L'ordre, 20 juillet 1934, vendredi 20 juillet 1934
¦ : 4M'.flÿ.# RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS i; 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLatcau 8511* 1 an 6 mois 3 mois En ville, par la poste.$9.00 Canada (hors de Montréal), ) Royaume-Uni, France et > $6.00 Espagne .j Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres pays $4.75 $2.50 i Administrateur PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU $3.25 $1.75 $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 On est prit d'envoyer toute correspondance à la caaa 4018 de FHAtel des Postes en mentionnant sur l'enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur; t OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.b Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.'îSh "iV Première année—No 110 Le numéro: 5 sous Montréal, vendredi 20 juillet 1934 nous avons relevés dans la presse parisienne en ces derniers temps.Nous avions donc lieu de cçoire que la condamnation portée contre le journal de MM.Maurras et Daudet pour des raisons en grande partie politiques était en train de devenir caduque.Du reste, le théologien anonyme de la Semaine religieuse de Québec — comme d’ailleurs, avec plus de circonlocutions, celui de la Semaine religieuse de Montréal, le R.P.Chausse-gros de Léry, S.J.— a reconnu aux journaux catholiques du Canada le droit d’emprunter à Y A.F.des articles irréprochables en soi.Ce n’en est pas moins devant cette situation que quelques fanatiques de l’espèce la plus bornée et la plus malicieuse se sont démenés pour nous faire condamner.Pour l’histoire du journalisme canadien Le problème de l'heure présente années prospères; souvent même est-elle inférieure.Y a-t-il eu depuis la guerre une nouvelle extermination subite qui a réduit d'un quart ou d’une moitié les habitants de la planète ?La chose se serait sue.La presse nous l’aurait dit.Les deux termes, produits et consommateurs, ne paraissent pas avoir varié très sensiblement d’hier à aujourd’hui.Mais pour quelle raison le commerçant ne vend-il pas actuellement le dixième de ce qu’il vendait il y a quelques années ?Les objets sont-ils devenus si inusables que le renouvellement n’en soit plus nécessaire ?Pourquoi les gens restreignent-ils leurs achats ?Y a-t-il moins d’argent ?Pourtant non.La circulation fiduciaire atteint aujourd’hui un chiffre plus élevé qu’aux jours de prospérité.Les prix sont plus bas actuellement qu’il y a cinq ans, par conséquent le volume des échanges devrait être plus considérable.Eh bien, chose curieuse, personne n’a plus d’argent.Les faillites se multiplient, les banques ferment leur crédit, les trésoreries sont toutes anémiques, et pendant ce temps les marchandises s’accumulent, faute d’acheteurs, et les usines s’arrêtent.Que signifie cette anomalie ?Que se passe-t-il ?Où donc est l'argent ?Arrêt de mauvais augure La crise économico-sociale Une cause, un remède Un de nos amis nous communique ces quelques lignes, qu’il a trouvées dans la « Revue de la presse » d’un journal français, sous le titre de « France et catholicisme > : « A l’occasion du couronnement à Rose-Hill (île Maurice) d’une statue de Notre-Dame de Lourdes, notre confrère Ph.Calée expose, au Mauricien, combien le culte de la Vierge est un culte français; C'est pour cela qu’il reste un culte très mauricien, comme aussi très canadien (osons espérer que personne ne nous cherchera une querelle d'Allemand à propos du mot culte, employé ici dans son sens le plus relatif).« Notre confrère continue: Culte très français.Mais l'idée religieuse elle-même, ainsi que la forme quelle revêt él les réalisations plus ou moins parfaites, plus ou moins orthodoxes, quelle se donne, n est-elle pas inséparable, à l'ile Maurice, du souvenir français?« C’est que le génie français est catholique, dans un double sens.Il porte l’empreinte indélébile de la religion traditionnelle, historique, toute abstraction faite de l'abandon des pratiques.Voire du rejet des dogmes.Le moins « croyant » des Français de race demeure, intellectuellement et émoliüement, un catholique romain.Il est catholique, encore, par son universalité, qui le rend assimilable, à un degré unique, aux autres peuples, et par une vertu d’attraction qui les conquiert et les naturalise, une fois pour toutes, dans le plan moral et dans l'intellectuel.C’est ce qui a eu lieu à Maurice, et c’est ce qui fait quid le catholicisme ne se sépare point du souvenir français et, d’une manière plus immédiate et plus concrète, de lq prj-.mauté dé fait de la langue française.« Ce qui n’empêche nullement le loyalisme des Mauriciens envers la couronne britannique.> Chose curieuse, ces lignes édifiantes — doublement édifiantes parce qu elles sont la constatation d’une grande vérité historique — sont extraites d’un journal, Y Action française, dont la reproduction occasionnelle nous aurait valu une interdiction, si les inquisiteurs volontaires de l’Eglise dans le Canada français avaient pu forcer la main à nos évêques.A propos de ce même journal, voici un autre entrefilet que l’on trouvait, parait-il, dans son numéro du 22 juin, sous la signature de Robert de Bois-fleury: « L'Action française vient d’avoir la douleur de perdre une grande amie; la baronne de Flor est décédée samedi dernier à Vichy, d’une crise cardiaque, à l’âge de 88 ans.« Veuve depuis de longues années, sans enfants, sans parents proches, ardemment royaliste et patriote, elle avait donné tout son cœur à l’Action française.Comme elle voulait rester ignorée, nous étions seuls, mon cher Lucien Moreau et moi, à connaître tout le dévouement qu’elle prodiguait avec une magnifique générosité dont elle a tenu à donner des preuves jusque par delà le tombeau.« Gravement malade depuis trois ans, se sentant condamnée, et ayant conservé toute l’énergie de son caractère et la vivacité de son intelligence, elle ne demandait qu’une grâce: vivre assez longtemps pour voir le retour du Roi.Dieu ne l’a pas permis ; du moins, elle est partie pleine d’espoir et de confiance.« Conformément à ses dernières volontés, elle a été inhumée hier, dans la plus stricte intimité, au cimetière de LevaUois (près Paris), où elle repose auprès de son mari.Les dernières prières lui ont été données par un prêtre de Saint-Marie des Batignolles, sa paroisse à Paris.« Nous demandons tous pour elle, à nos amis, un souvenir dans leurs prières.» H est peu probable que les opinions politiques de la baronne de Flor n’aient pas été connues du clergé français, même si elle réservait pour quelques-uns le secret de ses libéralités.Et l’inhumation de ce partisan actif de YAction française journal comme de l’Action française mouvement politique avec les prières de l'Eglise! n’est qu’un deg multiples cas .que Ce n’est pas sans appréhension que les milieux commerciaux et industriels d’Angleterre constatent l’arrêt subit du mouvement de reprise économique.Depuis deux mois et demi, l'indice des prix et de l’activité industrielle est en régression marquée et.bien que les derniers chiffres nous manquent, il ne semble pas que la situation se soit sensiblement améliorée au cours des deux dernières semaines.Maintenant, c’est l'humanité entière qui se trouve étreinte par une crise financière et économique, et de façon si tenace que, plus elle cherche à se dégager, plus ses liens semblent impossibles à.rompre ; 11 n’y a pas de peuple, 11 n'y a pas d’Etat, de société ou de famille, qui ne soit plus ou moins gravement accabl par les calamités ou ne sente 1 contre-coup de celles des autres.(Carite Christi compulsi.) Le problème économique est d’une grande envergure.Pour le comprendre, il faut nécessairement rivaliser en connaissance et en réflexion avec ceux qui, par leur conception large des actions sociales et politiques, l’ont conçu et lui ont donné cette ampleur et cette universalité qui fait que nous sommes destinés à en subir tous ensemble les conséquences, bonnes ou mauvaises, suivant la valeur même des principes et des directives qui ont présidé à la mise en œuvre.La vie économique, fortement troublée par la grande guerre, reprit assez rapidement dans les premières années qui suivirent cette demijère, et avec une intensité fortement accrue par l’impulsion que les nécessités d’un conflit aussi énorme avait donnée aux échanges de toute sorte, par la raréfaction de certains produits, par les destructions qu'il fallait réparer, par le nouveau facteur psychologique né du bassement et du contact multiplié des foules, etc.Dans toutes les branches de l’activité humaine ce fut un essor merveilleux.En peu de temps le mouvement des marchandises, le rythme des échanges, s’accusa nettement supérieur à ce qu’il était avant la guerre.Les Etats-Unis, notamment, connurent un véritable âge d’or économique qui les fit apparaître au monde comme les véritables béné-ffcîâiref"dif cbhflft^’mbndtàl,^^"Malgre^ntT " étrange maladie monétaire dont se trouvèrent atteints successivement plusieurs pays, quiconque avait une activité industrielle, agricole ou commerciale, voyait rapidement, pour peu qu’il fût avisé, s’arrondir le chiffre de ses bénéfices.En un mot, les affaires marchaient.Comme toujours, certaines branches de l’activité économique pouvaient avoir leurs à-coups, mais en dépit des entraves multipliées, apportées par les abus fiscaux, monétaires ou autres, le jeu normal des lois économiques rétablissait assez vite les choses.Dans l’automne de 1929, la presse nous apporta des Etats-Unis la nouvelle d’un krach de Bourse formidable, sans précédent.Un effondrement des valeurs venait de se produire brutalement, et de proportions inouïes.Le chiffre des pertes était astronomique.Quelques mois plus tard, le phénomène se reproduisit une fois encore, moins violent.mais toujours considérable.Et puis, l’on apprit que cette brillante prospérité" cédait peu à peu la place à un marasme des affaires de plus en plus grand.Les banques sautaient, les faillites se multipliaient, les usines se fermaient, et le nombre des chômeurs augmentait de jour en jour.En Europe comme en Amérique, baisse générale et progressive de la plupart des valeurs de bourse, ralentissement des ventes et de la production, baisse des prix, disparition souvent de tout bénéfice et parfois arrêt pur et simple de telle ou telle industrie ; et comme conséquence de tout cela, extension de plus en plus grande du chômage.L’an dernier, le mal n’a fait que s’accentuer de jour en jour un peu partout.Que signifie cette étrange et fort soudaine maladie dont se trouve atteint l’organisme économique mondial ?Quelle peut être l’origine d’une anémie pareille qui ralentit ou arrête en même temps toutes les fonctions et partout à la fois ?quelles lois économiques transgressées, et par le monde entier, rappellent aussi démesurément celui-ci à leur respect ?La présente maladie économique affecte l’ensemble de l’organisme et, chose plus grave, sans qu’aucune cause nettement économique puisse être discernée.Les médecins.Dieu merci, sont nombreux qui se penchent sur le malade et émettent les •diagnostics les plus variés.C’est la surproduction, affirment les uns, qui est cause de tout le mal.D’autres : c’est le machinisme à outrance qui jette à la rue ces millions de chômeurs.Ceux-ci ne gagnant plus d’argent ne peuvent plus acheter ; d’où sous-consommation et ralentissement ou arrêt de la production.Pour d’autres, c’est le manque de crédit, par suite de la disparition de la confiance, qui arrête les affaires ; ou encore les dettes de guerre, les crédits gelés, etc.Dans quelle mesure tout cela est-il sérieux ?Combien de docteurs ès-économie sont-ils sincères dans leurs savantes consultations à tant la ligne ?Vénalité ?Ignorance?Qui donc le saura jamais?Qu’il y ait crise sur dix, vingt, cinquante produits, par suite de surproduction, à un moment donné et pour un ou plusieurs pays, , .^ut len que que 9“ un économiquement lé fait peut se concevoir.autre> ,es désastreux effets de ]a concurrence.é Cet arrêt, qui semble de mauvais augure, a provoqué des commentaires dont I’Economist s’est fait l’écho.Le grand hebdomadaire de Londres a consacré, dans son numéro du 30 juin, un article de fond à l’étude de la si* tuation.Il se demande si la reprise a définitivement cessé et quelles seront les répercussions de cet arrêt en An* gleterre.Il n’y a évidemment rien d’extraordinaire à une baisse tempos raire de l’indice économique.Il se produit d’ailleurs toujours une re* lâche dans les mouvements de reprise, même les plus certains.Cependant, fl est bon de profiter de l’occasion pour étudier de près la question et se de-mander si le mouvement est définitif vement ou provisoirement arrêté.On constate, par un simple examen des statistiques, que la restauration, en Angleterre, provient surtout du déve* loppement du marché intérieur, pro* tégé par des droits et des restrictions, tandis que les marchés extérieurs n’ont pas enregistré de progrès particulièrement réjouissants.Dans plusieurs cas, on note une amélioration des échanges.extérieurs, mais ce ne-sont pas ces derniers qui ont surtout influé sur la reprise des affaires.A l’opposé de ce qui s’est passé aux Etats-Unis, le mouvement de hausse s’est produit dans le domaine des industries élémentaires (capital industries), ce qui indique des bases plus solides de restauration.La question est d’autant plus intéressante qu’elle se greffe sur celle du chômage, qui avait atteint des proportions inquiétantes dans certaines branches de l’industrie.Toute diminu* tion du chômage implique une aug* mentation du pouvoir d’achat de la masse, et c'est la raison pour laquelle on suit de très près les variations de l’embauchage.La reprise anglaise s’est surtout af* firmée dans le bâtiment, les travaux de constructions générales (usines, routes, chemins de fer, ports, etc.) et dans la construction mécanique destinée au marché local.Pour ce qui est du bâtiment, on ne peut compter sur une activité plus grande, ni même aussi soutenue.Le gouvernement ne veut pas s’engager plus avant dans les entre* prises de travaux publics, quoiqu’il puisse trouver des capitaux à très bon marché.Il ne reste donc que les cons* tructions générales et les constructions mécaniques qui soient capables d’un plus grand développement.Or, le marché intérieur ne tardera pas à être saturé, et il faudra trouver de nou* veaux débouchés extérieurs à ces produits, ce qui parait excessivement difficile, d’autant plus difficile que les accords d’Ottawa ne semblent pas donner les résultats qu’on en attendait, La situation se complique d’ailleurs en ce que les Etats-Unis, eux aussi en période de régression, livrent une bataille désespérée pour conquérir de nouveaux débouchés extérieurs.Le retour à la prospérité, en Angleterre, est largement fonction du retour à la prospérité à l’étranger et particulièrement aux Etats-Unis.Dans le cas où la reprise mondiale s’arrêterait, l’Angleterre serait encore plus atteinte que les autres pays.car.ainsi que le remarque I’Economist, personne ne peut vivre au XXe siècle sur son carré de choux, pas même une nation aussi favorisée que les Etats-Unis.La perte des marchés extérieurs ne sauraient être compensée par le développement des marchés intérieurs, en Angleterre moins que partout ailleurs.C’est justement cela qui donne si fort à réfléchir aux dirigeants de la métropole.Olivar ASSELIN Prédiction du poète Henri Heine G.G.H y a exactement cent ans, Henri Heine, l’homme qui avec Nietzsche a le plus haï les Allemands, qu’il connaissait bien, écrivait (texte cité par M.Emile Henriot dans sa causerie hebdomadaire du Temps) ; € .Le christianisme a un peu apaisé cette brutale joie belliqueuse germanique, mais il ne pouvait pas la détruire complètement; et quand un jour la croix se brisera, la sauvagerie des vieux lutteurs sera déchaînée de nouveau.Or, ce talisman est déjà ébranlé, et le jour viendra où il s’affaissera piteusement.Les vieux dieux de pierre se frotteront les yeux pour les débarrasser de la poussière séculaire, Thor s’élancera, son mar-teau gigantesque a la main, pour briser les dômes gothiques.Quand vous entendrez le vacarme et le cliquetis, prenez bien garde, Français, de vous mêler des affaires qui se passeront chez nous.Ne riez pas de mon conseil, le conseil d’un rêveur qui vous met en garde contre les disciples de Kant, de Fichte et des philosophes panthéistes.La pensée précède l’action comme la foudre le tonnerre.Le tonnerre allemand est évidemment un Allemand, il n’est pas très souple et il roule un peu lentement; mais il arrivera un jour, et quand vous entendrez une détonation comme il n’y en a jamais eu dans l’histoire mondiale, vous saurez que le tonnerre allemand a atteint son but.Si nous avons une fois l’envie de nous quereller avec vous, nous ne manquerons pas de raisons justificatives.En tout cas, je vous conseille d’être sur vos gardes.En Allemagne, il peut se passer n’importe quoi, le prince de Prusse peut arriver au pouvoir, ou le docteur Wirth; mais vous, restez armés, restez tranquillement à votre poste, le fusil au bras.Je vous veux du bien, et j’ai été effrayé l’autre jour quand j’ai entendu que vos ministres ont l’intention de désarmer la France.» Ainsi se trtiuvait défini, un siècle d’avance, le triomphe de la croix gammée sur la croix du Christ et la renaissance sur les autels germaniques de la vieille mythologie des Barbares.Heine, qui était juif, passa les vingt-cinq dernières années de sa vie en France, qu’il servit avec beaucoup d’ardeur, tout en émargeant, nous disent ses biographes, à la caisse de M.Thiers.La haine allemande poursuivait déjà ceux de sa race et, malmené en Allemagne, il dut chercher refuge à Paris.C’est là qu’il voulut enseigner aux Français, en échange- de leur hospitalité, à se méfier de l’atavisme belliqueux des Germains.« Et quand un jour la croix se brisera, la àait-vagerie des vieux lutteurs sera déchaînée de nouveau.» Cela n’a-t-il pas été écrit hier et ne témoigne-t-il pas, comme le prétendait Guillaume Apollinaire, que les poètes ont le don des oracles ?(à suivre) La confusion actuelle Il n’est pas facile, à notre époque, de comprendre ce qui se passe autour de nous.Qui pourrait, par exemple, se hasarder à fournir une explication définitive de la confusion extraordinaire qui règne dans le commerce et l’industrie?Il n’est pas tout à fait déraisonnable de demander à l’Etat de rechercher quelques remèdes à cette fameuse Qu’il s’ensuive arrêt de la production, faillites, déplacement de main d’oeuvre pour les produits atteints, les phénomènes économiques résultant d’une telle situation seront normaux, et par le simple jeu des lois économiques les choses se rétabliront d’elles-mêmes assez vite.Que toutes les formes de l’activité humaine se trouvent atteintes en même temps et dans l’espace de quelque années, que le, mal ait gagné le monde, économiquement cela n’a point d’explication plausible.Si étroites que soient devenues les relations entre les peuples, si complète leur interdépendance, jamais un pareil phénomène n’est sorti du simple jeu des lois économiques, qui bien au contraire sont là pour en empêcher la naissance.La grande loi de l’offre et de la demande, animatrice et régulatrice de l’Economie, en dépit des entraves qu’on a pu lui apporter, n’a point cessé en effet de dominer l’activité productrice humaine.Que s’est-il donc passé pour que le jeu en paraisse si gravement faussé ?que l’équilibre ne puisse se rétablir ?Les offres sont-elles devenues brutalement si abondantes, et dans tous les domaines, ou la demande s’est-elle brusquement réduite, et dans de telles proportions que les échanges en soient à ce point arrêtés ?Les statistiques n’accusent cependant pas actuellement une surprodur‘-n industrielle ou agricole supérieure à celle des A ne s’en tenir qu’aux apparences, nous nous trouvons dans une situation tout à fait ridicule.Le monde n’a jamais eu à sa disposition des moyens techniques de production aussi perfectionnés que les nôtres et, pourtant, il y a de par le monde des millions de chômeurs qui ne peuvent échanger leur travail pour les biens de première nécessité.C’est l’Etat, autrement dit les possédants, qui doivent empêcher ces chômeurs de mourir de faim.U ¦J f .ii Le machinisme n'a pas non plus très bonne presse.Pourquoi?Sans doute parce qu'il remplace l’homme.Les besoins du monde peuvent être satisfaits avec moins de travail humain.Il faudrait donc organiser les loisirs de ceux qui ne peuvent, malgré toute leur bonne volonté, trouver du travail.Le grand malheur, c’est que cette facilité extraordinaire de la production a provoqué une dégringolade des prix telle que toute la vie économique est sacrifiée à la monnaie.Tous les pays du monde songent à restreindre la production pour provoquer la hausse des prix.L’Etat, pour ne citer qu’un exemple, fixe les prix du lait à un niveau déterminé, avantageux pour le producteur, de sorte que la production augmente fatalement.Le mal de la surproduction — et c’est un mal selon de trop nombreux esprits — reste le même.Il en est de même dans toutes les manifestations de la vie économique.Cette politique de hausse des prix ou de maintien de prix élevés prend la valeur d’un système qui s’appelle le protectionnisme.« Chacun pour soi », « ce que l’un gagne, l’autre le perd ».telles sont quelques-unes des maximes qui ont cours un peu partout, à l’heure actuelle.Il n’y a pas lieu de s’étonner de la tension continue des relations internationales.Les préjugés de la balance favorable ou défavorable ont repris leur ancienne vogue et l’on voit ceci d’extraordinaire que des esprits libéraux s'inquiètent de voir les importations augmenter.De quelque côté qu’on se trouve, ce n’est qu’in-certitude et indécision.Notre époque de progrès technique serait-elle celle de la confusion des esprits, de la poiestas lenebrarum?f ‘ ¦ ' ' - ¦ SB* ; m Vv"6 i M' vVj m# i , À m Jean-Marie NADEAU m %: % Simplicité • SP* ©S E .i i\: M El i: Mm w, ; Le vieux paysan.— Pardon, m’sieu?Ça ne vous ferait-il rien, de garder ma cha-rette un moment?Le passant (suffoqué).— Mais, mon brave homme, je suis le député.Vous ne le saviez pas?Le vieux paysan.— Ma foi, tant pis.Je vous fais confiance.S “ ' • ,'E%V'v ¦ /-igste Lucien PARIZEAU / HI V Soyez prudent.Avant votre départ pour la campagne, assurez-vous de pouvoir lire V* Ordre » chaque jour.Un abonnement d’une semaine ou deux ne vous coûtera pas .cher, et vous aurez chaque matin deux heures de lecture intéressante.PLateau 8511.Si vous allez passer vos vacances à la campagne, n’abandonnez pas la bonne habitude que vous avez de lire l’« Ordre ».Nous vous ferons le service de notre journal pendant le temps que vous désirerez.PLateau 8511.:• •; e 1 (Ancienne caricature d'André GUI) - La vieille Ignorance ae prépare à censurer l’« Ordre ».André BOWMAN j 1 .i H i&mi .BW** KwSBg L'ORDRE — Montréal, vendredi 20 juillet 1934 2 rivière au Sable.» On affirme que cent mille personnes visitent, chaque année, cette gorge.M.Jules Hone répondit dans le meme sens à M.Conway.« Canadiens et Américains devraient nouer de plus en plus les liens d’amitié et de fraternité qui unissent nos deux grands pays, en se visitant les uns les autres.Tout comme les orgueil la Le protectionisms agricole de l'Angleterre CECI, CELA ET AUTRE CHOSE REVUE DE LA PRESSE ployer.«A l’argument qu’il faut pratiquer l’économie, > termine M.Bray, « je réponds que la sécurité des citoyens et le bon ordre en général devrarnt être la première préoccupation des administrations municipales.» On a proposé déjà d’affecter de nouveaux policemen aux besognes inferieures qu’accomplissent actuellement des agents expérimentés : surveillance des édifices publics, etc.Le directeur de la police M* Dufresne, pourrait établir lui-même les distinct ons nécessaires entre les diverses fonctions de la police.Les hommes moins bien rémunérés seraient affectés à des besognes plus faciles.Marquer des distinctions parmi les agents et rétribuer ceux-ci suivant leur mérite et leur travail, c’est le moyen le plus efficace d’assurer un bon rendement, pourvu que le chef soit juste et libre de toute influence extérieure : c’est actuellement la situation de M.Dufresne.Lorsqu’on aura adjoint quelque trois cents hommes .u personnel actuel de la police, il sera opportun peut-être d’étendre à la police la diminution de traitement qui fut imposée déjà aux autres services de l’administration municipale.— D.D.Coquilles et excuses.Une mauvaise copie ou la négligence d’un correcteur pressé défiguraient hier l'article de notre collaborateur Berthelet Br.et.Outre une ponctuation fantaisiste en maints endroits, voici quelques phrases défigurées : « Le nouveau portrait de Daudet.était à coup sûr un des plus sympathiques qui ait etc consacré à l’homme-Hugo.» C’est évidemment « qui aient été consacrés qu'il fallait lire.Le nom de Pierre Gaxotte est si connu ici qu’on ne conçoit pas qu'un correcteur ait laissé passer Caxotte, qui n’existe pas.« Piédestal » s’orthographie « piédestal » dans tous les dictionnaires* « .Celui qu’il a appelé le Grand Féçal, Emile Zola.» Lire « Grand Fccal ».« Daudet a magnifié plus que quiconque Rabelais, dont la Libre-Pensée et autres Démocraties du dix-neuvième siècle s'étaient emparé.» Lire : « .dont la Libre-Pensée et autres Démocraties s’étaient emparées.» « .Comment un homme pareil tombenl-t-il tout à coup.» Lire « tombe-t-il », naturellement.« Cette explication, quelle soit juste ou non.» Lire « quelle soit.», etc., etc.Ces m.coquilles sont le cauchemar des secrétaires de rédaction ! "Nous nous en excusons auprès de nos lecteurs.— L.P.Le Vatican et les événements d’Allemagne.L’Osservatore ROMANO écrit à propos des événements d’Allemagne : La crise du nouveau régime, qui vient de s’ouvrir de façon si sensationnelle, est une crise politique et morale.Après une sés qui se constatent en Allemagne et du caractère grave de la situation économique, l'organe du Vatican continue : Les causes de la crise touchent aux racines spirituelles mêmes, aux moeurs d'une classe politique dirigeante qui n’a pas hésité à s’éloigner des préceptes chrétiens au nom d'une philosophie athée et raciste.Les morts ne sont pas invités à faire appel, remarque l’OsSERVATORE ROMANO.La puissance étrangère incriminée n’est pas désignée.La situation présente encore des inconnues, puisque, si l’ordre a été assuré par les pelotons d’exécution, les causes de la crise ne sont pas, pour cela, éliminées.Quelle est la force morale capable de rétablir l’ordre véritable, qui est fait de respect de la personne humaine et de justice ?Mais c’est avec ces gens-là que S.S.Pie XI a charitablement cru devoir conclure un concordat.Et c’est en médisant du « Führer » protecteur de la religion catholique, que nous avons porté scandale au perspicace M.L’Heureux, directeur de I’AcTION CATHOLIQUE.— 01.A.De nouveaux policemen.Dans un entretien avec les journalistes, M.Allan Bray recommande l'embauchage de 350 policemen par la Ville.« Le personnel de la police, » affirme-t-il, « est insuffisant depuis plusieurs années.Pour une ville de l’importance de Montréal, nous n’avons que 950 agents.Il arrive que ces hommes, en nombre trop restreint, travaillent trop longtemps chaque jour, qu'ils ruinent leur santé et que, inévitablement, leur vigilance ne soit pas ce qu'elle pourrait être.» M.Bray suggère que, pendant les deux premières années de leur service, ces nouveaux employés ne reçoivent que $50 par mois.Ils seraient recrutés parmi les chômeurs ; de la sorte, Montréal n’aurait qu'à ajouter $5 ou $6 par semaine à l’allocation de chômage de ces hommes pour les em- Enquêtes ' mes qui les dirigent.La dégringolade s’ac- _ célère quand des concurrents se rencontrent S’il en est qui ne doivent plus avoir r roidement, en quelques paragraphes, la face à la foule et se livrent à une surenchère d’illusions sur la valeur des accords d’Ot-PATRIE classe à leur rang les enquêtes par- jg vulgarité pour obtenir son ruffrage.Les tawa, ce sont bien les éleveurs de l’Ouest.lementaires et les enquêtes instruites par des exemples sont nombreux et frappants de l’a- Les dépêches qui nous viennent de L011- Américains montrent avec commissions dites royales : ce ne sont qu inu- vilissement d’entreprises et d’institutions qui j dres nous apprennent en effet que le mi- Gorge au Sable et autres sites pittoresques tiles mises en scène quand ce ne sont pas doivent s’abaisser au niveau de 1?foule : la ! nistre de l’Agriculture anglais, comme de leur pays, les Canadiens sont fiers de ,>astes Limisteries destinées à couvrir des politique en tête, tout ce qui devrait tendre c’est bien son affaire, vient de mettre sur leurs montagnes Rocheuses, de la Gaspe-politiciens ou a.fainstes compromis ou à ca- a ennoblir la foule se laisse entraîner par pjC(l Un vaste projet pour stimuler de sic et de leurs rivières.» Il faudrait sti-moufler des manoeuvres politiques ou finan- elle, et c’est l’histeire du cinéma comme c’est l’élevage britannique.Les Communes ont muler, dans l’intérêt des deux pays, le cieres peu présentables sous leurs vraies cou- celle du théâtre, de tout ce qui prétend à voté, tout récemment, une somme de tourisme entre le Canada et les Ltats-leurs.La Patrie, toujours discrète, emploie l’art, c’est l’histoire du journalisme, de la j ,5 millions de dollars dans l’intention Unis : c’est la conclusion qui se dégagé un langage plus académique, mais la vérité radio, de la littérature et de la mode.C’est ! d’apporter aide et secours aux éleveurs de l’excursion organisée par M.Hone, ny est pas moins clairement exprimée.la faillite des classes d’élite et d’intellectuels anglais.D’après M.Walter Elliott, mi-On peut sans irrévérence exprimer l’a- au siècle de 1 instruction gratuite et obliga- j M;strc dc l’Agriculture, cette somme sera vis que le public n’a pas une confiance toire, car ces classes, au lieu de remorquer pav^e par [cs importateurs.Que ce soit quêtes.Il est avéré que, le plus souvent, P,ar en bas, on est expose a se taire salir.0I1 a J^ondres, laisser les agriculteurs se leurs travaux ne donnent que peu de ré- Et dire qu’il y a des gens qui croient au j^pj;.trer plus longtemps dans leur embar- i,rosri‘ ! ™.«»•“ •« f»»™m K luÏÏ.VïïÆ »¦ Bennett et la Constitution tlSÜ ,» SS'ÆSÆSIï tJiTZ VHydm Zi '“S divergences d’opinion.Lorsqu'elles doivent lEIL fait remarquer que.sans l’initiative du ‘Ie 20 Pour 100 °c P*us 9ue tous les p a juger des actes de nos hommes publics, :u„c ^uff qui a décidé de surseoir à sa cements britanniques dans les Dominions.M M %£ missions.Et le quotidien québécois se de- Riais I esprit n est plus.Les exportateurs «S*** Dans ce cas pourquoi M.Bennett a-t-il ob- Grande-Bretagne jugera bon de protéger tempéré avec tant d’empressement au désir ! davantage ses producteurs et éleceurs na-de M.Meighen ?La constitution permet- ! tionaux, elle n aura qu à restreindre ses elle ces doubles-emplois, sources de contra- j importations en conséquence.C est alors dictions ?Si oui, elle est boiteuse et il ap- que les aeçords d Ottawa seront devenus parten.it au premier-ministre d’éviter la con- lettre morte.Que voulez-vous, il n est fusion.Si non, laquelle, de la Confédération rien de plus normal que tout cela.A force ou de la Province, a la priorité ?Personne - de vouloir se protéger à propos de tout et l’est demandé.Le Soleil affirme que de rien, on force le voisin à nous imiter la Province avait la priorité dans cette af- ; et l'insécurité économique ne peut que faire et que M.Bennett a violé la constitu- grandir, tion, lui qui, tout récemment, voyait des violateurs de la constitution chez ceux qui ré-Les deux commissions royales, on s'en clamaient des billets de banque bilingues.^ sou^ - p» & ^ - peuvent par conséquent être poussées concurremment, et comme le bouillant premier ministre d’Ontario a pris les de-1 vants, le commissaire royal d’Ottawa, qui analyse des courants oppo- Des monuments Quelques hommes de goût et patriotes éclairés, entre autres MM.Victor Morin, Olivier Maurault, Aegédius Fauteux, se proposent d intervenir auprès de la « Commission des monuments de Québec » et de la « Commission des sites historiques du Canada », pour qu'une partie des fonds publics d’assistance aux chômeurs soit affectée à la restauration des forges du Saint-Maurice.Le gouvernement de Québec, soude conserver le pittoresque de notre province, non seulement pour encourager le tourisme, mais pour développer le sens national de notre peuple, a promis de verser l’argent nécessaire.Il reste peu de vestiges de la domination française, en notre province.Nos vieux villages renferment encore quelques maisons de pierre et, parfois, des moulins plus que centenaires.L’ile d’Orléans est renommée à juste titre pour sa beauté et le caractère original de ses maisons.M.P.-G.Roy a écrit un livre sur l’ile d'Orléans, que le gouvernement de Québec a coutume d’offrir aux étrangers de marque, de passage en notre province.Dans la région de Montréal, le fort de Chambly est une précieuse relique de la domination française.La Société de Saint-Jean-Baptiste organisa, pendant deux ou trois ans, des « promenades historiques » pour faire connaître à notre peuple les plus beaux sites de sa province.Pourquoi les Canadiens-Français n’élè-vent-iis pas, d'autre part, de plus nombreux monuments à la gloire de leurs grands hommes?L'homme ne se nourrit pas que de pain, dans les pays où le peuple n'établit aucune différence entre un homme d'honneur, un homme riche, un homme riche qui a des honneurs, un homme riche qui a de vo„ à M.Benne».La liste électorale Nous prierons nos lecteurs de relire I _____ voulons croire que plusieurs héros cana- §È§^iH;SE5BKB» ËEHpErîp cherchera à le faire arriver à des con-1 La promptitude de M.Hepburn et le n a jamais donne de résultats satisfaisants, et n eleve-t-il pas une statue à Albani ?Pour- qu invariablement le parti au pouvoir en a quoi pas un monument Lavallée ou Falar-retiré tous les avantages ».La Free PRESS deau ?Un peuple vraiment jeune (le nôtre rappelle, à titre d’exemple, le scandale de l’est-il ?) a le culte des grands hommes.Le , l'élection provinciale, l’an passé, en Nouvelle- monument Dollard, aux Jardins Lafontaine, A quelques semaines de distance, M.j Ecosse.Le parti conservateur, alors au pou- quoi qu’on pense de l'architecture, est une ' accordés àux°pro vi n c es ^M’Acle’de co n - voir;t*vait nommé de ses partisans pour re- continuelle leçon de fierté et d’héroïsme pour fédération.cueillir les noms des électeurs et dresser les la jeunesse canadienne-française.listes préliminaires.Une enquête instituée par la suite révéla qu'on avait délibérément omis le nom d’un grand nombre de libéraux notoires, mais que tous les conservateurs avaient d un numéro de GrinGOIRE qui date de soigneusement été inscrits sur les listes.La plus d’un mois, ce petit fait qui illustre bien la Société des Nations et en montre le vrai visage : quelles le public ne voit en général que des Instruments de parti.cieux et du régime parlementaire, qui est le même partout, en pays britannique aussi bien qu’ail-leurs.Et nous n’avons pas à nous glorifier des enquêtes grâce auxquelles nos hommes publics à nous cherchent à se justifier.La PATRIE en cite un exemple pris dans l’actualité : les enquêtes sur l’Hydro ontarienne.Dès le début, on s’ingénie à semer la confusion.Deux enquêtes, l’une provinciale, l’autre fédérale faisant double emploi et permettant de prévoir une série de contradictions d’où la vérité a bien peu de chances de sortir, t ne se Jean-Marie NADEAU • — Pour préparer la prospérité (Du Petit ParisienJ «Quand on critique devant eux les mesures auxquelles recourt le président des Etats-Unis pour ranimer les affaires, les La réforme doit soulager les assujettis à Américains répondent presque toujours: l’impôt général sur le revenu, impôt dont le — Vous avez peut-être raison.Seule- |au* était devenu exorbitant, on s’accorde ment Franklin Roosevelt fait quelque chose * le reconnaître.Il ne s'agit pas de favo-et avant lui on ne faisait rien.Si ce qu’il r*«er la fraude, mais ceux qui ne fraudent essaie ne réussit pas, eh bien! il essaiera P**- Il est admis (bien que cela ne soit autre chose.pas tout à fait vrai) que seules les valeurs Il est certain qu’en présence d’une crise mobilières prêtent à la dissimulation.Comme grave et prolongée comme celle que tous toutes les mesures de contrôle auxquelles on les pays subissent l'inertie n’est pas une so- a Pu .son8cr pour remettre les choses lution.Dans notre vieux et bon langage au Poml,l.font plus de mal que rustique cela s’appelle rester les deux pieds °e.°'ien' I impôt sur les coupons nominatifs dans le même sabot.do'* être ramené désormais de 17 à 12%.Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi R U’des,,u‘ le bruit a couru, même à la ni de tout casser sous prétexte d’améliorer.ou[.,e* 9U on aHalt rel*yer Ie* impôts pour Il vaut mieux ne rien faire que d achever de " llrei au P°r|eur- Nullement.Ces im-tuer ce qui bat encore d'une aile.Mais po,‘ resteront tels qu ils étaient.Celui qui lorsque l’une au moins des causes du mal ne.'ou T* P®1 de *a *orme nominative se est impardonnable de ne pr,vera de 1 avan.ta8e re,ervé à ceux qui 1 accepteront.Voila tout.Mais qu une pareille erreur ait pu trouver créance dans le public, c'est la preuve que I argent est toujours craintif et çonneux et qu'on ne le prend pas avec du vinaigre.On peut donc penser qu’un peu de détente fiscale ranimera ce qui se paralysait.Les causes de ralentissement des affaires t sont trop nombreuses pour que, du jour au lendemain, la grande prospérité reprenne son essor.Personne ne possède de baguette magique.Au moins pourrons-nous dire que, , „ n0U5 aussi, et à notre façon, nous tentons Nous empruntons ces paroles a I expose < quelque chose ».des motifs de la réforme fiscale.M.Germain-Martin dit encore: « C’est parce qu’il m’a paru que le système actuel était une des causes principales de la persistance de la crise économique en France que j’ai été amené à proposer des abaissements de taux dont, en définitive, ne bénéficieront pas tant les classes privilégiées de la nation que les classes laborieuses, plus directement intéressées à la reprise de l'activité économique, parce qu'eVes n'ont pu e constituer de réserve de capitaux pour les temps de crise.» Il n’est pas besoin d’être grand clerc en finances pour s’apercevoir que certains impôts, tombant en cascades, augmentent considérablement le prix des marchandises.Il y a des exemples classiques.Un des plus connus est celui de l'essence qui ne coûterait presque rien si le consommateur ne devait rembourser toute une série de taxes.Qu’arrive-t-il alors ?Que les produits français deviennent plus chers que les pro- Presque toujours, le coupable choisit la duits similaires de l’étranger.Nos expor- drogue, croyant s'en tirer à bon compte.Hé-tations se ralentissent, le chômage apparaît, las I il devient aussitôt la risée de tous ses Il y a manque à gagner, appauvrissement et amis, et l'humiliation est telle que.le plus dépérissement pour tout le monde.Trésor souvent, l'acquitté évite de recommencer, public inclus.O" affirme même qu'un vieil ivrogne de Ces choses sont faciles a comprendre et Denver, soudain guéri de son vice, répète elles justifient largement une réforme de volontiers : ï'Jïà %'k’ ,11 y en.a d’autr« -Je ne retoucherai à un verre d’alcool qu.sont moins facilement comprises et pour q s le jour où j’aurai économisé cinq dollars.lesquelles il importe de dissiper uo malentendu.elusions différentes de celles de la pre- ; bon sens du juge Duff ont évité le con-mière enquête., Or, dans cette dernière alternative, si ! ' flit.Mais les intentions de M.Bennett de-l'on en arrive éventuellement à deux ju- meurent telles qu'elles étaient, gements contradictoires, le prestige des, commissions royales d’enquête en sera-t-il rehaussé ?! Seulement tout le monde fait semblant de prendre ces inventions-là au sérieux, car chacun se dit en secret qu’un de ces jours la machine pourrait bien avoir à jouer en sa faveur.C’est sur ce cercle vicieux que vivent le parlementarisme et les institutions qui en sont les organes.Le cinéma et le public Au Droit, M.Charles Gautier décrit la panique qui s’est emparée des gens de cinéma devant la campagne entreprise par plusieurs religions pour l’épuration du film.L'inquiétude des producteurs et l’empressement qu'ils mettent à.se rallier à l’opinion publique prouvent à la fols l’étendue du mal et la force du mouvement moralisateur.Tors ne le font pas de bonne grâce.Les uns prétendent que le public demande des films osés; d'aptres que les bons films L3 font pas de grosses recettes ou que l'art n’a rien à voir à la morale.M.Gautier s’attache surtout à discuter la déclaration que voici de M.Cecil-B.de Mille : Dollard DANSEREAU C’est beau, la S.D.N.Il n'est pas trop tard pour reprendre.Scapinades révision des listes préliminaires ne peut cor-1 riger entièrement un abus de cette nature; ; c’est pourquoi le parti au pouvoir finit tou-1 jours par profiter d’un pareil système.La 1 Free Press recommande l’ancienne façon de préparer la liste électorale, celle qui est en usage en notre province: chaque électeur j est tenu d’aller enregistrer son nom.Quelle est l'influence réelle de l'électeur?Il vote une fois par quatre ou cinq ans.La liste des électeurs elle-même est sujette à caution.Le corps électoral est travaillé par les déclamations des candidats et le whiskey des organisateurs d'élections.M.Vincent Bros-seau a exposé l'illogisme du suffrage universel qui porte au pouvoir une minorité.Depuis des années qu'on tente d’assainir la politique, elle est plus que jamais la proie des financiers qui manoeuvrent les marionnettes élues par le peuple.Il ne s’agit pas d'abolir la démocratie, les élections et toutes les fleurs de la Révolution, il s’agit de ne pas en être dupe.C’est une qualité du peuple français d’être attaché à ses institutions, sauf à les critiquer, I histoire de prouver qu'il en connaît les dc- JohnMaSimontrs'étàit(1 rendu'ehez^son' col- 1 ^‘V1 ne hait rien tant «ue de PaM" P*"' lègue américain.11 obtenait le retrait du na,h Les Lanadiens-r rançais ont hérite de projet de résolution.cette qualité, mais ils sont en train de la M.Norman Davis n'avait personne sous perdre.Pour défendre la démocratie, qu’on daemmentn dans ZZfeau" Tard* d a ni"'a "c % force Pa» * « gober ».comme de, soirée, l’un de ses attachés revint d’un Anglais, tous les cloges qu on fait du suf-danclng, en smoking.Il le mobilisa aus- frage universel, du parlementarisme britan-eitôt.L’attaché dut faire la tournée de nique, néfaste à la collectivité canadienne- naliste en particulier pour l'engager i dé- us; » i L’Echiquier naval Ce que M.Hitler n’a pas voulu laisser savoir | Les Allemands à Paris aux peuples de langue anglaise (Du Journal de Genève du 6 juillet) (De la Gazette de Lausanne J Les conversations auxquelles le gouvernement britannique a convié les principales puissances et qui doivent préparer la conférence navale internationale de 1935, auront une importance considérable au sujet de l'avenir de cette conférence.M.François Piétri, ministre de la marine, vient d’annoncer son intention de se rendre à Londres très prochainement en compagnie de M.Barthou._ En attendant, les conversations se poursuivent entre les délégués américains et les experts britanniques.Il est possible dès maintenant de démêler le jeu des puissances sur l’échiquier naval.Nous allons nous trouver en présence d'une double partie qui se déroulera sous les yeux de l’Angleterre.D’un côté en effet, va se dérouler la querelle du Pacifique entre les Etats-Unis et le Japon; de l’autre côté va s’agiter la question du do-des forces franco-italiennes et aile- forces supplétives pour la défense de son vaste empire colonial.Sans discuter le bien-fondé de cette argumentation, nous savons qu elle se heurte aux plans italiens qui, non seulement demandent la parité de droit, mais veulent réaliser la parité de fait.Il suffit pour s’en convaincre de considérer que M.Mussolini a annoncé son intention de répondre à la construction d’un deuxième Dunkerque de 26,500 tonnes par deux cuirassés de 35,000 tonnes.Il ne s’agit même plus là de la parité, mais d'une supériorité effective puisque, à deux bateaux totalisant 53.000 tonnes, la Péninsule compte opposer deux bateaux de 70,000 tonnes.Les décisions italiennes conduiront fatalement la France à mettre en chantier un troisième bâtiment de ligne, celui-là de 35.000 tonnes.En effet, l’état-major français a toujours soutenu que lés deux Dunkerque étaient destinés à neutraliser les quatre Deutschland dont le troisième de la série a été lancé le 1er juillet.Ces deux Dunkerque doivent opérer dans l’Atlantique ; il parait imprudent à l’état-major français d abandonner la Méditerranée au pouvoir de deux cuirassés de 35,000 tonnes, ce qui signifierait l’arrêt complet des communications entre la France africaine, la Corse et la Métropole.On voit par ce simple exemple la gravité de la situation ; I Italie profitant de sa parité et de la menace allemande pour assurer sa suprématie en Méditerranée où la France entend se maintenir.On sc demande en cette occurrence quelle sera l’attitude de l’Angleterre.Elle est intéressée à ce que le total des forces françaises, italiennes et allemandes soit aussi peu élevé que possible de façon à les dominer.D autre part,.malgré son amitié pour la France, 1 Amirauté ne verrait pas sans déplaisir que l’équilibre des forces fût rompu au détriment de la France par une coalition italo-allemande qui permettrait à l’Angleterre de jouer ce rôle tiers arbitre auquel elle aspire depuis la guerre.Tout ceci promet de vives et intéressantes discussions au cours de la préparation de la Conférence, M.Maurice Muret, Veminent rédacteur de la Gazette de Lausanne, ne croit pas aux projets de guerre bactériologique révélés par l’ancien directeur politique du London Times, M.Wickham Steed (en iQig, le commandant de l’armée française de l'Yscr fut prévenu de l'imminence d'une attaque au gaz, mais il ne voulut pas croire à l'avertissement).Il croit cependant que la présence de si nombreux Allemands à Paris à l'heure actuelle peut présenter éventuellement un danger pour la France, Il écrit : Ce qui me paraît beaucoup plus sûr, en fait d'Allemands à Paris, en fait d'Allemands en France, c’est l’habitude prise par les sujets de M.Hitler de venir s’installer, je ne dirai pas avec armes et bagages, dans ce pays hospitalier dont ils ont apprécié de si près les ressources entre 1914 et 1918.C’est un sujet délicat, mais sur lequel il y a tant à dire que je veux, au moins, l’effleurer, d’autant plus que le renouveau terroriste dans le Reich pourrait bien accentuer l'élan migratoire des Allemands, suspects de tiédeur à l’égard du régime qui fleurit là-bas.Or il y a déjà beaucoup d'Allemands en France, principalement à Paris.Et il est bien certain que cette affluence constitue un danger, alors même que ces Allemands ne sont pas tous prêts à semer le typhus et la peste.Je fais, au cours de ma promenade quotidienne dans l'avenue des Champs Elysées, une expérience qui, toujours renouvelée, donne toujours le même résultat: je compte le nombre de promeneurs parlant allemand que je rencontre.Deux ou trois groupes, en moyenne, sur un espace d’un kilomètre et demi.Si je m’asseois à la terrasse d'un « tea room », comme on dit en France quand on y parle bien, c'est mieux encore.Il y a des après-midi où la moitié des « consommateurs » parle la langue de Goethe et de M.Gœbbels.Ils la parlent ouvertement, bruyamment, comme cette langue d’un peuple-maître doit être parlée.Ils savent que nul ne leur en fera grief : «Les Français sont si gentils I » Ils sont bien gentils, en effet, peut-être même sont-ils trop gentils.Je me rappelle un dessin de Forain, publié pendant la guerre.Il montrait deux Allemands, un soldat et un officier, couchés dans une tranchée, à proximité d'une ville française bombardée, et causant de leur séjour à Paris à la veille de la guerre: «Moi, disait le soldat, j’y gérais un Palace.Et vous, mon capitaine ?— Moi, répondit le Hauptmann, j’étais tzigane ».On ne peut que souhaiter à la France de 1934 de ne pas réchauffer dans son sein maternel trop de tziganes d’un genre si spécial.On assure que la police surveille de près ces réfugiés, les Juifs comme les Aryens ; mais il n’est pas facile de garder dans son champ d’observation une population aussi nombreuse.D'autant plus que, depuis plus d’un an que dure cette émigration, beaucoup d'émigrés ont quitté l’hôtel et pris un appartement.Souvent, ils se sont groupés.Il y a des villes sur la côte d’azur où l’on signale de vraies colonies d’artistes et gens de lettres.Et je rends hommage, encore une fois, à la tolérance et à l'hospitalité françaises, mais je constate ce qu’il y a de paradoxal dans cet afflux et dans ces groupements.roule sur ce fait que le Brühl, c’est-à-dire le marché ieipzigois des fourrures s’est transporté, en raison des mauvais traitements auxquels sont exposés les Juifs en Allemagne, dans un coin du faubourg Poissonnière.L’auteur de cet article décrit avec enthousiasme le « Brühl » parisien.On n'y parle que l’allemand, il n’y a que les peaux de bêtes qui viennent aussi d’ailleurs « N’aimiez-vous pas mieux Leipzig ?» demande mon guide à l’un de ces marchands.— « Leipzig ?Qui pense encore à Leipzig ?Leipzig est ici, à Paris.Hitler et ses troupes ne nous « auront » pas.» Il paraît, si l’on en croit l’auteur de cet article, que les foires de Leipzig ont perdu toute importance : i’anti-judaïsme de la croix gammée les aurait tuées.Et c’est sans doute un profit pour le commerce parisien, mais n’y a-t-il pas aussi, encore une fois, dans cette germanisation de tout un quartier un péril, une menace ?Que se passera-t-il le jour où la croix gammée, qui chancelle, tombera ?Que se passerait-il si Hitler, demain, désireux de se réconcilier avec les gauches allemands, proclamait l’amnistie et rappelait à lui les émigrés ?Le flot qui rapportera ces exilés sera-t-il parfaitement pur ?Après tout, ces exilés sont des Allemands.Ils peuvent être en délicatesse momentanée avec leur pays.Leur coeur et leur âme n’en sont pas changés.Ils auront vite oublié le bienfait de l’accueil étranger quand ils auront retrouvé leur foyer sur la terre qui les vit naître.Qui pourrait leur en faire un reproche ?Le bruit court au surplus, mais ici nous sommes en pleine hypothèse, que tous ces commerçants, que tous ces industriels réfugiés, n’ont pas complètement perdu le contact avec les autorités allemandes.J’ai récemment reçu la visite d'un grand industriel français de l’Ouest, venu tout exprès pour me rapporter une histoire bien singulière.On lui avait affirmé de la meilleure source, disait-il, que tout émigré allemand capable de prouver, après un temps de séjour en France, qu’il avait mis la main sur une entreprise française, était assuré de rentrer en grâce.Mon visiteur venait me demander si j’étais au courant de cette confirmation.Je n’ai pu obtenir, je m’empresse de l’écrire, la confirmation de ce marché, mais 1’Actio N française et le Capital ont récemment publié des révélations fort curieuses qui tendraient à prouver que les réfugiés allemand» en France gardent, en tout cas, le contact avec leurs consulats et leur ambassade.Et tout cela ne laisse pas d’être assez troublant en raison de l’attitude inamicale, pour ne pas dire menaçante, du gouvernement de M.Hitler à l’égard de sa voisine de l’Ouest.Labiche faisait dire à un de ses personnage» dans une pièce écrite au lendemain de 1863 : «Je suis de Châteauroux, mais mes malheurs m’ont rendu Polonais ».On voudrait être sûr que le Brühl du Faubourg Poissonnière n’enfantera plus aucun tzigane.Dédié aux costauds de l’ « Tous les bateaux doivent passer périodiquement en cale sèche pour que leur coque soit grattée, puis repeinte.Cette opération fort coûteuse (elle entraîne une dépense de 2 millions et demi de francs dans le cas d’unités comme le « Majestic », le % Levia-le « Paris »), immobilise les bateaux en plus d’un CHOEUR DE 700 Le testament politique de la nation allemande pour son attitude à l’extérieur doit être pour toujours le suivant; Ne permettez jamais la surreclion de deux puissances continentales en Europe.Voyez dans toute tentative d'organiser aux frontières allemandes une deuxième puissance militaire (et ne fut-ce que dans la forme d’un Etat susceptible de devenir litaire) une attaque contre l’Allemagne et Voyez là non seulement le droit, mais le de-I voir d'empêcher la surreclion d'un semblable Etat par tous les moyens jusqu’à l’emploi de son Juillet, 20, 21, 27 et 28 Août, 3, 4, 10, 11 à 8.30 pjn.I tan », plusieurs jours » et doit être renouvelée tous les 6, 8 ou 10 mois, suivant la nature des la vitesse des navires et leur temps e mers, de séjour dans les ports.On voit par ces chiffres que le rôle à jouer par le Canal des deux- Mers contre l'encrassement des coques milite aussi singulièrement en faveur de sa réalisation.L'ORDRE est édité par les Editions de l'Ordre limitée (cette bouffonne désignation est Imposée par le seul gnuvernenieut français d'Amérique) et Imprimé par la Cle de Publication de la Patrie limitée.\ 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.Prix d'entrée : 25c, 50c et 75c puissance mi~ ( une J Capitaine NEMO IM MM L’ORDRE —-Montréal, vendredi 20 juillet 1934 4 Sciences Histoire Lettres Arts L’ORDRE Nos «honorables» I A HI Mi l l LESUVBES Le grégorien, musique classique Paule Régnier.L'Abbaye d'Evo-taune.(Grand Prix du Roman de l’Académie française).J.et J.Tharaud, Vienne La Rouge.René Jouglet, Au Coeur Sauvage des Philippines.Maurice Dekobra, Conficius en Pull-over.datent, écoutaient.Et ces grands voyageurs ont un don extraordinaire pour débrouiller les psychologies ethniques, un art clair, net, rapide, de rendre vivant et présent ce que hier leurs yeux ont vu.« Le parlementarisme anglais, écrivait il y a une dizaine de jours M.Asselin, est friand de ces qualificatifs par lesquels il croit se rehausser dans l’esprit du' peuple : < l’honorable députe », « l’honorable ministre », « le très honorable premier ministre », etc.» Et il ajoutait que « si ces désignations sont à leur place sur une carte de visite, dans les réceptions officielles », il n’en suit pas qu’un homme soit grandi ou diminué selon qu’on les lui donne ou non.C’est aussi l’avis du Journal, d’Ottawa.A preuve, ce petit fait piquant rapporté hier par G.P.dans le Bloc-notes du Devoir.Le Journal a parlé l’autre jour de M.Hepburn, premier ministre de l’Ontario, sans faire précéder son nom du titre d'honorable.Un de ses lecteurs s’en est ému et lui a fait part de son étonnement.Le Journal lui a répondu que s’il convient parfois de donner ce nom aux hommes politiques, il est insensé de les appeler ainsi chaque fois qu’on parle d’eux.suivissent le précèdent anglais.Cela rendrait le reportage politique moins lourd et, en maints cas, plus précis.» que « c’est ennuyant ».Ils ne goûtent pas le fruit parce qu’ils n’ont pas montré assez de persévérance à percer l’écorce.Le chant moderne, qui demande moins d’efforts, qui excite ou flatte leurs sens, leur apparaît plus désirable.D’où l’importance de remettre les choses au point, de définir le « grégorien » avant de l’enseigner.Dom Georges Mercure l’a compris et c’est pourquoi on a raison de croire que l’enseignement qu’il est chargé de dispenser sera plus fructueux.« la chant grégorien est un chdnt d’église, un chant religieux, destiné à soutenir la prière des fidèles.Comme l’a très bien dit le conférencier, la retenue qui le distingue lui confère sa dignité.Il est beau parce qu’il est simple.Quiconque le pratique avec constance finit par en apercevoir l’élévation, la noblesse.Il se sent transporté sur un plan supérieur et il reste heureusement surpris de voir avec quelle facilité il peut exprimer ses sentiments pieux epvcrs le divin Créateur, con-librcment pour ainsi dire avec Lui, « Souhaitons que les leçons de Dom Georges Mercure attirent des auditoires nombreux et résolus à profiter, non seulement parmi les religieux et les religieuses, mais aussi parmi les simples fidèles de l’un ou l’autre sexe.La large propagation du chant grégorien servira à nourrir et à.affermir notre foi, sans compter que ce chant nous procurera des jouissances artistiques autrement plus profondes que celles que nous pouvons tirer de la musique profane.L’expérience vaut certes d’être tentée ; elle nous ouvrira de nou-ct magnifiques horizons.» Dom Mercure aura-t-il eu les audw teurs qu’il devait avoir ?Ceux qui ont lu l'introduction au de musique grégorienne .de Dom Quand nous faisons des emprunts à l’étranger, qu’il s’agisse d'idées, de mœurs, de coutumes ou d’autre chose, ils sont le plus souvent saugrenus ou ridicules, quand ils ne sont pas néfastes.Nous avons une tendance étonnante à suivre les mauvais exemples.Ce n’est pas à l’honneur de l’éducation qu’on nous dispense, et c’est regrettable, mais c'est un fait qu’il suffit d’ouvrir les yeux pour constater.G.P.ajoute que le Devoir ne donne hommes politiques le nom â’ho- cours Georges Mercure, publiée dans I’Ordre de mardi, apprécieront les commentaires de la Presse sur cette musique religieuse que trop de chanteurs exécutent sans la comprendre.Si on la connaissait mieux et si on la comprenait mieux, on l’interpréterait avec plus de justesse, et cette musique, qui n’est pas < faite pour plaire » mais pour édifier, atteindrait son but.Les musiciens bénévoles de nos paroisses, et les fidèles à leur suite, oublient trop facilement que l’église n’est pas un theatre ni un lieu d’amusement, si elle n'est pas plus le tombeau qu’ont voulu en faire les Puritains.Voici ce qu’en disait la Presse : ! III.—René Jouglet Paris.10 juillet 1934.Les destin du voyageur est impré- I—Paule Régnier Le grand événement littéraire du derrière la glace d’une vitrine d agence, mois a été, comme chaque année, l'at- vous tente les yeux, qu'à la devan-tribution par l’Academie française de turc d’un libraire une couverture de ses deux Grands Prix : à M.Henry livre évoque à votre esprit altéré d’iné-de Montherlant le Grand Prix de Lit- dit un pays inconnu ; le sort en est térature, à Mlle Paule Régnier le Grand jeté : on cingle vers les mers du Sud.Prix du Roman.* Le Hasard est un maître dont la fan- Nous avons dit tout dernièrement taisie nous veut souvent du bien, ici même la valeur du récent roman de Ainsi en est-il advenu pour M.M.de Montherlant, de cette puissante Jouglet, romancier de grande étude de caractères et de mœurs que ' c.asff‘ D un Canton secoué par le sont Les Célibataires ; mais c’est dou,ble, cataclysme de la guerre civile l'œuvre entière d'un très noble écrivain, ^ 9uer|-e étrangère, il arrivait a l’un des plus fortement représentatifs Hong-Kong, les oreilles rebattues des de la génération du Feu, le lyrique de conversations subies à la table du pa-la Deuxième Olympique et de Mors et Aycbot sur le drame prochain du Paci-Vita.le romancier des Bestiaires, le bfue.les évaluations des forces qui poète, aussi de Encore un Instant de 5 affronteront demain, le dénombre-Bonheur.à qui l’Académie a voulu dé- mfn*- des effectifs et des tonnages, des cerner son particulier hommage.mitrailleuses et des canons.Exce e ¦SiSH SL'dris ,o=ou?,raoù snl—=„d,p,e7u% I: dont 1 atmosphere conquiert son ame SOJ1 délite sous les"lns de la Côte des ou la femme - mats par 1 exemple et Maures î Une lettre arrive, d'un vieil tef ve Ana & %% %"%%% Régnier est une œuvre de mysticisme deux jours de Hong-Kong et voici M.et d amour humain dune très grande R^é Jouglet filant vers l’archipel des élévation de pensee, dun art simple et g Mille Iles, la « Riviera de sincere.Certains ont cru voir dans ce mFrient lc des hibiscus, des roman une maniéré de reprobation de la flamb ts ^ des fleuves rouges.La vie monacale alors que 1 idee de 1 auteur ^ancede M.Jouglet - et la nôtre -conforme a la pure doctrine catholique.qu’il fût précisément convié est.tout au contraire de montrer par dans ]a ^^rée la plus étonnante à par-un exemple émouvant que la vocation ]e Nord de Lu la « Moun- ne doit pas etre la dupe des illusions taÎQ province» des Américains, la terre de lespnt ou du cœur On sait a quel ^ j ts> des.splendeurs végétales point 1 Eglise est attentive a mettre en ^ dea imitifs demeurés à l’état pur.garde contre ces appels mal compris Ce ^ ces tribus> dont pour la dont les lendemains sont tragiques.Ce , art nous ignorons le nom, l exis-sont ces avertissements memes que Mlle ^ même, qu'il nous révèle dans le Paule Régnier a romances dans ce bvre si riche de curiosités qu'il vient de beau livre qm.avait de,a.avant la con- Mi Au Coeur sauvage des Phi-secration de 1 Academie française ob- £ • ces Igorots aux mœurs étran- tenu 1 honneur si recherche du Prix - depuis deux mille ans vivent Femina américain.farouchement cantonnés dans le mas- sif montagneux où ils furent jadis refoulés, isolés du monde et libres dans leurs bastions quasi-inabordables, pratiquant toujours la chasse aux têtes humaines pour obéir à de stupéfiantes croyances religieuses, fidèles à des mœurs prématrimoniales qui relèvent de l’expérimentation et conduisant leur vie au gré des extravagances du spiritisme et des tabous.Et le plus surprenant, par ailleurs, c'est la science avec laquelle ils ont su organiser leurs montagnes et tenir victorieusement la gageure de faire venir à plus de 6,000 pieds de hauteur le riz qui ne se plaît que dans l’eau : car les meilleurs des ingénieurs « civilisés » pourraient, avec bénéfice, se mettre sur plus d’un chapitre de l'agronomie à l’école de ces « sauvages ».IV.— Maurice Dekobra M.Maurice Dekobra a préféré, lui, s’attarder en Chine.Dans cet immense pays où grouillent 400 millions d'hommes que nous connaissons si peu, il se passe tant de choses auxquelles nous ne comprenons goutte ! Il s’en prépare, aussi, tant d’autres que nous comprendrons peut-être bientôt ! Comment savoir ! Interroger à leur retour ceux qu'il est convenu d’appeler les « gens informés »?— Quelle admirable organisation que le Kuomintag, affirme celui-ci, et combien l’Europe et son impérialisme sont responsables des tragédies futures.— La Chine, tranche celuirlà, mais c’est, à jamais, l’empire de la crasse, de la pourriture et de l’anarchie.» A qui, grands Dieux, faire confiance ?Les commerçants ?Ils ne jugent l’affaire que sur le plan de leurs « affaires ».Les diplomates ?La fonction leur a cousu la bouche.Les enquêteurs professionnels ?Certes, ils ont le mérite d’avoir les coudées franches et de parler tout de go, mais, par contre, le désavantage d’être trop chichement limités dans leurs séjours.M.Maurice Dekobra, qui a bouclé et rebouclé dix fois pour une la ceinture de la Terre, qui sait voir et faire voir, a eu le loisir de s’arrêter longuement devant les tableaux qu’il nous offre dans son Confucius en pull-over.Il a le coup d’œil et s'entend à.merveille à desceller les lèvres rebelles.Son livre nous découvre et nous explique des mœurs, une psychologie qui font le Chinois et l'Européen aujssi étrangers l’un à l’autre qu'un Terrien et un Marsien et sur lesquelles nous avons l’intérêt le plus immédiat à être clairement renseignés.M.Dekobra nous met en garde contre les illusions de notre orgueil et tout particulièrement contre celle qui nous porte à nous imaginer que les citoyens de la République jaune, parce qu’ils se servent de l’auto et de l’électricité de la T.S.F.et du phono, sont à notre endroit débordants d’admiration.Dédaigneuse condescendance, .sinon mépris.5i vous voulez voir.-la vraie Chine, pas aux norablcs.L’Ordre non plus.Dans la canadiennc-française, ce sont (sauf presse erreur) les deux seuls journaux à ne pas verser dans ce ridicule.Cela n’a pas l’heur de plaire à la plupart des députés et des ministres, nous le savons ; qu’ils en pren-nent leur parti : le Devoir et I’Ordre ne leur donneront pas de l'honorable.« Un homme public, dit G.P., doit être assez honorable sans qu’il soit besoin de le proclamer.Et s’il ne l’est pas, à quoi rime ce qualificatif ?Cela devient risible.» C'est très juste.Dans les autres journaux, nombre de rédacteurs suivraient volontiers notre exemple.Mais la direction veille : on a souvent besoin des députés ou des ministres; il importe de ne pas blesser leur vanité, de leur brûler de l’encens sous le nez.Songez au sort des rédacteurs du Canada qui oseraient ne pas qualifier d'honorable le plus visqueux des députés du parti libéral.De quelle façon ils feraient tancer, les pauvres ! Ils sont même forcés d’appeler honorables des gens qui n’ont aucun droit à cette désignation.Aux Chambres, ministres, députés, sénateurs, membres du Conseil législatif sont tous honorables, bien entendu.Mais seuls sont autorisés à por-titre leur vie durant les sénateurs non « Dom Georges Mercure, maître de chœur à l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac, a eu grand raison quand, au début de la série de conférences qu’il donne actuellement sur le chant grégorien au Mont Saint-Louis, il a commencé par établir le véritable caractère de ce chant.En effet, si la diffusion du « grégorien » est encore si lente, c’est qu’un trop grand nombre de personnes persistent à ne le considérer que variété nouvelle de la musique vocale, se refusant, soit par prévention, soit par ignorance, à l’accepter et à le pratiquer dans les dispositions d’esprit et de cœur qui assureraient des progrès plus rapides.« Dans une large mesure, on pourrait assimiler le chant grégorien aux classi-littérature : pour le.pénétrer, le Outre les cas mentionnés par M.As-sclin, les désignations d'honorable et de très honorable sont à leur place dans l’adresse d’une lettre, comme le dit le Journal, et aux Chambres, où elles maintiennent dans une certaine mesure le décorum.Il est en effet interdit aux députés et aux sénateurs de s'interpeller les uns les autres; ils doivent s’adresser au président et dire quand ils parlent d’un collègue : « l’honorable député de Jacques-Cartier, l'honorable sénateur, de Montar-ville, mon honorable ami, l’honorable ministre, lc très honorable premier ministre », etc.Cette petite comédie rte devrait pas se jouer ailleurs que sür la scène du Parlement.verser comme une se ques en découvrir, le posséder enfin, il faut y mettre de la patience.Aussi, ne peut-on s’empêcher de sourire lorsque certains exécutants dans les chorales paroissiales, après quelques essais plus ou moins sincères, décrètent que < ce n'est pas beau », même veaux En Angleterre, leur patrie, ces titres n’en imposent à personne.La presse anglaise se garde bien de les prodiguer aux ministres et aux députés.G.P.rapporte également les paroles du Journal à ce sujet : G.L.ter ce .et les ministres et anciens ministres du cabinet fédéral; les ministres des cabinet provinciaux y ont également droit aussi longtemps qu’ils exercent leurs fonctions.Députés, membres du Conseil législatif et anciens ministres provinciaux qui se font donner de l'honorable pratiquent l’usurpation.On a vu un ancien traminot, devenu fonctionnaire au ministère de la Voirie après avoir été ministre sans portefeuille, persister à se faire appeler honorable.De toute évidence, dans notre pays, le ridicule ne tue pas.j .Pasteur mobilisé « Aucun journal ' du Royaume-Uni n’appelle M.Baldwin « The Right Honorable Mr.Baldwin », ni M.Lloyd George « The Right Honorable Mr.Lloyd George ».Et quand les journaux anglais rapportent les discours de ces hommes publics, ils ne gaspillent pas leur espace à répéter ad nauseam : « Le très honorable M.Baldwin a dit » ou € le très honorable M.Lloyd George a dit.» Ils mettent simplement : « M.Baldwin.M.Lolyd George.» Il serait bien qu’un plus grand nombre de journaux canadienf (De la Nation belge du j juillet).< « Nous ne sommes pas naïfs et nous né voulons l’être à aucun prix.» La naïveté est laissée aux autres.L’Allemagne en abuse.C’est encore un mot à elle, celui de Bismarck : «je dirai la vérité et c’est alor» qu'on ne me croira pas.» Il appuyait cet apophtegme d’un rire puissant.La préparation expérimentale à la guerre des bactéries et des gaz a eu lieu, sur le terrain même des grandes villes qui sont visées, au mois d’août de l’an dernier.La Conférence du désarmement était ouverte depuis plusieurs, mois.Les délégués allemands y siégeaient encore.» •.* Il est vrai que depuis le 14 octobre Jls n’y sont plus.Mais, à Genève, on ne rêve que de les voir revenir.Et juste au moment où paraissaient les documents de Wickham Steed, le comité permanent de.la Conférence travaillait, comme l’Académie travaille au dictionnaire, à la définition de la sécurité.C’est dérisoire et c’est effrayant.Donc rien n’instruit.On ne veut pas croire.Et voici bien le pire.On ne veut même pa» , savoir.Ni à Londres ni même à Paris les révélations de Wickham Steed n’ont fait l’effet qu elles auraient dû produire.C’est peut-être un beau sang-froid.C’est surtout manque d’imagination.L’esprit se refuse à admettre qu’aucun peuple au monde, fût-ce celui des « vieux Germains », soit capable de préparer avec méthode l’extermination.On répugne à croire au mal.Il est trop pénible de penser qu'il existe tant de gens méchants et malfaisants.Ainsi, en 1914, le fameux Kriegsgefahrzustand était déjà proclamé à Berlin qu’on disait encore: « Non, non, il n’est pas possible que l’Allemagne de la Réforme veuille une guerre impie avec la France de la Révolution ».Et comme on "se refuse encore plus à admettre que la science que ces laboratoires d’où une nouvelle humanité et une morale plus pure devaient sortir, servent, entre des mains allemandes, à des oeuvres de mort ! C’est le progrès profané.Peut-être n’y a-t-il pas en France de nom plus vénéré que celui de Pasteur.Il représente la lutte contre les fléaux qui désolent le monde, les conquêtes de l’intelligence sur les mystères de la nature, la maladie vaincue, le dévouement à l’humanité.Et voici que la bactériologie est tournée contre son but.Par une sorte de raffinement, les opérateurs allemands ont choisi la station Pasteur pour leurs expériences de guerre des microbes.Si c’est un hasard, quelle étrange rencontre 1 De même que l’avion, qui devait rapprocher les peuples et unir les nations, la découverte des infiniment petits, agents pathogènes, devient un nouveau moyen de tuer.* * * Il Pierre BOUCHER L’Italie et l’échiquier oriental II.—J.et J.Tharaud !.La tragédie dont l’Europe centrale est depuis quinze ans le théâtre n’a pas eu d’observateurs plus assidus, plus clairvoyants que les frères Tha-« raud.Dès le lendemain de la Guerre, le premier acte de l’interminable drame s'est joué à Budapest avec Béla Kun .pour vedette ; écrit là-bas aux heures où la Hongrie sortait à peine de son cauchemar sanglant, Quand Israël est roi nous en a dit l’horreur toute fraîche.Le second acte s’est transporté sur la scène allemande, à Berlin ; grand premier rôle, Hitler : Quand Israël n'est plus roi.la terrible tragédie des Juifs d’Allemagne.Le livre d’aujourd'hui.Vienne la Rouge, c’est le troisième acte et Dieu seul sait de combien d’autres il sera suivi ! Ce qui donne leur très grande valeur aux ouvrages des Tharaud sur les convulsions du Centre européen, c’est que leur documentation est toujours de première main.Au sortir de l’Ecole Normale Supérieure, Jérôme a vécu quatre années à Budapest, lecteur de littérature française à l’Université.Son frère, Jean, pendant quatre ans, lui aussi, a parcouru les Karpathes, et de ces deux voyages est né l’admirable Ombre de la Croix.Après la période marocaine qui nous a valu la série des livres que tous ont lus.l’angoissant imbroglio de l’Europe centrale a de nouveau requis la curiosité des deux frères.La présente enquête est le tableau — et l’explication
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