L'ordre, 4 juillet 1934, mercredi 4 juillet 1934
\ # RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DF.S ABONNEMENTS Vv 4 r 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an 6 mois 3 mois ' > $9.00 $4.75 $2.50 $3.25 $1.75 $3.50 $1.65 $8.00 $4.25 $2.25 En ville, par la poste .'.Canada (hors de Montréal), 1 Royaume-Uni, France et r $6.00 Espagne .} Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 Autres pays Administrateur PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .T.LUCIEN PARIZEAU F On est prié cfenvoyer toute correspondance à la case 4018 de l’Hôtel des Postes sur l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.en mentionnant Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur; % OLIVAR ASSELIN L’abonnement eat payable d'avance par mandat-poste ou chique affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année—No 96 Le numéro: 5 sous Montréal, mercredi 4 juillet 1934 quelques jeunes échauffés ont avili le sacerdoce médical.Comment peut-on trouver de l'héroïsme à une action qui a tout juste exigé de ceux qui l’ont commise une forte solidarité dans la bêtise ?L’antisémitisme ainsi pratiqué n’est pas une victoire, mais mie fuite.Le principal ennemi des Canadiens-Français, c’est d’abord eux-mêmes, l’esprit de clientèle de leurs hommes publics, l’anarchie de leurs institutions et quelques tares génitales d’envie et de paresse qu’on leur a si souvent reprochées.D’ennemis extérieurs, il n’y en a point, hors que notre faiblesse se crée elle-même.M.Clarence Hogue fait depuis quelque temps, au Devoir, l’inventaire de notre pauvreté économique.Toute la finance est aux mains des Ecossais et des Anglais; la minorité irlandaise qui, à New-York, dirige la police municipale, s’est emparée ici des emplois de la douane et du port; les minorités grecque et syrienne exploitent les limonaderies, ou soda-fountains; la minorité juive possède à Montréal l’industrie du vêtement.Or, nos « patriotes » n’ont jamais songé à brimer les Anglais, les Ecossais, les Grecs ou les Syriens; ils se réservent pour des combats glorieux, à cent contre j un, comme dans le cas du Dr Sam Rabi-novitch, sorti premier, sauf erreur, de la Faculté de Médecine de l’Université de Montréal.Si, d’un accord tacite, et sans boycott, les Canadiens-Français bannissaient tous les étrangers, quels qu’ils soient, de leurs relations commerciales, ils reconquerraient en dix ans la maîtrise économique de la province de Québec.Mais les étrangers peuvent dormir Iran-quilles; les « patriotes > continueront de sabrer du Juif, et, dans dix ans, évincés des quelques emplois de l’administration qui leur restent, les Canadiens-Français seront du haut en bas un peuple de porteurs d’eau.Français de France, de Suisse, de Belgique et du Canada LE HUITIÈME FLÉAU tabac dure encore.D’ici deux ou trois ans, l’Imperial Tobacco, non seulement contrôlera le marché, mais aura probablement réuni tous les concurrents sous sa bannière; et le public aura depuis longtemps oublié le cartel du tabac.Alors les planteurs ontariens recommenceront à se plaindre auprès du gouvernement; et celui-ci instituera une nouvelle enquête Stevens; et pendant quelques mois, les fabricants verseront de meilleurs prix au planteurs.Puis le public oubliera de nouveau; puis les planteurs seront mal rétribués; puis le gouvernement interviendra, etc.Cette comédie a été souvent jouée sur les scènes de la démocratie ; dans l’intérêt des politiciens comme des fabricants, il faut respecter le cartel.— D.D.Conférences passées et futures TAO/ TA&/ M X if JW£ On ne pourra certes pas accuser les hommes d’Etat européens de manquer de cette mobilité si utile en politique, mobilité d’esprit ou manie du déplacement.L’Europe recherche toujours son centre de gravité.En attendant de le trouver, elle multiplie les conférences et les conversations.Depuis le commencement de 1934, année fertile en événements, il ne s'est guère écoulé une semaine qu’il n’y ait eu quelque part des entretiens dont plusieurs ont, par la suite, revêtu une grande impor-tance.Il y a "eu les conversations de Budapest, celles de Vienne, celles de Rome, où l’on a signé la consécration d'une triplice sous l’égide de l'Italie ; il y a eu plusieurs voyages diplomatiques à Londres, à Paris et ailleurs.M.Ëarthou a fait son tour d’Europe pour tâcher de redresser la situation de la France sur le continent, à la suite du traité de Rome ; plusieurs ministres allemands sont allés sonder plus ou moins discrètement des capitales ; les Italiens ont envoyé M.Suvitch en mission à Londres ; Litvinoff a essayé de compromettre tout le monde sans rien promettre à personne ; Hitler s'est rendu à Venise et M.Barthou est reparti, cette fois, vers les Balkans.Toutes ces conversations, toutes ces conférences visaient essentiellement lo le désarmement (ou le réarmement) et 2o l’établissement de nouvelles alliances.Le désarmement étant une chose irréalisable, sauf dans l’esprit de quelques théoriciens, les puissances ont cherché à justifier aux yeux de l’opinion publique la nécessité du réarmement et se sont surtout attachées à conclure de nouvelles alliances ou à détruire les anciennes.La première partie du programme est presque exécutée : l’opinion admet qu’il est impossible d'éviter la course aux armements, et tous les gouvernements ont leurs programmes navals ou militaires, prêts à être mis à exécution.-t La seconde est infiniment plus difficile à réaliser, par suite de la divergence fondamentale de vues entre les grandes puissances.Alors que la France demande la création de blocs régionaux, capables de contrebalancer, dans certaines parties de l’Europe, l'influence indue de nations trop dynamiques, l’Angleterre ne voit pas d’un trop bon œil cette politique, qui lui parait donner trop d’influence au .Quai d’Orsay, Aussi voit-elle sans déplaisir des contre-alliances se former dans une autre direction.L'Italie reste toujours l'adversaire des ententes, grandes ou petites, qui risquent d’opposer un front commun à ses tentatives de pénétration politique ou économique.L’Allemagne, enfin, voit dans toute alliance ou même simple accord où elle n'aura pas la part du lion, une manœuvre dirigée contre elle, sans se rendre compte que c’est sa politique agressive qui a provoqué ces mouvements de défense.A l'heure actuelle, on peut résumer ainsi la situation : le Pacte à Quatre ayant indisposé la Pologne qui se croyait lâchée par la France, Varsovie s’est retourné du côté de Berlin.La Petite-Entente prenant conscience de la menace germanique a resserré ses liens.L’Italie a riposté par une alliance austro-hongroise ; la France, par des sondages du côté russe ; l’Angleterre, par des propositions de garantie de la Belgique.L’Allemagne, n’ayant pour toute alliée que l’Italie, —- et cette alliance est très précaire — cherche par tous les moyens à rompre les fronts défensifs qui se sont formés tout autour d’elle.Elle fait des avances aux pays balkaniques, elle essaye d’attirer davantage Varsovie dans son orbite, elle sème des malentendus entre la Pologne et la Tchécoslovaquie, elle soudoie des assassins en Roumanie et même chez sa voisine de l’est (l'assassin du ministre de l’intérieur polonais est un nazi) ; elle tente un effort visible du côté de Rome, d'ailleurs sans grand résultat.Les chancelleries se contrarient les unes les autres.Il en résulte un flottement politique chez toutes les nations qui proposent tour à tour les solutions les plus fantaisistes.La mobilité d’esprit a remplacé l’esprit de doctrine chez presque tout le monde, ce qui n’est pas un mal, à la condition de ne rien exagérer.Les alliances se nouent et se dénouent avec une déconcertante facilité.On peut cependant prévoir quelques-unes des conversations futures entre l’Angleterre, la Belgique, l’Allemagne et la France, une autre entre Paris et Rome, et peut-être une troisième entre l’Italie et la Petite-Entente.Moscou, on peut en être sûr, reprendra les pourparlers avec la France et, en cas de refus, flirtera avec Berlin.Une conférence en amène une autre.II serait dangereux cependant de les sidérer toutes comme des pis-aller.M / A propos des Querelles rie langage de M.André Thérive, et dans un article que nous reproduisons ailleurs, M.Jean Nicollier, de la Gazette de Lausanne, déplore « l’indulgence du critique français (M.Thérive) à l’égard de beaucoup d’expressions baroques », et dit ne pas partager, dans l’ordre linguistique, «sa confiance en l’instinct populaire ».— « Le bon sens », -dit-il, « est une donnée si peu répandue.» M.Nicollier ajoute: « On aura beau dire, beau faire, railler les puristes et crier à la prétention : ni l’instinct, ni l’intuition, ni l’inspiration du moment, ne sauveront le français de la décadence.Ils ne suppléent pas à l’ignorance de la grammaire.» La thèse de M.Thérive est sans doute la plus rationnelle pour autant qu’elle s’applique à la France.Le peuple qui a créé une langue et qui en reste le dépositaire en connaît d’instinct les lois fondamentales et a incontestablement toute compétence pour la modifier à son gré.A remarquer aussi qu’en France le « peuple » qui fait la langue n’est pas forcément celui que l’on entend ailleurs: il ne viendrait pas à l’esprit de M.Thérive de prendre ses directions linguistiques aux halles parce que les bouchers ou les poissonnières sont du peuple; en pareille matière il faut savoir composer son aéropage, et cela aussi requiert de l’instinct.Mais M.Nicollier est un Suisse, et, appliqué à la Suisse, son raisonnement est inattaquable: il est absurde de s’en rapporter & l’instinct du peuple pour lal création des mots et de la syntaxe, dans les pays où l’esprit populaire est opprimé par le génie d’une langue étrangère.Dans le Canada français, par exemple, il fut un temps où Je « peuple » était assez près de ses origines, assez à l’abri des influences étrangères, pour contribuer utilement à l’évolution de la langue: il assimilait les vocables indiens, françisait les mots anglais, créait par voie de figure des termes nouveaux; et tout cela était excellent.Maintenant qu’il dit ou écrit instinctivement « avec » au lieu de « chez », « sur » au lieu de « dans », et des multitudes d’autres mots employés à contre-sens parce que traduits littéralement de l’anglais, il serait dangereux de lui abandonner plus longtemps, en matière linguistique, ce qu’on pourrait appeler le droit de frappe des mots.Comme dit un de nos amis (je crois que c’est Berthelot Brunet), nous avons créé « paparmane », mais il y a longtemps de cela.Il y a, en Belgique comme chez nous, une langue populaire (nous ne parlons pas du flamand) partiellement empruntée à l’allemand et au hollandais; mais aucun Belge éclairé n’invoquera cette circonstance pour prétendre que l’instinct de ses compatriotes suffirait pour modifier les lois du français.Pour nous comme pour les Suisses et les Belges, l’essentiel, c’est de commencer par apprendre le français de France.Quand nous saurons cette langue convenablement, sinon parfaitement, il sera temps de donner, en l’espèce, libre cours à notre « instinct », s’il vit encore.J &N iïï T « con- m ¦y ceux % y r \ Leçon qui nous vient d’Allemagne \ X i \ Les événements qui viennent de se dérouler en Allemagne ont un sens que Péguy, s’il vivait encore, chercherait à trouver.Notre André Bowman a dit ce qu’il fallait de la genèse de ces événements.Mais si l’on s’aventure dans le domaine des causes, c’est là que l’on retombe en pleine obscurité.Nous1 inclinons à croire, pour notre part, que le mal financier n’est pas étranger à ces hécatombes de bons nazistes dont Berlin fut le théâtre la semaine dernière.On parle déjà d’un régime de la Terreur.Mais il existe depuis longtemps ; il existait bien avant l’arrivée de M.Hitler au pouvoir.Il serait très intéressant d’avoir une statistique des morts violentes depuis le temps que la Germanie est en révolution plus ou moins avouée.Ces chiffres, qui ont déjà été publiés je ne sais plus où, ont de quoi effrayer les moins sensibles.En tout cas, à force d’employer le vocabulaire de la Révolution française pour qualifier ce qui se passe en Allemagne, on finira par voir la chose.C’est alors que ce ne sera plus drôle du tout.Finies, les parades au son de la musique et des tambours ! Les Allemands, malgré leur goût inné de la poudre et du sang, finiront bien par être effrayés de voir passer les longs défilés- de ceux qui s’en iront mourir.Pourvu que cette révolution ne déborde pas les frontières allemandes ! On sait ce qui est arrivé à l’Europe et au monde quand les sans-culottes s’avisèrent d’aller faire la guerre aux peuples qui avaient une autre conception que la leur de la liberté démocratique.Les hitlériens, tout comme les démocrates, ont leur idée de la liberté qui finit, comme on sait, par prendre le symbole peu encourageant de longues files de condamnés alignés devant des fusils dernier modèle.Qui nous-en délivrera ?! ! CECI, CELA ET AUTRE CHOSE Le français en Lettonie.« Il est curieux — dit un journal belge — de constater combien la culture française s’est développée dans cette jeune république, hier encore assujettie au germanisme,, qui s’était imposé au pays depuis le temps des chevaliers teutoniques.» Certes, l’allemand reste la langue commerciale et même, en grande partie, véhiculaire, bien que le letton tende à devenir moins hermétique.Mais la bonne société apprend le français avec une application méritoire et il est remarquable que la plupart des personnages officiels avec lesquels l’étranger vient en rapport, depuis le président de la République et sa femme jusqu’aux fonctionnaires des ministères, s’expriment en notre langue.Et si l’armée porte le casque de la Reiçbswchr, ce «i’èst ni par sympathie ni qu’on le trouve joli, mais parce qu’il protège mieux que le bourguignotte de France.Il y a deux ou trois ans, nous recevions du consulat de Montréal une publication officielle de la république lettonne ; elle était rédigée en un français malheureusement inconnu en Canada, dont la langue officielle ne se comprend pas en France.Ol.A.putes.», « En fait d’absurdité, ajoute G.P., c’est ce qu’il y a de plus palpable.» En effet, le résultat des récentes élections de la Saskatchewan constitue lide argument de fait en faveur de la proportionnelle.Cependant, des pays européens ont déjà tenté l’expérience, et elle n’est guère concluante.On a même dit : La proportionnelle, c’est comme le mariage : ceux qui n’y sont pas veulent y entrer; ceux qui y sont veulent en sortir.Elle encourage la formation de veaux partis ; c’est son principal mérite ou son plus grand défaut, au choix.Il arrive, sous le régime de la proportionnelle, qu’un député n’ait pas rallié la majorité des voix dans le comté que pourtant il représente.J’imagine mal M.Camillien Houde ayant recueilli la majorité des voix daps Sainte-Marie, tnais cédant sôn siège a M.Albert Saint-Martin, son adversaire et le chef du parti communiste : ce parti aurait recueilli dans une dizaine de comtés assez de votes pour avoir droit à un représentant à l’Assemblée législative.C’est G-P.qui en ferait une tête ! Le parlementarisme anglais s’accommoderait-il de la proportionnelle ?La multiplicité des partis dans un parlement britannique n’est pas un gage de bon gouvernement.Il serait peut-être intéressant de connaître l’opinion du Maître Henri à ce sujet.— D.D.un so- nou- Lneien PARIZEAU —ü Z Bcboô Un peuple inconnu découvert en Nouvelle-Guinée * Deux jeunes missionnaires anglais viennent de partir pour évangéliser des sauvages, qui, jusqu’à ce jour, n'ont jamais été en contact avec la civilisation européenne.Il s agit d’un peuple de la Nouvelle-Guinée dont 1 existence était encore inconnue récemment et qui fut découvert dans la partie de l’île qui se trouve sous mandat australien.Quelle symphonie ! Parmi les bruits inqualifiables qui constituent la symphonie cacophonique de Montréal, il n’en est aucun qui nous tape sur les nerfs comme celui des perforatrices mécaniques.Par un raffinement de cruauté que seuls des acéphales pouvaient inventer, c’est le soir et même la nuit qu’on emploie cette machine au tapage infernal.Pourquoi ne pas faire les travaux de pavage durant le jour ?Il suffirait de fermer la rue à la circulation pendant quelques heures, le temps de briser les pavés.Elles sont rares, les rues qu’il serait absolument impossible de fermer à la circulation, même pendant le jour.La Ville n’impose point aux citadins de bruit aussi assourdissant, aussi discordant, que celui-là, si ce n’est celui des sirènes dont on a muni les autos de la radio-police.Les cloches des églises qui ébranlent inutilement nos tympans à toute heure de la nuit ou du jour; les trompes des automobiles; la boîte à musique du voisin ; les autos à échappement libre que conduisent des maniaques du bruit; tout cela allié au vrombrissement de la perforatrice électrique, c’est un supplice chinois que les gens les moins nerveux et les citadins les plus endurcis eux-mêmes ne sauraient supporter.Comment nos conseillers municipaux n’en sont-ils point encore émus ?On a bien raison de dire qu’ils sont sourds.— D.D.La représentation proportionnelle.Plusieurs journaux, entre autres la Winnipeg Free Press, le Journal d’Edmonton et le Devoir, se disent en faveur de la représentation proportionnelle.« Les conservateurs," en Saskatchewan, écrit G.P.dans le Devoir, doivent avoir eu, tout compte fait des voix données, près de 110,000 votes, mais ils n’auront pas un seul député, tandis que les libéraux, avec 180,000 environ, en auront 49 et le groupe agraire-travailliste, qui a eu environ 95,000 voix, soit 15,000 de moins que les conservateurs, aura 5 dé- S’il est une leçon à tirer des événements qui se déroulent en Allemagne avec la rapidité de la foudre, n’hésitons pas à en faire notre profit le plus tôt possible.Gardons-nous, par-dessus tout, de la contagion du mal financier qui prend, à notre époque, les caractères d’une véritable épidémie.Ne faisons pas non plus trop de socialisme : le prélude fatal des révolutions contemporaines.Mais il en est malheureusement de même du capitalisme d’Etat.Cette incertitude quant aux moyens de sortir du marasme actuel rend tout le monde sceptique : on ne croit plus à rien.Tant que le bon sens n’aura plus droit de cité nulle part, tant que nous ne nous résignerons pas à vivre honnêtement, les hommes d’Etat, qu’ils soient démocrates, fascistes, bolchevistcs, ne réussiront à ramener la paix ni dans leur pays ni ailleurs.La part de Hull.Plusieurs députés se sont élevés contre l’inique distribution qui a été faite des quarante millions destinés à combattre le chômage.Des comtés libéraux ont été omis sur la liste de ceux où le gouvernement fédéral projette des travaux de secours; mais tous les comtes conservateurs ont été bien servis, dans la province de Québec.M.Alphonse Fournier se plaint que la ville de Hull, qu’il représente, n’a pas reçu un seul dollar, alors qu’on a accordé $400,000 à Trois-Rivières, la ville de MM.Bourgeois et Duplessis.Il y a de 6,000 à 7,000 chômeurs, à Hull; la municipalité devra seule pourvoir à leur entretien, puisque le gouvernement fédéral envisage de supprimer le dole, au cours de l’été.Comme toutes les municipalités canadiennes, Hull a été ruinée par la législation fédérale sur le chômage.Elle ne pourra solder seule les allocations de chômage.M.Bennett aurait dû se montrer plus généreux pour la ville qui héberge les fabriques Eddy.Le gouvernement a répondu à M.Fournier que huit millions seraient dépensés par le Ministère de l’Intérieur; que Hull bénéficierait peut-être d’un octroi à même ce fond.C’est renversant ! On ne peut mieux préparer l’achat massif des électeurs et le chantage électoral.Si la ville de Hull est bonne fille, on lui "donnera quelques milliers de dollars, sans quoi.Dénoncer le gouvernement d’Ottawa, qu’il s’agisse de ses manœuvres suspectes à l’égard de Hull ou de tout autre comté, c’est insuffisant, mais c’est le seul moyen pour le peuple de s’opposer à des mesures vexa toi res.Et dire que les électeurs s’imaginent gouverner au moyen d’un bulletin de vote ! — D.D.Respectons le cartel.L’Impérial TobaccÔ a fait annoncer dans tous les journaux qu’elle achètera, en 1934, des planteurs ontariens, le tabac à raison de 27 cents la livre.L’an passé, du tabac de même qualité fut payé de 10 à 16 cents.Les révélations faites à l'en-quete Stevens ont produit cet heureux effet.Il ne faudrait point chanter si tôt VAlléluia.Tant que l’opinion publique sera attentive aux agissements du cartel, les planteurs recevront un prix convenable pour leur tabac.Mais les conditions du meree restent les memes : on n’a pas tauré la libre-concurrence^ le cartel du Ce peuple habite une vaste et fertile vallée dans le voisinage du Mont Hagen, confins de la Papouasie.Le territoire qu’il occupe s’étend sur 6.400 kilomètres carrés et il est traversé par un affluent du Purari, que les indigènes appellent Vahgi et qui ne figure pas encore sur les cartes, ainsi que par une chaîne de montagnes inconnue à ce jour.Il est peuplé d'environ 200.000 individus, de type nettement sémitique, qui s’adonnent principalement à l’agriculture.Ils se servent d’un système d’irrigation compliqué dont les canaux partagent les propriétés en parcelles régulières et ils ont adopté pour la construction de leurs habitations un modèle qui diffère essentiellement de celui qui est généralement en usage dans l'île, c'est-à-dire que leurs maisons, au lieu d’affecter la forme d’un cylindre recouvert d’un toit conique, sont quadrangulaires et dénotent une habileté remarquable.Leurs mœurs sont douces, bien qu’ils soient entourés de tribus «chasseurs de têtes».et anthropophages pour la plupart.Les hommes, généralement trapus, portent la barbe longue, tandis que les femmes sont mieux proportionnées et même gracieuses.Leurs armes diffèrent essentiellement de celles de leurs voisins: au lieu d’arcs et de flèches, ils se servent de piques de bois qui ressemblent étonnamment à celles de l'infanterie au XVIe siècle.Ils labourent leurs champs à l’aide de charrues de bois et ils parviennent à effectuer des travaux d’une précision surprenante grâce à d’assez grossières haches de pierre.L'explorateur Chinnery, qui a révélé leur existence, se rendra prochainement à Londres pour faire rapport sur sa découverte à la Société Royale d'Anthropologie.Cléopâtre en crinoline • On vient de reprendre, à Dresde, Jules César, de Haendel, avec un certain succès de curiosité.L'originalité du spectacle consiste dans la mise en scène et la réadaptation, dues à Oscar Hagen, qui s'est inspiré du style baroque.C’est ainsi qu'on voit paraître des Romains et des Egyptiens en culotte de soie, Jules César en perruque blanche et Cléopâtre en crinoline.Les journaux allemands trouvent la chose « intéressante » et les rares critiques qui la qualifient d'osée se font le Volkischer Beobacher qui estime que la musique de Haendel peut parfaitement s’accommoder de tous les styles, aux Jean-Marie NADEAU L’opinion de nos lecteurs D’un prêtre du diocèse de Montréal : Vous trouverez ci-inclus un chèque de deux dollars cinquante.J'aime bien votre journal, il est jeune, vivant, batailleur ; ses outrances même ne sont pas désagréables.J’espère qu'il aura les fonds nécessaires pour durer.Même s’il m'advient de n’être pas toujours de son avis, il y a du bon, beaucoup même, dans ces quatre pages.Olivar ASSELIN Les fruits de l’antisémitisme X Y Z Le 26 juin 1934.C’est à la fois comique et pénible de voir M.L’Heureux, mazette à bons principes, suivre dans la question juive, avec tant d’autres « patriotes »(1), les trois personnages de Scarron qui, sous la bannière des RR.PP.Jésuites, ont ravalé l’antisémitisme à une industrie de chantage; mais c’est déroutant de lire sous la plume d’un journaliste soi-disant accrédité par l’autorité religieuse l’approbation voilée d’une grève d’internat où ( 1 ) Le « patriote » est l’homme qui fait des discours publics sur de la race », les méfaits des Juifs, et Sainit sa garde-robe chez Gold & Son, Lecteur assidu de TORDRE depuis apparition il me fait plaisir de vous envoyer un abonnement de six mois.Mes félicitations vont de même à tous vos jeunes mais très intelligents collaborateurs, logiciens à l'instar du Maître.L.B., Montréal P• S.— Il me serait particulièrement agrécble de recevoir votre ouvrage l'« Œuvre de l abbé Croulx » portant votre dédicace.son Soyez prudent.Avant votre ‘ départ pour la campagne, assurez-vous de pouvoir lire V« Ordre > chaque jour.Un abonnement d’une semaine ou deux ne vous coûtera pas cher, et vous aurez chaque matin deux heures de lecture intéressante.PLateau 8511.: une I - Quelque part que vous alliez durant nous serons heureux de expédier l’« Ordre ».PL 8511.censurer par vos vacances, vous « les gloires con- com- rcs- André BOWMAN .t :=I/ORDRE— Montréal, mercredi 4 juillet 1934======= Le commerce des alcools ! r Les 50 ans d’Édouard Bénès REVUE DE LA PRESSE L’abrogation de la loi Volstead.aux i d’exhiber sa carte de.membre avant de lui servir le traditionnel scotch and soda.Les hôtels ruraux sont constitués en clubs, du moins ceux qui Se trouvent sur les routes fréquentées par les touristes américains.Les propriétaires de tavernes où l’on ne débite que de la bière ont versé, eux aussi, la forte somme pour leur permis.Ils se plaignent auprès de leurs « protecteurs > de la multiplication des clubs, et réclament le droit de vendre au moins du vin.Les épiciers, de leur côté, demandent aussi le permis de vente des vins ; ce Serait un excellent moyen pour eux de vaincre leur concurrent, le « chain store ».A Montréal, les règlements municipaux et la législation provinciale sur les alcools sont d’accord pour appauvrir davantage l’Est de la ville.Il y a assez de la « réserve » québécoise au Canada sans que, de sa propre autorité, le chef Dufresne impose à Montréal la « réserve » canadienne-frartçaise dé l’Est.Quand il y a trop de lois, le peuple est mal gouverné.Si l’on juge à propos de fermer les yeux sur les agissements de certains clubs et cabarets de nuit, qu’on use de discrétion dans le choix de ces établissements privilégiés : il ne faut point poursuivre tous les établissements de l’Est, et épargner tous les établissements de l'Ouest.De la chef, de la mesure I Le gouvernement provincial envisage de permettre la fabrication du cidre.Certaines régions de la province de Québec produisent des pommes d’excellente qualité.Ce veau débouché à l'agriculture ne doit pas être négligé, au moment ou les gouvernements s’efforcent de secourir la classe paysanne.On a maintes fois, au reste, exposé les raisons qui militent en faveur d'uné pareille mesure.En présence de tous ces faits, il faut se demander si le gouvernement provincial ne serait pas bien avisé de rétablir la liberté du commerce de l’alcool, du commerce de détail au moins.De son côté, le gouvernement fédéral devra, même si les gouvernements provinciaux ne le demandent point, abaisser lés droits sur la vente des alcools, quoi le Canada sera mis à son tour en coupé réglée par les contrebandiers.Pourquoi ne pas imiter le président Roosévélt et conclure des ententes commerciales avec les nements étrangers au sujet des vins ?La presse québécoise s’est élevée souvent contre le tarif prohibitif imposé sur les vins français : M.Bennett est sourd à cette voix-là, Qui sait ?Il n’aime peut-être pas le vin.Etats-Unis, obligera la province de Québec à modifier sa législation sur les alcools.En 1933, les recettes de là Régie ont diminué de $5 millions environ.(Xi attribue cette baisse à l'élection du président Roosevelt et à l’abrogation du 18e amendement.En effet, le nombre des touristes américains en notre province a décru rapidement depuis lors.Nos voisins admirent sans doute les beautés naturelles de notre province; ils aimaient aussi à désaltérer chez nous leur gosier sec.Dans les états limitrophes de la province de Québec, le commerce des alcools est libre maintenant; le prix des boissons alcooliques et des vins y est sensiblement moins élevé que chez nous.11 faudra assouplir notre législation provinciale ; de plus, faire pression auprès du gouvernement d’Ottawa afin qu’il diminue les droits excessifs qui frappent la vente des alcools.révélation, raconte les faits suivants qui se passent de commentaires : M.Gautier cite ces paroles de M.Taschereau : « Celles, la Confédération vivra, mais à certaines conditions qu’il n’est pas permis d’ignorer.Elle est une pacte ; il faut en r.peeler et la lettre et l'esprit.Les deux grandes races qui se partagent notre vaste pays ont mis en commun quelque chose de plus que leurs intérêts matériels, c'est ce je ne sais quoi i, Dieu a mis dans le coeur de l'homme qui lui fait aimer sa famille, son foyer, ses traditions, ses croyances religieuses, sa langue.Ces choses ne s’abdiquent pas.Elles ont fait surgir des héros et des dévouements qui remplissent les plus belles pages de l'histoire du monde.Le Canada est assez vaste pour laisser naître et s’épanouir toutes les libertés ; il est trop jeune pour être persécuteur.Le Canadien français ne doit pas cire chez lui qu’à Québec; tout le Canada est son pays ; il a droit de cite d'un confia à l'autre du territoire.C'est notre contrat.» « La Confédération ne vivra qu’à ce prix, ajo1 te M.Gautier.» C’est dire qu elle ne vivra pas bien longtemps si nous sommes encore capables de réaction, car le Canadien-Français ne paraît guère se trouver chez lui quand " franchit la frontière du Québec.Quand la Presse écrit que le pacte de 1867 « permet mieux à chaque Canadien de se sentier chez lui sur n’importe quel point du Canada ».elle parle théorie et méconnait les faits.Elle écrivait samedi : La rançon d'un congé Est-il très agréable à un homme, fût-il illustre, qu’on informe la foule, étape après étape, de son âge exact ?On peut se le demander.Quoiqu’il en soit, cet usage s’étant établi dans certains pays, nous n’aurions garde d’omettre le 50e anniversaire d'Edouard Bénès, ministre des affaires étrangères de Tchécoslovaquie depuis seize ans.Comme la semaine dernière, le courrier du mardi matin a couvert les tables de journaux.Il y a tous les hebdomadaires ruraux qui racontent en détail comment se sont déroulées un peu partout les fêtes de la Saint-Jean-Baptiste.Passons.Le depute de Dorchester au Parlement fédéral, A7.Onésime Cagnon, a pris part à la campagne électorale d’Ontario.Il n'a pas fait grand brait, parce qu'il est allé soutenir de son éloquence un candidat conservateur anglais contre un candidat canadien-français.qui avait le malheur d'etre libéral, dans un comté de l'Ontario-Nord, Cochrane.M.Gagnon, qui a des délicatesses patriotiques exceptionnelles, n'a cru mieux faire pour tourner les Canadiens français du comté vers le candidat anglais (conservateur, il est vrai) que de déprécier l'Abitibi québécois pour vanter la colonisation de l'Ontario- Un bon nombre de ces journaux reviennent sur la question de la monnaie de la Banque du Canada.Inutile d’insister aussi dans l’intervalle le Parlement a dé- C'est une prodigieuse carrière que celle de Bénès.Sous le régime autrichien, ce fils d'un paysan plus riche d enfants que de couronnes, natif de Kozlany près de Pilsen, s’instruit dès l'âge de 14 ans par ses propres moyens.Devenu le disciple, puis l'ami de Masaryk, il se destine au professorat; il s’intéresse aux lettres, mais surtout au droit, à la sociologie et à la politique.Avec trente francs dans sa poche, il arrive à Paris qu’il quitté avec le bonnet de docteur; il séjourne aussi à Londres et Berlin avant d'enseigner à l’Ecole des hautes études commerciales à Prague et d’obtenir la licence de privât doetnt en sociologie et philosophie.Dans l’automne de 1915, réfugié à Paris, Bénès devient l'âme de la propagande tchécoslovaque •— un nom qui relie le pré- puisque cidé.Il est bon de faire remarquer toutefois que les sénateurs de largue française, se sont montrés dignes de leurs confrères de la Chambre des Députés.Hebdomadaires et quotidiens revenaient Nord.aussi, en fin de semaine, sur l’autre point li- Un autre Canadien français, conserva-tigieux de la Banque du Canada, la nomina- leur évidemment, d'Ottaiva est allé conter à lion des administrateurs.1 ous s’accordaient ses compatriotes de Nipissing, que l'absence pour réclamer des administrateurs canadiens, d'allocations aux veuves, dans la province L’AcTION catholique de vendredi, par de Québec, a rempli les maisons de prosti- Lll la plume de E.L., élevait le débat à sa hau- tution à Québec, à Montréal et dans les là te r véritable en montrer, la Banque du C’a- grandes villes.nada comme un organe de dictature impé- Evidemment, ces deux personnages ont rialiste.une curieuse notion de la solidarité de race.Quand l'Etat se constitue marchand', il surveille l’indice de ses recettes et, à l’occasion, modifie sa législation afin d'améliorer le « Ledit gommercé ».Il y a quelques années, sous l’effort des puritains et des « social workers », les Etats-Unis et huit provinces canadiennes Se mirent à l’dau et à la bière 4.4.Il fallait obliger le peuple (c’est toujours à l’amélioration du peuple que travaillent les énergumènes de cette espèce) à pratiquer la tempérance.Devant le scandale du « bootlegging » et de la conduite des « social workers » eux-mêmes, lès provinces canadiennes et, plus tard, les Etats-Unis sont revenus à la raison.La province de Québec, au cours des dix dernières années, a tenu boutique d'alcool à l’usage du continent nord-américain.La Régie provinciale s’était autorisée, elle aussi, des exigences de la morale.puritaine pour ôtèr aux particuliers le commerce de l’alcooL H semble que maintenant la morale serait sauve même si la législation était pins indulgente.La baisse des recettes a une force de persuasion étonnante auprès des < états-cabaretiers ».Faut-il déplorèr cette volte-face des gouvernements?La prohibition a été discutée et rediscutée, aux Etats-Unis.Rappelons aux bonnes personnes tentées de s’apitoyer sur le sort du peuple qui « gaspille son argent à boire », que l'Eglise catholique américaine est.pour une grande part, à l’origine de l’abrogation de la loi Volstead.Lès pays catholiques de l'Europe n’ont point connu lès bienfaits de la prohibition.L'Etat du Vatican n’est pas un pays « sec ».C’est le puritanisme anglo-saxon qui cherche à réformer malgré eux les « pauvres ouvriers », en leur imposant la tempérance.Latins et catholiques, les Canadiens-Français sont convaincus qu’en amoindrissant le rôle de la conscience individuelle, on ne saurait grandir la consciente collective.La prohibition est une errèur dérivée du Réformisme sectaire du XVIle siècle.Elle s’apparente, en son principe, au racisme, à l’eugénisme, à tous ces bobards propagés aux Etats-Unis par le Klu Klux Klan et autres clans non moins ridicules, et au Canada par les imbéciles des sociétés sécrètes anglo-canadiennes.Instruits dans la même foi én leur morale, ces pudiques bourgeois s’accordent fatalement sur les mêmes conclusions.La législation québécoise sur le des alcools cherché à satisfaire à la fois la pudibonderie dès « social workers », l’esprit de tolérance propre aux latins et aux catholiques, et l'intérêt de la Trésorerie.Aussi renferme-t-elle des dispositions baroques.Alors que la province de Québec était encerclée par des pays « prôhibitionnistes », la Régie telle qu’instituée était défendable; il faudra certainement la modifier, maintenant qu on a libéré le commerce de l’alcool Etats-Unis.Lé président de là « Commission des Liqueurs ».M.Cordeau, et ses assistants préparent actuellement les amendements nécessaires.mesure, Depuis quelques années, on parle de Banque Centrale au Canada.Beaucoup de gens réclamaient cette institution sans en connaître ni la nature ni le rôle.Telle que décrite dans les comptes ren- La Confédération sent à de très anciennes traditions; il a pu s'évader, mais son épouse est en prison; il Elle a fait le sujet de nombreux articles et discours cette dernière fin de semaine.Les journaux d’expression française n’o .dus parlementaires, la Banque du Canada pas montre toutefois l’unanimité de la sene peut manquer d'apparaître comme une maine précédente, au sujet de la Saint-Jean- Baptiste.Pendant que la presse de langue anglaise fait l’article annuel sur l:s bienf- ' -, de la Confédération « qui a donné son essor au Canada et en a fait un grand pays », nos journaux se divisent en trois groupes dont le plus nombreux comprend ceux qui n’ont pas trouvé que le sujet valait i 1 article.renseigne l’étranger sur la conspiration patriotique qui s’est formée dès les premiers mois de la guerre; il rédige des « exposés », « déclarations » et manifestes.Bien que ses aspirations parussent bien prématurées, il réussit à intéresser de grands journalistes à l’œuvre du « comité tchèque d'action à Admettons, comme d'aucuns le soutien- l’étranger ».nent, que le pacte de 1867 n'ait pas apporté Mais, bien heureusement, l’heure n’est1 à certaines des provinces qui l’ont signé tous pas venue de résumer ce long effort, paies avantages quelles en attendaient.Il n’en tiemment et habilement poursuivi, auquel conserve pas moins, à notre sens, une très Masaryk devait apporter l’autorité de sa grande utilité qui justifie amplement les tra- haute direction avec ces autres ouvriers de vaux et les démarches de ceux qui l'ont rendu la première heure, les Stefanik, les Sychra-possiblc, parce qu'il place les destinées de va, jes Osusky.notre jeune pays sur un plan plus élevé, Servi par une intelligence remarquable, parce qu'il fixe »n but à nos activités natio- un dévouement de chaque heure, une ardeur nalcs, parce qu’il permet mieux à chaque 9ue den ne rebutait, un sens politique dés Canadien de sc sentir chez lui sur n importe P^us avisés, Bénès devait obtenir la récom-quel point du Canada, parce que, enfin, il Pc.ns?9U *1 ^ abord I ins- prépare un terrain où pourront faire oeuvre cr|P*lon P*r l*s Alliés ^ns leurs « buts de plus féconde les hommes de bonne volonté.I guerre * .°e ‘a liberation des Tchécoslo-C:ssons donc de d'.oncer le pacte fédératif yaclu.es la domination étrangère (10 et tâchons plutôt d'en tirer le meilleur parti ! Janv,er '.9I7\ .A,ns‘ >e P/ôbleme ^eque possible dans l'intérêt géni al ! j »e t.rouvalt Pose £la fut.urè conference I de la paix; les Allies affirmaient I existence .ii d’un Etat qui sortirait de la guerre.Peu Arguments de tréteaux ! Mots vides de | après, au Reichsrat> jes Tchèque, comme sens ! Si le journal qui se dit « irrevocable- ]„ po|0nais et j„ Yougoslaves décla- ment dévoué aux intérêts canadiens-frança.s» , raienl solennellement qu*i|, voulaient être considérait la Confederation en fonction dé indépendants et qu’ils revendiquaient les ces interets, il n écrirait pas ces lignes, cor terre$ quj leur appartenaient.Enfin, le la Confederation a surtout favorisé les tnté- 31 octobre \918, à Genève, les actes du rets de 1 Angleterre, et de la partie anglaise * Conseil national provisoire» étaient ap-du Canada, de I Ontario et des provinces de prouvés, le gouvernement était constitué, l’Ouest en particulier, qui ne se plaignent pas Masaryk devenait président de la, Répu-moins de n’avoir pas encore été suffisamment blique.Savt-s.On sait l'autorité qu'a acquise depuis lors le ministre tchécoslovaque des affaires étrangères.Ses qualités exceptionnelles se sont affirmées, son habileté diplomatique doublée d’une parfaite loyauté est devenue proverbiale.Il bénéficie en Europe d'une autorité hors pair.Mais le credo politique qu’il développe sur lè terrain international nou- institution favorisant surtout iimpérialisation de notre commerce d’importation et d'exportation.6 ! Si l'Empire, au moyen d'accords entre les divers pays britanniques, nous offre le débouché le plus avantageux et peut approvisionner les consommateurs canadiens au meilleur compte, la Banque du Canada jouera, certes, un bon rôle économique.Si c'est le contraire qui est vrai — et la cin-quante-ct-unièmc chance est probaùlemcnt du côté de la négative — le caractère imperir-lisanl de la Banque du Canada sera nuisible.Au point de vue politique, naval et militaire, le caractère impérialiste de cette banque pourra, .n certains moments de crise, nous jouer les plus mauvais tours.Il ne faut pas oublier, en effet, l'influence de l'argent et du crédit dans scs domaines.C’est là qu'on pourrait parler du « nerf de la ' .i I g : Il commence à y avoir beaucoup de journaux qui, comme I'Ordre, né j -isent pas fort les bienfaits (?) de la Confédération.Ceux-là n’attendent pas le 1er juillet de chaque année pour exprimer leur opinion, chaque semaine ou presque leur en donnant l’occasion.Le débat, qui dure encore, sur les billets de la Banque du Canada venait de les entraîner sur ce terrain, la Constitution venait d’être passée au crible et ce n’était pas la peine d’y revenir si tôt.Aussi n'y a-t-il que peu de journaux qui aient pro-| posé à leurs lecteurs l’article annuel.Quelques hebdomadaires ruraux ont ce- t/ sans gou ver- guerre ».Le choix obligatoire des gouverneurs parmi les financiers d'Angleterre inquiète à ! pendant publié le court article annuel, né-justc titre les Canadiens jaloux de l'autono- j ccssairement banal et vague dès qu'on prend mie canadienne.Le caractère privé de la 1 le parti de ne pas exprimer d'opinion et de direction de cette banque ruine tout espoir ! ne Pas considérer la question en fonction des .faits, ou en fonction des intérêts particuliers _ ., , I de notre province et de notre groupe L.L.comptait sur une banque centrale j ethnique, pour ruiner la dictature des trustards.Il Dollard DANSEREAU I ».La pauvre Allemagne en son râle d'émancipation sociale., „ , Il reste quelques quotidiens d’expression constate qu elle n entamera pas cette dicta- j françaisc qui> eux, se sont demandés ce que ture mais y superposera une dictature finan- ,a Confédération avait valu aux Canadiens-ctere impériale.Français.Le rédacteur en chef du Droit, D autres journaux, dont le Devoir, le M.Charles Gautier, qui est à un excellent Droit et la Patrie, ont porte leur atten- L'Allemagne est-eilé réellement aussi pauvre que lé docteur Schâdht s’est efforcé de le faire croire aux créancier» privés du Reich durant la conférence des transferts ?Il ne le semble pas.Lé directeur de la Reichsbank a fait état d’un décret d’interdiction d'importation de toutes les matières premières $ul aqrâit joué du 5 mars au 1er juin, et.aussi, de 'a réduction progressive, depuis le mois de février, du contingent de devises attribué aux importateurs.Or, il se trouve qu’en dé-pit de ces mesures restrictive*, lés importations de matières premières effectuées en Allemagne durant cette période sont allées en augmentant.De 225 millions de marks en janvier, les entrées de matières premières sont montées à 238 millions én février, à 245 millions en mars, à 253 en avril.Ce même mois, les importations totales du Reich ont atteint 398 millions de marks, L’Office de statistique du Reich, auquel ces chiffres sont empruntés, a ajouté à port du mois d’avril : « Ainsi, les importations ont dé nouveau atteint en quantité le niveau d'avril 1928.» Cela, le docteur Schacht ne l’a pas dit.Il n'à pas dit non plus què l’embargo sur les, importations et la pénurie des devises n atteignent pas certains produits spéciaux nécessaires aux armements, tels que les métaux, la laine, le coton, les cuirs, dont 1 entrée en Allemagne est régie par les centres d’importation d’Etat ét n’e&t soumise à aucune limitation.Si 1 on ajoute à ces constatations les renseignements de ceux qui affirment que I Allemagne a déjà emmagasiné dés stocks de cuivré, de laine et de coton supérieurs à ceux de 1914, on est obligé d’observer que ?P^vreté allemande n’est qu’une fable destinée à berner les créanciers et à tâcher d obtenir de nouveaux crédits.Et la Presse propose ce sujet dé méditation pour lé 1er juillet : ., .poste d’observation, constate une fois de bon sur la question des écoles de la minorité j pIus que> seulc> la province dc Québec a française et catholique de 1 Ontario.Cette 1 loyalement et généreusement tenu les enga- queshon revient d actualité et ces trois jour- I gements pri$ en |867 et que dans les autres naux commentent a peu près dans le même I sens un article que le Toronto Daily STAR y a consacré.Ce qui remet cette question d’actualité, on le sait, c’est le problème de la répartition de l’impôt scolaire des neutres.M.Henry, l’ancien premier-ministre, avait référé cette question aux tribunaux.La minorité prétendait que cela ne relevait pas des tribunaux, mais du Parlement, qu'.l ne s’agissait pas d interpréter la loi, mais d'en faire une.M.Hepburn avait déclaré que, s’il était élu, il saisirait le Parlement de ce problème.Et le Toronto Daily Star engage fortement M.Hepburn à faire ce qu’il a promis et ce que ses prédécesseurs auraient dû avoir fait depuis longtemps.Les trois journaux mentionnés plus haut citent abondamment l’article sympathique du 1 o-RONTO Star et espèrent que cette vieille querelle ontarienne finira par se régler à la satisfaction de la minorité.Ce ne sera pas trop tôt ! Nous manifestons déjà une trop grande tendance à constituer des groupes isolés les uns des autres quand ils ne sont pas hostiles.Nous avons le devoir moral dc combattre cette fâcheuse disposition qui, si nous ne est toujours celui de ses débuts.v.illons pas à la réprimer, empêchera le Ca- M.Bénès passe une grande partie dé nada de devenir la nation forte et influente l’année en wagon ou à l’hôtel.Dan* une quelle rêve de devenir.L'entente de 1867 j même semaine, le télégraphe signale sa pré.est d : la nature d'un compromis et pour f one- | iénee à Belgrade, Londres et Genève.11 donner il est nécessaire que les descendants \ est peu de grandes assises internationales de ceux qui l’ont conclue sachent voir les auxquelles il ne participe et dans lesquelles uns dans les autres des collaborateurs, tous il ne joue un rôle en vue.Mais on le trouve le j aussi parfois à Prague.Ceux des journalistes suisses qui ont eu le privilège d’être provinces comme dans la Confédération, la majorité n’a eu guère d’égards pour les droits théoriquement égaux de la minorité française et que, même aujourd’hui, l'état des esprits reste pratiquement le même.commerce Il ny a aucun doute que nous avons le droit de vivre en ce pays et de nous y développer librement.Mais il est permis de se demander après soixante-sept ans de régime fédératif, si la majorité n’a pas abusé de sa force et si la situation faite à la minorité ne jure pas avec les droits acquis et les engagements pris.Québec a été fidèle à la parole donnée; elle a respecté la lettre et l'esprit de la Constitution.M.Beatty, avec beaucoup d’autres, ia répété : « Québec a prouvé au Canada et au monde que deux peuples possédant des caractéristiques nationales, des traditions et une mentalité différentes, peuvent s'entendre et vivre dans la plus grande harmonie.* Mais les autres provinces ont-elles été fidèles aux engagements pris en 1867 ?Comment ont-elles traité leurs minorités ?N’onl-elles pas fait tout en leur pouvoir pour les c.Jmiler ?Ne se sont-elles pas opposées au maintien de leur langue, de leur culture, de leurs traditions ?Encore aujourd’hui, que d'hommes politiques, même dans le domaine fédéral, ne comprennent pas que l'unité nationale doit se réaliser autrement que par le triomphe de la force sur le droit, que par l'écrasement de la minorité par la majorité ! égaux, jouissant des mêmes privilèges sous rapport de la citoyenneté, soumis aux mêmes obligations stipulées dans l’alliance inlerpro- reSus dans son cabinet ou de s asseoir à vinciale il y a soixante-sept ans.sa tab'e du Hradcany ne sauraient oublier son accueil il affable, son hospitalité si cordiale et celle de la charmante Mme Bénès, la reconnaissance émue qu’il témoigne à Genève, berceau en quelque sorte de la jeune République, (Le Journal de Genève) aux son rap- Depuis ces soixante-sept ans, nous, Canadiens-Français, ne jouissons pas des privilèges auxquels nous avons droit et sommes les seuls à remplir les obligations que nous avons acceptées et que les autres ignorent.Mais un journal dont la première préoccupation est le tirage doit montrer son attachement aux institutions établies et le jour où un autre régime remplacerait la Constitution de 1867, la Presse trouverait cela très bien, quel que soit d’ailleurs le régime, pourvu qu’il ait apparemment quelques chances de durer.J’écris cela sans amertume, car j’estime qu’il ne faut pas trop en vouloir à la PRESSE de cette attitude, il suffit de n’en être pas dupe.Car elle tient à la formule même du journal et cette formule de journal ne peut pas disparaî'ic.Même attitude à la PATRIE, naturellement.Les trois-quarts de l’article semblent dirigés contre la Confédération.On y lit par exemple que l’union pan-canadienne ne fut pas le résultat d’un sentiment spontané, mais « une affaire », que le concept sentimental n’a pas encore remplacé le concept utilitaire, que la Confédération n’est en somme qu’un édifice artificiel, une union factice dans laquelle chacun doit mettre du sien, beaucoup du sien, pour la faire durer, que « l’unité nationale n’est pas encore un fait accompli ».Depuis le temps qu’on s’y emploie, on pourrait commencer à désespérer de jamais réaliser cette unité.La PAT8I£ continue : Le rapprochement entre les dent rites nest ¦pas non plus pleinement réalisé avec l'entente c rdiale et la bonne volonté m U* luellc qui devraient s’ensuivre.Là aussi il y a eu de va'-tes progrès, mais il reste encore un fossé à combler.Cet incident parlementaire au sujet des billets bilingues de la banque centrale nous l’a fait constater.S’il existait une entière et fraternelle coopération entre les deux racos, suivant le but qu’avaient en vue les Pères de la Confédération, la majorité anglo-canadienne, au lieu de se demander si le pacte l’obligeait à faire des billets bilingues et de se répondre « non », sc serait demandé il était en son pouvoir de se rendre à ce désir de la minorité française, et sc serait répondu « oui ».La dernière phr—- est d’une logique rigoureuse et l’on s’attend à lire après cela quelque anathème contre une majorité qui a si peu compris « l’esprit du Pacte ».Et l’on n’est pas peu étonné de trouver le pa- t • - - - - - — yj | ragvaphc .suivant ; C’est à l’égard des privilèges accordés aux clubs que la législation est le plus discutable.La loi stipule que les membres d'un club ont le droit d’y apporter leurs propres boissons ; de les mettre dans des casiers qu’ils possèdent au club même ; de se faire servir leurs boissons par des garçons attachés à l’établissement.Pour tenir un club, il faut un permis renouvelable tous les ans.Les membres reçoivent une carte de l’administration du club.En pratique, la loi n’a jamais etc ainsi observée.C’est l’administration du club qui vend de l’alcool à ses clients qu on appelle membres.Pour obtenir un permis, il faut verser une somme ronde-lette à je ne sais trop quels sachems de )a politique.Les grands hôtels de Montréal ouvert récemment des clubs ; on y débite toutes les boissons, comme autrefois dans les buvettes.Sont membres de ces clubs tous les clients de l’établissement.On a encore distribué des cartes de membres dans les bureaux de la rue Saint-Jacques.Il faudrait voir d ailleurs si le garçon, dans un club, quel qu'il soit, demande à un client En vous assurant dons la snnvegerde, protégez votre famille contre les even-es de la vie, tout en suivant l'adage dé- voua tuallt Cartier i « Travaillons pour le maintien de nos Institutions.» lîZ est, rue Notre-Dame.(r-aj Les beaux gestes.et les autres Les quatre députés conservateurs de langue française qui ont voté en faveur de la monnaie bilingue ont accompli ce qu’on appelle un beau geste et ont reçu leur récompense sous la forme d’une généreuse publicité dans toute la presse d’expression française, publicité qui n’est pas de nature à nuire à leur réélection.Il ne faudrait pa; croire %ur cela qu’ils ont tous anéanti en eux l’esprit de parti.Le SoLEIL, qui, partisan lui-même, prend un malin plaisir à cette U à Montréal.Plick.— Il paraît que les mariages les plus heureux sorti ceux où les époux ne se ressemblent pas.Plock.— Parfaitement mon avis ! aussi, je tiens essentiellement à une jeune fille qui ait dê la fortune.yt Mais dans un pays don', la population était divisée par un long passé d'antagonisme, comme c’était lé cas des Canadiens français et des Anglo-Canadiens en 1867, réaliser l'unité nationale était nécessairement une oeuvre de longue haleine, Nôus avons lieu d'être hautement Satisfaits dé ce qui a été réussi en ce sens jusqu'à ce jour.Les résultats acquis ne nous permettent en effet plus de douter que, dans un avenir pas très distant, les deux faces canadiennes seront capables le célébrer ensemble, dans une parfaite union et avec de communs élans patriotiques, leur fêle nqtionqlc.Cette pirouette de la logique, étonnante à un premier examen, s’explique aussi bien que celle de la PRESSE.Par définition, pourrait-.î dire, la grande presse se doit d’être conformiste.Mais vaudrait alors qu elle n’exprimât jetais d’epinion, direz-vous ?Ne vous en plaigne; pas : elle en exprime si rarement et si peu.ont SI vous passez quelques jours à Québec, descendez à LES PRIMES DE L’« ORDRE» l’Hôtel Victoria Situé su centre des affaires, rue Saint-Jean.Nous donnerons gratis, avec chaque abonnement de trois mois, un exemplaire d’un ouvrage d'Olivar Asselin sur L’oeuvre de l’abbé Groulx, paru en 1923, mais qui a conservé son actualité foncière et cjui, notamment, traite à un point de vue tout nouveau le sujet de 1 abandon du Canada par la France.Les abonnés de six mois ou plus recevront en prime un exemplaire du recueil en deux volumes des écrits de Jules Fournier intitulés Mon encrier, ouvrage qui se vend encore en librairie un dollar.Les personnes qui se sont abonnées ou réabonnées depuis le 1er juin auront droit à ces primes.Prière d’en faire la demande à l’Administration.Courses à Mont-Royal tlu 29 juin au 14 juillet Beat» ou mauvais temps g!#, 7 ¦ ¦ PREMIÈRE COURBE À 2 H.45 APRÈS MIDI Georges LANGLOIS > BULLETIN D’ABONNEMENT 1 CIGARETTES Monsieur l’administrateur, rî ».SWEET CAPORAL Veuillez m’inscrire sur la liste de vos abonnés pour trois - SIX mois — un an (biffer les indications inutiles).Bien mois entendu, j’aurai droit à la prime que vous offrez.9# COLLECTIONNEZ LES “MAINS DE POKER" npfflp” “La forme f W la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé." Jféncèt [Signé] .Adresse * »! I N.B.— L’abonnement est payable d’avance.U ! 1 4 r ." mm ¦£& L’ORDRE—Montréal, mercredi 4 juillet 1934 Querelles de langage») 3 travail De toute évidence, le journaliste anglais se trouvait en face d’un chantier qui démarche auprès des autorités germaniques, présentait cette particularité étrange d'être dans l'espoir d'établir les raisons exactes de installé en pleine forêt II questionna une sen- l’arrestation de M.Stevens, auquel on re- ; proche manifestement de s’être intéressé de Le consul d’Angleterre a effectué une société^ Il en est de même d une langue dont les termes s'enchaînent selon des lois précises et qui ne laissent rien au hasard.On aura beau dire, beau faire, railler les puristes et crier à la prétention : ni l'instinct, ni l'intuition, ni l’inspiration du moment, ne sauveront le français de la décadence.Ils ne suppléent pas à l'ignorance de la grammaire.Car s'il est facile de vitupérer le « parler littéraire » et de réclamer, à grands cris, un style simple et uni, n’oublions pas que c'est celui-là qui coûte fréquemment le plus de peine à son auteur.Il exige, en effet, une connaissance approfondie d’un idiome et ne doit rien aux caprices de l'instinct.Le naturel n'est pas le spontané.Et c’est en apparence seulement que le génie est un don gratuit du ciel.Les agissements secrets des nazis découverts tinelle natiooale-socialiste._ V* t*"8Ue française est une malade ca- ' verbe, achetez français répugne à la logique pricieuse au che\ et de laquelle s empressent instinctive qui exige une phrase analytique des médecins hilares et de tristes docteurs 1 et plus longue : achetez des produits fran-Tant-ris.' çais.I oter noir, voter rouge, sont des ex- Ces praticiens ne s’estiment guère mais pressions moins choquantes, bien que strictc-s’accordent parfois dans leurs diagnostics.' ment imitées de l’allemand.Les uns comme les autres savent que divers ! dangers menacent l’existence de leur patiente.Et ils attribuent volontiers au vieil- *r—¦—7" .< — Je ne puis vous répondre, déclara j trop près à ce qui ne le regardait pas., M.Philippe Pembroke btevens, qui re- , ]# sen4ilyel]e ^ chemise brune.Mais, si vous M.Stqyens pouvait-il se douter que l'on ! presente a Berlin lt, DAILY EXPRESS de ! p0UrJUjvez votrc chemin dans la direction du construit en Allemagne des usines ou tout Londres, a été arrêté 1 autre nuit, près de granj projecteur que vous voyez là-bas, vous autre bâtiment au plus épais des forets?Et la petite ville de Aken, située entre Witten- ; Couverez le chef du chantier qui vous ren- sa curiosité professionnelle ne devait-elle pas berg et Dessau, dans 1 Est d Anhalt, a IUU $ :-v' if Le mystère des coïncidences îîî,N Juste au moment que le Canada célèbre île quatrième centenaire de l’exploration du Saint-Laurent, une belle bibliothèque relative à la découverte et à la colonisation des Amériques va être vendue à Paris, Drouot, par les soins de M.Andrieux.Et cette bibliothèque, riche en manuscrits inédits, contient, parmi d’autres merveilles, un superbe in-folio dédié à Louis XIV et orné d’étonnants dessins à la plume.Et entre ces dessins, dont les cartes et les figures de « sauvages » font un document unique, il y en a un où sont représentés, de pied en cap, un blanc et une blanche de l'époque.La dame, dans une robe et avec un visage qui semblent tous deux inspirés de l’antiquité Le monsieur, dans un costume Henri IV et avec une barbiche Louis XIII.Or, ce gentilhomme de mine assez farouche serait Jacques Cartier lui-même, s'il faut en croire la naïve légende: «Jacques Quartier, matelot de Saint-Malo, qui furent envoyés (.sic) en Nouvelle France par d’heureuse mémoire François 1er, Roy de France et de Navarre, qui le fit chef d’escadre pour aller découvrir la situation du fleuve de Saint-Laurans et de la Nouvelle France.» Quant à la dame, la tradition veut que ce soit la femme du grand navigateur.¦*> : rue P.Ci (Le Journal de Genève) ; « Votre téléphone a la valeur que vous lui donnez.* m a m romaine.§ QOMBIEN vaut une mi-» nute?Personne ne le sait, car elle peut valoir tout au monde.Le téléphone ajoute nombre de minutes à votre existence de tous les jours.Sa valeur ne s’apprécie pas en dollars, car il vaut ce que vaut le temps.Ce soir à la radio : , par Georges Langlois A 10 h.au poste C K A G L’ORDRE est édité pur les Editions de l’Ordre limitée (cette bouffonne désigna* tion est imposée par le seul gouvernement français d'Amérique) et Imprimé par la Cie de Publication de la Patrie limitée, J.SQ eet, rng galnte.Cathertno, Montréal» r I t ¦¦¦¦ [W&
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.