Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 9 décembre 1891, mercredi 9 décembre 1891
5ème année No 157.-Edition quotidienne-14iëme année Mercredi, 9 Décembre 1891 ioixfficf k\ lanaîia t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS.J’ESPERE ET J’IIME.T HO MA ti OH A PA 7$, Directeur- Propriétaire orm l-i i l!.i.i ton du COURRIER DU CANADA 9 Décembre 1891.—No 47 LES (SUIT K) Pendant que lu colonel examinait le chalc, Yolande était partie comme l’éclair, et elle rejoignit son amie pour lui montrer avec une joie d’enfant, le présent de son oncle.—N’est-ce pas que c’est joli ?dit-elle à Stella.Puis cela a tout à fait un air de dame : je mettrai cela quand je serai Mme de Noirmont.Mme Faustin de Noirmont.Quel joli nom ! mon Dieu ! quel joli nom ! Puis elle courut dans le salon, mit le châl0 devant une glace, se drapa et prit de grands air?, en disant, comme si elle rendait une visite.—Bonjour, Madame.merci, Madame., mon mari va très bien.—Ou m’a assuré, dit M.de Yalleran au colonel, que cette dentelle est précieuse.c’ot du vrai Chantilly.—Ah ! si vous tenez à savoir cela, répondit ]e colonel, il faut appeler le premier président de la cour impériale des chiffons.Où esi-i done ?.ou plutôt, où est-elle f —C’est juste, où est cette excellente Mme Dorvigny ?reprit Mme Mélusiuc Dumont rjui était venue avec Yolande et M.de Val le nui.—Je cours la chercher,dit vivement Stella, elle est dans le parc.—Au fait, reprit le colonel, vous vous promeniez toutes les deux avec Théobald.—Commeut, ce cher Théobald est ici ?dit vivement Mme Mélusino.Mais alors, sc dit-elle tout bas, dans le fond do cc repaire de mauvaises pensées, qui (•tait .-on cœur, Mmo Dorvigny et Théobald tout ensemble maintenant.Puis que Stella va les troubler, ce qui est fâcheux, je ferai bien de la suivre.cela pourra m’éclairer.Stella venait de partir, et Mme Mélusinc prit, pour la rejoindre, uue course de grande vitesse.—Elle uc pourra jamais atteindre ma fille, dit le oolonel.Il se trompait ; assurément la démarolic de Stella et cche de Mme Mélusinc Dumont n’uvaient ni lu même élégance, ni la même légèreté : Stella marchait eu voltigea ut, Mme Mélusinc en trottinant ; mais, Faustin disait un jour à Benjamin eu lui donuaut uue leçon d’histoire naturelle : —Vois-tu, mou eufant, il y a différents genres de locomotion, qui varieut selon les s-pècob : le cheval galope eu enlevant à la fois les deux jambes de devant puis ensuite les deux autres, ce qui le fait avancer par boud>: l’oiseau vole eu agitant ses deux ailes, qui lui servent au rames dans l’air ; le poissou nage eu éteudunt scs nageoires, qui lui servent d’ailes daus l’eau ; la sauterelle, qui appartient au genre sauteur, saute dans l’herbe, rapidement et disgracieusement, ù l’aide de ses longues pattes, plus hautes derrière que devant ; le serpent déroule eu appuyant ses anneaux sur le sol, qui lui fait uu point d’appui pour s’élancer en avant.Lacépède prétend même que le serpeut est d’une rapidité iucroyablo, et parfois il est aussi prompt que l’oiseau.Effectivement le serpent rejoignit l’oiseau.___Chère belle demoiselle, dit Mme Mélu sine, dès qu’elle fut à proximité do Stella, voulez vous me permettre de vous accompa* gner, et d’aller aveo vous chez cctto bonne Mmo Dorvigny.Pendant oe temps, le beau sportsman ivre de joie d’être débarrassé de Stella, fit sur-le-champ tourner bride à la conversation.Il lança son cœur au grand galop, comme bon cheval Belzébuth, quand il n’avait que quelques minutes pour courir un long espace.Il fut persuasif, éloqueut, entraînant.Il sup-pliu Curaly de lui laisser espérer qu’ils se rencontreraient quelquefois, quand clic sortirait seule.On pourrait du moins causer librement, loin de l’inévitable Stella.L’espé-ranco de ce beau jour, qu’on fixerait a un avenir plus ou moins éloigné.au lendemain pur exemple, forait supporter bien des tour ments : elle consolerait de l’importune irritante, de l’insupportable bote noire.Après tout cette charmante entrevue serait bien innocente ; u’cst-il pas naturel de se promener ù la campagne, de se rencontrer par hasard ?On no parlerait que d’amitié, on causerait en lrère et en sœur, et l’on pourrait du moins épancher son fiwcdans une âme sympathique.Cornly rougissait, so troublait.Elle refusa d’abord $ puis elle hésita, elle chaueela ; ‘X /¦ .Stella depuis quelque temps lui semblait si agaçante, et il était si bon, de causer avec Théobald, sans avoir un tiers qui rendait tout banal ! Ce n’était pas de la pluie, du beau temps, du soleil, que la jeune femme aimait à entendre parler ; c'était des rayons de scs yeux ; son insatiable vanité voulait savourer tout ù'I’aisc l’adulation de Théobald, cette adulation rentrée, qui, loin de Stella, s’échappait comme une grande fumée et entourait la belle coquette d’un immense nuage d’euccns.Déjà cependant, elle avait dit non trois fois, d’une manière plus ou moins accentuée, lorsque Stella et Mme Mélusinc parvinrent ù l’allée où elle causait si bien avec Théobald.Ce n’était pas une grande allée sablée ; c’étai1 un petit sentier où les arbres se rejoignaient en berceau et où la mousse amortissait le bruit des pas.Stella, qui n’avait point l’habitude de se gêner avec ceux qu’elle n’aimait pas, continuait à garder sa us façon un silence maussade; Mme Mé-lusine, de son (ôté, n'était pas fâchée de guetter sa proie.Elles arrivèrent dons, sans bruit, tout près de Théobald et de Coral y, et entendirent distinctement ces morts, que prononça le jeune homme d’une voix émue et pressante : —Devant la maison de Macabre.C’était une phrase insignifiante par elle-même, mais qui tombait dans de fines oreilles, ou plutôt daus de lins esprits.Stella et Mme Mélusinc en furent frappées et la nié- ! ditèrent ;mais elles prirent, un air indifférent, pour se faire croire mutuellement qu’elles ù avaient rien entendu.Kilos marchaient derrière Coraly et Théobald et sc trouvaient à peu de distance,lorsqu’ils tournèrent tout à coup dans une aliée[transvêrsftle,sans sc douter qu’on avait marché si près d’eux, et qu’on avait surpris quelques mots de leur conversation.Dès qu'ils eurent disparu.Stella fit son cri d’appel : sa vue produisit sur Théobald son effet ordinaire, et lui causa un petit tressaillement nerveux.—Ah! la voilà! dit-il à Coraly : il y avait vraiment longtemps qu’on ne l’avait Lettres politiques LA s.\INTE-ALLIAN< K ET LA ItfeVOi.UTIoN (A propos d'une publication récente) Un livre d’histoire diplomatique, publié par un dignitaire supérieur de l'instruction publique, a pour objet de démontrer que l’année 1S4S inaugura, pour les peuple.* une ère d'affranchissement : il appelle cela la “ Dévolution ” Sous lo nom de 4i Sainte Alliance il « caractérise la période comprise outre 1815 et 1848 : ce fut,d'après son exposé une période d'oppression.Sans discuter sur les mots, examinons si les faits concordent avec la distinction formulée par M* l’inspecteur général et avec le caractère qu’il lui attribue.vue.fis furent foliés de rebrousser chemin et de se rendre à l’appel de Stella.On revint vers la maison, et l’on parla peu.Coraly et Théobald avaient beaucoup à penser ; Stella et Mme Mélusinc beaucoup à observer.Stella passa une partie delà nuit à retourner cette phrase dans sa tête : “ Devaut la maison de Macabre” Coraly causait-elle tout simplement du la promenade qu'on avait faite uu jour, jusqu’à cette étrange maison, et de cette danse à laquelle Stella avait iuvité Macabre?C’était possible, c’était même vraisemblable.T—Cependant, se disait Stella, il n’est pas naturel que ma belle-mère s’occupe de moi quand je suis absente.Alors elle se souvenait de l'animation de Théobald et du trouble de Coraly, quand el!e les avait abordés, puis, dans la soirée, Cora-1V, qui d'habitude levait si fièrement le tête, baissait bien souvent les yeux en parlant à Théobald ; quand elle les relevait sur lui ou sur le colonel, il y avait dans son regard tout un monde d’impressions diverses : effroi, timi-midité, tendresse.Le colonel n’avait rien ru de tout cela.11 est évident que les femmes ont, au moral, un œil, de plus que les hommes ; cet œil est-il dans le cœur ou dans la tête ?Cela dépend des natures ; mais il est presque toujours excellent.L’homme voit la preuve positive,l’infidélité écrite et paraphée, la femme découvre la preuve impalpable : c'est l’homme qui voit la poutre, non pas dans ses veux, mais sur sa tête, quand elle c-t prête à l’écraser ; c’est la femme qui voit la paille dans l’œil du voisin et de la voisine: elle l’y enfonce, quand elle est méchante ; elle l’eu retire quand elle est bonne.Le lendemain, vers une heure, Stella fit venir Benjamin, avec ses livres, pour lui donner sa leçon.Ordinairement c’était la chambre de Stella qui servait de classe : mais ce jour-là, elle eut la fantaisie d'etumetier Benjamin dans le kiosque, au fond du parc.C’était dans ce même kiosque que Mme Mélusinc s’éiait abritée ; c’était là qu’elle avait vu lo colonel tirer sur le tigre et le tuer du premier coup, Benjamin était distrait ; il tournait la tête du côté de la petite fenêtre.—Tiens ! dit-il, belle petite maman qui vient nous rejoindre.—Ce n’est pas possible ! dit Stella, que Coraly fuyait souvent et ne cherchait jamais.I.—L’idée que Al.Debidour préconise sous une rubrique générale le respect.du vœu des population* ”, et que nous invoquons nous aussi en Alsace-Lorraine à l’encontre du fait brutal de la conquête, cette idée, dis-je n’est pas née eu 1848, c’est-à-dire à l'époque que l’autour du livre appelle “ Dévolution.” On pourrait remonter en deçà de 1814 mais à ma connaissance, c’est au congrès de Vienne que l’idée lil son début dans le droit international positif.Dès le 14 décembre 1814 h» comte La-soumovski (Dusse) demande en faveur des Polonais “ de justes égards pour leur nationalité Le mot v est.La convention conclue le 3 mars 1815 entre la Russie et la Prusse dit : “ Les polonais.obtiendront des institutions qui assurent le mainiicii de leur nationalité.Les articles I ù 4 de l'Acte général confirment ces dispositions.Des institutions ne sont pas l’indépendance mais c'est beaucoup et ce fut d’abord exécuté loyalement.Ainsi par sa lettre patente, le roi de Prusse s'engage : “ Je serai votre monarque sans que vous a) ez besoin pour cela de renier votre nationalité " .La petite “ Dévolution de 1830 eut un triste contre-coup pour la Pologne.' Un an après, Nicolas 1er supprimait la Constitution du royaume.C’est, la même année, à la mort du prince Datziwill, que l’Allemand llor-well fut nommé gouverneur do Posna-nie, où les promesses de la lettre-patente furent dès lors peu respectées, Les choses continuèrent ainsi jusqu'en 1848 Voyons co que cette ère nouvelle, l’ère de la délivrance, apporta aux polonais.Le roi de Prusse obtint de la Diète en 1848, l’incorporation de la Posnanie dans la Confédération germanique.C’était la violation de la lettre des traités et de tout droit, mais rassurons- nous, la Diète sera tôt expulsée.Voici venir une assemblée franchement révolutionnaire, un contre-coup de l’émeute française de 1848 : le parlement de Francfort.Or, le 23 juillet 1848, le parlement populaire vota l’infédération de la plus grand partie de la Posnanie.La Diète fut rétablie eu 1851 et le 3 Décembre, se déjugeant elle-même pour revenir aux dispositions relativement bienfaisantes de 1815, elle a nu la l’infé-démtion.Ce ne fut pas pour longtemps, en 1860, le roi de Prusse incorpora dans la Confédération de F Allemagne du Nord la Posnanie, qui y resta et qui lait encore partie intégrante de l’empire fondé en 1870.{A suivre) En Russie, surtout depuis 1S0S, la simple sujétion décrétée en 1831, est devenue une persécution déclarée contre la nationalité y compris la langue.M.de Bismark a suivi l’exemple.Moins violent, mais plus perfide, il a entrepris officiellement de nos jours la germanisation et l’expropriation des polonais.Cette mesure fut repoussée par le Landtag, qui est le /Parlement particulier du royaume de Prusse ; elle fut, aa contraire, chaudement assentie par le Reiohstag,qui est lo Parlement de l’empire.Je.ferai remarquer malicieusement ù M.Debidour que le Landtag est élu sur un mode,rcstreint qui seut encore sou moyen âge et sa Sainte-Alliance tandis que Reichstpg est élu d’après le mode do l'ere nouvelle, c'est-à-dire au suffrage universel et direct.En l'organisant ainsi, le rusé chancelier savait bien qu’il se préparait uu instrument lum regni, ù l’encontre du droit des nationalités non allemandes et du vieil qui est ici incontestable, sans qu'on ait besoin de recourir au suffrage universel-et direct.Voilà ce que l’ère nouvelle, la Dévolution a fait pour les Polonais.J .es réparations insuffisantes de 1815 ont fait place il la persécution ouverte et cynique.Pour qu’ils y résistent, il faut que eur Ame polonaise soit bien solidement chevillée.On n'en viendra pas à bout, ni pour la religion ni pour le reste.IL-En 1SG3, Napoléon 111 voulut intervenir en faveur des Polonais.Il le voulut sincèrement ; mais il le lit en proclamant que les traités de 1815 n'existent plus.C’est une fatalité des Napoléonides de se faire les représentants de cette idée, sur laquelle l’opposition bonaparto-libérale avait battu en brèche la Restauration, comme si nos désastres de 1815 pussent être imputés à Louis N VI II ou à Charles X.S* l’empereur m’eut consulté, je lui aurais fait remarquer que, lorsqu'on a contrat en poche, il est imprudent de faire appel à des idées générales, toujours discutables, fussent-elles justes.En 1834, le roi Louis-Philippe, de concert avec le roi d’Angleterre, William IV, avait invoqué l’article 118 de l’Acte général de Vienne.La Prusse et l’Autriche s’y étaient référées en 1847.Le prince-président l’avait fait lui-même, en même temps que lord Palmerston, avec succès et non sans éclat, le 5 mars 1851, contre un projet autrichien attentatoire à l'Acte général de Vienne.Les conséquences de la violation de cet Acte en ce qui concerne la France sont trop évidentes.A une Allemagne fortement constituée alors pour la défense, mais impuissante pour l’agression on a substitué, une Allemagne prussifîée contre cc qu’elle appelle gratuitement l'ennemi héréditaire : On no Klopp,pourtant, a bien démontré que YErbftvnJ n’est pas la France.Enfin, de l’un à l’autre bout de la péninsule voisine et qusqu’ù File de Pan-telleria, qui est la guérite avancée de la Sicile contre la Tunisie, un cri unanime a retenti : A bas la France ! Vive Sedan ! III.—L’historien distingué dont l’œuvre a suscité ces remarques, s’indigne, et je m’indigne avec lui, de ce que l'he-xarchie des grandes puissances s’arroge lo droit de réglementer le sort des petits Etats sans leur consentement.Je cherche ce que 1S4S — alias la Dévolution — a fait contre cette hégémonie, et je trouve seulement que, depuis Fève nou- velle, l’hégémonie a été exercée avec LEGER BROÜSSEAU, Editeur et administrateur, v".',.;.- une fréquence et une intensité toujours croissantes.Par contre je connais et je ne me lasserai pas do rappeler un certain protocole de la Sainte-Alliance, qui est de trente ans antérieur a la prétendue rénovation de 1848.— Or, voici ce que disait la Sainte-Alliance le 18 novembre 1818 : Que.si les puissances qui ont concouru au présent acte jugeaient nécessaire d’établir des réunions particulières.pour y traiter en commun de leurs propres intérêts en tant qu’ils se rapportent ù l’objet de leurs délibérations actuelles.que, dans le cas où ces réunirons auraient pour objet des affaires spécialement liées aux intérêts des autres Etats de l'Europe, elle n aurait lieu qu’a la suite d’une invitation formelle de la part de ceux de ces Etats que les dites affaires concerneraient et sous la réserve de leur droit d’y participer directement ou par leurs plénipotentiaires.Personne no contestera ijue le principe de ISIS soit correct et bienfaisant.Non seulement l’ère nouvelle n'a rien innové dans le bon sens ; mais elle tient en petite estime le protocole d’Aix-la-Chapelle, peut-être parce que les sou- verains ont contracté “ sous les auspices de la Providence divine ”, ce qui n’est pourtant pas bien méchant.On a même contesté la validité de l’acte.Il n'a pas été abrogé : il fait partie des “ lois existantes ”.A ma connaissance, il a été, pendant Fèie nouvelle, invoqué une seule fois, à Londres, en 1882, par le gouvernement roumain.Inutile ** J -ter que les heptarques (la Turquie en était) n'en a pas moins, avec le cœur léger, jugulé les petits Etats sur le Danube au bénéfice de F Autriche-Hongrie.Passe-moi le Danube et je te passerai autre chose.L'ère nouvelle était déjà Agée de 34 ans.IV.—Nous terminerons cette revue comparative en compagnie des fils d’E-paminondas, de Marko Kralievitch, d’Etienne le Grand, de Michel le Brave et le Bon.Cc n’est pas en 1848, mais sous le règne du roi Charles X, que les Hottes alliées ont combattu à Navarin, que lord Byron est mort à Mis-solonghi, que le général Maison a délivré la Moréc des hordes d'ibrahim pacha.L’honneur d’avoir émancipé- les provinces danubiennes.Roumanie de Serbie, revient à la russie, qui avait commencé ù Kutchuk-lvaïnardgi, soixante-quatorze ans avant l’explosion lumineuse et libératrice de 1848.Après les conventions d’Akerman et le traité d’Àndrinople 1828), on a pu dire : “ l'émancipation est faite.” Les congrès de Paris#0 856) et de Berlin 1878) ont complété et européanisé l’œuvre inaugurée en 1774 par l’empereur de Russie.—le dis “ par l'empereur.” En effet, si la Russie était dotée d’un parlement élu par le suffrage universel et direct, il est à prévoir qu'à l'exemple du Reichstag de Berlin, les députés russes voteraient la russification et l’expropriation des chrétiens, qui ont été délivrés par leurs souverains longtemps avant 1848.M.Debidour le fait presentir dans ses conclusions.(II.5G3.) Four répondre à certaines plaintes, j’ajouterai que ces affranchissements de populations, longtemps opprimées ou comprimées, gagnent parfois à être accomplies graduellement.Aussi n’est-il pas raisonnable de s’in ligner, de s’impatienter même si une population n’obtient pas d’un premier coup toute l’autonomie et tout le territoire de ses prétentions.11 y en a pour qui le rattachement à quelque chose pourra être un assez long temps salutaire.Ce qui précède montre, je crois, ce qu’il y a de téméraire et d’arbitraire dans la division tranchée qu’on établirait entre la période inaugurée en 1815 et celle quia éclaté en 1848.Tout n'a pas été bien sur le terrain du droit international, et tout n’a pas été mal pendant l’une ni pendant l’autre période.il n'est pas conforme aux faits de spécifier l’une par le mot “ oppression ” et l’autre par le mot “ affranchissement : ” .Elles n’ont mérité Ni cet excès d'honneur ni cette indignité.•’V.PETIT FORMULAIRE L’AMMONI.VqUK DANS I.K MONADE.— 1 Î*'cî.¦¦¦:• •r.fatv.Un peu d’ammoniaque dans l'eau tiède adoucit et nettoie la peau.L’aspiration de vapeurs ammonicalo guérit des maux de tête.On nettoie les plaques des portes avec un lince imbibé d’eau ammoniacale.O On ravive les couleurs îles tupis avec de l’euu chaude à laquelle on a mêlé quelques gouttes d'ammoniaque.Ou nettoie les vitres beaucoup plus facilement qu’avec le savon, en faisant usage d’eau dans laquel on a versé une ou d’eux cuillerées d’ammoniaque.Quelques gouttes d’ammoniaque dans une tasse pleine d’eau, enlèvent les taches des pointures et des chromos.L'opération demande quelques soins.On enlève des taches do croisse avec do l’ammoniaque très étendue.Après avoir frotté légèront la tache on la recouvre de papier do soie et on y passe ligirsment la far chaud.Les taches faites par des acides sont facilement enlevées par l’ammoniaque pur.On emploie ensuite le chloroforme pour rendre à l’étoffe sa couleur naturelle.On rend au nickel et à l’argent son brillant en le frottant avec de la laine imbibée d'ammoniaque.L’ammoniaque employée à deux ou trois reprises, guérit un rhume récent, et le guérit sûrement si l’application en est faite lorsqu’on ressent la première atteinte du froid.Le vieux cuivre prend l'aspect du neuf en y répandant de l’ammoniaque concentrée et en le grattant avec une brosse dure.On rince ensuite à l’eau.En employant par partie égales de l’ammoniaque et de la térébenthine, on en enlève les taches de peinture, même anciennes.On nettoie les brosses et les peignes en les trempant dans de l’eau et de l’ammoniaque.< )n fait ensuite sécher devant le feu ou au soleil.Si l’on prend chaque jour des bains dans de l’eau contenant de l’ammoniaque, on évite lu transpiration et l'odeur désagréable qui en est la conséquence.De plus, la peau se conserve douce et fraîche.La flanelle et les couvertures se nettoient parfaitement si on les trempe dans de l’eau contenant île l’ammoniaque et de l'eau de savon.L'ammoniaque nettoie aussi parfaitement For et les bijoux, donne au diamant tout son éclat.A tous ces emplois, ajoutez que l'ammoniaque peut rendre de très grands services dans lus cas de météorisation,et vous serez bien obligés de reconnaîtra que c’est une véritable panacée.Cosmos.S.EM.LE CARDINAL BERNADOU Lu nouveau deuil vient de frapper l’Eglise de France.S.Km.le cardinal Bernadou, archevêque de Sens, est mort, hier matin, dans sa ville archiépiscopale, des suites d’une maladie qui, favorisée par l’âge a.vancé du vénérable prélat, Fa enlevé en peu de jours.La veille au soir il avait été administré, en présence de deux de ses vi- caires generaux.t ’est à Castres (dans le département du Tarn) que Mgr Bernadou était lié soixante-quinze ans.Créé cardinal dans le consistoire du 7 juin 1886, il était alors archevêque de Sens depuis dix-neuf ans, car c'est en 18G7 qu’il transféré du diocèse de Gap auquel il été appelé cinq auparavant, précédemment il était arch i prêt red?la cathédrale d'Alger.Désireux d’éviter le bruit, Mgr Bernadou s’est constamment attaché ù excr cer un ministère de purification.Aussi sa vie épiscopale n’a-t-elle été marquée par aucun incident qu’il ait lieu de noter à part.On sait qu’il a fait démentir en dernier lieu une lettre qui lui avait été attribuée, au sujet de la poursuite diriger contre Mgr l’archevêque d’Aix.Rappelons aussi qu’il y a quelques années, en souvenir de son pays natal, S.Em.le cardinal Bernadou voulu-faire une fondation destinée à coût runner périodiquement une rosière.Il avait présidé lui-même Fan dernier a cette cérémonie.AUX ABONNES RETARDATAIRE Nous sommes décidés ù suivre l’exemple de plusieurs de nos confrères, ot h prendre des mesures de rigueur contre les abonnés qui ne soldent pas leurs arrerages.D'ici à quelques jours nous allons mettre tous les comptes pour arrérages d'abonnement au Courrier du Canada ot au Journal des Campagnes entre les mains de nos avocats.Personne ne pourra se plaindre d’avoir été pris par surprise, et s’il y a des frais d'encourus cc sera la faute de ceux qui n'auront pas vomlu être raisonnables.84 Le Courrier du Canada, Mercredi, 9 Décembre 1891 ANNONCES NOUVELLES Grande réduction—Elie Bédani.Cour Supérieure.—S.N.Parent.Et ah iss**ï cm d’h irticuhure de Tourourre.Propriété à ve.dre.—E.M.A.Boucher.Cadeaux de NoCl.—G.Seifert Dr Ch.Verge, Jr.A vendre tableiu des principales indulgences.Tapis ! Prélarts—Glover, Fry dr* Cie.Instruments de musique, iSr'C.—L.N.Fratte.Pianos ! Pianos !—Bernard, Fils Cie, Le Magasin du Louvre.—Côté Faguy.Etoffes à robes.— Behan Bros.NOEL! NOEL! Voici le temps de faire une visit c u AU BON TON » 1890 que, pour l’oeuvre de l’éducation, l'Etat soil puissamment aidé par le clergé, attribuant ainsi le principal rôle au gouvernement ?Pourquoi co double langage : Pourquoi trouve t-on toujours, chez M.Mercier, à côté de paroles catholiques des gages donnés l’élément “ avancé ” ?Le jeu de M.Mercier semble avoir parfaitement réussi.Il a capté la confiance de prSires distingués qui écrivait dans "Electeur et il a, eu meme temps, rassuré “ messieurs les radicaux ” qui ne montrent plus “ le bout de l’oroiile ” uulle part ! INTERPRETATION CHIMERIQUE SIR RICHARD CARTWRIGHT an lit i >• • “ ** » .VW.VMll • * 57-59, rue K- eau.Assortiment extraordinaire et des plus vuriés de produits en bonbons de Paris, chocolat* de laotnirie depuis trente-cinq contins la lb.: papillottes (Fre ich m«ntoe-) : confitures de Potin, fromage de lirie ; fromage de Millar en pots ; chocolat NIeuicr ; ©hocolut Potiu.Liqueurs, grands vins ; c.ign.nc ; conserves aîiuien-taires ; toupt-a l'oignon, au gr*s ; jardinières, etc.Boites parisiecnc* pour cadeaux.Pour le temps des îites, on pourra se procurer .A.TT B303NT TON der paniers de Pqucurs assorties au bas prix do $7.ô0 et $15.00, et composés comme suit : P AM EK.S DE ST.r>0 PAMEKS DE 813.00 >.4 I 4 4 4| 1 Bouteille Vin Rouge d’Espagne Sherry.Scotch Whisk v Rve Vin blane d’Es p«*gno r«rt Cognac Haut - Sauter-r es Ciaret (Caroubier; Rhum Vermouth Bourg-gno Mousseux 1 1 1 1 I 1 4 4 4 4 4 < 41 4 4 4 .44 1 1 .4 4 4 4 4 4 4 4 I 4 4 1 1 1 1 Québec, 3 déc.—1 déc 1SS1—1 an.Bouteille Champagne Hermitage Port Club She: rr Hoek Liqueur Père Motiis Gauloise Crème de Coco Monopole Rve Boulet tin cognac Rhum St- Jatnei Fin© Old Scotch 367 4 I 4 I 4 4 Un événement important à noter : Les conservateurs mis en demeure de prouver les allégués de la contestation de l’élection de sir Richard Cartwright, ont complètement échoué.La contestation a été renvoyée avec dépens, à i’uuanimité des juges.Nous disons que c’est là uu événement important, parce que c’est cette contestation que les conservateurs avaient choisi pour teuter la preuve de toutes les accusations de déloyauté et de trahison portées contre le parti libéral aux dernières élections.Ou alléguait que sir Richard Cartwright avait obtenu des sommes considérables de* américains, à condition de leur céder les intérêts canadiens s’ils arrivaient au pouvoir.Ou alléguait également que le parti libéral avait l’ait uu marché avac la compagnie du Grand Troue, par lequel cette compagnie puissante aurait donué son apui aux libéraux eu échange de promesses do bonus.LA CONGREGATION DE U HAUTE-VILLE La fete de lTmmaculée-Conceptiou a été célébrée hier avec pompe daus cette élégante chapelle.L’office du matin a revôtu un cachet de graudeur inaccoutumée : quinze il vingt uou\caux cougrégauistes sout venus s’agenouiller au pied de l’autel de Marie et la prendre pour mère et pour avocate.Cette cérémonie était vraiment touchaute, et lors-quo le chœur de l’orgue chanta le Te Ecum, la plus vive allégresse semblait rayonner sur la figure de tous les fidèles.Ce chant de la reconnaissance laisse toujours dans l’âuio do bien douoes émotions.Nous avons dit : le chœur de l'orgue ; eh bien oui, M.Léon Dcssaue vient de combler uue lacuue qui n’a existé que trop longtemps, car la Congrégation possède maintenant un chœur à elle, et nous avons eu le plaisir do d’entendre hier matin pour la première lois.Ce chœur, composé d’une douzaine de voix,a fort bien débuté dans un cantique à la Vierge Immaculée, composé par feu M.A.Dessane, et intitulé : “ La plus belle Heur.” C’est quelque chose de délicat et de suave.Nous espérons que Dessane ne s’arrêtera pas en aussi beau chemin et continuera à nous servir de temps à autre de la belle musique.Le salut de cinq heures a été des plus solennels.Après un magnifique sermon prononcé par le R.1\ lia mon, le quatuor Gounod a interprété avec un talent remarquable les morceaux suivants : Ace Y’crum, trio rendu par Mme Samson et MM.Jj-àmontagne et Laurent.To tu jyulchra es, de A.Dessane, solo par .Mme Samson.On devrait eutcudre plus souvent ce chant sacré ; car il y a là de Filme Mis eu demeure de faire cette preuve, les et de l’harmonie.Ou seul que c’est l’œuvre conservateurs ont complètement échoué ; et.de plus il a été établi que tout le fonds électoral des libéraux d’Ontario s’élevait à $14,000 souscrites personnellement par les 44 CANADA Q,Uü.3E;T, 9 DS JE .TIBRE 1891 Uauîocraîs Mercie CE QU ON EN FENSE Le Manitoba fait les réflexions suivantes .'i propos des entreprises césarieu nés de M.Mercier contre la presse libre : membres du parti et que ce montant avait été employé à l’impression et distribution dis brochures électorales.L'Electeur attribue au renvoi de cette pétition d’élection une portée complète- ment imaginaire.La semaine dernière, le grand connétable arrêtait 31.White, de la Gazette do Montréal, et Whelan, entrepreneur bien connu, sou» l’accusatiou de libelle malicieux et subversif.M Whelan avait fait une déclaration au sujet de la fameuse affaire Whelao-Pacaud, la Gazette l’apubliée.Des dépêches plus récentes d.sent que 31.Ta»sé de la Minerve a également été arrêté et que 31.Tardivel de la Vérité est menacé du même châtiment.U est inutile de dire que 3131.White et Wh clan ont de suite trouvé des cautious.Une foule de citoyens lesont accompagnés jusqu’à la gare à kur départ de 31ontréal pour Qué-beo.Sans vouloir discuter le droit de M.Mercier, nuu- croyons que ces mesures à ia César retournent toujour* contre leur auteur.Le peuple ne comprend pas cela, ce n’est pas daus se* mœurs.Dans ses relation* habituelles, il appelle chaque chose par *üü nom, il qualifie chaque acte comme il croie vrai «.t ne pcn*e pas luire mal en cela.3Iériur la prison pour avoir dit .-a façon de pen*er, il u’uj veut plu*.U «te bonne* tripotée lui semble plus ration-n lie.Uu uou* ue connaissons pas le peuple de la province de Québic ou Fi n il ne verra pas c tte conduit» arbitraire de sang-froid.Jeun-Bapti.-U veut être maître chez lui, y conserver *un frane-paricr it sa libre opinion librement ex -rimé .» t e droit il i».* veut p»«ur mu*.Le m dns qu’il .-e d.ra.c’est que 3l.31en*ier a j) u di eho-: à sa defense s’il doit avoir recours à ces mu vous.Les accusations de déloyauté envers la nation canadienne, portées contre les libéraux, ue dépendent pas d’une contestation d’élection.Elles sont basées sur le programme politique et les agissements de MM.Laurier, Cartwiight et tutti quanti, sur leurs prosternements devant les Etats-Unis et su* leurs déclamations d’où la fierté nationale était-complètement bannie.Quant aux 814,000 qui auraient constitué tout le fonds électoral durant les élections générales, une telle prétention ne mérite que le sifflet.Sir Richard Cartwright n’a rien établi de tel dans sou témoignage.Il a dit que, à sa connaissance il y aurait eu S14,0üü de souscrites ; mais qu’il avait eu pu u de choses à faire avec le fonds électoral Pur conséquent son témoignage nu j jette aucune lumière sur le chiffre des souscriptions totales.Le grand organisateur libéral, 31.Preston en pourrait diie beaucoup plus long que Sir Richard Cartwright à ce LES ŒUVRES 00 GIMO HOHMi.LK AF E CU En réponse à un correspondant pseudo-clérical de Y Electeu r, notre confrère de la Vcritc publiait flans son dernier numéro un excellent article, d’où nous extrayons le passage suivant : Dans l'ciL'cmbléc la politique financière de 31.31 rchr »i été telle*ment dépensière que les délie.t*» sont devenus chroniques, et jt*s emprunts une institution.Le suceesstur 31.Mercier sera obligé, pour sauv e.; : « l’houn ur de la Province, pour faire face aux lourde* obligati* n* que les largesses de 31.Mercier nouvimposent non seulement de retrancher à droite et à gauch»*, mais d'imposer au peuple des impôts onéreux.Ou ue peut pas combler indéfiniment les déficits au moyeu d’emprunts.Il nous serait facile de faire une réponse aussi péremptoire à tous les points soulevés par le corre* pondu ut de Y Electeur, étranger —trop étranger à la pd.tique, mais il faut se borner.Uu dernier mot.Notre coutradie-c ur s’eteim assez longuement sur les discours que 31.31ereier a prononcés en Europe.Sans doute, il y a dit de fort bourns choses ; mais pourquoi a-t-il tout gâté par un éloge dn mouvement révolutionnaire de 1837 ?Pourquoi, aussi, a-t-il à l’ouverture de la dernière bes*iou, louange, sans la moindre réserve, 31.Desmarais qui venait de se proclamer partisan des 41 immortels principes ” ?Pourquoi, encore, tout en confiant la direction de certaines écoles du soir—non pas toutes—à certains membres du clergé, a-t-il souhaité, daus sou discours du G novembre propos.LE EN ” i E Electeur publie la dépêche suivante de Moniréal : Les libéraux sont dans la jubilation do voir le Canadien installé ici comme journal du matin.31.Tarte a fait des arrangements pour faire circuler ni atuiteim nt 25,000 copies de .-ou journal—chaque j-»ur pendant un mois, —afin de le faire connaître dans la ville et le district de 31ontréal et se créer uue réputation.Sun premier numéro, publié hier, était superbe.Il y avait plusieurs articles sur toutes le* questions biûlantes du jour et il* étaient rudement bieu tapés.Il est évident que le Canadien est devenu organe libéral.Le Rational lui donne Taculade coni- ine suit : Le premier numéro Montréalais du Canadien a | ani hier.Nous nous faison un plaisir do saluer l’arrivée j arm nou de 31.I*rael Tarte avec qui nou* a voua toujours eu les meilleurs relations de journaliste et d’ami.Son ta*eut et l’habilité dont il a toujours fait preuve sont une garantie de son succès et nous lui souhaitons pleine et entière réussite.d’un véritable musicien.Tantum ergo, chauté par le Quatuor.C’est le R.P.Martineau qui a officié.La Congrégation de Saint-Koch La messe a été chantée par 31.le curé Bélanger de Saint- Roc h, assisté comme diacre et sous-diacre par 3131.les abbés Fortiu et Lachance.Le R.P.Dé*y a donné le serrnou.11 nous a parlé* des prérogatives de l’Immaculée-Cou-ceplion dans un langage tout à fait éloqueut et propre à jeter ia conviction dans l’âme.Il u’est pas nécessaire d’adresser nos félicitations au chœur de cette chapelle, car sa réputation e>t avantageusement connue du public depuis longtemps.Nous nous conteii-t.Tons donc de mentionner les principales parties du programme qui a été exécuté.Kyrie, de la messe de Fauconnier; Gloria, de ia Hache, solo par 31.Lefebvre.A l’Offertoire, La Salutation Angélique ” de Gounod par 31.Laurent.Les sol is du Credo ont été rendu par 3131.Bruneau et Roy, et le duo par 3131.Roy et Lachance.Le Sanctux de Guuuod est vraiment délicieux.Au Sa.ut de quatre heures : Sunctus de Gounod ; Ave Maria, de Schubert, par 31me Sauisou, et Tantum Ergo, d’Archambault, solo par 31.Bruneau.Le sermon de circonstance a été donné par le R.P.Tunrcou.C’est une ullocution w qu’on n’oubliera jamais, car le prédicateur a su toucher son auditoire par .-on geste facile, sa diction pure et sou éloquence entraînante.LEURS EXPLOITS PETITE GAZETTE ïji'H & H 1*1,000 de 32.Whvlan.Les 5*500,000 qui.fit 1 éloge des Oblats.L honorable ticld A 1 A AA forces, arrête toute douleur, donne appétit et facilite la digestion.En envoyant 25 cents en timbres-poste pour un u Female Porous Plaster ’’ du Dr J.Larivièrc (le meilleur emplâtre pour les femmes), vous aurez tous les renseignements ct certificats concernant ce merveilleux remède.Pour toutes informations écrivez au propriétaire, Dr J.Larivièrc, Manvillo, 11.I.3I3Ï.Evans & Sons, 3Iont-réal, P.Q., sont les Agents généraux eu Ca nada pour fournir mes remèdes aux pharm a ciens et marchands.Québec, 20 août 1891—lan.368 LONDRES, et vendu à raison de is., 2s.9(1., Ils.22s., ct 33s.chaque boite et pot, et au Canada à 36 cents, 90 cents ct $1.50, et tes plus grandes dimensions en proportion.AVERTISSEMENTS.—Je n’ai pas d’agents aux Etats-Unis, ct mes remèdes ne sont pas vendus dans ce pays.1-cs acheteurs devront alors faire attention \ l’étiquette su* les pots ct les boîtes.S l’adresse n’est pas 533, OXFORD STREET LONDRES, il y a falsification.Les marques de commerce de mes remèdes sont enregistrées à Ottrw* et à Washington, Signé : THOMAS HOLLOWAY.Québec, 1er mai 1890—lan 3 f ps p A.M.7.00 Malle pour Camp- l>cîton 7.30 Train d’accommo- dation pour la Rivière-du-Loup.P.M.2.00 Malle pour Halifax.5.30 Train d’accommodation pour la Rivièrc-du-Loup.7.00 Train mixte de la Riv.-tlu-Loup.12.CO Malle de Halifax.P.M 1.30 Malle de Camp-belton 5.00 Train d’accommodation de la Rivière-du-Lou} au sujet d’annonces fera bien de sî procurer une copie du 41 Livre des Annonceurs,” de 368 pages, prix, une piastre.Sur réception de ce montant, le livre sera envoyé par la malle, franc de port.Il contient une compilation soignée tirée de r Almanach des adresses des journaux américains de la meilleure classe ; il donne la circulation de chacun, et beaucoup d’informations sur les taux et autres matières du ressort des affaires d’annonces.Adressez : ROWELL’S ADVERTISING Bureau, to, Spruce Str., N.-York.Québec, 6 octobre 1S91—lancj.Province dk Québec, > com tpttkv Diftrict de Québec.) U)L U M PLRIEuRE.».Xo 096.Dame DELINA CAItDINAL.de la cité de Québec épouse do Edouard Moreney, commerçant do bois, duement autorisée à ester en justice, Demanderesse.vs P.M.Pour le Québec Central 1.30 Express pour Sherbrooke.A.M.10.30 Mixte de St-Jo-seph.P.M.1.00 Mixte pour St- I 2.30 Express de Sher* Joseph.j brooke.EDOUARD MOREXCY.do la cité do Québec, Commerçant do bois, Défendeur.Uno action en séparation do biens n été instituée ce jour.Québec, 24 novoiubre 1391.S.N.PARENT, Proc- de la Dem.Québec, lor décembre 1891—1 m.309 i ' .i__-_ I ——mm Le Courrier du Canada, Mercredi, 9 Décembre 1891 Dernière Edition LA COMMISSION M)YILK LE DENOUEMENT APPROCHE Nous croyons que d’ici à deux ou tiois jours, on aura des nouvelles du rapport de la Commission Boyale.Les honorables juges doivent se réunir à Québec aujourd’hui, et il est assez probable qu’ils communiqueront demain le résultat de leurs délibérations à qui dj droit.VElecteur de ce matin dit : Certains journaux prétendent qu’il faudra encore huit jours pour faire brocher le compte-rendu officiel de la Com mission, et quelques jours pour faire imprimer le rapport.Ce ne sont pas 11, a nos jeux, des causes de retard.Et d’abord, les commissaires u iront Certainement pas îem^ttrc le manuscrit de leur rapport aux imprimeur?avant de 1 avoir transmis au lieuteuant-gou* vtrueur ; le rapport ue sera imprimé que lorsqu'il aura été rendu public par les autorités.Eu second lieu, il n est pas necessaire pour les commissaires d attendre que le?mille copies du compte-rendu officiel de la Commission soit brochées pour taire leur rapport ; il leur suffit d’en avoir une copie, ce qui est déjà fait depuis huit jours.Pour une fois, nous sommes bieu du même avis que Y Electeur.Dans tous les cas, nous croyons que d’ici h samedi, la crise provinciale aura franchi une étape importante.liü f.VAKTJ Gt EXCEPTIONNEL PORTRAiTS_A L’HUILE Nous sommes heureux d avoir 1 occasion d’offrir à nos abonnés un avantage exceptionnel.Grâce à des arrangements avec un artiste distingué, tout abouué ayant payé son abonnement, qui nous fera parvenir uni photographie, grand format cabinet, recevra, dans un délai raisonnable, le portrait exécute en peinture, moyennant l’envoi d une modique somme de 84.00.- Le mérit*de l’artiste est connu, et, nous BC- .pouvons assurer nos abonnés que ces portrait?seront de nature à donner satisfaction aux piu?u une lies.Les commandes seront reçues et livrées par ordre de date.Adressez les commandes comme suit ; L’Administration du Courrier du Canada, rue B undo.Québ'-c.De tout un peu On dit que M.Jamieson, député de North Lanark, sera fait juge, et que M.Rosamond sera le candidat conservateur.L’élection de M.Harsraft, député de Northiimberland-ouest, a été annulée hier.C’est un comté que les conservateurs pourront facilement reprendre, le candidat libéral n’ayant été élu quo par 37 voix de majorité.L’élection du Dr Roome, député conservateur de Middlesex-ouest, celle de M.Semple, député libéral de Wellington-centre, et celle de sir Richard Cait-\vright ont été confirmées hier par le.-cours de justice.La grippe sévit à Vancouver.On croit que la prochaine réunion delà Société Royale du Canada se tiendra à Toronto au mois de mai prochain.COMMERCE DE FRUITS AVEC L’ANGLETERRE Nouvelles Locales Oti lit dans le dernier rapport du Haut Commissaire canadien à Londres : lt Les fruits seos et en couscrve grandissent considérablement en faveur en oe pays, par-ticulièment où l'on ne peut se procurer les fruits nouveaux.Il se fait un imweuse commerce de pommes qui sont taillées en cercle et séchées.Elles se vendent 10 cts la livre.Ceci semble offrir une excellente occasion pour un grand commerce.“ Aux Etats-Unis, les pommes sont préparées d’une manière à peu près semblable au produit connu sous le nom de Reinettes de Normandie, c’est-à-dire que le cœur est enlevé et le fruit séché.Si Ton portait une attention couvenable à la préparation d’articles de cette sorte, de manière à produire une marchandise de la meilleure qualité, je u’ai pas de doute qu’un commerce considérable se développerait bientôt.Cos pommes sont mises en boîtes et se vendent 10 cents la livre.Il y a un marché considérable en hiver pour les pommes mises en conserve daus le sirop.Les pommes sout taillées en morceaux et les cœurs sout enlevés ; on en fait un usage considérable pour les puddings, les sauces, etc.On dit que l’offre est loin d’être égale à la demande, et pour démontrer que ce commerce est profitable, je dirai que le prix pour les boites d’uu gallon est de ls.0d.Il y a nombre de variétés de pomme?qui ne se conservent pus et qui ne se transportent pas bieu, où ces pommes serviraient assurément à l’inauguration d’un commerce du genre de celui dont je parle.11 n’est guère nécessaire de parler du commerce do pommes qui se fait eu barils.(Jo commerce a pris d’immenses proportions dau?le cours des dernières années, et il peut se développer à l’infini.U y a, dans ce pays, une grande consommation annuelle de pommes, et le temps est si incertain qu’une bouue année n’arrive que de temps autre.Les pommes canadiennes se sont fait une réputation dans ce pays, et elles obtiennent un poix plus éleve que celle des Etats-Unis.Le choix des pommes de même que l’empaque-lage se sont beaucoup améliorés, mais ce travail peut eucore mieux se faire.Les pêches eu conserve sont aussi très-populaires, et chaque aunée il s’eu ven 1 d’immenses quantité?.Vu le nombre qu’on produit généralement eu Cauadu.et qu’il s’en gaspille tant à raison de l’insuffisance de la demande ?ur place, je suis d’avis que c’est encore là une question qui mérite l'attention dans le pays.Ce fruit e?tpréparé avec du sirop dans fes boîtes de ierblanc, et il sc vtolï) La décoration d6s statues Un artiste peintre consommé d .ns lu spécialité des statuts et des l’établissement.ornement.tions est attaché à nlGALi 6* FIl.S ne vendent pas de plâtre C 1 0m l,c "arlo,1*picrie i.u de compo uion U fret pour la Klv.è.e a Pic.rc et les stations _ Conditions extraOrdiliairpq » intermediaiies, et pour toutes les tauoiis du ch- | w^uuica .min defer cUs La» er, l.nunn id >, ne sera pas r» çu , ’ cs sta lJCS 1’ intts de KIGALI FILS * .>.v .- " ’ - * " " - • — -, * | - , " j .,.^ i | * - — — - - w * 1 -ont » Queb c après 3 heure» P.M., cl p u les e.dioiu , 1 cKal Ue> statues mq ortée-, ci nous pouvais lc»i u-dcla de la Kivicic 1 ictre :»p c» ^ hcuies i’.M.'lI1,l c 41 c- i*t 11 cilleur marché que Billets de retoui ae pieu, ici e clause, aux laux tl un 4CS statues impôt es d’Luroj e, et a gu |>om* s.inple billet, *ie Qu*.1 e*.»•:» .-talion» émis 1,1 nicillei.r marché que celles f.»bridée» dans ivs sxoïedi.s bons pour 1 *• vc*r»ir jusqu’au mardi *•* Lo liiion.suivant, Raisou de ce bon marché inouï • Lxcellentes terres à vendre 1 ai i Gouvernement r,, ,, t .* taus ja vallée du Lac bt-jean, a de.- [ ;ix noiut- Tout 1 ouvrage sc fait chez nous.•aux.E» voyez vos o minaudes nu vhux po.-tc bien 1a* chemin de fer transportera les nouveaux co.mi : | ;M, raie ^l-Jean, et sinus oloiis et leurs familles et une «piantne limitée de 5,1 tues ne donnent pas satisfaction, qu'on les 1 en voie eursetteis de ménage» GKA 1 Ib.à nos frais, ’ Avantages spéciaux olleits u ceux qui établis 'HJK( Ifi JL$ IIR NOËL fp cialemcnt ent ile> uoulin?ou nutro mrliDtrcs.recommandées AUX M >«.Hl It H; f, ItCI Chez imt'j .V Le plus grand et le plus bel assortiment de «SHaDis et Rideaux S.Dans Québec et les villes voisines.’OULIN DE PAPIER A LORETTE, Papier pour journaux, papier Manille pour cnveloppei feutre a lambris, feutre à lapis, feutre à cou vertu 1 sec et goudronné.MOULIN AU PONT ROUGE.—Pulpe de boi carton de bois.• MOULIN WOOBEND A PORTNEUP.—Cart' n d’asUv.te pour empaqueter, pulpe de bois, cation carton pour botte.MOULIN A STE-ANNE, — Carton cuir prit fabricants de chaussures, pulpe de bois, carton Marchands de Papier, Papetiers Papier à Tapisser de toutes sortes Tapis Wilton.Tapir Axminuter.Tapis Bruxelles.Tapis Tapirscrio.Bordure* et Tapi s «rt^icnllcr pour appareiller ! Grands Currés en Tupii Axininstor en Tapis Tapisserio on Tupis Impérial ot en Tapis Union.ous venons do recevoir un grand lot do TAPIS TAPISSERIE quo nous vondons à C3o et 76c.Prix réguliers 06c.Un peut se procurci des b 1 let * de j as*age R.M.Stocking, vis-à-vis l 116t l m-Louis et chez •>uzor et Trudel le, 87, rue du Pont.Pour uiiuiui 1U011» au sujet des prix pour les .viagers et des taux pour le fret, s’anresser à vL’lXANDRI*.HARDY, agent général,pour les ,> t usagers et le fret, Québec.J.il.hUOTT.Sect.6e Gérant.Québec, 2 novembre i8çi Quebec, 7 novembre 1891.—ani •'10 jj Spécialités en fourrures ! G.R.Renfrew&Cie, RIDEAUX ! Notre assortiment do RIDEAUX ost lo plus coin->lct que l’on pu i 990 voir et renferme les domièros nouveautés en Rideaux en Motntseline, et en Point do Fil brodés nu Tambour, [Depuis $2.76 à $17.50.] 3 CHEMIN OE FER INTERCOLONIAL Soumissions pour dormants (Slce¦ ptrs), poteaux de sémaphores et de clôtures j ^ES SOUMISSIONS cachetées et adressées AUSSI Gueucnilles, Amarres, Produits chu iniques cl Matériel complet pour la manufacturas papier.Vieux MétAut, Machineries, Goudrons.Rideaux en Chenille et en Tapisserie ! Plus do 50 pntrona différentà depuis los prix log plus bas jusqu'aux marchandises le« plus riches.5 oj0 d’cscompto pour argent comptant.GLOVEK, FRY&Cif Québcs, lor dé#ciubrol891.nu ^ou s’gne et marquées à l’endos “ Soumis* sio 1 pour dormants et poteaux,” seront reçues jusqu’au MAkDI, S DECl MHRE 1891, pour fournir des dormants, des dormants de voies d'évi-temei t, des poteaux de sémaphor • et de clù urc.suivant les s é* ifications visibles aux gares, où des formules de so mission* peuvent être obt nues, Les soumis*ions devront être f ites sur des formules imprimées t lies que fournie-1.On devra sc conf rmer a toutes les conditions de ypécifica ions.Le Département ne s’engage pas à accepter la plus ba sc ni aucune soumission.D.POTTINGER, ^ Surintcndant-itt-chef.Bureau du chemin de fer, Monciou, N.B., ao novembre 1891, it«cf 21 novembre 1891—1 jù 3JI MANCHONNIERS ET FOURRIER UE LA REINE, DXPOSISNT TOUTES I.ES KOUVBAUTÊs- J-J en MaiiJcaux île malakiii, «HiUjjiKef le» «le crois«‘us’ft*.Niellas, etc* Nonobstant l’accroissement extraordinaire du coût de» peaux de phoque d’Ala-ka, nos prix ne sont que très légèrement augmentés sur les der n è.ts années, eu égard à n.urc rock de ,c ux qui a va ent été achetées longtemps à Pavante/ Mantos bordecs on fourrupcfl, D’après les patrons parisiens ! «2)"Coupk et travail oa bantu G.R.RENFREW & CIE., 35 Sc 37'-,—.RUE BUADE, HAUTE-VUJ y QUÉBEC.BRANCHE : 71 d; 73, rue Uliiir.E,,, Toreme.Quebec, 13 n.vcmbre 1891—7,.3 ;S .- - ' ?«r* - ¦ - ¦¦es» 7057
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.