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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 21 août 1893
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1893-08-21, Collections de BAnQ.

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37èmo année PRIX Ut L'ABONNEMENT counniKu nu canada Ganaua No 66 -Bdition quotidienne.-16ième année Lundi, 21 Août 1893 T* 1 /\ir nnof* Pour la France 1 lin $3.11(1 Sic "lut*.1.50 L tjw.tr,• #m*»t« .1 .OU | Un au $4.00 ! Six nutii 2.00 ( 7Wvis mot» 1.00 f Un an $4.00 f ,Sir moi» 2.00 ( Trvi» moi*.»-: 1,00 RES CAM PAH NES $1.00 1.50 À U otiffief Ùll JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.•*i THOMAS CIIAPAfS, Directeur-Proprietaire.Feuilleton du COURRIER du CANADA 21 Août 181»3.—No K :t*t- nTr- I K II N H (SUITE) Et déjà lo travail avançait.ho vieux Clzar, en ce inoiouot dè-chaîné, èt U venu gravement s’asseoir à côto du peintre.La grosso vache rousse s’approchait de plus ou pi* a pour regarder ce qu’il faisait là.L’âne, plus familier, avançait déjà sa têto presque pardessus l’épaule du travailleur ; les poules, les oies, les dindons passaient tout alentour d’un air étrango curieux.11 n’y avait pu.?jusqu'aux petits oiseaux du ciel qui ne no sc penchassent, en babil' laiit.à l’extrémité de toutes le» branches voisines.Bientôt, le soleil lui-inêwo sauta par-dessus la haie comme pour mieux voir, et.tous ces rayons, tous ces parta ma, toutes ces voix semblaient dire vaguement à l'artiste : C’est bien en.courage, ami, ** s sommes contents de toi ! ’ Au bout d’une heure environ, Bastion passa dans la perspective, et parut également très étonné.— Qu’est-ce que er.suadé, mon garçon.Mais, dis-moi.—Plaît-il, monsieur ?—Tu n'es donc plus muet, ce matin ?A cetto question inattendue, Bastion î*e métamorphosa subitement en pivoine.—J’en suis content du reste , car, à mon tour, jo veux t’interroger.Bastion eut un soubresaut d'effroi.—Tu vas me répondre, à moi.jo 1* espère.Ce fut un geste énergiquement néga-ti f que répondit Bastion.—Voyons donc.n’aie pas j»enr, mon ami ! Ici grimaces hiéroglyphiques du susdit Bastion.11 ouvrait et refermait la bouche à se démancher les uiâchoiretq mais aucun son n’en sort ait.—Es-tu donc redevenu muet ?l’n petit écu ne pourrait-il pas te délier la langue ?Après une dernière gesticulation désespérée, Basticn s’enfuit à toutes jambes.—En voilà un animal ! pensa tout haut Frosper.lo plus animal de tous lc« animaux do la ferrno ! Ceux-ci, du moins, s'ils Eont muets nc demandent qu’à s’instruire.L'artiste en môme temps saluait avec une bouffonno gravité les ruminants et ]es volatiles, qui, s’apprivoisant de plus en plus, formaient littéralement un ccr-olo autour.do lui.Par intcrvalos, Pline so permettait mémo do braire d’un air, dootoralement appréciateur ; lo chat adveuant à son tour, so frottait contre les jambes du peintre, et lo coq, efl’ron tément perché sur le dossier do l'csoa.beau, ohantait une victorieuse fanfare.—J’ai l’air do Paul Pottor, ma parole d'honneur! ko disait allègrement Prosper qui, durant une heure encore, continua do travailler avec uuo incroyable ardeur.Un second cri d’étounemci.t 1 arrêta tout à coup.non plus un cri blupidc comme celui de Basticn, mais bien une acolauifttiou intelligente qui semblait f°uio pleine de gratitude et do do joie.Le Jeune homme n’eut pas besoin ds ce retourner : il avait reconnu M.Jean.Montrant le tableau, qui déj\ commençait à prendro tournure : — Cru*# Jà Ja surprise que vous m'annonciez hier au soir ?s’écria lo vieillard d uno voix que faisait balbutier 1 émo-tiou ; merci, monsieur Prosper.oh ! merci ! — «Je suis coïtent que ce petit tableau vous faS3o plaisir, repartit fianchement lo jeune homme, et pour qu'il boit tout à fait à votre goût, donnez-moi vos conseils, monsieur Jean.dites moi bien tout ce que vous pourriez y désirer encore.Quelques pigeons sur le toit ?.Ne vous gênez pas.Asseyez-vous là franchement, et causons !.M.Jean ne se fit pas pria, bien loin de là : i'entretien prit une allure des plus intimes et des plus gaies.Et pendant oo tcwps-là lo paysage avançait, s’animant de minute en minute avec plus encore de vérité, de coloris et de charme.—Savez-vous qu’il y a en vous le ta* lent d’un grand artiste ?s'écria enfin le vieillard.On fait ce qu’ou j»out, dit modcèt» -ment le peintre ; mais quand on est obligé de travailler pour vivre.—Je comprends, fit le vieillard, il vous faudrait l’indépendance.—Autrement dire trois mille livres de rente.La se gagno en élevant des lapins, dit-OM, mais non point en faisant des tableaux.— Vous devez être payé cher, cependant, et avec de l’économie.— De l’éconamio.à Paris.quand ou n'a rien de fixe et qu’on est emporté chaque matin par le tourbillon.pas possible ! Si j'avais le pot-au-feu toujours mis d’avance, à la bonne heure ! Si je je pouvais vivre suivant mes goûts, à la campagne.—Si vous achetiez les (Limettes ?— Oui.mais il faut pour cela cent mille francs.et je no les ai pas.et, selon toute probabilité, je ne les aurai jamais —Qui peut prévoir l’avenir, l'avenir burtout d’un artiso ! répliqua Jean.X En ce moment, Bastion reparut tout à coup, essoufflé, effaré, épouvanté.— En voici bien d’un autre ! dit-il Voilà mam’zcllo Irène qui nous nrrivc do son couvent.Jo viens d’n percevoir la carriole des bonnes sœurs au bas de la côte.• —Irène I lit lo vieillard avec émotion.Puis, après avoir un instant réfléchi : —Au fait, murmura-t-il à demi-voix cola vaut peut-être mieux ainsi.Prosper, par discrétion, s’était rein's à son tableau.M.J eau donna rapidement quclquos instructions à Basticn et et les termina ainsi : Avec elle surtout, motus 1 —Comment ! monsieur veut que ma demoiselle Irène ignore.— Non, maisjo veux quelle soit instruite par un autre que par toi du malheur (jui la frappe.Va, cours ! Et, tandis quo Basticn s’éloignait, de toute la vitesso do ses longues jambes, M.Jcan, se retournant vers Prosper, lui frappa sur l’épaule et lui dit : —Il faut que vous me rondicz un grand service, mon clior artiste.—Disposez do moi, monsieur Jean ! —Mais il faut d’abord quo je vous expliquo co que c’est que mademoiselle Irène.% —J’allais vous lo demander , jo nc vous le oacho pas, la curiosité me tallen na il déjà.—Ali!jeunes gens.dès qu’il voua tombe dans l'oreille uu nom de fillette.—Quo voulez-vous, mon ami ?Lorsqu'on a vingt-cinq ans, lorsqu’on est orphelin à ma façon.et que pour une mère, pour un pôro, pour des petites sœurs ot des petits frères, on n’a rien cueilli dos fleurs do son à me, il vous reste dans le cœur un fameux bouquet ! Mais,parlez.Voyonsqu’cdt co que c’est quo mademoiselle Irène ?(A i u ivre u TARIF DES ANNONCES Let u4KC4u« sont t'iu/rû aux condition» #uiraV«w : six liytut rt 4H-dc4tûK».~.» 30 et* Four chaque in»ertùya tub- •louent*.12J •* Pour Ut unnon&'.t d'un* plu» yrande élrrulu» tlU» seront %n»érie» à raison d» 10 cent in» j>nr liyno» pour la première insertion et >U 8.7.fl et 5 cent in» pour le» annonce* ruLsequentc», Réclame» : 20 Ctntin» us lù;n».11 Je 13, It UE B U AVE, Quebec.E EG Eli 11 HO XJ SSE A u.Editeur et admi nlstrateur.A UN RENEGAT M.Luudet, lo candidat rallié, lo conservateur défroqué, m’adresse l'outre* cuidunto lettre que voici ; Monsieur, Jo no puis croire que vous vouliez per n is ter, pendant cette campagne électorale, à refuser de vous mesurer avec m>n dans une réunion publique et contradictoire.Jo vous laisse le choix du chef-lieu •le canton qui vous conviendra le mieux.Nous eu excepterons, cependant, si vous lo voulez bien, Marciac, Plaisaucc et Aignan, qui sont les cantons des candidats et ou les passions sont trop inté rcbsées.Vous, qu’on appelle toujours dans la presse le député de Miracdo, vous aurez, je pense, à choeur de choisir cette ville, qui est la capitale de l’arroudisse-men t.Nous donnerons la réunion un dimanche, en plein jour.Vous me désignerez le président de votre choix et moi le mien, et nous tirerons au sort entre les deux.Je suis le plus jeune, je voua céderai donc le pas, et vous pourrez parler le premier.Nous prendrons, avant la séance, publiquement , devant les assistants, 1 engagement d’honneur de nous laisser parler réciproquement.Moi, jo réponds des miens ; si vous lo voulez, vous pourrez répondre des vôtres.Cette réunion serait très intéressante pour les électeurs : je la désire ardemment, je vous la demande, monsieur, ot j’attends.Fernand Laudkt.Je comprends sans peine, monsieur, pourquoi “ vous désirez ardemment ” cetto réunion, pourquoi “ vous i.a demandez ".pourquoi “ vous l'attendez ”.Vous faire une réclame qui vous manque, attirer, grâce à moi, les auditeurs qui vous font défaut, voilà votre but.Car personne nc se dérange pour aller a vos réunions, ou dans le vide, comme un perroquet éniloptiquc, vous récitez, en agitant des ailerons, un discours assommant et appris par coeur.Homme, consterné do l'indifférence ironique des électeurs, voyant la pile épouvantable que vous allez recevoir, aplati, écrasez que vous serez entre les honnêtes gens du parti conservateur et les hoDuC'tos gens du parti républicain, vous voudriez donner de l’intérêt à vos représentations oratoires, en m’y produisant.C’est inutile, monsieur, et vous faites preuve d’une nouvelle inconscience en insistant.Avec une vanité formidable, qui est votre «lualité dominante,et que ne justifient ni la nullité de votre intelligence, ni celle de votre passé, vous me demandez de mo mesurer avec vous.Me mesurer avec vous ! Pourquoi faire ?în jo n'ai, moi, aucune vanité personnelle, j’-ai la fierté do mes électeurs, et c’est pour eux quejo vous ramèno à l'exactitude de nos situations respectives.J'ai, depuis do longues années, l’honneur d’être le réprésentant de l’arrondissement do Mirandc ; j’ai eu celui d’être le représentant do l'arrondissement do Condom ; j'ai été, au scrutin de liste, jo le dis avec orgueil, l’élu du département tout entier.L'affection fidèle, la confiance inébranlable de mes électeurs, leur dévouement à toute épreuve, qui ne s’est jamais démenti, voilà monsieur, ma mesure à moi.Quelle est la vôtre ?Celle du dégoût que vous inspirez à tous les honnêtes gens, et dont lo scrutin du 2A août vous donnora hi preuve.Non, ni à mes amis, ni à moi, je ne ferai JAMAIS, JAMAIS, ENTENDEZ-LE ni EN, l’injure de discuter avec vous.Je ne discute qu’avec ceux quo j’estime.Et au dégoût qu’éprouvent pour vous tous ceux qui so respectent, à quoique parti qu’ils appartiennent, j’njouto l'expression do mon mépris.Jo vous mépriso au point do vue politique, vous, qui n’ôtes allé demander la candidature officielle au parti républicain, que parce quo le parti conservateur vous avait refusé son estampille, et qui changiez ainsi d’opinions, do cocarde do drapeau, pour lo plus dégradant des mobiles, pour l’intérêt pour l’ambition.Jo vous mépriso au poiut do vue religieux, parce que là, et plus abominablement encore, voua êtes un traître.Vous osez vous prétondre catholique, catholique pratiquant, et vous avez eu 1a bassesso d’aller au dovant do M.Basoou .lo candidat, lo rartisan des LOIS SCÉLÉRATES, XT VOUS LUI AVEZ OFFERT, on cas do ballottage, do reporter sur lui —pour lui donner la possibilité do maintenir, d’aggraver ces lois,— des voix quo voua mendiez au nom do lu liberté et do la toléranoo religieuse ; voix qu’il no vous avait même pas demandées et qu'il n’a pas encore daigné aoeopter.Arrière, monsieur î Abeyez comme un roquot quo vous Otes, attaquez-moi avec votre sabra de bois et votre pistolet de paille ; mais ne me parlez pas, je vous lo défends.Je n’entends ni m'abaisser, ni iuü salir, et voilà pourquoi votre mesure NE SAURAIT ETRE LA MIENNE ! Uu dernier mot, monsieur : vous no serez jamais ni l’élu du parti conservateur, ni l’élu du république.Dans notre noble et lier pays de Cas-cognc, on vote pour uu vrai républicain, ou pour un vrai conservateur, mais on ne vote ni pour les renégats, ni pour les traîtres.Voilà, monsieur, encore une fois pourquoi vous n’y aurez jamais votre place.i’anl de Ca.HHagiiiie.ENFANTS DE PARIS ESQUISSES D’APRES NATURE ¦-a Fumilit* (Suite) Depuis ce jour, l’heureux converti us' siste tous les soirs à genoux a la prière faite en commun, au milieu de sa femme et de ses enfants.]] ne trouve jamais qu’elle soit trop longue, ot de toute la famille c’est lui qui y tient le plus.Nos bons enfants de Paris nc se contentent pas d'assister leurs parents dans leurs besoins spirituel!3.Tous considèrent comme le plus simple et le plus strict devoir de leur apporter chaque mois le produit entier de leur travail.J'ai vu des jeunes gens de vingt ans passés, revenus du service militaitc, -e conformer à cette pieuse coutume et la trouver la plus naturelle du monde.f n d’entre eux, qui gaguait plu.- de deux cents francs par mois, et auquel je demandais co qu’il avait mi.- de côté pour son mariage, mo répondit avec simplicité: “Je n’en sais rien.Je donne à mes parents tout ce que je gagne ; ils m'entretienaent do tout, me donnent ce qu’il xue faut pour mes dimanches, et ils mo diront, le jour do mes noces, ce qu’ils ont économisé en mon nom.’’ Témoins des sacritices faits puur leur éducation, et désireux de subvenir à leur tour aux dépenses du ménage, ia plupart de ces jeunes gens ne réveut que le travail, aspirent aux heures supplémentaires, aux veillées prolongées ot rétribuées, et semblent possédés de la passion de l’argent.Pauvres enfanta ! ce n’est pas l’avarice qui les inspire, c’est le dévouement filial.Au prix de fatigues excessives, aux dépens de leur sommeil, de leur santé, ils s’ingénient à accroître lo petit trésor qu’ils apportent chaquo mois à leur inère, et sa joie, scs Labors, l’émotion de sa voix leur disant “ Merci, mon enfant, ’ sont pour eux la plus douce des récompenses.La question du mariage trouble parfois la paix du foyer.Le cœur l'emporte trop couvent sur la ton», dans ces natures ardentes, impressionnables, que le mépris des mauvais plaisirs rend plus avides dos affections légitimes.Entre le cœur qui parle seul d’un côté, et «lo l’autre la raison qui calcule, l'entente est difficile et l'issue de la lutte dou teusc.Quand la cause du désaccord est une simple question d’argent, on finit presque toujours par s'entendre, et, tout en grondant et fronçant le sourcil, les parents mettent bas les armes.Mais quand il s’agit de l’éducation, de la famille, de divergences dans les sentiments et les principes, c’est le jeune homme qui finit par sc soumettre, pour son bonheur et celui des siens.Que s’il s’obstine, s'il se marie malgré les observations et le blâme do ses parents, l’événement donne plus souvent raison à l’expérience des parents qu’à la passion du fils.J’ai trouvé chca plusieurs de ces jeu nos gens, do naissance obscure et denature élevée, d’admirables délicatesse.-; de sentiment et de conduite, l ’n d’eux, arrivé par son travail et son intelligence à uno situation déjà importante, et considérable dans l'avenir, me confiait un jour ses projets do mariage.—“ Undo mes chefs, disait-il, qui me témoigne beaucoup d’intérêt, mo proposait récemment scs bons offices pour un mariage très brillant, en rapport avec mon avenir présumé, mais hors de toute proportion avec mon passé et même mon présent.J’ai réfléchi, j’ai prié, et lui ai demandé do nc pas donner suite à ce projet J o no veux pas épouser une femme accoutumée à un autre monde quo celui do ma lamillo, que mon pèro et ma mère nc pourraient pas traiter sans façon comme moi-même.Mon parti est pris : je ferai un mariage modeste, qui dounc une fille à mes parents, au lieu de leur enlever leur fils.’’ 11 le fit, ot fit bien .celle qu’il choisit pour fomme, d’une naissance semblable a la sionno, était assez riche du côté du cœur, de l’esprit et do la foi, pour assurer son bonheur et lui faire honneur en tout et partout.Il a cherché lo royaume de Dieu, le reste lui sera donné par surcroît.1! y aurait mille traits charmants à racoirer sur les rapports du ces boos fils avec leurs mères, leurs sœurs et leurs frères.Que de soins, de préoccupations d’une part, que de tendresse ot de sou mission do l’autre ! J’ai rencontré, dans les conditions les plus humbles, des mères qui parlaient, de 1 abondance du cœur, comme Blanche de Castille.J/âme de leurs enfants, leur fidélité à Dieu, ht pureté de leurs mœurs, c’était là pour elles le premier soin, l'intérêt qui dominait tou» les autres.mu-rentides) A 1.00 r.m., de la Rivière à Pierre A 4.00'r.«.tou# le# jours, et du Lac St-Jo#cph A 7.05 p.m., arrivant A Québec A 8.45 r.u.Durant les mois de juillet et août, un train d’excursion partira île Québec tous le# jours excepté lo dimanche, A 1.30 P.M.pour la Jeune-Lorette.y arrivant A 2 F.M., et lo* mardis et.samedis, ce train #o rendra jusqu'au I«ac Saint-Joscph.jAu retour arriver» h 4.20 P.M.Billets d'excursion do Québec au Lac Saint-Joseph et retour bons pour partir par c© train seulement, 50 cts chaque.20 MINUTES au h»o Kdtunrd p**ur prendre le lunch.Chars palais attaché# A tou# les trains directs du jour, et char# dortoir# aux trains direct# du soir.„ Le bateau A vapeur /*/•• voyagera sur le lac Ft-Jo#eph, entre la rotation et FbételLakc View durant lu saison do» touristes, en raccordement avec les trains.Le# bAtcaux A vapeur do M.Boomer, Mi*ta»êini et Unit»'ne voyageront comme suit sur lo lac St-Jcan : Durant la saison des touristes, lo nouveau bateau A vapour en acier .UiifdiMni, ou 1© bateau A vapeur t'mtitir, partira «le Roherval tous le# jours, A * a.v., (et lo Dimanche A 1.30 r.u.,) pour le Isluiulo House, A la Grande Décharge, y arrivant A 11 a.m., (A 3.30 r.u.1© dimanche.) Au retour partira do la Grande Décharge A 4 r.m.et arrivera A Robor-val A 6 r.m, Iaî bateau A vapeur PérV-o^cn ira A la rivière Péribomw doux foi# par semaine, ou plu# nouvel) t.pour le# besoin# do la scierio et do la colonisation* !* fret pour tous le» point# des districts du Lac 8t*Je»n et 8*guenay.A l’est de I.» Jonction Chambord, est enregistré pour la Jonction Chambord, et pour Roherval et le# endroit* A l'ouest, e*t enrégistré pour Roherval.Le fret ne sera pas reçu A Qu.bec après 5 heures r.M.Billots do retour de première dusse, aux prix d'un siiuplo billet, do Québec A toute* lo- stations émis les samedi*, bons pour revenir jusqu'au mardi suivant.Excellente# terro# A vendre pur lo Gouvernement dan# la vallée du Luc St-Jeun, À tie# prix nominaux.Lo chemin de fer trompettera le# nouveaux colon* et leur# famille#, et utr qunntité limité© de leur# effet# de ménage,.GRATIS.Avantage# spéciaux oflbrt# A ceux qui établi*-•ent do* moulin# ou autre# industries.On peut retonir de# sièges 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avait fait scs débuts dans la presse de Montréal, où il est demeuré pendant un certain nombre d’années.$ n canadien laicurD'ier Worcester, Mass, 19.— Un mandat d arrestation a été lancé contre François Bédard, un Canadien, t-ous l’aecusation du meurtre de Lawrence Trainer, âgé do 15 aus.Trainer a été trouvé dans uc«* grange, mardi dernier.1! avait été frappé à la tetc, avec un instrument contondant et était sans connaissance.Bédard est la dernière personne qui ait été vu: avec Trainer.On croit que Bédard est fou.< * 8>A5IXK \ .VIO RT Paris, 19—La cour d assises de Douai vient de prononcer la peine do mort contre un jeuno homme de 19 ans, Gustavo Morcllc, ouvrier cordonnier, domicilié à Lille, son pays d'origine, condamné précédemment à une peine d’emprisonno-ment pourvoi.Morcllc avait, à la maison centrale de Loos, fait la connaissance d’un détenu nommé Pirson, qui lui avait iait comprendre qu'il possédait quelques économies, dont il comptait faire bon usage à sa sortie de prison.Libéré le ptemior, Moi*elle guetta la sortie de son camarade, et, lorsque celui-ci à son tour quitta la maison de Loos, il remmena à Lille et, dès lo premier soir, après de copieuses libations, l’entraîna dans le fossé des fortifications, so jeta sur lui et l'étrangla.L'assassin dépouilla ensuite le cadavre do sa victime, le cacha sous un amas de branches et de feuillages cl prit ensuite la fuite, emportant, avec lui l’argent et les Imbito du mort.inAC IIüSi: A YOTKU 31.tîlHdsleu» accusé île «lo lu clminbro nn inslrnincnttlccc genre Londres, 19.—Hier, ;i la chambre dos communes, M.Gladstone a annoncé qu’il proposerait lundi, l’adoptiou d’uno résolution déclarant quo les débats en comité, sur le bill du Homo Rulo,§oieut terminés vendredi, M.Joseph Chamberlain, chef des unionistes, a donné avis qu’il proposerait un amendement à la résolution do M.Gladstono, déclarant que la proposition du gouvernement abaissait la ohambre, en faisant uno machine à voter, privait la majorité anglaise do scs droits constitutionnels et devait, conséquemment, être rejetée.Pour plus de 50 ans Lo »sirop nutritif do Mmo Winslow a été employé pour la dentition.11 plaît au goût, amollit los gencives, soulagodo toute doulour, guérit les coliquos gazeuses, et o’est le meilleur remèdo pour la Diarrhéo.Vingt-cinq oentin* la bouteille.Vendu par tou» les droguistes du monde.I juin 1893.—1 an.Nouvelles Locales Toute annonce de Naissance, Mariage et Décès, sera refusée ki elle n’est accompagnée d’une remise DE 25 CENTS.Aeciileui Un enfant do dix ans, lils do M.Ant.Parent, do Bcauport,qai conduisait aux champs mercredi soir un cheval un pou fringant, a été renversé par l’animal et a eu une jambe fracturée.I»ii Ailum's Mn»:» Com finny Le propriétaire de cette fabrique écrit pour contredire la rumeur portant qu’il est sur le point d’abandonner les affaires à Québec, il dit que la rumeur a probablement été uiiso en circulation par lu fait qu’il h dit qu’il vendrait ta manufacture s’il trouvait un acheteur qui consentirait à lui payer 7.5 p.c.de sa valeur.M.Mc Keen n’aimo pas le climat de la villo d'où il est étranger.II ajoute qu’il n’a pas l'intention d’abandonner los affaires.Nous sommes heureux do pouvoir annoncer cetto excellente nouvelle à nos lecteurs.Arrhlologl*' clirèl ieiiuu M.Lo Blant a informé l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres qn'une nouvelle série de carreaux de terre cuite décorés do figures ou d’ornements, tels que des rosaces, des cerfs, des lions, des paons ot représentant aussi divers sujets chrétiens ou même païens, vient d être mises au jour dans les ruines d une basiliquo à Hoad jcb-el-Assun.Cette découverte e.-t due à M.11 annexa, lieutenant .au 4e régiment de tirailleurs, qui a été aidé dans ses recherches par MM.Moulins et Laurent.Les sujets représentés sur les carreaux sont les suivants : î o Adam et Kvo, entre lesquels on voit l'arbre où s’enroule le serpent .*2o Le Christ entre deux afôtrcs, nimbés comme lui .3o Saint-Pierre recevant une clef do mains du Christ , c 4o Le sacrifice d Abraham 5o La Samaritaine écoutant le Christ qui porto uno longue croix.Au moment do la découverte, plusieurs de* carreaux adhéraient encore aux murs de la basilique, dont ils couvraient autrefois la nudité.Do quelle époque datent cos monuments?Il serait, dit M.Le Blant, assez diflicilo de ic préciser ; tout porte cependant à croire qu'ils re mon tout à une époque voisine du sixième siècle.La salle, enfin, dans laquelle ils ont été trouvés était pavée d’uno jolie mosaïque représentant des colombes prenant leurs ébats dans les ruisseaux.Etude* l’CliKlCII'H*»' |>llllONlllec à 5 br# p.ui.31 « NT It E 11.A TO KO MO A partir du 31 roui, 1er bateaux partiront, do Montréal, tou# Jeu jour#, (excepté Jlo dimanche), ft IU hr# du matin ; l*acliino, a l’arrivée du tram de midi, gare lion aventure ; *t .«u Coteau Lan ding par le de 4.45 y.m.Canada Atlantic.I.A LIGNE IUT SAOl'E-VAY I^j vapeur *',»,•.*(Infoan# ]>our 12 umi?, étui# ft prix réduit.Cabine# nou pourvues ft moins tju’cllc* ne s.-ient payée# d’avance.Un médecin d'experieneo e«t sur chaque t.i: eur.Les vapeurs allant ft Liverpool doivent laisser Québec ft l> hrs A.M.le jour de leur départ.Des connaissement# "ont donné# ft Liverpool et ft tous le# ports continentaux du Canada ot des Kl nia do l'Ouest.Tour plwn si tip le s détail#, /adresser ft ALLANS.U AB & C1K «Tt.Cl KALA jAxpDjijprtfcuraat .de mit* ftCHÔtîfilljïlE ii Dr Hfï quoique n’ayaot paa onii |é3S»f$'p*rntjnn qui ait •f._-n.' ant.1.1 »!•» r*ti s faction que PANTICIIO-LF.RIQt* K du 1 *r N K Y.l’ai eu occasion de voir rett* excellent»» prépaiation » m ployé© don* une •‘«'Mile dn c»« et fc>*ijour./« J^ti# Çran.f *t#e-c.\« mon • xpérionre, cV«t‘ véritahle- •nom > rp ifi’Uë ynr r.TfflUnc* csMitrc le CrO-i o.n a rt la DtATtnnfc.:.” Bien A vous, A.IV
de

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