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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
mercredi 13 juin 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-06-13, Collections de BAnQ.

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\ s*6* # RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS A y 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an 6 mois 3 mois l\ En ville, parla poste .$9.00 Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 Espagne .Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres pays $4.75 $2.50 $3.25 $1.75 $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 Administrateur PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU On est prié d'envoyer toute correspondance à la case 4018 de l’H&tel des Postes en mentionnant sur P enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur :.OLIVAR ASSELIN L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 80 Montréal, mercredi 13 juin 1934 Le numéro: 5 sous de sémantique.Ah ! les belles pages de Péguy sur la confusion des idées par la confusion des signes ! ( 1 ) Dans sa Révolution mondiale, dont j’ai parlé il y a quelque temps, Keyserling écrit même que ce sont des malentendus superficiels qui divisent et opposent les hommes.La première mission de l’esprit, dans un monde presque entièrement « tellurique >, ou instinctif, consisterait donc à restituer aux mots, qui trompent ou servent à tromper, leur sens véritable.C’est ainsi que la philosophie chinoise, toujours d’après Keyserling, repose tout entière sur la justesse des désignations.Par une profonde ignorance ou un magnifique mépris du sens des mots, nos politiciens (car nous avons peu de politiques) et nos « bons » journalistes (car nous en avons peu de « mauvais », n’est-ce pas ?) ont défiguré à peu près toutes les idées qu’ils ont prises ailleurs.De même que le mot de mer n’évoque pas la même image, selon que c’est un marin qui le dit, ou un garde-forestier, les systèmes d’idées, ou mieux, leurs désignations, ont une portée différente, suivant l’époque, le milieu, le pays, les hommes qui s’en occupent.Dans un article de la Nation Belge que nous reproduisons ailleurs, M.Robert Poulet note toute la confusion où se débattent les esprits quand on leur parle de corporatisme.Et il est bien évident que M.Eugène L’Heureux, conseillant le retour à la corporation médiévale au nom de Quadragesimo Anno, n’a jamais pris la peine de dissiper quelques équivoques ni d’accorder son rêve à la réalité.M.Poulet pose d’abord deux principes, que nous avions nous-même établis, au Canada, en réponse à M.L’Heureux : «1° Une organisation corporative ne saurait être recommandée en dehors d’un pouvoir fort; « 2°'Sans K" disparition des partis politiques, il ne peut y avoir de corporatisme sain.» A quoi nous ajouterons que, dans un pays de système fédéral, où l’Etat central régit la production et la vente des richesses, ce serait folie d’organiser la corporation, qui exige — et comme première condition de vie — la décentralisation des pouvoirs.M.L’Heureux n’a pas répondu à ces objections; mais notre confrère Henri Girard, prenant la contre partie, citait dernièrement le réquisitoire d’un âne titré, sir Samuel Herbert, contre le corporatisme, « qui tendrait à matérialiser la société ».Pour M.L’Heureux comme pour M.Girard, la méprise n’est-elle pas dans les mots ?L’article de M.Robert Poulet éclaire, semble-t-il, la question.En élaborant l’organisation corporative comme il le propose, et à condition que la province de Québec, débarrassée d ime Confédération qui l’épuise, l’énerve, lui mange sa substance, se mette à diriger ses propres affaires, nous aurions quelque chance de rétablir l’ordre dans notre société.Hélas, où trouver des politiques qui sachent le sens des mots ou qui, le sachant, ne le méprisent pas ?Les trois D Les profiteurs de la crise et les enquêtes d’Ottawa Plaisirs sylvestres IV'IFKIF a le goût des plaisirs simples qui entrent dans l'âme par tous les sens, comme une page de Balzac, comme un conte de Paul Arène, ou de Daudet, comme un roman — oui.Brunet.je le confesse — de Charles Sylvestre, où les arbres, les plantes, l’humus de la forêt, se concertent comme s ils avaient la vie mobile.Il ne faut juj de ]a démocratie agonisante.Il y a pas aller bien loin : un bois, un lac grand comme la main, n'importe ou ., dans les Laurentides.C’est là que vous “u j°ur> sans qu on ait jamais pu les verrez, ou devinerez, l'étroite correspon- résoudre, même partiellement.dance entre les règnes de la nature, et qu’il peut y avoir des hommes-plantes, qui ont les pieds enfoncés dans la terre où ils puisent la vie, — certains paysans ressemblent à de vieux chênes.— comme il peut y avoir des plantes nomades, qui semblent souffrir de leur immobilité, qui étendent loin leurs racines.et que le vent remue comme des voiles.Alors, assoyez-vous sur le sol frais et mou comme un corps de femme et entrez dans le secret sylvestre par le rêve, en lisant Marie Le Franc, qui connaît tous les êtres de la forêt.Comme elle, vous sentirez vos membres s’allonger indéfiniment pour prolonger les branches, s'approcher du soleil, et tout votre corps sera comme un enchevêtrement de racines et un bassin de sève végétale.Pas un souffle ne traversera la forêt, qui ne vous traverse en même temps ; pas une odeur ne montera du sol.qui ne semble émaner de vous ; et s'il vient d'en haut quelque lumière, vous croirez en être le foyer.Vous serez, comme Mario Meunier, assis au foyer des dieux.Ne cherchez pas à recréer autour de vous la mythologie merveilleuse.Les êtres qui vous entoureront n’auront pas de nom.pas de forme, et leur voix sera articulée de bruissements, d'aromes et de couleurs.Dans ce monde où toute chose est à sa place, l'arbre n'écrase point le champignon qui pousse à ses pieds, et si les t'inches s’entremêlent, elles continuent de monter toutes ensemble vers l’azur.La même sève généreuse, qui est le sang blanc des végétaux, monte dans le framboisier et dans le bouleau au corps de danseuse.Aucun être de la forêt n’élève la voix au-dessus des autres.La régie des marchés de produits naturels C'est devenu chose courante que de désigner sous ce vocable télégraphique les trois grands problèmes qui préoccupent les hommes d’Etat depuis la si* gnature de la paix.Le premier est celui des dettes de guerre, le second, celui du désarmement, le troisième, ce- Le Conseil des Métiers et du Travail veut faire prohiber la livraison commerciale à bicyclette.Le texte primitif de cette proposition législative comportait entre autres, à l'article 4, les dispositions suivantes: Sous réserve des dispositions de la présente loi, le Bureau (office des produits naturels) a le pouvoir: De régler l'époque et l'endroit de la mise le marché de la denrée réglementée, de déterminer le mode de distribution et les quantité et qualité ou catégorie de la denrée réglementée, en tout temps, par qui que ce soit, ainsi que d'interdire la mise sur le marché de n'importe quelle denrée réglementée, de toute catégorie ou qualité; De dédommager toute personne des pertes subies en exportant, emmagasinant ou écartant du marché quelque produit conformément à une décision ou ordonnance du Bureau; me O-, s* : 15 ans que ces problèmes sont à l’ordre U ho e sur am î ! Toute la vie politique et économique des peuples est dominée par ces trois D omniprésents.On ne saura jamais les difficultés et les ruines économiques accumulées depuis la signature de la paix, dans des tentatives pour résoudre cette question insoluble des dettes.C’est qu’on a vainement essayé de transposer sur le plan normal des dettes contractées pendant une période anormale de conflit.Toutes les valeurs ont été faussées par cette tentative incohérente.Avoir voulu faire payer par l’Allemagne des centaines de milliards de marks représentant les dépenses militaires du monde entier, c’était aussi fou que la prétention des Américains de se faire payer 15 ou 16 milliards de dollars en espèces, alors que le monde entier ne saurait trouver pareille somme, ni même le quart.Essayer d'appliquer à un règlement financier de cette ampleur des méthodes de paiement, tout juste valables dans une transaction entre particuliers, c'était aller directement à un échec désastreux.Dans ai |ll \ h§.tl l'mi! %: m MsU —r=-r - III D'aider, par Voie d'allocation ou de prêt, à la construction ou à la mise en service d'installations pour la conservation, l’emmagasinage ou le conditionnement de la denrée réglementée, ainsi que d’aider aux recherches relatives à la mise sur le marché de celte denrée: msi m jji ; I I ; m ni h M Dans le texte adopté par la Chambre des Communes ces dispositions ont été modifiées ainsi : * (.) Le Bureau a le pouvoir; De régler l'époque et l'endroit où la denrée réglementée doit être mise sur le marché, de désigner l'agence par l’entremise de laquelle doit s’effectuer cette mise sur le marché; de déterminer le mode de distribution, la quantité et la qualité, catégorie ou espèce de la denrée réglementée qui doivent être mises sur le marché par qui que ce soit, à une époque quelconque, et d'interdire la mise sur le marché d’une denrée réglementée de n'importe quelle catégorie, qualité ou espèce; ' De conduire des opérations collectives pour l'égalisation des recettes provenant de la vente de la denrée réglementée; d'indemniser toute personne des pertes subies en écartant du marché'ou expédiant-à un marché déltri miné quelque denrée réglementée conformément à une ordonnance du Bureau; toutefois, nulle indemnisation ne doit être payée à l'égard d'une denrée réglementée qui peut être écartée d'un marché particulier parce que la catégorie de ce produit est jugée impropre à ce marché, ou à cause de restrictions imposées par le Gouvernement ou une autre autorité compétente de quelque autre pays sur l'importation d'une denrée réglementée dans ledit pays; D’aider, par voie d'allocation ou de prêt, à la construction ou à la mise en service d'installations pour la conservation, le traitement, l'emmagasinage ou le conditionnement de la denrée réglementée, ainsi que d’aider aux travaux de recherches relatifs h la mise sur le marché de celle denrée; — C’est au gouvernement qu’on devrait interdire de faire des commissions ! CECI, CELA ET AUTRE CHOSE méthodes et usages suivis pour la mise sur le marché des produits naturels au Canada et dans le commerce d’exportation, ainsi qu’à l’établissement d’autres dispositions s'y rattachant.» Voilà un titre qui donnera de l’ouvrage aux journalistes si la régie des marchés de produits naturels soulève autant de difficultés que l’établissement législatif de ce régime aura été laborieuse.S’inspirant de I'Orure, les traducteurs du Hansard, — ces traducteurs dont on a dit tant .de mal et que l’on s’apprête à brimer — ont pris tout de suite le parti de simplifier les choses : ils parlent maintenant d’« Office des produits naturels », de « Régie des marchés de produits naturels».Par malheur cette terminologie française ne correspond nullement au j lièvre, ou sur la piste bleue que la per-texte « français » de la loi, et quand on drix laisse derrière elle en s’envolant, voudra désigner sans ambiguïté, dans les ou dans le sillage aigu des canards sauvages quelles voient parfois, bien haut, fendre l'air en vol triangulaire.Mais l'âme de la forêt les tient par la racine et ne leur permet dans le vent que l'oscillation mélancolique du pendule.Vous verrez toutes ces choses si vous allez dans la forêt, et vous reviendrez, vers le soir, avec des brins d’herbe dans les cheveux et par tout le corps un parfum de foin doré.Un dictionnaire diplomatique.L’Académie diplomatique internationale (4, avenue Hoche, Paris) vient de publier le Dictionnaire diplomatique.Il lui a fallu sept ans de travail pour mettre au point cet ouvrage, le premier du genre, qui traite de.la science diplomatique, de la constitution des Etats, 3è leur histoire, de leurs rapports et de leurs traités.Aperçus sur chaque nation et sur chaque Etat d’une fédération, exposé complet de toutes les questions diplomatiques, prescriptions du droit maritime, institutions d'arbitrage, contrat» de conciliation, histoire des conférences, législations internationales de la circulation routière, privilèges des ambassadeurs, attributions des consuls, formulaire des correspondances, définition des termes en usage dans la vie diplomatique, voilà ce qu’on y trouve.On y chercherait en vain des biographies d’hommes politiques.Pauvre Briand ! Le Dictionnaire diplomatique ne nous raconte même pas sa vie.Heureusement qu’un confrère du matin nous rappelle de temps à autre quelle grande voix fut la sienne.Près de six cents personnes — chefs d'Etat, chanceliers, ambassadeurs — ont collaboré à cet ouvrage énorme.Il va de soi que la facture n’est pas la même du commencement à la fin, que le ton, la forme, les développements, offrent une certaine disparité.Abkhasie et Zyrianes, deux territoires de l’U.R.S.S., sont le premier et le dernier mot du Dictionnaire.Il n’en faudra pas plus pour que Herr Gcebbels le frappe d’iriterdiction dans le Ille Reich, sous le prétexte qu’il est de tendances communistes.Quarante-cinq pages sont consacrées au mot Guerre.Son antonyme, le mot Paix, est sans doute chose inconnue des diplomates, car il ne figure pas au Dictionnaire diplomatique.Il serait intéressant de connaître la substance des articles consacrés au Canada et à ses provinces, à la nôtre en particulier, et de savoir qui les a écrits.Défauts et lacunes ne sont certes pas absents de cet ouvrage ; il aura le sort de toutes les encyclopédies : à peine en usage, il faudra le recommencer.Néanmoins, c’est un précieux instrument de travail, remplaçant des centaines de volumes en toutes langues, indispensable à qui s’occupe de politique extérieure.Quand je lui ai annoncé cette nouvelle, A.R.B.en a trépigné de joie.Mon cher Parizeau, gare à vous ! Il usera de toute sa science de la diplomatie pour vous convaincre qu’il faut commander ce Dictionnaire diplomatique.— P.B.Cette « loi visant.* Dans un des' derniers procès-verbaux de la Chambre des Communes, celui du 7 juin, il était encore question du « Bill No 51, Loi visant à l’amélioration des l'un et dans l'autre cas, il y avait et il encore impossibilité matérielle.y a C'est pourquoi les Alliés ont abandonné toute prétention aux dettes de guerre allemandes et c’est pourquoi la seule solution possible au problème des dettes envers l’Amérique est un règlement de principe.Aussi l’unanimité s’est-elle faite entre pays débiteurs pour refuser de reconnaître plus longtemps les pré- Quand le sapin frémit, c'est comme un son clair de flûte, et quand le tremble s'agite, c’est une harpe qui chante, et quand l'érable se berce, c'est le cor qu'on entend.On dirait que parmi ces plantes, il y en a qui voudraient s’en aller sur les traces du chevreuil ou du tentions américaines.Ces prétentions en ont amené d'autres : celles de réglementer de Washington les armements des grandes puissances, selon des besoins vus à travers le prisme déformant de l’américanisme.Une fois de plus, le problème s’est révélé insoluble.Il est en effet impossible de croire un instant que des pays risqueraient le suicide politique, pour obtempérer aux directives d’un pays qui ne court aucun danger, et qui est plus que tout autre incapable de désarmer.ses propres bandits.Le désarmement est d'une ampleur qui dépasse, et de beaucoup, le champ d'action d’une seule puissance, fût-elle la première du monde.Cette politique de pseudo-pacifisme a fini par donner des résultats contraires à ceux que l’on en attendait.L’Allemagne réarme et les autres pays sont obligés de suivre le mouvement.A ces problèmes inextricables s’en greffe un autre, beaucoup plus vaste encore : ties.Tous les actes des gouvernements ont été dictés depuis 15 ans par cet impératif catégorique de la lutte pour l’existence.Tous les Etats ont dû rechercher une formule leur permettant d’exister dans des conditions entièrement nouvelles, ce qui a amené de profonds changements dans la structure de tous les pays.Certaines puissances sont tombées dans le socialisme.d’autres sont allées plus loin à gauche, tandis que certains croyaient entrevoir le salut dans une réaction politique et économique.Quelle que soit l’opinion que l’on professe à l'égard des dictatures, on ne peut nier que la démocratie et surtout le système du suffrage universel traversent une crise de première grandeur.Tout démocrate (au sens éthy-mologique du mot) doit faire un sérieux examen de conscience.Si l'on veut conserver quelque chose du patrimoine social et politique, il est nécessaire de savoir faire des sacrifices.Ce sacrifice, c’est celui du privilège fictif de jeter son bulletin de vote dans une urne électorale.cours de justice ou dans la presse, le texte sorti du cerveau de nos législateurs, il faudra continuer à dire : « loi visant à l’amélioration des méthodes et usages.etc., etc.» En revanche ce charabia ne choquera plus personne (que les lecteurs de I’Ordre), car à ce moment la « refrancisation » (ohé!) aura produit ses fruits.— Ol.A.On le voit, des modifications apportées à ces trois paragraphes l’une permet au Bureau, c’est-à-dire au Gouvernement, de « désigner l’agence par l’entremise de laquelle doit s’effectuer la mise des produits naturels sur le marché », et une autre vise à restreindre la responsabilité pécuniaire du gouvernement, mais quant au reste le texte reste foncièrement le même.Tous les autres changements sont du même ordre.Du commencement à la fin, le projet tend à mettre entre les mains du gouvernement un moyen de régir le placement des produits naturels comme il voudra, au profit de qui il voudra.Songez que jusqu’ici le gouvernement fédéral n’a pris aucune mesure effective pour encourager la coopération Volontaire: sur ce point il n’a fait exception que pour les producteurs de blé, que d’ailleurs il ne cherchait pas à éclairer lur leurs véritables intérêts.Et essayez seulement d’imaginer ce qu’il se cache d’arbitraire et de favoritisme sous cette disposition : « désigner l’agence par l’entremise de laquelle les produits seront mis sur le marché ».KIFK1F Le « Canada français ».Une étude sur l’histoire contemporaine des monnaies et leurs misères actuelles, par M.Paul Le Bel, avocat au Barreau de Québec; un tableau fragmentaire de l’existence dans la Pologne d’après-guerre, par une Française née en Pologne et aujourd’hui domiciliée à Ottawa, Madame Lina Burke; une étude critique du livre du R.P.Falcon, S.M.: La crédibilité du dogme catholique, par M.l’abbé Albert Hamel; un chapitre du livre de M.Donatien Frémont sur Pierre Radisson; la troisième et dernière partie d’une étude de M.l’abbé Pascal Potvin sur la Hongrie, « Sentinelle de l’Occident », et enfin une étude sur la situation actuelle des monnaies par M.Raymond Tanghe : tel est le contenu des quelque 80 pages qui avec une douzaine de pages de recensions bibliographiques forment le dernier numéro (juin, juillet et août) de la revue Le Canada français, publication de l’Université Laval.Entre certaines critiques prétendues littéraires, les vers de poétesses pour dames de Sainte-Anne, et que sais-je encore, le Canada français nous a, dans le passé, souvent fait rire et plus souvent pleurer.Aussi nous est-ce un vrai plaisir de signaler la tenue, nullement indigne d’une revue universitaire, de ce numéro.Tout n’y est pas de même valeur, mais il n’est pas un seul article pour lequel on sera tenté de cacher le périodique sous la table ou au fond d’un tiroir, ou de l’envoyer à la poubelle, s’il y a danger qu’il tombe sous les yeux d’un étranger.L’article très fouillé de M.Paul Le Bel est particulièrement bien fait.— Ol.A.Savez-vous que les empaquetages de la cigarette DUCHESSE sont imprimés dans les deux langues ?Initiative louable de L.O.GROTHE, maison canadienne et indépendante.Supérieure par sa qualité, la cigarette DUCHESSE satisfait les goûts les plus délicats ; un essai vous convaincra.(r-c) M.Gardiner et Ottawa celui de l’avenir des démocra- Lucien PARIZEAU ( i ) Voir I’Ordre du 12 mars.M.J.G.Gardiner, chef libéral de la Saskatchewan, fait de belles promesses électorales: passer par-dessus la tête des maîtres du pouvoir central pour trouver des débouchés à l'excedent de production agricole de sa province.M.Gardiner est certainement un homme courageux.On peut se demander comment il réaliserait son projet de traiter directement avec les clients possibles de la Saskatchewan.Trop d'obstacles s’opposent aujourd’hui aux plus raisonnables manifestations d'autonomie des provinces.Cette manifestation, même verbale, contre la tendance centralisatrice d’Ottawa doit nous réjouir.Elle est, après tout, un heureux signe des temps.Nous avons trop combattu, ici, les partisans des idées de centralisation pour que nous ne soyons pas heureux de la tournure que prendraient les choses en Saskatchewan.Nous ne voulons pas évidemment que l’Ouest se sépare de nous.Nous perdrions là un marché, sans compter que l'unité canadienne serait plus que compromise.Mais les idées de M.Gardiner ont du bon, même si elles n’entrent jamais dans la voie des réalisations pratiques.Avec le temps et la peur des élections qui sont, dans notre régime, le commencement de la sagesse politique, la conviction de nos conservateurs-socialistes que le Canada est mûr pour des expériences économiques et sociales dénuées de bon sens finira peut-être par disparaître.Si les provinces ont conscience de leurs droits, elles les feront valoir.La Saskatchewan, ne serait-ce qu’en paroles, a déjà commencé.A quand le tour du Québec ?L’enseignement de l’Ecole de» Haute» Etude» Commerciales, 535 avenue Viger, prépare au commerce, à la publicité, au Journae lisme.Complétera avantageusement les connaissances professionnelles de l'avocat et du notaire.Cours du Jour, du soir et par correspondance.— Tél.: HA 6209.(r-a) À lire Olivar ASSELIN En 2e page : A propos de corporatisme Revue de la Presse, par Georges Langlois.Les pensions de vieillesse, par Dollard Dansereau.Verrons-nous une bataille du BLÉ ?, par Jean-Marie Nadeau.En 3e page : Posons en principe que les mots n’ont d’aloi que celui qu’on leur donne.Le mot nature n’a pas sous la plume de Jean-Jacques le sens qu’il avait dans la pensée des humanistes, et ni Montluc ni Montaigne ne concevaient la police de 1 Etat comme les Jacobins.Les mêmes équivoques, depuis les sophistes d’Athc-nes, ont faussé tour à tour le sens de la liberté, de l égalité sociale, du romantisme, du suffrage universel, Révolution française, fiaradoxe qu’elle .est sortie d’une erreur Qu'est-ce que le corporatisme ?En 4e page : Race et civilisation, par Robert de Roquebrune.Le THÉÂTRE, par Georges Langlois.Les aménagements nouveaux de la Bibliothèque Nationale de Paris, par Gallus.Le match Mercier-Savoldi, par Jean-Robert, Bonniert Ce soir, à la radio La causerie quotidienne de l’< Ordre >, par Lucien Parizeau Cela n'en reste pas moins un délicat problème, car il ne s’agit pas seulement de supprimer les institutions chancelantes, il faut savoir aussi par quoi les remplacer.De la dirait sans A 10 h.15, au poste C K A C on J André £0WMAN Jean-Marie NADEAU I \ m m.« L'ORDRE —Montréal, mercredi 13 juin 1934 O Les pensions de vieillesse A la poursuite des records REVUE DE LA PRESSE pots spéciaux pour cet usage, qu’il répartit ensuite entre lçs hôpitaux, les asiles et autres institutions de cette nature.C'est plus tard, en 1927, que le gouvernement fédéral résolut de venir en aide aux provinces (dont les ressources sont médiocres), et de contribuer aux frais d’assistance publique.Nos concitoyens anglo-saxons conçoivent autrement que nous le devoir social de l’assistance publique.Les admirateurs de tout ce qui est américain méprisent notre système, quand ils le comparent à celui qui est en vigueur dans l’Ontario.A ceux qui s’élèvent le plus contre cette coutume de nos institutions religieuses de séparer les époux réfugiés chez elles (pour raison de commodité), et qui vantent le système américain, il est facile de répondre qu’aux vieillards il faut des soins que la maigre pension versée par l’Etat ne saurait solder.D’autre part, personne ne nie le dévouement des religieuses • rares sont ceux qui consentiraient, parmi les violents critiques de nos institutions, à placer les religieuses, moyennant même une rémunération.Quoi qu’il en soit, notre système d’assistance publique est établi depuis longtemps et, pour complaire à une législation fédérale incomplète, il est impossible de le changer.De leur côté, nos concitoyens anglo-saxons, qui dirigent la Chambre des Communes, croient savoir ce qu’il nous faut, témoin la loi sur les loteries.Ils sont opposés à l’assistance publique telle que pratiquée dans notre province.Couvrant leur hostilité contre le Québec d’un prétexte commode, ils inscrivent dans la loi des conditions pour nous inacceptables, parce qu’elles facilitent le contrôle des fonds versés par le gouvernement central.Si on voulait vraiment collaborer avec le gouvernement de Québec, pourquoi n’avoir point mis en pratique la solution proposée par M.David ?Pourquoi le gouvernement fédéral est-il si formaliste quand il s’agit de fournir des crédits à la province de Québec, et l'est-il si peu quand il prête des millions à droite et à gauche > Oui, pourquoi ?En 1931, le gouvernement fédéral s est engagé à verser 75 pour 100 des pensions de vieillesse, sous le régime d'un accord conclu avec chacune des provinces.De ce chef, $27 millions ont été dépensés par le de l'année ! .! Cet homme a des loisirs pour consacrer gagnants sont traités comme les cambrioleurs, 1 olltique salutaire ainsi à sa propagande quatre mois de l’an- les escarpes appréhendés par la police dans Le gouvernement fédéral n’a qu'à conti- née = '* a m5me des capitaux puisqu’il a les maisons dévalisées ou dans les voûtes des nucr sa politique vexatoire pour tout ce qui retenu d immenses terrains.Et pourtant, on banques.eu français et québécois : il va nous réveil- PrÇtfnd, (lu,*1 fait.tout cela dc m'-meme ! A moins que les couhssiers d Army 6r 1er et montrer à l’évidence que la Confédé- 9U .1 n a de connivences avec personne, m Navy et de Irish Sweepstake, très forts cl bien ration s’est faite contre le Québec et qu’il indmdUl m 5°cle‘e- nj gouvernement.Le munu d'espèces sonnantes, ne fassent rater est pour nous plus que temps d'en sortir.Les gouvernement du Canada a me avoir rien a /c pro/c/ de loi, comme ils ont beaucoup con-attaques répétées contre l'usage du français voir avec les projets de ce general.C est vrai- uibué à faire rater les loteries canadiennes, à la radio de l’Etat le rejet du projet de ment d un trop beau dévouement a 1 Empire ! qui auraient concurrencé les leurs?La farce loterie (d’origine québécoise), l’émission de & l'on comprend que M.Gautier voit ses ieraU alors complète.billets de banque unilingues, la centralisation , agissements d un ce.l sceptique.„ „e parait pa$ invraisemblable que les des services de traduction, etc., tout cela est j f général Hornby ne s’est pas abouché , loteries étrangères qui drainent l’argent cà- ! avec les diverses sociétés favorables à l'im- 1 nadicn soient intervenues dans la coulisse ! migration anglaise, avec les compagnies de \ pour empêcher nos parlementaires de per-chemin de fer et les administrations prooin- ! mettre l'établissement de loteries canadiennes dales, il n’a pas retenu déjà d'immenses élen- j au Canada.Si elles allaient se faire jouer le dues de terrain, sans s’assurer de la coopéra• , vilain tour que nous annonce l’AUTORITÉ ?lion du gouvernement anglais ci du gouvernement canadien.Il ne s'est pas donné tant de peine, il ne s'est pas engagé si loin pour reculer maintenant.Son activité est grande et il faudra quelle soit surveillée de prés.Dès maintenant, le gouvernement fédéral devrait prévenir le général Hornby qu'il est inutile de songer à faire dc l'immigration intense et méthodique, et le prier de renoncer à son pro- Les Etats-Unis ne veulent pas être en reste de records avec les autres pays civilisés.Chez eux naissent et grandissent les plus fameux boxeurs du monde, les plus gouvernement d'Ottawa au cours grands lutteurs du monde, les plus grosses 1932.Huit des provinces canadiennes ont femmes du monde et les plus maigres, le profjté de cette manne bienfaisante ; le Que-plus rapide aviateur, etc.On a vu un homme | bec scu) en a été exclu.Il y a quelques jours, se tenir en équilibre pendant des heures au |e (^omjté exécutif de Montréal se demandait sommet d’un poteau : c était un record ! $j no$ chômeurs pourraient bénéficier de la Les plus hauts gratte-ciel de tous les temps |oj fédérale.Actuellement ils reçoivent des ont été édifiés à NewAork : mais voila que de chômage, dont la Ville sup- Chicago va disputer ce record a la metro- por(e u|)e partjc des frais ; sous le régime des pole de I Est.pensions de vieillesse, le gouvernement d'Ot- II y a quelques jours, une Cana lenne- (awg ct notre gouvernement provincial seuls Française, a son corps défendant, etabl,”a'1 contribueraient au soutien de cette classe de porte, et tous sont libres de le consulter.| sujet, c est en vain que le Comité executif C'est ainsi qu'on procède quand un prince ; cherche à dégrever son budget de cette ta-du sang est malade.| M"' récemment, M.Athanase David Les Américains étaient dans la désola- préconisait le paiement des pensions de vieil-tion.Un pareil record n’est pas dépassé lesse aux institutions qui, dans notre protous les jours.Enfin!) un rayon d’espoir vince, maintiennent des asiles pour lès vieil-vient de luire pour eux sur les plaines de lards.Cettè solution nous paraît la plus rai-l’Ouest.A Sac City (Iowa), une femme 50nnable ; il appartient alors au gouverne-a donné naissance à quatre jumeaux.Il en ment provincial d’entreprendre une démarche fallait un autre ; que voulez-vous, cette auprès du Cabinet fédéral à ce sujet.Nous pauvre femme a fait ce qu’elle a pu.Ces doutons fort cependant qu’une pareille ten-nouveau-nés sont plus lourds à eux quatre taljvé aboutisse.que les cinq jumelles canadiennes.Quel La Constitution reconnaît aux provinces malheur cependant que les quatorze livres |a législation en matière d’assistance publi-qu ils pèsent ne soient pas divisées en six qUC .au re$te< j] convient qu’il en soit ainsi, ou en cinq! Les promoteurs de la foire de £n 1867, l’Etat n’avait pas toutes les fonc-, Chicago auraient fait la fortune des époux tjQnJ >jj Wvcoff (ainsi se nomment les champions américains).Les journaux n'en publieront 1 >!' I 1 excellent stimulant pour l’opinion publique de notre province.Notre campagne contre la Confédération s'y alimente, les yeux s’ouvrent et d’autres journaux commencent à prendre notre ton.L’ÉCHO DU St-MauricE écrit au sujet des loteries : un I; ! La reculade rem- En commentant, hier, l’article que M.Orner Héroux consacrait samedi à la question des billets de la Banque du Canada, je me proposais de signaler l’argument d’ordre historique que le rédacteur en chef du DEVOIR jetait dans le débat.Cet argument se trouvant en post-scriptum, jè l’ai oublié pour passer à un autre journal.Cet oubli m’est une occasion de révenir sur cette importante question.M.Héroux rappelait donc qu’en 1855, à Toronto même, une banque avait émis des billets bilingues : Un billet bilingue de la Molsons Bank, daté de 1855 et de TORONTO.La face porte, à côté du texte anglais, ce s mots: La Banque payera au Porteur sur demande une piastre.Au dos.en très grosses lettres, au haut Une, au bas One.Et il ajoutait : M.Geary, l'autre jour, quand ort lui parla d'anciens billets de banque bilingues, fit observer qu'il devait s'agir de billets destinés à la seule province de Québec.Tant est profondément ancré dans ces cervelles le préjugé de la « réserve québécoise »/ On dut lui riposter que cela se passait sàus l'Union ct que les deux provinces ne faisaient alors qu’une seule entité politique.Ce billet lui démontrera qu’on ne se contentait point, dans le Toronto de jadis, d'accepter de la monnaie bilingue, qu’on en fabriquait même.Pourquoi Ottawa ne ferait-il pas, en 1084, ce qu’on faisait à Toronto, et que la terre tremblât, en octobre 1855 ?Il revenait sur ce fait, véritable révélation pour le plus grand nombre, dans un Bloc-notes de lundi.i La province de Québec en face de la situation causée par la crise économique avait qu’il était de son devoir de prendre tous les moyens possibles pour soulager le payeur de taxe en permettant à ceux qui s intéressent aux loteries — et ils sont légion — de souscrire pour des oeuvres canadiennes au lieu d'envoyer leur argent à l'étranger.fl y avait eu unanimité de la Législature .sur ce projet.On avait donc toute raison de Quo.qu il dise, tout indique qu il est le croire que le voeu de Québec serait respecté, mandataire d une puissante organisation C’est peut-être parce que ça Venait de d“Pose de ‘«ut ce qu .1 faut : personnel, ca-notre province que l’accueil fut si peu sympa- ! P'."T' influence» Une seule conference du ; general Hornby devant les Chambres de q * ., ! Commerce réunies en congrès n'a-t-elle pas Que nous reste-l-,1 a faire?_ ,„ffi à leur faire adopter ce voeu que rap- La province va-t-elle souffrir plus long- j porte M.Gautier ?temps l'esclavage qui est son lot sous la botte fédérale?Dans ce pays où nous avons été les pionniers, allons-nous continuer à plier au Canada, c'est un accroissement de sa po-réchine devant le méthodiste qui veut être pulation, au moyen d'une reprise de l'immi-notre maître et nous former à sa mentalité gration, aussitôt que les conditions le permet-d'hypocrite?Avons-nous un brin de foin à Iront; que celte immigration doit se limiter la place de l'épine dorsale et devrons-nous autant que possible aux agriculteurs désireux toujours plier devant ceux qui se prétendent de s'établir sur la terre; que les immigrants la race supérieure?(.) Venant ici devraient se suffire à eux-mêmes ou Depuis que nous sommes entrés dans la r=cto0,Vi l'°PPui financier des pays d’où ils Confédération, le pouvoir fédéral a mis tout • et Je “ W* de" en oeuvre pour nous frustrer de nos droits et Cral'nl A donner tout l aide et tous les avis j j.,- possibles afin qu ils aient toutes les chances de nos libertés.» cru I 1 jet.Voilà un homme dont il faut se méfier.qui ' i 1 1 ! i 1 i assume aujourd’hui : il n’était pas la providence dès miséreux, le juge , , L- it j • i dc$ puissants, lé redresseur des torts uni ver- pas moins leur photographie.Une demi- sels> etc.L'assistance publique se faisait déjà douzaine de philanthrope, célibataire, ou ministère de certaines communautés 2= vernement provincial a commencé de leur subside annuel.Il prélève des im- « Le congrès est d’avis que ce qu’il faut encore z pays où naguère on préconisait un baby codr.Dollard DANSEREAU Les hommes ont besoin d’admirer comme de prier.Quand ils cessent de croire en Dieu, ils s’adonnent au spiritisme ; ceux qui refusent leur suffrage à l'art, se laissent fasciner par des phénomènes physiques qui sont à la nature ce que le mélo est à la Le charlatanisme et le divorce sont populaires aux Etats-Unis ; les films de « gangster » représentent le summum de l’Art, pour la plupart dc ceux qui se passionnent pour le serpent de tg*r.et les jumeaux.verser un Verrons-nous bataille du blé ?Québec est aujourd'hui dam la situation la pim humiliante.Nous ne sommes plus Et qu’on ne se fasse pas d'illusion : pa-maitres chez nous.El nos compatriotes, de- reil vœu exprimé par un groupe aussi repré-meurant dam les autres provinces sont traités sentatif des intérêts anglo-canadiens à de des étrangers.Devons-nous tolérer nombreuses chances de ne pas rester platonique.Des voeux d’un tel groupe ne sont pas „ „ .loin d'être des ordres au gouvernement fé- Et 1 ÉCHO appelle un chef qu, libérera déra, qui est déjà trop bjen porlé du ^ la Province et compte sur M.Taschereau.; de immigration.Méfions-nous et.comme Un homme se lèvera-t-il dans notre pro- dit M.Gautier, surveillons de près ce bon- o.s literih fl,lue, d ; ^d'^ donl ‘ll"l“ “ di‘™ U mue.j chères?qui Va"le' medi.de l'émission à Toronto, en 1855, par Le premier-ministre serait cet homme.L’immieratinn la Molsons Bank, de billets de langue bi- Voudra-l-il prendre la responsabilité d un v A lingues, parait avoir surpris un certain nombre Les expériences sont concluantes ultimatum à l adresse de ceux qui font fi de Le NOUVELLISTE n’en veut pas plus dc &e.ns' ^on seulement nous avons perdu du droits et qui nous considèrent comme des .que jes autre$ ]| vcut bien que l'émigration terra,n depuis lors, mais certains ont même ilotes?Ce serait un beau geste.Et il aurait , constjtue unc soupape de sûreté pour l'An- , Perdu le souvenir de l’ctal de choses ancien, pour le soutenir 95 pour cent des citoyens du g]ejerre surpeuplée, mais pourquoi faut-il j textes, heureusement, subsistent; ils rap-Québec.I que ce soit notre pays qui serve de déversoir?Pellent aux oublieux de toute catégorie ce qui La Confédération est pour notre province j , i fut et ce qui devrait être, un embarras.Loin d'aider à notre expansion j Les tenants de l'immigration ne lâchent \ Nous le rappelons; il n'est pas de raison elle en comprime les élans.Pourquoi y de- j pas prise.Il y a les compagnies de transport sérieuse qui vaille contre l'émission par la Un industriel vient de découvrir une meurer rivés alors que noire propre intérêt \ qui tiennent à la recette ainsi que les grands j Banque du Canada de billets bilingues.En rorte dc Pa*He Pour chapeaux qui garde sa nous commande d'en sortir?j propriétaires qui ont des terres à vendre dans .prévoyant l'émission de billets anglais et dc ‘•'a>cbsur pendant plusieurs années.Québec est immense comme un continent.< l'Ouest.Derrière eux VAngleterre.Elle n'a billets français, le ministre des Finances ' ,^‘en entcndu- celte pâille ne sera pas Le jour oit nous serons débarrassés de nos ¦ pas renoncé à sa vieille politique de faire M.Rhodes, reconnaît implicitement le prin- “ *’usage dc ces dames.entraves, ce jour-là Verra se lever pour nous ! chaque année cadeau de centaines de milliers cipe du bilinguisme.Il lui reste à donner à * * * une aurore nouvelle, et nous aurons cessé de ses fils aux Dominions et aux colonies, ce principe son expression, sa formule, la plus d'être des petits chiens attelés à une charge L'immigration est pour elle soupape de sûreté, simple, la moins coûteuse, la moins apte à trop lourde et traités à coup de pieds par un absorbe_ son excédent dè population cl con- susciter des difficultés, la plus commode pour conducteur brutal.Inbue à réduire le nombre des chômeurs, les services administratifs de la banque Celte #### tous nos voeux l’aurore nouvelle ! Après quoi, le NOUVELLISTE cite l’ar- textes rédigés dans ces deux langues; c est tide que M.Charles Gautier a consacré, au cc e 9uad optait à Toronto même, il y a trois DROIT, à la conférence de M.Bruce.Nous Quarts de siècle, la Molsons Bank, avons cité cet article en son temps., appartient aux ministres ct aux députes de langue française de faire saisir à M.Rhodes cette évidence.S ils ne s'y emploient point, cela pourrait entraîner pour eux de fort désagréables conséquences.vie.une comme plus longtemps un tel étal de choses?L'Argentine, pour sa part, n'a pas i répliqué à cette réponse inattendue, l'air d’hésiter à s'engager dans cette | La cause de cette mévente géné« voie.Elle vient d'oublier qu'elle est I rale du blé n’est pas difficile à trou-partie à un contrat international par le- ! ver : c’est le protectionnisme agricole quel ses exportateurs ne doivent pas de certains pays européens tels que l'I-vendre à l’étranger plus d'une certaine talie, la France ct l'Allemagne.Les ta-quantité de blé.Que feront les autres rifs douaniers et les contingentements signataires du même accord ?Nous le stimulèrent la production intérieure de déjà pour le Canada.Nos ex- Ccs pays, de sorte qu'ils se passent des portateurs de l'Ouest, pacifiques de producteurs américains pour suffire aux tempérament, refusent de s’engager besoins de leur consommation intérieu-dans une guerre du blé.Ils espèrent en- rc.L'Amérique serait mal venue de re-core maintenir intact le principe des procher à l'Europe une politique qui accords de Londres.Les exportateurs est, en tous points, la sienne.C'est canadiens de blé ne baisseront pas leurs l'histoire de la poutre et de la paille, prix Pourquoi ?A cause de la peur des Vendre sans voujoir acheter est une tarifs douaniers et des contingente- ^surdité économique dont malheureu-ments des autres pays surtout des pays sement nous sommes tous victimes, d Europe, acheteurs éventuels S.nous ^ protectionnisme étroit, devenu nc-baissons nos prix se disent-,ls nos parce que tout le monde s'en clients européens eleveront leurs tarifs provoque une instabilité moné- et nous imposeront de nouveaux con- ^ 4fal Ensemble de la vie mgentements.Le raisonnement parait écono4 ; Pc internationale.L'absence, juste.Mats nous serions curieux de sa- temple, d’un cours mondial du blé.vo.r ce que pensent du protectionnisme ^ t £ne suite dé l'insécurité des des autres pays nos protectionnistes de 4hanges_ produit un engorgement de vous étiez engagés à réduire vos émbja- SdZvs,"" vures et vous n en avez rien fait.» Canadiens et Américains m’ont pas encore sans Dollard DANSEREAU ' La route plastique résiste bien plus long- temps que la route dure.Elle est économique ct pratique.Elle né provoque pas de glissements.Le Daman offre tous ces avantages.à cot (r-li) savons égard.nos S Bcboe h En vous assurant dans Le Sauvegarde, vous protégez votre famille contre les éventualités de la vie, tout en suivant l'adage d0 l'once.Sic DWT 10K.11.no l'once.nOc DWT UK .in.no l'once .76c DWT 13K.10.30 l’once.81c DWT 1.SK.20.no l’once.- 1.01 DWT 22K.-23.no l'once.1.21 DWT l'Immigration un mémoire où son voyage est j relaté et qui contient les conclusions de son , enquête.I.V Au cours de ce voyage, ce champion de j Timmigralion anglaise a donné plusieurs con- j ferences, entrevu des chefs dc gouvernement , ou leurs ministres, interrogé des hommes d’af- , foires et des chefs ouvriers, fait un relevé des t,on dy aher energiquement et de s emparer sans plus de façon des sommes que des Canadiens pourraient ainsi gagner aux loteries étrangères.C’est l’Autorité qui nous met au courant de ce complot.vernement.J ai eu l'honneur de vous mettre au courant de certains abus graves commis sous votre responsabilité dans l’administration des chantiers maritimes.Vous avez cru ces avertissements.Je désirerais vivement L’once Troy contient 20 DWT Le prix est sujet au cours quotidien.M.I.Moore nnnlysc devant vous 1 or que vous apportez.T.MOORE & CO.LTD.emplacements les plus favorables à l’établis- I sement des futurs colons, et pris en plusieurs provinces des options sur des terrains Ou sur des fermes.Bijoutier* et Diamantaires 1ÎW3 ouest, rue S.-Catherin* Angle de la PL* rue Crescent.‘!4o5 bon d'ignorer jusqu'ici \ vous poser Permettre au Canada les loteries étrangères — Irish Sweepstake et Army Sr Navy, par exemple — pendant qu'on anaihémati-sait les loteries canadiennes, aurait semblé quelque peu folichon.Aussi q-t-on trouvé un moyen de sauver la face.Et quel est ce moyen?Oh, épatant! Un texte de loi est en préparation, qui autoriserait le gouvernement fédéral à rafler tous les prix des gagnants, même le gros lot.De sorte que le même gouvernement qui a condamné l'immoralité des loteries fera tomber dans sa caisse le fruit de celte immoralité.Comprenne qui pourra.L’Assemblée législative de Québec a parfaitement compris que la population canadienne est fortement attirée par les loteries, qu’une forte partie des mises s’en va à l'étranger ct qu'il y aurait moyen de lui donner satisfaction en organisant quelques loteries canadiennes dont le nombre pourrait être limité dc façon à empêcher les parieurs de mettre leur famille à la gêne.Mais un paternel gouvernement fédéral, jugeant que les loteries sont'immorales, les Il assure, continue M.Gautier, que « les gouvernements provinciaux sont généralement en faveur de la reprise de l’immigration anglaise et qu’ils sont prêts à coopérer avec lui au succès de son entreprise ».Il ferait bon •avoir l’opinion du gouvernement de notre province à ce sujet.D’après M.Gautier, le mémoire Hornby résume ainsi la situation : « L’Angleterre a un fort surplus de popu-iage de Britanniques.Ce pays est prêt à relent succédé depuis nombre d'années a été de répartir ce surplus dans tout l’Empire; le Parlement a Voté de l’argent pour appliquer cette politique: les familles du type qu’il faut sont disponibles et désireuses d'émigrer.« Ce qu’il faut au Canada, c’est davantage de Britanniques.Ce paps est prêt à recevoir de bonnes familles, aussitôt que seront conclus les arrangements nécessaires pour établir ces familles sur la terre, dans de bonnes maisons, et de telle façon quelles puissent se suffire à cllcs-mcmes.Les premiers préparatifs qu'il a faits prouvent que l'entreprise peut être menée à bonne fin.* George* LANGLOIS Le représentant légal de l’écrivain a énuméré vendredi une longue série d’arguments juridiques pour démontrer que les privilèges parlementaires ne s'étendent qu’aux actes relatifs à l’exécution du mandat des députés, mais qu’ils ne dispensent pas ceux-ci de se conformer, comme tout autre citoyen, au Code civil èt criminel.Le magistrat s’est montré fort attentif à la démonstration, mais pour le reste il s’est prudemment récusé en déclarant que sa juridiction ne s'étendait pas sur la Chambre des communes.Il a donc refusé la permission sollicitée.M.Herbert ne se tient pas pour battu et il s’adressera, croit-on, à une autre Cour.Jerry Automobile Limitée, 4150.rue S.-De-nis.ont dans leurs divers dépôts l'auto neuve ou usagée qui vous conviendra.Avant d acheter, téléphonez-leur : PL 8221.Vous obtiendrez dans l'échange les meilleures conditions.BUVEZ ¦C! LA BIERE (r) Le flanc d’une montagne s’écroule en Chine On mande de Hong-Kong à l’agence Reuter que 250 personnes ont péri à la suite d'un éboulement qui s’est produit à Lok-Tchang.Un flanc de la montagne Raiman s’est écroulé, engloutissant douzaine de villages et comblant la rivière voisine.Un véritable raz de marée provoqué par le déplacement de milliers de tonnes de terrés et de rochers a fait chavirer laine de bateaux et quelques instants après la catastrophe, le trou béant dans la tagne s'est mis à déverser une violente cataracte.une OLD STOCK Si vous quittez la ville pendant quelque temps au cours de l’été, nous pouvons facilement vous faire parvenir l’« Ordre ».PLateau 8511.une cen- rr.::jE par la force et par la qualité mon- M VU**-® Z .1- J ' ' . 3 L’ORDRE — Montréal, mercredi 13 juin 1934 aujourd’hui, au te in des difficultés insolubles qui nous assiègent, le plus opportun de tous les systèmes politiques ou économiques.Ceux qui le taxent d’utopie ne s'aperçoivent pas que pas mal de facteurs le préparent dès à présent chez nous: syndicats, commissions paritaires, chambres de commerce, petites « corporations », ententes professionnelles, sans compter un personnel admirable d’hommes d’oeuvres.Sans doute, la Belgique est-elle le pays où le corporatisme serait le plus facile à instaurer, et celui où il donnerait ses conséquences les plus heu-Quel est l’obstacle le plus imposant, qui s'y oppose : l’existence et le jeu des partis.mer les désirs, de manifester les besoins des différentes forces actives du pays: voilà ce que c'est que représenter.Cela se ferait sans discussion ni vote, chaque profession ou corps social s’y exprimant séparément et librement.lions, de ses dépenses et de ses prérogatives, qu’au moment où la navigation et le ma-Et nul doute que les services sociaux, assu- chimsme permettaient 1) l’outillage de toute rés par la profession, auraient un meilleur la planète, 2) son exploitation rationnelle, rendement, un coût moindre et une distri- Ces deux opérations se trouvent virtuelle-bution plus judicieuse qu’aUjourd’hui.ment accomplies aujourd’hui, et chaque na- Mauvais commerçant, exécrable indus- tion cesse peu à peu de se spécialiser dans triel, le pouvoir politique est peut-être un une seule branche de.la production.Le cor-« homme d’oeuvre » encore pire.poratisme économique est un système qui convient naturellement à 1’ « âge des nationalismes ».Qu’est-ce que le Corporatisme ?OÙ nos « travailleurs sociaux » trouveront la lumière.— Le corporatisme selon La Tour du Pin.— Pas de corporations sans l’abolition du suffrage universel et du régime des partis ! En vertu d’une tradition conforme à la logique, les impôts devraient être pourtant consentis par l’Assemblée nationale.Rédigées _ .par les conseils de législation et promulguées Enfm le.corporations doivent jouer un |c Roi> lois paient en très petit certam rôle politique qui consiste simplement nombre_ ,out le détai] dc ]a vie nationale a coopérer avec les grands corps du pays.*ant déjà réglé, d'apri, |e, circonstances de es universités, les professions liberales, les ^ ef de fait_ par corporations, les ré-ligues de consommateurs et de vétérans, a et |cs communes.Tel est ce système qui fait couler en ce moment chez nous tant d’encre et de salive, et que presque personne ne se représente avec précision.Il a ses défauts, comme toute chose humaine, mais on ne peut lui dénier le mérite d’être conforme aux lois naturelles qui s’attachent à la personne, à la famille, à la profession et à la nation.De plus, il se révèle ~ Au point de vue économique, les grandes Le fait qu’il n’y a pour ainsi dire plus malités.Ni paperasses, ni édifices adminis- corporations auraient le devoir de survende socialistes et de communistes, écrit M.tratifs, ni fonctionnaires !.1er sans cesse l’exercice de la profession, Robert Poulet à la Nation Belge, mais Au point de vue social, la corporation, d’après les principes de la qualité, du juste seulement des « antifascistes », est un extra- jouissant de la personnalité civile et de la prix et de la production mesurée, ordinaire signe des temps.Sans le vouloir, libre disposition de ses biens, organise ex- L'économie organisée par les métiers est l < ennemis des doctrines autoritaires leur clusivement l’apprentissage, l'assurance et sans doute la seule manière, en ce temps de endent hommage en se rangeant contre l’assistance, la règle professionnelle, l'arbi- lutte de tarifs et de fermeture des frontières, r|Us c’est-à-dire par rapport à elles.Haine trage, le placement, etc.Peut-être aussi le d’éviter Y économie dirigée par 1 Etat, qui a Jrs mots et fétichisme verbal ont d'ailleurs « service civil », sorte de supplément au toujours conduit les pays assez imprudents .* avantages et leurs inconvénients, service militaire, destiné à résoudre le pro- pour l’appliquer à l’oppression et à ta mi-feux-ci sont particulièrement graves dans blême du prolétariat non spécialisé.Tout sère.Le rôle de l’autorité centrale serait de f d’occident, dont les plus riches ce}a suppose un patrimoine corporatif, for- garantir les libertés corporatives, sans inter- déploient point sans quelque mé par les cotisations et les dons, propriété venir dans leur jouissance.A remarquer que trouvent rare- collective de tous les membres.Par la fonction sociale du corporatisme, l’Etat serait déchargé d'une part énorme de ses obliga- reuses.représentation nationale.Nous avons déjà défini vingt fois ici cette expression, qui ne trouve dans le parlementarisme, tel qu'il fonctionne en Occident, qu'une réalisation caricaturale.En France, en Belgique, le parlement ne représente pas: il gouverne au nom des comités et des associations politiques.Les Mettre en sommeil les partis (en priant Dieu qu’ils ne se réveillent pas) ; décréter une période « directoriale » de quelques années, sous un gouvernement de trêve et d’union, muni de pleins pouvoirs et expressément responsable : telle est la condition première d’une évolution corporative en Belgique.les pays qualités alliage d’intelligence, et qui ment l'emploi de leurs passions en dehors d'un certain ordre intellectuel.Définir les mots excessivement magné-donc le meilleur moyen, dans ne se époque”^e‘’chàm a ge ' et' de'pretectionnUmê jEtats Généraux corporatifs n’auraient d’autre assez pareille à la nôtre, pour n'être aboli | rôle que de presenter les doléances, d expri- une ; Robert POULET nos climats, de les aider à servir ou de les empêcher de nuire.C’est ce que nous ferons 1U premier jour pour « fascisme », dont abusent grossièrement aujourd’hui certains enfileurs de phrases.^ * I ùùti m 3 a t «a# « Corporatisme » est matière plus ardue.Les uns donnent ce système comme une panacée, les autres le font huer dans leurs assemblées au moyen de celte formule que j'ai entendue de mes oreilles: «Le corporatisme, c’est Hitler et Mussolini! » Ce genre d'explication convient sans doute admirablement aux professionnels de la politique, qu’il munit de sûrs effets oratoires sans les contraindre le moins du monde à s'informer.Les simples citoyens, pour qui la vérité n’est pas matière à applaudissements et à scrutins, ne peuvent se contenter de cette commode rhétorique.Qu’est-ce donc, pour ces esprits modestes, que le corporatisme ?Nous répondons: un système social, économique et politique fondé sur l’organisation des métiers, en vue de rendre à la société, à la production et à la répartition des richesses, à la représentation nationale, leurs formes naturelles.Pour rassurer les esprits conservateurs, effrayés par cette définition assez ambitieuse, nous ajouterons que la mise en du corporatisme se pourrait sans grandes perturbations de la vie publique, bien moindres en tous cas que celles que nous avons subies en 1914, 1919 et 1926.Pour allécher les amateurs de révolution, ferons pourtant remarquer que les MONTREAL LIGHT HEAT £ POWER a* «ma « C O N S O L I D A T E 0 il 1 U m • Cette lettre ouverte fait partie d'une série publiée au sujet du service d'électricité Montréal, le II juin 1934.a# M m A nos Abonnés, L'électricité, au cour, de, trot, dernière, décade,, a contribué plu, que tout autre élément 4 I de la civilisation, au progrès de l'industrie et au bien-être de l'individu.IpBEigllEiBl m mm » «ma P R 'avancement Transformée pour tous les besoins de s m I M m ceuvre M fl© m mm mi nous effets du corporatisme seraient assez importants pour faire disparaître en un temps très court la plupart des maux dont ils se plaignent.11 y a diverses sortes de corporatisme, que les théoriciens ne cessent évidemment de confondre, tantôt par ignorance, tantôt par calcul.On distingue le corporatisme "historique, organisation des métiers telle qu’elle exista dans l’ancienne Rome, ou bien en Occident, du 12 au 18e siècle et le corporatisme moderne, dont il existe des exemples italien, portugais, voire même chinois et mélanésien.Faut-il dire qu’en Belgique et en 1934, quoi qu’en pense rtiaint polygraphe, personne ne songe à recommander l’un quelconque de ces systèmes.La doctrine que défendent chez nous les champions du corporatisme est celle qui fut élaboreé par La Tour du Pin, économiste et sociologue français, mort voici une vingtaine d'années.Avant d’en esquisser les grandes lignes, posons deux principes qui couperont court, il faut l’espérer, à un certain nombre dé confusions courantes: 1) Une organisation corporative ne laurait être recommandée en dehors d'un pouvoir fort; 2) Sans la disparition des partis politiques, il ne peut y avoir de corporatisme sain.Toutes les réformes qu’on pourrait proposer ou réaliser sans tenir compte de ces deux principes seraient de nature à faire plus de mal que de bien (représentation des intérêts, corporatisme « démocratique », chambre professionnelle accolée à une chambre politique, * économique d'abord », etc.).Uti corporatisme superposé au parlementarisme engendrerait des discordes effroyables, ou bien une fusion rapide du professionnel dans la politique.En l'absence d’un pouvoir politique indépendant, Vorganisation des métiers ne pour- Une enquête sérieuse faite il y a quelques années clans tout le pays révélait que dans un budget de famille moyenne le coût de I électricité comptait pour moins de \ de 1% des dépenses de la maison.En d'autres termes, l'électricité ne coûtait que 75 cents par $100 de dépenses générales.Quelle autre nécessité coûte si peu cher et procure autant de confort?s Et naturellement, comme tous les impôts sont en réalité d*d T* ” exP^Citation, on doit les incorporer dans le prix du m i KM m K : - mm 1 Vint la crise: le commerce et l'industrie fléchirent; des mil-jers de gens se trouvèrent sans travail; le pouvoir d'achat de I individu se contracta comme celui de l'industrie sms ühs sFaassszse sfsrsssæssi msimÊ smss service continu même en cas d'accidents ou pour ne pas être pris au dépourvu par une demande extraordinaire.A cause précisément de l'étendue d'un tel système conçu et exploite dans le but exprès de fournir à tout individu en tout temps un service excellent, les gens sont d'ordinaire portés f .ou°l,er qu?1 Industrî® électrique obéit exactement aux mêmes lois economiques que l'industrie où ils sont employés.Ces lois sont les memes pour la grande industrie du coin.'~ leur clients.E T a Wt ms ¦ f\t V-' 1 a# a# mmm 1 5 i m % * # ; m m # * Mi 1 L Ainsi encourages, nous avons espéré pouvoir escompter le retour à la normale et reprendre* nos diminutions de tarifs avant même que la consommation justifiât pareille mesure.C est pourquoi nous avons commencé, il y a quelques mois, une analyse des tarifs pour service d'électricité A domicile.Notre décision tient à deux facteurs principaux: 1.Que l'augmentation du débit d'électricité et l'amélioration des affaires en général se maintiennent; 2.Qu'on ne nous Üljïÿ É 1 g# T , , comme pour l'épicerie Toutes deux doivent gagner leur vie en servant bien impose pas d'impôts d'exception.De ces deux conditions dépendent nos projets de diminution des tarifs.De toute évidence, la mesure dans laquelle l'électricité disponible est absorbée influe directement sur le prix chargé a I abonne.Et il en est ainsi dans toute localité.Si la consommation augmente, les conditions d'exploitation s améliorent et il devient économiquement possible de diminuer les tarifs graduellement., .Cha?ue foî$ A"® l'utilisation a augmenté, votre compagnie n a jamais manqué d'en faire bénéficier ses abonnés de son propre chef en diminuant les tarifs.Elle a diminué les tarifs d éclairage électrique quatorze fois de 1908 à 1930.De 1918 • J93*0-' ,fpoque où ,a ville a 9randi et a connu une activité industrielle intense, les tarifs ont été diminués presque chaque annee.Malheureusement, à cause de l'augmentation écrasante des taxes, notamment des impôts d'exception comme l'impôt federal sur le revenu, nos abonnés n'ont pu bénéficier complètement des avantages que leur assuraient une saine administration et les progrès accomplis à l'exploitation.rail qu entraîner l’anarchie, par les abus et les rivalités professionnelles, telle que la Belgique en co-nnùl au moyen âge.(!) » Quelle est la contexture du régime des Corporations modernes, quels seraient chez nous ses conséquences principales et comment pourrait-on le promouvoir et l’organiser?Nous essayerons de répondre demain à ces trois questions.Il Le corporatisme, selon La Tour du Pin, »e présente comme un organe spontané, dû * l'initiative des gens de métier qui, pour une même profession dans un même lieu, «e sont groupés d’abord en syndicats, lesquels se sont réunis dans la personne de leurs délégués.Bien entendu, il y a des syndicats de trois sortes : syndicats, entreprises ct communes continuent à fonctionner comme auparavant, chacun sur le terrain qui lui est propre.Mais l’exercice général de la profession dans son ressort est réglé Par la corporation, par la corporation seule.Les corporations ressortissant à la même Profession se groupent par région, puis sur le terrain national.Enfin, les délégués de toutes les professions liées au développement .un même produit industriel forment des intercorporations, qui seraient sans doute en assez petit nombre : la houille, le fer, la lame, etc.Le commerce, l’agriculture sont organisés sur le même modèle, conformément aux principes naturels de l’alliance des intérêts communs et de la collaboration des jonctions économiques.Cette organisation, il _ faut y faire attention, s’accomplirait à res Petits frais et avec le minimum de for- ( i ) Les italiques sont de nous.— KD.L.R.*8 Les tarifs s'établissent sur des faits, non des théories.Toute revision de tarifs exige une étude approfondie de nombreux détails et des recherches minutieuses .et demande nécessairement du temps.Il nous fait cependant plaisir d annoncer que ce travail est avancé et que la reprise projetée de nos diminutions de tarifs se presente sous de favorables augures.Cette perspective, il va sans dire, présuppose qu'il n'y aura pas de nouveaux impôts d'exception comme celui que les autorités municipales de Montréal voulaient récemment imposer sur la propriété des utilités publiques au taux de $6.35 par $ 100 d evaluation, quand les citoyens et les autres corporations ne sont taxés qu'à $1.35 par $100., De pareilles additions au fardeau de l'impôt feraient pis qu annuler I effet de la reprise des affaires et rendraient impossible la diminution de tarifs projetée.Montreal Light Heat & Power Consolidated MB «B BBB Bii H* wM « æsss B» S3 K Bg m ¦ BB «B M • Une autre lettre de la série paraîtra dans ce journal la semaine prochaine mm üi -» mm m moi • ¦- ' Un cent dépensé en électricité à Montréal procure à la famille plus de confort et d'agrément qu'un cent dépensé pour tout autre service ou marchandise .de plus, si nous pouvons mettre a exécution notre projet de diminution de tarif, reprenant ainsi la pratique établie par la compagnie, le pouvoir d'achat du cent électrique accusera une augmentation progressive substantielle / CEWÏElKÏRieUE SO-F l’rwî ORDIUS est édité par les Kditlons de Ware limitée (cette bouffonne désigim-¦ °n est Imposée par le seul gouvernement ançais d’Amérique) et imprimé par la 16 do Publication de la Patrie limitée, est, rue Sainte-Catherine, Montréal.•' ¦ "___________________________ v.‘: ISO ! i i-.) ¦BPMBnHHHBnBBBBBHBHiHHBBBl bbbbbbbBBEBEEBS 7.' ' SI lii# f," -ri.SB ¦¦ ¦ L’ORDRE — Montreal, mercredi 13 juin 1934 - 4 - : 'I LES ARTS LES LETTRES ! ti ' ' (4 ce qui ue noue empêche nullement d’être de bons Canadiens.Evidemment, nous tenons à la Normandie, à la Picardie et autres provinces de France par nos ancêtres, et nous avons des raisons ethniques, si j’ose dire, de rester français à cause de tout ce passé.Mais un passé si lointain finit par s affaiblir.Laissons un peu la Normandie tranquille.Ce n’est pas cette vieille province de France qui est notre pays, mais la province de Québec.Si nous tenons à notre civilisation française, c’est que nous y voyons notre avantage.Si nous ne voulons demeurer français que par sentimentalité vague, souvenir inerte et fidélité stérile, c’est bien inutile.Mais si c’est parce que cela fait notre affaire, que c’est pratique, que c’est rationnel, alors notre obstination est toute cérébrale.Ce n’est plus un réflexe de notre cœur, mais une décision de notre esprit.Affirmer nos vieux droits au nom de la race française, c’est très dangereux.Car, une race, c’est bien fragile et bien vulnérable.Mais si c’est au nom d’une civilisation héréditaire que nous prétendons demeurer français, notre position est à peu près inattaquable.Evidemment, cela nous force à montrer par quelque chose que nous appartenons à cette civilisation et, naturellement, que nous conservons la culture et le langage français.Je pense que nous sommes dans ce cas.Le sport Race et civilisation LE II I AII I Le match Savoldi-Mercier qu'ils réclamèrent, après la conquête du Canada, les droits de leur culture et de leur religion.On chercherait vainement les mots race française dans les discours du président Panet et de Chartier de Lot-binière au premier Parlement canadien, les chercherait en vain dans les discours de Papineau et des hommes politiques de 1837, dans les articles des journalistes patriotes de 1800 à 1837.On les chercherait inutilement dans les propos de Mgr Plessis et, notamment, dans sa fameuse controverse avec sir James Craig.Ces Canadiens-Français ne parlaient et ne défendaient que les droits de la langue française, c’est-à-dire de la culture française, c’est-à-dire de la civilisation française qu’ils voulaient conserver.Jeanson pourra faire une carrière honorable dans le peloton des auteurs-acteurs.» Et voici la revue des autres vedettes du « peloton »: « Il n’a certes pas l'abatage (le Sacha, mais il a un meilleur physique que Verneuil et s’il n’a pas la cocasserie d’Acliard, il parle moins faux que Jean Sarment.» Revenant à Jean-Duran continue: «Jeanson doit se C’est le propre de la civilisation française d’absorber les éléments étrangers, de les assimiler et de rendre français par la culture ce qui ne l’est pas toujours parle sang.Mais il n’y a pas, il n’y a jamais eu de race française.Ou, elle a tant de nu- Les auteurs-acteurs La corporation n'en est pas nombreuse.Le résultat de ce cumul n’est d’ailleurs pas toujours heureux, l’est même pas souvent.Que voulez-?Tout le monde 11e peut pas être Molière.Et pour un Sacha Guitry à qui les deux métiers réussissent, on eu rencontre davantage à qui ce chevauchement est plutôt difficile.Le plus souvent l’auteur-acteur ne C’est Rien de saillant à la séance de lutte de lundi soir dernier.Maigre auditoire, comme la semaine dernière.Pourtant ce n'était paj jour férié, et le temps était superbe.Quatre combats à l’affiche comme à l’ordinaire.Passons le premier sous silence ; ce fut les habituelles pitreries.Toutefois, on sent net-tement que ça ne mord plus, car le publie commence à manifester plus d’esprit crili.que.C’est fort heureux.Le clou était évi.demment la venue de Savoldi qui devait rencontrer une vedette, aussi importante que lui, un des frères Dusek.Cette famille de pugilistes est en train de s’affirmer à la lutte.Malheureusement, M.Dusek ne put venir et fut remplacé au pied levé par Alfred Mer-r cier.Ces substitutions de lutteurs à la toute dernière minute finiront par dégoûter les vé.ritables amateurs de lutte.Les devraient veiller à ce qu’elles n’arrivent pa» trop souvent.On est attiré par un spectacle et on nous en sert un autre.Heureusement qu’on n’y perdit pas trop au change ! Félicitons M.Riopel d’avoir eu l'heureuse idée d’appeler ce sympathique athlète qu'est notre compatriote Al Mercier.Le deuxième combat mettait 11 ne ! I VOUS on anccs que le mot race n’a plus aucun sens pour désigner un peuple formé de son, destiner dans l’emploi des jeunes comiques un peu niais qui se prennent les ' tant d’éléments humains.Les peuples pieds dans le tapis et balayent de leur j qUj g0nt au sud de la Loire et ceux qui postérieur les bibelots sur les tables.Il ]iabitcnt au nord n’ont, physiquement, faut qu’il s’écrive des rôles où il pourra , d commun.Leurs crânes ne sont donner toute sa mesure: Ponce Pilate, , , , ., , par exemple, à cause de sa virtuosité de Pas conformes de meme façon et leur savonnage, ou Baggessen.» 1 peau n’a pas la même pigmentation.Le On voit que Michel Duran n’est pas q„j unit les Français du sud et du nord, tendre pour les auteurs-acteurs.Il n’a {lc pcst el je l'ouest, ces dolichocéphales «* cc8_brachycéplialcs, ce ne,, „ lion — ils sont assez médiocres acteurs; race, c est la culture et la langues et alors, même s’ils sont bons auteurs, ils Les français sont une civilisation, restreingent leur talent d’auteurs à la limite de leurs qualités d’acteurs, de sorte que leur production se trouve diminuée.Et il arrive aussi, c’est ce qu’on s'accorde à prévoir pour la plus grande partie de l’œuvre de Guitry, que l’acteur ! ne vaut plus sans l’œuvre et que, surtout, comme une culture française qui a si profondément 1 francisé les Allemands d’Alsace, les Italiens de Corse et du comté de Nice, ¦i i joue que de ses propres œuvres, prudence car, ses moyens étant limités, il est généralement inapte à jouer d’autres rôles que ceux qu’il a conçus lui-même et façonnés à sa taille.Une nouvelle recrue vient de s’ajouter au petit nombre des auteurs qui s’interprètent eux-mêmes ; c’est Henri Jeanson, qui a fait scs débuts dans sa pièce, Parole d'honneur.A cette occasion, Michel Duran, lui-même auteur dramatique, mais non acteur, passe en revue les principaux auteurs-acteurs.Un de ces jours, il sera lui-même passé en revue, car il fait partie d’une autre corporation de « cbcvauchcurs », les auteurs-critiques.La position de ces derniers est beaucoup plus.critique, ou du moins critiquable: on peut difficile- , _ ment reprocher à l’auteur-actcur de faire 1 œuvre ne tient plus sans 1 interprète et du tort à ses confrères puisqu’il n’inter- ne lui survit point.prête généralement que ses propres i II y a aussi les acteurs-auteurs, c est- pièces, tandis qu’on peut soupçonner à-dire ceux qui ont commencé par être , ,T i i d .l’auteur-critique de démolir les pièces de acteurs et n’ont eu l'idée que plus tard de les Bretons, les Normands, les I roven-ses confrères à l’avantage des siennes.s'écrire, des pièces.Le cas est très diffé- çaux, les Basques.Napoléon Bonaparte, Michel Duran, critique, échappera rent et Michel Duran a sans doute fait Miche* Eyquem de Montaigne, f rançois peut-être à ce reproche parce que, s’il est la distinction puisqu il n a pas dit un sévère pour ses confrères, s’il se montre mot de Georges Bcrr et de quelques souvent acerbe, violent même, il ne ré- autres qui constitue ce second peloton, clame pas d’indulgence pour lui-même Ici, nous avons peu d acteurs.Nous et se soumet de bonne grâce à la critique avons encore moins d auteurs.Notre quand son tour est venu.Puisqu’il ne peloton d auteurs-acteurs se trouve à peu ménage personne, il n’a aucune aménité près limité à un ou deux individus.Leur pour les auteurs-acteurs.Voici ce que, petit nombre est compensé par 1 univer-dans Marianne, il écrit des débuts de «alité de leurs talents, car ils ne se cou- .Jeanson: « Certes, il m’a semblé un peu tentent pas d’être auteurs et acteurs: ils laigne (Montaigne, dont le nom patro-avare de ses gestes; il tient les bras un sont aussi directeurs, critiques, anima- nymique Eyquem indique l’origine peu trop collés au corps et il se frotte les leurs, novateurs, fondateurs et décou- juive, était juif aussi par sa mère Jeanne vreurs de talents.Il faudrait les présenter à Michel Duran.I I j.promoteur* Nos ancêtres eurent une très nette conception de leur situation après 1760.Ils étaient devenus sujets du roi d’Angleterre et acceptèrent très vite ce fait.Mais ils voulaient fortement deux choses: demeurer catholiques et demeurer Français de culture et de langue.Et ils exprimèrent ces choses en un langage précis et concret, sans jamais y mêler des idées de race ou autres notions vagues.Ces Canadiens d’autrefois étaient non une race.Cette circonstance explique le royau-de France comme la République française.Elle explique la rapide absorption des étrangers.Rien de fort forte civilisation! C’est la me ) I; aux prise* le brillant Jenkins avec Patterson.Sauf quelques accès de mauvaise humeur de U part de Patterson, la rencontre fut téressante.Si jamais Jenkins se choisissait un blason, nous lui suggérerions comme devise celle des Britanniques : « IVhat me have, me hold ».Ou l’équivalent latin, si le latin est le langage héraldique officiel.Il a l'art suprême de prendre et, de tenir une prise* C'est pourquoi son jeu est dangereux.Quant à sa valeur, il faudrait le voir avec quelque* as comme Savoldi, McMillen, etc., pour en ' I assez m- / d’ailleurs lucides et logiques.Vers 1790, un Anglais avait cru trouver une objection contre le sincère loyalisme britannique des Français du Canada, en disant à Lotbinière: « Comment des gens qui de Chateaubriand, sont aussi français Robert de ROQUEBRUNE Vauban, Rabelais ou Molière.vue race, il n’y a que Pourtant, au point de rien de commun entre le Bourguignon Vauban, le Tourangeau Rabelais, le Parisien Molière, l’Italien Bonaparte, le Breton Chateaubriand, le Juif Mon- Propos frigorifiques parlent le français seraient-ils loyaux sujets du roi d’Angleterre ?» Mais Lot- binière, qui était subtil, répondit que la langue n’avait rien à voir en cette affaire, puisque, justement alors, les Américains, 1>olla* Langeller, vous ferez des économies, 1 .J .„ .i car cette maison fabrique elle-même et qui ne parlaient que 1 anglais, étaient de vend meilleur marché qu'ailleurs.Elle fort délovaux sujets britanniques.vous offre aussi de très jolis meubles, tapis, instruments de musique, etc.510 est, rue Sainte-Catherine.Tél.: HA 8111.juger.La saison chaude est arrivée.Pourquoi ne pas vous procurer un réfrigérateur ?Vous garderez vos aliments frais et vous protégerez votre santé.En l'achetant chez Macaluso rencontra Stahl dans le troisième engagement.Agressifs tous deux, ils se disputèrent la supériorité sans résultat,* •Toutefois, Macaluso usa d’un truc peu banal.Stahl le tenait dans un « full Nelson » et le poussait vers un coin, lorsque Macaluso, s’appuyant les deux jambes au poteau du ring, projeta Stahl sur le dos.Prompt comme l’éclair, Macaluso lui riva les épaules.Il y a toujours un élément de mélo avec lequel on corse une soirée.L’enthousiasme du public doit être chauffé à blanc.Sans quoi les rencontres tomberaient dans la banalité et le public délaisserait les salles.Nous prions les lecteurs de parcourir La pschÿcologic du foules du Dr Lebon.Enfin, le combat final Savoldi-Mercier* Joe Savoldi est une ex-étoile de football d’une université américaine.Comme tous ces « college boys ».il a réussi, malgré son jeune âge.à donner du panache à son jeu en introduisant un coup de savate qui consiste à plaquer ses deux pieds dans la poitrine de son adversaire.Evidemment, le coup sort un peu de l’ordinaire bien que la lutte libre admette tous les coups, ou à peu près.Ses adversaires le savent et redoutent cette sorte de mains avec un peu trop d’insistance, donnant ainsi l’impression d’un savonnage perpétuel, mais s’il persévère, de La Loupe ou Lopez.Ces Juifs étaient d’ailleurs catholiques depuis long- * * * On a galvaudé le mot « race », chez nous.On a parlé de luttes de races, d’appels de la race, de race supérieure, que se trouve peut-être la race humaine Cela ne veut pas dire grand chose.En la moins mélangée de l’univers.A cause fait» il ne 8 agit, au Canada, que de la lutte de deux cultures différentes.Ce n’est pas au nom de la race fran- , ,.Hi=r soir: en m“?.e tcmP‘que, ., .1 - , .„ buUon des prix, avait lieu, a 1 Lcole lechm- eloignes de tout contact avec les etran- çaise que nous avons des droits au La- que> i'oumture de Imposition annuelle des , truments bibliographiques les plus divers.Bers pendant des siècles.Cette race, qui nada, mais au nom de la civilisation travaux exécutés par les élèves.Exposition , C’est de cette salle que partent vers les dif- : fut peut-être belle jadis, s’est rapetissée française.Nos pères nous ont légué un intéressante autant pour l'homme cultivé cu-; férents services les demandes des lecteurs ; peu à peu, est devenue rachitique.Une ensemble d'habitudes intellectuelles rieux de dessins soignés et de meubles ou on compte bientôt les acheminer par tubes maladie héréditaire en dévore les der- (langage français, littérature française, de, ferrures d’art, que pour l'artisan de tout pneumatiques pour gagner du temps.users représentants, dont le corps atro- etc.) auxquelles nous sommes attachés, 2%s^dJ%n’art * ^ rense'8ner $ur es pro Les livres rares conserves a la reserve , .1 ’ , ., 1 , , , grès de son art.étaient autrefois consultés obligatoirement à Phle esl surmonte d une tete aplatie, et dont nous ne voulons pas perdre le u partje ,a p]u$ intéres$anle pour jc certaines tables de la salle de lecture, les Une pensée sommaire habite à peine ces bénéfice.C’est parce qu’ils reconnais- profane est bien celle des bois, où l’on ad-tarns gran s organismes poursuivent ans une rapprochées du bureau.Le nombre des cerveaux étroits.salent la valeur de la civilisation fran- mirera, avec une juste fierté, l’utilisation in- , , .T p - gramme $deRénovation dontVétude rêmonîé ^ransportés^d’assez^ loilTTr ccrtainca îles des côte8 d’Eu* ^aise à ,acluelle ila appartenaient, que dinged ItudweUw ^ un^rTnard.V e^ssé mTître dans l’art de à quelques années et les premiers travaux à les magasins de la réserve sont assez éloignés rope dont la population ne s’est constant- nos ancêtres ont toujours reclame le à l’Ecole Technique.I fcindr= ^Puisement pour donner confiant* quelques mois.Le Musee du Louvre est en ^ ,a $al|e de lecture> Qn a aménagé à proxi- mcnt renouvelée qu entre gens de meme droit de parler français et de conserver M Jean.Marie Gauvreau s’ingénie tout par- son adv?rsa!re' C est alors qui est dange- pleine transformation, et les touristes qui sont mi(é de ces magasins une salle claire, très ' sang, la race humaine est physiquement leurs coutumes françaises.Ils refusèrent ticulièrement à faire connaître le parti qu’on r,cux- Mcfc,=r lc saya,t °le,n et , venus a ans en ce pnntemp ont e e emer moderne d'aspect et de mobilier, qui permet appauvrie et intellectuellement nulle, de changer leur esprit façonné par une peut tirer des essences du Québec et à for- [ donnar*t a a su>pnse genera e c P Fen\st"de°Zie%n auUe^granTétabHs- tombll dTucteurT^souTla 1 C’eSt aUSSi trés ancienne constation culture héréditaire, car ils considéraient ! mer des artisans qui sauront les utiliser, j^tés.L%^hitte^W trèTTJrrée et dura sement scientifique, bien connu des cher- ^veillance d’un bibliothécaire préposé à que ce*ain8 dcs hautes ra°n* cette culture comme la plua noble et la luTsChSe'ne presque 90 minutes.Tous deux jouèrent du cheurs du monde entier, la Bibliothèque ^ effet tagnes (dans les Alpes, par exemple) plus belle du monde.pourront qu’admirer l’œuvre poursuivie par cordages et tentèrent des coups de be lier.-A Nationale, Voilà ce qu’on a fait pour le public, sont habités par des demi-idiots, et que Mais ce serait affaiblir nos droits |’£colc Technique aussi bien que les travaux Plusl"6» etc., etc.On a etc sentimental au Pans ou de Touraine, mais ils appar- # ce||e dess|ns d-£|ives en ébénisteric.et dix secondes réglementaires.Savoldi gagnait, nale, la première bibliothèque du monde, imprimeurs et éditeurs et qui est une source nom de la race française du Canada.tiennent comme eux à la civilisation cei|e
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