Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 6 août 1897, vendredi 6 août 1897
élème ANNÉE • • • “ Nb.-51.—"EDITION QUOTIDIENNE.—20ème ANNÉE UNDREBI, 6 AOUT 1897 'yjfîy rrrt« ! et hier encore il avait l’air si désespéré ; son regard m’a percé lame.Ah ! si mon père était la victime de quelque fourberie ! A cette pensée lo cœur de la jeune fille bondissait de joie.Mais bientôt elle songeait de nouveau à la lettre : Pouvait-on supposer que M.de Sourches eût Voulu louer M.de la Blairie { ou que celui ci se fut mépris sur le sens de la lettre ?Convaincue par ces dernières rétlcx ions qu'elle «’était îlatteed’un vain espoir, la pauvro Louise retombait soii3 le poids de sa douleur.Cependant, parfois son esprit se cramponnait a de nouvelles conjectures ; elle bâtissait encore des suppositions, rapprochait cena nés cir-coiiitancos et se reprenait a esperer.De son côté, depuis le moment où Louise lui avuit signifié son congé en termes formels.Georges avait vécu d’une vie hébétée.Promenant son morne désespoir sur«es bords de la Sevre, il cherchait les endroits où sept ans, auparavant sa rudee et insouciante jeunesse trouvait lunt de naïfs plaisirs.Pourquoi, disait-il, ai je été arraché à mes habitudes sauvages t pourquoi n’ai-je pas refusé d’entrer dans cette maison d’uù je devais un jour être chassé par la voix de celle qui m a dit ici même : Georges, venez au Lreii, je vous aimerai toujours ! •l'ai été au Breil ; et cependant elle no m'aime plus.VI Quelques jours s'étaient écoulés, lorsqu’un incendie ayant éclaté dans une des termes du Breil, M.de la Blairie fut obligé du se rendre sur les lieux pour diriger les travaux et d’y passé une journée entière.Louise demeura au logis.Jusqu’à ce moment la présence de son père, eu l’obligeant a faire des efforts, continuels pour so contenir, l’occupait, lu» causait une distraction et mie sorte de soulagement indirect ; mais lorsqu'elle se trouva en face des désolations de son à-rae, cet isolement lui parut affreux ; elle voulut y échapper.Nulle promenade ne pouvait la charmer.Cependant un attrait mystérieux l'attirait «lu cote de la Sèvre : c’était la qu elle avait goûté, aussi elle, ces joies de l'enfance, semblables aux matinées du printemps, si pures, si riantes, si pleine» d'avenir.Elle prit un livre et s uclie-mina a travers la prairie.A six cents pas au Breil, la Sevré cou le lentement entre deux rangées d’arbres.D’un côté elle sort d'un ravint profond semé de rochers ; do l’autre elle s’élaucu dans lin nouveau rapide, a chacune de eu-» extrémités on a utilisé la chute de ia rivière en élevant line chaussée et un moulin.Entre les deux mou* lins, distants l’uu de l’autre de quelques portées de fusil, la rivière, contenue par les chaussées, est large profonde.Je courant su fait a peine sentir.Autrefois Georges, seul maître de pêche en sa qualité de seigneur de Miré, et jaloux do ses droits, ne permettait i\ aucun riverain de naviguer sur;la rivière Mais lorsqu’il eut été reçu uft traité au Breil comme l’enfant de la maison, il autorisa du grand cœur M.de la Blairie ù posséder un bateau.D’ailleurs, le jeune homme en profita lui-même.D’une habileté consommée dans la manœuvre, il ae faisait une joie de promener Louise et Mme de la Blairie sur ces eaux qu’il con sidérait comme lo plus beau fleuron de vn seigneurie.Pendant son absence, depuis trois années, Louise hardie comme un page, et instruite à l’école do son son ami GeoVgcs, descendait quelquefois du Breil détachait lo bateau et lui faisait faire des évolutions faciles d une rive à l’uutre.OI sutivo La veritable purgation LE PAYS DE L'OR Les chemins qui y conduisent L’ETAT DU PATS EN 1894 iuitoiit i»is L’ixspecram c»xm.vri.\B LA TEMPERATURE AU YUKON Le trafic des liqueurs LES MINES 'La population du territoire Do fous les riviiseigiieiii**uts que lus Ou «lit qu’il u 200 mi 1 l«-s «le long et dépêches nous apportent -ut 1«* P*rri- qu’il tmverse une région boisée.On :i loin- «K* Vukuti, il Lun faire la part de amené des chevaux dans «-«-ti«• région scigneineuK aussi, m* sont pas u«»r- par eetle rou:*».l’ai aussi appris que s
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