L'ordre, 14 mars 1934, mercredi 14 mars 1934
# RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS •180 est, rue Sainte-Catherine, Montreal Téléphone : PLateau 8511*.Administrateur PIERRE ASSELIN .LUCIEN PARIZEAU ¦ < -• •' "• V .fft On est prié d'envoyer tàute corresponde 4018 de l’Hôtel des, Postes"en mentionnant ,' sut l’enveloppe le service (Rédaction ou ' Administration) auquel on veut s’adresser.: 1 an 6 mois 3 mois En ville, par la poste .$9.00 $4.75 $2.50 Canada (hors de Montréal), ) Royaume-Uni, France et [ $6.00 $3.25 $1.75 Espagne .J Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 $3.50 $1.85 Autres pays.$8.00 $4.25 $2.25 Secrétaire de la Rédaction , à /« ' f « nce casa Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur^ : OLIVAR ÂSSELIN L’abonnement eat payable d’avance par mandat« poste ou chèque affranchi, accepté et payable mu pair à Montréal.* Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.T -, “ • : •- Le numéro;; 5 sous >.remière année-—No 4 Montréal, Mercredi 14 mars 1934 ! M.l’abbé Victor Vincent, disait à ventum d’anciens élèves: t * L heure est venue où il faut dresser autour d'eux un rempart de défense.Des menées sourdes, habilement dissimulées ou faites dans le prétendu bien des collèges, on en est venu aux attaques ^formelles.Elles peuvent compromettre un système d'éducation et un corps d’éducateurs que siècles ont éprouvés et qui ont fourni et fournissent encore à notre pays ses fils les plus éminents et les plus utiles.(.) On fait tout ce qui est possible pour ne confier l'enseignement des sciences, des langues dernes, en particulier du français et de l’anglais — comme du latin et du grec — qu'à des spécialistes,' à des docteurs, en un mot, le mot à la mode,,à des « compétences ».Nos dénigreurs parlent à la légère, sans connaître suffisamment ce dont ils parlent, et ils manquent à l’élémentaire loyauté et à la simple justice.On est en droit de soupçonner qu’ils poursuivent un tout autre but que celui du progrès des collèges et que, au fond, c’est au prêtre éducateur qu’ils en veulent, en le tenant responsable de toutes les déficiences dont souffre notre peuple, lesquelles sont dues à de multiples causes.» L’enseignement du français, confié à des spécialiste» ?Ah ! monsieur l’abbé, et sauf le respect que je vous dois, que voilà une chose nouvelle! Pour le reste, notamment les lignes où l’on nous passe par les armes à cause de nos « menées » contre « le prêtre éducateur », nous avons l’honneur de nous en désintéresser.Nous attachons assez C’est une tribu qui a la vie plus dure que d’importance, à I’Ordke, à l’idée catholique *« ou les mille-pattes.C’est la u 4• de parti-pris.D’ailleurs, depuis que le clinant très bas devant le sorcier qui préside; Strictement, le terme équivaut à « achats clergé a monopolisé l’enseignement, il s’est * 1 incantation, croit avoir résolu en quelques en gros ».¦• Quand donc le Parlement, sur la adroitement défendu contre la critique, soit phrases vide, des réalités parfois complexes.propositipn de M.Bennett ou .de son collègue et dressée, soit en anathematisant les pro- celle des politicards, celle des pseudo-business- » agissait, vers quel but une enquête ayant un tèstatairee.«.Dénigreurs du clergé », « cri- men, et quelques autres.Nous levons aussi objet aussi mal défini pourrait conduire.Après tiques de mauvaise foi », toute la gamme des c.*h* des « Fils Natifs » dont nous sommes ar- quelques- semaines, le public ne sait encore mots.' Mais si on en avait toujours eu le souci, tonneaux, comme on dit.Du jour que nous "'T*.* changer le nom, grâce à quelques quels intérêts il y a à satisfaire ni quel avan- l’enfant irait à f’escole, les pauvres cherche- wmmmm mêm&m ##### même: lettre indignée d’un clerc, auteur nom de 1 economic sacree.Nos « gnaqua » fices commerciaux, sur l’abus des monopoles , ^>taux’ 1 “* elf,enl «mpies et plus d’un roman inconsciemment immoral sur n ?nt P** cherché plus loin: « gnaqua> s up- et des coalitions, aurait peut-être eu quelques ûbres?On trouve entousiasme, crétien, tèse, rence de Mg^ Villeneuve, lu Revue de V£n- vous économiserez bien des pa- gl?ue pour Associations du Bien-Etre Popu- résennr.' j^le, je jète.heure, pié, cuneus, pris, saignement secondaire le prend comique- Le seul défaut I» *a!re Incorporées (Inc., ihc., inc., couin ! nois, des genous, des chevaus?ment à partie dan» sa dernière livraison, ci: vous n’économiserez ifenTw le cumul dm î?’ n“‘n ,)’.pour A“ocittli®ns .de Vieilles En écrivant ces mots selon les règles d’une Je lui laisse le plaisir dis « ramasser » lui- fonctions est impossible sans augmentation de y«*oeuvrees «t Bien Intentionnées, et nouvéle ortografe, c’est aux enfants que je pense, 1ESS1B gga# dieting pour arriver à qùelque chose, ne Cela n’a pas d’importance, pourvu que l’on n|*conlenU de toute catégorie une occasion maître: L’obélisc monolite dressé place de la laissent pas trois ou quatre sots parler en .!**•« P"^ de soi.— A.R.B.detaler leur, théories économiques et sociales.Concorde contient des iéroglifes résament intérieur nom ?Nous reviendrons’ sur la question PoKtkaUIerie militaire.de?qZn'T étalé^^u’iri dètnüe TT importante (elle prime les autres, au Ça- ., .Parlement siégerait jusqu’à l’année prochaine, ^r des rriots barbares?Au nom de la règle nada français) de l'enseignement à tous ses , Légion canadienne, affiliée a la Legion Commerce tout le premier.Dû reste, le et de Fusage on torture l esprit des enfants.Ce degrés: que la Revue en fasse sa géhenne.** f0™ atlants britanniques, siege en parlement siégerait jusqu’à l’année prochaine, n'est pas_le français qu’on leur enseigne, c’est «SïSâw Lucien PARIZEAU cal‘'e 5*es hnances nationales.Mais la Legion bug» yanki et de mesquine civilisation.— molle, un lexique pauvre, une syntaxe incorrecte, s?5ï;.S;dsa,ï 1 Empire.• Le régime de commerce interbritannique instauré à Ottawa est si discutable au point de vue canadien, qu’on se demande a quel mobile les anciens soldats de notre pays obéissent en s’en faisant les propagateurs.« Quelque part que Vous soyez dans l’Empire, demandez des produits de l’Empire»: de la part d’une association qui n’a, que l’on sache, aucune compétence particulière en matière économique, on aimerait autant le conseil d’acheter au meilleur marché en ne tenant compte que de l’intérêt canadien.Au lieu de se faire les apôtres d’un nationalisme économique qui est présentement le plus grand obstacle au rétablissement de la paix dans le monde, les anciens combattants, qui ont.besoin de la bienveillance de la nation, agiraient sagement en s’occupant de leurs affaires.— 01.A.L’exemple vient de haut un con- Superstition Le bloc fasciste mussolinien .Oe@la oela autre oh use Turc, dont les billets me sont toujours agréables, à- cause de leur langue châtiée, a soulevé mon enthousiasme, Vautre soir, en disant son fait p l’orthographe.' Il me souvient d’avoir lu quelque part — c’est, je pense, dans un article signé par un jeune homme à, qui¦ un journal du soir a fait à ce sujet une réclame imméritée — que l'orthographe revêt la langue d’un habit d’arlequin.Je ne sais à qui l'apprenti philologue a emprunté cette imjsge, mais il n’en pouvait certes trouver de meilleure.France, croyant que ce sacrifice serait utile à son pays; les ministres de la République, pour sauver leur situation éphémère et leur régime néfaste, ont sacrifié des Français et peut-être la France au régime.Ils n’ont pas eu le beau rôle.—?G, L.La survivance française en Amérique.Outre see réparations des dommages e guerre, virtuellement abolies par le lun Dawcs, Je plan Young et le règlement loover, l’Allemagne doit des sommes consoles à l’étranger (surtout aux Etats-Unis t à l’Angleterre) au titre privé.Cet argent été emprunté à intérêt et à courtage usu-aires, alors que les états, les communes, les ougrégations religieuses, l’industrie, ou ien manquaient totalement de capital, ou ien visaient à parfaire leur organisation iciale ou économique en vue de la reprise u commerce international.La question es dettes de guerre écartée, le gouverne-îcnt du Reich s’est naturellement appli-ué à soulager de leurs obligations, du toins en partie, les autres débiteurs.H y quelques mois, ceux-ci, dé leur seul chef, anonçaient aux porteurs de leurs dettes ue réduction d’intérêt équivalent dans -n semble à;40 pour 100, le paiement effectuant ' en’ outre, pour moitié^ en scrip » ou billets.Par un communiqué cent, les créanciers étaient avisés que site défaillance continuerait et même que i proportion d’argent comptant, dans les iglemeute, serait réduite à 30 pour .100.aturellemènt, les Américains et les An-lais la trouvent mauvaise.Ils protestent iptcs du gouvernement de Berlin et de la eichbank, et, au nom dé l’inviolabilité des mtrats,-,la France, mère-gigogne du prêt Iternationàl, joint sa protestation à la leur./ De toute évidence la répudiation unilà-raie d’un contrat est.une chose grave pour i stabilité des relations financières; mais vu, bien d’autres depuis la guerre.:s multiples interventions des États-Unis de l’Angleterre dans la question des irations n’ont tenu compte'd’aucun prin-pe supérieur de morale.Quand un pays latre-cinquiemes comme l’a fait la ¦ance, du quart ou du tiers comme l’a it l’Angleterre, de moitié comme le font i ce moment les Etats-Unis et le Canada, 1 Paya n’intervient-il pas dans les rela-Mis de créancier à débiteur pour fausser la irtée de toutes les conventions ?En attaint, depuis la guerre* si peu d’impor-îce à la sainteté des contrats, les gouvernants opt d’avance annulé l’effet de îtcs les remontrances qu’ils pourraient dresser mutuellement en- l’espèce.Le biteur allemand qui rogne de lui-même pour 100 sur l’intérêt" dé ses obligations 5 du même droit que s’arroge M.Bennett réduire à soixante sous et bientôt à nte-cinq la valeur-or du dollt./.Olivar ASSELIN L’activité diplomatique reste toujours intense en Europe centrale.Rome poursuit avec ténacité son plan d’organisation d'un bloc fasciste capable de faire contrepoids à la Petite Entente d’abord, à l’Allemagne au besoin.Pour l’instant, Rome cajole encore Berlin.Le plan italien consiste à jouer de la menace allemande pour obtenir un changement d’orientation politique de la France.L’idée maîtresse du Duce est d’obliger ses voisins de l’ouest de venir à lui dans des conditions qui lui permettraient, sinon de dicter ses volontés, du moins d’obtenir des avantages appréciables dans le bassin du Danube.C’est une charge bien lourde que le chef du gouvernement italien n’hésite pas à assumer; c’est s’attirer dans un avenir prochain l’hostilité de l’Allemagne, qui ne saurait tolérer, dans l’état d’exaspération où elle se trouve, qu’une nation lui barre la route en Europe centrale.La politique italienne ne pourra pas non plus négliger la force de la Petite Entente, dont les membres forment front unique devant la menace commune.Ce sont ces deux dangers immédiats qui poussent Rome dans la voie d’un bloc fasciste.Cette confédération sera plus difficile à réaliser que celle du Danube, si paradoxal que cela puisse paraître.Les Etats" de l’Europe centrale savent fort bien qu’apres avoir servi de tampon contre l’Allemagne, ils seraient sacrifiés de gaîté de coeur si l’Italie trouvait ailleurs les compensations que son peuple réclame et attend.Il sera d’autant plus intéressant de suivre la conférence de Rome qui commencera au- -jourd'hui 14 mars, que l'Allemagne y assistera en le personne de son vice-chancelier Von Papen.Dollfus et Goemboes représenteront l’Autriche et la Hongrie, et Mussolini présider» probablement les pourparlers.¦“Le rapprtfcHèméïîï politiqiïe entre Vienne r et Budapest est aussi réel que celui des nations de la Petite Entente.Une restauration des Habsbourg reste dans le domaine du possible.une subordination de l’Autriche et de la Hongrie au gouvernement italien serait un événement extraordinaire; le bloc fasciste italo-austro-hongrois sera excessivement difficile à former.C’est plutôt vers l’Allemagne que pencherait Vienne, si elle devait abdiquer toute indépendance politique.Une restauration monarchique compliquerait encore les choses, du point de vue italien, mais serait certainement plus acceptable pour Rome que l’Anschluss pur et simple.La Petite Entente, elle, ne verrait pas d’un bon oeil un Habsbourg à Vienne ou à Budapest, mais somme toute ce serait, encore dans ce cas, un moindre mal auquel elle se résoudrait sans doute.Sans s’en rendre compte peut-être, le Duce reprend pour son compte la politique supérieure de Richelieu; la lptte contre une influence centralisatrice allemande.Malheureusement pour lui, la situation est renversée.Il ne lui reste plus qu’à investir l’Allemagne d’Etats inféodés à Rome, en attendant, que la disparition du « Führer » ou une évolution du régime raciste désagrège le bloc germanique.Li petit Journal de Paris, parlant du quatrième centenaire de l’arrivée de Jacques Cartier en Amérique, rappelle, ces mots de Fréchette: « Notre âme est restée française, parce que nous sommes fiers d’être les Français Question d’hospitalité.d’Amérique.Nous tenons à la Fiance par • • _ ' , toutes les fibres du coeur.» Et il ajoute: — ' ^nse-t-dn vraiment que la maison de Saul « .le Canada prépare des fêtes grandioses.;fon>arquin, collectionneur passionné darmes La France manquerait à son devoir maternel 9"® ,‘a P0™®."® Montreal arrêta la semaine si elle ne s’y associait pas.» / derniele, n était fréquentes que par des bandits Les délégués dé la France recevront un ®ana«iens> Une enquete un peu poüssée accueil cordial.Cependant, il est à craindre *]:*rait “n* doute qu elle etait plutôt un endroit qu’ils ne trouvent guère de traces de notre rendez vous des gangsters américains.Ceux-« survivance», à moins qu’ils ne visitent U -° Pa«®"t la fronbere aussi faci ement que le pont David.Nous aurions tort d interàre 1entrée, du pays à de bonnes gens qui nous apportent d’excellents whiskeys.L’hospitalité est notre fait.Nous recevons tout le monde à bras ouverts.Les Français, gens peu chrétiens, ont décidé, la semaine dernière, de restreindre le nombre des étrangers qui gagnent leur,vie chez eux.Us s’imaginent légitimer cette mesure en £?!?Par®nt ^®* chiffres.Actuellement, environ 900,000 étrangers travaillent en France alors que 200,000 Français y.sont sans emploi.¦ La campagne francophobe dés apôtres de la charité internationale, on le voit bien, n’est que raisonnable.Quel égoïsme que celui de ce pays qui protège sagement ses intérêts, même aux dépens des étrangers! —G.D.I mo- mon- ' On écrivait jadis comme on parlait.L’orthographe était simple.On Va compliquée au nom de principes douteux: les mots des lettres dites étymologiques, et d’autres qu’ils n’ont jamais eues, même sous leur forme latine.Diffusées par le livre, la revue, le journal, ces graphies sont tombées sous des milliers d’yeux.On parle souvent aujourd'hui comme on lit.Demandez à vos amis comment il faut prononcer gageure, cheptel, legs, geôle, Berlioz, Chamonix, Bruxelles.Vous n’en trouverez probablement pas un qui ne fasse au moins quatre ou cinq erreurs.A plusieurs reprises, les grammairiens, les vrais, ont 'essayé de réformer T orthographe.Les hommes de lettres, par routine, les imprimeurs et les libraires, par intérêt, n’ont rien voulu entendre.' Ils ont invoqué l’usage et la tradition.Mais il arrive qu’on étouffe sous la tradition et Vusage est parfois un < imbécile.Et c’est en leur nom qu'on m’impose d’écrire fantaisie et philosophie, charrette et chariot, oignon quand je dis ©gnon, femme quand je dis fame.Il faut aussi, parait-il, conserver la physionomie des introduit dans on a campagne canadienne, et encore.Ils entendront force discours, force protestations d’attachement à la mère patrie, mais ils remarqueront aussi l’état de la langue, le vide de l’esprit, l’américanisation des moeurs.Et pour peu qu’ils se donnent la peine de sonder les coeurs, ils verront que l'attachement à la mère patrie, ce n’est qu’un sentiment de surface, car ce n’est pas d’hier qu’on nous la représente comme libettine, immorale, impie, la France.Le nombre est petit de ceux qui la connaissent.C’est pitoyable, mais c’est ainsi.— P.B.La tribu des Gnaqua.i : : : , ' := ; en a ¦ re- 5./ î & V g *- £ ï g: * I: I I 1 l t t Pour acquît le conscience I rorthographe.Turc, mon ami, revenez à la charge.Il aux dépens de Anniversaire.L’anniversaire de la mort de Zinchuk nous rappelle qu’on prépare actuellement un amendement au code criminel, afin de restreindre le port des armes à feu.11 ne s’agit pas en?core de désarmer les agents de police, bien que le projet soit appuyé par les autorités policières de Toronto et de quelques villes ontariennes.La loi sur les permis et le port d’armes sera plus sévère.L’administration exigera l’enregistrement de ces permis.Les rues de nos villes sont suffisamment sûres, la nuit comme le jour, et la protection de la police est assez efficace pour qu’il ne soit pas nécessaire de traîner avec soi une canne à épée ou une canne-révolver.A moins de raisons graves, on ne pourra plus obtenir un permis.Mais des raisons, est-ce qu’on n’en trouve pas toujours quand il en faut ?—— D, D.Bcboe B faut sauver la langue, même l'orthographe.Il faut la défendre contre, les sj PARC AUX HUITRES Nos lecteurs apprécieront sans doute une perle trouvée dans le Citizen d’Ottawa : la découverte en Angleterre d'une tribu de « gypsies canadlens-françals », venant de Winnipeg et voyageant en roulotte de luxe.Le digne journal va jusqu’à publier un compte rendu d’une noce où les époux portent les noms très français de Lena Evano et de Joseph Stelro.Des « gypsies » canadlens-françals : cela fait songer au comte de Gobineau.sots.ALI $ Outre la satisfaction que vous obtenez à fumer les cigarettes Boxy, «douces comme de la sole», chaque paquet contient des cartes «Mains de Bridge», échangeables pour de jolies primes de première qualité.Les cigarettes Itoxy sont manufacturées par L.O.G rot lie Limitée, maison canadienne et indépendante.Vous trouverez par milliers d’anciens ves des classes d’humanités qu’une péda-gio chagrine a dégoûtes de l’antique, tournés de l’humanisme, dirigés sur le ras romantique, mais invitant, des lettres aujourd’hui.J’ai découvert Platon et sa [case après m’être passionné pour Hugo; le monde antique, que des manuels avaient représenté comme un musée, etel de Coulagges m’en a révélé la lucre, qui s’élance à travers les âges et pieu dit sur toute la Renaissance.Le 1» ce ne peuvent être les humanités co-latines, ferments de culture et de ci-isation; c’est la manière dont on les en-Sue.Voilà le principal reproche que is avons fait jusqu’à présent aux maîtres I enseignement secondaire, — il y a TOi eux des hommes intelligents et délés — et celui que nous pouvons justifier ; I® plu* grand nombre d’exemples quo-iens.Une autre accusation: éducateurs, avez-vous fait de notre âme française, je ix dire de l’esprit critique, de l’aptitude 1 révolte, qui eussent fait de nous des lunes dans la vie publique ou privée ?and nous avons suggéré, avec M.Paul uin, la formation d’un Conseil supérieur 1 enseignement secondaire — r Prêts à construire I ù nos talons quelques abbés de loti [cette Revue do l'Enseignement secon-frc fIu un lycéen do vingt ans ne rédi-[ait pas.En juin 1933, le supérieur du ¦ÙSaire Saint-Charles (de Sherbrooke), i André BOWMAN La grande pitié de nos travailleuses 8 I:- (r) par Fernand Marrie COMMENT LE ROI DES BELGES SE FIANÇA Une force physique admirable et une santé de fer poussaient le roi Albert 1er de Belgique à chercher ses distractions dans les sports.Alors qu’il n’étalt encore que prince, l’alpinisme était déjà son délassement préféré.Chaque année, il entreprenait dans les montagnes quelque expédition, sans se douter qu'un jour, après avoir échappé à d’autres dangers plus terribles, 11 y trouverait la mort ! Ce fut au cours de l’une de ces randonnées, en descendant des Alpes bavaroises, qu’il rencontra la charmante princesse destinée à partager plus tard, après un bonheur paisible de tant d’années, la plus lourde et la plus glorieuse des adversités, et qui, souveraine exemplaire, pleure.aujourd’hui sur un noble foyer détruit.Journalisme anglais En dépit de ses imperfections,' toutes naturelles, et de son insuffisance maintes fois constatée, notre loi provinciale instituant la Commission du Salaire Minimum des Femmes dans l’Industrie s’est néanmoins affirmée comme un réel bienfait dans le cercle étroit où il lui a été permis, jusqu’ici, de porter remède au mal social que sont les trop petits salaires.Cette Commission, qui aurait pu et dû être créée beaucoup plus tôt, constitue un sérieux et redoutable obstacle contre lequel viennent tôt ou tard se buter les patrons inscrupuleux — pour ne pas les désigner par le qualificatif qu’ils méritent — qui poussent jusqu’à la plue vile indécence l’avilissement des salaires de leur p.rzoqnel féminin.Et.chose étrange, malgré la loi et la Commission du Salaire Minimum, cette exploitation éhontée du travail des fournies persiste dans bien des cas.Nous n’en voulons pour preuve que les nombreuses condamnations qui émanent de nos tribunaux ayant à juger les violations de cette loi des salaires, loi qui vient d'ailleurs d'être rendue plus sévè-e par suite do la fréquence scandaleuse des « contraventions à bon marché » dont elle a été l’objet jusqu’à cos derniers temps.Sauf erreur, il semble que certains patrons considèrent leur maln-d’oouvie féminine comme une vutgalre marchandise soumise à la sempiternelle loi de l'offre et de 1» * I On parle souvent, au hasard des conversations, des journaux anglais.On vante la sûreté de leurs Informations, la présentation des pages fait l’objet de multiples comparaisons qui ne sont pas toujours à l’avantage de nos publications.Faut-il rappeler qu'il y a moins de cinquante ans, le colportage des journaux eu Grande-Bretagne, et particulièrement en Angleterre, était chose inconnue.On ne pouvait se procurer une « gazette » qu’à la condition de contracter abonnement ou de passer commande ferme à certains dépositaires.La Révolution de Février en France.C’est bien d’une véritable révolution qu'il s’agit, révolution brutalement matée, puisque Daladier a voulu se couvrir devant la commission parlementaire d’enquête en disant qu'il avait voulu sauver le régime.Il l’a sauvé, du moins pour un temps, mais en ensanglantant Paris et en risquant de discréditer la France aux yeux de l’étranger.Si Louis XVI avait retardé la chute du régime monarchique en faisant tirer les Suisses, quelle noire figure ne lui donnerait-on pas dans l’histoire officielle de la République, née pourtant dans la Terreur et ressuscitée après Sedan par l’insurrection devant l'ennemi.On fait grand état des assassinats politiques de l’ancien régime.L’histoire les a tous dénombrés et grossis.La police politique de démocraties modernes a pourtant tué systématiquement, et quelques générations républicaines, en France, auront vu beaucoup plus d’assassinats politiques que dix siècles de monarchie.II fallait ajouter l'assassinat en masse, le feu ouvert sur la troupe pacifique des anciens combattants qui ont sauvé la 1" rance il y a vingt ans.C e;t le stigmate que porteront Daladier, b rot et leurs collègues devant l'histoire.Louis XVI a sacrifié sa personne et son régime à la i L’enseignement de 1 Ecole de» Hautes Etudes Commerciales, (35 avenue Vlger, prépare air commerce, à la publicité, au Journalisme.Compléter* avantageusement les connaissances professionnelles de l’avocat et du notaire.Cours du jour, du soir et par correspondance.— TéU HA 6209.A) 1 I & (r) ¦E La C.C.F.en Ontario.En Ontario, |’union des ouvriers, des cultivateurs-unis et de la C.C.F.est rompue.Le deuxième groupe reprend son autonomie.Le comité exécutif du parti de Woodsworth perd l'un de ses membres les plus actifs.Miss Agnès Macphail, député de Grey-Nord-Est.Le capitaine Elmore Philpott a remis sa démission comme président des clubs de la C.C.F.de celte province.Voilà le commencement des difficultés.La doctrine semi-communiste de Woodsworth a obtenu un certain succès dans les provinces de l’Ouest.Mais l’Ontario résiste.Les Coops n’ont aucune chance dans le Québec.Cette scission met de nouveau en évidence la différence essentielle qui existe entre l’esprit, de l’est et celui de l’ouest du Canada.—G.D.Essayer d'acheter, un journal au numéro était une marque de grand luxe, et les lecteurs préféraient louer ùn numéro du Times ou de la Morning Post pour une heure ou une demi-heure.Ce furent deux jeunes gens de Yarmouth, les frères Middleton, qui en septembre 1883 eurent l’Idée de la vente sur la vole publique du journal local et en écoulèrent, dès le premier soir, six douzaines chacun.L’impulsion était donnée.Le jubilé de la reine Victoria, en 1887, Intéressa vivement le public britannique et fit des journaux quotidiens une nécessité.B Le lecteur de /'Ordre pourra sourire de pitié devant les prétentions du Canada anglais à la supériorité intellectuelle.nos nous sont- 1 1 m, avec vous — on a rca, Comparez /’Ordre avec la plupart des journaux français d'Europe et prenéz conscience du progrès intellectuel de votre pays.v 1 La lecture de /’Ordre est un brevet de culture française.1 am "T j i L’ORDRE—Montréal, mercredi 11 mars 1931 de»an -s, tout comma la moutarde, la poudre i.tu nuises et certains ustensiles on caoutchouc.Profitant de l’encombrement sans «sample dont souffre actuellement le marché de la maln-d’oeuvre en général, et da la main-d’œuvre féminine eu particulier, ces « Isidore Léchât » n'hésitent pas à offrir aux Jeunes filles ainsi qu’aux femmes quelques misérables dollars par semaine pour cinquante.heures et plus d’un travail souvent ardu et exténuant.Certains de ces phénomènes malfaisants, dpnt la mémoire devrait être vouée à la vindicte publique, vont môme plus loin sur le chemin de l’audace et du cynisme.Outre qu’ils n’offrent qu’une fort maigre pitance en ' fait de rétribution du travail, ils osent aussi solliciter « autre chose » quand, par hasard, un joli spécimen du beau sexe se présente à leurs yeux éblouis et allume chez eux des désirs qui n'ont précisément rien de platonique.La malheureuse tille ou femme ainsi acculée ne résiste pas toujours victorieusement, hélas.Trop souvent, elle succombe à la tentation de « vouloir vivre » et de se soustraire au spectre, hideux entre tous, de la misère.Et il arrive que « pour vivre > il lui faut parfois, à l’encontre de sa volonté et de sa raison, vendre ce que la morale naturelle lui commande de donner sans arrière-pensée.Ces cas sont tout à, fait exceptionnels, sans aucun doute, mais on nous assure qu’ils existent.Malheureusement, 11 est impossible, et pour cause, d’amener les victimes de ce superaffairisme à.dénoncer d'aussi équivoques « bienfaiteurs ».En général, les employeurs oublient le facteur « humain » quand ils règlent leurs salaires.Pour eux, la « paie » entre tout simplement dans les frais généraux de fabrication, avec la matière première et les Intérêts sur le capital engagé.Ils ne se rendent pas assez compte, en apparence tout au moins, que leur personnel féminin se compose d’êtres humains comme eux, de personnes dont la conscience, la pudeur et le fondamental « droit à.la vie > exigent un maximum de considération parmi une population qui se dit civilisée.Au lieu de traiter leurs employés comme des collaboratrices conscientes et de faire en tout temps un bienveillant appel à leur concours, ils agissent avec elles comme des agioteurs pour qui tout est matière à spéculation.Savent-ils, ces augustes « capitaines > d’industrie et ces majestueux magnats du commerce, que l'avilissement indu dos salaires dont iis se font un jeu est une quasi-incitation à.la débauche quand elle s’applique à la femme, une contribution plus ou moine directe à la prostitution ?Soupçonnent-ils, ces messieurs généralement « Influents et distingués » dans leur entourage, que le pouvoir d’achat de la masse, sur lequel 116 comptent, est en raison directe du nombre des salaires < suffisants » payés — petits et moyens — parce que c’est parmi la classe ouvrière que, toutes proportions gardées, l'on dépense le plus ?Oui, ils savent cela, sans doute, mais ils opèrent comme le feraient de parfaits ignorants en la matière, uniquement soucieux de se laisser égarer par les farouches exigences de leur égoïsme Incontrôlé.C’est pourquoi, n’en déplaise aux partisans du libéralisme économique, de cette doctrine éventée du laisser-faire, il convient de louer l’intervention tardive mais quand môme précieuse de l’Etat en notre province, intervention qui, si elle ne la supprime pas, atténue tout au moins, dans une certaine mesure, la grande pitié de nos travailleuses du Québec, tant urbain que rural.Georges Sorel, inspirateur des dictatures navire, que chaque coup de roulis peut cou cl, sur un bord.Dalam, le second, vexé d'i\ commandé par un homme aussi jeune api avoir désiré devenir lui-même capitaine € Pétrel », non satis failed'avoir préparé de t, ribles difficultés à Nau lors du départ, s'effe, maintenant de mutiner l’équipage.Puis les craintes du capitaine vont se ré t ser.La goélette coule dans un trou et se trou couchée sur tribord.Nau essaie en vain dt relever.La tempête augmente.Le danger si met définitivement l’équipage.Dalam h même, marin d’expérience, aide sort chef.£ fin, après deux jours de souffrance pends lesquels l’un des matelots meurt sur «1 Pétrel », qui n'est plus qu’une épave, quelqs heures seulement avant quelle soit englouti l’équipage est recueilli par le capitaine schooner « Le Phoque Blanc », Vitcher, g est le rival de Nau.Le livre se termine par la lecture d’un UI gramme qui annonce à Nau qu'il vient d'aui un enfant.Remarquons qu’au contraire de la plup des narrateurs d’aventures maritimes, l Les palinodies socialistes bonté de l’homme.Les gens qui croient au progrès sont des optimistes, et Sorel n'avait que mépris pour eux.Jean-Jacques Rousseau, qui croyait au progrès, en la bonté de l’homme, qui était un optimiste, a préparé la Révolution française, contribué à bouleverser la France, l’Europe, le monde.Sorel disait que les optimistes sont des gens dangereux et féroces.« Pendant la Terreur, les hommes qui versèrent le plus de sang furdnt des optimistes qui se montraient d’autant plus inexorables qu’ils avaient une plus grande soif du bonheur universel.» En effet, Robespierre fut un optimiste et Lénine en fut un, et, par optimisme, ils ont fait guillotiner et fusiller des milliers de gens.Mais saint Vincent de Paul, qui était pessimiste, a fondé l'hospice des Enfants Trouvés et le* Soeurs de la Charité.Georges Sorel a fait l’apologie de la violence.« Il ne faut pas examiner les effets de la violence en partant des résultats immédiats, mais dé ses conséquences lointaines », dit-il.Il croyait en la vertu féconde de la violence: « La violence prolétarienne peut assurer la révolution future, la violence eat le seul moyen dont disposent les nations abruties par l’humanitarisme pour retrouver leur ancienne énergie.Cette violence force le capitalisme à se préoccuper uniquement de son rôle matériel et tend à lui rendre les qualités belliqueuses qu’il possédait autrefois.» Ainsi le prolétariat et le capitalisme peuvent prendre dans Sorel des leçons Sur l'utilité de la violence.Lénine et Mussolini y ont trouvé des inspirations.II est le maître de tout dictateur.Napoléon Bonaparte eût beaucoup aimé les oeuvras de Georges Sorti.tl i g: a: I n l Tout en proclamant de plus on plus audacieusement qu'il n’y a pas pour eux d’autre salut que la lutte des classes, c’est-à-dire la guerre civile, les dirigeants du socialisme dénient à la démocratie suisse le droit de se défendre.Ils refusent à l’Etat le droit d’interdire l’émeute, la dictature de la rue, le recours des partis politiques aux armes.Et ce refus, cette volonté de laisser la légalité sans protection pour mieux la détruire, nous les retrouvons chez les révolutionnaires d’extrême-droite.Les uns et les autres espèrent majorlser les masses bourgeoises, qui ne veulent ni du socialisme ni du fascisme.Ils appellent à leur aide tous les mécontente, tous les songe-creux, tous les négateurs systématiques.S’ils réussissaient à former une majorité anarchique, on ne volt pas par quel miracle la Suisse échapperait aux luttes civiles qui viennent d'ensanglanter l’Autriche.Car 11 faudrait être aveugle pour ne pas voir que nous nous acheminons, nous aussi, vers une exaspération des luttes politiques et une brutalité de moeurs qui nous conduiront aux catastrophes si nous n’avons le courage et la volonté de les empêcher.Il y a des torchons qui brûlent déjà dans le paye, d’autres qui risquent de s’enflammer.A ceux qui refusent d’ouvrir les yeux, nous recommandons simplement dè prendre la loi sur la protection de l’ordre public et de se demander sincèrement si, dans l’état actuel du monde, 11 est sage ou fou d’interdire la provocation au crime contre l’Etat, l’émeute, la destruction de la discipline militaire, les violences contre une assemblée, les entraves à l’action des pouvoirs publics, les dépôts et la distribution d’armes et de munitions, l’espionnage pour le compte d’un pays étranger.Un Etat vivant sous le régime de ces précautions élémentaires vaut encore mieux qu’un pays où on s’en passe et se massacre dans la rue.i En 1912, je passai quelques mois à Paris.Comme j’habitais un petit hôtel d’étudiants près de la Sorbonne, je fréquentais beaucoup les innombrables boutiques de libraires du Quartier Latin.Elle était d’ailleurs complètement sourde.J’écoutais les propos de ce bavard tout en feuilletant la boutique du bon Delcsalle.Le vieux raseur, derrière le piano Erard, avait une érudition historique singulièrement étendue.Quant aux théories sociales dont il faisait parade, elles me semblaient confuses et paradoxales, mais très vivantes.Le bonhomme avait des yeux étincelants d’intelligence.Mais je n’arrivais pas à comprendre s’il était réactionnaire, catholique, royaliste, socialiste ou communiste.Il y avait un peu de tout cela dans ses discours.Un jour, je demandai au libraire le nom du monsieur disert qui palabrait derrière le piano Erard.P I ei 1 P a I a I ti Pater-Noster Row à Londres, centre de la librairie anglaise, et le Quartier Latin à Paris sont les deux endroits du monde les plus excitants pour l’esprit de qui aime les livres.Des galeries de l’Odéon au boulevard Saint-Michel, il y a bien des bouquineries.J’étais l’habitué de plusieurs.Mais je m'attardais surtout dans la librairie Delcsalle, rue Mon-sieuT-Ie-Prince.Là, ce n’étaient pas seulement les curieux bouquins des rayons et des boîtes qui me retenaient.Le libraire, sa femme et leurs clients m’intéressaient presqu’autant que les livres de la boutique.Delcsalle et sa femme étaient vaguement communistes, révolutionnaires, socialistes, en tout cas, très certainement idéalistes.Ils concevaient le meilleur monde possible et la société à travers Proudhon, Saint-Simon et Fourier.Les penseurs socialistes et communistes français du début du XIXe siècle étaient pour eux la loi et les prophètes.Delcsalle connaissait admirablement l’histoire de la Commune de 1871, et il possédait, dans ses étalages, de curieux ouvrages, des journaux et des souvenirs de cette époque.En causant avec le libraire, j’ai bien souvent feuilleté des exemplaires jaunis du Vengeur de Félix Piat, ou le journal de Vermesch, le Père Duchesne.(En 1871, Eugène Vermesch avait donné à son journal le nom de Père Duchesne, par révérence pour lé Père Duchesne de là Révolution française.En souvenir du fameux journal de 1793 et de son successeur communard de 1871, un journal de Moscou te nomme actuellement le Père Duchesne.) Tout en servant ses clients et procédant à l'emballage de ses bouquins, Delcsalle causait volontiers.Il avait dés idées généreuses et insensées.C’était un grand garçon maigre, à barbiche démodée.Sa taille élevée le servait beaucoup dans l’exercice de son commerce, car il pouvait atteindre les livres, sur les plus hautes tablettes de sa boutique, sans le secours d’un escabeau.En revanche, Madame Delesaüè était tout* petite.Elle se tenait dans un coin du magasin, derrière un grand piano Erard que j’ai toujours vu fermé et encombré de livres.Elle devait jouer du Schumann et du Chopin, le soir, quand la librairie était dose.Ce coin du piano formait un petit boudoir.11 y avait là un divan, des fauteuils.Les clients s’y asseyaient volontiers pour consulter mt ouvrage.Ces librairies du Quartier Latin sont accueillantes, pleine* de charmé.Souvent, un vieux monsieur était assis derrière I Erard et causait à très haute voix avec Madame DelesaVe.C'était d'ailleurs un monologue, car le.vieux monsieur parlait tout seul, la femme du libraire se contentant de le regarder ért tendant l’oreille.Le patron de la boutique s'occupait de son commerce tout en jetant parfois yn mot au monsieur discoureur.Des clients venaient un instant dans le coin du piano, écoutaient, s’intéressaient ou s’en allaient, sans que l'éloquence de l'orateur en fût troublée ou interrompue.Madame Delcsalle l'approuvait des yeux et gardait son air d'intérêt.I Ci , î 1< t Si I t< (1 I E x I e 1 d il C P n — Comment, vous ne savez pas! Mais, c'est M.Georges Sorel.* * * C’est ainsi que, par hasard, j’ai souvent entendu parler l'auteur des Illusions du Progrès et des Réflexions sur la Violence.Et je dois dire que, lorsque je lus tes ouvrages, je retrouvai non seulement ses idées, sa profondeur, sa philosophie et son érudition, mais aussi ta confusion, son bavardage et même son style.Car il n’est rien de si simplement écrit, d’aussi parlé, que ces terribles bouquins qui, paraît-il, furent les livres de chevet de Lénine et le sont encore de Mussolini.Ce n’est pas rien que d’avoir inspiré à la fois Lénine et Mussolini I d b 9 P Edouard Peisson n’explique pas les détail qu’il raconte uniquement par une sorte de jal lité.Dans Parti de Liverpool, par extmp f« Etoile des Mers » fait naufrage après ov heurté un iceberg, mais cet accident n’est qu' prétexte.Il y avait d’abord une erreur l’ingénieur.Le navire, construit sur un mawt gabarit, na pu désister au choc.Ici, il a U une tempête pour engager « Le Pétrel », ni si l’arrimage de la cargaison avait été fait mi soin, la goélette aurait lètiu la mer.Ce livre, écrit dans un style rapide, J haché, quoiqu’il narre avec réalisme et précis une lutte soutenue jusqu’à l’épuisement contre en laquelle on voit « une espèce de volt» ît d .r E •i B d B i à t (i 6 * * * ( Georges Sorel était un normand.Ingénieur, il a passé une grande partie de sa vie en province à faire son métier.(Je parle de lui au passé, car je le crois mort.) Esprit original et curieux, il avait acquis une très vaste érudition historique et philosophique.Retraité, il habita Paris et, vers la soixantaine seulement, commença de publier dé bien curieux ouvrages, fruit de ses réflexions et de ses immenses lectures.Le libraire de la rue Monsieur-le-Prince, Delcsalle, en a publié un: Essai sur l’Eglise et l’Elat.Les ouvrages de Georges Sorel se lisent moins que les romans de M.Pierre Benoit.Les Réflexions sur la Violence n'en sont qu'à la sixième édition.Mais on y trouvé, ainsi que dans les Illusions du Progrès, de très fortes idées.Il faut les découvrir parmi un fatras parfois un peu rebutant.Tout à fait comme sa conversation.Ses idées étaient très contradictoires, mais il avait l’esprit àinsi fait, capable de comprendre et d’exprimer successivement des choses très différentes.Il a fait le procès du capitalisme et celui du communisme.Il a montré leurs fai-.blesses.Il a critiqué la démocratie et la dictature.Robert de ROQUEBRUNE i t mer, de destruction », ce livre n'est en aucune fat, ufT réquisitoire contre la.vie de marin.Peisson y décrit des hommes plutôt que des ft des marins, avec leur force et leur faiblesse, font une vie dure mais admirable d’énergie, si cette formule n avait été vidée de son sehi un usage abusif, nous pourrions dire qu’il m tre bien, parce qu’il est objectif, la misère cl grandeur des gens de mer.— Gérard Dagi En orfèvrerie, Blrke est synonyme de qualité.Directeurs et employés eanadlsna-fransnla dans tou* les services.— 1140, square Phillips.TêL: LA 2111.(r) ( l 1 ] P.Q.i (La Gaeette de Laa^amne) I i Livres nouveaux t Emile Thlegale, chemisé rie et confection pour homme», 535 est, S.-Catherine.a gagné la confiance de sa clientèle toujours grandissante et gagnera la vôtre par le bon goût et le bon marché de sa marchandise.t « Gni de mer », per Edward Peiaaoa.— Um voleee, chas Bernard Grasset, à Paris.* * * Parmi let écrivains qui se sont consacrés à la littérature maritime, M.Edouard Peisson est l'un des plus remarquables.La critique française lui a d’ailleurs décerné le titre de romancier de la mer.Dès l’abord de son dernier reman, Gens de mer, il précipite le lecteur dans son mouvement puissant et,saccadé.Trois des personnages principaux luttent.Il y a la mer, là schooner « Le Pétrel » et son capitaine, Jean-François Nau.Ce Jean-François Nau ut un marin français, énergique et sérieux, qui, à l’âge de vingl-tepl ans, après avoir hésité un peu à la pensée des responsabilités propres à une charge qu'il croyait incompatible avec, son qge, accepta quel-, ques mois plus tât d'aller prendre, à Portland, le commandement de cette goélette.Il doit la conduire à Marseille.« Le Pétrel », en ce moment en cape, à sec de toile, dans le Nord de l’Atlantique, résiste à une tourmente.Croyant mieux faire pour éviter une zone de calme plat, Jean-François Nau a choisi la route la plus dure, et il craint maintenant un naufrage, car le chargement de grain s’est affaissé entre San-Francisco et les Bermudes, désarrimqnt le (r) Foui lisez cette réclame ?D’autres rortt la vôtre.Demandez nos taux.Père et fils 3 1 Ù Pendant la guerre, alors que le roi Albert n’était plus que le souverain de quarante villages et de deux cents prairies, il avait tenu à avoir son fils aîné auprès de lui èt de la reine Elisabeth.Bientôt les circonstances devinrent telle* qu'en songea à ne plus permettre à l'enfant de monter aux tranchées, mais le jeune prince ne voulait pas quitter son père.Touché aux larmes par cette obstination précocement héroïque, le souverain déclara : < Allons, j’ai eu raison de faire venir mon fils près de moi, car je tenais à ce qu’il apprit combien grave eet le métier de roi.> S'étala.Parmi le* plue achalandées du Canada /par clients sages èt économes, à cause grand assortiment, prix réduits, livraison rapide.4500, rue Papineau, AU 2123, et 1200, rué Mortt-Royàl, CH 2183.(r) ’ L’immigration Rappelant comment on avait * éconduit à Ottawa, un apôtre de l’immigration-briti nique, VEVENEMENT du 9 mars.ajoute: Il se peut que ce personnage travail! pour le compte de compagnies de navigatl ou d’agences plus ou moins indépendantes gouvernement de Londres.Cependant, sait que l’Angleterre espère toujours trai planter dans les pays britannique* d’outi mer quelques centaines de mille chômeu: Elle est prête à payer leurs frais de irai port et d’installation agricole.f Agence# plue-ou-meme- «dépendent** gouvernement de Londres.» Quand on t avec quelle habileté l’Angleterre a toujours se servir, du concours bénévole d’agences, sociétés, d’associations et de « leagues » toutes sortes, aux noms les plus anodins et 1 buts apparents les plus philanthropiques, n’a aucun, soupçon, aucun doute sur les qi lités de ces officieux personnages qui no veulent tant de bien et ont si facilement l’orei de notre gouvernement: on n’a qué des ci tihides qu’aucun désaveu officiel ne sain infirmer.On chercherait en vain dans set livres une conviction.Mais on y trouve des idées à foison.La notion du progrès était ta bête noire.«La ’théorie du progrès, dit-il, a été reçue comme un dogme à 1’épôque ou la bourgeoisie était 1* classe conquérante; cest une théorie bourgeoise.» L’idée que le progrès n’existe pas n’est-elle pas décourageante ?L’humanité vit sur ce rêve depuis si longtemps ! Pas depuis toujours,, en tout cas, car il y eut dès époques fort heureuses où on ne croyait pas au progrès.Sorel prétend que cette illusion du progrès ne date que du XVIIe siècle et qu’elle est entrée dans la littérature avec Fénelon qui, le premier, a cru en la .3 : PkwMriâl WlMwwT - : t Fernand MARRIE Tous ceux qui s'intéressent à r avenir du peuple canadien-frqnçais se réjouissent de l'apparition de l’Oione.I>ans vos achats de vali&erie et p#our tous articles en cuir.Insistez pour avoir les articles Fournier» La pCus grande fabrique du Canada.Plusieurs succursales, bureau chef à 17 ouest, rue Notre-Dame.Tél.: HA 2236.i i En traitant avéc nos annonceurs, mentionnes l’ordre.(r) : r; Bôns mots Le même Tristan qui trouve que l’Ordre « n’est pas ordinaire » exerce sa verve, à la Tribune, sur là Banque centrale, et M.Gôbeil de dégobeïlleute mémoire: Il ne faudrait tout de Mme pas que la Banque Centrale fût trop loin de l’épicerie du coin.« Il importe donc, écrit plus loin M.Lorrain, de cultiver et d’organiser les éléments de succès qu’on possède ou qu'on peut acquérir.» Et il étudie quelques-uns de ces éléments, dont la santé, qu’on peut maintenir et améliorer par l’hygiène, et le langage qui lui inspire le paragraphe suivant: Le langage, qui plus encore que lé style « est l’homme même », révèle la personnalité de chacun.Un langage clair et précis est donc, quoi qu'on dise ou qu’oh pense, un élément de succès de premier ordre.Aussi dolt-on déplorer que, dans l’enseignement, le français ne soit presque toujours rien de plus que l’une des matières au programme.Le professeur, qui signale les fautes relevées dans une dictée et critique le sytle d’une rédaction, ne tient plus guère compte de la langue lorsqu'il passe à une autre matière.Il en- résulte que la plupart des élèves ont l’Impression que le français qu’ils apprennent en classe n’a qu’un lointain rapport avec celui qu’ils parlent en récréation.Qu’ils soient appelés plus tard à prendre la parole ou la plume, ils accumulent des phrases mal construites avec des mots Impropres, ou bien pis encore, ils forcent leur talent, ils voudront, comme on dit, chanter plus haut que leur voix.Ils feront alors appel à leur mémoire, au lieu d’user de leur raison, et Ils enfileront au petit bonheur des phrases toutes faites dont la boursoutflure donnera une piètre Idée de leur jugement.« L’Ignorance de la langue — dit M.Gustave Lanson — est une des causes les plus communes de l’affectation et de l’emphase du langage.Faute de connaître l’étendue et l'énergie d'un mot, on s’imagine que l’usage domestique et quotidien qu’on en fait le rend Incapable de tout autre emploi.» Cher monsieur Lorrain, vous avez raison, niais vous avez tort de trouver que tout n’est pas parfait dans notre enseignement.Protection malfaisante Le TORONTO DAILY STAR du 6 mars considère que le problème économique le plus important qui se pose actuellement au Canada, c’est la mévente du blé.Si nous voulons vendre notre blé à l’étranger, dit ce journal, il faut que de notre côté nous achetions à l’étranger et que nous y achetions ce que le Canada ne produit pas.Cela paraît d’une logique rigoureuse et le STAR s'étonne avec raison que notre régime douanier — et il devrait ajouter: monétaire — méconnaisse cette logique.Dans chaque pays, il y a des industries naturelles, et le Canada en est assez abondamment pourvu pour s’en contenter; le régime douanier actuel tue ces industries pour en faire naître d'autres qui ne sont qu'artificielles et ne vivent qu’à coups d'impôts, à moins que ce ne soit de subventions.Tout cela nous coûte affreusement cher, élève le coût de la vie, et nous ferme les marchés extérieurs.traction entre les films proprement dits, a ne pouvait prétendre au journalisme.Mail n’en va plus de même aujourd'hui, surtout Europe.Le jdumal imprimé, le journal nouvelles, a maintenant de sérieux concurri qui ne laissent pas d’inquiéter jusqu’à un c tain point les groupements professionnels journalistes européens qui les étudient di leurs congrès: le radio-journal et le cinr~™ journal.Bobards ! REVUE DE LA P Dan» le Caaada d'hier matin, M.Edmond Turcotte termine par ces mots le commentaire d’un discours prononcé à Ottawa par le docteur Deslauriers: Dans la bouche du Dr Deslauriers, c’est 16 gros bon sens du Canadien français qui reprend "ses droits.Chez nous, les bobards ne peuvent durer qu’un temps.Hélas! Plaise à Dieu que Turcotte ait dit vrail Mais ce qu’il écrit même est un de plus.Dans notre pays le bobard est extrêmement prolifique et a la vie extraordinairement dure.Mon ami le docteur Georges Préfontaine, zoologiste éminent, m’a expliqué que ce petit animal est un parasite du mouton, qu'il est le produit du croisement d’un acéphale et d’un bourreur de crâne, deux espèces très abondantes au Canada; la vitalité et la longévité du bobard est remarquable surtout dans les pays au climat excessif et aux températures extrêmes et changeantes.Quant au bon sens du Canadien-Français, il est, comme celui du Français, remarquable dans les choses courantes, mais nul lorsqu'il s'applique à la politique.Excuse à la paresse La Tribune reproduit un article de M.Léon Lorrain, paru dans l'Ecole canadienne sous le titre « Chacun est l’artisan de sa fortune ».Un grand nombre de nos compatriotes, qui font de la philosophie sans le savoir, seraient bien surpris d’apprendre qu’ils donnent dans le fatalisme.« On n'échappe pas & sa destinée », déclarent des gens sentencieux, et des esprits simples répondent en écho.« Quand on est né pour un petit pain.» Cette attitude passive devant la vie comporte souvent de sérieuses conséquences.Elle excuse, elle justifie môme, aux yeux de ceüx qui l'adoptent, le manque d’énergie et d’ambition, l'Indolence, l'apathie, la paresse, l’Inertie, la résignation dans la médiocrité, toutes les lâchetés et toutes les abdications.Aussi expllquo-t-elle bleu des insuccès.< SI je n’al pas réussi, se dlt-on, c’est que je ne devais pas réussir.» Et cette explication commode présente lé double avantage de ménager son amour-propre et de se dispenser d'un nouvel effort.L’homme conscient de sa dignité, « maître après Dieu » de son destin, ne saurait admettre que son lot soit fixé d'avance par le jeu de forces occultes sur lesquelles il n’a aucune prise.Il ne reconnaît jamais qu’un obstacle est insurmontable avant d’avoir tout mis en oeuvre pour le surmonter.Il sait que la vie de chacun, quoique part d'apparent mystère et d'imprévu qu’elle contienne, est presque toujours un enchevêtrement, elle dépend bien plus de la volonté humaine que des circonstances extérieures.Chacun est l'artisan de sa fortune, assure le bon sens populaire.SSE fl L’apparition de V « Ordre » La presse continue de commenter favorablement la naissance de notre journal ; il s'est enlevé en un rien de temps à Québec, dit le Soleï, qui ajoute: « Il représente une innovation importante dans la presse de ce pays.» Voici l'article du Soleil: Nous saluons avec joie l’apparition de l'Ordre, nouveau quotidien que vient de fonder, à Montréal; M.Olivar Asselln.Attendu depuis plusieurs semaines, le premier numéro de ce journal est parvenu samedi dans la vieille capitale.Il s’est enlevé en rien de temps.Plusieurs milliers de lecteurs ont pu constater jusqu’à quel point ce journal est substantiel et bien présenté.Il représente une Innovation importante dans la presse de ce pays.En dehors des grands Journaux d’information, qui sont nécessaires, personne n’avait encore osé fonder, chez nous, un organe spécialisé dans la diffusion des idées, une tribune où s’exprimeraient librement les opinions et où V#n se passerait à peu près complètement de la nouvelle et de l’annonce.Il fallait le talent et le courage de M.Asselln pour en arriver là.Le directeur de l’Ordre seul, croyone-noue, pouvait espérer, à cause de ces dons d’écrivain de race, de sa notorlté comme journaliste et polémiste, de la hardiesse de ses Idées et de la franchise de son expression, qualités qui lui ont acquis l’admiration môme de ses adversaires, réussir une telle entreprise.Nous avons confiance que le journal vivra.Toute une élite semble vouloir se grouper autour de ce mouvement nouveau, qui apports un élément précieux à la vie Intellectuelle du Canada français.M.Asselln a réuni autour de lui plusieurs jeunes gens de talent qu'il saura former et animer.Il créera ainsi un noyau d’esprits éveillés à tous les problèmes intellectuels, moraux, sociaux et économiques de cette province, de ce pays et même du monde.C’est de tout coeur que nous lui souhaitons bon succès.tionnellement que celle de Québec.Il en est de même pour les dettes municipales.En règle générale, en tenant compte de leurs populations respectives, les villes et villages ontariens ont de meilleurs services municipaux, mais aussi des obligations plus lourdes que les villages et villes de la province de Québec.Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que le nombre des municipalités ontariennes déficitaires et le montant de leurs déficits soient également plus forts que chez nous.Ici, lès municipalités Incapables de payer ont des dettes dont le total dépasse à peine 15 millions.Là-bas, le total des municipalités déficitaires dépasse 100 millions.Comme 11 existe une solidarité latente entre toutes les dettes publiques d’un pays ou d’une province, ces faits comparatifs sont supputés par les banquiers, et nous avons là un des éléments de la justification de leur sens pratique lorsqu'ils prêtent à la province de Québec à des taux sensiblement plus bas qu'ils ne font pour la province d’Ontario.D'ailleurs, sur ce point comme pour bien d’autres, les gardiens de l'épargne et du crédit ne cessent de recommander à l’Ontario de régler sa prudence sur celle de Québec.• • * M.Sam Gobéll mériterait qu’on le fit tirer en loterie au bénéfice de l’Université de Montréal.; On n’en est pe$ encore là en notre pa mais en France, le radio-journal est très 4 veloppc et le cinéma-journal l'est davantil Il y a des compagnies qui ne font que reportage cinématographique, organisées à p près comme un journal d’information, avec chef de service qui surveille constamment agenda et dirige des reporters-opérateurs sont de vrais journalistes.Il y a des sal de cinéma qui ne donnent que des films d'i tualité ou de nouvelles et ou l’on voit, au 1 d’en lire le récit, les événements sportifs, px tiques, internationaux, les accidents; etc.Di ce cas, avons-nous affaire à un journal ou un cinéma?Doit-on appliquer les règlemt de la censure ou les articles du code?Il 5 une grande différence, puisque la censure préventive et la loi répressive.bobard Ce sera vraiment faire trop d’honneur à M.Gobeil et compromettre à tout jamais le sort de l’Université.Car qui voudrait acheter des billets?.La Révolution de Février (Suite) La Presse de samedi dernier écrivait ce qui suit sur l’interdiction de projeter sur les écrans les actualités cinématographiques des émeutes du six février: Le 6 février à 8 heures, place de la Concorde, au moment où les premières balles tirées par les Gardes Mobiles commençaient à faucher les manifestants, des camions d'actualités cinématographiques sè trouvaient au milieu de la bagarre.Juchés sur le toit de la voiture,* éclairés par des torches à fusées, C’est le point que semblent vouloir soûle sifflèrent aux oreilles des opérateurs, l'un 8 attendre a ce 9ue k Gouvernement tie: d'ôux fut matraqué par la police mais le film pour la censure, car ri ne peut exercer sut fut pris.C'est miracle qu’on n’alt eu aucune reportage filmé la pression et l'inspiration perte de vie à déplorer parmi ces reporters formatrice qu’il exerce sur le journal écrit
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