Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 20 juillet 1897, mardi 20 juillet 1897
«Wmo s .No.36.—EDITION QUOTIDIENNE.—20ème ANNEE .1 MARI)!, 20 JUILLET 1897 (finiaira .w • / v- ?JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS.J’ESPERE ET J’AIME La rédaction, îMSSiFl 32, rue de la Fabrique.THOMA.S CHA.3P.A-IS, DirecteurvPropriétaire Administration: 30.rue de la Fabrique Feuilltton du COÜKHIEH lin CANADA 20 Juillet 189r~No.3U AMOUR BRETON P4K ALFRED BREHAT (SUlTEj Un gendarme se pencha sur lea combattants pour lea séparer* ; Gauron, a moitié étouffé, avait déjà cessé de frapper ; tuais il fallut se mettre à deux pour desserrer les doigts du valet de tenue.—Ce n’eet pas beau, ce que vous avez fait IA, monsieur Stanislas, dit le brigadier., —C’est lui qui u frappé le premier ! e’écriu Gauron, commençant à respirer ; n'eet-ce pas, voue autres Y conliuua-t-i* en h'ndressaut à la foule.—Oui 1 oui 1 répondirent quelques voix.Pendant que Gauron et ses amies, assez honteux pourtant de leur conduite, racontaient à leur façon la manière dont avait commencé la querelle, quelques femmes cherchaient à faire revenir le pauvre Erou-an u.Outre les meurtrissures qui couvraient sa figure, ce dernier avait deux grande tronc à la partie postérieure de la tète.Un de ses veux était noir et enflé.Rose et en sœur arrivèrent bientôt au-prèe du pauvre garçon.Comme il était de leur maison, chacun lit place aux deux jeunes fillet?.Nul ne s’étonna non plus de voir Rose poser la tète d’Erouuuii sur ses genoux, et sacrifier non beau mouchoir brodé pour étancher le sang qui couvrait la ligure de Loctudy.—Pauvre garçon 1 disaient toutes les femmes.El chacune proposait un moyen pour le faire revenir.L’une apportait de l’eau, l'autre du cidre, le plus grand nombre un verre d’eau-de-vie, cette panacée univer-eelle des campagnes.De tout ce qu’on lui offrait, Ro?e n’accepta que le verre d’euu, dans lequel pourtant une matrone versa, bon gré, quelques gouttes d’eau- le-vie.Sévère, à laver le sang qui ruisselait eurla ligure de Luctudv.Le premier regard d’Erouann fut p^ur Rose.Un faible sourire glissa sur ses lèvres, qui s’agitaient sans parler ; mais la jeune fille sentit bien que c’était son nom, à elle, qu'il prononçait.Le père Kervel, qu’on avait été prévenir nu cabaret en plein vent, où il buvait chopine avec quelques voisins, arriva bientôt de fort mauvaise humeur.Le grand secret de sa colère était la perspective qu'il entrevoyait d’être Job)igé de garder son domestique à ne rieu faire pendant plusieurs jours.Il parla même de l’envoyer se guérir chez earnère.Sévère, qui voulait lui faire comprendre ce que cet ordre avait de cruel, reçut une rebuffade fort dure.Plus adroite, Rose se contenta de dire tout bas au bouhomme que cela ferait bien mauvais effet dans le pays, surtout de lu part d’un homme aussi riche que lui.Il y a déjà tant de jaloux de votre fortune I dit-elle.Us crieront joliment apres vou=».—Cela m’est bien égal ! s’écria le bonhomme, qui se préoccupait beaucoup, au-contraire, des qu’en-dira-t-on du pays.Au resterais ce que tu voudras, reprit-il, ce que j’en ai, dit c’est parce que je irai me point 1rs batteries.Autrement, Dieu merci, la huche et le charnier d’Àiain Kervel sont encore a«sez bon garnis pour qu’il ait de quoi nourrir ses domestiques, qu’ils travail.eut ou non.Un murmure d'approbation courut dans la foule à ces dernières paroles du bonhomme.Cela le mit de bonne humeur.G u i 11 (Guillaume) ci Joêon (Joseph) sont là, continua-t-il.Si Erotmnti ne peut pas marcher, qu'on l'emmène dans le char à bancs.Knis-le mettre dans le lit clos de la cuieine, et donne-lui tout ce qu’il voudra, même du vin, ei le ‘'rebouteur ” (guérisseur de village) le conseille.—C'est bien parlé, ça, Alniu, dirent deux ou trois paysans en «approchant du riche cultivateur.—Je suis comme ça, moi, répondit Kervel en dissimulant «on orgueil sons un gros rire.Voulez-vous venir prendre une “bolée” de cidre avec moi hein Y Allons, arrivez l C était justement ce que désiraient les deux flatteurs, qui s’empressèrent de suivre Kervel au cabaret.Pendant ce temps, Stanislas avait achevé de reprendre lmleine et de rnconter la bataille au brigadier.Celui-ci vint visiter Erouanu, qu’il trouva assis contre le talus et buvant uu verre de vin.Il adressa deux ou trois questions nu petit, paysan, qui répondit d’une voix affaiblie.* —Stanislas est le «eul coupable 1 s’écria Rose avec feu, c’est d’autant plus mal à lui de dire qu'Erouuun a commencé, que voilà plus d’uue heure qu’il tourmente ce pauvre garçon.Stanislas, qui avait suivi le brigadier, se hâta de répliquer et s’attira une verte rénonse de Rose Kervel.11 riposta par quelques mots à double entente sur la partialité de Rose pour Erouann.Le brigadier était uu vieux soldat, et le courage avec lequel le petit paysnu s’était battu lui inspirait un iutérèt involontaire.Il s’agenouilla près de lui, et visita ses blessures avec beaucoup de soin et de précaution.Elles lui parurent sans doute sérieuses, car il conseilla d’envoyer chercher un chirurgien.Peidant ce temps, Stanislas pérorait toujours et commençait à lancer de grossières épigrammc9 sur Mlle Kervel.Une large inaiu, qui s’appesantit tout à coup sur son épaule, interrompit eonéloqueuce.—Ecoutez, Stanislas, c’est vous qui ttvez tort là-dedans, lui dit Fanclie le Meur.Puis ce n'est pas brave à vous de Lattre un enfant comme Erouaun.Stanislas voulut encore répoudre par raillerie.' “7de ne sais pas causer cornu, vous, njoi, reprit le Meur tranquillement.Je u’ai pa9 reçu d’éducation.Seulement, je ?ois que vous êtes en train de dire du niml de Rose Kervel, qui est une bonne fille.Je ne veux pas de ça.Tout monsieur que vous êtes, si vous continuez, je vous casserai les reins.Oui, foi de Fanclie le Meur, quand tous les gendarmes de Lunnion seraient làpouriu’em empêcher.11 n'y avait point à badiuer avec le Meur.Stanislas se contenta de grommeler uueréponse et battit bientôt en retraite avec ses trois ou quatre satellites, qu’il emmenu au cabaret.Quant à Loctudy, on le fit monter dans le char à bancs du père Kervel.Joson prit les guides, et Rose s’assit à côté du petit vulet de ferme.Afin de protéger la tête endolorie d’E-rouanu contre les cabots répétés du ehe-mill, Rose appuya sur ses genoux le front du pàlour, qu’on avait couché uu fond du chnr à bnucri, sur uue litière de paille.Le pauvre gurçon refusa d’abord .le rester dans cette position, qui lui paraissait pourtant si douce.11 uvuit honte, comme ou d t à la campagne, et craignait qu’on ne se n.Oquut de lui ; mais Rose, qui savait se faire obéir de tout le monde, n’entendait point qu’on bravât ainsi sou aulo-lité.Elle gronda maître Erouann, moitié riant, moitié sérieusement, comme elle eût g ondé un enfunt mutin.11 avait trop peur «le la fâcher pour désobéir plus longtemps.Malgré toutes les précautions de Joson le ehur à bancs faisait de temps en temps de violenta soubresauts ; car le chemin du pardon n’était même pas une* route communale.Erouann devait beaucoup souffrir ; mais il ne poussait ni une plainte, ni uu gémissements.De temps en temps seulement, il ouvrait ù demi les yeux et cherchait Mlle Kervel en murmurant : —Rose, êtes vous là ?—Oui, répondait la jeuue fille, je suis là, soi.-* tranquille.» —Retournez au pardon, reprenait Erou-ann jo suis bien maintenant ; je ne veux pas que vous quittiez la fête pour moi.—Ah ! qu’il est entêté 1 s'écria Rose en le forçant de reprendre ça première position.Puisque je te dis que je suis fatiguée.Veux-tu m’obéir, oui ou non Y —Oh ! oui,murmurait Erouunn.Mon Dieu 1 que vous ête9 bonne, Rose.Et il retombait dans la sumnokncecausée |>ar la i»erte de son sang.Dans son demi-sommeil, Rose l’entendit murmurer à chaque instant :“Rose I Rose ! ” Alors elle appuyait un peu plus fortement sa main sur ie frond du malade, et lui disait quelques mots qui le calmaient au^Fitôt.Deux heures plus tard, Erouaun, couché dans le meilleur lit de lu maison, dormait d'un sommeil ugité sous la garde de la bonne et attentive jeune tille.Quant à Joson, lesté d’un soiide souper et monté sur uu Je*» chevaux de charrue, il couiuii chercher un médecin à Perrot-Guirec.Les tlessures d’Erouunn étuient sérieuses ; mais, à «on âge, un a la vie dure et l’on se remet bien vite.Puis il fut soigné comme l’eût été Je fils de lu maison.Continuellement uux ebnmps, Alain Kervel laissait l’administration de la maison à sa tille Ruse, et ceile-ci n'épargnait rien pour le rétablissement du pauvre Erouaun.Duront les deux ou trois premiers jours Loctudy eut un délire très violent.Il ne reconnaissait personnes et se livrait aux plus folles rêveries.Les noms de Rose et de Stanislas venaient à chaque instant eur ses lèvres.Dès «pie la jeune tille s’approchait d’Erouuun prenait les il se calmait un peu, quoique en ce moment il ne la reconnût pas.La mère du petits paysan vint aussi le veiller ; mais, bien qu’il eût pour elle une grande affection, elle n’exerçait pas sur lui la même influence bienfaisante que Mlle Kervel.N’eût-elk* pas déjà aimé Loctudy, Rese n’aurait pu rester insensible à ces preuves touchantes d’affection.Aussi sentait elle augmenter chaque jour le penchant qui l’entraînait vers (Erouann Malheureusement, elle ne songeait pas assez à tous les gens qui l’observaient.Rassurée par la pureté de «es sentiments, s’excusait envers elle-même de sa trop grande amitié pour Erouann par l’état du pauvre garçon, Rose passait uue grande partie de .-a journée auprès du blessé.Tant que Loctudy fut en danger, personne ne murmura dans lu ferme, où .la douceur et la complaisance d’Erouann l'avaient rendu cher à tout le monde.Mais dès qu il fut en convalescence, l'humeur bavarde des lilies et la jalousie des garçons commcneèrent à s’éveiller.On trouva que Mlle K ose prodiguait des conlitu.res et les biscuits à son malade, et que Jean-Marie Bammlec, l’autre valet de ferme, qui avait été malade quelque mois auparavant, n’avait jamais eu autant de douceurs.—On me refusait à manger, à moi, di sait Jean-Marie, et ce petit Erouaun, on le “bourre” «le bonnes choses.11 y avait du vrai là dedans ; car, maître Jeun ayant eu une inflammation d’entrailles, on avait dû le mettre à une diète très sévère ; mais à la campagne, personne ne veut croir« aux vertus de la diète ; manger toujours j>our prendre des {forces, voilà le grand remède des paysans.Il va sans dire aussi que le récit de la querelle d’Erouann avec Stanislas avait couru tout le pays avec force embellissements.Stanislas essaya de se raccommoder avec Rose ; mais la jeune fille, qui avait encore sous les yeux le pauvre Erouaun fout snuglant, reçut fort mal les excuses et les galanteries du beau Stanislas.Grâce à son aplomb et surtout à «on argent, Gauron avait eu quelques succès parmi le beau sexe des environs de Plouliauuec.Cela lui avait dounédes manières «ie conquérant villageois qn’il eut la maladresse de vouloir employer à l’égurd de Rose Kervel.Poussé à bout, la jeune fille lui déclara uu jour, devant einq ou six personnes que s’il avait le malheur de lui parler encore d’une mauière si inconvenante, elle le ferait chasser par les domestiques de lu ferme.Roce ayant dit cela avec beaucoup de fermeté et devant des geus graves et sensés, tout le monde prit son parti.On se moqua de Stanislas.Le curé lui-tnême se mêla de l’affaire et fit de sévères reproches au trop entreprenant Jeune homme.Le débitant, qui s’euorgueillissnit sottement des conquêtes de son fils, était en-cote plus vexé que Stanislas.(A suivre) Leu dames qui veulent avoi- one boll ohevehire n’ont qu’à se servir de la “Sul furine ” de J.& Morin, 325$ rue St Joseph.CORRESPONDANCE ROMAINE ¦j » r Rome, 3 Juillet.LE SEJOUR DU PAPE DANS LES JARDINS DU VATICAN Le thermomètre a dépassé îïtl degrés centigrades.( Le Sulut-Pére s'installe sur les hauteurs des jardins du Vatlcau.Près de lu tour de Paul IV.on a construit une " pnlnzzlim." C'est toute la villégiature permise au Souverain Pontife» I Léon XIII se lève de grand matin, 11 célèbre la messe dans la gracieuse chapelle de la “ pjilazzlnn.” Ensuite vient 1*heure «le la promenade.Le Pape récite son bréviaire sous l’oin-bre des vieux chênes.Ensuite» il reçoit h.* cardinal secrétaire d’Etat pour h* rapport quotidien : puis commence la série «les audiences.Après un frugal repas et une seconde promenad«*t Léon XIII prie et se livre à «les entretiens avec les prélats «I nou3 attendions A une oxploaioa de ce genre.Lorsque nous avons lu certaine des discours de M.Laurier en Angleterre, lorsque nous avons constaté le manque de tact dont il donnait des preuves si déplorables, nous nous sommes dit: cela va produire en Franco uu désastreux effet.C’est arrivé tel que nous l’avions prévu.Et maintenant voilà Sir Wilfrid en butte A la légitime’et sévère critique des journaux de Paris.En même temps .que la Vérité la Libre-Parole proteste.Elle décoche A Sir Wilfrid le trait suivant : souvent ici : qu’il est plus anglais pie canadien-français.fait dire lil-bas ce qii’oii lui a dit deB rilisoll« de santé, il bon profit, 1 ; our étudier et suivre de près toutes U*a questions qui intéressent les oa-tholique» français.Ceux qui avaient le plaisir de l’approcher étaient ravis de sa connaissance parfaite de la question religieuse, de la sûreté cio ses jugements et de la bonne grâce de Le gouvernement Laurier suivent lors des dernières élections provinciales : M.Victor Clmtcauvert, QuéU’o^Ccntre, $909.40.* M.J.A.Chauret, Jacques-Cartier, $399.00.M.J.A.Chicovne, Wolf»1, $144.06.M.C.B.Major, Ottawa, $428.98.M.F, A, Ouimet, Ottawa, $1,997.41.M.1>.E.Leblanc, Luval, $160.95.Al.F.Deniers, Laval, $427.88.M Ed.Spencer, Missie-quoi, $298.94.M.Jos.Marion, L'Assomption, 8160.55.M.Oct.Gaudet.Wolfe, $299.50.M.D.Griffin, Québec—Ouest, $169.M.Félix Curbrnv, Québec-Ouest, $771.98.* M.Richard Borden, Québec-Ouest, $928.16.M.Loiner Gouin, division St-Jacques, Montréal, $1,288.55.AL K.J.K>ty, Brome, $146.98.AI.T.Dully, Brome, $144.66.AL Geo.Gendreau, Arthaboska, $989.00.Condamne parles siens sou esprit.Et il put dire, en quittant M.K.Girouard, Aribabaêka, $95.80.la France, qu’il ne laissait ici quedes „*M; aivisiu» Sle Malie- - * «uotiircnl, $1 ,o2.>.67., M.Fra Alartineau, division Ste-Marie, Depuis son retour au Canada, il ! Montréal, $1 920 00.M.K.Lnlonde, YauJreuil, $79.20.M.il.Choletie, Vundreuil, $102.amis.d Nous lisons dans le “Hun ingdon] avait été chargé, par le gouverne-Gleaner” : ment canadien, de la préparation et *4 Les rapports moment que le re- de l’organisation dol’expoaitiou aco-venu de la Puissance, pour les douze | laire canadienne A la grande Kxposl-dernier mois, a été de $97,000,000.: tion internationale des Etats-Unis.Mais les dépenses ont de beaucoup j Et; il s’acquitta de sa mission d’une dépassé ce chiffre : la preuve ei.est1 façon si brillante et si heureuse qu’il dans le funeste aveu que la dette pu- j reçut le témoignage public do ses blique a été augmentée de $4,0u0,000.; chefs et de ses concitoyens.“ Imputable au compte courant ou “ (.’’est assez dire que la nomina- A la dette fondée, la dépense extra-| tion de AI.l’abbé Bruchési au siège j $198.85.vacante retombe sur le contribuable, de Montréal sera bien accueillie au M.L.E.Morin, Cliuinbly, $481.70.M.A.Uochcleau, Chainblv, $265.25.AL G.C.Dessau lies, St Hyacinthe, $87.50.AL A.P.Cartier, St-Hyacinthe, $260.40.L hon.Louis Beaubien, Beaulinrnois.$689.42.AI.George Bail, Nieolet, $142.75.AL Lawrence Stafford, Port neuf.MOD Of 1 qui doit en payer jusqu’à la dernière Canada.Pour nous, qui avons tou-piastre.Su vanter des finasseries de jours eu avec l’éminent prêtre canu-eomptabilité, c’est absurde.Non con- dieu les rapports les plus affectueux, lent de faire siur au peuple $37,000,000 par année, pour une population de 6,000,000 soit une moyenne de plus de $7 pour chaque homme, femme ou enfant) le gouvernement dépense quatre millions de plus qu’il emprunte.“ Voilà, en résumé, le bilan de la dernière année fiscale.” AL Jules Tessier, Portneuf, $299.50.Al.F.N.Lemieux, Lévis, $264.98.M.G.A.Baker, Lévis, $662.95.AI.L.F.Pinuult, Alatuue, $101.41.nous serons particulièrement heu-roux de son élévation.Car nous le [ BELLE FETE savons capable do porter avec honneur une charge qui de tout temps A ST-CÏÏAELES fut lourde, mais qui ne le fut jamais n r " • plus qu'uujourd’hui.» Ueu;t ,trere3 or(lcr’-!t:! Plet«s et un troisième reçoit les ordres minoura LES CHEMINS DE LA RIVE SUD LE DRDMMOÎID ET AUTRES VOIES EN PERSPECTIVE Mgr Decelles preside a l’impoBaute ceremonie St C hui le* de Richelieu, 19—Notre Coquet village a été le théâtre d'une lête i«*iigisiise comme nous u eu uvoiih pas vue encore.AIM.les ubber?Albert et Stuiiielas GervuU out été ordonné* prêtres et AIM.TTMP n p ru r a m luDADouATr G.Roberge, du rémiuuire de Montréal, UTFi OPINION IMPARTIALE ; ainsi que M.Elphège Gervais ont été Une Loi Opportune Nous venons de recevoir le texte officiel de Pacte passé à la dernière : session fédérale concernant Heure- - - - _ gistrement des fromageries et Leur- : [ mit.** sous-diacres.C’est Mgr Decelles qui rerie» et lu marque îles produits de ! .'’l '!' sl,i!'U'-v- l«BfH"'«ir « I-l » coii^rocos ordre.‘ .».i '11 «b* liant*- ivpiiiii! lull.publiait same-; (elle ceremonie a été on ne peut plus 1 indubtnc laitière.ili dun.- la •• lîn/.uiu* ” une intéressante louchante.De tous les villages voisins F.n vertu do cette loi, que la classe conv>puii‘'s ‘-"-'""rs! nombre de ieraom.es n’o.t tawa, un registre spécial appelé 41 Le Registre de» Fromageries et Beur- rorics” et toute personne engagée ____ _____________ ^ dans l’industrie laitière pourra y raid” «le .Montréal et mus les jour- *a sublimité de sa mission, faire inscrire le nom de la fabrique uaux libéraux, dit M.Shirley, s«*in-l * Pr' u que l’étupe sujiérieur du „,uu|lu ,s, r.-'.llp- par M.Imurs II».un ',,,(sIsir- ,011 s\ pr.'.pni-ô A en suj.t dus riudlt ru malii-'iv d’i.lstolr.- .-anadi.-u- '^"inatlm.s l«*s plus .npanialrs.,.t «1 il pros los calculs faits, on peur «lé- M.llnimny u do justes doutes, nu sujet «!«• l’nttêrissnije «1«‘ Jeun (hibot et tout lionmie «•/, Idon ooustruit pour l*ôl»Jet nmimd il • Ai.:» .i_i, ’ .«lo St-.leati.! destiné, o*«»st A-dlre pour lo rrans- pori «lu bob* rt.ooiniuo «h» raison».de brûlé.Cinquantième anniversaire Los citoyens de New-Bedford, Mass., sc préparent i\ célébrer le oinqiiautiè* nu* au ni versai tv «le rinoorpo ration «i« Angl?s«*s droits à la possession du Cumula des découvertes «1«* Cabot, rtmmiquo avec raison que e’étuit iippuyeP de bien grandes n’clamatlons sur une base fort douteuse.” Le Moniteur Acad leu.” SI LE 11ABV I’AIT SUS DEXTS Ayez le soin d’avoir cc vieux remède si efficace, le sirop de Mine Winslow, pour les dents des enfants.Il adoucit les gencives, allège la «louleur, guéri les coliques et c'est uussi le meilleur remède pour la diarrhée.Vingt ciuq contins la bouteille.lernilaQc.97— LION FL 11.SU l U LF Y.Mis a la retraite Le It—col.White, C.M.G.,eous ministre des portes vient d’ôtre mis & sa retraite.Né ù Londres, le 6 junvier 1890.il entra nu service du gouvernement fédéral en 1854.En 1361, il devint secrétaire du département et en 1882 il fut promu au poste de fiOue-min?8 re.On annonce que son Rucce^eur sera le Dr R.M.Coulter, d’Aurora, Ont, Unième do la population totale.Ils possèdent dos églises, dos écoles paroissiales et diverses Institutions qui accusent leur importance grandissante.Nulle part alIlCAirs, los canadiens se mont rout plus attachés nu culte de ht patrie absente et aux traditions nationales et religieuses, ce qui ne les empêche pas de remplir leurs devoirs (le citoyens divers la grande Républiques.Far leur bonne conduite, eucorc plus que par leur nombre.Ils savent commander le respect des autres nationalités.DS , ._ './i/o- rose, oit pâles couleurs, I'Kpuiss-m*nt des forces, les PILULES DS ._._-VALLET VRAIES SONT BLANCHES ETSUft WALLETCUACUNE EST ECHIT LE N0M VALLET, v b i9#r.Jacob.l»aiU ci TOUTES PUABIIACIBJ .Et Faites " vos Aaiis ON DEMANDE DES AGENTS 35 pour cent de commission sur chaque liste de nouveaux abonnée payés d’avnmoa X^bTES FAMILLES B OUVRAIENT SAVOIR QUE LE PltlX DE L’ABONNEMENT Le Courrier du Canada QUOTXDI1CN &tivrJ»vîî,^r5r2.u?,tt*.W* PowfuAOff® EXTERSX «rt IMKHM.çt «|U il et inmrlllm^ üau* mu ac< lion prutuptu A üoulngcr la «loulour.' PAIN-KII I FR fîlér,t "ûronimt le Mnl do r“'«» IVILLuil Uorcc, La IMarrbcr, I.» Ihu'ufcrlf, Le* i'ramprt, Le Choices ot toun d»fnuur«miontR ilro lucootius/ h vou* PAIN-KII I ED «-tt In mcdlleur rtmèdo oon* » M .I iy,rq.îiu contro le Mnl d« M«r, J^Bol «le Teto Ullleux.Iica Uoalvun diàtia ?rni°"eî>U ^ U&nmnUnme ot La >«.PfifN-KILLFR Î^MUI-Oonlmmiollollltar r run IMLLK.ii JUnliarnu llnm»ort« un aou* iMfrmtnt pnumpt «t pomuuicnt doua loua k-a ciio K*pulur«ï*i*î*’ Coe^aroe, Eotonci, oA 1*moI éproqvé do l'On.vHor.du Caltlvat««r, du .—«.utolot.et de felt, de tune ceux •lui uni besoin d'un rotndUe toujoum A U mulu.fuie cUnjm dnm don emploi A l'ojrtdrteur ou a lutorluur et donnant ua eouliwment poettif.83.00 .M«.par année ÇI.ÜO MMMH»IM.»I«»»N»W» pour 4 mois Lo Journal «les Campagne! XIEBDOA1ADAKRE (Selle pages) Pcblié tous los Jeudis SleOL* par année oO cts.pour Ci mol.fi RO cts ••••••••• • • • • .Ma pour 3 moll PAYABLE IFA VAN CE Hrulurrm •(«.tt&m Mfen«z.vous dci controfejxjue.K'noceptts qua lo véritable «PBRRY l>AV)d.*• EnVTrnîT Sî tant î 03 tenta ta (fende touieQJe, IMecmedefee^* UUio OO ceute* Envoyés l’argent par lettre enregistrée ou par mandat d# fcorteb et adressez toutes communications connuo suit ; L’administration da COURRIER, C9, ruo do la Fabrique, fifiüâonovt r tSL mtto b KtafcJ Tisjkphovs t MmOiWritfia K* (M* • •• N«.«89 6452 I.E COURRIER du CANADA, MARDI 20 JUILLET 189T Nouvellement Arrivé.A LA Librairie Montmorency-Laval Pruneau & Kirouac 4(5, U UE LA FABRIQUE Méditations sneml dta les sur lu Messe Ut* chaque Jour, pur M.l'abbé Déeruuïllo, ot re-coiimmndéo.s par S.tî.Mgr Bégin1.-i voluiu.cn Iu-12* 181M.$:UM> L’éloge d— La nouvelle phiée jeudi par l’Assuciated Press i qti une conférence internaiiuuale au sujet du différend à propos des i phoques de la mer de Behring j aurait lieu à Washington cet au-! tourne, est coutirmée par mie dé-oflitielle des autorités ses.ba déclaration dit : ** La LE VIN ÏÏRANS Fai! iMniKr db ! or.par ion?!, le Süi&ÎBISBÉTiPÊ Ilrfiusttitr** * ifttéboet D' 2d.M02UOT À Cl* Vento en gros s 3 PEISv».parlement anglais devrait amender le ., .plu» têt sa loi de faqon A donner au bpeetntor dit : L’ARSENAL Rollglon -^.Morulo Société - Hlttolro — Phtloaophlo Un bonu v.dumo, in-8, titro rouge et noir.PRIX: $1.50 gouvernement colonial la.liberté de nommer au comité judiciaire d’autres personnes que des juges, et de leur donner un traitement qui leur permette de* résider en Angleterre, ou d’y aller lorsque les circonstances l'exigeront.•t Le prince Henri d’Orléans * Le premier mérite do r* l/ARSENAL, c'est qu'il Justifie son titre ; on y trouve des armes pour la défense de la vérité et pour l'attaque eoutre l'erreur.L’uuieur semble avoir pris pour devise le mot de l’Apôtre : J'EK ARMA Jl’SUTIOE A DKX-TUIS ET A 81 Ni STR 1 S.Et “de droite et de gauche” il répond viveiujenc aux objections qui monteur, (b* toutes parts, au nom de la philosophie et do l'histoire contre la religion, la.morale, la société, renseignement religieux.b’AKSENAL comprend vingt-trois magasins pu chapitres correspondant aux différentes parties du sous-titre, et.près de Sept rents projectiles ou articles, dirigés sur les différents ennemis de la vérité, be but (iue l'auteur se propose est de fournir A son lecteur des moyens de garantir son orthodoxie et sa sécurité personnelle ; tuais aussi des “sujets très varié de conférences et do causeries pour les cercles, les patronages et aid res réunions de ce genre." Il est peu do questions agitées A notre époque qui ne revleuitent dons ces pages ; et, ait moyen de lu table très détaillée, il est aisé de trouver les difficultés dont ou cherche la solution.Nous ne saurions, mieux ffdre (pie de répéter après et avec le 1 • de Boylesve : “ Entrez du us cet ARSENAL ; Armez-vous et combattez.“ , V.DELAPORTE, S.J.PRUNEAU & KIROUAC Sera provoque en duel Rome, 19.—Lorsque les officiers Italiens qui ont été mis en liberté en Abyssiuto sont, arrivai A H a nu* et qu'ils ont uppris que le prince Henri d’Orléans avait dit que les soldats italiens étalent des lâches.Ils ont tiré au sort pour savoir quel serait celui d’entre eux qui provoquerait h* prince hi duel.Le sort est tombé sur le lieu-Icuunt Pin! qui a Immédiatement lancé un défi au prince Henri.Parl-s, 10.—Le prince Henri d'Orléans va être provoqué (*n duel par le lieutenant Fini, frère du maître (Tarde ce nom.t'etto provocation en 11 Insulte le gouvernement anglais comme si les ministres étaient des gens méprisables sournois et de misérables voleurs.Il est absolument essentiel (pie lord Salisbury refuse de s’occuper (h* la question tant qu’il n’aura pas reçu dos excuse's pour cette accusation insolente.” Le “ Speaker “ dit : “ M.Sherman .est un vieillaiil.l'pij* considération pour lui nous ferons croire que la dé- i* *: DE MONTREAL, « « pr -t—r • •OOononooor.»couob6ooA(> L L S I rompra û lucprjdî**», Fceaux Chlm!qnf\ s L.U .Ualforni*** pourpoinplnrs Krhcllcü, etc.Spu ialitù : L’iiuuippj complet des Uri^adea.JOHN MARTIN SONS A CO., 4 j." 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