniers liens avec l'Angleterre, Belfast est plutôt d’avis de resserrer les siens.Mais, dans l'Ulster même, il existe une minorité importante et agissante, soutenue et excitée par M.de Valera, et qui, elle, réclame la fusion dans la future République.Ces courants et contre-courants qui se heurtent et s entrechoquent ne contribuent pas précisément a clarifier une situation déjà cmbrouil- I {Du Havre-Éclair du 4 août) (De Mer et Colonies d’août-septembre) Il est une question que les directeurs des parait-il, trouvé le moyen de dénombrer le» postes d’émission du monde entier se sont auditeurs à l’écoute d’une station.Je ne me souvent posée sans jamais pouvoir se four- hasarderai pas à donner ici une explication mr à eux-mêmes une réponse satisfaisante, même sommaire de la technique de l’inven-Combien d’auditeurs écoutent, à une heure déterminée, le programme d’une station de radiodiffusion ?Tous les directeurs de studios seraient heureux de pouvoir dénombrer le nombre de leurs auditeurs, non seulement pour satisfaire à une curiosité naturelle, mais encore pour se rendre compte de l’intérêt que les sans-filistes portent aux programmes qu’ils diffusent quotidiennement.Les directeurs des stations d’émission se sont efforcés d’arriver à une approximation, temps modernes, sdus l’impul- Les « chaînes » américaines ne vivent que sion des si rapides et profonds progrès de des ressources de la publicité radiophonique la science appliquée, les courants d’activité, et doivent assurer à leurs clients un nombre les développements économiques et dé- minimum d’auditeurs ; aussi se livrent-elles mographiques évoluent, se déplacent, se à un calcul savant où interviennent le nom-transforment de jour en jour.Si vite qu’on bre des auditeurs aux Etats-Unis, le nombre en arrive dans plus d un cas a les enregistrer des auditeurs des Etats les plus proches du sans en déterminer les causes ni les facteurs, poste d’émission et.la puissance des stations Raison pour laquelle, peut-être, ce rapide regard jeté sur une des premières et plus curieuses phases de la conquête des mondes nouveaux méritait-elle d'être évoquée à grands traits.Il y a seulement quelques lustres que le Canal de Panama relie le Pacifique à l’Atlantique.Jusque-là, la navigation devait emprunter la longue et difficile voie de Magellan ou du Cap Horn.Avant le percement de l’Isthme, le seul et relativement récent chemin de fer de Panama reliait Colon, sur l’Atlantique, à Panama, sur le Pacifique.On ignore généralement que le rôle joué par la voie ferrée transisthmique fut seulement le renouvellement modernisé de la voie, tracée dès le temps de Pizarre, au début du XVIe siècle, entre les deux grands océans, à travers le centre du Nouveau-Monde, quelques années après que le conquistador Balboa eût découvert le Pacifique américain, à travers l’Isthme, en partant de la colonie naissante de Santa Maria de la Antigoa del Darieu, alors commandée par Enciso.Et davantage encore que Panama fut le point d’où, à cette époque, partirent les conquérants qui devaient donner à l’Espagne la maîtrise de cette partie du Nouveau-Monde.Le Brésil à part, un monument Français par l'occupation de Villegagnon, puis Portugais après l’échec de l’expédition de celui-ci.Si Buenos-Ayres fut fondée en 1535 par l’Espagnol Mendoza, ce n’est que bien plus tard, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, que la pénétration européenne en Amérique du Sud s’accuse par le Rio de la Plata, tandis que l’Orénoquc et l'énorme Amazone étaient délaissés au point que le premier, aux abords duquel notre compatriote l’explorateur Crcvaux fut assassiné par les sauvages en 1883, est demeuré, de jours, encore très incomplètement connu, et que le second est resté une voie secondaire.Le grand mouvement moderne de l’Amazonie s’est seulement concrétisé à Manaos, métropole du caoutchouc forestier, jusqu’au jour récent où est apparu le caoutchouc asiatique par l’extension de la culture de l’hévéa.A quelque vingt kilomètres au sud de Panama, le vieux Panama demeure le témoin de la première phase de l’occupation du Sud-Amérique par les Espagnols.Une belle route y conduit, construite par des forçats que des camions, aménagés.en cage à fauves, amenaient sur place, de la prison de Panama.Là s’élèvent, au fond d’une grande baie aujourd’hui envasée, les ruines, envahies par la végétation tropicale, d’un édifice aux épaisses murailles et qui fut évidemment, à la fois, une puissante forteresse, mense entrepôt, un arsenal, probablement un chantier de construction de navires et un camp retranché.C’est de ce point, maintenant une solitude, que sont partis les Espagnols à la conquête de l’or, et, sans doute aussi, à la conversion des autochtones.On sait comment l’une et l’autre se traduisirent par l’effondrement de cette puissante et vieille civilisation Incas, dont les extraordinaires ruines du Yucatan, au Mexique, abordé en même temps, lui, par l’Ouest, les immenses nécropoles du Pérou et le nom du lac de l’Incas, au Chili, attestent l’étendue et la puissance passées.Sans doute est-ce en ces lieux que Balboa, dont les Américains ont donné le nom à la nouvelle cité juxtaposée à Panama, s’avança, revêtu de son armure, dans la mer, qu’il frappa de son épée en signe de possession, au nom de son souverain.Les premières, terres abordées par Christophe Colomb et ses successeurs avaient été Ls Antilles.Lorsqu’ils poursuivirent leur randonnée vers l’Ouest, au cours de leur troisième voyage, en 1498, ce point de départ les conduisit vers le Centre-Amérique et jusqu’à l’embouchure de l’Orénoque.Ce fut seulement en 1513 que Balboa, sur Vindication à lui fournie par les indigènes qu’au delà des montagnes existait une grande mer aux rives riches en or, entreprit l’expédition qui devait le conduire jusqu’au Pacifique par la partie la plus étroite du Nouveau-Monde, donc aux abords de Panama.Mais il fallait, avant d’entreprendre quoi que ce soit de définitif sur le versant ouest, un moyen constant et sûr de communication entre les deux côtes, une route dont la construction fut très certainement imposée au labeur des populations au travail, en ce pays alors très peuplé peut-être, et vraisemblablement autre que l’on le retrouve au XIXe siètle : couvert de forêts bordées d’inaccessibles marécages et qu’en dehors de la « Canal Zone » habitent seules quelques petites tribus d’indiens à peu près retournées à la barbarie.Les Espagnols se mirent donc à l’œuvre.Et l’ancêtre du fameux Canal fut, dès cette époque, la route, condition essentielle de l’établissement, établie entre les deux versants du Nouveau-Monde.La route a disparu sous les coups des tornades et l’envahissement de la végétation tropicale, mais des vestiges de ponts, plus ou moins ruinés, jalonnent encore ran parcours.C’est du Vieux Panama qu’est partie la conquête de l’Empire Incas par les Espagnols ; de là qu’ils s’en furent, avec Pizarre, créer, en 1535, Lima, la belle vieille cité sud-américaine dont les monuments sont là pour montrer la puissance des moyens d’action dont ils disposaient déjà à cette époque, tels ces vastes couvents que l’on croirait surgis de quelque Estramadure, et cette extraordinaire cathédrale, défendue contre les tremblements de terre, endémiques là-bas, par une armature en bambou dur revêtue du stuck — ancêtre du moderne ciment armé — et dont d’admirables faïences, don de Charles Quint, sont la parure ; de là qu’ils gagnèrent le Chili, fier de la pureté de son sang castillan, exempt de mélange ; de là que, franchissant les Andes, ils s’en furent fonder ces centres hispanisants devenus depuis l’Equateur, la Bolivie, une partie de la Colombie, des ports tels que Guyaquil, le Callao, Valparaiso, d’impor- tantes villes telles que Sucre, Santa-Fé de Bogota, Santiago de Chili, près de trois siècles avant que fût pénétré le Sud-Est américain, la région de Rio et la Plata exceptées.L’avancée des Espagnols vers le Sud-Amérique par cette voie vint, au XVIIIe siècle, se concrétiser dans la région paraguayenne, en ce curieux et longtemps prospère Etat théocratique de Missiones, où ici encore se voient de bien impressionnantes ruines, vestiges de ce qu’avaient été là les Jésuites, par la suite expulsés.L’Etat de Misdones a été, par la suite, incorporé à la République Argentine.En nos Parmi les peuples, comme parmi les individus, les uns aiment à laisser traîner les choses, espérant que le temps les arrangera.Les autres, craignant au contraire qu’il ne les envenime, préfèrent trancher dans le vif et précipiter la solution des difficultés.Affaire de tempérament.L’Angleterre a toujours appartenu à la première catégorie et sa manière de traiter — ou plutôt de ne pas traiter — la question d’Irlande témoigne qu’à cet égard ses dispositions séculaires n’ont pas changé.tion réalisée.Mais l’on peut du moins énoncer le principe.L’inventeur américain est parti de ce point de vue que chacun des postes de réception réglés sur une émission déterminée absorbe une certaine quantité de l'énergie et de la puissance émises.Ce principe posé il suffit d’arriver à déterminer la quantité d’énergie absorbée par chacun des récepteurs et de mesurer, à l’émission même, cette absorption de puissance.Le principe dont s’inspire l’inventeur américain est en contradiction avec les thèses scientifiques officielles.Mais les informations qui nous viennent d’Amérique précisent que l’on est parvenu dans un rayon restreint à dénombrer à quelques unités près la quantité de postes de réception réglés sur la longueur d’onde d’un poste d’émission déterminé.lée.En même temps, comme il est naturel, les esprits s’aigrissent.Les < loyalistes » de 1 Etat libre (il paraît qu’il en reste) se plaignent d’être l’objet de mauvais traitements.Des voix s’élèvent dans la presse anglaise pour réclamer des mesures de représailles contre les nombreux Irlandais établis en Grande-Bretagne.On va même jusqu’à parler, en invoquant — ô progrès 1 ô civilisation! — l’exemple de la Turquie et de la Grèce, d’expulsions réciproques et d’échange de population.« De moindres contrées que la nôtre », écrit un correspondant du Times, < ont eu à faire face à un semblable problème et l’ont résolu, bien que cela leur ait coûté fort cher.» Pour un esprit < continental » et même pour certains esprits britanniques, l’étrangeté et le caractère paradoxal des relations entre les deux îles voisines ont de quoi surprendre.Personne ne doute que le traité, péniblement élaboré en 1921 pour donner un statut à l’Irlande, ne soit bien mort.Personne ne croit qu’il puisse ressusciter jamais, même au cas où M.Cosgrave, dont les méthodes, plus peut-être que les intentions profondes, différaient de celles de M.de Valera, reviendrait au pouvoir.On se dit cependant que, malgré tout, il faudra bien que le règne du provisoire et de l’infini cesse un jour et qu’on trouve quelque chose pour remplacer l’instrument délibérément détruit par le gouvernement de Dublin.t- On a d’ailleurs déjà envisagé en Amérique des applications nouvelles de son invention.C’est ainsi que l’on prévoit le moyen de compléter le circuit émetteur-auditeur par le circuit auditeur-émetteur.Un dispositif adapté aux postes récepteurs permettrait à un moment déterminé d’augmenter quan-tativement l’énergie absorbée par le poste récepteur.A un moment précis, sur l’appel d’un speaker, les auditeurs pourraient donc faire fonctionner leur dispositif et par ce geste exprimer leur volonté, leur satisfaction ou leur mécontentement.Les Américains voient déjà la possibilité du referendum par T.S.F.Une station d’émission diffuse un programme d’un genre particulier.A l’heure « H » tous les auditeurs qui approuvent l’initiative de la station d’émission font fonctionner leur dispositif d’absorption supplémentaire d’énergie.L’émetteur peur alors connaître le nombre de ceux que le programme satisfait par rapport ‘au nombre de ceux qui étaient à l’écoute.On voit les avantages d’un pareil système.C’est la possibilité de connaître directement le goût des auditeurs.ce qui n 'implique pas pour l'émetteur l’obligation de suivre l’avis exprimé par la foule de ceux auxquels il s’adresse.L’affirmation de ces possibilités nouvelles de la radiodiffusion paraît encore quelque peu téméraire.Des techniciens européens qui ont lu les rapports présentés sur la découverte de leur collègue américain haussent les épaules et nient la possibilité d’arriver au résultat pratique dont il est question.Mais, ne doit-on pas s'attendre aux plus incroyables réalisations dans un domaine où la science nous a montré qu’elle savait marcher à pas de géants ?constituant la chaîne.Est-il besoin de dire que le résultat d’un pareil calcul est au moins aléatoire.Certaines autres stations américaines basent leurs appréciations sur d'autres éléments, plus sérieux, mais non moins approximatifs ; au cours d’une émission le speaker demande aux auditeurs de se manifester par l’envoi d’une lettre ou une simple carte postale.On admet alors que sur l’ensemble des auditeurs à l’écoute 10 c/o ont répondu à l’appel de la station émettrice.Si on reçoit au studio 10,000 lettres on admet qu’il y ait eu 100,000 postes réglés sur la longueur d’onde du poste d’émission.On admet encore—mais combien cela est conventionnel ! — qu’il y ait trois auditeurs par poste et l’on arrive ainsi à cette conclusion que 300,000 personnes ont écouté le programme diffusé.Cependant, la fragilité de ces appréciations n’échappe à personne.pas même à ceux qui ont bâti ce système empirique de dénombrement.Les annonciers américains qui dépensent chaque année des sommes considérables pour la publicité radiophonique se contentaient jusqu'à présent, à défaut de certitude, des déductions et des calculs dont nous venons d’exposer le mécanisme.A quel parti va s’arrêter M.de Valera?Demandera-t-il aux électeurs, lors de la prochaine consultation générale, un mandat (qu’il obtiendrait probablement) lui permettant d'établir la République irlandaise sans ( Ulster, en attendant de pouvoir le faire avec (’Ulster?Solution radicale, extrême, dont, malgré sa passion antibritannique, il ne méconnaît peut-être pas les dangers.Ce qui tiendrait à le faire supposer, c’est une déclaration récente de M.Mac Entee, son ministre des Finances, au Sénat irlandais, dans laquelle ce personnage officiel semblait admetre, en termes enveloppés, la possibilité d’un compromis.« L’idée », disait-il, « d’une association libre avec l’Australie, le Canada, l’Afrique du Sud èt même la Grande-Bretagne n’est pas sans présenter des attraits.Une telle association entre l'Etat libre et ces grandes nations devrait être volontaire, reconnaître notre esprit national et s’accorder avec notre notion d’un Etat complet et indépendant.» Faut-il voir dans ces paroles une sorte d’avance et une invitation à l’Angleterre de faire une offre «raisonnable»?Si cette hypothèse est fondée, l’Angleterre croira-t-elle devoir parler à son tour?Nous n’en savons rien.Ce que nous savons, c’est que les vrais amis de l’Angleterre et de l’Irlande et les vrais « Européens » souhaitent vivement qu'un terrain d’accord puisse être trouvé entre elles, même au prix de Sérieuses concessions réciproques; " ' Toute aggravation du problème irlandais aurait, rcn effet," pour inévitable conséquence un affaiblissement de la liberté d’action britannique, plus que jamais indispensable à la cause de la paix.Maurice RONDET-SAINT i D’un côté comme de l’autre, les gens raisonnables se rendent bien compte que les rancunes, les récriminations et les reproches ne sont plus de saison.Il est parfaitement vain de s’attarder aux souvenirs du temps de Cromwell ou même à ceux de la révolte de 1916.L’Angleterre et l'Irlande ne se sont jamais aimées dans le passé.Il est probable qu’elles ne s’aiment pas beaucoup plus dans le présent.Mais la géographie les a placées de telle sorte qu'il leur est impossible de s’ignorer et funeste de se combattre.Malgré ses efforts méritoires pour transformer sa structure économique, pour créer une industrie, pour chercher des débouchés nouveaux, l’Irlande ne peut pas se suffire à elle-même et a besoin de l’Angleterre, d’autre part, une Irlande hostile attachée à son flanc risquerait de devenir brusquement un danger grave.Question de respiration pour les premiers, question de sécurité pour les seconds.Par-dessus les répugnances, justifiées ou non, l’entente est une nécessité.Elle n’est malheureusement pas encore en vue.Avec une insistance de plus en plus grande, les Irlandais réclament la sécession absolue.L'argument, juridiquement inattaquable, que la dénonciation unilatérale d’un contrat n’est pas valable, les laisse parfaitement froids.Ils veulent l’égalité, l’indépendance, la souveraineté, de droit comme de fait.Plus d'Etat improprement dénommé « libre », mais une « République irlandaise » qui englobe tous les Irlandais et qui comprenne trente-deux comtés au liéu de vingt- En voua assurant à La Sauvegarde, voua Drotégoz votre famille contre les éventualités de la vie.tout en suivant l'adage de Cartier: t Travaillons pour le maintien de nos Institutions.» 162 est, rue Notre-Dame à Montréal.(r-a) nos Fête du solstice La fête du solstice — la fête du soleil — qui est un vieil usage germanique brée cette année, dans toute l'Allemagne, avec un éclat particulier.Elle se manifeste surtout par des feux que l'on allume le soir: la tradition ne s'en est-elle pas conservée dans de nombreux pays sous le nom de feux de la Saint-Jean?Ces feux, qui flambaient sur les sommets, dessinèrent une immense rune à travers toute l’Allemagne: le centre en était dans le Harz, la montagne des sorcières; de là, des lignes de feux s’allongeaient vers l’Est, Berlin et la Prusse Orientale, vers la Silésie, la Bavière, la Mer du Nord.Partout, des manifestations assemblèrent les jeunesses hitlériennes.Sur des collines des environs de Berlin, les Müggelberge, on vit surgir des apparitions d’anciens Germains, avec dés glaives et des lances, portant les du culte de Wotan.Ensuite, il y eut un gigantesque feu d’artifice.On assure que M.von Papen n’était pas là.La presse compare le mouvement national-socialiste au solstice d’été.Hitler n’est-il pas le soleil qui éclaire et réchauffe le peuple allemand?« Nous fêtons d’une façon symbolique, écrivait le Voelkischer Beobachler, la victoire du soleil qui nous fait vivre et nous nourrit, et dont le cours est l’expression du grand ordre de la vie.Nous fêtons avec lui le triomphe de notre mouvement, qui, sous le signe de la croix gammée, la rune sacrée de l’orbite solaire, mènera notre peuple des ténèbres du passé à la plus haute lumière.» Voilà des déclarations qui nous éloignent tant soit peu, n’est-il pas vrai ?de ce « christianisme positif », inscrit à la base de la doctrine national-socialiste., a été célé- Mais aux Ltats-Unis, comme en Europe, la crise a ralenti le rythme des affaires et rendu l’argent plus rare.Telles marques de cigarettes ou de chewing-gum qui accordaient libéralement plusieurs centaines de milliers de dollars par an à la publicité par T.S.F., sont aujourd’hui devenues plus exigeantes.Elles voudraient avoir sur le rendement de leur publicité des certitudes et non plus des approximations.D'autre part, les « chaînes » d’émission américaines se rendent parfaitement compte qu’il leur serait plus facile de trouver de nouveaux clients et d’augmenter leur chiffre d'affaires en apportant aux annonciers éventuels la certitude que leurs communiqués publicitaires seraient écoutés par un nombre d'auditeurs dont on pourrait connaître le chiffre exact.I un îm- V ' accessoires # I i m’ m ¥ Paul CAMPARGUE.six.Coïncidence I C’est ici que l’affaire se complique.J.DELEBECQUE A Londres, faisant la queue au bureau de poste d’Australia House, où est dirige tout le courrier des originaires d’Australie La réalisation du désir si souvent expri- qui n’ont pas en Europe d’adresse fixe, mé par les directeurs de stations d’émission deux hommes se rencontrent au début de et par les amateurs de publicité radiophoni- la semaine dernière, s’interpellent joyeu-que semblait jusqu’à présent parfaitement sèment : « Frank !» — « Harry ! » Ce chimérique.Mais voici qu’on nous annonce, sont les deux frères Pannell dont l’aîné dans ce domaine, une découverte sensation- a quitté l’Australie voici vingt-deux ans nelle.Un technicien américain aurait, et n'a plus donne signe de vie aux siens.France et Pologne (Dtr Figaro du 26 août) litiquc extérieure et 90 pour 100 de politique intérieure.La plupart des Polonais, qui sont sincèrement nos amis, sont devenus ainsi les dupes de nos propres passions et leur ressentiment actuel envers nous est surtout fait de la conviction où ils sont que la France a eu des torts graves vis-à-vis d’eux.En revanche, d’autres Polonais, qui sont moins nos amis, ont savamment exploité cet état de choses pour prendre une attitude de dignité offensée et, dès lors, faire cavalier seul.Si bien que, en dépit de la loyauté, de la bonne foi, de la sincérité de la politique française qui ont toujours été et qui restent incontestables, en dépit du voyage de M.Bârthou à Varsovie et des efforts déployés par notre ministre des Affaires étrangères pour dissiper le malaise franco-polonais, ce malaise subsiste.C’est bien la chose la plus sotte et la plus absurde qui soit.Et rien n’est plus regrettable que de voir des polémiques l’envenimer.Dans ce malaise, il y a beaucoup de malentendus, beaucoup d'ignorance réciproque.Il y a aussi, disons-le franchement, certains agissements polonais qui sont déplaisants.On a pu s’étonner en France de la brusque volte-face de la Pologne vis-à-vis de l’Allemagne hitlérienne.Certes, il y aurait peut-être de quoi sourire si l’on se rappelait tels propos.Mais, en fait, l’attitude polonaise s’explique et la Pologne tire de tels avantages de la convention qu’elle a signée avec Hitler — du côté dé Dantzig et des minorités, notamment — qu’on aurait mauvaise grâce à la lui reprocher.Que la Pologne défende ses intérêts, c’est son droit.C'est son devoir.Mais pourquoi a-t-on le sentiment qu’à cette très légitime défense se mêlent je ne sais quelles arrières-pensées peu amicales, je ne sais quelles vexations vis-à-vis de nous ?Là est l’erreur incompréhensible.Un Hongrois m’a dit un jour : « Ce que nous admirons tant dans la France, c’est qu’elle reste fidèle à ses alliés, même lorsque ceux-ci lui jouçnt des tours ».Oui, la France ne bouge pas.Elle est même en Europe le seul élément de stabilité sur lequel on puisse compter.C’est sans doute pour cela que certains en prennent librement avec elle, sachant qu’elle sera toujours là à l'heure du danger.C’est aussi pour cela que si les écarts polonais peuvent nous surprendre, ils ne peuvent pas nous émouvoir.Quand les passions partisanes prennent la politique extérieure comme champ de manoeuvre — et c’est, malheureusement, le mal de notre époque — il est rare qu’elles ne fassent pas de dégât.Nous en avons un exemple en ce qui concerne les relations franco-ptrlonaises.Trop souvent on s’est laissé aller chez nous à critiquer l’attitude de notre gouvernement vis-à-vis de la Pologne.Des polémiques, qui ne répondaient guère qu’à des préoccupations d’ordre intérieur et parfois même seulement à des questions de personnes, autorisaient les ignorants à penser que notré diplomatie avait une tendance fâcheuse à faire trop facilement bon marché de l’alliance franco-polonaise.Rien n’a jamais été plus faux, est-il besoin de le dire ?Même au temps où la politique de rapprochement franco-allemand battait son plein, jamais la France n’a cédé d’un'pas dans la question polonaise.Tous ceux qui ont été mêlés de près ou de loin aux négociations franco-allemandes peuvent en témoigner.Chaque fois que l’une de ces conversations s’ébauchait, les Allemands, au bout d’un certain temps, s’arrangeaient toujours pour la fairè glisser sur le terrain du fameux « Corridor » et chaque fois les Français arrêtaient aussitôt leurs interlocuteurs et refusaient d’écouter plus avant.Au lieu de savoir gré à la France de cette loyauté — bien naturelle, certes, mais éclatante — la Pologne s’est cependant constamment montrée soupçonneuse à l’égard de la France.Au moment de la négociation du « pacte dé Rome », ce fut une belle levée de boucliers ! Il semblait que cette affaire, qui n'avait cependant d'autre objet que de faciliter le rapprochement franco-italien (tout le monde le savait, y compris la Pologne que la France tenait jour par jour au courant des négociations), constituait une véritable injure, une véritable menace vis-à-vis de nos amis Polonais ! Le train qu’on mc-nàit était tel que l’attitude de la France paraissait odieuse à nombre de Français eux-mêmes.Dès lors, il est arrivé ce qui devait arriver.A force d’enterfdre chez nous des voix vitupérantes — et non des moindres — reprocher au gouvernement sa politique vis-à-vis de la Pologne, les Polonais, qui sont déjà naturellement d’une humeur chatouilleuse, ont pris ces critiques pour argent comptant.Ils n’avaient pas l’oreille assez exercée pour savoir que dans cette querelle *ebe Français il entrait 10 pour 100 de po* i*k J, - m/j ?•A* V I S ' V % -% -< S MM < gB t 0*>V • * ÜÉÉ ; -t 3 m •5' >;¦ f as £$*:• m V5 - % ».I $0 fi s s.-% t C\6 fis t 6 ^ m \ mit im /.I s ».fs V m S X i.f: 1 S m "La forme la plus pur» sous laquelle le tabac peut être fumé" COLLECTIONNEZ LES "MAINS DE POKER" [fineet Wlaümir D’ORMESSON —, -.iturv’ L’ORDRE — Montréal, lundi 10 septembre 1934 4 Le Canada à Saint-Malo impressions Le Canada, pays des possibilités infinies de Québec r Un article de M.Robert Relier dans «Je Suis Partout > du 25 août Comment un ancien consul de France à Montréal remplaça au pied levé une délégation canadienne, à une séance solennelle de la Société historique de la cité de Jacques Cartier.La mission française retrouve le pays natal par delà l’Atlantique.Dominion laisse à l’observation une impression de stabilité dans l'ordre social, et de force ascendante dans l’ordre économique.De ce dernier point de vue, on peut dire qu’il n’a pas encore atteint sa maturité et que — mise à part la crise générale — les embarras qui lui sont propres sont des phénomènes de croissance.Il en est où en étaient les Etats-Unis avant de devenir une nation créditrice.La mise en valeur de son territoire — qui, aujourd’hui encore, est à peine commencée — a pourtant déjà nécessité des capitaux énormes, qui ont été fournis par l’emprunt.En 1913, le total des emprunts des personnes publiques et des compagnies industrielles s’élevait à 2 milliards de dollars environ.A la fin de la guerre, en 1919, il avait monté à 3,700 millions.Puis, en dix ans, il a doublé: 7,400 millions en 1929.Il atteint aujourd’hui près de 9 milliards, dont les deux tiers environ représentent des placements de l’étranger.Cette situation appelle un commerce d’exportation actif, et les derniers chiffres connus montrent heureusement un mouvement de reprise notable.Après l'année la plus basse (1930), où la balance passive avait atteint 103 millions de dollars, le redressement a commencé et s’est poursuivi d'une manière continue.L’année 1933 s’est soldée par un excédent d’exportation de 75 millions de dollars, et les résultats de 1 934 seront sans doute meilleurs encore.Cette primauté du commerce extérieur dans sa vie éooenmique permet de douter que le Canada accepte de s’engager très avant, à la suite des Etats-Unis, sur la voie de l’économie dirigée (1).L’initiative privée et la mobilité des capitaux sort, jusqu’à nouvel ordre, indispensables au commerce international, et l’économie canadienne a moins que toute autre la possibilité de se replier sur elle-même.sud.Aussi constitue-t-il un « divorce » géographique, dont les inconvénients se sont fait sentir et se font sentir encore dans son développement.Quoi qu’il en soit de cette vue livresque, on constate, par exemple, que les voies de communication, notamment les grandes lignes de chemins de fer canadiennes, ont été établies est-ouest, dans l’attente d’un afflux de population qui ne s’est pas produit.Il y a au Canada, pour 1.600 mètres (I mille anglais) d voie ferrée, 235 habitants, contre 480 aux Etats-Unis, 1,235 en France et 1,800 en Grande-Bretagne.La plus ancienne des lignes canadiennes — le Canadian Pacific — a coûté un prix énorme, du fait qu’on voulait n’avoir pas à emprunter le territoire des Etats.Vers 1900 furent construites deux autres lignes transcontinentales — le Grand Trunk et le Canadian Northern — qui se firent une guerre ruineuse.Rachetées par l’Etat, avec quelques tronçons secondaires, elles se sont fondues dans le Canadian National, qui resta seul en face du Canadian Pacific, demeuré entreprise privée.Un nouveau régies! à l’étude, qui mettrait un terme définitif à toute concurrence.De toute manière, le déficit réel reste important.On a calculé qu'il faudrait que la population eût triplé pour que le réseau canadien devînt affaire commerciale.considérable des usines, avec toutes les conséquences ordinaires d’un tel événement.Ces conséquences, n’est-ce pas le devoir du gouvernement canadien d’en tenir compte en établissant ses tarifs?Les industriels canadiens demandent donc que, dans le calcul des prix de revient, figurent des éléments compensateurs leur assu- leurs con- Les accords conclus par le Royaume-j Uni avec le Canada comme avec les autres Dominions, à la conférence impériale ! d’Ottawa (juillet 1932), ont aujourd’hui L’arrivée de la mission nationale, parmi j deux ans de date.Il commence à être pos-l'enthousiasme d’une population toute Iran- : sib'.e de se faire, sans parti pris, une première çaise, prend au Canada l’importance d’un idée, sinon de leurs résultats, au moins de événement de premier ordre.Comme l’a leur fonctionnement, très bien dit le ministre Flandin au diner j Le principe, la préférence impériale, est offert lundi par la ville de Québec et où assez simple, et il.a été exposé tant de fois assistait le premier ministre du Canada i qu’il est inutile d’y revenir.C’est un stade 1 maintenant dépassé.Ce qu’il s’agit de voir.Si quelqu’un pouvait douter chez nous aussi clairement que le permettent des informe la race française et de ses destins amcri- mations encore fragmentaires, c’est comment cains.qu'il vienne ici retremper sa foi sur les intéressés — au Canada et en Grande- Bretagne — interprètent les dispositions essentielles des accords de 1932.L’article I 1 de l’arrangement spécialement anglo-canadien stipule que, sauf dans d’industries non encore complètement établies, les droits protecteurs institués par aux producteurs du « une entière possibilité de raisonnable, sur la base du prix (Du Journal du 30 août) (De VOuEST-ÉCLAiR de Rennes, numéro du 29 juillet) rant une marge, une avance, sur currents britanniques.Ils rappellent qu’ils ont risqué leurs capitaux sur la foi d’une protection efficace, et que tous les efforts qu’ils ont faits pour donner du travail à leurs ouvriers et maintenir ainsi la structure économique et même sociale du pays ne doivent pas avoir pour résultat de laisser le marché libre au producteur du Royaume-Uni, lequel n'emploie pas d’ouvriers canadiens et paye ses impôts au gouvernement de Londres.Pour certaines catégories de marchandises, il n’y a pas d’industrie canadienne.Qu’on réserve alors la place aux Britanniques de préférence à tous autres, soit ! (Malheureusement, dans la plupart des cas, c’est parce que la demande locale était très faible qu’il ne s’est pas créé d’industrie sur place.) Mais il est inadmissible que le producteur canadien soit chassé du marché canadien, quand il est en mesure de l’approvisionner.Mais, objectent les Anglais, un autre article du traité — l’article 10 — oblige le gouvernement canadien à ne protéger, par Une personnalité canadienne devait présider tout dernièrement, la séance solennelle que la Société Historique et Archéologique de l’arrondissement de Saint-Malo donnait salle des fêtes de l'Hôtel de Ville en l’hon-du 4e Centenaire de Jacques Cartier.Hélas, à l’heure de la Conférence solennelle, les Canadiens annoncés pour la seconde partie des fêtes de Jacques Cartier n’étaient pas arrivés et l’on dut trouver une autre personnalité pour présider la séance.Ce fut à M.Delalande, le distingué Consul de France aux Iles Anglo-Normandes, qu’échut cet honneur.Trait d’union da l’Entente Cordiale pour Saint-Malo, dira tout à l’heure le président de la Société d’Archéo-logie.M.Delalande était tout indiqué.N’a-t-il pas vécu au Canada et n’est-il pas docteur en droit de l’Université de Montréal ?De'nombreuses personnalités entouraient M.Delalande.Citons MM.Mathurin, président de la Société; Eugène Herpin, abbé Descottes, anciens présidents; les sénateurs Gasnier-Duparc et Stourm; Esnoul Leséné-chal, Julien Herpin, Morin, Letanaux, Buret, Jouel, Milon, bâtonnier Brault, d’Haucourt, Jouet, Dœubre.Le portrait de Jacques Cartier, placé en avant de la scène, dominait dans son cadre doré la vaste salle que remplissait une assistance aussi nombreuse qu’élégante.Bennett : ces rivages.» Le Canada français, c’est la h rance qui l’autre bord de l’Atlantique.ncur recommence sur Voilà la vérité qui éclate ici dans les regards, les gestes et les paroles du moindre ]e dans l’accueil inoubliable que la cas passant ou ville et la province de Québec, à elle seule (e Canada laisseront plus grande que la France, font aux délé- Royaume-Uni gués de la mère patrie.concurrence Le Champlaiji a remonté 1 immense de revjent relatif d’une production ayant un Saint-Laurent pendant la nuit.Il devait ar- ' caractère de réalité économique (economical river devant Québec à huit heures du matin.l7nd efficient production) ».Malgré les retards des jours precedents nous | pour l'application de cette formule, le fûmes à l’heure exacte par un tour de force Canada, comme la Grande-Bretagne, comme de l’énergique commandant Barthélemy.Dès (’Australie, a créé un conseil supérieur des six heures du matin nous étions aux hublots.tarjfs — Tarif Board — dont la première Un vent frais coulait sur 1 eau glauque un t^c|le a ^té de chercher une commune mesure peu trouble.Des flèches d’églises se levaient r (’appréciation des prix de revient.Et .çà et là sur les bords du fleuve.Des petites S au$sitôt de sérieuses difficultés sont apparues.I voie de tarif, contre les importations en villes commençaient à dorer au soleil leurs , Les industriels britanniques déclarent provenance du Royaume-Uni, que les in-maisons de bois au style colonial, Bientôt ^ droits de douane canadiens ne doivent dustries « raisonnablement assurées d avoir les maisons se resserrèrent sous les fumées | excéder un niveau qui égalise les prix de de sérieuses chances de succès ».Precisc-plus nombreuses.D'énormes élévateurs pour j revj
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.