Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 20 août 1895, mardi 20 août 1895
année -s-Esë-'k* ,(K~!SÎH No 65.-Bdltion quotidienne.-18èmo année Mardi 20 Août 1899 TARIF DES AilKOSKS i**n «ucoae«« ifroal fli ré«« *ax condition* müi le* i «4,00 lë&KS JOURNAL DES INTÉRÊTS CANADIENS I wu °**”e"m* JE CROIS, J’ESPÈRE ET J’-A.X3SÆE Hiv ll^nco «t ||f Poor éliminé lunrtloi IBMéqaeDtO Pour le* «bdodcw plu* trntnd* Clcndae «Um Kt*root InHéréi»» ft rulwo* do 10 vfuiinn par llgac pour la premier* ln«4>r(lon ri do •i 7,6 «*t o («uIIiin poor Im •aDonco iiibkéqnfinloi.RérlHinw : 20 muUmi U Vcno.rureeteu^Dror^tuire.f„ill,l»nA»COURRlERd» CANADA .JO Août 1895.—No H Mademoiselle de Chavas (SUITE} Kitü oe Ton.it donc révéler à.Mme do flam sa daogT dune cette int imité ffoitnnto.Pourquoi alors s'y scrait-cllooppojé©?Gibrielle en èuit pi franchement heu-{ioie ! Si jeunesse, sevrée brusquement je tocs plaisirs, oondamm'o par uno né-impérieuse à un travail forcé et cootiBQ, se dilatait si visiblement dans obi itmoephèrc un peu plus gaio ! ht puis, wo talent grandissait, se développait sous Ica ocaFoils du jeune peintre.Mae Duferricr n’avait pas exagérJ en notant son fils.II avait beaucoup voyagé, était allé puiser l’inspiration en lta-lieet on Allemagne.Il savait racout ;r trio ud charme infini co »|U il avait vu, ici iopressioos de touriste.Artiste dau9 lYirno, il adorait la natu-miisfoa culte ixclusif était pour li peinture et tout co qui s’y rattache.Bientôt il no se pas* a plus une eeulo RÎréo sans que l'aul vint faire une visité «es voisines.Son empressement pouvait s’expliquer & h manière la plus naturelle.11 avait îhaqoc fois un prétexto très plausiblo pour motiver sa venue.C'étak, ou pour apporter à Gabrielle BQUbleau dont clic avait besoin comme mcdèle, ou pour lui proposer quelque» «amandes importantes.Ko rapport lia-bitQftl avec de riches parvenus, hers do lepowrcn Mécène, il avait réuasi faoi-Ifment à procurer A Mlle do Chavas du travail mieux rétribué que celui do colorier des images.La marquise continuait à vivre dans la pins parfaite sécurité.Le 61s do Mme Merrier ne lui semblait pas pouvoir Être dangereux au repos do Gabriel!©.La différence de rang était à ses yeux one sauvegarde suffisante.Sa fille se trouvait A l'abri derrière cttabarrière infranchissable.Malgré elle, en dépit de sa politesse rainée, y avait-il dans scs manières vis* i via du jeune peintre quelque choso qui put trahir cette arrière-pensée ?Il est piroia de le supposer.X Plusieurs mois fo passèrent ain>i sans piads changements.Mme Dutcrrior s'était absentée pour faire un voyage d'agrément.Il avait d’u- bord été convenu que son fils l’acoompa.gucrait, puis, au moment du départ, il •nit changé d’avis et était resté il IV « : une affaire très import anto le rtc-Dlll> avait-il-dit, pour expliquer cc que 11 appelait un caprice.1 au! continuait donc A venir assidu-•«ut ch z la marquise, mais il scuib'ait tout préoccupé.11 causait à pcino.La layon dimnite doat il répondait il Ga-bridle, quand timidement cllo ré c'a nuit ^ Un °onpeil était prendue blessante J'*' 1 mnuic, pout-ètro pensait In puuvrc fille, qui sentait de grosses lar.mw s’amasser sous ses paupières.Mais ®°u ; car si cela était, pourquoi vieil-_ uit-il { Il doit a7oir du ohagrin, bien lûr* Pourquoi no nous lo confn t il PM?Le comte de Jardy avait, lui aussi, .ain mystérieux, mais i's passaient ,D»mu8 aux yeux do Gabrielle.Le .Iai(l Wwait bien entendre qu’il sn- ™l dw oht S2fl ext -aordinuiroa ; la jeu- 00 filhttcstait impassible et indifféron te.Ah ! uujourd’hui, j’ai une grande uouvelle à annonocr, dit-il un jour en entrant.- Bah ! vraiment ! quoi donc ?La ^ooa-t-elle changé de maîtres ?do-I?** marquisj en mariant.Il ne ujWriit rion moiis que cola pour ex.P U1 uor votre air tragioo-ioleunel.Noo, non, nous sommes enoore sous • Mme régime mais co qu’il y a do o vat quo U» vainqueurs so j a- rent maintenant drs dépouilles doi valu eus.— Ho 1 ho ! qirJlo métaphore ! Mais j’avoue quelle ne met pis eut la voie de votro nouvelle ! Y a-t-il du rapport ?— Très grand ! On ne voulait plus do la nobler se.On a tué les ncbîes, on les a pourchassés.Ne voilà-t-il pas quo ceux qui ont pout-ôtro lo plus crié haro sûr elle, qui en faisaient lit avec dédain, il n‘y a pas déjù bi longtemps, veulent en faire paitio maintenant ! —N’est-ce pas risible ! Pour tout dire dans le cas prêtent, il pourrait y avoir un motif plu b ciôvé, ajouta-t-il en jetant un coup 4’tfJil oblique vers Gab ri olio qui, pauohéo sur boq chevalet,lo parafes: i: guère prêter d’attf ntiou h.la conservation.— Au Lit, au fait, interrompit la marquise, — J’y arrivo.Kh bien imaginer qu’il a poussé une tiogulièro fantaisie dans la corvello »h notro ami lo peintre.Sa roture lti a pesé tout à coup, et il a remué ciel et teirc pour rcchetcher do vieux prrchouiins do famille, et exhiber des titres qui étaient enfouis dans la poussièro des siècles.Il m’avait pris j our confident parce qu’il avait besoin do mes conseils it de mon aido, jj presume, —Tout en m’amut-aat do scs prélcn" lions j’ai mis mes connuiitanocb uu ter-vice, de ton ignorance.C’est un bon an;>n, j’éuis bien aise do lui rendre service, 6i faire te pouvait ; mai* j’étais persuadé qu’il ne réunirait pas.lo me kuis trompé.M.Paul Duferricr est baron ! un vrai baro a ! l a bruit tec interrompit lenarraUur.C’était la palette do Gabrielle qu'elle avait laissé tomber et qui s’était brisée» Fmchéo vus la torrr, la jeuco fille en ramassait les débris ; uno routeur ardente colorait ten vi«»ge ircliné.La contrariété qu’dlo devait éprouver di su maladresse ne pouvait-elle pis expliquer c(tto coloration insolite ?— Tant mieux pour le pnuvn gar-y.n/épliqua Mini de Chavas avec gaîté.Cj titre le posera très bien dans ton monde.Malheureusement pour lui, ta aère et t ti vulgaire ! Elle aura bien do la peine, elle, A eo faire adopter comme une vraie bai once, puisque vrai baron il y a.— Ah marquûo ! marquise ! bi on vous entendait, on dirait que vous et n trop fié e 1 — Que voulez-vous ?c’«st tout co qu’on nous a lairsé.Tenor s y au moins, C\ pendant j i ai demain féliciter notre roibiuc.Le lendemain, on t ffot, Mmo de Cha va'i a*.t à sa fille : Il faut aller faire notre visite de congratulation A la coi-voMo baronne.(i^briollc tressaillit.(J mivré) lst-;e one choss impossible ?Il n’iF* certainement pm» s ^ iuipi'-nibla lit» guérir uu tuai m e.\ Btnnt «Iepui5 «if», année.*, mii.t pour cela, il fair avoir rocotirf aux véritable.- remues i>nuv*gt!>.C'»!ii-po«éB «i'iurbc.*et do racil.oi* DE J- E.RACICOT.Cc« r» mèilca iiont d‘u tr eflicacl é inc«»nte»tabte.I>r> m».1 M.ii« > oxiMaut ili put» dix, ipiinse et vingt annéct o t été rail» alcmont gué-rie.i par 1*uni.go de ce* pré-cituicâ tirannea De* millier- «le certifie:ti« donné» cet effet, attestent do U vér»ci è il* ect avancé Il n’j a pan à se lo di.« iuiulcr, le* rcu-èJcr sauvages do J.K.P.HACICOI, ont «le* puu-vnin curatif* qui no r»nontitro».t nu Moment dati.1 ln« autre* remède * Tou* ceux qui en font ufcago ne corsent de ré|.« t*r «jue ce .•« nt le* meilleure* c« mpo*.tion* qui aient jmnnis été offerte* aux malade*.On part «lo* place* les plu* rocu lés.n du Carada «t de* Kta**-l’ni* pour *e lr» procurer.Ceux quo lu dlHanco ou le* moyen* no j ermettent pns «le *o midrs A Quélas;, j cuvent *o le* pr*curtr)au moyen do correspondance*.Ton» lo» Jou * de» centaine* «lo bulte.* *uiit expédiées par le* différent» chemin* «le for aux malade* qui ne veulent avoir d’autre* lotuddci que ce» reni&le» rauvage*.En «tlot, toute» Ira maladies quelle» «ju’elle* *«ûent, sont guérie* par co* herbage».Suive» l’exemple do tant «le malade*, ül vous no pou'ei « ter à qtiébce, écrive» ot vous recevrez su retour de la ttiallo ce que vous aurez fa.t «|ptuai*«ler ii l’Eniej^ne du gros Sauvage c’oit-A-diro cho» J.E.1\ lïacicot, No 20, ruo St-J«ncph, St-lloch, Québec.SI iMifftsr 1SN-Un VIENT DE PARAITRE Uni nouvolle brochttro intitulée : «Snir»< An» (oinc de Padou*, ptr lo H.P« Krédério de (Ihyvelde, 0.S.P.iî.S page» avee lo vrai portrait du raint.P»lx cio l'ouvrage lü e ».b'ailresaor auxjburcnux du Courrier du Canada, S août 1SU5.' tiiO Il & 13, HUE EVADE, Quebec.L EG Eli TiliO OSSEA v, MUt-r ar nt administrateur.Une statue a Florian «Sous la présidence de M Gafitrs Bois-sie, secrétaire perpétuel do l’Académie française, un comité çioLt de se coosti-tuer pour éhVtr à A’ais ( Gard ) un monument A Florian.^ l’n statuaire de talent, M.Adrien Gaudtz, a reçu la commande du monument qui se composera d uno lUtue ot d un piédcrtal orné de figures allégo-liqutp.Le concours do l’Etat et do la municipalité saisic'ino couvrira la pluf* forte partie dâ 1A deuces'*.J’avoue que oatte nouvelle qui fait le tour de tous les Journaux n’a rien qui me déplaise.N’est il pas d’une charmante ironie d’étoquor eu cc temps de naturalisme et» doux auteur do tant de bergeries auquel les contemporains reprochaient seulement l’ai.:lcc de e s loupa qui cependant u’étaient pus loin.N’cst-ce point uuo pensée ipgénieQBC A notre époqtn incertaine du lrndcm&iu que celle da faire revivre pour quelques minutes devect loup, C2 cltautre de l’Age d’or «[’il au sortir de la Bourbe qu’va u-vait baptisée Libre, s’en a’iait mourir A «Sceaux, haulé par uq effroyable cauchemar qui lui montrait *aas c^ste i’échafaud! On a cité souvent ce mot de Tallry raud;” Celui qui n’a pi *• vécu {•endant les années qui procèdent Si» ne sait pas ce qu’ett Se i lui me de vivre.Un a pe du médtrns et tVrurgieiu de U| :o-?ince de Quebec.—A.IVeUeeu, M.I1» JUche Paille.—Latia-cr JL Lea arantage*
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