L'ordre, 7 mai 1934, lundi 7 mai 1934
A i # RÉDACTION ET ADMINISTRATION k% TARIF DES ABONNEMENTS / 180 est, rue Sainte-Otherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* PIERRE ASSELIN LUCIEN PARIZEAU 1 an 6 mois 3 mois Administrateur .Secrétaire de la Rédaction .En ville, par la poste.Canada (hors de Montréal), 1 Royaume-Uni, France et L $6.00 $3.25 $1.75 Espagne .J Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 $3.50 $1.85 Autres paye.$8.00 $4.25 $2.25 $9.00 $4.75 $2.50 S- On eat prié d'envoyer toute correspondance â la case 40/8 de l’Hôtel des Poste a en mentionnant aur l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut «'adresser.h V Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur : OLIVAR ASSELIN g L’abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chique affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.% % 3i : 9 ); Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.iï i Première année-—No 49 Le numéro: 5 sous Montréal, lundi 7 mai 1934 & M.Monde diplomate L’APPAREIL S.D.N.! Les chemins de fer français Le Board of Trade proteste mM iflH œ 13 Mardi dernier, 1er mai, M.Pamphile du Tremblay et M.Charles Laurendeau, respectivement président et conseiller juridique du comité bénévole des finances municipales nommé par M.Houde, se présentaient au bureau de M.Taschereau, à Montréal, et demandaient au premier-ministre, au nom du comité, de vouloir bien, convoquer les Chambrés pour-le 6 juin pour l’étude des demandes de législation de là Ville de Montréal.Le comité, disaient-ils, formulait cette requête de plein accord avec le maire, M.Hoüde.De fait, tous les journaux de mardi soir et de mercredi matin publiaient là lettre suivante : fonne: notre maire, si verbeux d’ordinaire, ne voulut rien dire, sauf qu’il fait bien chaud en juin et qu’il n’y aurait pas de mal À attendre.Interrogé de son côté, M.Taschereau a répondu: « Nous avions promis à M.Houde toutes les législatives qu’il croirait devoir exiger pour le salut financier de Montréal.-Après la lecture de sa lettre, je n’ai pas voulu m’arrêter à la.manière dont elle m'était parvenue, et je lui ai accordé sans un instant de retard la convocation qu’il sollicitait.Cela lui laissait cinq semaines pour faire élaborer son projet ou ses projets législatifs.S’il estime ce délai insuffisant, nous attendrons davantage.Après tout, le sort de Montréal est entre ses mains, et c’est dans l’intérêt de la Ville que nous faisons les frais, assez onéreux, de convoquer les Chambres.» Des personnes apparemment bien renseignées prétendent que la législation envisagée par M.Houde devait faire de son comité bénévole un organisme permanent, analogue à la commission administrative dont il fut question aux dernières élections municipales et dont la seule mention faisait rugir le civisme désintéressé de tous nos « avariés ».Elaboré entre le Comité et M.Houde, le bill n’avait plus besoin que de quelques modi fications de pure forme.«Ha! Ha! s'écrièrent les « archevins ».Et nous, qu’avons-noui à dire ?» Ce fut à l’hôtel de ville une véritable révolte de janissaires.Dans le monde qui s’intéresse à la chose municipale, on se demande maintenant ce qu’il adviendra d’ici quelques semaines du comité bénévole de M.Houde ; ou du conseil municipal; ou du comité exécutif; ou de M.Houde lui-même; ou de tout cela, à la fois.L’avenir n’est à personne! - niâtes élections, M.Houde dut prendre envers certains businessmen l’engage-Maire.» ment de faire accepter à son « paple » une forme déguisée de commission administrative: de là la nomination du fameux comité bénévole, dont le personnel fut probablement agréé d’avance par M.Taschereau.C’est dans l’exécution de cette promesse qu’il s’est cogné sur un bec de gaz.Pour une fois qu’il aura voulu faire de la diplomatie, cette nouvelle attitude ne lui a guère réussi.Ses naïfs partisans du « Board of Trade », de la Bank of Montreal et de quelques autres institutions* cossues, ne tarderont pas à constater que, son rôle naturel, c’est le hurlement.Après avoir feint de loir les introduire dans la place par subterfuge — les « avariés » diraient: par trahison — il les lâchera, sauf à entreprendre contre les banques une de ces campagnes de gueule auxquelles il a habitué sa plèbe et qui n’ont qu’un aboutissement logique: la confiscation directe ou indirecte dé toute propriété.OKvar ASSELIN % % m rm m I m Le déficit des chemins de fer français s’est élevé, en 1933, à.près de 4 milliards 400 millions.Le ministre des travaux publics, M.Flandin, a exposé au cabinet Doumergue les mesures qu'il préconise pour y porter remède.Elles ont pour objet, non seulement de redresser la situation financière des réseaux, mais de résoudre le problème des transports.Des économies importantes seront réalisées sur les frais d’exploitation : réductions de salaires, suppression des lignes déficitaires, fermeture de nombreuses petites gares, etc.Le taux de l’intérêt sur la det(e des réseaux sera amélioré en vue de diminuer les charges financières.« Dans tous les pays pourvus d’un service routier moderne, écrit la Gazette de Lausanne, le développement extrêmement rapide des services automobiles a causé aux chemins de ter un grave préjudice en leur enlevant le trafic des marchandises avantageuses à transporter, pour leur laisser, au contraire, celui des marchandises pondéreuses, dotées de tarifs réduits.» Le projet Flandin, virtuellement adopté par le gouvernement français offre une solution à ce problème.Il envisage même la réglementation des transports par eau.Les longs parcours sont réservés en principe aux chemins de ter.On supprime la plupart des lignes d’un faible rendement, et les communications seront assurées entre les nombreuses stations secondaires pair les sociétés de transport automobile.C’est d’ailleurs la solution adoptées par l’Angleterre.La plupart de# routes régionales sont fermées durant l'hiver, au Canada.Il est difficile de supprimer des lignes de chemin de fer sans nuire au développement des centres agricoles.Nos gouvernements ont d’ailleurs versé, à différentes époques, des subventions pour le maintien de ces lignes.Il y a néanmoins des économies considérables à réaliser par la suppression des.lignes déficitaires, dans notre pays, i’ 5P n Notre Bennett national ne jouit heureusement pas encore de la même popularité que le président Roosevelt au lendemain de son élection.Il est discuté, et le sera encore davantage, s’il persiste à vouloir imposer au Canada son Marketing Act, grossière caricature d’une Nira déjà expirante chez nos voisins.m.% I V mesures 1 I il ?5e m m ! m Le Board of Trade vient de se prononcer définitivement contre le projet de création d'un office national des produits naturels doté de pouvoirs exorbitants qt d’un caractère dangereux pour l’économie du pays.Le Board of Trade estime que l'Etat, et à plus forte raison un organisme muni de délégations, sort de sou domaine en légiférant en matière de restriction ou d# production économique, et que l’on ne saurait admettre sans discussion l’intervention gouvernementale dans les affaires.Et le Board of Trade d’ajouter dans sa protestation « que le principe de l’Etat faisant acte de commerce en se servant des deniers publics est condamnable au plus haut point ».Autrement dit, le Board of Trade perce à jour la manoeuvre qui consiste à se lancer dans une expérience de socialisme d’Etat aux frais du contribuable.Dans la lettre qu’il envoie au premier ministre, le Board of Trade fait remarquer que la prospérité du pays dépend en grande partie de la production de nouvelles richesses naturelles et qu’il est extrêmement dangereux de vouloir réglementer cette production.Cela relève du domaine de l’entreprise privée.Un des plus graves reproches que l’on puisse adresser au projet de loi est de ne pas tenir compte du droit des particuliers de disposer de ce qui leur appartient et de ne pas respecter les droits des minorité*.Un autre'reproche est de poser le principe au droit de compensation, qui est naturellement préjudiable à la masse.La loi no 51 est nom seulement une caricature de la Nira, mais aussi une mauvaise imitation de VAgricultural Marketing Act anglais.On ne peut qu’approuver l’attitude prise par le Board of Trade à l’égard de la loi sur l’office des débouchés naturels.Il faut espérer que cette mesure sera rejetée par les Chambres, car elle porte en elle un élément très dangereux pour la stabilité économique du Canada.Donner à un office le droit de réglementer le commerce et l’industrie d’un comme le nôtre, c’est plus qu’un abus de pouvoir, c’est une faute.M.Bennett a commis bien des impairs depuis qu’il a pris I# pouvoir, comme ses prédécesseurs du reste.Qu’il tâche au moins de ne pas instaurer le socialisme d’état dans le pays pour complaire à quelques «gens de l’Ouest, et surtout à quelques industriels américains qui profiteraient largement de cette nouvelle interférence gouvernementale dans les affaire* économiques.m 1 1 m ib 4 m if « Montréal le 1er mai 1934 « L’honorable M.L.-A.Taschereau, premier-ministre.Hôtel du Gouvernement, Québec, * M.le premier-ministre, .« Pour faire suite à la demande faite par fhonorable M.Du Tremblay, à la Chambre Haute de Québec, et relativement à votre déclaration concernant la tenue d’une session spéciale, me serait-il permis de vous demander de faire convoquer cette session spéciale pour le six juin, si la chose est possible?€ Depuis mon élection, comme vous le savez, f ai pu .obtenir la collaboration de personnalités marquantes comme aviseurs financiers.Ces messieurs ont formé un comité consultatif qui est à préparer ûn projet de loi qui, je Fespcre, rencontrera les vues de la Législature de Québec.Ledit projet est encore à T état embryonnaire, et nous désirons vous le communiquer dès qu’il sera davantage Üaboré.,t, « J’ose croire, monsieur le premier-ministre, que le nom des personnes faisant partie du comité consultatif vous est.une garantie suffisante que le projet que nous vous soumettrons sera bien défini, comme votre déclamation le voulait.« Espérant que vous daignerez donner suite à la présente demande, je me souscris, J i- —— • S \ & 'b I 1 ?••• sa / m*.m Æ •z ghr-f m 4^/ - b # K- S».,iW- m — Ça marchait si bien J Cfc chacun son tour à parler.Et toi icun sur sa propre longueur d'onde, it d'un coup, crac ! rien ne va plus.m l % 1 CECI, CELA ET AUTRE CHOSE m il.% que les traducteurs de la Chambre des Com- .un taux d’intérêt rémi dm 3 T)cf Cm«t ®U autres, nous semblent particulièrement ab- et par l’abandon de notre matériel trop " plûï aVaiilageu7ffltt’^1' w 'P ®8tpe''«Tir cHeHssont presque loard.-étr trbp^ioûtéufr Fmrr'iésoiïiïrVYe* obtenu par un gouvernement canadien de- ,oule»)* nous nous demandons pourquoi les problème dee chemine de fer canadiens, puis la guerre.traducteurs ne chercheraient pas à savoir com- M.Beatty ne semble pas trouver mieux A remarquer que la Nouvelle-Ecosse ne metU’ dam l«Pay»-de langue française, on que l’unification dee réseaux.Le Paclfl-cesse de se plaindre de la situation écono- exPr,™e cerl,ame$ fonctions que 1 Etat est ap- que-Canadlen y gagnerait, «oyez-en sûrs, mique qui lui est faite dans la Confédéra- Pek a remplir ou certaines initiatives qu’il est H faudrait examiner, non seulement au lion, que sa dernière année financière s’est appelé à prendre dans la plupart des pays civi- Canada, mais en Europe et aux Etats-Unis soldée par un déficit de $1,618,000, et “***• Le» traducteurs de la Chambre des Corn- .avant d’adopter une proposition dont les qu’un ministre du culte de Halifax déclarait muncl ct du gouvernement (exception faite du citoyens, somme toute, feront les frais, publiquement, ces jours derniers, que les PfMwmel des Débats), à Ottawa, seraient ~ - nsvsvnvir « grafters » de Terre-Neuve étaient des éco- Pj'u* assurés de la bienveillance die la presse liers en comparaison de ceux de la Nouvelle- d expression française s’ils étaient capables EcOSie’ d'une transposition intelligente d« textes an- dustric, basique pour le Canada, au profit %% ^ar pr T,’ °" dirait la de, intérêt, privés de.sucrier, et de, in- * lü * ^ UC *î qU * * °j1 r?ÇU* AU DICTIONNAIRE En révisant son dictionnaire de repaire à repos, l’Académie française y a admis Un mot nouveau : reportage, avec le sens eue l’usage a consacré.^ * * ?LE PLUS JEUNE MAIRE DE FRANCE BRI m sam m a E m m m m m Me Pierre Bottou, avocat, à Marvéjols (Lozère), vient d'être élu maire de la commune de' Marchastel, même département.Né le 3 janvier 1909, Me Bottou a donc 36 ana et trois mois.Il est sans doute le Plue jeune maire de France.Ses ascendante ont rempli les fonctions de maire dans cette commune sans Interruption depuis l'Empire.lül i m m i m * * * LA PROTECTION A ERIE NINE EN ALLEMAGNE.t Les compagnies minières ont réussi à faire sensiblement modifier la loi sur la surtaxe de l'or, si hâtivement préparée que n'importe qui aurait pu en attaquer la constitutionals.L'impôt de 10% sur les bénéfices des compagnies est transformé en une taxe de 25% sur les bénéfices supplémentaires (dus à la prime de l’or), aVec certains abatements nécessaires dans le cas d’exploitations qui n’ont pas atteint leur plein rendement (mines dites juniors, dans le jargon de certains de nos contemporains).« Le correspondant du Matin à Strasbourg écrit î « L’organisation méthodique de la protection aérienne se poursuit en Allemagne.Les hommes des sections d’assaut et de protection sont astreints à suivre des cours spéciaux et à participer à des exercices pratiques ! Des centaines de milliers d’Allemands se familiarisent ainsi avec tout ce qui relève de la protection aérienne.Cela se fait en service commandé.«A l’heure actuelle, on crée, un peu partout en Allemagne, des écoles de formation où les pompiers suivent des cours ayant un caractère obligatoire : service de |U|t sur de» tours d’observation, cours de s % B V 1 Outre la satisfaction que vous obtenez à fumer les cigarettes Roxy, « douces comme de la sole», chaque paquet contient des cartes « Mains de Bridge», échangeables pour de jolies primes de première qualité.Les cigarettes Roxy sont manufacturées par L.O.Grot hé Limitée, maison canadienne et indépendante.:,V Pour juste que soit en principe la surtaxe sur l’or (qui existe en d’autres pays, comme l’Afrique du Sud et l’Australie) on peut s’étonner de voir un gouvernement lé- S J i(r-bX _____V___ -L r « L'ORDRE — Montreal, lundi 7 mai 1931 2 I ! Un nouveau moyen âge Étatismes matérialistes Les principes de la politique extérieure de l’U.R.S.S.i ‘ ! ' I ¦ longtemps) ; au douzième, on découvre 1* forgo & martinet, la vitre, la cheminée de maisons,, la chandelle, le pavage des la brouette, et, chacun le sait, la Si j’emrunto ce titi*c ru beau livre de Nicolas Berdlaeff, co n'est aucunement l'appliquer comme le penseur russe temps présent.Mais notre connaissance du moyen Age s'est tellement accrue et précisée depuis quelques années, que le visage de cotte période historique nous semble vraiment nouveau, étrangement al-sombres traits qui le défor- ,1 ; l chiffres officiels, le premier concernant l’époque Immédiatement antérieure au premier plan quinquennal, le deuxième l'épo-d'achèvement dudit plan : chevaux, 33.5 millions et 19,6 millions ; gros bétail, 70.5 et 40,7 ; porcins, 25,9 «t 11,6, etc.Allons ces quelques coups de sonde sont concluants.Le libéralisme moribond doit être remplacé, certes : mais ce ne sont pas les étatismes d'inspiration matérialiste qui seront capables d’apporter un remède à l’humanité souffrante.Quel que soit l'intérêt qui s’attache aux expériences économiques d’un Staline ou d’un Roosevelt, la véritable solution reste A trouver.Et ce n’est pas le matérialisme — quelles que soient les étiquettes dont 11 se couvre — qui nous ouvrira la vole de l'avenir : seul, le retour aux valeurs éternelles de l'esprit et de l’humain préparera et permettra l’é-closlon d'un ordre nouveau.Pendant que l'étatisme yankee se cherche A tâtons, que devient l’étatisme russe?Observons qu’on en parle peu.Les temps sont loin où le plan quinquennal faisait les délices des salons les plus recherchés I nos pour routes, croisée d’oglvo ; au treizième, ce sont les lunettes, la charrue à roues et à versolr ; au quatorzième, l'écluse & sas, la poudre à, canon, l’horloge à poids, le rabot ; puis, la fameuse invention, l’Imprimerie.Ajou-tez-y le gouvernail, qui seul permit la grande navigation et ces lointaines explorations du globe dont on fait honneur & 1 i au i i La Russie soviétique, qui, longtemps, ne ; taire du pays par la création do l’Industrie jouait dans les affaires mondiales qu’un lourde, rôle secondaire, car son influence s’exerçait ! Pour réaliser ses trois buts du plan et la joio des journalistes en mal d en-ptutôt par l’intermédiaire des sections na- quinquennal, l’U.R.S.S.n’a pas besoin de quêtes.Quelle est la raison de.ce revlre-tlonales du Comintern que par le Commis- guerre.Bien au contraire! ment ?Mais c’est que — contrairement & sariat des Affaires étrangères, est devenue, à l’heure actuelle, après plusieurs victoires nationale de l’U.R.S.S.relève du fait qu’elle diplomatiques, dont la reconnaissance par ' cst ie seul pays socialiste parmi les pays les Etats-Unis et l’accord commercial ! bourgeois dont la politique est basée sur les franco-russe sont les plus récentes, une ; principes tout autres quo ceux du commu-force réelle qui peut déterminer la solution i u|sme.Selon les communistes, les pays im-de la question la plus brûlante de notre 1 périalistes ne peuvent pas se passer de temps: la paix ou une nouvelle guerre mon- I guerre, car elle serait le seul moyen de conquérir les marchés extérieurs, et, par consé-On peut formuler bien des réserves en ! quent, la paix ne serait qu'une trêve tem-ce qui concerne les principes du gouverne- j poraire entre deux guerres, ment actuel russe, mais, en toute objecti- que I I I ! légé de cos t niaient si fort.Le mouvement de revision commença par l’architecture et la sculpture.On sait l'enthousiasme des romantiques, enthousiasme qui n’est pas moindre, encore qu’il soit plus raisonné, chez un Rodin, un Emile Mille, un Auguste Perret.On apprit aussi combien chez nos dévêts aïeux et malgré qu’en ait Boileau, nul plaisir ne fut moins Ignoré que le théâtre : aujourd’hui, M.Gustave Cohen fait repré-Sorbonue et par ses étudiants l'étatisme américain qui poursuit sa marche ascensionnelle — l'étatisme stalinien, après avoir atteint son point culminant, piétine, et même parfois, recule.Certes, si l’on so place au point de vue purement technique, il apparaît que l’équipement industriel de la Russie continue.C'est cet équipement que la presse soviétique a surtout en vue quand elle parle des « victoires triomphales du socialisme ».Nous ne pensons donc pas A contester les réussites techniques du régime stalinien.Mais, d'une part, les résultats atteints paraissent disproportionnés d'avec les sacrifices consentis ou Imposés et, d’autre part, ces résultats restent, trop souvent, d’ordre purement « programmatique, si l’on peut dire, et ne se font nullement sentir dans la réalité de la vie éco- Mals la complexité de la situation inter- I la Renaissance.La science pure, elle aussi, étudiée de près dans son histoire, montre la réelle contribution du moyen Age A cette histoire.Ce fut l’œuvre gigantesque d'un Duhem de nous révéler lee origines de la statique, de la dynamique, de> la mécanique céleste.Désormais, l’on sâlt, ou l’on devrait savoir, que Galilée eut des précurseurs et que, IA encore, dans son rude et lent cheminement, l’esprit humain ne s’est : i ! i que diale.i I i sonter en mêmes Le Jeu do Robin et Marion ou Le Miracle de Théophile.Quant A M.Bédler, suffit A évoquer l’admirable ! L'U.R.S.S.est opposée à l’impérialisme vlté, il est impossible de contester le fait ; eti par conséquent, à toute guerre impé-que, dans sa politique extérieure, la Russie ! rlallste.Cette attitude de principe déter-soviétique a opté résolument pour la poli- ! mine son attitude envers les différents tique de la paix.La raison est bien évl- : groupements des forces Impérialistes, dente: malgré le fait que l’armée rouge, et | L’U.R.S.S., dit M.Radek, n’a pas besoin surtout les troupes techniques, de 1 U.R.S.S.! ^,un n0UVeau partage du monde, car elle n'a sont très puissantes, toute guerre, quel que j pag besoin des marchés extérieurs, ayant soit son résultat, arrêterait la réalisation du , tQUt je nécessaire chez sol pour construire second plan quinquennal.En même temps, | ^^torleusement le socialisme.C’est pour-étant placée entre deux pays les plus bel H- , quo| el]e n’approuve qu'une guerre: celle de queux, l’Allemagne et le Japon, 1 U.R.S.S.ja défense du socialisme.Ce principe a été est forcée d’envisager la possibilité très réelle d’une attaque armée.C’est pourquoi I pas arrêté.Restait les sciences naturelles.L’année dernière, les fêtes en l'honneur d’Albert le Grand ramenèrent l'attention sur cét homme extraordinaire, sur ce savant * VlnCluence neuve et profonde.Le livre, très nourri et si clair, d’Albert Garreau peignait l'homme et nous offrait une large et complète de aon action.M.Alexandre MARC son nom Tristan, les fabliaux et la résurrection des (Sept) légendes épiques.L’art sonore réservait, lui aussi, des surprises.Hugo le faisait A peu près dater de la Renaissance.Ces jours-ci, dans une préface A la Nouvelle Histoire de la Musique d'Henry Prunières, M.Romain Rolland, qui n’est pas un écrivain conserva- yue leur, déclarait avec éclat : « De même qu’il GllaoDj (jans magistrale conférence A y a plus d’un siècle s'est révélée aux yeux ^ réunion officielle de la Sorbonne, mit qui avaient désappris de la voir, la mer- magni(iqUe lumière son rôle essentiel veille de l'art gothique, nous redécouvrons dgng ,,histoire de la civilisation.Il citait, A présent, au moyen Age, la cathédrale de eQtre autreg> cette déclaration bien algnl-la musique., l'une dés plus splendides {lcatlve de celui que l'Eglise canonisait créations de l’esprit d'Occldent ; un art dans le mflme temps : < S’il y a des gène musical, analogue et égal à l’archltécturè ^ croient qu'Arlstote est un dieu, Ils ont et A la sculpture romaine et gothique du ralg(m de cro,re auBgi qu-u ne g'^t jamais même temps.En son berceau, ses cens- trt>mpé .ma]s quand en est convaincu tructeurs ont été les mêmes : la France du .i 1 ' Le procédé Dame» Aephalt permet la construction de routes modèles, & la fols durables et plastiques.Le Deman.Aspfcalt a fait ses dans le monde entier.Son emploi est (r-n) I I nomique.La réalité de la vie économique ?Ce n’est pas en étudiant les chiffres — astronomiques ! — du budget russe que nous pouvons espérer la découvrir : c'est en nous penchant sur la banalité de la vie le niveau et les modali- preuves des plus économiques.Il OU* i i I exprimé par Staline: « Nous ne voulons aucun morceau de terre étrangère, mats l’U.R.S.S.est prête de consolider ses rap- ; nQUg n6 céderons pas un pouce de notre ports avec les pays tels que les Etats-Unis j tçrrItolre> » et la France qui poursuivent, pour des rai- i i Nos hymnes nationaux i i i quotidienne, sur tés de la consommation, en un mot, sur le sort fait à l’homme de chair et de sang.Or, dans cette perspective, la bilan du stalinisme s’établit d’une façon nettement i, i Toujours est-11 que les préparations do ! guerre dé la part de certains pays sont un ! fait indéniable.Et l’U.R.S.S.est forcée du Quels sont les principes de la politique pren{jre position dans la distribution des extérieure de 1 U.R.S.S.?M.Karl Radeli, forces réelles Internationales.Comme qui, parmi tous les communistes russes, ni0yGn de défense, elle garantit sa neutra-s’est spécialisé particulièrement sur les pro- j contre la promesse de non-lntervéntîou blêmes internationaux, expose ces principes j daQ8 seg af,alres intérieures, dans le numéro de janvier 1934 de la revue L’hymne national est la plu* haute expression du patriotisme, et, dans la plupart des pays, on en use sobrement Pourquoi faut-il les Canadiens ne puissent jamais se réunir entonner l’O Canada ou le Cod Save the King?Des sentiments aussi profonds que le patriotisme sont en général peu tapageurs.Les mauvaises langues soutiennent que n'avons pas plus d’hymne national que de drapeau canadien.C’est faux! Nous n'avons pas de drapeau, mais nous avons au moins deux hymnes nationaux.Il n’est représentation de théâtre ou de cinéma où on ne les débite tous les deux au dessert.Au moment où les spectateurs endossent leur paletot, cherchent leurs gants et se dirigent vers la sortie, il faut que le Cod Save the King donne le signal du sauve qui peut.Les uns se tiennent au garde à vous, les autres s’en moquent: tous maugréent et attendent impatiemment la fin.I bien différentes peut-être, la même ¦ eons politique de la paix.I I : défavorable.En effet, comme le reconnaissent les dirigeants soviétiques eux-mêmes, les articles de consommation courante continuent à manquer.Le « camarade » Molotov a déclaré, il est vrai, au dix-septième congrès du parti bolchevik, que la production de ces articles allait augmenter de 268,8% (quelle précision admirable !).Hélas ! ce chiffre n’est qu’une anticipation qui vise.l’année 1937 ! Tout le reste est A l’avenant.La qualité des produits que l’on devait s'appliquer tout particulièrement A améliorer au cours de l’année 1933 reste tout A fait Insuffisante.Les prix de revient, au lieu dé bals-manifestent une tendance Inquiétante A la hausse.La crise des transports sévit que qu'Arlstote était un homme, on ne peut douter qu’il ait pu se tromper comme noue.» A quoi M.Gilson ajoutait : « Parole que tous nos écoliers sauraient par cœur, si elle avait été écrite par Rabelais ou par Montaigne, par Bacon ou par Descartes, et qui exprimerait A merveille la révolte de la Renaissance contre le moyen âge ; mais c’est le moyen Age qui Va prononcée, elle ne compte donc pan ! > sans Roi- » Tout ceci n’est déjà pas mal.Pourtant, le moyen âge reste pour beaucoup de gens l’âge de « l’obscurantisme » de la pensée balbutiante et des ténèbres de la raison.Ce qu’ils accordent à l’art, Ils le refusent à la science de ce temps.Pour ceux-là, remonter dans ce lointain passé, ce serait taire un voyage au bout de la nuit.Eh bien ! et c'est là Surtout qu’est le moyen âge, il faut décidément Le premier pacte de non-agression a été signé avec la Turquie.Ont suivi après les < Foreign Affairs ».nous Selon M.Radek, la.différence entre la pactes avec l’Allemagne (1926), l’Afgha-politique extérieure des soviets et celle des nUUn (1926) etla per8e (1929).pays bourgeois n’est pas moindre que la dif- : férence entre la structure économique et Les relations avec les voisins à l’ouest ' I ont été plus lentes à établir.Mais la peur politique de 1 U.R.S.S.et 1 ordre établi dans , de l’impérialisme allemand a amené les les pays capitalistes.Car pour 1 U.R.S.S., la i pactes avec la Pologne, la Lettonie, l’Estho-polltique extérieure n est qu une fonction j g|g et ;a Finlande.Le progrès rapide de cet de sa politique intérieure qui est celle d un j impérialisme après l'avènement dé Hitler pays construisant la société socialiste.Le but principal de la politique interna- poHtlque ée l’U.R.S.S.qui a abouti dans le tionale de l’U.R.S.S.est la paix.M.Radek M.GilàOn vient justement de reprendre ce thème dans une bien passionnante causerie à la Conférence Laënnec : Albert le Grand, fondateur de 1a zoologie moderne.Ici, Albert est tout A fait savant et tout à fait précurseur.Il ose débrouiller l'invraisemblable écheveau de symboles, de croyances, d’absurdités qui recouvrait la Nature et empêchait de la voir.Il observe de ses yeux, il décrit ce qu’il volt, persiflant souvent avec une belle vigueur les Idées reçues de son temps.Le traité Dee Animaux, à lui seul, suffirait A prouver qu’on rencontre, dès lors, un homme de génie capable d’esprit scientifique dans le domaine des sciences naturelles.Ne glorifions pas, faut-il le dire, le moyen Age en bloc, A la manière de ceux qui le condamnent en bloc ! Comme en n’importe quel temps, ¦ et tout de • même qu’aujourd’hui, les hommes étaient surtout des Ignorants, avec les préjugés particuliers de leur époque.Mais, après tout, en cet ordre d’idées, ce sont les génies qui comptent.Le moyen Age en eut assez, dans toutes les branches et jusque dans les sciences, pour témoigner que la lumière de l’esprit humain ne s’y éteignit point ; voilà tout ! N’empêche que l'on continuera de parler de son « obscurantisme » et d’affirmer que ses savants ne juraient que par Aristote.nouveau abandonner cette légende, laquelle n’a rlan d’épique, et qui n’est le plus souvent, si j’ose dire, que politique.Pour les arguments on n’a que l’embarras du choix.Je rappelle la grande oeuvre entreprise par M.Etienne Gilson, aujourd’hui au Collège de France, pour la restauration de la philosophie du moyen Age, c’est-à-dire pour combler ce vide qui, traditionnellement, séparait, dans l'enseignement officiel, la pensée antique et la pensée moderne, cornai, durant des siècles, les hommes s’é- a i fl.aussi déterminé le revirement récent de la ser, rapprochement franco-russe.Mais ayant proclamé qu’ils ne céderont pas un pouce de leur territoire, les soviets sont forcés de chercher, envisageant le cas d'une attaque éventuelle des alliés qui, eux | toujours, paralysant le développement dee échanges : malgré tous les efforts, le tra-: fie en 1933 ne marque aucun progrès sur ' l'année précédente.Enfin, la situation de .! l’agriculture reste toujours aussi, sont nécessairement le, pays hour- : ^institut International d’agriculture éva-geols.Selon M.Radek, le choix de ces alliés est prêt d’apporter des preuves à l’appui de cette thèse.L’U.R.S.S., dit-il, possède tous les éléments nécessaires pour construire la société socialiste.Les dimensions du pays, ses richesses naturelles et le matériel hu- ll est bel et bon de jouer et de chanter l’hymne national dans une assemblée patriotique, au dévoilement d'une statue, à l’occasion de certaines cérémonies.L’O Canada, pas plus que le Cod Save the King, n'a sa place dans les « meetings » électoraux, les euchres paroissiaux et les réunions d’anciens élèves.Avons-nous peur de l'oublier?Chaque chose à sa place, c’est un principe d’ordre qui a son application dans les manifestations patriotiques.Certaine fédération (inc.,) prostitue tous les jours, depuis un an et demi, à le commandant Lefèvre des Noëttes est la radio, notre hymne national; pourquoi t(>ut bonnement en train de bouleverser jusqu’à présent personne n’a-t-il protesté?Nos l'histoire des idées et 1 histoire économl-hymnes nationaux, ne les respectons-nous pas me, une partie de l'archéologie et bien comme une vieille monnaie que tout le monde d’autres choses, sans parler des discours se passe et a le droit d’employer?indécise.main sont suffisants pour y aboutir.On se souvient que c’était justement autour de cette question de possibilité d’établir le socialisme dans un seul pays que se concentrait la controverse entre l’opposition trotskiste et la < ligne générale » de Staline lue, il est vrai, la récolte totale des céréales à près de 900 millions de quintaux en 1933, contre 700 millions en 1932 ; mais ce succès n’est que relatif, car la récolte de 1932 a été particulièrement désastreuse.En réalité, comme l’Institut le fait observer, l’excédent de la nouvelle récolte sera tout au plus suffisant pour ro- ue sera pas déterminé par les avantages objectifs d’un pays bourgeois sur un autre, mais uniquement par les avantages d’une telle ou autre alliance pour l’U.R.S.S.me talent arrêtés de penser.Mais prenez encore, dans le domaine de la technique, les remarquables travaux récents du commandant Lefèvre des Noëttes.Ancien cavalier, érudit plein de hardiesse, i Ainsi la Russie .soviétique est prête qui fut le protagoniste du plan quinquennal, ' d'établir l'alliance avec les pays lmpérta-Ce plan, qui détermine aussi la poil- ! listes contre les autres pays Impérialistes, | tique extérieure des soviets, a un triple but: i mais elle se désassocie catégoriquement des 1) La création d’une industrie suffi- 1 buts I ! constituer les stocks.Quant au cheptel, 11 que peuvent poursuivre ses alliés en , yftUt m,QUX „e pas en parler .lee „lri-eamment puissante qui permettrait au pays commençant la guerre, surtout des buts de se passer de toute Importation et ainsi de : d'un nouveau partage du monde.On peut I géants rouges reconnaissent eux-mêmes que, dans ce domaine, le plan quinquennal a abouti à un désastre.Voici quelques à l’intention de l’électeur et des parlottes du café du Commerce.Il a montré que l’attelage utile ne remonte qu’aux derniers Carolingiens et que, sans doute, cette raison avait été pour beaucoup dans l’institution de l’esclavage, puisque l'antiquité ne pouvait obtenir un rendement sérieux des bêtes de trait.Bien plus, 11 a décelé dans la période médiévale l’origine d’une foule extraordinaire d’inventions techniques : la selle et l’étrier n’apparaissent en Occident que vers 16 neuvième siècle (ils étalent connus en Chine depuis toute dépendance des pays bourgeois; dire que l’U.R.S.S.est prête de faire seule- 2) Le pourvoi des paysans russes en ment mi-chemin avec ses alliés et qu’elle machines agricoles fabriquées en U.R.S.S.; : s’arrêtera aussitôt que la menace d’une 3) La fortification de la défense mill- j attaque de son propre territoire serait élt- réalisant le second et projetant le troisième, minée.Car le but suprême du gouverne- les soviets comprennent que leur tâche internent soviétique reste toujours le même: ' rlêure leur dicte une politique extérieure de préserver et défendre le territoire du seul la paix.C’est pourquoi Ils sont prêta de ! collaborer avec tout pays même Impérla- ' X I; Les Américains clament en toute occasion leur Sfar Spangled Banner.A leur exemple, nous continuerons de chanter à temps et à contre-temps notre O Canada et le God Save the King: c’est une coutume ancrée dans nos moeurs, et rien n'y fera.— D.D.Donner des livres de prix canadiens ! c’est intéresser nos enfants à la littérature ! de chez nous et encourager les auteurs du terroir.i pays prolétarien du monde.Tels sont les principes officiels de la | liste dans sa structure, mais qui, à l’heure En vous adressant à la librairie politique extérieure de l’U.R.S.S.Dans ces : actuelle, poursuit la même politique de la Granger Frères, on vous fera parvenir la proclamations, les communistes sont sin- paix, liste de volumes spécialement préparée à cette fin.56 ouest, rue Notre-Dame, Montréal.I Docteur Taacrtte Aneelle, chirurgien-dentiste, 5061, avenue du Parc, près rue Laurier, à sort bureau de 9 h.1 6 h.sur rendez-vous.Tél.: DO 3087.A tiré GEORGE ! N.A.KLEPININE cères, car le fait objectif reste Indiscutable: ayant achevé le premier plan quinquénnal, (Sept, du 7, 4, 34).(Figaro du B avril) (r) i la plupart de nos gouvernements.Nous sommes trop gouvernés, dlsent-tls, et cela nous coûte trop cher.SI nous faisions disparaître plusieurs gouvernements provinciaux, quelle économie ne pourrions-nous pas réaliser ?Et tout cela, en attendant de nous proposer la fameuse union législative que nos pères ont victorieusement combattue.Ne nous emmêlons pas dans ces théories trustardes.Los économies que la fusion pourrait apporter dans l’administration donnerait au peuple un monopole de fait, qui ferait payer à ce peuple beaucoup plus que les économies encaissées.Il y a, à l'ouest des Grands Lacs, des provinces qui ne pourront jamais sortir du bourbier financier où elles se sont enfoncées.Pour elles les fusions, toutes les fusions, sont bonnes, voire désirables.Pattullo vient de se voir refuser par M.Bennett les millions qu’il lui demandait : il est parti en claquant les portes.en attendant de laisser sa province pour comptes à la Confédération.l’espoir que l’influence politique des compagnies de transport perpétuerait les grands courants migratoires.Personne n’osera nier que pendant les bonnes et los mauvaises années notre régime de transports ferroviaires a gaspillé des millions.Nous savons un peu trop pourquoi cea gaspillages ont eu lieu.On escomptait une Immigration toujours plus forte, une population toujours plus grande dans l’Ouest canadien, donc un trafic sans cesse en augmentant.De là des entreprises démesurées, reposant sur le sable.On l’a bien vu le jour où le blé de l’Ouest est resté bloqué dans les élévateurs.L'opinion de M.Beatty a sa valeur, mais elle n’est sûrement pas infaillible, car c'est lui qui, en plein chômage, se faisait encore l’avocat d'une immigration Intensive.Que les influences politiques aient joué de malheur dans les affaires du Canadien National, le peuple canadien ne le sait que trop, car c’est lut qui est appelé à en payer la note.St ce n’eut été de ces Influences politiques, certaines parties de ces réseaux ne seraient pas construites ou l’auraient été avec de l’argent souscrit par un autre que l’Etat.Si ce n’eut été des Influences politiques, le peuple canadien ne serait pas appelé à payer Indéfiniment des dividendes élevés à des actionnaires étrangers, qui ont juste assez bien administré leur affaire pour aboutir à la banqueroute.D'ailleurs, le président du Pacifique aura beaucoup de difficultés à nous faire croire que des influences politiques ne s’exercent pas en faveur dé sa compagnie.Comment pourrait-il se faire que l’Etat avance des millions à cette compagnie sans Intérêt et emprunte immédiatement d'elle à intérêt ?Sous notre régime démocratique la chose nous parait relativement normale, puisqu’on nous a toujours affirmé, à chaque élection, que la contribution du Pacifique avait quelque poids dans la caisse électorale.Ce ne sont là, sans doute, que des propos de chemins de ter.De fusion en fusion, vers le gouvernement unique, vers l’union législative et la disparition des derniers vestiges français au Canada : ' du ressort des provinces ; celles-ci ne de-! vraient souffrir aucun empiètement dans ce domaine, la nôtre moins que toute autre.Si MM.Doré et Perrier ont réussi à ouvrir la main du gouvernement fédéral, que ce soit à cette condition.Que la Commission Ciaada, là reconnaissance d’un droit de priorité dans les transports en commun pour les femmes accompagnées de jeunes enfants : REVUE DE LA PRESSE i Il est étrange que, dans un pays où l’on aide si généreusement par toutes sortes des écoles catholiques ait le loisir d’orga- ; de moyens à la subsistance des familles niser à sa guise l’enseignement de la culture ' nombreuses, on n’al pas songé à fixer un physique.Cela lui permettra de donner à droit de priorité dans les tramways, les '¦Fr-r« '* *«• •» i-T" i por' militaire.La culture physique a trop long- j (je qu[ plus étrange encore, c'est temps eu, dans nos écoles, un caractère mi- qu’un grand nombre de citoyens de nos litaire, qui n’avait de militaire que l’appa- l'villes ne suppléent pas, par un sentiment rence, mais me apparence qui nous coûtait 1 d élémentaire délicatesse, à cet oubli 1m- cher.Xeux ,ppdl, 1?« i„,-,.] ««““I!,* sont le plus souvent des orhciers othciers , n n’y a pas deux jours, au terminus de de parade, la plupart du temps — mais qui ! la rue Gralg, nous avons vu une jeuue se prennent au sérieux; ils aiment à jouer mère qui portait un fort beau bébé, se les généraux, ce qui serait très drôle si une faire presser et bousculer par la foule qui partie de l'octroi, du moins dan, le passé.^ZtVZ%,Z\!:ffCcoVtKa: n avait pas etc gaspille dans I achat d uni- man n'en menait pas large, formes et de fusils qu’on distribuait aux Eu France, où l’on parle avec un peu enfants.plus de discrétion qu’icl des beautés de la L’ombre du ministère de la Défense na- maternité, toute femme accompagnée d’un tionale, organisme inn.il.d».pf ‘.Tc.SKTS SZAl*, tique s il ne servait surtout a la propagande ,j’un passager qu’il lui cède sa place as-împeriahste, cette ombre qui se dresse au si6e, s’il ne l'a pas fait de lui-même.Quant fond du tableau n’est pas rassurante.L’oc- à la bousculade à la porte des voitures on troi fédéral de dix mille dollars est bien peu >’ a remédié par le billet d» priorité, ce qui de chose s’il sert à acheter des uniformes et est une chose excellente.*.««“».«- de,.((ici,,,d, parade qui exercent d autre part une pro- prouver en accordant aux mères le respect fession qui n’a rien de militaire.Espérons auquel elles ont droit.SI nous ne le talque pour obtenir ces $10,000 du gouverne- sons pas, que les compagnies nous y ment fédéral, MM.Doré et Perrier n’ont dû forcent, faire aucune concession au militarisme qui est, au Canada, non une menace de guerre, mais tout simplement une forme de la propagande impérialiste.L’écolier qui atteint l’Université, après avoir été cadet à l’école, y trouve le C.O.T.C.et s’y laisse embaucher; après avoir paradé quelques fois dans les rues, évolué tant bien que mal dans un manège ou au Champ de Mars et passé une ou deux quinzaines dans un camp qui n’est qu’une ripaille, le futur avocat, notaire, médecin, pharmacien ou ingénieur se trouve un beau jour en possession d'une commission de lieutenant de l’armée du roi, parfois même de capitaine; voilà notre homme de profession libérale, futur politicien généralement, pénétré d’un saint respect pour l’impérialisme britannique qui a fait de lui un homme susceptible de commander avec hauteur à quelques-uns de ses semblables.La crise et les migrations La Preue analyse un rapport du Bureau international du Travail sur les mouvements migratoires depuis la crise.I» crise mondiale qui a laissé de profondes empreintes sur son passage dans le domaine du travail a exercé naturellement une Influence marquante sur les mouve-.ments migratoires, qui ont diminué d’inteu-sité dans certains pays, tandis qu’ils ont pris ailleurs une autre orientation, de sorte que le nombre de migrateurs retournant dans leur pays d’origine a fini par excéder le nombre de ceux qui ont émigré en pays nouveaux.Et cela se conçoit.En temps de prospérité, l’emploi fait appel à la main-d’oeu-vre étrangère de toutes parts et l’échange des travailleurs s’effectue sur une vaste échelle, nonobstant les lois promulguées pour restreindre dans beaucoup de pays l’entrée des étrangers en quête de situations rémunérées et pour réglementer le travail des non naturalisés.L'arrêt des Industries a Immobilisé les courants migratoires et forcé multitude d'aubatns à réintégrer leur propre patrie, comme 11 est arrivé pour des milliers de Canadiens qui.transplantés temporairement aux Etats-Unis.sont revenus parmi nous, faute d'emploi et de lettres de naturalisation leur donnant droit à l'Assistance de l’Etat.De* statistiques du B I T., la Pre**e conclut que dans beaucoup de pays les mouvements de population se sont trouvés renversés, que les pays qui faisaient appel à la main-d’oeuvre étrangère ont décidé de refouler ces étrangers hors de leurs frontières et que là où l’immigration était plu* importante que l’émigration c'est maintenant ce dernier mouvement qui est lé plus considérable.Seulement à ce sujet, elle s’en tient au point de vue de Sirius: elle s’intéresse aux phénomènes migratoires qui se produisent en France, en Allemagne, en Belgique, en Grande-Bretagne, en Italie, en Pologne, mais elle ne va pas jusqu’à se demander si ce renversement des mouvements migratoires s'est aussi produit au Canada.Notre pays est en effet l’un de; rares où la crise n’a pas forcé les apôtres de l'immigration à se taire ou du moins à remettre à plus tard leur apostolat.En fait, en 1932, le Canada a reçu plus de 25,000 j bien, ma-s que ce ne soit pas une ingérence Immigrants et rapatrié près de 20,000 Ca- j dans le domaine de l'enseignement, qui est nadieni; il avait reçu 88,000 étrangers l'année précédente.Ce sont des chiffres imposants, relativement à notre population totale et surtout relativement au nombre de nos chômeurs.Cela est encore plus frappant si l'on relève, aux comptes publics, les dépenses encourues par les services de l'immigration : $2,255,249 en 1931, et $1,873,-006 en 1932.C'est presque autant que pendant les années de prospérité, ce qui veut dire que, pendant la crise, nous recevons encore des immigrants dont nous n'avons que faire et que chacun de ces immigrants nous coûte plus cher encore qu’au temps de la prospérité : ces quatre millions, dépensés, en deux ans, pour plus de cent mille immigrants dont nous n’avions pas besoin, auraient pu nourrir nos chômeurs pendant toute la durée de la crise.La culture physique à l’école El • I V i Bilinguisme mal compris La Feuille d'Erable cite un cas de cette nom- naïveté, dont on pourrait donner de breux exemples, qui porte le* Canadien» français à pousser le respect du bilinguisme à un point tjui ne peut que faire sourire nos compatriotes anglophones au lieu de leur inspirer le respect de certains article» de la constitution canadienne : La Preste constate avec plaisir que les démarches de MM.Victor Doré et Hector Perrier auprès du gouvernement fédéral ont obtenu de celui-ci un octroi de $10,000, grâce auquel la Commission des écoles catholiques de Montréal pourra faire faire à 33,000 écoliers des exercices de culture physique sous la direction d’entraîneurs.J’ignore si le gouvernement fédéral s’autorisera de cette subvention pour s’ingérer dans l’enseignement de la culture physique dans no* écoles ; j’ignore jusqu'à quelles limites s’étend le contrôle du ministère de la Défense nationale.Si, comme le laisse entendre l’article de la Preue, le gouvernement se contente de verser son octroi et laisse à notre Commission scolaire le soin d'organiser à sa guise l'enseignement de la culture physique, cela me paraît bien être la meilleure formule d’encouragement que le gouvernement fédéral puisse adopter, celle qui corresponde le mieux à l'esprit de la Confédération.C’est précisément la formule que je préconisais l'autre jour au sujet de l’encouragement que le gouvernement fédéral songe à donner aux arts, au théâtre en particulier: que le gouvernement fédéral subventionne toutes les formes d'enseignements, du physique au métaphysique, fort i •I 1 Nous avoue devant les yeux le Wien Imprimé d'une compagnie industrielle du comté de Kamouraska, où la langue anglaise n’est que très peu ou.presque pa» parlée.Et pourtant la compagnie en question crut devoir publier son bilan « dan* lés deux langues ».Dans certains cas la justice et la magnanimité poussées à l’excès deviennent de la naïveté.5’ En France, le droit des mères à la priorité e*t reconnu par des règlements municipaux aussi bien que par les règlements particuliers des compagnies de transport : cette reconnaissance est presque superflue, tant la population se prêtent spontanément à cette déférence qui, après tout, paraît fort naturelle.Une femme qui pousse une voiture d’enfant a toute la chaussée pour elle et voit les voilures s’arrêter dès qu’elle s’engage dans la rue pour traverser.Ici, le « policeman » du coin lui crierait, tout en faisant signe aux automobilistes de continuer leur route : « Tés pas capable d’attendre ?» j : i , Il y a plus, puisque le bilinguisme la publication dont parle la Feuille «l’Erable a donné, comme résultat, un charabia à peu près incompréhensible dans aucune langue.Notre bilinguisme, il consiste à parler anglais entre Canadiens quand, sur une douzaine d'interlocuteur* il se trouve un anglophone.A-t-on jamais vu mettre à parler français lorsque survient un « Canayen » ?j La crainte du monopole n'est pas que nous sachions une Illusion.La fusion des administrations signifierait la fusion des réseau): et cette fusion signifierait à son tour un service rationalisé.11 est élémentaire qu’une fusion admi-A l’Action catholique, M.Thomas Pou- nistratlve pourrait apporter théorlque-lin aborde la question des chemins de fer n’ent des économies considérables.La par le bon côté: le projet de fusion en presence dé la banqueroute imminente, ! Qu’il nous suffise de souligner les opi-ellc-mcmc causée par la mégalomanie et i nions des partisans de la disparition de dix Anglais *e Fusions I Georges LANGLOIS « Place aux mères » «nxéeut# If* nos L'Imprimerie do la Val rie travaux les plus difficiles.Demandez prix.Tél.: LA 3121, — le culte dont dépend la prospérité du paye, quand on sait que l’étiquette de la Cour exige une attitude de réelle participation aux cérémonies annamites, on ne peut que trembler pour l’avenir.Il y a évidemment divorce spirituel entre le peuple avec ses traditions et l’élite du pays, déjà très « francisée ».Qui aura raison ?Et ne peut-on pas craindre que les Mandarins, déçus et froissés par la méthode fort cavalière de leur Empereur, créent une agitation facile pour des fins politiques ?La justice est expéditive en Orient.C'est tout le grave problème de la conversion des élites asiatiques — conversions nombreuses et remarquables — devant les responsabilités d’une direction traditionnelle, païenne dans son essence, et toujours vivanté.On a appris que le très sympathique ambassadeur du Japon, S.Excel.M.Sato, avait deux Jeunes filles récemment converties au catholicisme.Mlles Fousa et Mitsou, élevée en France, ont suivi la religion de leurs éducatrices européennes ; nous nous réjouissons du nouveau lien, profond et réel, qui relie ainsi notre pays au nouvel ambassadeur.Mais on comprendra que Son Excellence ne tienne pas, pour le moment, à voir souligner un tel événement ; d’abord, il s'agit d’une affaire personnelle, mais, surtout, je sais bien que les milieux de la Cour Impériale n’aiment guère ces « enfantillages ».Que les Japonais, shintoïstes par essence, deviennent bouddhistes, c’est admis ; mais chrétiens, d'une religion assimilée à tort ou à raison avec la civilisation et les méthodes de l’Occident, c’est « singulier ».On ne comprend pas.Ainsi le problème des conversions dépasse ces faits particuliers et atteint la question missionnaire.Pour le moment, l’Asie n'admet pas le Christianisme.Il n’y a pas d’hostilité, en général.Mais les très fortes traditions locales protestent contre une telle attitude ; les étiquettes des Cours considèrent les conversions comme des fautes de goût.Voilà, dans sa crudité et sans fard, et surtout sans considérations politiques, la conclusion des informations parues ces tempfc-ci à ce sujet.L’ancien délégué britannique à la conférence de la paix montre que les récents événements d’Allemagne donnent raison aux auteurs du traité et qu’en cas de victoire des Empires centraux la « paix allemande » eût été infiniment plus dure eu con-com- euro- La danger allemand, qui fut longtemps, aux yeux des Anglais, une sorte de manifestation d'un pessimisme injustifié et spécifiquement français, commence maintenant à leur apparaître sous son vrai jour.Nous avons déjà attiré l'attention sur le récent ouvrage du général Groves, ancien directeur des opérations aérienrtés-britanniques pendant la guerre, qui, ehtlèrement conscient du péril germanique, légitime les demandes de la France en matière dé sanctions et de sécurité.Or voici qu’une autre personnalité de haute classe, le général J.H.Morgan, qui fut un des représentants britanniques à la conférence de la paix et à la commission de contrôle en Allemagne, apporte à Son tour son témoignage.Dans un article que publie le numéro d’avril de l'Engllsli Review, le général Morgan donne en particulier lu réplique aux contempteurs du traité de Versailles.11 s’en prend tout d’abord au président Roosevelt qui, en décembre dernier, à l’Issue d’un banquet de commémoration du président Wilson, imputait « les dangers que court la paix du monde » aux sol-dISant hommes d'Etat qui se réunirent à Paris pour composer le traité de prétendue paix en décembre 1919.« Dans sa hâte à exonérer l’Amérique de toute responsabilité pour le traité de Versatile, écrit le général Morgan, M.Roosevelt a oublié deux choses: lorsque lâ délégation allemande protesta contre les termes du traité, nul homme d’Etat à Paris n’Insista davantage que le président Wilson pour que ses termes fussent acceptés sans atténuation, les Allemands les ayant, souli-gna-t-U, amplement mérités.Toute la délégation américaine, poursuit le général Morgan, partagea l’opinion du président Wilson.Quant aux réparations, pouh lesquelles les hommes d’Etat américains, M.Hoover en particulier, ont depuis, avec tant d’ostentation, répudié toute responsabilité, môme M.Lloyd George, avec son mot du « dernier Hard », et sir Eric Geddes, parlant de presser l’Allemagne comme un citron jusqu’à ce que les pépins éclatent, ne furent pas plus Implacables que M.Hoover lui-même.» Ayant ainsi montré que les « soi-disant » hommes d’Etat d’Amérique Insistèrent poiïr que le traité soit maintenu dans toute sa rigueur, le général Morgan poursuit: « Ces soi-disant hommes d'Etat se trompaient-ils après tout si’gravement ?Est-ce que les développements qui se sont produits eu Allemagne au cours des douze derniers mois ne donnent pas à penser qu’ils peuvent avoir eu raison ?N’est-il pas possible que les vrais responsables de tout ce qui est arrivé depuis ne soient pas ces sénateurs américains qui, faisant objection non aux termes du traité (c’est là la seconde chose que M.Roosevelt a perdu de vue), mais à la S.0.N.—incorporée dans le traité sur l’Insistance du président Wilson, — désavouèrent leurs propres représentants diplomatiques 6t répudièrent leurs engagements par un acte d’apostasie sans précédent dans l’histoire d’un Etat moderne ?Ce qui en vérité est plus qu'une supposition, c’est que, sans attendre le rejet par le Sénat du pacte de garantie anglo-américain qui a directement engendré la menace d’une autre guerre pesant aujourd’hui sur la paix dé l’Europe, dans cette affaire la France fut trahie de la façon la plus honteuse.Ce n’est pas au traité de Versailles, observé ensuite le général Morgan, qu’il faut attribuer ce qüi s’est passé depuis sa signature, mais au fait qu’il ne fut pas exécuté, et que le pacte de garantie tut abandonné.Puis il continue, se tournant vers ses propres compatriotes, et 11 entreprend de leur rafraîchir la mémoire: « Jusqu'à une date récente, écrit-il, Il était devenu de mode de représenter le traité de Versailles comme une paix de vengeance imposée à un peuple humble et contrit, déjà châtié par les souffrances de la guerre.» En fait, quelques semaines seulement avant l'armistice, l’Allemagne imposa à la Roumanie un traité qui, selon les mots des ministres des puissances alliées à Jassy, prévoit la spoliation des domaines publics, l'annexion barbare à peine déguisée de tout le pays, son exploitation et l'épuisement de ses ressources au profit des concurrents.En voiu assurant dans lui Sauvegarde, vous protégez votré famille contre les éventualités de la vie, tout en suivant l’adage rie Cartier : < Travaillons pour le maintien de nos Institutions.» 152 est, rue Notre-Dame, à.Montréal, (r-a) par sur En Allemagne Un manifeste des pasteurs contre Mgr Muller Lês pasteurs de la « Ligue de détresse », dans une lettre collective dirigée contre l’évêque d'EmpIre, oit ils dénoncent le manque de loyauté de l’évêque d’Emplre, s’expriment ainsi : « L’évêque et les chrétiens-allemands peuvent parler tous les jours en public.Il nous défend de le faire.Nous avons dû rejeter les synodes formés depuis l’été 1933, comme non conformes aux principes de l’Eglise.En effet, quand les chrétiens allemands avaient la majorité, ils nous empêchaient de parler ; quand Ils étaient en minorité.Ils faisaient dissoudre le Synode.» Les paroisses voient dans les luttes ecclésiastiques plus qu’une querelle dè pasteurs.Ce Sont les erreurs et les méthodes de violence introduites dans l’Eglise qui noué obligent à confesser la Foi.» L’Evêque d’Emplre écrit qu’il ne S’agit pas do la Confession de la Fol, mais de l’ordre extérieur.Or, ce qui sape l’ordre dans l’Eglise, c'est uniquement l’évangile étranger à l’Eglise que l’évêque d’Emplre fait prêcher et dont sa lettre pascale constitue un.exemple effrayant.» La communauté de Jésus-Christ réclame seulement que l’Ecriture sainte soit reconnue et que le pur Evangile soit prêché.Nous nous savons entièrement différents de tout ce que l’évêque d’Emplre et ses amis enseignent sur ce point décisif : c’est pour cette raison que nous ne pouvons pas nous entendre.C’est pour cela que la guerre dure dans l'Eglise.» t I De Crédit nnglo-Kraaçala (Limitée), banquiers en valeurs do tout repôu (obligations d Etat, de Provinces et d'institutions religieuses).vous conseilleront au mieux de vos intérêts.A Montréal, Immeuble Alfred, d’Armes : tél.: HA 7289.A Québec.56, rue Saint-Pierre ; tél.: 2-6425.A Saint-Hyacinthe, tél.: 50.Plane «Il transforme la Roumanie, ajoutaient-ils dans un document que le gouvernement britannique publia en un Livre blanc le 16 août 1918, en une véritable colonie pénitentiaire, où la population tout entière est condamnée aux travaux forcés pour le bénéfice des vainqueurs.» « Quand les délégués roumains, lit-on encore dans co document manifestèrent leur épouvante qu’on les invitât à accepter dé telles conditions, les délégués allemands les informèrent qu'ils apprécieraient leur modération lorsqu’ils connaîtraient celles qui seraient imposées aux puissances occidentales après la victoire des Empires centraux.» Le général Morgan rappelle alors que c’est avec cet exemple d’une « paix allemande » que les représentants alliés, y compris ceux de la Roumanie, se réunirent à, Paris et, Invoquant les dévastations délibérées et sauvages, ainsi que les massacres odieux de femmes et d'enfants dont l’armée allemande se rendit coupable en France et en Belgique, le général Morgan explique qu’il était Impossible qu'avec ces atrocités toutes fraîches dans leur mémoire, les gouvernements alliés et associés négociassent une paix susceptible de satisfaire l'Allemagne.Il montre ensuite que la commission de contrôlé ne parvint à désarmer l’Allema-et encore partiellement Le retour à-la Mythologie Depuis quelques années déjà, l’Allemagne témoigne d'un goût prononcé pour les noms de la mythologie nordique.Dans les écoles allemandes, on tient i apprendre aux enfants la signification de ces noms.et leur beauté.Wolfgang, Wolfram, Siegfried, Hart-mut, voici des noms désirables pour les garçons, Car Ils évoquent la victoire, la bête féroce, l’audace et la dureté.Et les blondes fillettes sont flères de leurs noms païens.Le chef de la Jeunesse hitlérienne (Relchsjugehdführer) est allé plus loin.en s’ornant du nom d'un dieu nordique : Baldur (Baidlr chez les Scandinaves), le jeune dieu du soleil, de la lumière, du printemps.trahi par Loki, le prince des ténèbres, et tué par son frère aveugle.Et Von compose des hymnes à la gloire du dlen, par exemple celui-ci, publié par le Volkischer neobaehter : Le dieu de mon peuple est redevenu jeune comme Baldur lumineux.Sa voix joyeuse réveille les forêts, et toutes les feuilles y répondent, et lee jeunes frênes commencent une danse légère.Il lance ses javelots lumineux au-dessus des prés, des vallées ; 11 les suite en sautant à travers les eaux écumantes des torrents.Toutes les gouttes étincellent dans sa lumière.Il se jette dans le fleuve large et profond avec la hardiesse du brochet ; son corps brille, et ses bras ensoleillés coupent lés ondes sombres.Le rire de ses lèvres retentit des montagnes, de rocher en rocher.Revêtu du plumage de l’aigle, il plane dans lés airs, au-dessus des nuages.Lentetiieflt, lourdement, il pousse la roue , d’or du soleil tout le long du ciel.et 11 férce son chemin vers là terre-.Le public en général a l'impression que la maison J.D.Langeller ne vend que des Instruments de musique.Nous tenons à lui faire savoir que depuis environ un an, elle vend tout ce qui est nécessaire à l’ameublement d’une maison, tel que : meubles, tapis, réfrigérateurs électriques, poêles, etc.Cela voua paiera de visiter son établissement car elle vend meilleur marché qu’alilileurg.510, est, rue S.-Cathcrlne.Tél.: HA 8111.gne grâce à la présence en Rhénanie des tron- que P es d’occupation et il reproche Incidemment à M.Lloyd George d’avoir tenté à la conférence de la paix, d’abord, d’empêcher l’occupation, puis de la limiter à quelques mois.Au sujet dea.réparations, le général Morgan exprime l’avis que la faute des gouvernements alliés fut dé ne pas Instituer à Berlin une commission de contrôle, chargée d’assurer le paiement des réparations.« Et pourtant, dlt-U, les Allemands avaient montré aux alliés comment Ils auraient dû s'y prendre ! » Dans le traité qui Imposait des réparations à la Roumanie, le vainqueur avait en effet stipulé que les chemina de fer roumains et toutes les autres sources de revenus seraient placés sous le contrôle allemand et qu'un, délégué du Reich serait Installé au ministère des Finances roumain avec des attributions de receveur général.Rien de pareil ne fut tenté dans le cas de l’Allemagne et ce n’est que bien des années après la ratification du traité de Versailles que les alliés désignèrent un agent général des réparations qui, d’ailleurs, n’èut aucunement les pouvoirs dont avait été Investi l’agent allemand à Bucarest.« En tout cas, dit-il, c’était trop tard ! » En terminant, le général Morgan expose comment, par la faillite d’abord, puis par La censure allemande à l’oeuvre M.Goebbels, ministre de la Propagande du Reich vient d’interdire la projection du film américain The prizefighter and the lady (Le boxeur et la dame), donnant comme raison que la principale vedette, le boxeur Max Baer, est d’orlglpe Israélite.Ce film passait, en version originale, depuis le 16 mars dans un grand cinéma sans susciter de protestations.Mais quand la M.G.M.présenta la version doublée eu allemand, les deux versions furent interdites.MARQVES-RIVTEHE (Sept) L’ambassade américaine 1 Berlin envoya aussitôt un rapport à Washington, cependant que l’Industrie cinématographique étudiait les représailles à appliquer aux films allemands.Les succursales en Allemagne de la M.G.M.et de la Paramount indiquent que leur fermeture entraînerait le chômage de leurs 600 employés allemands.L’Incident est à rapprocher de l'Interdiction de Catherine de Russie, en raison de l’origine Israélite d’Elisabeth Bergner.avec eon glaive tout de flammes.Oh! Balduf, nos feux sacrés tê'saluènt du sommet des montagnes ; nous té saluons, nous, le* jeunes, ¦ les fidèles du soleil.Jarry Automobile Limitée, 4450, rue S.-Denis, ont dan» leurs divers dépôts l'auto ou usagée qui vous conviendra, d'acheter, téléphonez-leur : PL $221.Vous obtiendrez dans l’échange les meilleures conditions.neuve Avant (r) (Sept) Que nos amis nous créent des amis.Confiez le soin de l'embellissement de votre Jardin au spécialiste O.Bédejrd.Jollette.(r-f) priori, de la structure factorielle du chromo- ! fois) de types différents de cellules rcproduc-some ne le cède en rien à celle de la structure j trices.Pour un couple, il y aura donc 16 mil- j lions de fois 16 millions — soit 256 trillons — I de combinaisons chromosomiques différentes, est de deux sortes.| Ce nombre est pratiquement infini.Il n'existe D’abord certains « accidents » ebromoso- ' certainement pas — et il n'a peut-être pas miques naturels — perte totale ou partielle : existé depuis l'apparition de l’homme sur la d’un chromosome — perturbent la transmis- i terre — deux êtres rigoureusement sion héréditaire et l’on observe que le groupe .blables, c’est-à-dire présentant la même de caractères (ou la fraction de groupe) at- j titution chromosomique, à condition d’excep-teint par l’accident est bien celui que prévoit ' ter.comme il se doit, les vrais jumeaux car, la cartographie de Morgan.Mais ce savant provenant du même oeuf, des mêmes chro- et son école sont allés plus loin: il» ont artifi- mosomes, ils représentent, au fond, deux ciellcmenl provoqué, grâce au radium et aux exemplaires d’un même individu.Chaque être rayons X, des ruptures de chromosomes et des humain, dans l’espace comme dans la suite reconstitutions de chromosomes mixtes — des du temps, est « biologiquement unique ».« cross over » — et observé les caractères caractètes noir et court; les facteurs correspondants font partie d’un même chromosome.y a "de 3 à 5 chromosomes, mais toujours autant de groupes factoriels.Bien plus, il n’y a pas seulement correspondance, nombre pour nombre, des groupes et des chromosomes, mais encore l’importance du groupe (le nombre de ses facteurs) est proportionné à la taille du chromosome; par exemple, dans la mouche du vinaigre, pour 3 grands chromosomes il y en a un minuscule, de 10 à 20 fois plus petit; le groupe correspondant ne comprend que quelques facteurs alors que ceux des grands chromosomes en comptent plus de cent.Il est d’ailleurs relativement facile, dans beaucoup de cas, de déterminer avec certitude le groupe de caractères se rattachant à tel ou tel chromosome — il suffit, en effet, d'observer quel est le groupe dont la liaison « se relâche », dans la transmission des caractères, sous l’effet de la rupture des chromosomes de ce type.LE MÉCANISME DE L’HÉRÉDITÉ électronique de l’atome.Quel est le principe des vérifications expérimentales?Il en Mais la liaison peut n’être que partielle.Prenons cette fois un hybride femelle gris et long et croisons-le avec un mâle noir et court.Les produits obtenus ne seront plus, exclusivement, des mouches noires-courtes ou grises-longues ; ces deux types seront encore en forte majorité (41,5 p.100 de chaque type), mais quelques grises-courtes et quelques noiree-longues apparaîtront (8,5 p.100 de chaque type).Les facteurs gris et long d’une part, noir et court d'autre part, ne sont pas, chez la femelle, liés indissolublement comme chez le mâle.Il n’y a qu’une prédominance de la transmission liée.Les facteurs correspondants étant préjugés appartenir à un même chromosome, comment expliquer cette indépendance relative?Il suffit d'admettre, et l’observation Va vérifié, que, dans certaines cellules reproductrices de la femelle, il y a eu rupture des chromosomes portant les facteurs noir et court, ainsi que des chromosomes portant les faèteurS gris et long, et reconstitution de chromosomes mixtes formés l’un par le facteur noir et long, Vautre par le facteur gris et court.Cet échange de morceaux entre chromosomes, phénomène fréquent, est appelé * cross-over » par les biologistes américains.Dans le cas de la drosophile, plus de cent facteurs étudiés sont liés entre eux et aux facteurs noir et court, formant un groupe factoriel net.Les quatre cents facteurs connus se répartissent ainsi en plusieurs groupes et les caractères correspondant aux facteurs d’un même groupe se transmettent, ou tendent à se transmettre ensemble.Si l’hypothèse de l’association groupe-chromosome est correcte, dons ainsi à l’échelle du millionième de millimètre, tout en restant bien en deçà des plus grosses molécules organiques, encore beaucoup plus petites.Ces grains ultimes appelés facteurs — et qui sont peut-être plutôt des édifices encore complexes, des agrégats de facteurs — sont, comme nous allons le voir, les véritables « supports » des caractères héréditairement transmissibles de l’être vivant (par exemple, couleur des yeux, forme des ailes, etc.).Puisqu’un chromosome est constitué par un ensemble de fadeurs, et que, comme nous l’avons vu à propos des lois de Mendel, l’indépendance des caractères héréditaires correspond à l’indépendance des chomosomes, il en résulte évidemment que les caractères « portés » par les facteurs d’un même chromosome ne doivent pas sè transmettre indépendamment, mais bien solidairement — en d’autres termes, ils constituent un groupe de caractères héréditaires liés.Effectivement, c’est bien ce que vérifie l’observation de nombreuses espèces végétales ou animales.Cette liaison de certains caractères est parfois lotah.Par exemple, croisons un « drosophile » (espèce de mouche célèbre par les travaux de Morgan) hybride mâle, à corps gris et à ailes longues, avec une drosophile femelle, à corps noir et à ailes courtes.S’il y avait indépendance entre les facteurs gris et long d’une part, et entre les facteurs noir et court d’autre part, ce croisement produirait quatre sortes de mouches correspondant aux quatre combinaisons deux à deux de ces caractères.Or, on en observe deux seulement: des grises-longues et des noires-courtes.Il y il doit y avoir exactement autant de groupes d’aucuns disaient téméraires.Résultat saisis-a chez le mâle hybride liaison absolue entre que de chromosomes.C’est bien ce que Von saut, comparable aux plus be'lcs « réussites » les caractères gris et long et entre les constate: suivant les races de drosophiles, il de la physique théorique: la découverte, a Croupe de caractères héréditaires liés, associé à chaque chromosome.— Relâchement des groupes par rupture des chromosomes.— Localisation des caractères dans le chromosome.— Exceptions aux lois de l’hérédité résultant
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.