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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
jeudi 17 mai 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-05-17, Collections de BAnQ.

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ÉÉÉÜË .; i " # REDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 130 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLatcau 8511* I 1 an 6 mois 3 mois : En ville, parla poste.$9.00 Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 Espagne .Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 Autres pays $4.75 $2.50 Administrateur .Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU .PIERRE ASSELIN $3.25 $1.75 $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 On eat prié d'envoyer toute correspondance à la case 4018 de l'Hôtel des Postes en mentionnant sur l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Direcleur-fondatèur : OLIVAR ASSELIN L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année—No 57 Le numéro: 5 sous Montreal, jeudi 17 mai 1934 vinces en ce qui regarde leur organisation mcrcialc, il comporte la restriction des libertés des produces cl je liens à informer le Gouvernement que s'il persiste, par celle loi, à vouloir diminuer, restreindre et annuler la liberté des provinces en matière de commerce, le temps est venu de prendre les moyens de se débarrasser du joug du Gouvernement fédéral, qui empiète trop sur les prérogatives et les libertés provinciales.Il serait temps de se débarrasser du joug fédéral et de trouver le moyen de s'organiser autrement afin de server la liberté a laquelle les provinces ont droit./ L’enquête sur les tabacs meme aujourd'hui ?Quoi qu’il en soit, il convient ’’de surveiller attentivement ces compétitions internationales où nos urbanistes, aux prises avec leurs confrères étrangers, défendent de leur mieux le pavillon français, sans y être beaucoup encouragés par les leurs.Sans doute auréolés par un prestige acquis à l’étranger, nos urbanistes sont maintenant appelés par les municipalités françaises: M.Danger, à Ajaccio; M.Prosl, à Alger, dont la compagnie aérienne française expose un magnifique plan photographique; M.Jaussely à Grenoble; M.DerVaux, a Ax-lcs-Tliermcs; M.Crebcr, à Marseille.Il Va sans dire que l’aménagement du grand Paris ne les laisse pas indifférents.com- Les ailes rognées de VAigle Bleu La révolution à Sana, capitale du Yemen, le siège de Hodeidah.port principal du pays, telles sont les nouvelles qui nous parvicn-.lient de l'Arabie « heureuse ».Il a fallu un an à peine de « dictature * Roosevelt pour ébranler dangereusement toute la structure économique d’un pays déjà fortement atteint par l’orgie de spéculation des époques Coolidge et Hoover.La « noble expérience », pour employer l’expression en honneur, se termine par une faillite que l’on ne cherche même plus à dissimuler.Vers l’automne dernier, on pouvait discerner déjà les premiers craquements de l’édifice et quelques mois de socialisme voilé ont achevé l’œuvre de destruction.La révolte contre la Le président de la fabrique de tabacs MacDonald, M.Stewart, u bien retiré ce qu’il avait dit de la trahison de leur secret d’office commise par certains ministres fédéraux au profit de l’Impcrial Tobacco Co., mais son affirmation touchant la demande de souscription électorale et la promesse de faveurs fiscales faite par le trésorier du parti tory, M.Pitfield, reste intacte: sur ce point, M.Pitfield lui-même n’a rien démenti.On ee demande donc à quoi riment les séances de l’enqucte sur les profits commerciaux consacrées aux méthodes de vente de l’I.T.Co.Que l’I.T.Co.prenne tous les moyens pour empêcher les débitants de tabacs de s'approvisionner chez ses concurrents, il n’était pas besoin d’une enquête pour établir un fait aussi notoire.Que de pareilles manoeuvres soient contraires à la loi sur les accaparements (la même loi que l’on a invoquée avec tant d’efficacité (!) contre le trust du charbon), la chose est claire.Mais s’imagine-t-on que le cabinet fédéral entend sévir contre une société industrielle qui, de par son objet même, est une forte souscriptrice de fonds électoraux ?Ne sait-on pas que sous le régime des parlements électifs jamais un gros bailleur de fonds ne sera inquiété, s’il a versé dans la bonne caisse ?Obligés de travailler à perte pour le trust (et on l’a vu par les procédés de la fabrique MacDonald elle-même, le Trust ne comprend pas seulement l’fm-pcrial Tobacco), les planteurs ont voulu se venger du principal bénéficiaire de cet état de choses.S’ils croient avoir atteint leur but, ils se trompent: tant que le parti tory existera, il y aura quelque monsieur Pitfield à la caisse, et les industriels intéressés à payer cher les faveurs ministérielles ne seront pas égorgés.Et qu’il s’agisse du régime des tabacs ou du régime des alcools, le parti libéral aura lui aussi son monsieur Pitfield.Bien entendu, ce qui entre dans les caisses électorales sort de la poche du contribuable ou du consommateur.Précisément, l’habileté politique, sous le régime des parlements électifs, consiste à effectuer ces « transferts » sans que le « paple » en ait connaissance et sans qu’il cesse de défendre son droit de vote r con- ; : v à Ce bref discours disait sans hypocrisie, sans ambages, ce que le Canada français pense d’une législation qui selon M.Bourassa (mais celui-ci, avec sa logique ordinaire, i ÿ\ ut On pourrait dire que, de Louis XIV à Haussman en passant par Napoléon, la France a été, depuis Rome, la patrie des Nira est devenue maintenant endémique.On premiers urbanistes.Aujourd’hui, fait observer M.Léandre Vallat, scs urbanistes travaillent surtout pour l'étranger.Même à l’étranger, ce n'est pas toujours l’urbanisme le plus rationnel qui triomphe: i! Pllcablc et donne des résultats opposés à règne dans ce domaine une mégalomanie qui tend malheureusement à discréditer l'urbanisme comme la science de l’embellissement par le gaspillage, quand ce devrait être plutôt l'économie par une dépense nécessaire et faite à propos.— 01.A.BR voté pour) cat digne de la Russie soviétique; — qui ne fera vraisemblablement pas couler de sang tant Ë- le modifie maintenant progressivement les codes comme et les lois de réglementation.Le système INTÉGRAL d’économie dirigée se révèle inap- que le Canaycn aura du jus de navet dans les veines, mais qui se prêtera admirablement à toutes les canaillerics, électorales et autres.Remercions le docteur Denis de son bon sens et de sa franchise.—ggg t_«g Z# ceux que prévoyaient les trustards du «Brain 1 rust ».Il y a tout un enseignement à tirer de cet échec, et les apprentis-sorciers feraient bien de méditer sur la fragilité de théories élucubrécs pour les besoins de la cause et ne reposant sur aucune base sérieuse* En dehors des codes, l'administration Roosevelt a fait voter tout une série de mesures, destinées à réglementer de A jusqu’à Z l’économie américaine ; dévalorisation du dollar, nationalisation de l’or, contrôle très strict des marchés financiers, réglementation draconienne des émissions, refonte du système bancaire, travaux publics gigantesques, sans compter d’autres mesures touchant l’agriculture, dignes d’une législation soviétique* Enfin, ultime erreur, établissement d’une monnaie élastique.Il était certes nécessaire de réglementer bien des choses lorsque le président Hoover quitta le pouvoir.Mais il était impossible lui tout seul, il étaye le principe de l Amour ! de transformer en vase clos un état, même «démocratique écossais » et qui incite je sauveur: «Avant, je m’aimais.Maintenant, aussi vaste que la Confédération américaine* public a brûler 1 Acte d Union de 1707, le je cous aime tous.» Lt l Haricot, une misere c v I er mai, sur la place publique.Cette feuille d'enfant martyr arraché au taudis le plus eras- ssayer app iquer, sans prépara on au* est écrite dans la phraséologie révolution- seux, il faut le chérir pour son trésor d'esprit.cune» une formule socialiste dans un pays nàire.Il a quatre ans.Sa mère vient de mourir à de structure essentiellement capitaliste, c’était _ Mart compte Jf,.*#* s’appelle «démo- l’hôpital cl « soeur_Annelle ».s'occupe de lui.courir à l’échec.k T;u 7”,nl de temps.- A.R.B.réflexions: « Où que c’est qu’elle est, ma- fa*t1 machmC, C=r a,neS ,0,s ,naPPh' mon P Où que c’est le ciel?Quoi c'est ça: cab,=s ont du dre modifiées, comme celle heureuse ?Pour qu’a soit heureuse, il faudrait des émissions nationales et étrangères.D’au- que l'bon Dieu y paie le loyer, pis le gaz, 1res mesures, aussi mal étudiées, soulèvent de pi qu y achète, des bottines neuves, pasque nombreuses difficultés d’application et de* les autres y lui fatiguent les pieds qui sont 1 tout gonflés, le soir.Et pis faudra qu'y vienne ; .me chercher pasque sans moi a sera jamais ' dclcrmmer le ch,ffre du dePot m,l,al mml* hcurcuse.» Cher Haricot, Va! mum dans *c cas de ventes à tempéraments Mais il y a le père Morisscau, un vieux (margin sales) et le chiffre actuellement démon d avare qui rappelle, dans un autre proposé semble encore trop faible pour dé- décor, le Séraphin Poudrier d'Un homme et son péché (2).Il en crée, de la douleur, son égoïsme barbare, cet industriel « si dénué d’humanité que jamais il n'avait entendu la moindre réclamation ».La main de fer sur la gorge.Le force écrasant la faiblesse.Il finit par crever dans son or, rat pris au piège, apres avoir toute sa vie terrorisé ceux qui osaient l'approcher.Il n'y a que T ata Colle, la vieille bonne qui, de temps en temps, se risque à lui dire ses vérités.Elle en a, des réflexions farcies de bon sens, la mère! fl faut l'entendre C’est l’administration même qui est obligé* quand elle lorgne de travers la femme Vernier avec « scs lèvres peintes, ses joues tachées de rose et ses ongles rouges»: «En voilà des inventions quand Votre mère vous a faite avec tout ce qu'il faut! » Et c’est la figure de la petite salutiste Annette qui domine tous les personnages quelle charme.Sans faire semblant de rien, sans pose et sans prétention, elle se fait, à propos, semeuse de conseils d'une justesse extraordinaire.D'un mot, elle découvre le volcan d'amour qu’est son coeur agrandi au service des malheureux.Pour stimuler l’effort individuel, stimuler la Volonté, elle n’a pas sa pareille.« Que faut-il répondre, lui demande une cadette, aux malheureux qui, sans en rien,faire pourtant, nous disent: Priez pour moi »?— « Tout simplement, rcpliquc-l-ellc, demandcz-lcur : Quand je mange, moi.est-ce que ça vous rassasie?» A une autre, tentée de condamner la faiblesse et la déchéance, elle conseille la sympathique douceur: « Il faut comprendre, soulager, d non juger.» Au fils Vernier qui trouve « embêtant d'être le petit-fils de tant de millions », elle enseigne le vrai sens de la charité, le secret du bonheur par le don de soi, hors des sensualités avilissantes.Parce quelle vit dans les quartiers ouvriers, elle en connaît toutes les misères et toutes les douleurs.« Qu'y a-t-il de plus triste que vingt cheminées d'usine crachant une fumée qui noircit et empeste le jour?» Le chômage: «vingt cheminées qui ne fument plus ».C’est pour cela quelle sauvera de la déchéance des enfants trop riches ce Ccorges quelle arrache à la boue de la noce pour en faire un chef d'atelier, modèle du capitalisle-qui-a-iin-coeur.Ce sont des choses qui peuvent encore arriver.SX Oliver ASSELIN Ah ! si seulement.L’Amour Sauveur » c par Marcelle VIOUX (1> L IMAN YAYA.— C’est la fin.je vais perdre mon royaume aux mains d’Ibn Séoud ! LA FAVORITE.— Bah ! ne t’en fais pas.Quelques arpents de sable brûlant.Un ami de Kifkif estime que la Société des Nations est un aréopage essentiel à la bonne marche des affaires du monde, que Wilson fut un grand homme et qu'en définitive les sociétés humaines sont toutes faites pour s'entendre.L'Allemagne reviendrait à de meilleurs sentiments si seulement on laissait à M.Dandurand le soin de la mettre au pas.Elle renierait toute philosophie de guerre, des Niebelun-gen à Hitler, en passant par Fichte et son « homme allemand » ; elle secouerait cette armure qu'une patience séculaire a rivée sur ses épaules et.libre de son passé, désavouant Bismarck.Stresemann.ses philosophes, sa Reich-wehr.tout le bataclan mytholique qu elle vient de remettre sur ses autels, elle dirait à Marianne : «Ma vieille, on était bien foliés dans notre jeunesse.Mais c'est fini.Mirons dans la Seine nos amours commençantes.» Si seulement, on laissait à M.Dandurand.Hélas, dit notre confrère, on ne veut pas que la S.D.N.survive.Les petits vieillards congelés, vaniteux et bavards qui y prêchent la paix entre deux rangées de fusils, pourraient aussi convertir le Japon.Si seulement on laissait à M.Dandurand.Le fapon.convaincu d'avoir erré pendant des siècles, dynamiterait scs usines d'armements, scs arsenaux, ses hangars d'avions, sa flotte navale : il renierait, lui aussi, l’atavisme profond qui le pousse à la conquête.et, dans quelque pièce de la Maison Blanche où l'ombre de Wilson, superposée à celle de Rousseau, planerait silencieusement, on verrait M.Hull tapant sur le ventre de Saïto en disant: « Say.old man.have'nt we the best diplomacy in the world ?» Si seulement on laissait à M.Dandurand.C'est lui qui changerait le caractère de la diplomatie anglaise et ferait mentir même G.K.Chesterton, lequel, dans un essai magistral suc les crimes de son propre pays, montre dans l'Angleterre une courtisane duplice de l'Allemagne en ' temps de paix et une alliée maladroite de la France en temps de guerre.L'Angleterre renierait à son tour son germanisme profond de 1ère de la Réforme.les souvenirs que sa monarchie garde en commun avec Guillaume II : elle verrait enfin que sa culture se rapproche plus de la culture française que de l'allemande : M.Macdonald se mettrait peut-être à dire quelque chose et.triomphe suprême, à aimer la France ; bref, si seulement on laissait à M.Dandurand le soin de la convaincre, l’Angleterre cesserait de jouer en Europe le rôle de brouille-tout dans lequel nous la montre l'histoire.Et l'Italie, donc ! Plus de convoitises en Europe centrale, plus de conspirations clandestines avec l’Hitléric, plus de fascisme: rien que la vieille Rome anarchique d'avant Mussolini, avec scs populations empoisonnées par les marais délétères.mais du moins une Rome pacifique et amie de la République.C'est alors que le Duce, jouant aux cartes avec M.Doumergue.sur un échiquier de l'Europe, perdrait de bon coeur tous les territoires qu'il convoite aujourd'hui pour y déverser le surcroit de population de l'Italie.Car la paix serait dans tous les coeurs.Mais Dans ce roman comme dans la vie de tous les jours, il y a toute sorte de monde.El les figures laides — celles de l'amour qui perd — reflets d'âmes vénales nourries de courtisanneric et de débauche, ne font que mieux accentuer le rayonnement des coeurs dont l’amour sauve.Une femme sympathique, celle Annette Vincent, licutenanle de l’Armée du Salut! El son cortège de protégés, parlons-en: il y a Barbe-à-Poux, un Voyou d'ivrogne qui, finalement entraîné à prendre le dessus, est bombardé gardien d’un refuge de miséreux.A 1 CECI, CELA ET AUTRE CHOSE une Les prédictions se sont réalisées.Nous recevons justement un bulletin appelé SMEDDUM qui se prétend le journal du parti Le Pape et la S.D N.L'Awcnirc d'Italia, journal catholique de Rome, publie une note, datée de Genève et disant que les sympathies du Saint-Siège et sa volonté de collaboration à l'égard de la Société des Nations n’existent pas: « Quand la Société des Nations fut créée on ne jügea ni opportun ni'itécessairè d’ïnbt-ler le Saint-Siège.D’autre part, l’esprit qui animait la nouvelle institution était cl est encore aujourd’hui l’héritier direct de ce matérialisme laïque des fameux principes de 89, dont le caractère franchement matérialiste est négateur de toute Valeur surnaturelle.» « Conseil du roi ».Jusqu’à ccs derniers temps, tout avocat ayant dix années de pratique au Barreau de Québec pouvait aspirer au titre de « Conseil du Roi » (traduction littérale de King’s Counsel); cela lui donnait droit de porter une toge différente et d’ajouter à son nom, sur ses cartes professionnelles, les impressionnantes initiales « C.R.».Les nominations de « Conseils du Roi » relevant du cabinet provincial, il fallait être de compétence profcssionnlcle bien médiocre, de bien mauvaises moeurs, ou connu par une opposition violente au ministère, pour n’être pas C.R.à trente ou trente-cinq ans.« Conseil du Roi » à la ville, c’était comme juge de paix à la campagne, et même un peu M.Taschereau aura sans doute constaté par lui-même quel discrédit l’abus du titre faisait rejaillir sur le titre même et sur la profession, car il fait annoncer que désormais l’avocat, pour être nommé « Conseil du Roi », devra avoir à son crédit quinze années de pratique.Enfin I nous pourrons croiser dans la rue, au restaurant, dans le monde, des disciples de Thémis qui ne seront pas « Conseils du Roi ».Ce sera du nouveau, et les derniers à s’en plaindre seront les avocats eux-mêmes.Du train qu’allaient les choses, les Canadiens français se destinant au Barreau fussent devenus C.R.dès leur première communion.— 01.A.Et nos « bons journaux », comme la plupart de ceux de France, rivalisent avec la franc-maçonnerie dans leur vénération pour la Société des Nations, parce qu’ils croient que c’est le Saint Père qui le veut ainsi.critiques très vives.On n’est pas arrivé à 01.A.cou rager la pure spéculation.Enfin, l'administration a décidé de supprimer les chartes mineures de l'industrie américaine pour ne conserver que celles des industries primordiales, ce qui fait disparaître toute possibilité de diriger effectivement et intégralement l’économie du pays.Cette mesure montre mieux que toute autre le chemin parcouru en quelques mois.Ce que le journaliste doit lire.L’Almanach-Indicateur de la Presse-Associée française cite cette parole de Léon Daudet: avec comme une cure à tous les maux.De temps en temps, par quelque accident comme l’enquête actuelle, le « paple » découvre qu’il se fait voler, et cette seule découverte suffit pour qu’il n’en veuille pas aux voleurs mais aux journalistes qui voudraient restreindre son inestimable droit de suffrage.La lecture est aussi nécessaire à l'homme que le pain.Elle est allée croissant depuis une quarantaine d’années, cl notamment depuis la guerre.On jugera de celte marée quand j’aurai dit que je reçois, ,en moyenne, une vingtaine de volumes (littératures, art et sciences) par jour, cl que, sur cette quantité, il y a toujours une 'demi-douzaine de Volumes assez intéressants, et un ou deux volumes très intéressants.moins.OKvar ASSELIN de rogner les ailes à l’Aigle Bleu.André BOWMAN Une attitude i Les cigarettes Duchesse, manufacturées par L.O.Grotlié, Limitée, Maison canadienne et indépendante, sont de qualité supérieure parce que seuls les meilleurs tabacs sont employés dans leur fabrication.F '.tes l’essai dos cigarettes Duchesse et nous sommes certains qu’elles satisferont votre goût.En notre pays, il n'est pas nécessaire d’en lire autant.La plupart du temps, il suffit de connaître le titre de l’encyclique Quadra-gesimo Anno pour faire du journalisme catholique, ou d’avoir lu la Vie de Jésus de Renan pour faire du journalisme « avancé » : le journalisme qui perd son temps, c’est celui qui veut concilier ailleurs qu’à la Revue Dominicaine, par exemple, la défense de l’idée religieuse avec le respect des droits de l’intelligence.Quant au journalisme de parti, pas besoin de rien savoir pour le pratiquer.On continuait mercredi 9 mai, à la Chambre des Communes, la délibération du projet de loi sur la régie des marchés de produits naturels.Pressés de dire ce qu’il adviendrait d’une minorité récalcitrante dans l’établissement d’une régie, ni le ministre de l’Agriculture, M.Wcir, ni le ministre de la Justice, M.Guthrie, ne eurent que répondre.Plusieurs députés français et anglais, notamment MM.Beaubien, Pierre Casgrain et Hcenan, tentèrent vainement d’obtenir le moindre éclaircissement sur ce point.Quand la mauvaise volonté ou l’impuissance du ministère fut devenue bien évidente, le docteur Denis se leva et dit, en français: (r-n) y EeboB I*i Bibliothèque économique de l’Ecole de« limite» Etudes commerciales compte plus de 28,000 ouvrages de référence sur le commerce, l’industrie, la finance, l'économie politique, etc.: elle reçoit tous les mois environ 800 périodiques traitant des mêmes sujets.Riche documentation mise gratuitement à la portée du public.Ouverte tous les jours de 9 h.du matin à 10 h.du soir ; le samedi, de (r-b) ERREUR SUR LA PERSONNE Dans un autobus de Paris, deux dames parlent de la récente grève des postiers.— Les sanctions prises par M.Mallarmé sont excellentes, dit l’une.Et l'autre de renchérir: — Au moins, c'est un homme à poigns.Pour un poète, c'est plutôt rare.L’ASSURANCE DES FOSSETTES Il y a des gens qui s’assurent sur la vie; d’autre contre le vol, l’Incendie ou la grêle, dit un journal belge.En Amérique, une ,roij caracté.rassa vient de dire qu ils se préoccupé» plu, enl /c 50Cln,;)mc .lultc cnirc de la defense du part, tory que de celle de destruction dc {a propri£té privée> 1 Eglise et de 1 ordre social.conception purement matérialiste de la Voyez ce M.Rioux qui, tout de suite .après s’être réclame de Mussolini et de Roosevelt, se réclame de l’Eglise ! Depuis longtemps l'Eglise enseigne que les pouvoirs publics ont le droit et même le devoir d'intervenir dans les questions économiques et professionnelles pour faire régner la justice sociale et mettre un frein à l'anarchie d'une concurrence sans contrôle.Les papes ont, à plusieurs reprises, condamné le libéralisme économique d'après lequel l’Etat doit laisser le champ libre à la concurrence cl s'abstenir de toute réglementation des affaires et des professions.Pas socialiste, mais.t S.D.N.i Le « Canada » désarme î R.G.s’émeut, au CANADA, du projet de réorganisation de l’armée canadienne.Les étrangers qui suivent d’un peu de près notre politique doivent se demander, à quoi sert ce ministère pompeusement nommé de la Défense nationale, dans un pays qui Il est question, parait-il, à Ottaiva, dc »« seya peut-être jamais attaqué ou qui, s’il réorganiser notre milice selon les nouveaux *’est j*mais, ne peut l’être que par d’infini-plans des armées de défense.Les régiments ; me(nt p'us puissants que lui qui n'en feraient de cavalerie seraient transformés en équipes j qu’une bouchée, malgré tout l’héroïsme de de servants de chars d'assaut et d'automo- ! nos généraux de parlement, de nos colonel» biles blindées, '>n réunirait aussi les districts ! de 5a*on8 et de nos majors de parade.Noui militaires de Québec et de Montréal et tains autres de l'ouest du pays.' ; Montréal, Mecque des chômeurs » « Sous ce titre, la PATRIE s’étonne de la rumeur d’après laquelle près de la moitié des huit mille employés du port de Montréal ne seraient pas des Montréalais.En temps de crise, de tels profits et de tels salaires sont simplement scandaleux.Les cultivateurs ne sont pas organises pour faire face à ces formidables monopoles qui achètent leur lait, leur tabac, leur viande, leurs oeufs, leurs grains et leurs autres produits.C’est donc le devoir dc l'Etat d'intervenir pour empêcher quelques spéculateurs de contrôler l'achat, la transformation et la vente des produits de la ferme.Le bill 51 donne à la Commission des marchés le pouvoir de faire des enquêtes et d'imposer des sanctions à ceux qui continueront à exploiter les producteurs.Nous doutons qu’une amende de cinq d dix mille dollars soit suffisante pour mettre à la raison une compagnie qui fait $1 1,000, 000 de profits en une seule année et qui paie $142,000 en salaire et gratifications ô un seul de ses officiers.Nous croyons avec M.Pelletier qu’il nous faut enfin une loi Dc ces lignes mêmes de M.Rioux, il très sévère, et appliquée à fond, contre les ressort que le rôle de l’Etat, d’après l’Eglise, trusts et les cartels.Les législations passées est plutôt négatif, que ce rôle consiste à em-par Mussolini et Roosevelt pourraient ins- pêcher les abus, à mettre des limites à la pirer nos hommes d'Etat.concurrence, mais non à la détruire en pre- nant tout en main et en dirigeant l’économie « Les législations passées par Mussolini de la nation, l.n loi de l’offre et de la deal Roosevelt », ce n’est pas du socialisme j mande ne joue pas normalement, dit M.cela ?Qu’est-ce alors ?De la dictature ?| Rioux, « quand de formidable» monopoles ne .pourrions même pas « tenir » le tempi que l'Angleterre prendrait à venir nous défendre.Y viendrait-elle seulement ?ccr- C'est sans doute pour mieux entrer dans l'esprit de la S.D.N.et de le Conférence du désarmement, et aussi pour rassurer les Etats-Unis, que le Canada s'apprête à donner à ion armée une allure moins agressive : avec des chars d’assauts et des autos blindées, l’armée canadienne sera purement défensive, les Etats-Unis n’auront rien à craindre et le Japon n'a qu’à se bien tenir s’il nous attaque.Chars d assauts, autos blindées, armes défensives ?Cela paraîtra discutable à quelques-uns.Ceux-là seront tentés de la question que pose R, G.Il faudrait savoir en tout cas ce qu'il y a au fond de tout cela et si le gouvernement a vraiment l'intention de faire de vrais soldats de nos troupes dc parade ou s'il se propose simplement de faire le jeu — un jeu où les joueurs des deux côtés gagnent — de.L fournisseurs de voilures et d'équipements militaires.Il est vrai que le port de Montréal relève directement du gouvernement fédéral, mais il n'en est pas moins compris dans les frontières urbaines, et il n’en bénéficie pas moins des services municipaux.La surveillance de notre corps de police s'étend au port, et si un incendie, comme il arrive de temps à autre, éclate dans le port, c'est sur nos pompiers que le gouvernement fédéral se repose pour l'éteindre.Le port augmente ainsi les charges de la municipalité, cependant qu'il bénéficie d'une entière exonération de l'impôt.Surtout dans une crise comme celte que 1 Excellente suggestion Nous ne voyons pas que ces caractères puissent s'appliquer au bill 51 qui ne parle pas d'enlever aux producteurs la propriété dc leurs terres.Au contraire, en contrôlant la vente de leurs produits, en se libérant dc l'emprise des trusts, ils auront plus de chances de rester sur leurs fermes.A l’occasion de l’élection de M.Georges Ernout à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, la Patrie rappelle l'autorité de cet universitaire dans les lettres latines et les attaches qu’il compte au Canada.Elle ajoute cette excellente suggestion que nous reprenons pour notre compte : I ' l Si l'Etat ne se fait pas marchand par son projet de loi No 51, à quoi peut bien rimer ce projet ?Quant à la définition que M.Rioux donne du socialisme, elle est plutôt sommaire, nous traversons, il n’est donc pas exagéré de Le socialisme, c’est la lutte des classes ?prétendre que la Commission du port de Mais qucst-ce qu'il fait quand il accumule Montréal doit employer de préférence des les invectives à l’adresse des riches, des trus- travailleurs montréalais, et non pas laisser tards, des profiteurs .et des exploiteurs des nos ouvriers ou chômage pour favoriser des classes agricoles et ouvrières ?Le socialisme, travailleurs venant du dehors.c’est la destruction de la propriété ?Mais S’il est avéré que quatre mille « clran-pour justifier cette définition, faut-il que gers » travaillent actuellement dans le port, toute la propriété soit confisquée ?Celui qui tandis qui lu municipalité doit distribuer grate fait l’apôtre d’un projet dc loi qui tend Utilement des chèques de secours à des mil- nettement & la confiscation d’une partie de j fiers et des milliers de montréalais désoeuvrés, En un temps où l'on songe, chez nous, à Vamélioration de notre enseignement secondaire, il convient de relever que M.E-t-nouf, auteur du remarquable « Dictionnaire étymologique de la longue latine », est un des linguistes les plus distingués de France.Il serait grandement à souhaiter qu'on I invitât un jour à venir nous faire profiler de son enseignement.Les malins se demanderont bien si n°11* serions seulement en état de profiter de son enseignement.se poser : I C est là précisément le point vulnérable de notre armée qui ne sert pas à autre chose Georges LANGLOIS \ m MÊMm MiiiWiiiiHiiiiiiiii m .m ¦ M m - ' / L'ORDRE — Montreal, jeudi 17 mai 1934, 3 Les résistances religieuses Lettre ouverte Dans les coulisses du 3e Reich Sur l’enseignement et autres choses Le fils de parents chrétiens convertis au judaïsme jugées secondaires , peut-il être considéré comme un aryen ?Elles sont gi aves, mais non insurmontables L'Etat totalitaire s’organise en Allemagne avec une méthode, une ampleur progressives et même une sorte de facilité qui ne laissent pas de surprendre les observateurs sceptiques.Il y a cependant un point sur lequel se sont concentrées des résistances assez sérieuses pour que l'on puisse parler dans certains milieux — par intermittence lement, il est vrai — d’un très grave échec de l'expérience hitlérienne, d'une défaite du mouvement national-socialiste.C’est en tout cas un fait certain que les luttes religieuses, ou plutôt les conflits entre le nouvel Etat nazi et les Eglises protestantes Ou catholiques signalés ici même, j| y a quelques mois, ont repris ces derniers temps avec une violence, ou plutôt aigreur très sensible.* * * Muller, nommé comme représentant de la tendance # chretienne-allcmnndc », c'est-à-dire hitlérienne extrémiste.Celui-ci ne passait-il pas pour tolérer les agissements d’une petite fraction, dite « mouvement de croy- J’aurais répondu depuis longtemps à nnce », inspirée par le savant Bergmann et votrc enquête, d’abord parce que j'ai la soutenue par des amis personnels d’Hitler, nlîwie ccrivassièrc, et ensuite parce que je comme le comte Revcntlov, qui ne ména- m’intéresse à toutes les tentatives de geaient point au christianisme traditionnel I’Ordre.Seulement, sans être barbon, et leurs, critiques et préconisent, à présent, une loin, de là, suis-je assez jeune pour être c troisième confession » intégralement adap- compté parmi les jeunes, ne fût-ce que tée, celle-là, à la nouvelle Allemagne pure- les ex-Jcimes-Canada ?Puis, vous parler ment germanique et nationale socialiste ?d’enseignement secondaire et universitai-, ^0U8 aJons Paflû en son temps de la re, d'économie, de politique, cela passe naissance de ce mouvement et des réac- ma compétence, qui se borne à la recensons protestantes qu il avait provoquées à sion de quelque Chair décevante ou Mena moment ou toute résistance semblait tropolitan Muséum.a an onnee.Nous avions noté que cette J’eus pourtant ma petite expérience, attitude avait suscite le réveil d une hostilité passive bien entendu, au sujet de Pense!- maines, on peut citer des paroles pronon- ; * pas ?.urs Prot*s,tant8 n a pas di- que jc grossis à mesure que je les énonce, eces en chaire et des mandements écrits de "V™0, nc .*.lS"e °e de.rcsst » a groupe Sachez que, comme tout le monde, Mgr Faulhaber, cardinal de Munich, de pu?,eur* ml lers en r® ®ux «t 1 eveque j»a| fajt des études secondaires, et que ma Mgr Bares, évêque de Berlin, de Mgr .ne .g°uverne 1,egIlse , matière.Leur volume fournit, en particulier, solde tous les frais d operation, n en reçoit-des extrait, de correspondance du plu, haut D- K k.du Ç.P.K.[na^eUcz'vou*vo,re »bonne- ordre de remettre un billet ordinaire au voya- ment • _ , » la Cour suprême et du Conseil privé, geur qui se présente au guichet de la gare ConnaiSSez-VOUS _ un abonne 0n peut se demander quel sera l’avenir KFuSï'Æ SLV°***qm regrc,,e le âœïsie! est «cisc entièrement au V.F.K., semble-t-il, L Office des débouché, commerciaux com- I 180 est, vue Sninte-CaUicrlne, Montréal.i.3 millions et demi d’Af-.lemands, suivie par la Suisse (2 millions Une curieuse affaire intrigue en ce mo- 750,000) ; la France (I million 280.000) ; ment les milieux bien informes de Berlin.,a Pologne (| million 150.000); et la Rus-On se garde soigneusement d en informer sje m;]]jon^ encore ) opinion publique, avant qu’une dé- j La même balistique évalue le nombre c.sion definitive n ait etc prise et avant que des Allemands des Etats-Unis d’Amérique et plusieurs coryphées juridiques et politiques ! du Canada à 10 millions 300,000, ceux de ne sé soient prononces.l’Amérique du Centre et du Sud à I million.Un employé de Banque de Neukoln, I de l’Australie et de la Polynésie à 150,000 faubourg bien connu de la capitale aile- de l'Afrique à 126,000, et de l’Asie à mande, nommé Théodore B., réduit au 75,000.chômage depuis l’avènement du Nazisme au Tout compte fait, il y aurait actuelle-pouvoir, s’est rendu récemment chez un j ment 96 millions d’Allemands dans le avocat bien connu pour lui soumettre son monde, ce qui mettrait la race allemande cas, vraiment peu banal.- (toujours d’après celle statistique) à la Théodore B., juif de naissance, qui a loute première place des races du monde, épousé une aryenne dont il n'a pas encore étant donné qu’aucun autre pays, y com-d'enfant, a raconté que son père Emma- pris les Anglo-Saxons, les Chinois et le» nuel B.était le descendant d’une vieille ! Hindous ne forme une seule race homogène, famille germanique, de pure race aryenne, et n’a droit donc selon Berlin à l'appeilâ- Cependant, un beau jour (il y a une qua- lion de nationalité intégrale, rantaine d’années environ) le père s’éprit d’une jeune fille juive, et pour l’épouser j il n hésita pas à se convertir au judaïsme.; Et je dois mentionner enfin qu’on re- Après trois ans de mariage, la jeune femme commence à parler de ce cas à la fois mourut, et Emmanuel B.se remaria cette fois avec une authentique aryenne, de religion protestante.Par égard pour sa première femme, sans doute, il resta fidèle à sa nouvelle religion, qui fut ainsi celle de son enfant Théodore, né de sa deuxième union.— Mettez-vous à ma place.Maître, dit en contant ses doléances l’homme en question.je n’ai pas une goutte de sang juif dans les veines, mon père aussi bien que ma mère sont issus de très vieilles familles germaniques, et pourtant indépendamment de ma volonté je suis juif, j’ai perdu ma place, le respect de mes amis et je suis mis en marge dé la Société actuelle.Je ne demande pas mieux que de reprendre la religion de mes aïeux et avoir droit au titre de bon Aryen.L'avocat a soumis le fait à plusieurs juristes et, étant lui-même membre influent de la Section locale du Parti Nazi à ses amis politiques.Les avis furent extrêmement partagés sur ce cas peu banal, car si les uns jugeaient que Théodore B.est, d’après les lois du racisme un pur aryen, les autres ont au contraire estimé que par le fait d’être né dans la religion juive, entouré de toutes ses cérémonies rituelles, il a définitivement perdu toutes ses qualités germaniques (De notre correspondant particulier dc Berlin) première place avec Mon cher Parizeau, siècle vivait Jeanne d'Arc, ou le rôle attribué par les bons historiens au cardinal de Richelieu ou à la reine Elizabeth, cela est vraiment déplorable.J'.ti «fait» mes lettres et ma rhétorique avec un précepteur assez indulgent pour me laisser agir à ma guise : j'en bénis le ciel.Je n'ai donc pas été dégoûté à jamais de Racine ou dc Corneille par ces petites éditions affreuses d'Athalic ou dc Polyeucte qu’on faisait suivre toujours d’une bonne édition des Flavius du père Longhayc, et je n’ai jamais parcouru que par curiosité les Modèles français du père Procès.J'ai pu lire, mon cher Parizeau, assez jeune, et sans que cela me parût faute mortelle, les meilleurs chapitres de Rabelais et de Montaigne.Malheureusement, je n’ai fait que six vers latins : il paraît que c’est un exercice profitable.Je suis désolé d’en avoir été privé.Quant aux cours de philosophie, jc les suivis en très mauvais élève, au «temps de la conscription» (de l’hégire de tant de «patriotes»), et dans un établissement d’enseignement secondaire.Les expériences dc physique et de chimie étaient prétexte à jeux et plaisanteries d’un goût assez scolaire.Les mathématiques, dont je ne possédais pas les éléments, me rebutèrent.Et la scolastique, le thomisme, me parurent philosophie pédantes-que : les cours étaient imprimés sur des feuilles volantes (i), et dans une forme à rébeller l’âme la plus soumise.Depuis que je prends goût à saint Thomas, je me demande pourquoi on ne mettait pas dans les mains des élèves ces éditions portatives qu’on publie actuellement de la Somme théologique, avec traduction en regard.Cela seul suffirait à provoquer une gourmandise intellectuelle qui est moins rare qu'on ne pense.Car l'élève, à seize ou dix-sept ans, raisonne un peu, et même beaucoup, à part lui.J’ai lu environ ce temps le Discours de la Méthode et la Recherche de la Vérité, que j'entendais peut-être bien mal, mais qui suffisaient à me faire rejeter de dégoût nos fameuses feuilles volantes ; et eussions-nous eu un texte « convenable » entré les mains, que je n'aurais peut-être pas été le cancre que je fus en philosophie.Cependant je m’occupais, comme on dit, de littérature, et il m’arriva dc demander au professeur dc « littérature » de mon collège si je pouvais lire Tartufe ou Port-Royal.II me répondit qu’il n’en savait rien, pour cette raison « qu’il ne les avait pas lus ».Un professeur français de seconde qui n’àurait pas lu Molière et Sainte-Beuve !.Pour l’instruction religieuse et l’apologétique, puisque je vous fais des confidences, il nous arriva, mon cher Parizeau, seu- avec une UN JUIF QUI S’APPELLE HITLER étrange et curieux, qui est la parenté juive du Führer (comme vous vous en souvenez sans doute).Il y a quelques mois, on a couvert une famille en Pologne qui s’appelle depuis des siècles Hitler, et qui tout en portant un nom aryen, pratique la religion juive la plus orthodoxe.A cette époque quelques voix officieuses de Berlin avaient protesté contre l’interprétation tendancieuse de cette « coïncidence », et voulaient même contester l'authenticité de l’information.Cependant, ces derniers jours ce même David Hitler a envoyé son passeport à une Légation Allemande de Pologne, et demandé un visa allemand pour pouvoir faire un voyage d’agrément dans le Troisième Reich.Les hésitations de la Légation en question étaient facilement compréhensibles, car rien que le fait qu'un nommé David Hitler, portant une honorable barbe sur un visage purement et cent pour cent sémite, se promène dans « Unter-Der-Linden » aurait énormément nuit au prestige du Grand Hitler, et à la théorie du Racisme.Pour le moment on ne trouve pas de meilleure solution que de refuser le visa, sous prétexte que la venue de la personne en question était indésirable dans le 3c Reich.de- que ner aux Mais si un jour un impresario ingénieux La question n’ayant pu être résolue, il a l'idée d’engager « l’autre Hitler », en vue est possible que 1 affaire vienne devant le : d’une tournée de propagande contre le na-conseil législatif de la Cour Suprême dc : zisme, et le produisait à Paris, à Vienne, à Leipzig, et c est ce dernier qui tranchera ; New-York et à Londres., il pourrait comp-cette minuscule mais cocasse difficulté au : ter sans exagération sur des salles combles, sein du Troisième Reich raciste.et sur un succès qui égalerait peut-être ce- lui que le vrai Adolphe Hitler remporte parmi ses fidèles.Car bien que « rien ne soit nouveau sous le soleil », on n’a encore jamais vu PLUS DE CENT MILLIONS D’ALLEMANDS I ¦ L'offce des Statistiques du Reich vient de publier le nombre exact d’Allemands un Hitler haranguant les foules contre le dans les divers pays du monde.Il constate racisme, et contre le Troisième Reich, que à part les 71 millions 850,000 Aile- j mands du Reich, de la Sarre, de l'Autriche et de Dantzig, dans les autres pays euro- | (Reproduction même partielle interdite) péens, c’est la Tchécoslovaquie qui tient la i (Tous droits réservés par l'A.L.I.) Max STEPHENS Notre droit constitutionnel ivujrie meme, dans quelques-unes ce nos jois qu’il y a quelque chose de.bizarre dans , Amentales, des contradictions dont I s’embarrasse pas l’esprit anglo-saxon et qui Jean-Marie NADEAU Le procédé Unman Aephalt permet la cons- (r-a) Le Congrès Eucharistique de Buenos-Aires Le 32e Congrès Eucharistique Inter- magnificence sans égales.Fidèle à scs traditions l’Association française de Notre-Dame de Salut organise un pèlerinage pour faciliter à de nombreux catholiques la participation à cet hommage incomparable que le Congrès de Buenos-Aires va rendre à son tour au Dieu de l'Eucharistie.Les pèlerins auront, en outre, une occasion unique, grâce à ce Congres, dc visiter quelques-unes des parties les plus intéressantes de ces pays aux ressources illimitées, appelées à un grand avenir, qui se nomment l’Argentine, l’Uruguay, le Brésil.Ils pourront admirer notamment la baie de Rio de Janeiro, la plus belle du monde; ils feront escale à Dakar, la capitale dc l’Afrique Occidentale Française.Qui parlait ainsi ?Un nazi du temps de 1 opposition ?Non pas I M.Esser, ministre .ar.°'* dans l’administration nationale socialiste de Munich, s’adressant, au cours d une réunion publique à la personne du cardinal Faulhaber, archevêque de la Cité.Le racisme, la stérilisation légale, l’extension des pouvoirs de l’Etat .cience, le retour à certaines traditions du paganisme germanique, autant de raisons 29.50.Aujourd'hui : scs immcn.’es revenus, 916.05 Premier versement : $3 Mensualités : $3 Il n’est pas impossible que ce dernier argument ait un fondement de vérité, car, en général, les indigènes de l’Afrique britannique sont mieux traités par la métropole que par les gouvernements coloniaux.Divan do studio, recouvert de tissu de qualité supérieure, muni de trois oreillers et de matelas de feutre.Peut se transformer en grand lit ou en lits jumeaux.Prix courant : 124.50.Aujourd’hui : Le bonimentuer, conscient de la dignité de son rôle et de la qualité des œuvres qu'il allait faire entendre, annonce solennellement une œuvre dont je n’ai pu saisir le titre, mais qui était de Rimouski Korsakov.Parfaitement.Il prononçait Rimsky de façon à faire comprendre nettement Rimouski à quiconque ne connaissait pas déjà le nom de ce compositeur ! Après quelques minutes d’une œuvre que je n’ai pas reconnue à l’audition, mais qui n’avait rien d’une sonate, l'annonceur proclame : « Nous allons maintenant revenir à la musique classique avec deux œuvres de Massenet, Andalousc et Aragonaisc.» Tu parles! Revenir au classique avec ça ! Masse-net, un classique ! Andalouse et Ara-gonaisc.de la musique de chambre ! Même si cet admirateur de Rimouski Karsakov s’en tenait à la distinction idiote qui a cours à la radio entre musique « populaire ».c’est-à-dire jazz, 911.05 Premier Versement : $3 Mensualités : $3 Lit A panneaux d'acier, solide, des.sin moderne, muni d’un matelas à ressorts et d’un sommier A réseau de fids ft do dattes d'acier.Toutes dimensions ordinaires.Prix courant: >37.50, Aujourd'hui : Folie collective?Quelle étrange histoire! Un matin, les habitants de la petite cité de Piotrokow, en i Pologne, s’aperçurent que tous les chiens de 934.05 Premier Versement : S3 Mensualités : $3 Lit A panneaux, fini noyer, muni d'un matelas A ressorts et d'un sommier A réseau de fils d’acier.Toutes dimensions ordinaires.Prix courant: >24.50.Aujourd’hui : 918.50 Premier versement : S3 Mensualités : $3 Le boeuf est un peu bête et l'âne un [peu farceur.» Voilà un âne qui avait beaucoup d’esprit.Woodlouse & Co, Ltd 105 ouest, rue Sainte-Catherine Livraison gratuite des marchandises dans un rayon de 200 mille» de Montréal, tout achat de #100.Les marchandises sont emmagasinées et assurées gratuitement jusqu à la livraison.Rembourse ment des billets de chemin de fer on d’autobus dans un rayon de 150 milles de Montréal, pour tout achat de IlOrt.Un divorce i Pleurez, les belles : l’union de Chopin et de Musset, qui paraissait si durable, risque de se disloquer.Depuis si longtemps qu’on les avait mariés, et musique « elasisque », c’est-à-dire j qu’on avait établi l’identité de cette mu- pour Le genièvre (gin) de Kuyper fut le premier connu au Canada et il reste le favori de « nos gens ».C’est une gentleman, à prix populaire.sur boisson de (r-b) & ¦ Ta' • \ l’Enfant Jésus des mains de la Vierge, à l'cglisc de la Baie-du-Febvre) (?), ils ont sombré dans l’anonymat sans gloire du temps.On rencontre, dans plusieurs églises de Montréal et des environs, de nombreuses toiles, toutes anonymes ou ignorées et, pour la plupart, assez médiocres, semble-t-il.Quand donc se décidera-t-on à en dresser un inventaire ?corrects et honnêtes sans plus, ont été importés de France avant la fin du Régime français.C’est à l’Hôtel-Dieu de Québec que se trouve le plus grand nombre de ces toiles.Elles sont dues, pour la plupart, à des élèves de Jouvenct et de Restout : Jean-Baptiste, Carie et Louis-Michel Van Loo, Antoine et Charles-Antoine Coypel.Parmi les autres peintres moins connus, citons : Nicolas Lefebvre, Pierre Jouffroy, Beauvais, Chautrcau, satellite de Watteau et de Cherches.Il y eut aussi quelques copies des portraits de Louis XIV, de Louis XV et de Marie Leczinska, parmi lesquels un Louis XV d’André Trcmblin.nue ; de son oeuvre, indiquons seulement un Baptême du Christ (à l’église de la Baie-du-Febvre) ; un Saint Charles Borromée soignant les pestiférés de Milan, une Vision de saint Antoine de Padouc et une Présentation de Jésus au Temple (à l’église de Lon-gueil) ; un Baptême du Christ et un Christ en Croix (à l’église de Saint-Augustin).La peinture anonyme abonde, soit que les artistes n’aient pas voulu signer par modestie ou.pudeur, soit que les signatures aient disparu sous les repeints.De cet amas où les copies et les portraits sont nombreux, émergent des oeuvres qui ont été attribuées avec plus ou moins de vraisemblance aux Van Loo, à John Russel ou à des peintres canadiens.leur Joseph Pépin et de sa femme, Charlotte Stubingcr, et enfin un ex-voto, les Miracles de sainte¦ Anne, à l’église d’Yamachiche, qu’Antoinc Plamondon reproduisit plusieurs fois avec de légères variantes.L’œuvre de l’abbé Jean-Antoine Aide-Créquy (1 746-1 780), peintre qui eut de la facilité s'il manqua d’originalité, est mal connu, encore qu’il nous reste de lui cinq ou six tableaux dans des églises des environs de Québec.Quant à François Baillairgé ( 1 759-1831 ), surtout sculpteur et architecte, on devine qu’il ne pratiqua la peinture qu’à ses heures perdues.Grâce au Séminaire de Québec, il put aller étudier à Paris dans l’atelier de J.-B.Stouf et eut une carrière d’artiste assez remplie.Son talent était facile et plein de fantaisie mais en même temps très réfléchi.Si sa toile la moins ignorée est celle qui représente la Mort de Richard Montgomery, ses meilleures oeuvres picturales sont les quatorze petits tableaux donnés à l’Hôtel-Dieu de Québec par le docteur Dénechaud.Louis Dulongpré (Paris, 1759(7) -Saint-Hyacinthe, 1843), d’abord marin puis professeur de musique, fut un artiste extrêmement fécond quoique la qualité de sa peinture ne réponde pas à la quantité, peut-être pour cette raison même.Il semble qu’il ne reçut aucune formation artistique, si on en juge par ses oeuvres remplies d’archaïsmes et d’incorrections.Ses très nombreux traits sont d une précision photographique, secs et froids, d un modelé laborieux et exagéré.Une histoire de la peinture au Canada français I Résumé de la thèse soutenue avec éclat par M.Gérard Morissct à l’École du Louvre Des portraits peints durant la première moitié du XVIIIe siècle, sauf quelques exceptions qu'il serait trop long d’énumérer, il i convient de dire avec notre auteur que, « à con- I .i à leur état, mais bientôt, l’enseignement des arts industriels prit une place de plus en plus importante avec le consentement tacite quelque école qu’ils appartiennent, ils du fondateur, qui prévoyait 1 avantage qu il tiennent, sans modifications appréciables, la Les deux livres suivants sont consacrés pourrait en retirer pour la construction de manière sèche et consciencieuse, peu sédui-à la peinture du XVIIIe siècle.Ils prou- ses églises.Mgr de Saint-Vallier voulut : sante aussi, des peintres de l’époque precedent, à n’en pas douter, que c’est calomnie même, scmble-t-il, en faire un lycée et une dente ».Ils sont d’ailleurs presque tous d’une ou ignorance d’assurer que le Canada fran- école des manufactures, tentative qui, du attribution difficile.çais n a nen donne, dans le domaine des reste, échoua en partie.D’autre part, les missionnaires et les car- arts, avant le XIXe siècle.On peut dire Jacques Leblond de Latour (Bordeaux, tographes, qui eurent la même formation, le que, toutes proportions gardées, s est repré- vers 1670 — Baie-Saint-Paul, 1715), pein- même dessin précis et un peu sec, poursui-sentée un situation analogue à celle que con- tre sculpteur et architecte, fut le Le Brun de valent le dur labeur de leurs prédécesseurs, nul le jeune François-Xavier Carneau lors- l’époque en Nouvelle-France.Son autorité Les cartographes, dont nous ne citerons que qu’on l’accusa d’appartenir à un peuple s’affirma sans conteste sur l’Ecole — il en .)e Père de Bonnecamps, de la Rigaudière sans histoire.Et quand ce serait le seul me- fut le directeur, — où il forma plusieurs ct Chaussegros de Léry, complétaient le très rite de M.Morissct d’avoir comblé une élèves dont on ignore, au surplus, les noms, utile travail des Champlain, des Jumeau, des fâcheuse lacune, il serait grand encore ct La seule oeuvre signée que l’on connaisse de Fonville et des Franquelin.La Bibliothèque digne de notre reconnaissance.lui, une Sainte Marie-Madeleine (au sanc- nationale, à Paris, et le Ministère de la Voyons rapidement le détail.Au début tuaire du Cap-de-la-Madeleine, 1 710), et Marine, gardent un grand nombre de leurs du siècle, la physionomie ethnique du Cana- quelques autres toiles que M.Morissct lui cartes et de leurs vues en perspective canadien commence à prendre son individualité, attribue avec vraisemblance indiquent qu il Hère qui sont, pour la plupart, anonymes.De plus, sous l'énergique impulsion de M.ne faut pas le tenir responsable de la lour- J.-Edmond Roy en a adressé un bon Inde Callicres une paix relative s’établit et deur d un trop grand nombre d ex-voto ct ventaire dans son Rapport sur les archives les efforts persistants des administrateurs de tableaux peints par ses élèves — ils sont de France relatives à l’histoire du Canada portent leurs premiers fruits.disséminés dans toute la Province, si on en (Ottawa, 1911).Des édifices s’élèvent partout : la pein- tr0l^c un 1657-1 724) fut architecte, menuisier est rempli d italianismes -— c est une des caractéristiques de presque toutes les oeuvres de l'époque — et ses tableaux sont d'une touche vigoureuse et d’un coloris sombre.Faut-il compter au nombre de ses élèves leur y voit la conséquence fatale de ce que Michel Dessaillant de Ticheterre ?Notre la direction de l’Ecole de Saint-Joachim fut autcur attribue à son laborieux pinceau quel-laissée à des architectes et à des sculpteurs.’^ues portraits, ent.autres celui de Mgr de N’est-ce pas, plutôt, que l’art du sculpteur Saint-Vallier, qui, ainsi que les autres, se contient plus que les autres une part ma- trouve à 1 Hôpital général de Québec, nuelle : que l’habileté naturelle de nos an- L’art qui naît à Ville-Marie, vers 1 690, cêtres les a en quelque sorte portés vers la Cst tellement semblable à celui de l’Ecole de Saint-Joachim que l’on a pu se deman-pcchcs de s adonner aux autres arts plasti- ¦ der si ses initiateurs n’en avaient pas été les ques, où le facteur intellectuel s’exerce avec ] élèves.A peine est-il besoin de marquer plus de force ?Et cela, d autant plus, qu on une distinction entre les deux courants, pouvait assez facilement se procurer en Quant à l’Institut des frères Charron, Ecole France des peintures, ce qui n’était pas le d'art (?) de Montréal, il forma quelques cas pour les œuvres sculptées.Question qu'il sculpteurs ct un peintre, Pierre Le Ber, qui serait intéressant d élucider, car elle expli- j mourut jeune ct dont il ne nous reste qu'un querait bien des points encore obscurs de portrait authentique, celui de la Mère Mnr- l'activitc artistique de l'époque.Quoi qu'il en guérite Bourgeois, « un des plus expressifs soit, la peinture ne fut pas un genre telle- de l’époque ».Pour ce qui est de l'œuvre ment oublié, comme on va le voir.11 Le XVIIIe siècle La grande majorité de ces tableaux 1— il y en a dans beaucoup d’églises de la Province — était, il va sans dire, d'inspiration religieuse.Certes, il dut y avoir des toiles plus profanes dans les collections particulières : celles des Vaudreuil, de La Corne de Saint-Luc, de Lanouillier, de Cugnet, de Péan, de Bigot ; mais nous n’en savons presque rien.De toute façon, la quantité considérable de tableaux qui passèrent de France en Canada indique que le goût de la bonne peinture était extrêmement répandu dans la Colonie avant la chute de Québec, puisque les œuvres d’art, particulièrement les tableaux, formaient un des principaux articles d’importation de la Nouvelle-France.Mais, grâce à Dieu, nous avons changé tout cela et nous ne faisons plus venir que d'innommables sucreries saint-sulpiciennes qui sont, selon le mot de Huysmans, la revanche l Notons, pour terminer notre trop courte étude sur le XVIIIe siècle canadien, quelques artistes étrangers dont l’apport ne fut pas considérable m.‘s eut, néanmoins, le bon effet de stimuler le zèle de nos artistes et de susciter peut-être des vocations.Parmi ces étrangers, qui ne le furent bientôt plus, prennent place des officiers de l’armée anglaise : le major Richard Short, dont il reste quelques dessins, habiles, souvent fort réussis et qui furent ensuite gravés (Québec Vue de l’Ànsc-aux-Indiens ct vue de Québec, dessinée de la Pointe-Lévy, au Musée Ramsay) ; le capitaine Hervey Smyth (Vue de Québec, prise de la Pointe* des-Pères, au même Musée) ; et le brigadier-général Townshend dont on connaît le Portrait du général IVolfc du Musée Mc* Cord.Plus tard, vinrent un Ecossais d origine suisse.George Hériot (un Portrait, au Musée McCord), un Irlandais, John Remage, qui fit de fort belles miniatures de militaires de l’cpoque, John William Fea-chy, (la Chute Montmorency en hiver) et Richard Dillon (Montreal vu de /il* Sainle-Hclène).De France, arrive à Québec, à la fin de 1 787 ou au début de 1788 et pour peu de temps, Gilles-Louis Chrétien, inventeur du physionotrace (sorte de machine à dessiner) et qui fit peut-être les por* traits de Mgr Olivier Briand et de [aboi Auguste-David Hubert — ce dernier disparu dans l’incendie de la cathédrale de Québec, en 1922.Enfin, avec Augustin Wolff, qui dut finir peintre en bâtiment, et Wilhelm von Moll Berczy, apparaît I influence allemande qui se précisera au siècle suivant.Ce dernier surtout, auteur, entre autres choses, d’une Assomption qui est à 1* sacristie de Notre-Dame de Montréal ** d’un beau Portrait du peintre Louis Dulongpré au Musée de l’Université Laval, nous inocule le goût du romantisme et de la « belle » peinture léchée, du fondu et du « exquis », déplorable technique
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