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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
lundi 30 avril 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-04-30, Collections de BAnQ.

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I RfiDACTION1 ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS O I 180 eat, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLatcau 8511* î 1 an 6 mois 3 mois En ville, par la poste.$9.00 $4.75 $2.50 Canada (hors de Montréal), 1 Royaume-Uni, France et [ $6.00 $3.25 $1.75 Espagne.J Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 $3.50 $1.85 Autres pays.$8.00 $4.25 $2.25 fl! PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU Administrateur St- On eat prié d’envoyer toute correspondance a la case 4018 da VHôtel des Postes en mentionnant sur l'enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s'adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur s OLIVAR ASSELIN L’abonnement eat payable d’avance par mandai-poate ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.première année—No 43 Le numéro: 5 sous Montréal, lundi 30 avril 1934 t Moeursde sauvages Les bazars à prix uniques CECI, CELA ET AUTRE CHOSE .V M.Parôcùu dira mardi, en notre nom et à sa manière, ce qu’il pense du roman de M.Jean-Charles Harvey, les Demi-Civilisés, dont la lecture vient d’être interdite dans>le diocèse de Québec.Ce jugement sera exactement celui que nous aurions porté avant la condamnation du livre.Mais que le lecteur le rassure tout de suite: il n’aura rien de scandaleux.Pour aujourd'hui, un mot seulement du cas de M.Harvey.Sitôt informé de la condamnation épis, «opale, vendredi, notre confrère écrivit à I’Action Catholique: « Après la déclaration de Son Eminence le tarJinal Villeneuve, publiée hier, je consens à retirer du marché mon dernier roman.Les demi-civilisés, et je prie les libraires et éditeurs Je couloir bien en tenir compte.» Le même jour, le Soleil annonçait le départ" de son rédacteur en chef en ces termes: • « M.Jean-Charles Harvey a cessé, depuis hier, de faire partie de la rédaction du Soleil.» M.Harvey était rédacteur en chef du Soleil depuis plusieurs années.H rédigeait presque seul la page éditoriale, à' laquelle il avait donné une belle tenue littéraire et grammaticale (cea deux mote, dans le Canada français, peuvent aller de pair).Sa conception dè l’organe de parti n’excluàit ni l’indépendance de caractère ni la dignité.H poussait le dévouement à son journal jusqu’à organiser et gérer chaque hiver en son nom une équipe dé hockey.En le congédiant par déférence pour la volonté de l’Ordinaire (qui n’en exigeait peut-être pas tant), la direction du Soleil pouvait rappeler ces choses, exprimer quelque regret à notre confrère d’être dans l’obligation' dé te priver de ses services.Non: un avis brutal de deux lignes a paru suffisant.On dirait le départ de M.B ou-rassa du Devoir.Les choses se sont passées autrement a mon départ du Canada.Je n’ignorais pas que mon successeur dût prendre sur bien des points une attitude contraire à la mienne.De son côté, il connaissait mon intention de fonder un journal indépendant qui forcément se trouverait parfois en contradiction avec le sien.Mais outre que nous avions l’un pour l’autre une grande estime personnelle, nous n’aurions pas voulu manquer aux devoirs que la simple étiquette professionnelle impose en pareille circonstance.Cette étiquette, ou, si on le préfère, cet esprit de camaraderie, qui fait en d’autres pays l’honneur du journalisme, le cas Harvey montre une fois de plus comment on est en passe de le concevoir, dans le Canada français.D’autres journalistes, ches nous, ont été condamnés par leur évêque pour tel ou tel écrit particulier sans cesser de jouir de l’estime de leurs confrères ou même du public.M.L.-0.David rut la censure de l’épiscopat pour son livre sur la question des écoles de l’Ouest.M.Rodolphe Girard collabore à la Presse malgré la condamnation portée il y a quelques anqéea contre son inconvenante Marie Calumet.Le SpLBiL lui-même sortit un beau jour des cendres de I’Electeur, condamné la veille.Parce que Harvey s’eat trompé en écrivant hâtivement un roman risqué, les éditeurs du journal auquel il a’est dévoué et qu’il a bien servi- ont-ils le droit de le traiter comme un domestique surpris à voler la vaisselle ?Ces entreprises de vente, répandues aujourd’hui dans tous les principaux pays du monde, doivent leur succès à trois principes essentiels : 1° la modicité des prix, obtenue par la compression des frais généraux et des prix de revient; 2° la simplicité de la comptabilité qu’elles requièrent, les échelons de prix correspondant, selon les pays, aux séries de monnaies divisionnaires; 3° la variété des rayons et des étalages.Jamais, avant Woolworth, on n’avait réduit à ce point les frais généraux d’une entreprise de vente en détail: suppression du service des livraisons, du service des rendus, du service des recouvrements à domicile.Mais en certains pays, comme la France, où les Prix-Uniques sont aux mains de métèques, la question s’est posée de savoir si cette forme standardisée du commerce n’ouvrait pas le marché français à la camelote allemande.Pour nous, le problème n’est pas tout à fait le même.Impossible de nier que les Prix Uniques, justement à cause du principe de simplification à outrance qui les fait vivre, vendent des articles de troisième ordre, standardisée, fabriqués en série.M.Firmin Bacconnier, dans l'Action française du 30 janvier dernier, fait ainsi le procès des magasins à prix uniques: Crâce à des capitaux faciles et considérables, les magasins uniques ont créé des groupements d'achats extrêmement puissants: Ils achètent des marchandises de qualité réduite, fabriquées en grande série dans des modèles particuliers qui ne respectent ni les dimensions, ni la qualité, ni la présentation habituelles du n’cn peut plus sous le poids des taxes directes ou indirectes, de souffler quelque peu au chapitre des prix, tout en assurant à l’ouvrier un salaire lui permettant de gagner honorablement sa vie.II est admis là-bas comme ici que ce commerce profite de sa situation pour faire travailler les gens à des salaires trop minimes.Le remède ne consiste pas dans la suppression de cette nouvelle forme de commerce.Il serait trop facile de dormir sur sa routine et d’empê* cher ainsi tout progrès.Il appartient auX véritables législateurs de trouver la formule qui convient.> Le remède, ne serait-ce pas de taxer de surcroît les ventes des Prix-Uniques et d’éta< blir, pour leurs employés, une échelle équû table de salaires ?La Samaritaine.M.Fernand Laudet, de l'Institut, vient de publier chez Dunod une monographie sur lé magasin ^parisien La Samaritaine.Fondée prit Ernest Cognacq peu avant là guerre de 187Q, La Samaritaine a maintenant un chiffre d’affaires d’un milliard sept cent millions de francs.Au personnel titulaire de v8,000 employés s’ajoutent parfois de nombreux auxiliaires.M.Laudet a sans doute connu lçi époux Cognacq ; il ne leur ménage pas son admiration et nous les rend sympathiques.De telles monographies semblent avoir une arriere-pensee de réclame qu’il importe de masquer: t’est l’écueil du genre.M.Laudet l’évite adroitement.Mais il trouve le moyèn de rappeler souvent le bas prix et la haute qualité des marchandises en -vente à La Samar, comme on dit à Paris, par abréviation.Il s’attarde à détailler l’organisation du magasin, s’arrêtant au mouvement des acheteur^, glissant id et là un bon mot ou une observation pittoresque.Son style est alerte et sans prétention.Nos marchands qui seraient tentés de faite en français leur publicité apprendront daps le livre de M.Laudet le vocabulaire approprié.Il contient en outre des renseignements utiles sur l'organisation de toute entreprise commerciale.— D.D.contredisait pas la politique anglaise sur la question du réarmement.Londres, en effet, a accepté que le traité de Versailles ne soit pas exécuté en fait et a fermé les yeux sur tous les manquements.Si Berlin arme en dépit du traité, Tokio peut en prendre à son aise avec un autre traité, eut-il été signé par 107 puissances.Et puis, est-ce qu’en construisant une base navale à Singapour l’Angleterre ne violerait pas l'esprit du traité de Washington?Les signataires s’engageaient respectivement à ne pas construire de bases à l’est et à l’ouest du 110® degré de longitude.La création d’une base dans la région des Détroits friserait fort la violation, du traité.Tout cela serait vrai, si l’on respectait la logique.Mais en politique extérieure ou autre, la logique n’a jamais embarrassé les hommes d’état, même ceux du Foreign Office.A.R.B.Entrevues.Lucien PARIZEAU On se demande vraiment à quoi rimait la publicité faite ces jours derniers par les journaux de Montréal autour d’une vieille fripouille jadis condamnée par les tribunaux anglais, et qui a été successivement juif, presbytérien, anglican, et se dit maintenant boudhiste, en attendant de changer une autre fois de religion.Est-ce que nos confrères n’auraient pu trouver un sujet plus intéressant à servir à leurs lecteurs que celui de l’ex-Trebitch Lincoln, devenu par sa propre grâce le moine Chao Kung?Sans doute, s’ils l'avaieyt voulu.Mais ils ont préféré publier le portrait en grand format d’un aventurier hongrois, ainsi que le compte rendu d’entrevues plus ou moins grotesques.C'est leur affaire, et celle de leurs lecteurs.La seule chose qui nous intéresse dans toute cette histoire, c’est de nous souvenir que Trebitch Lincoln fut parlementaire et qu’il vota des lois dans un pays qui passe pour ne pas traiter la politique ni le parlementarisme pardessus la jambe.Cela nous donne une idée de la valeur de la représentation dite populaire dans les pays où l’on se f.royalement des principes, et de bien d’autres choses par-dessus le marché.Outre la satisfaction que vous obtenez fc fumer les cigarettes Boxy, «douces comme de la sole», chaque paquet contient des cartes «Mains de Bridge», échangeables pour de jolies primes de première qualité.Les cigarettes Boxy sont manufacturées par L.O.Grothe Limitée, maison canadienne et indépendante.encou- ?(r-b) L’inutile logique.Puisque Paul Valéry, qui est devenu îipe institution, prétend que l’histoire est inutile, ^je ne vois pas pourquoi d'autres Institutions aussi respectables ne considéreraient pas.superfétatoire la logique politique.Les doux thèses peuvent fie défendre, si on y met de la bonne volonté.Fàr exemple, le Foreign Office (pour lequel j'ai im grand respect) vient, une fois de plus, de perser en principe que la logique est inutile.quàpd elle est contraire à ses intérêts.Sir Fraùpis Lindlay, ambassadeur au Japon, a reçu,instruction de rappeler à Tokio qu'une déclaration bilatérale sur l'interprétation-ou l'application-du Traité des Neuf Puissances (relatif à l’intégrité territoriale chinoise) ne saurait modifier ; le traité.ç Cette declaration serait parfaite, si elle^'ne $h Le Reich et les églises Au sujet de la nouvelle disant que 60®, pasteurs protestants allemands ont l’Intention de se convertir au catholicisme, on déclare dans les milieux du Vatican que la nouvelle ne manque pas de fondement, bien que de source évangélique allemande on donne un démenti qui n’est que trop catégorique.Une lettre adressée au pape par uiy personnalité de Leipzig justifie le point de vue du Vatican.En effet, cette lettre dit que plusieurs chefs de paroisses protestantes jugent insupportable la situation créée par la subordination inconditionnelle de l’Eglise à l’Etat et par l’exclusion légale des pasteur» d'origine juive de tout office ecclésiastique.Ce-groupé do pàst'eurs aurait donc t’intèntÏBii .j d’entrer dans l’Eglise catholique, à condition qu’agréés comme prêtres ou professeurs de théologie, Ils soient mis au bénéfice de certaines prérogatives telles que l’usage de la langue allemande, le maintien de certaines coutumes, de chants et de traditions séculaires.La lettre est publiée sans signature par l’Osservatore romano.(Gazette do Lausanne) commerce.Dans la période difficile que nous iraüersons, ils achètent les stocks des faillites ou profitent des situations embarrassées de certains industriels pour acheter à des prix désastreux leur fabrication.Mon cher confrère, permettez que pour l’honneur du journalisme je voue serre la main/ .1 Pour les marchandises qui se vendent généralement à Vunité de poids ou de mesure, ils ont substitué l’unité de prix, bénéficiant ainsi de A.R.B.OBvir ASSELIN Hdes^üpësl T acfcZews"""* A propos de chômage Igÿgg perte île vue eur les voles de garage des chemins de fer.Nos, jardine publics, el peu nombreux, sont mal entretenue.L'aspect extérieur de certains de nos quartier» pourrait nous faire croire que nous vivons dans une ville de parlas.Evidemment, Il ne faut pas attendre de nos sociologues de cabinet qu’lie voient la réalité.Nous avons peur des mots et des réalités, terribles parfois, qu’ils représentent.Aussi n’entendons-nous pas souvent celui de révolution.Mais tout le monde y pense.Le refrain qu’on entend le plus souvent, le voici : « Il faut que ça change !» Dans la pagaïe actuelle, 11 est au moins un phénomène intéressant.C’est le éveil de l’esprit public.La jeunesse, surtout, est moins attachée aux formules désuètes en politique, en art même et en littérature.Cette Inquiétude des jeunes est salutaire.Elle est la condition essentielle d’une révision de toutes les valeurs.La génération présente sait bien qu'elle fera les frais de la liquidation d’un passé d’erreurs politiques, économiques et sociales.Qu’elle dresse notre bilan ! Qu’elle renouvelle nos plus sûres valeurs ! C’est là peut-être la seule condition d’un ordre nouveau qui doit remplacer le désordre actuel.Pour les articles Je Valeur supérieure a 10 francs (bien que certains uni-prix aient déjà franchi cette limitation el aient empiété sur les prix de 15 à 20 francs), ils usent du subterfuge d’annoncer la partie de l'article principal à 10 francs, alors que cet article est décomposé en plusieurs parties divisibles qui font que son coût total est bien supérieur au prix affiché.Cela paraît assez, juste.Les Lazars Wool-worth, Kresge, etc.sont nés d'un abus de la liberté d’association.Ce ne sont pas à proprement parler des monopoles, mais des entreprises où se sont fusionnés plusieurs intérêts anonymes.Par là même, ils menacent le commerce.Il y aurait une équivoque à dissiper pour juger de la légitimité de ces établissements, et d’abord celle qui repose sur cette expression commode de l’économie libérale : la liberté de copcurrence.Ce qui est légitime, normal, indispensable à la bonne assiette de toute économie commerciale, c’est la concurrence fondée sur la qualité des produits, l’organisation du service des livraisons, la compétence du personnel de vente, toutes qualités qui dépendent à leur tour de l’esprit d’initiative.Deux zingueurs se font une concurrence honnête quand l’un tâche à travailler plus proprement que l’autre.Mais la concurrence commerciale établie sur la réclame coûteuse et abusive, l’achat à prix vil de produits de second ordre, c’est précisément le mépris de la concurrence.Et, de prime abord, je trouve justes les remarques de M.Thomas Poulin à I’Action catholique: « Le point difficile dans cette question est celui d’allier le principe coopératif avec la mise en pratique de la disparition des intermédiaires inutiles, donc dispendieux.Le point difficile est de permettre au petit peuple, qui L’Allemagne vient de déclarer une fois de plus qu’elle n'est pas en mesure de procéder au transfert des devises nécessaires pour couvrir les intérêts de ses dettes commerciales et des emprunts Dawes et Young.Pour qui connaît l’attitude prise, une fois pour toutes, par Berlin sur la question des réparations et des dettes, cette déclaration n’a rien d’étonnant.Le Reich est décidé à ne pas payer un sou de ses dettes de guerre et de payer ce qu'il voudra de ses dettes commerciales.Il convoque ses créanciers à une conférence pour conclure une entente avec eux et offre même un illusoire contrôle des états financiers du Reich.Etant donné que Berlin ne peut, pas plus qu'une autre puissance, ouvrir toute grande sa comptabilité d'état, on peut se demander ce que signifie cette bizarre proposition.Démontrer que l’Allemagne ne peut payer?Mais c’est une chose à laquelle le Reich s’est attaché pendant quinze ans et qui n'était valable que pour les dettes de guerre, dépenses improductives au point de vue économique et qui pouvaient, à la rigueur, être considérées comme irrécouvrables.Cette thèse ne vaut pas, lorsqu’il s’agit de dette* commerciales qui, elles, sont productives.Que peut donc essayer de démontrer l’Allemagne?Que son état économique et financier est tel, que tout transfert de devises serait fatal à la stabilité de naie?Mais dans ce cas, toutes les déclarations officielles sur le budget, sur la reprise des affaires depuis l’avènement du régime hitlérien seraient fausses.Ou, si elles étaient exactes, la thèse de l’impossibilité des transferts reposerait sur un mensonge et ne serait, qu'un élégant prétexte à ne pas payer quelques centaines de millions de dollars empruntés.De quelle façon que l’on retourne le pro- blème, on se retrouve en face d’un fait brutal: les déclarations allemandes étaient ou sont fausses.Ce fait n’a pas échappé aux milieux financiers de Londres qui ont fait demander par le gouvernement britannique des explications.La réponse a été tellement vague, que la Cité a fait transmettre un avertissement qui sonne un peu comme une menace.Les autres nations créancières ont suivi avec intérêt l’initiative anglaise et auraient peut-être bien fait de prendre une position analogue sur cette question des dettes commerciales.Réjouissons-nous.Le chômage ns nous coûtera, au moi» de mai, que $1,3.68,220.Un gain net de $200,000, environ, puisque les allocations ont atteint, l’hiver .dernier, la somme de $1,600,000.On songe dans certains milieux à réorganiser le chômage sur des bases nouvelles.Je dis bien réorganiser la chômage.La politique de nos gouvernants, depuis que nous sommes dans la purée, donne certainement l’impression qu’ils veulent faire ! du chômage une institution permanente.'La situation actuelle rapelle la lin d'une civilisation.Quoi qu'en dise M.Paul Valéry, l’histoire peut encore noua apprendre quelque chose.A ceux; qui, ne croient pas tout savoir, elle enseigne que la démagogie et les largesses faites par les représentants du peuple avec l’argent du contribuable, sont des folles dangereuses qui conduisent rapidement la société au bord de la ruine et dé Ja révolution.Est-ce à dire qu'il vaut mieux laisser les chômeurs se débrouiller seule T Nous en verrions de belles ! Nos politiciens chercheraient des ilôts de refuge n’importe où.Les élections ne seraient plus un temps de réjouissances et de libations.Et, ce qui est Nus grave, le premier meneur venu prendrait la tête des mécontents et ferait bientôt marcher tout le monde du pas; La révolution est peut-être plus immlmente qu’on ne pense.Est-il possible de la prévenir ?d’organiser, tomme l'écrit Parizeau, le règne de l'ordrcS ?La première condition d’un rétablissement, de l'ordre comporte une réhabilitation du bon ecus, surtout en politique.Nous devrions tout faire pour donner du travail à ceux qui t’en ont pas.A en juger par la politique de nos gouvernants, en pourrait croire qu’il t'y a rien à faire dans notre pays, que toutes nos richesses sont exploitées.Ouvrons les feux.Regardons autour de noue.La ville de Montréal a parfois, sous la grisaille des leurs de pluie, l’àir d’une ville abandonnée, bans nos faubourgs crasseux, des files in- L'ActonlIté Economique est la seule revue d* genre publiée en langue française en Amérique, i Les personnes cultivées qui désirent se «tenir au ; courant des questions économiques la lisent régulièrement.Prix de l’abonnement, $2 par année.En vente dans les librairie» à 25 sous l’exemplaire.(r-d) En attendant, l'Angleterre, qui détient plus de $200 millions sous forme d’emprunts divers, commence à montrer les dents.Cette attitude, la plus énergique qu'on ait prise depuis l'armistice, incitera peut-être l'Allemagne à ne pas se retrancher derrière des prétextes pour éluder ses obligations.La conférence débute sous de mauvais augures, par une demande de moratoire prolongé.Ce ne sont pas les précautions Oratoires ni les articles de presse qui chasseront l’impression produite par la mauvaise foi visible de l’Allemagne.le fumoir be l’Oncle Bntbime Shérif, M.Lauréat Lapierre pourra pendre son homme aussi bien qu'un autre; 1 en revanche, M.Vautrin fera meilleure ' figure comme ministre.La nomination de M.Moreau à la protection de la main- ‘ d’oeuvre forestière permettra de même à M.Taschereau d'alléger son cabinet d'un peu de bois mort.Jean-Marie NADEAU * D’ordre du ministère de la propagande, les journaux déclarent que le boycottage des produits allemands par les Juifs paralyse entièrement le commerce d’exportation.L’excuse est tellement grotesque que l’on se demande comment des hommes sérieux peuvent l’avoir soulevée.Le Ecboe \ * * * Il paraît que Dillinger se dirige suf Montréal.Il n’a évidemment pas entendu parler de M.Calder.que FERA LE «DEVOIR» Le Devoir a fait tout son possible pour hisser M.Houde au'pouvoir.D’autre part II a complssé M.DuTremblay tant qu’il a pu, Quelle va être son attitude maintenant que M.Houde se tourne vers M.DuTremblay pour en faire une des éminences grises du régime ?sa moo- * * * commerce déportation allemand ne dépend pas des Juifs et rt’a jamais dépendu d’eux.Ou s’il en dépend, en vérité, les nazis ont provoqué par leurs persécutions un véritable suicide économique de la nation, suicide dont ils voudraient, une fois de plus, faire payer les frais par leurs voisins.Ils sont 5,000 à la recherche de Dillinger.Mais là-dessus, combien de gangsters ?.Le genièvre (gin) de Kuyper fut le premier connu au Canada et il reste le favori de « nos gens ».C’est une boisson de gentleman, à prix populaire.Quand vous rencontrez une boisson en usage depuis plus de 250 ans, dites-vous qu’elle a du mérite.C’est le cas du genièvre (gin) de (r-c) André BOWMAN Kuyper.(r-b) L'ACTIVITÉ AUX ÉTATS-UNIS - .V.* - S^^i'rêïmtmBali rü-'fcftaj XVi.:' IglSf ligliii m J.7 & R H E E z * i V' m DILLINGER 3 H l! fl W, y K: “Y Un beau cas de longévité héréditaire de curieux anxieux d’apercevoir cet être apocalyptique, font des affaires d'or.Que la bête de Loch Ness existe ou non, les sceptiques, qui, de parti pris, nient 1 exis-de monstres inconnus, ont tort.Non Exercices physiques Opinion d'un Français éclairé sur la Chine I i légumes de toutes espèce*.Vous me flg."mandez si j’aime les fruits ; je dois avouer que je n'en mange que très rarement.Mai» parfois je termine mon repas par une poa; me cuite ou de la compote de figues.A 18 heures, sa Journée terminée, Jamet Mlles prend le thé traditionnel anglais, avec pain beurré et plumcake.Il met beaucoup de sucre dans ses boissons, assaisonne copieuse, ment ses aliments de sel et de poivre.' Enfin, avant de se coucher, ce remarquable centenaire se confectionne un petit grog à sa fa dont voici" la recette : bière fortement alcoolisée, chauffée avec force gingembre et sucre.Voilà un mélange qui en griserait de plus jeunes que Mlles ! Et pourtant, celui-ci fait précéder chaque jour ce cocktail à % manière de 4 deml-plntes d’ale.sans corap.ter les nombreuses Invitations au whisky qu* sa belle réputation lui vaut dans le quartier.Par exemple, tandis qu’il nous parlait, U » avalé sans sourciller deux bonnes rasades de whisky écossais.Son mépris évident pour régime sec nous pousse à lui demander s'il n’est pas friand des breuvages que préfèrent d’habitude les grands vieillards.— Eh I oui, nous répond-il, je ne déteste pas le lait, mal je n'en bols pas trop souvent, et je ne touche jamais au café ou au cacao, Puisque nous sommes sur le chapitre de mee goûts, je puis vous dire que Jè n’ai jamais fumé cigarette ni pipe! — Et de la famille, en ayez-vous encore; | —» Mais comment donc, dit Miles aveu uns pointe de fierté.Mon fils atné, qui ta.brique comme mol des échelles, a 80 ans «t se porte presque aussi bien que mol.En tout, j'ai eu 23 enfants de ma première femmes et 6 de ma seconde.Malheureusement, je suis veut à nouveau, et je n’ai que 3 des cendants vivants.Ma première femme et la plupart de ses enfants furent emportée par une épidémie de typhoïde.Ce fut la grande tragédie de ma vie, qui est pourtant pleine de souvenirs, bons et mauvais.Au moment où nous quittons James Mites, il nous serre chaleureusement la main, ét nous dit : — Saves-vous que j'ai vu Paris T Quelle belle ville, et combien supérieure à Londres! j’y al été passer une semaine en 1889 pour la grande Exposition.J'y avais un petit stand, avec mes plus belles échelles ! (Du Matin du 12 avril 1984) * Les exercices physiques se rangent en j deux catégories bien distinctes : exercices j naturels et exercices artificiels.Essentielle-j ment faciles, les premiers' utilisent les mou-, vemonts naturels il l’homme.Plus faciles, les seconds emploient des combinaisons souvent i ingénieuses pour obtenir que chaque mouvement puisse vaincre une difficulté.Il no s’ensuit pas cependant que tous les exercices naturels soient faciles.Par la perfection plus grande exigée du mouvement, Us présentent quelquefois do nombreuses difficultés.Comme ils ne requièrent aucun ap-.! prentissago préalable, tout le monde peut , ( s’y adonner.Car tout le monde peut courir, sauter, danser, mémo si les mouvements n’ont pas la perfection voulue.A la course, ] le dernier coureur fournit une somme de travail musculaire égale à celle que fournit le premier.En revanche, les exercices artificiels ne s’adressent qu’aux sujets d'élite.Compliqués, ils demandent des années d’application.Au gymnase, un élève sur cinq y réussit.La valeur pratique do ces exercices est donc 1 .problématique.Ils découragent une foule de débutants et les éloignent pour toujours de toute forme d’exercice.Faut-il s’étonner du grand nombre do gens qui délaissent complètement, dès la sortie du collège, la cul-; ture physique ?Pour avoir voulu en faire ' rapidement des trapézistes consommés, les moniteurs en ont fait dans l’ordre physique de véritables « fruits secs ».Les exercices naturels doivent donc avoir le pas sur les exercices artificiels.En matière d’éducation physique, le but primordial est de développer le maximum do sujets dans un temps donné avec le minimum de frais.Pour cela, les exercices doivent être attrayants, ! récréatifs et variés.Eviter la monotonie à | j tout prix.Le sujet faible et débile doit être en mesure de bénéficier des leçons comme le camarade plus costaud.Une méthode qui n'a d’yeux que pour le fort est irrationnelle et inopérante.Pour bien montrer la différence entre ces deux genres d’exercices, prenons un exemple: : Devant une corde lisse à grimper, l’homme • s’aide tout naturellement de scs pieds et , de ses mains.En revanche, un gymnaste dé- , daigne les jambes et cherche à s'élever par .i ses seules malus à l'aide de ses poignets.• Comme on volt, le procédé est artificiel.¦ Même remarque en natation : Devant un , cours d’eau à traverser à la nage, un homme t se servira de ses bras et do ses jambes un , • peu à la façon d'un animal.Lo nageur stylé procédera avec méthode dès le départ; Son plongeon, par exemple, sera uniquement en surface.A l’eau, il gagnera la rive opposée dans un minimum de temps grâce au « trud-geon crawl », méthode longue à maîtriser.Les méthodes artificielles sont trop « athlétiques ».Elles devraient viser plutôt ; à êtfe « hygiéniques ».Les forts seuls recherchent les difficultés.Les faibles -— qui sont l’immense majorité des enfants — sont forcément relégués à l’arrière.C’est de l’illo- Southampton^ le grand port de la côte sud de l'Angleterre " est une ville de 200,000 âmes, mais elle compte cependant un habitant que fout le monde connaît bien, et qui jouit de la distinction de travailler régulièrement, bien qu'il ait 103 ans révolus.Ce plus' que centenaire, • Ml James Mlles, fabrique des échelles depuis toujours, poursuivant dans un bas-quartier du grand port l’exploitation d'un commerce fondé par son grand-père, Robin Mlles, mort à 112 ans, et développé par son père, Robin Junior, al l’on ose dire, qui, lui, rendit le dernier soupir cinq mois avant de téter son 104e anniversaire.tique, le génie littéraire et toutes les vertus.Ces prétendus philosophes ne virent pas qu’un peuple qui ne reste pas fort, qui méprise l’entrainement â la lutte, ae condamne à la déchéance et & l'esclavage.St le vieil empire chinois a échappé à ce sort, ce n'est qjie grâce à son Isolement géographique et à la jalousie mutuelle des puissances.Durant mes longs séjours en Chine, en contact avec toutes les classes sociales, je fus très frappé de ce fait que, de la condamnation de la force, sont nées dans ce pays la lâcheté et l’Indiscipline.Le Chinois, cessant de cultiver les mâles vertus, devenait Incapable de toute manifestation d’énergie, de tout courage.Aussi le paysan abandonne-t-il sa maison au voleur au lieu de la défendre ; et le riche se laisse spolier de mille façons, achetant la faveur des bandits, subissant, toutes les tyrannies administratives.Pas de défense même du territoire.C’est pourquoi l’énorme Chine est à la merci du Japon.Elle n’a, pour la protéger, que les pires éléments de la population, mercenaires et brigands.Encore ceux-ci ne se battent-ils que pour le toukiun, le féodal qui les paie.L’honnéte homme, ouvrier ou paysan, ne songe pas à.sè lever contre l’étranger.Il est pacifiste : ainsi l’a voulu le lettré.Quel contraste entre ce paysan si veule et celui du Japon, si bravé ! Ce n’est pas verser dans un militarisme outrancler et légitimer la conquête systématique que de prétendre qu’un peuple qui veut vivre doit garder assez de vertus militaires et une armée assez puissante pour défendre son sol et son Indépendance.Le pacifisme — qu’il ne faut pas confondre avec l’amour de la paix — émascule et avilit.De ses méfaits, l’exemple de la Chine fournit un éloquent exemple.Nous ne dirons pas nul Français, mais nul Blanc, ne connaît mieux la Chine encore mystérieuse que le docteur Legendre." C'est pourquoi nous publions ici ces lignes de notre distingué compatriote sur un pays dont les événements nous intéressent directement en ce qu’il touche à notre Indochine.tence ., .seulement ils existent, mais rien ne démontré qu’ils, ne sont pas nombreux au sein des mers.Il faut, en effet, bien se pénétrer de "ce fait que la mer, aussi bien de nos jours, est iln désert.Qui, ayant à son actif quelques voyages maritimes, n’a pas constaté cette impression vide, sitôt franchis les abords du grand port d’arrivée ou de départ, en _ dehors des points de convergence de la navigation mondiale, tels Gibraltar, le Finistère espagnol, le Finistère français, le Pas-de-Calais, le détroit de Malacca ou la Mer Rouge?Partout ailleurs, le vide absolu.Personnellement, j’ai accompli jadis les traversées Japon-Canada et Santa-Rosalia (Basse-Californie), Coronel (Chili), chacune de vingt-deux jours environ, sans que, en cours de route, nous ayons aperçu un navire.Encore, au temps, aujourd’hui périmé, de la voile, les grands longs courriers, à la recherche des vents favorables, sillonnaient-ils largement de longs détours les océans?Aujourd'hui, ceux-ci ne sont plus tracés que de routes étroites en dehors desquelles n’existe plus aucun mouvement : Europe-Nord-Amérique, Europe-Sud-Amérique ou Amérique Centrale, Europe-Extrême-Orient, Europe-Est et Ouest Sud-Africain, et, dans une mesure infiniment moindre, Extrême-Orient-Amérique du Nord Occidentale.Hors de ces routes, sut la surface entière des mers, c’est le désert, donc l’in- i i I 1.M il; I I .1 Quand on étudie l’histoire de la Chine, on constate que ce pays a connu plus de dynasties étrangères que de dynasties chinoises.En dehors des conquérants mandchous, les plus récents, on compte les Hlong Nou (identifiés avec les Huns), les Toba et les Turco-Mongols, lesquels, à diverses époques, avant comme après Jésus-Christ, Imposèrent leur loi à la Chine.D’ailleurs, ces Nordiques, grands guerriers, étalent loi# d’être des barbares : ils avaient, au cours des siècles, reçu l'empreinte de la culture chal-déenne et grecque.Dans ces conquêtes, une chose étonne cependant : c’est que des hordes, dans la réalité peu nombreuses, soient arrivées si facilement à soumettre un Immense Empire.La ruée victorieuse des Mandchous, au XVlIe siècle, en offre un exemple frappant.Il est vrai que les Nordiques chinois, les Han jen, se rangèrent de leur côté par haine et mépris des autres Chinois ; à cette époque déjà régnait, entre Nord et Sud, la rivalité farouche qui divise encore la Chine aujourd’hui.Autre preuve de la faiblesse spécifique de la Chine : la facilité avec laquelle une poignée de Français et d’Anglais, au siècle dernier, eurent raison du gouvernement chinois et le forcèrent à subir leur volonté.Cet empire n’était donc qu’un colosse aux pieds d’argile.Pour deux raisons : d’abord la Chine, à aucun moment de son histoire, n'a constitué une nation au vrai sens du mot, c’estrà-dire une unité sociale et encore moins ethnique.Ce vaste territoire, géographiquement si divers, peuplé de races différentes, fatalement antagonistes, n’a eu un semblâut d'unité que pendant les courtes périodes où une main de fer pesait sur les provinces.En fait, il n’y a jamais eu, en Chine, de centralisation véritable.En second lieu, la classe lettrée prit trop souvent pour règle, afin d’assurer sa domination exclusive, de saper tout enseignement, toute manifestation d’ordre militaire.Elle prêcha, avec la plus belle ardeur, le pacifisme et le mépris du soldat.L’offlcter lui-même était tout au plus, à ses yeux, digne de figurer parmi le « lu min », la « plèbe imbécile ».Un seul vrai mandarin : le lettré, l’« Intellectuel », , Les philosophes chinois s’écrièrent même, un jour : « Nous avons atteint à la plus haute civilisation ; nous dominons le monde connu: nous avons réalisé le plus grand oeuvre jamais entrevu.Assez de guerre et de combats; reposons-nous maintenant dans la paix, jouissons de toutes les richesses accumulées dans l'Empire.Plus de luttes au dehors, plus de luttes au dedans, le bonheur souriant enfin à tous et pour toujours en une seule grande famille.Puisque tous les barbares sont pacifiés et s’inclinent devant notre suprématie intellectuelle, plus de soldats, plus de cës êtres qui symbolisent l'ignorance et la brutalité.> Et la profession militaire fut décrétée méprisable, « indigne d'un honnête homme », ( « Leang tze chang tl pou che té hao jen.» ) Les Romains avaient dit : « Cedant arma togae.» Le Chinois alla plus loin : 11 déclara qu’il fallait supprimer jusqu’au moyen dé faire la guerre, en réduisant toute vigueur physique ou du moins en la vouant au mépris.L'expression siao jen k’i ta (l’homme de rien à grande force musculaire) servit à stigmatiser la force en muscles.Et la débilité fut érigée en honneur comme l’indice de la vigueur cérébrale.Le mouvement, l’exercice fut défendu, sauf au servum pecus, chargé de nourrir cette aristocratie, non encore assez dématérialisée pour se passer de boire et de manger.Pour bien montrer que ses doigta ne pouvaient s’abaisser à un acte vil, le lettré laissa pousser ses ongles démesurément : cette laide chose symbolisa l’Inspiration poé- 1 I çon i C’est dane son atelier de menuiserie que nous avons trouvé ce centenaire héréditaire.Avant même de lui adresser la parole nous avons été frappé de la jovialité qu’exudent les traits de ce joyeux vieillard.Sana être Irrévérencieux, on peut dire que son large sourire fait Immédiatement songer à celui qui a tant contribué à la popularité d’un grand Français.L’âge n’a pas courbé les 1 m.75 de James Mlles, des cheveux grisonnants entourent une tonsure pelle, et si depuis un demi-siècle il n’a plus une seule dent, ses gencives durcies soutiennent son sourire.Il rabote sans l’aide de lunettes et n'est en rien dur d’oreille.— Alors, nous dit-il, les yeux pétillant de malice, vous trouvez remarquable que je sois encore en vie bien qu’ayant fêté mon 103e anniversaire le 17 mars dernier ?Mol, je n’appelle pas cela de la longévité.Dans ma famille, on vit vraiment vieux, et comme je me sens d’attaque, je puis vous garantir que ce n’est pas encore cette année que l’on m’enterrera.Et, tandis que ce jeune vieillard nous accompagne d’un pas allègre au bar voisin où, chaque soir depuis trente ans qu’il eet établi à Southampton,, 11 tient ses assises après une longue Journée de travail manuel, il nous raconte sa vie.C’est sans peine que nous le croyons lorsqu’il nous assure qu’il est plein de santé, et qu'il n’a guère été malade qu’une fols, en 1862, d’une crise de rhumatismes aigus.— Je ne m’en ressens plus, expllque-t-U, mais depuis cette date, j'éprouve chaque année un curieux symptôme : je pèle longuement, sur tout le corps, et Je me refais ainsi une beauté tous les douze mois.Le père centenaire^ de notre héros était, nous l’avons dit, lul-méme menuisier, et lui aussi, à 103 ans, maniait toujours le rabot et la scie, ces mêmes outils qu'employaient tout à l’heure en notre présence James Mlles, et que l’âge a patlnés.Notre nouvel ami eet né à Brighton, et, jusqu'à la quarantaine, Il a mené une vie errante, vendant ses échelles entre la station balnéaire et la ville de Maidstone, dans le Kent.C'est dire qu’il a pu s’emplir les poumons d’air salin, sans jamais séjourner bien longtemps dans une ville industrielle quelconque.Enfin, 11 s’établit à Southampton à 70 ans passés, et depuis cette époque, sa journée de travail est demeurée régullèrp.Il se lève à 9 h.30, mange de bon appétit un solide breakfast, pàlri beurré,' bacon tasses dé-thé bouillant.Unè’heure plût tard, 11 descend à son établi, où 11 travaille jusqu’à 13 heures.— Je fais alors, dlt-11, un bon repas, qui va voue prouver que je n’at Jamais su ce que c’était qu’une indigestion.Je mange ce que Von me donne, mais mon plat favori, avec lequel jejae régale tous les mercredis est un pâté de- vlarfde que j’accompagne de t I i .i I T; : connu.Comment prouver alors que cette partie très majeure des ondes n’est pas peuplée d’une faune dont les éléments nous échappent çt dans laquelle existent de ces êtres énormes, vestiges des temps millénaires, êtres craintifs, fuyant au moindre bruit, et qui ont été chercher dans ces solitudes infinies le salut et la quiétude ?Cependant, de ces phénomènes, certains ont été contemplés à diverses reprises.Les témoignages unanimes d'états-majors et de passagers l’attestent.Faut-il évoquer l'exemple bien connu de la canonnière française Décidée envoyant, en Baie d'Along, deux coups de canon à un de ces monstres qui l'avait approchée ?I I 1 I I i « I I 1 Dr A.LEGENDRE (Mer et Colonies) M.Mussolini rassure la Turquie • i Et puis, il est des êtres aquatiques énormes, connus, classés, que, vus en surface, on a pu assimiler aux fameux serpents de mer — soit dit au pluriel car il est probable, voire certain, que leurs types sont variables.On sait parfaitement qu’il existe, en.mer des Sargasses notamment, de gigantesques calmars, dont les tentacules atteignent de bout en bout jusqu’à 12 et 14 mètres, tel celui qui fut observé, en 1874, à l’île Saint-Paul, par Vflain, et d'autres, dont M.Roule, professeur d’ichtyologie au muséum d’histoire naturelle du Muséum de Paris, citait récemment l’exemple.La « manta ragada », la raie géante du Pacifique, est bien connue.Elle atteint jusqu'à 12 mètres de diamètre.Une raie de cette tàHle s’est échouée, en 1909, à Santa-Rosalia, en Basse-Californie; la manta offre cette particularité curieuse que ses yeux sont fixés à l'extrémité des ailerons.J'eq ai personnellement nettement vu une de 4 à 5 mètres, sur les côtes du Venezuela, en 1931.Les musées de South-Kensigton, à Londres, et de Singapour, en possèdent chacun un échantillon naturalisé.Celui de Londres est d'environ 5 Celui de Singapour est un péu plus Rien d’extraordinaire, alors, que ces grands êtres marins, vus en surface, avec les protubérances de leur épine dorsale, aient été pris pour des serpents de mer 1 .Et puis, les fantaisies de la nature ne sont-elles pas infinies ?Il a existé longtemps — peut-être existe-t-il encore —à Auckland, en tynivelle-Zélande, un énorme marsouin, bien connu des navigateurs de ces parages, et que l'on avait baptisé le Pilorus-Jack.J'ai eu entre lçi mains une, brochure éditée là-bas à son sujet.< Pilorus-Jack » attendait les navires à Iprée des passes et les précédait, comme pour le# guider.Il était protégé.Interdiction était faite de le tirer ou de le harponner.Un jour, un équipage passa outre à ces instructions.Pilorus-Jack.blessé, mais non tué, disparut pendant quelque temps, au bout duquel il reprit le poste qu’il s’était assigné », narrait la brochure.Que le fait, relaté dans une brochure spéciale éditée là-bas, soit vrai ou non, il témoigne Lee allusions à l’expansion économique et culturelle de l'Italie en Xsle faites par M.Mussolini dans son discours du 16 mars au congrès fasciste avaient Causé une certaine inquiétude h Ankara.Pour cette raison, l’ambassadeur de Turquie à Rome, Cassim bey, avait été chargé de s’enquérir amicalement auprès du ministère des Affaires étrangères Italien du sent des paroles du Duce.La grande Assemblée nationale accueillit donc avec satisfaction la déclaration que lui fit Tewflk Rouchdy bey, ministre dès Affaires étrangères, et d’après laquelle l’ambassadeur turc à Rome avait été informé que l’Italie considérait la Turquie comme un Etat européen et que, par conséquent, les remarques de M.Mussolini ne la visaient aucunement.Le ministre ajouta que M.Mussolini avait personnellement donné une assurance analogue à l’ambassadeur et lui avait en môme, temps exprimé ses sentiments d’amitié sincère et d’admiration pour la nouvelle Turquie.(Le Petit Parisien)., TW \ 'i Jerry Automobile Limitée, 44(0.rue S-Dealt ont dans leur# divers dépôts l’auto neuve eu usagée qui vous conviendra.Avant d'acheter, tdléphones-leur: PL J2IL Vous obtiendras deal l'échange les meilleures conditions- U (r) La Turquie va renforcer ses armements D'après un message de Stamboul au Timet, le cabinet a prie la décision d’augmenter les forces navales et terrestres de la Turquie.Les sommes nécessaires seront inscrites au prochain budget qui sera soumis à: ressemblée nationale.1 gisme.De nos jours, on constate partout que le développement physique ne marche pas de pair avec le développement intellectuel ; qu'entre les deux, la proportion est Inversement proportionnelle.Assez précoces Intellectuellement, nos enfants présentent une apparence minable.Dans les classes populaires, on attribue cette débilité à la sous-alimen-tatlon forcée.En est-on sûr ?Des observateurs notent que les générations vont s'af-t, faiblissant.En effet, l’ère du machinisme est apparue pour rester.En s’amplifiant, la force physique trouvera de moins en moins d’emploi.Des écrivains comme Wells décrivent nos descendants comme des êtres menus et I mjkre*.pètit.S « •"•»> lu>iï itUi'iitu Une conférence des pétroles > «»!>',r - » ,>- K Vt.v Le serpent de mer?.: h On mande de New-York à l’Btohante Telegraph de Londres, que M.Walter Choeagle, président de la Standard OU Company cl New-Jersey, s’est embarqué à destination de Londres où il doit participer à une des plue importantes conférences Internationales pétrolifères qui ait eu lieu Jusqu’Ici.(Le Petit Parisien) I» Le serpent de mer est, depuis longtemps, un de ces sujets que, l'été, reprennent les journaux en mal de copie.Aux yeux de la plupart, lecteurs et rédacteurs, ce serpent est un bateau.A telle enseigne qu'on n'oserait point ré- en tout cas que, en matière de phénomène de la nature, s'il ne faut pas être trop crédule, le scepticisme de parti pris est hors de mise.Si l'on parvenait à capturer ou à tuer le monstre de Loch Mess, peut-être le fait mettrait-il tout le monde d'accord.Mais trop compter sur cet événement est-il osé ?En tout ceci, contentons-nous donc de supputer, sans accepter, les yeux fermés.Ni nier.Maurice R0NDET-SA1NT grêles, mais munis d'un chef disproportionné au reste du corps.Espérons toutefois que les gouvernants futurs verront à prévenir ces prophéties.peu aimables.% aborder ce sujet, si toute la presse, française et étrangère, ne s'était faite, depuis quelque -# Le publie en général s l'Impression que la maison J, D.Laageller ne vend que de* Instruments de musique.Noue tenons * lu faire savoir que depuis environ un an, élle vend tout ce qui est nécessaire à l'ameublement d’une maison, tei quei meubles, tapis, réfrigérateurs électriques, poêles, etc.Cela vous paiera de visiter écn établissement car elle vend meilleur marché qu'àilleurs.#10 est, rw & Catherine.Tel.: HA.#111.Jcan-ltobcrt BONNIER temps et à diverses reprises, l’écho de l'apparition, sur les rives du Loch Ness, en Ecosse, d’un monstre gigantesque, aperçu par nombre de témoins.La curiosité publique s'est emparée du fait.Et les hôtels de Foyers et de la région, rouverts pour la circonstance, et pleins h , i Le Daman est plus économique que l’asphalte natures de roche et offre pour les routes canadiennes soumise» à.un climat rigoureux l'avantage supplémentaire de n'étro point glis-•ant.(Mer ét Colonies) (r-c) I s'attribuant le» régime» dictatoriaux : *»?clame, nazisme, communisme.L’Office émane du gouvernement et les personnage» désignés par célui-cl sont révocable» à son gré.C'6et dire qu’ils sont simplement le truchement de sa volonté.Réfléchissez ensuite que l'Office est investi dr droit de contrôle sur tout ce qui se rattache à la mise sur le marché, d’un produit quelconque * de la fermé ou de là forêt, de !• mer, des lacs ou des rivières» ainsi que ils toute boisson et de toute substance d’alimentation Issues de ce produit par vole de transformation ou autrement.(.) L’Office n'a pas seulement des pouvoirs discrétionnaires pour la règlementation des marchés, mais il peut Interdire à qui que et soit de disposer du fruit de son travail.Ajoutez à cela que l’on n’a pas môme la prétention de consulter les producteurs sur l'opportunité de placer une denrée quelconque sons le ressort de l’Office, et que les contrevenants aux décrets de l’Office sont assimilés à des criminels (voir l’Article.21) et passibles de sanctions très grave» ($10,001) d’amende s’il s’agit d’une société, $6,000 d’amende ou deux années d’emprisonnement s’il s’agit d’un particulier).Pendant que notre Bouvier cherche à réglementer la production du blé, la Presse prêche le malthusianisme chez les animaux.Enfoncé, Arbi I lier la démission de M.Patenaude en 1917 à sa campagne de 1925 : La nomination de M.E.-L.patenaude n’a étonné que les naïfs.Le gouvernement conservateur d’Ottawa se devait de reconnaître lés services de cet homme actif qui a pris part à presque toutes les campagnes du parti depuis 25 ans.11 est vrai qu’en 1917 11 ne voulut pas suivre la politique de M.Melghen, mais cette attitude, qui semblait alors devoir ruiner sa carrière, lui fut au.contraire d’un grand secours par la suite.On se rappelle comment en 1926 les conservateurs essayèrent de tirer bénéfice du beau geste de M.Patenaude.C’est encore en raison de cet acte courageux que la province de Québec est heureuse d’accueillir M.Patenaude à Spencerwood.Cependant personne ne doute que le nouveau lieutenant-gouverneur soit qualifié pour exercer Ses fonctions de manière à contenter tout le monde.Nous savons en tout cas que le Québec aura, en M.Patenaude un Français d’honneur, de langue et d’esprit.Tous les journaux ont fait leur salut à M.Patenaude.On én reparlera dans cinq ans, à la nomination de son successeur.Un nouveau malthusianisme.dent de rendre l’Autorité sympathique S tous, par-dessus les discussions pas toujours édifiantes du régime démocratique.Seulement les lieutenants-gouverneurs des provinces sont généralement d’anciens capitaines de la démocratie et ceux qui les nomment sont toujours des créatures du régime démocratique, de sorte que l'Action catholique conclut un peu vite en plaçant les vice-rois si loin au-dessus des discussions.Puis, après l'éloge de M.Carroll, celui de M, Patenaude : Malgré ses nombreuses campagnes politiques marquées tantôt de brillants succès, tantôt d'échecs retentissants, M.Patenaude jouit d’une belle réputation.Son expérience publique est très vaste, ce qui ne manqué pas d’utilité, même chez le représentant d'un roi qui règne sans gouverner.Pourvu d’une expérience administrative qui s’étend aux deux domaines fédéral et provincial, le nouveau lieutenant-gouverneur pourra probablement rendre quelques Services mfme s’il ne délibère pas effectivement, lorsque surgiront des conflits de Juridiction entre le» deux pouvoirs dont nous relevons.REVUE DE LA PRESSE Le socialiste Bennett M.Turcotte, au Canada, voit en M.Bennett un précurseur du socialisme au Canada.Les tendances de notre bouvier national au socialisme d'Etat son faciles à discerner.Mais comme précurseur, il a été lui-même annoncé par des voix qui ne prêchaient pas toutes dans le désert et n'étaient pas toutes du parti bleu.Nos gouvernements ont été longtemps socialistes, ou du moins socialisants, sans le savoir, notre pays s'en allait depuis longtemps vers lé socialisme sans s’en douter.Depuis le mariage Bennett-Woodsworth, on commence à voir où l'on va.Précurseur Bennett > Il est le père putatif du messie socialiste incarné en M.Woodsworth.On aura compris que c'est la création de cet organe dictatorial dont le nom couvre cinq lignes qui inspire à M.Turcotte les considérations suivantes: L’affaire Harvey.C’est jeudi que les journaux publiaient la nouvelle de l’interdiction dont le cardinal frappait le roman de notre confrère Jean-Charles Harvey, Les Demi-Civilisés.Le jour même, M.Harvey, qui était rédacteur-en-chef du Soleil, se voyait obligé de quitter son poste, malgré sa soumission à la condamnation de l'ordinaire, puisqu’il avait adressé la note suivante à l’Action catholique qui la publiait le lendemain, avec ces commentaires : servi à -ien : on a coupé les vivres à l’auteur des Demi-CmKsés.Dans un pays qui ne serait pas vraiment qu'à demi civilisé, on ferait la distinction entre l’activité littéraire d’un homme et la profession qui le fait vivre.Si au moins M.Harvey s’était rebellé contre l’interdiction, on aurait eu une apparence de raison pour justifier l’ostracisme dont il est la victime ; mais la spontanéité de sa soumission devait le mettre à l’abri de cette injustice qui brise une brillante carrière.Et M.Harvey sera désormais montré du doigt partout où il passera, on le fuira comme un lépreux, tellement est développé, en notre pays de demi-civilisés, l’art de faire le vide autour d'un homme qu’il faut détruire.Qui donc a dit : «II-y aura plus de réjouissances dans le Ciel pour un pécheur qui fait pénitence que pour quatre-vingt-dix-neuf justes.» M.Harvey, vous gardez du moins l’estime de quelques personnes en cette province.Parizeau vous le dira demain.La nomination de M.Patenaude Deux journaux, le Canada et l'Action catholique, qui ^'avaient pas encore fait la révérence d’usage au nouveau lieutenant-gouverneur de la Province, lui ont fait leur salut, le premier samedi matin, le second vendredi soir.Auraient-ils voulu attendre de lire ce qu’en disaient les confrères afin de ne pas trop jeter de notes trop discordantes dans le concert de louange à l’adresse de M.Patenaude ?Ne leur reprochons pas d’être en retard d'une journée ou deux sur leurs confrères.L’Action catholique embrasse, -en deux courts paragraphes, tous les lieutenants-gouverneurs passes, présents et à venir ainsi que les gouvernements qui L-s nomment : Il Importe que le roi ait pour représentant au milieu de nous un personnage distingué, parfaitement digne de respect.Grâce à Dieu, la nomination de ce vlco-rol révèle toujours chez ses auteurs un souci évl- i « M.Jean-Charles Harvey, nous adresse pour publication, la déclaration suivante, que nous nous empressons de communiquer au public.« Après la déclaration de Son Eminence le cardinal Villeneuve publiée hier, je consens à retirer du marché mon dernier roman « Les demi-civilisés », et je prie les librairies et l’éditeur de vouloir bien en tenir compte.» Jean-Charles HARVEY Par ce geste, notre confrère cause un véritable plaisir à tous ceux1 qui l'estiment Véritablement.M.Harvey accomplit sans doute un devoir, mala un de ces devoirs dont l'accomplissement honore dans la mesure où 11 coûte.Et cet acte marquera l’une des étapes les plus fructueuses de la carrière de l’auteur, si le devoir est accompli avec courage jusqu’au bout.Ces commentaires, dans leur ligne généra!*, se rapprochent assez de ceux que fai*8'! l’autre jour notre directeur et je renvois • lecteur à l’Ordre de jeudi dernier.Mai* I* partie amusante, c’est de voir M.Turcotte, fervent admirateur de Rooseve/lt et de sa Ni", établir une distinction entre le socialisme in* dustriel de Roosevelt et celui de Bennett, comme s'ils n'étaient pas aussi rudement i™* posés l’un que l'autre, le premier par ufl* pression * morale » tout aussi réelle et efficace^ sinon aussi brutale, que la pression legislative du second.: .« On comprend aisément l'empressement ®* M.Woods worth et de son groupe à se raH'*r à M.Bennett sur ce terrain », ajoute M.Tui-cotte.Cela seul devrait suffire à ouvrir le* yeux de notre Bouvier, si, en bovin de rate, il ne fonçait tête baissée, sans vouloir *avo'r où il va.L'Action catholique me permettra de ne pas souhaiter, avec elle, que M.Patenaude prenne part aux débats qui ne manqueront pas d’être soulevés sur les « conflits de juridiction entre les deux pouvoirs dont nous relevons ».Je crois que M.Patenaude serait de bonne foi s'il prenait part à ces débats; mais, comme à peu près toute sa vie politique s'est passée dans ce qu’on appelle l’arène fédérale, il sera amené, inconsciemment sans doute, à juger plutôt d’un point de vue fédéral, ou, si l’on préfère, canadien, et à n’apporter qu'tine faible opposition au courant centralisateur du gouvernement fédéral.Je veux me tromper à ce sujet.La création d’un Office des produits naturels, c’est le développement logique d’une politique visant à une espèce d’autarchle canadienne, — ce qui est bien le comble de l’absurde pour un pays ayant autant que le nôtre besoin du -marché étranger.Mais si l’Etat juge de son devoir d'intervenir contre le consommateur et en faveur du producteur dans le domaine de l'Industrie, 11 n'y a pas de raison valable pour qu'il-n'en fasse pas autant dans le domaine des produite naturels, Et l'on volt où cette logique des Idées nous conduit.Elle nous conduit au projet de loi du 26 mars, qui est bleu un‘des plus graves attentats à l'autonomie provinciale, comme l'a tort Justement dit M.Taschereau, mais aussi une véritable confiscation de la propriété privée.Confiscation est un mot lourd de signification.On croira peut-être que nous l'employons à la légère, sans l’avoir suffisamment pesé.Ceux qui ont eu la patience de lire le galimatias du bill 61 et de chercher à en déchiffrer le sens, ne seront pas de cet avis.La Press» s’intéresse beaucoup aux Pays-Bas, depuis quelque temps.Ces jours derniers, elle exposait les mesures législatives adoptées par U Hollande pour réglementer la main-d’oeuvre étrangère.Vendredi, elle commentait la décision des Pays-Bas d'abattre pl,us de 200,000 bête* laitières pour en distribuer la viande aux chômeurs.Il y a eu surproduction d’animaux, dit la Presse, et il eût été préférable d'en réglementer la production ; Plus de 200,000 sujets de troupeaux laitiers seront abattus en un an et livrés à la consommation, dans les Pays-Bas, pour parer à la crise de l’agriculture dans ces réglons.L’Industrie laitière éprouve là-bas de grandes difficultés à cause de la fermeture des marchés étrangers.La viande des bêtes abattues sera conservée dans des frigorifiques, pour être ensuite distribuée aux chômeurs, aux hôpitaux et aux asiles.Comme on a détruit le riz, le café, lorsqu'il y -valt surproduction.ainsi aujourd’hui on veut exterminer des troupeaux entiers.Mais il semble qu'il eût été préférable de-prévenir l’encombrement des marchés, de trouver des débouchés et surtout de réglementer la production en temps propice.41 Mais le jour où l'Action catholique publiait les lignes qu’on vient de lire, le Soleil annonçait, en tête de sa page de rédaction, le départ de M.Hervey : :
de

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