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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
samedi 11 juillet 1896
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1896-07-11, Collections de BAnQ.

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40ème année No 31.-Edition auotidienne.-19ème année Samedi 11 Juillet 1896 PRIX DE UABONNEMERT COURRIER DU CANADA CANADA ( Un ad.l».o« «I (NlxioolR.5.50 MUbK Cala ' 4|r.atr« molt 1.00 (Un ad.94.00 AufUlerrejNIx mol».21.00 'Trois mois 1.00 ( |îq nn.94.00 Nlx mois.21.09 ' Trois mois 1.00 JOURNAL DES OAMRAQNR9 r»r Aiiul'o.91.00 f«ar Ia FrHuceMM.ni.»M 1.00 I TARIF DES ANNONCES ' i .¦ .JOURNAL DES INTÉRÊTS CANADIENS t*»| 91* llfsw et Wonr elmqiu IumHAm -T- JTB CROIS, jTBSriœB ET PAIMB Four les AsnosMs pins (Tsnd« éitsdM «Un ••rsat InnlrOe* A 10 e«sllDx pnr lions _ 1a premier» Insertion et é | 9* T* 9 et O contins pour Isa sahsiqaeatsA.• 90 THOMAS CHÀPAIS, Directeur-Propriétaire.11 & 18, Due Buade, Quebec*.LEGTCR BROIJSSEAU, Editeur et Administrateur feuilleton du COURRIER du CANADA Il J un.LUT lM9t;.-N.j 45 LE Prix du Bonheur (SUITE) — Raymond ! Ray mon 1 ! «lit-elle tout bas, je t'aime, Si tu meurs, mon fiant!» bicn-uimé, je mourrai avec t«v.la* lilc.'s1 l'entendit.Ii souleva sen pan-pières alourdies ; ses lèvres égayèrent île remuer.Le solitaire eut une dernière convulsion, un dernier grognement et il expira.Il était d’une taille énorme.Les t n'inpcs sonnèrent le rallieinemcnt ; niait) déjà les groupes éloignes, avant en* tendit la détonutioii, se rabattaient de ce en té.Une voiture arriva en même temps ; celle où était Armel En voyant Raymond étendu sans mou* veinent entre les bras du général qui Pavait enlevé à Yvonne, M.de Coétlong et su tille crurent qu’il était mort.— Ils u’vureut i«ts un cri, mais leur douleur, pour être muette, n’en était pas moins profonde ; celle d’Armel surtout.— Qui doue a été la cause de cet affreux malheur ?demanda le marqui-, la mâchoire serrt e.— Moi ! murmura M.de San-Romano, d’une voix sourde.S.i ligure était si «léc«»injM*ée, son atti-lu le si troublée, que chacun crut à un ie« mords, et nul n’osa lui adresser de rcp.o-chc.Si quelqu’un avait pu «urp:en Ire le re* gard que mademoiselle de la Roshc-Mor-vaut avait attaché sur lui, il en eut été épouvanté.Pendant que l’on déjKisait le blessé dans la voiture, la baronne de Longueval, échevelée, folle de douleur, arrivait à Valino-re, les vêtements eu lambeaux.A chaque buisson de la forci, elle avait laissé un morceau de son amazone.Les lianes de son cheval, zébrés de coups d e cravache, ruisselaient littéralement.__Pierre ! Pierre ! i.ria-t-e le d’une voix muque, en entrant dans la cour, un mode ein ! M.Raymond est hîe-s * ! Ja* vieux soldat laissa cchappT un juton formidable, et sautum sur le dos »lu premier coureur a p »rtée de sa mata, dî*j)'i -rut comme un éclair sur la route de Rot bel.Triste fut le retour au LVtel : il ne ressemblait eu rien au j .veux départ du mutin.Sur toute.-» h*-* physionomie-, une poignante angoisse i* lisait.Du hivujî q,,(* Raymond respirait ; mais ce que l’on ignorait cVdait la gravité de la blesture.fi était étendu, inerte, le front livide, ’la chemj.-e inondée du sang, sur le lit de Al.de lu lg/chc Mm vaut.Couché à r*s côtés, Kelb, Son tideîe rnnl, îmî léchait les mains en hurlant «l’une voix plaintive.Dans une chambre, plus loin, Am.cl, Yvonne et Léonio, ressemblaient a trois statues de la mort.Yvonne surtout était livide.Ses grand* veux égarés se promenaient partout «ans s’arrêter nulle part.Elle ne pleuiu’.t pis, mais on sentait que la pauvre enfantavu it Itesoin d’une détente pour ne pas perdre la raison.# Une heure après, le médecin pénétrait «Luvd’njqMirtemeiit du général.Il déshabilla complètement Raymond, le tourna sur le orné et cxuiuii.u attentivement la ] il aie J,îi balle était entrée au dessus delà Imuclif gauche, avait suivi un trajet de bas eu haut, entre cuir et chair, et était veuille s’arrêter presque a 1 aisselle.Elle était si près de lu pain, qu’une simple incision sutl.t pour la faire tomber.Son examen terminé, il se re 1res-a ; sa tbmre était imnisjihîe; un silence «ie mort régnait autour de lui.-t— Rassurez-vous, messieurs, dit-il, ce ne rent rien ; la blessure est même légère; mais ce jeune homme a été manifestement protégé pir la Providence, car sans le ceinturon de son couteau de chasse, il était tué raide, lia dû recevoir le coup pendant qu’il était penché, ce qui expli-«jim le parcours anormal du projectile, tfjui aumît dû pénétrer horizontalement, au J je.* de suitre une ligne verticale.I/o va-ftumissement ne doit pas vous inquiéter; p 1 tient nu choc épouvantable qu il a re.^-^euti.Tenez, voici la matque de Ju halle sur la soie du ceinturon, de ne crois pas h ne tromper en vous affirmant que dans .quinze jours il sera debout.;j.de la Roclie Momtut courut dans lu chumbre oft était Yvonne.—Ce n'cet rien, ma fille ; il n’y a £UCl|i) danger, ton bon ange veillait sur lui.Le docteur lui assigne deux semaines de «repos ; ton amour fera le reste.Elle regarda son oncle, sans paraître l’entendre.Le vieux soldut fut ellravé de cette insensibilité.11 lui prit la tête et l’eut-brassa.—Voyons, petite, tune médis rien, jarle moi donc.Un immense soupir s’exhala de lu j>oi-triue oppressée de la jeune fille.—Merci, mon oncle 1 réj>ondit*elle fai-blemeut.Et elle tomba sans connaissance dans les liras «lu général.La réaction M'était opérée; des larmes abondantes jaillirent «lésés paupières.Il l'a déposé sur un lit et s’assit A ses côtés.—A la bonne heure,, tu jieux pleurer maintenant.A certains moments, les larmes ont leur douceur.Elle enlaça de ses bras la tête énergique du vieux soldat, l’amena jusqu'à la hauteur de sa bouche, et y colla ses lèvres.—Oh! mon oncle, que je t’aime ! dit-elle.—Je sais ce que cela veut dire.Sois tranquille, tu auras souvent de ses nouvelles.Dès qu’il fut parti, Armel et lu baronne s'approchèrent du lit, et toutes trois confondirent dans un long baiser les pleurs que leur arrachait la joie de l'espérance.X’avaient-elles pas mêlé leurs larmes dans lu douleur?Dans le délai fixé j«ur le docteur, quoique encore un peu sou tirant, Raymond remit sur pied, reprenait avec le mur «plis, mi famille et madame de Longueval la route «le Coëtlong.Au moment de se séparer «l’Yvonne, M.«le la lbndiG-Morvaiit lui «lit à l’oreille, en l'embrassant : —N’oublie pi .paille, qu* si avant la fin de l’hiver p:*ochu:n, tout n’est pas terminé, je reprend - ma parole, et je tombe là-bas comme un obus.Elle lui sourit délicieusement et monta en voiture, Cinq minutes plus tard, lu général rentrait seul à R et bel.XI EXPIATION —Pierre, tes hôtes finiront par prendre racine à l'écurie.—Possible 1 —Patron Le EIocli, Pierre n’a rien à vous envier ; les coquillages poussent rondement sur la carène «le la baleinière 1 Le matelot luissa éclmppper un gros .-oupir.—Pour eu qui est de ça, Hervé, c’est vrai ; mais à «pii la faute ?—• Pu* à moi.—N’i à moi, non plus, dit Pierre en bourrant sa ji’jie pour la vingtième fois peut-être.—E-t-ce qu’t’a* vu le commandant aujourd'hui, Ht rvé ?—Fuites excuse, patron Le F loch ! Y semble pas qu'y ait plus de commandant au château que dans la main.Leradieuxverger Au temps (jue lierthe filait, l’hiver fut une année bien dur aux misérables.Au travers «le l'immense plaine chenue où les chemins ne se distinguaient plus «les champs sous leur uniforme linceul, des pauvresses et «les loquenteux tombaient avant d’avoir atteint, si lointaine, la forêt la plus proche où ils espéraient, en grattant la neige de leurs oncles,«les ramilles pour leur.*» loyers ; le froid les fauchait, tout à coup, «laus cette solitude de blancheur, et chaque cadavre,promptement couvert, n'était bientôt plus qu’un petit tertre puis lui-même .-'annihilait peu à peu sous la persévérante chute des iIocoiih monotones.Partout un silence comme o|>uqne, sans réveil d'écho, et une tristesse profonde.Depuis longtemps la couleur grasse «les terres de labour et lu repo-unte verdure «les prés avaient disparu, et dans le ciel très bundles épaisseurs «le nuages étaient tassées, que le soleil ne parvenait pa* à en traverser les amoncellements de ouate grise.Bathilde poussa «le sa maisonnette et traversait le verger, où, solitaire, un maigre poirier tordait la raideur «le son eque-le elle, quand son pied butta contre une petite élévation blanche.“ Eli ! dit-elle, qu’est cela ?” Aussitôt, de ses mains gourdes «le froid, elle écarta la neige et découvrit un misera ble corps rigide et si menu, qu’elle pensa voir celui d’un enfant.Prompte, elle «lé-playa la petite forme sans mouvement, revêtue d-* haillons sordides, effilochés.Mais lorsqu'elle eût trouvé la tête, elle eut un mouvement d'eflroi : c’était un visage livide à la fois et «le peau tannée ; mille rides profondes, comme «les blessures, la hala-fraient ; et sur h* nez, en relief, brunissaient des croûtes squuiueu-t-s «le vieillesse ; les jxiupières chassieuses, très distendues, laissaient presque jaillir les prunelles figées d’où coulaient un regard atone et vitreux à travers des larmes congelée*' en mince couche «le glace ; la bouche entr’ou verte était profondément noire, avec la barre verticale d'une seule «lent longue, plus longue d’etre déchaussée ; quant au front, il disparaissait à peu près sous une tignasse grise et récite.Mais le bon cœur de Bathijde triompha de sn répugnace ; elle acheva «le mettre à la lainière la petite forme roule, et bien qu’elle fût peu forte, l’ayant soulevée, elle la porta près de l'àtre, où, sous lu cendre triste, un feu de chénevottcs doucettement se consumait.Cependant, à la caressante tiédeur «h* la chambre, lu glace fondit aux yeux «le la vieille, son regard s’anima, les membres aux poses anguleuses parurent s*n.urrais-tu «loue, ma fille, brûler le poirier qui, au verger, se «Iresse plus contourné que moi ?” Buthildt* prit une bûchette,et,avant «i’en frapper l’arbre, elle murmura : ** Petit poirier, petit jioirier, qui me donnait l’ombre l'été, et tout l’hiver me nourrissais de fruits ; |>etit poirier, pardonne-moi «le te sacrifier, et rends à la vieille femme, prr une llamme vivace, la force .avec la chaleur.” l'our ce «pii est «le ça encore, l'ft* rai- j F» même temps, «leux larmes emplirent sut.! A part la petite «lame «le Paris qui son regard, et, lourdes, débordèrent «le.» t a pote le piano «le temps en temps, on dirait que tout est mort i-*i, «l« puis le retour «le ce pivs «h* sangliers.—Quoi qu’y allait faire loin «le la mer, aussi, h* «•«immandant ! —Tuis-toi, Hervé 1 leuommciplgut, c'est le comntnndunLqtioi 1 Y «l«>it compte «leces acte* à personne.—C’est pas moi qui vous contredirait pitnm Le Floch! Si, tout de même, y avait pas laissé la Bretagne, tout ça serait pas arrivé ! —T’us peut-être raison; mais y avait trois ans qu’ava'.t pas vu -u bicoque, et fallait «ju'y aille ! —Pauvre M.R:\ymond ! cVit lui qu’a failli y rester, «lit Pierre.—T’étais pas là, Pierre, quanti l’atlaire est arrivée ?—Non! mais, paraît que c’était rude ; mon général disait que Juin ais y avait vu pareille chose.—Y a tout de même sauvé mam’zclle Yvonne, patron Le Floch.—C’est pas étonnant, quoi! Et le vieux matelot eut un sourire intraduisible, —Patron Le Floch, j’ai peur que tou ça soit pis bien fini 1 —Que «pii n’est pis bien fini ?—L’atliiirc «le M.Ravnioml et «le cet pignon f d'E^paguol, que je peux pas voir sans «pie ma main me démange.—Heureusement qu’y part pour son piys 1 —Oui, mais dans deux ou trois jours, y revient pqqr la semaine ; histoire de faire ses adieux ! —Nom de nom ! «lit Pierre en lnpçaijt une énorme bouflée de fumée, faut pus qu’y essaie ici, de fa ire encore des misé res à M.Raymond, parce que ça marcherait pas tout seul 1 Pas vrai, vous autres ?—'l’ont «h» môme, Pierre ; y avalerait sa.galle ! U nùvr») — Reine des fées !.— Mon enfant, j’avais faim, tu m'adonné lu dernière poire «lu fruitier, 1«* d« r-nier piiti «le la huche ; que ta récompense soit d’avoir toujours les fruits les p!u> .»u-voureux.— Reine des esprits ?,.— Enfin, pour me réjouir, tu clmntuset pur la triple preuve de ta bonté, mon m-faut, tu m'as rendu, avec ma forme première, ma puissance d’autan.* Que ta recompense soit d’ignorer à jamais la tristesse, grâce aux chants mélodieux qui s'épan Iront de toi.* .^3.7 — Dame (les génies !.” .Et Bathilde se baissait pour’' liabor le boni «lu manteau de la fée, mais celle-ci s'atténua en vapeur légère ; les nuumie* «le ses vêtements allaient en pâlissant, pâlissaient encore ; elle prit, en s’clluçuut davantage, une forme incertaine, diaphane, et s’évanouit en laissant la senteur «le .-«voiles agités autour d’elle, comme «!«•> ailes.Hors enfin de sa rêverie, Bahhilde fut tout étonnée «le ne point grelotter, bien «pie le feu se fût éteint et que la fée, peu précautionneuse vraiment, eût laissé la jmrte ouverte.Mais elle vit qu’au dehors, dan-une belle couleur blonde, le soleil d'une averse «le rayons inondait le jardin, lit, étant sortie, quelle ne fut point .-a surprise Sous les souhaits de la fée, le vergers était rempli de toutes sortes d'arbres fruitier- ; elle revit aussi le jietit poirier â sa place ancienne.El ce qu'il y avait de plus miraculeux, c’était de voir, parmi le*, feuillages délicats demeurés printaniers,«les lourdeurs mûres et dorées qui faisaient s’incliner les brunches vers le sol, où les tapis «l’herbe souple «'agrémentaient de violettes et de pâquerettes ; c’était aussi qu’il y eût en même temps, aux rameaux, des fleurs annonciatrices de fruits de toutes saisons «’offraient pour être cueillis.Elle en eueil lit, Bathilde, «les prunes «l’une blondeur de flamandes, des coings à l’âpre parfum, «les |K)irc- «i’«_»r tavelé, «les grappes vermeilles aux treilles lasses, et, le long «h- mûr-, les pêches d'espalier au duvet rose, au «lu- | vet roux ; et aussi les fleurs devenaient «K-s ! fruits qui mûrissaient, et des pâleurs nouvelles fleurissaient, Elle pensa avoir dormi peinliiut des Jours et s’étrr éveillée,en plein «qé, d’un long rêve immaculé.Mais non, puisque ail delà du verger la neige tombait encore, et que le ciel demeurait gris et l«as dans toute son étendue, excepté au- ! dessus «lu jardin où des profondeurs «le l’in- i fini bleu coulait, «le miel, le soleil «1«* juil- f let.Et autour d'elle, parmi le balance* ] ment «les rameaux, des multitudes d’ailes, j>:ir lu divine lumière attifée.4^ voletait, et «les oiseaux^hantaieqt dans lu longueur de la saison énauouie.Et quan'! le soir rut venu, sous les cieux nocturnes, étoilés et limpides comme ceux «les légendes, monta la mélancolique voix «In rossignol.11 1 Résultat de la Grippe.Bivkksxdx.X.De., Cav., Oct.lwJ: (11) Il J R S tnt, um in«»ur •Ialr«*r.Iiii]H*rii)«*-alrlT !>K cols on n n • •u vraie tl« • 111 « • î l • • a | , |j.au-«le-nus «lu prix «-oillant.GANTS do KID ur.c spécialité Vendredi de chaque semaine, lUEMLUX DU I •A CURE YOURSELF! L’kc- Hfg a for ail imnut-ural discharges, au«l uny lnfluminatlon, irritation, or ulceration of mu- &r*lrHtEvjmsCHtuiciiCo.cous încmbrum*.Pain- ) l«-ss and not oslrlugcut • «*r poisonous, .Hold by E>ririrtrI*tM, ('irruJor »'.r«* on (Tilt KH lu I to t'Isjs • icsrsiit'-rd not to atneiur-, *r*reots coi.urun.Le Grand Secret.Les affaires et lu politique.Lo |»rand secret qui eng .ge i’attcMioar*dM gênica co-*iTtcrcii«ux «st d* rê«ou»irc ce qui a toujours dérouté et iny-fifié lis penai-ur profond, b en qu’il l'ait contiuuellcu.et.t cherché,— e« çraml iceret eut Ge faire des affaires payantes sans profit.Cela demande un essai, et l’esasi sera fait nco^uniment.R-t il mi«ux d’étre quo de n’êt.e point, te 1 lo est lu qurst'oa.Il re^to il voir s'il en rf- ulUra «lu bien à prisent eu dans l'avenir, ro nuio dans la poli -tiqu**, et si lu succès sura profitable au commerce individuel ou collectif.Les «liftèrent* départe men’s Font ouverts à l'essai «1«H ce jour, et nous souhaitons quo l'essai réussisso.D.MORGAN Marchand-Tailleur \ et /oarniübour CINCINNATI,!).JE LE VEUX BIEN.Si vous «l*-man«k-z a un mit-link* s'il veut oIre gu^rl.Il v«)us répondra tnialHlble-im-iit : *• Je- ic veux bien." Vous tous qui so.iiîiv/, voulez-vous cire guéries, si vous 1«* savez, sa«-liez avoir r«*»-«mrs aux fumeux r«*r.»ed«*s ?auvauesile I.K.1*.Il M.'ICOT, (jui ne son; coin posés quo «i herbes cl *l«- nu-lm-s.Ils sont d’une cllicacité- telk- «p»*L> gué-rlsM-nt in«iistlr< t< n.ent toutes les mnliu'.k «.Il n’v en a pas «nil leur résiste.Toutes infallllbli iuent sont «létruites par l’usnBC «k* ces remettes, j.,.,.lies b-s premieres tV:v - le ntuiiub* coin iv.en.-c u «éprouver lin bien-t-irc général qui va s’iiccoptuam «le Jour «*n Jour, Ju-qu’u «-«- «juo lu gqérlson ait été pnrfnlb.’inent opéré»', «¦••«pit no tarde pas.X’oulilbv.nas ou plutôt n«* négligez dont-pus«l«» n-eonrrii- a «•*.*- fanuaix i*«• 11»*.-« quolkî que s«»lt la eaus«* «le v«»k sou 11 rances.Sucliez qu'ils ne ho vendent «iu’a Qtiéb'.’Ç il l’miM'lqne «lu GROS SA U VAÇ-Jb.«”-• *.a-«ti »«• QUEBEC ANCIENNE MAISON II ET HOT FONDEE EN 1808, successeurs t «leux violettes j«a!f»t-tuées.Cejieiulaiit, nu foyer, U* jK*tit arbre brûla «le toute son âme et donna, dans u.-.«* «lunsc folle, autant «1«* chaleur «|ti‘mi chêne entier dans ht cheminée «lu roi.Lu vieille reprit ?.“ J'ai faim.—Hélas! mère-grand,quelle triste chère que vous ferez ! Si j’avais compté sur votre visite, je vous eus ganlé le morceau «le fromage de chèvre que j’achevai hier.Aujourd’hui, je n’ai plus qu’une j»oire sur la planche «lu buffet, et si vous êtes d ap-jk*iif, vous trouverez bien mince le mor-cenu de ]giin «pii durcit dans la huche.Ce-|x*iulnnt,‘ preiiiz et mangez.’’ Quand la vieille, «pii se tenait à croppe-tons parmi lu cendre du foyer, eut achevé le piim et le fruit : ** Dis-moi, petite, avant que «le me remettre en chemin; ne saurais-je me ragaillardir le c«cur d’une cluinson de tu bouche, «pii me soit un viatique pour ht longue étape que j’ai à faire aujourdliui ?Car, avant In tombée «lu soir, il me faut être dans une capitale distante d'ici de soixante-seize lieues, et je n’ai guère le temps «le muser.—K!•.I ma mère gniml, y pensez-vous ?soixante-seize lieues en un demi-jour ! et ne préférez-vous pas atteudre ic.i que le temps soit plus propice et la route moins dure ?—Si seulement tu me veux faire ouïr un air «pii me ranime, «b* reste ne t’inquiète point.” La populaire complainte terminée, la vieille s’était levée: mais,peu à peu ses haillons touillèrent un à un, et ce fut «les étoffes «le soie qui les remplacèrent, d'une teinte plu» tendre que l'hyacinthe et d’un violet «l’iris, et «les gazes couleur de lumière, et «les lampas aux nuances d’aurore.Tel un serpent qui mue, elle se dépouilla «le sa |x*nu écailleuse et pnrutd'unc çjirnation blapche et blonde, et le sourire dès «ioiits étincela entre la fraîcheur «le ses Par tous les diables «u* tous les temp4* et «le tous les pays, depuis Balial jusqu'à moi, rugit le roi dans un formidable rire non exempt «le colère, «pii secoua dans la salle du trône Ice murailles lointaines et fit s’agiter la royale panse comme un muid sur les flots courroucés, «pie inecbantes-tu là ?— Sire,.OMi le chef «les Désir.- Respectés.— TnÎH-toi.Si «l’un seul mot lu meus, j«: h* jure par mon inépuisable bonté, je te fais tenailler, puis neqdre et brûlé qvqnt que tu n'aies rendu 1 âme par la cordc.Comment «lis-tu ?un jardin sous un soleil «l’été en cette saison, et cela à «lix portées de fr«>iid «l’un palais ou je gèle ! un ïi«»t «1«* verdure et de joie dans cette blanche «leso-lotion, et là-de«lni)s des fruits comme jamais on n'en servit .-ur ma table, et «les oi-eaux «pii font de la musique, mais «pii seraient, j’en suîh certain, une si friande nourriture | — Vous Pavez «lit, sire.— Que l'on chasse le* manant* «pii ha bitent la hictKpie, «pi’on en ni-e les mur-, et qu'à leur pince on ait élevé, avant la 'deuxième aurore, un palai *.d’hiver «ai j’at tendrai |Mitiemment le retour sur bait mon d«»m:iiue du beau temps.J’ui ctuiiiuandé ” , C’était un prince colère, fourbe, g«.ur* mfind et «hiiigereux d'auttint plus «p:«*,pansu j j'«utlhi,ei» vulii «h* graisse et îitnssif, il avait l’air «l’un bon vivant ; mais il était cruel jusqu’à la férocité, et si l’histoire n’a ganlé «le lui aucun souvenir, c'est apparemment pour lui éviter «l’être la honte «le ses royaux ccnfrères.Toutefois, unoquulité: il n’nnnoin.’uit jamais une chose qu'il n’eût l'intention «le tenir et qu’il ne réalisât sou- ; vent aussitôt, tant sa menace nv«*ii facile et prompte l'exécution.Aussi le chef «le Désirs-Respeceés, à qui dans un cxcè* de munificence, fut promisse à la tenaile puis la corde, puis le feu complémentaire,, s’empressa-t-il.Il réunit.les artisans pala* tiuux, ccux qui élèvent les murailles, ceux qui édifient les charpentes, les fèvres «pii se servent du manteauj ceux qui manient ; l’éhauchoir.ceux «pii trqynillpt»! h* ier,ôoux «pii fundent* le plomb, ceux «pii savent ou-vruger le l>ois.Mais à peine la petite trou-jH.* eut-elle quetté le jiahiis, que deux boni mes tombèrent «le froid, et lu neige était h épasse et faisait les pas si lents, et la I o.ir-rusque «les floçons fouettait si violeiritm ut les gens au visage, parmi le sililement aigiiede la brise, que l'on arriva au verget radieux réduits à jilus de moitié.Mais là, «lès (pie le chef des Désirs-Respectés eut fait proclamer pir un héraut l'ordre du prince et qu'on allait dans le : janlin de joie renverser les murs et en dé-Itïgcr qui riiabitnit, il y eut «le grauds cri* ! de colère poussés jxir des gueux ù qui Bathilde avait permis d’entrer dans In chaleur divine et «le prendre «les fruits pour leurs enfants.Ils s’opposèrent en masse à l’irruption des artisans, dont plusieurs, lus «le la route et demi-morts «le froid» sans ré>i.-tance tombèrent dans la neige.Les autres purent entrer, et «léjà tout jiroo|ies «le Bathilde,ils sa disposaient ù lui lier les îpains, lorsque les petits oiseaux qui clmnfipènf parmi leatleurs cessèrent leurs citants pour j.E.P.RACiGOT, No 25, rue St-Joseph, St-Roch, QUEBEC ^•Janvier 1 vA5—1 an.Fournisseurs ordinaires i\n CEcrgre, dos Ij'ahriq ues, des Institutions religieuses et des Mîiisons (Vcducation lcrjmvier 18i)f.—lan.C ' 1G JL 1 :i i 1ÎBJK FvATJC jheuses de FROST & WOOD, SMITH FALLS, ONT.No No No No 5, 5, 6, coupe coupe coupe coupe 5 4 4 3 pieds, 112 “ pds pds 4 6 lames 3 lames 3 ll2 pcs, ll2 pcs, pouces.< i lames lames 2 2 ll2 pouces.112 pouces.Charpente en Fonte Solide, Ces Mouvement en acier et en acier avec marbres en babbit |*nrtout.Roue« en fonte f*(»lide et s«»ut le* mieux construites.« k «ma m! «pii existent, et elles n’ont j as «le marbre.* à rouleaux ou à kVvAIU ALS iliQlIlb wirWrilwwb Bill»*.* jxMir se «Iér.ing«»rù tout instant mettant ain-i lamacbine h(»r- «le service.Kll«** n*«uit pus «le ccs roues avec genres en fonte et raies en acier «pii ordinairement se brisent très rajiidement.De plus il n'est pas néeessnire «l’envoyer aux Ht ats* U ni*, même aussi l«»in «pu* (’liicago, et avoir à |»ayer le trniisqiort et la «lotmue sur le* morceaux «le réparage, .-an compter le dommage «'• le retard «pu* cela entraîne si votre !nucheu*e se brise «lans le milieu • K* vo* recolles.sont eonstruite.s aux Canada et sont reconnues êtr«*8 le* meilleures j»ar 1«m milli« rs «le cultivateurs «pii s’en servent mijtmrd’liui.«le «I.fié rent es largeurs, «1, Ül et Üfi «lents, «lenders jutrotis et D* j»lus faciles à lèvres,et la chaHsie «le ses yeux tomba sous la longueur paresseuse «les cils dont ses paupière* se frangèrent, et ses cheveux de- i ;e ,rr0U|H,r on nu6o ct ge jeter tout pép-ants vinrent noirs et prirent la souplesse «les avtH.un rrranc! bruissement «les plumes jeunes chevelures ; et, «1 une voix claire ,.ontri.eux, et «le leurs becs ils cherchaient comme celle «les sources ; “ Mon enfant, tu m’as ramassé vieille et rejx)Ussante, et tu me réchauffas jmr la flamme de l’arbre dont tu~tirais ta vie; que ta récompense soit de ne plus connaî- m l?biv«, • * à leur crever les veux.L’invasion rejious-sée, ils se mirent, dans leur joie, à voltiger autour de lhithihle, les ailes indécises qui ne savent où se poser, et parfois ils clioi* (.Suitk à la 3kme paük} Nos Faucheuses Aussi : Rateaux a Cheval i«,c«kr.FANEUSES A FOIN AMÉLIORÉES.vî condiiions firs plus avantageux, I*enintidcz 1rs rirrufiafii'r*.Représentant FROST & WOOD, SMITH’S FALLS, ONT.VJATEROUS ENGINE WORKS CO.BRANTFORD ONT •* • Le Courrier du Canada, Samedi 11 Juillet 1896 ANNONCES NOUVELLES Vente ft 7ôductlon.—B'hnn nro*.CôlcbrcH faucheuse* de* Frost A "Wood.— \V.A.Ilots.Canal Trent.—J no.H.UnUlurson.A MM.lv*membre* au olergû, *to—Pruneau A ttf K&rouae.i-_'—¦' •X'i rr—rrrr».n : •icmmr CANADA SUES10, Il Juillet 18 SS LES M BILLETS Et “ l'Electeur UNE ENTREVUE AVEC MGR OE ST-BQNIFACE Su Grandeur Mgr Lange vin,archevêque de St-Boniface, e.-t j.;.rti |»>ur lu Ville E'ernellt*.ré» lar des agents conservateur».r * j .* i ,r.** Comme on le voit,le Courrier teint une L n r«*«tai*teur de la Mmcrre n vu it n» i ¦ i .n.euse indignation oui ne lui sied )K>int.lient p relut quelques instants avant son s*n veul ivoirin provenance «le ce» taux départ, et voici comment il résume le* billet*, qu'il consulte ses amis et il- pour-sentiments manifestés jar Mgr de St JL»- ! iont Je renseigner.” avons été défaits.Les libéraux sont victorieux ; la tâche est maintenant à M.Laurier.” Sir Charles a gardé le silence quand on lui a demain lé s’il est vrai qu’il y a eu conflit entre lui et le gouverneur général.Il a détourné la question en disant : Je vous assure que nous avons l'opposition la plus .„ .1,, ! forte et la plus unie qui se soit vue en Cuba denunciation tine nous avons faite «m .; ., j, .XT .; i I nada depuis la confederation.Noua allons truc abominable des faux billet* a produit M0U8 montrer loyaux, mais fermes dès le un tel etlet, que Y Electeur essaie de donner début.Nousavons iiialheureusement perdu le change quelques l*ons hommes, mais il y a d’ex* Il pillée le cnmmuniaué suivant : ; i:.ellc"tlH sujets parmi la nouvelle -Imputa- 1 1 , tien ; tout ira bien.“ ]] pmaîtmit que, durant la dernière Sir Charles parla «h* sir A.P.Caron, de élection, de taux billets de banque auraient M.Ca*grain, «le M.Bergeron et de quel-été employed pour pratiquer la corruption, que» autres, comme les leaders des CanaLe Courrier ilu Canada a fait grand bruit I «lieu* fiançai-, dans Poppo-dtion, et il exil ce sujet.prima l’espérance de voiravunt longtemps la nouvelle .w que M.Geollrion seni mifiistredclaïusti- II est assez probable «pie sir Ulivor Mo- ‘ m r.,.,.• i.* - « n 11 .ce et 51.I*itzpatrick, soliciteur general.Il wat abandonnera ses fonctions «le premier nous parait certain que M.Ueoffrio» a mini*tre d'Ontario pour accepter un porte- refusé d’être ministre.D’après toutes les feuille «lan* le cabinet «le M.Laurier.Le I apparences le ministre de la justice sera télégraphe nous a annoncé «pie les ministres «lu gouvernement provincial ont tenu plu-ieur* séances où il a été question «h* Sir Oliver Mowat.créer le déjtfirt «le Sir Oliver Mowat.M.Hardy, dit-on, va devenir premier-ministre et M.Balfour entrera dans le cabinet.il n’a j Bibliographie Avant d’accepter la tâche «le former un .cabinet M.Laurier a du être informé «le onoisir un remplaçant a lu vacance que va | U,ules circonstances qui ont précédé la démission «h* Sir Cliarle* Tapper, car comme successeur de Sir Charles, M.Laurier porte la responsabilité «lu refus «lu ., ., .gouverneur de signer les ordres en conseil, pas encore eto question de donner un représentant à l’élément français «l’Ontario «liras 1«* cabinet provincial.Le temp-* «—t arrivé or; les chef* des partis ]K>lit;«pie* à la législature devront tenir compte de notre influence et non- accorder la représentation à laquelle nous avon- droit.Non* formons aujourd'hui un groupe qui dépasse cent cinquante mille âmes et depuis vingt-trois ans «pu* ,-ir Oliver Mowat g mverne la pr« 5 vince, il nous a t«)uj.»ui*s traités comme «pianMté négligeable, dans le* «piestiens d’a Imini-tration.Il serait juste et raison-nuble que la vacance créée «lans le « ahinot par le départ «le sir Oliver Mowat lût remplie par nu député «.•atimlien-français.N«*u- faisons atij «urd’litti cette jîugg*-s-tion eu pa-s,f!»î '••:!* s vous bien pri* la «létcrniiuation «l'y revciiir jusqu’à «•(* «jtie l’élément français «1«* la proviuce obtienne la repréi-entnîioii à laquelle il a «Irait.sans frais, un magnifique pèlerinage à ses multiples sanctuaires «l’Orient et «l'Occident.Vous irez «le Séphoris à Beaupré en faisant halte à Jérusalem, Apt et Aurny.Des nombreuses gravures,accompagnées «le légendes explicative facilticront merveilleusement (’intelligence du texte.Somme toute,ce livre très bien écrit restera comme un monument |>our redire la gloire de la grande thaumaturge du Cana-«lu et la tendre piété d’un «ligne Ills du Père Séraphique.Justitia.UN HERITAGE DE $100,000,000 Bèclamé par une veuve de Toronto Toronto, S—Une veuve, nommée Cutter survivante d'un înéilecin de ce nom, réclame une successions évaluée à $100-000-000 Son mari était un doctour bien connu de Toronto.L’intérêt dans le litige est augmenté par le fait «pie ceux qui s'opposent à sa réclamation sont «le gros bonnets «le la cinquième avenue «le New-York.La demanderesse, madame Cutter, demeurait sur le chemin Daveticourt et demande la possession d’une étendue considérable «le terrain connu s«»us le nom «le Harlem Flats,ainsi que «l’autreâ propriétés sises sur la 5e avenue à New-York II est notoire que plusieurs «les litres «le ces propriétés à New-York peuvent êtreivaüdés.Ces successions ont été obtenues, dans une partie «les eu-, «l’une façon plus ou mois louche pétulant la |H*rio«le mouvementée «le lu déclaration «le l’indéjieiidaiiee.Cela était surtout le cas au *uj«-t des propriétés «pii appartenaient aux lovulistes Je l’empire Uni* Dans plusieurs «le «•«•sen*, les propriétaires octuels «le ees va*i«s terrains ne les possèdent qu’en rni-on «h* leur richesse qui leur permet «le bénéficier «le tous le*détails que la loiamériniine permet.Entre autre* propriétés se trouve celle connue sous U* iionule Harlem Flats.Elle consiste en une graiule étendue de terrain sur les berge.* «le la rivière Harlem.Il y a aussi «le* immeubles sur la 5e avenue.La propriété «lit *• Harlem” était an-cienncnidfit un «Ion «lu roi George III d’Angleterre à la fumilh* Peck.Henry Peek, le «leseendant «le cette famille, est maintenant le propriétaire «le la traverse “Peek .Slip” à New-York.C’ebt «le cette famille que madame Cutter prétend être descendue, et se «lit en possession «le documents «pii établiront ses prétentions.Elle prétend «le p u* que les possesseurs actuels de cette propriété l'ont obtenue illégalement.Cette affaire est déjà venue devant les tribunaux.Plu.*icrs héritiers se sont lignés ensemble pour pouvoir soutenir les frais.Leurs efforts ont réu**i jusqu’au point que plusieurs «le.* résilient* «le la 5ème avenue ont offert un compromis.Le sysdieat «les réclamants n’ayant pu s'accorder, lu cause a été renvoyée par défaut.Madame Cotter, «pii est soutenue par d’autres héritiers de la famille Peek «iemande «pie la cause soit ins truite «h* nouveau Ces dernier* formeront probablement un nouveau syndicat.Il y a aussi «les héritiers en Géorgie.M.John W.McCullogh, l’avocat «le madame Cotter, part demain pour Philadelphie, oû il doit se rencontrer avec l’iion.B.D- Lester, membre «le la législa turc «letla Georcic.Ces messieurs s’enten •iront au su j» t U- téelamatiou * «i«s héri ier.s de l’endr.,it.Nous recommandons «l’une manière toute ]Mirticulicre A MM.les uicinhres dueler* c«'* et aux communautés religieuse* les célèbres harmoniums orgues de la puissante niuison d’Alexandre, Père A Fis, de Paris, pour lesquels nous somme seuls représentants pour le Canada.Harmoniums à mains doublées.En créant ces nouveaux nnnlèh-s «l’har-moniumsà moins doublées « t * MM.ont atteint un triple but.Ils ont tout «PaLml doublé en «fiiclque sorte la force «Icl’instru-ment par l’introduction d’un mécanisme fort simple.L’exécutant pourra obtenir facultntiveineniit un effet exactement semblable à celui «pi’il produirait si un autre personne jouait simultanément 1«* même morceau à l’octave supérieur.La puissance de sons ainsi obtenus est «h.ne « qui valente a une exécution «I«* morceau à quatre mains.De là la dénomination d'orgues à main* doublées.L’émission est d’une netteté «‘t d’une pureté parfaites : «•«*.; instruments rappellent la sonorité «Lun orgue à tuyau, entendu dans le lointain.Ces nouveaux modèles présentent, en même temps que des ressources plu - nombreuses, une plus graiule facilité d'exécution.Outre ces avantage*, ces iii*trunu*nî* possèdent un clavier tran*po*ii«uir; Des certificats des mieux autori es en notre possesion.sont .•.•* BR E Y IA 1 UES ET MISSELS KiHTioxs m: 1°.G l v,Jû Biirv ia i a K -J vols in 1 J.propres «lu Canada, chagrin, 2e «•!i"i\ noir.année 189-1.BiiRViAiitK 1 vols iii-12, cliagriu, 1er choix, noir, unné«* 181* 1.ÜiiKYiAiKK -1 vols iii-12, maroquin du 1 rêvant, grenat, avec «ui*to«le en chagrin noir, année 189-1.Bkrviaiiir -I vols in-1 s.chagrin, 2e choix noir, 1 s91 i «Miignn, enagrm, .Bskviaïur -1 vols in-GS, 1er choix, n«»ir, IS9-I.Burviaikk -l vols in-ls, *•’ 1er choix, noir, 189-1__ Biikviaihe (totum), I vol.in-lS cliag.1er choix, 1891.Bkrviaiiir 2 vols in lti.chagrin 1er choix, 189J.a.• ¦.• .llmu: DiruXAi: elmgrin, 2e «*h«»ix.1^ Jo ., IIou.K Dit'UN'AK chagrin, 1er choix, 18.J-I., nnghii'i-4 tranche 1 .110 10.00 15.00 0 .(ill T.oo 10.00 9.00 G.00 1 .01) 1 .50 •I .00 < .« «» 10.00 11.00 Mi ss m.reliure jaspée.Misse t.reluire chng, 2e «,h*»i\ tranche dorée.Misski.1895, cliag., lcrclmix, noir.tranche «lorée.Missei.1895, cliag., 1er choix, rouge, tranche «lorée.Missel pour mc-.*e de 'slrcz-v«>us vans l»r«*«:uivr .u nu illctm- montr -ipil ait « ncoro «•!«• on«»rt«*a «*e prix J i1 s i j ' i iipi.-cnî.N., craigne/, pu* ffe dliv oui ! Miiv.ivcz-nous celts nu i«?avec.\o.renom et votre u«\r€»sc, sj»ecUlant si c’est une Nlonir«î poui‘(lamo«ou uno Montra découverts» pour ]«oinui
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