Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 11 août 1891, mardi 11 août 1891
85ème année No 57.-Edition quotidienne.-14ième année Mardi, 11 Août 1891 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS.J’ESPERE ET J'AIME.TJiOMA,H C'JJAPAIS, Directeur-Propriétaire LEGER B RO U BSE A U, Editeur et administrateur, .• HIMLLETON nu COUKRIEK l)U CANADA 11 Août 1801.—No 27 LES DRAMES OU FOYER (Huite) —Oh ! îo misérable ! le misérable! .s’écria-t-il.—Pourquoi t’émouvoir de ce que t’écrit un tel homme.—Pourquoi ?Mais ce n’est plus à moi qu’il s’attaque, c’est à ma femme ! il se permet de la plaindre, de juger l'impression produite sur elle par cette fatale séance.Ah ! il a bien fait, celui-là, de me fournir un vrai motif de haine et de colère.J’étouffe depuis quelques jours ! Quoi ! il a suffi de la .parole d’un assassin pour soulever contre moi un ouragan de méchanceté et de jalousie ! Eh bien ! Pharès paiera pour tout le monde.J’aurais eu mauvaise grâce à relever les gauts plus ou moins sales qu’on me jetait dans l’arène littéraire, il eût semblé que je me considérais comme touché.Mais on s’en prend à ma femme, on tente de sa/>er mon bonheur domestique ; je me réveille à U lin, et je suis prêt à piquer comme à mordre.Etienne, vous serez mon témoin.Le critique saisit les deux mains de Nan-teuil.—Ne me le démandez pas, dit-il qu’elle que fût l'injure prononcée contre moi, je refuserais de me battre, le duel me fait horreur, le.Muel est une sorte d’assassinat dont jamais je ne me rendrai complice.—J’oubliais vos convictions, mou ami ; avant ce soir j’aurai trouvé deux camarades.—Ne craignez-vous point, en vous battant de douner un retentissement nouveau à cette affaire ?—Encore une fois, il s’agit de ma femme ! Oh ! le lâche folliculaire ! il savait bien frap per juste.depuis deux jours, j’aperçois à peine Augustine, et je devine qu’elle souffre horriblement.Elle ne se plaindra pas.elle est fière ; mais la blessure reçue saignera longtemps, cUqui sait si elle se fermera jamais d'une façon complète.Pourvu (pie ce misérable ne lui ait pas envopé le Frélon ! Augustine se chargea de dépondre ; elle entra dausle cabinet, tenant à la main le numéro reufermant l’article de Pharès.Elle le jeta sur la table avec une affection de dédain, et ne prononça pas une parole ayant rapport ù M.Pharès.—Vous travaillez peut-être, dit-elle, je vous demande pardon."Mais Angèle vient de inc suggérer une excellente idée que je veux soumettre à votre approbation.L'anniversaire de la uaissancc de Cécile arrive dans huit jours, si nous organisions une petite fête toute intime ?—J’aime mieux un grand bal qu’une petite fete, répondit le romancier, et pour prouver k tous combien peu d’iufluencea sur moi le débordement d’injures dont le flot I reimno se repose des fatigues de la soirée.11 grossit et monte sans ui’ntteindre, j’aurai trouverait ciuq volumes dans 1 histoire d un chez moi tout ce que Paris compte de célé- Uuel semblable.Allons, mes enfauts, nous brités, et nous verrons 6Î l’auteur de Jean viderons des coupes ma victoire.J irai VEscarpe a cessé d’être le romancier à qui voir Zoé Cobra, Flore Dorvet, et Sostliénic chacun est heureux de serrer la main.Simonin demain matin ; elles ne s’attendaient —Inviterez-vous Pharès?demanda froide-1 Pas & être si bien vengées, nient Augustine.—Non ; répondit Nanteuil,avant une huitaine il sera mort.Les yeux d’Augustine s’adoucirent,et parurent remercier son mari.allèrent tous deux au bureau du journal, y laissèrent uuc lettre pressante pour Pharès et déclarèrent que, si le sept ils n’avaient pas de nouvelle, ils se rendraient à Monaco, alin d’avoir le plaisir de préparer la rencontre.Nanteuil ne dit rien à sa femme ni à sa fille de ce qui se passait.Il ne voulut pa« même se confier à Toussaint avant l'heure où il lui demanderait ses services.Afin de mieux jouer soi» iule, il s’occupa avec zèle, et avec un plaisir apparent de la fête qu’il devait donner.Des parures nouvelles furent offertes par lui à su femme, à Cécile et t Angèle.Cécile semblait préoccupée, et sur le front de la jeune fille on pouvait surprendre de temps à autre les traces de la tempête qui s’agitait dans son cœur.Sou animation était fiévreuse, sa joie factice.Tantôt elle semblait éprouver le besoin de se jeter dans les bras de son père, et tantôt elle paraissait le fuir.Elle redoublait de tendresse à l’égard de sa mère.M.Pharès fut exact.* La banque de Monaco s'était montrée généreuse, il revenait les poches gonflées d’or, l’esprit rempli d’anecdotes de tous les inondes, qu’il comptait raconter dans son journal.Sa rentrée dans les bureaux du Frélon fut bruyante, et alin de prouver ses succès à Monaco, il invita la rédaction à dîner chez Peters.—Un dîner à l’américaine, dit-il, du vin que vous choisirez.—Le courrier de Monsieur, vint dire le irarçou de bureau.-—Bon ! lit Pharès, des remerciements de notre grande cantatrice pour la biographie que j’en ai faite; file est moins reconnaissante de mes éloges qu’heureuse du mal que j’ai dit de ses amies.Une lettre de Vernon, peu gracieuse, celle-là.La carte de Victor Nanteuil, et en bas Tenez mon soufflet pour reçu." Oui certes, j’accepte! sinon le soufflet, du moins co que ettte phrase signifie.Je l’ai donc piqué au vif, ee roi du feuilleton.Certes, il faut qu'il se sente profondément touché pour accepter uuc rencontre arec moi.Allons donc, mon succès à Monaco ne pouvait me suffire, ce duel me pose tout à fait.Aristide, je puis compter sur toi ?.—Cela dépend, répondit Aristide, nui, si l’on »e bat en Belgique.—Parbleu ! Pharès décacheta deux lettres.—Les conditions des amis de Nauteuil.Un des duellistes mis hors de combat.J’accepte, si je tiens mal une plume, je tue aveu une rare perfection, et puis un Italien m’a enseigné une secrète.J’ai payé les leçons dix louis, je savais bien qu’elles me serviraient un jour ou l’autre.Seulement je ne croyais pas que ce fut ai tôt.Cela ne nous empêchera pas de dîner chez Peters, au contraire.— A quelle heure est fixée votre rencontre ?• —l)aus deux jours, Nanteuil paraît pressé.—Voilà qui est étrange.Après demain il donne un bal.^ LA STATUEDE DANTON La caractéristique de la journée d’hier à Paris c’est sans conteste, l’érection solennelle d’un monument public en l'honneur de Danton.A la vérité, les minis-très pour diverses raisons, se sont abstenus de parader k la cérémonie, et quel- • ques feuilles radicales leur en font un grief; mais, à cet égard, M.Constans n avait-il pas déjà donné toute satisfaction aux dantonistes lorsque, l'autre jour, on réponse à M.Wallon, il faisait entendre que le gouvernement se ferait représenter à la solennité s'il y était invité.D’ailleurs, le préfet de la Seine y était et l’on sait qu’il représente le gouvernement.Celui-ci ne saurait donc, aux yeux du public honnête, bénéficier de celte abstention.A prendre les choses au mieux ce serait Luit simplement de sa part la preuve que selon les circonstances, il sait, après s'être paré de cynisme, voiler scs desseins de quelque hypocrisie.Nalurellemenlle président de laCliam-bre, que l’on dit lier de certaine ressemblance physique d’ailleurs fort lointaine avec le célèbre révolutionnaire, ne pouvait manquer à la parade.Et l’un a pu voir le sourire blême de ce démocrate bien ganté, quand, dans son élégante victoria traînée par un cheval de sang, il a reçu l’ovation d’un maigre groupe de voyous, postés sur son pasage afin de le saluer d’un Vive Floquet ! peu retentissant.Pour remercier, M.Floquet a levé, non sans ostentation, un couvre-chef en soie fort dissemblable du chapeau mou légendaire que jadis il assurait insolemment sur son crâne sur le passage du ezar en criant â l’empereur russe: Vive lu Pologne, Monsieur ! Mais qui ne sait que le président de la Chambre n’a rien de commun avec cette “ homme absurde*’ qui se définissait lui-même en disant : L'homme absurde est celui qui ne change jamais.L’ambition dcM.Floquet essaie pourtant le faire croire qu’il demeure le radical à tous crins de la manifestation du Palais de justice, et c’est pourquoi de temps â autre, on le voit ainsi prendre rang dans les manifestations radicales.C’est ce qui fait que, tout en se gardant bien de s’inscrire au nombre des orateurs 1 donnait volontiers, hier le signal des Yssements.Or, les orateurs qu’il applaudissait de la sorte, c’étaient M.Lcvmud, président du conseil minicipal; M.Albert Pétrot, conseiller municipal du quartier, et M.Pierre Laffitte, le chef des positivistes.Nous ne pavions pas d’un arrière-neveu de Danton, M.Sardin, juge de paix à Hais c’est charmant et complètement Arcis-sur-Aube, lequel a distribué des régence cela ! Tandis que l’ou danse encore compliments à tous les organisateurs de chez lui, Nanteuil prend un train pour la ]a nj cpun artiste du Théàtre-Frau-frontière, arrive en Belgique, me tue ou est ^ M Lanlbert qlli a on l’hon- tuè, et revient à son.hOtel, tandis.que sa | ^ ^ ^ V0M de mirlitolI composés par un limeur du nom de Pelletier.11 serait d'ailleurs malaisé île bien accorder entre eux les discours que M.Floquet a successivement couverts delà même approbation.D'une part, Le dîner fut d’une gaieté folle, et d’un I M.Lcvraud, qui ne semble pas avoir luxe dont la rédaction du Frélon parlait emprunté à Danton son audace, cher-encore deux ans plus tard.Loin de refroidir 0pajt :t ]0 disculpêr d’avoir participé aux l'entrain des jeunes gens, la perspective de | massacvos Je septembre, et d’autre part M.Laffitte, qu'on ne savait pas si sanguinaire, proclamait qu'il faut “ laisser là les bucoliques, sortir d’un vague sentimentalisme qui abêtit et célébrer cette rencontre excitait leur verve.Us se Celui-ci sortit peu après, et se rendit aux I demandaient ce que dirait Augustine, ( ccile bureaux du Frélon.Ut Angèle,si le duel était “ malheureux” Mais co fut en vain qu’il demanda Pharès, pour Nanteuil.il lui fut répondu quo le reporter venait de —du Vft*8 V0lls 1 apprendre, lit monsieur A ., partir pour assistera Mouaco à un Tir aux Pharès en lovant son verre : Mme Nanteuil Danton quand meme il serait 1 auteur pigeons.Il no devait revenir que dans six J a cessé d aiipcr sou mari le jour ou elle a des massacies de septembic .Au fait, j0ur8 cessé de l'estimer, son deuil serait un deuil n’est-co pas surtout parce qu’il fut l'au- Victor Nauteuil laissa sa parte, puis il so de convenance.Cécile épouserait le beau tour de ces massacres que Danton est rendit chez un de ses amis, fine lame tris I Kasio Vlinski, dont elle est éprise, eH glorifié aujourd'hui par les gens du con-connuc, duelliste brillant qui avait eu grand Angèle, la petite blonde, aux yeux bleus, municipal ?M.Albert Pétrot ne nombre d’affaires personnelles et gardait la | pleurera if seule celui qui lui a tenu lieu dc | s»v est pas trompé,et l’on sait trop ce qu’il réputation de n’avoir jamais arrangé celles de père.ses amis., —Ne parlons point de mort à table, dit le Nanteuil n’eut pas besoin de dire pourquoi moins gris de la bande.Demain je tn abou-il se battait.chcrai avec les.témoins de Victor Nanteuil.Le Frélon t’a piqué, lui dit son ami, Les -jeunes gens finirent leur soirée au fleuret contre aiguillon,c’cet de bonne guerre, théâtre Entre nous, ce Pharès me semble un plat Pendant oc temps, le romancier sc livrait I l’histoire ; vainement VEstafette, après gueux, ci la perspective de se battre lui sou- k uuc sorte d’inventaire de scs papiers, de AI.Reinuch, qui assistait à la cérémonie sourira sans doute modérément ; mais je ses manuscrits.Il eu étiquetait quelques- ayec se9 insignes de député, reproduit-suis do ceux à qui on peut confier une cause, uns, mettait des adresses, puis il écrivit plu- ij0 uu véceut article de if.Aulard destiné à prouver — ce sont ces paroles veut dire quand il remercie le conseil municipal de son initiative “ pleine de courage et d’audace Vainement les opportunistes cherchent-ils sur ce point eucore à fausser avec la conciction que je n’ai jamais acccp' té d’autres conditions que celles-ci : au premier mort.• Le second ami auquel s’adressa Nanteuil mit le môme emprcFscmeut.Ce» Messieurs sieurs lettres ; la dernière ressemblait fort à un testament.Quand il eut aohevé, il passa daus le salon où Cécile et Auçèle travaillaient.(A suivre.) .¦ que c’est “ avec des mains pures du sang de septembre quo Danton travailla à l’œuvre de la défense nationale ”, Pour prouver le contraire il suffit d'opposer M.Aulard k lui-même comme aux Michelet, aux Bourgeois, aux Robinet et aux Antonin Dubost, tour k ^our invoqués avec lui par M.Levraud pour défendre Danton contre ce qu'il nomme lc3 calomnies de la réaction.Que dit en effet M.Aulard ?Nous citons textuellement sa dernière étude publiée par la Revue R/eue et reproduite par Y Estafette comme un plaidoyer décisif pour le massacreur de septembre : J’arrive au grief principal qu’on objecte aujourd’hui à la statue de Danton c’est-à-dire à l’accusation relative aux massacres de septembre.Danton en fut-il l’auteur, ou même le complice ?En ces tristes journées, qui furent le résultat de l’affolement patriotique où la population parisienne avait été jetée par l’approche des Prussiens et par la certitude exaspérante que les royalistes du dedans étaient d’intelligence avec l’ennemi, que fait Danton, je ne- dis pas dans la légende, mais dans l’histoire ?Il assiste a\ec tristesse; il reste à sou poste tandis que Roland et les autres ministres parlent de déserter, de se retirer derrière, la Loire ; il se garde de toute pa roi e tïaj rp roba t i o n offi ciel le.Ainsi Danton, M.Aulard lui-même ne le peut nier, était à son poste pendant les massacres de septembre.Or ce poste était celui de ministre de la justice.Etait-ce assez, pojr le bien remplir d’assister, fût-ce avec tritesse, aux massacres qu’il avait le devoir d’empêcher.Et en y assistant dans cette posture, ne s’en faisait-il pas directement le complice ?D’ailleurs où est la preuve de la tristesse que lui prête M.Aulard ?Nous voyons que ses partisans lui font honneur de ces massacres, qui sont en effet, dans la logique de son rôle.Ils outrageraient donc sa mémoire, les partisans qui lui prêteraient la tristesse invraisemblable dont il s’agit ! Mais le mot typique de M.Aulard c’est celui de la fin, celui où il nous dit que devant les massacres, Danton “ se garde de toute approbation officielle ”.*jii vente ! Et c’est sur cette absence d’approbation officielle que l’on fonde tout le plaidoyer destiné à décharger Danton île la responsabilité des massacres ! M Aulard, véritablement, tient le public pour trop naïf s’il compte le persuader par de tels arguments.Sans doute il a un bon élève dans M.le préfet de la Seine, nous disant l’autre jour avec componction que la Révolution “ n’avait pas besoin de bâtir ”, Mais quand il s’agit de destruction et d’assassinat, pareilles plaisanteries ne sont pas de mise.Aussi bien avons-nous, de M.Aulard toujours, un aveu direct qui achève de montrer ce que vaut l’argument dont nous parlons : “ Danton, écrit-il, sait à propos, faire aux fureurs du temps, dont il gémit, les concessions necessaires.” La conclusion est facile à tirer.Les fureurs du temps exigeaient les massacres de septembre.Danton lit la concession, et voilà comment, aux yeuft de M.Aulard, Danton figure l’esprit moderne, libre du préjugé théologique, orienté vers l’avenir, ouvert à la grande religion de l’humanité ”.Elle est jolie la grande religion de l’humanité représentée par île tels pontifes ! Et Dieu préserve la France de revoir jamais ces sacrifices, malgré les présages qu’apporte en ce sens l’odieuse cérémonie d’hier ! Nous ne nous rappelons que trop, hélas ! qu’en 1870, au mois d’août, l’on érigeait à Paris une statue de Voltaire, et Louis Yeuillot disait alors qu’après l’abandon de Rome “ on ne pouvait rien faire de mieux pour attirer la foudre ”.Or, il y a deux jours M.Carnot présidait à l’inauguration d’un lycée décoré du nom de Voltaire, et hier il présidait par ses préfets à la glorification de Danton; 11 n’est pas difficile d'augurer l'avenir que réserveraient à la France ces appels à la foudre si, à l'encontre des gouvernants qui l’avilissent et blasphèment de la sorte, la Franco antirévolutionnaire n’avait dressé sur la colline de Montmartre le paratonnerre divinement aimanté par la dévotion au Sacré-Cœur.Auguste llou bsel.LE REPOS DU DIMANCHE AU SENAT FRANÇAIS Séance (lu 1G juillet 1801 l'RÉSIDENCE DE M.LE ROYER, PRÉSIDENT La séance est ouverte à deux heures.Aj )rès avoir repoussé une demande de crédit île 20,000 francs pour les familles des marins qui ont péri dans le naufrage delà goélette La Bretagne, le Sénat a repris la discussion sur le travail des femmes et des enfants.Un amendement de M.Le (Rien, relatif aux dérogations à l’article J, a été renvoyé à la commission.M.buffet a proposé d’ajouter à l’article 4 un paragraphe additionnel ainsi coneu : Les ouvriers et ouvrières, privés de travail par l’application des prescriptions du présent article, recevront de l’Etat, pendant toute la durée de leur chômage une indemnité journalière égale aux trois quarts de leurs salaires.L’orateur expose en ces termes que son amendement est conforme aux principes de la plus stricte justice : 11 est incontestable, en effet, que la suppression du travail de nuit et du travail des deux équipes aura pour effet de priver un grand nombre d’ouvriers et d’ouvrières de leur travail.Aujourd’hui une filature de 20,000 broches emploie le même nombre d’ouvriers quesi elle en avait 40,000, par votre article f>, vous supprimez donc la moitié du travail des ouvriers, et eus’ou rapportant aux statistiques, c’est le travail de 260,000 broches que vous supprimez.Ce chômage que vous imposez à l’ouvrier est le fait de la loi : il est donc évident que vous lui devez réparation du préjudice causé.m.Toi.ain ne voit pas qu’on puisse appliquer au cas actuel le principe d’expropriation pour cause d’utilité publique, Aucune des lois qui ont en vue de réglementer le travail et d’en limiter la durée n'ti donné lieu à l’application d* ce principe."M.Buffet répond que cette innovation n’est que la conséquence de celle que le Sénat a consacrée par son vote.C’est la première fois que le Sénat interdit un travail que l'ouvrier acceptait.L'amendement mis aux voix, n’est pas adopté.Le paragraphe ô et l’ensemble de l'article 4 sont adoptés; M.le président donne lecture’de l'article 5 et met en discussion l’amendement suivant de M.Chesnelong et de plusieurs de ses collègues : Les enfants âgés de moins de dix-huit ans et les femmes do tout âge ne peuvent être employés, dans les établissements énumérés à l'article premier, les dimanches et jours do fête reconnus par la loi meme pour rangement d’atelier.M.Chesxelûng prononce le discours suivant : Ce n’est pas ici le lieu d’examiner le côté religieux de la question.Au surplus la loi du dimanche n’a pas seulement pour elle une majesté divine, elle est aussi une loi familiale.11 faut que l’homiue ait un jour de repos par semaine si l’on veut que son travail puisse être poursuivi avec la même intensité.(Très bien ! très bien, à droite.) Si on le lui refuse, ses forces diminuent et s’affaissent, le richesse du pays et la production elle-même seraient en décroissance.L’accroissement du nom.bre des machines n’a pas modifié cette situation ; les machines sont des forces qui, pour être mises en mouvement, ont besoin d’un moteur intelligent -qu'il ne faut pas épuiser par un labeur ininterrompu et excessif.(Très bien ! très bien !) • Tous j'en suis certain, vous serez unanimes à reconnaître que, si un jour de repos par semaine est nécessaire à l’ouvrier adulte, il est plus indispensable encore aux enfants et aux jeunes filles qui n’ont pas atteint, leur développement et aux femmes qu’il est si important de ne pas rendre incapables de remplir les devoirs laborieux et sacrés de la maternité.(A suivre) Cultivateurs attention ! La sécheresse que nous venons de subir parait avoir causé d’énormes dommages dans certaines parties de la province et l’on nous parle dans ces endroits d'une disette de de foin et de fourrages pour 1'hiver prochain, ce qui entraînera la destruction, à l’automme d’une partie des bestiaux.Cultivateurs qui êtes menacés d'une si grande perte, il n’est pourtant pas trop tard, si vous le voulez fermement, pour vous assurer unerécolte même abondante d’excellent fourragepour l'hiver prochain.Labourez immédiatement une de vos plus mauvaises prairies que vous aurez, fauchée à lavance.Semez aussitôt, et de jour en jour, â mesure que vous labourez, afin que le labour ne se dessèche pas davantage,à raison de trois 'minois d'avoine et d’un inînot de pois ou de pois et de l'entille soit quatre rninots à l’arpent; hersez énergiquement et patiemment roulez et fossoyez au besoin.En tout cas, roulez et tassez fermement la terre, afin que la tourbe pourrisse au plus tôt et donne amplement de la nourriture au grain semé.Tout me porte â croire que vous aurez ainsi assez de fourrage, par chaque arpent de terre, pour hiverner grassement trois vaches ou leur équivalent, en mêlant à ce fourrage vert de la paille sèche de la récolte qui, Dieu merci, a le temps de profiter des pluies qui nous arrivent.Votre fourrage vert ainsi semé, d’ici au premier août prochain, mais dès à présent si e’est possible, vous donnera sa récolte entière en moins de deux mois car il le faudra le faucher aussitôt que le grain sera bien épié et avant qu'il ne couche.Si la saison était encore assez belle, vous pourriez travailler et serrer ce fourrage absolument comme on fait pour le foin.Si le temps n’est pas favo-ble pour le sécher complètement, mêlez-le.dans le tasserie avec de la paille sèche ou du vieux foin, dix pouces d’épaisseur de paille de trois pouces de ee fourrage vert, dix pouces de paille, et ainsi de suite.Si vous prévoyez que vous manquerez de paille sèche pour mêler au fourrage vert, il vous faudra faire un silo et ensiler.Dans les deux cas, vous vous assurez une abondance d'excellente fourrage pour Fhivernement de vos bestiaux- Commc le reste de la saison promet d’être pluvieux, vous pourriez en pro** filer pour ensemencer en graines fourragères ces mêmes prairies.Mais dans ce cas il faudra hâter la récolte du fourrage aussitôt qu'il donnera les premiers signes de versage.o 11 y a en ce moment, nombre de prairies complètement perdus de mauvaises herbes.Tout cultivateur qui trouvera moyen de labourer soigneusement ces prairies avant le premier d’août prochain, et deles semer en bonnes graines de mil et de trèfle, surtout d’alsyke, et qui couvrira ces prairies neuves l’automne prochain de quelques charges de fumier, ne serait-ce que dix bonnes charges d'un cheval par arpent, transformera ces mêmes prairies, aujourd’hui inutiles ou à peu près, en des prairies qui devront être bien bonnes l’an prochain.Pour plus amples renseignements, s’adresser au besoin au soussigné.Ed.A.Barnard, Secrétaire du Conseil d’Agriculture et directeur du Journal d9Agriculture.AUX ABONNES RETARDATAIRES Nous sommes décidés à suivre l’exemple do plusieurs de nos confrères, et à prendre des mesures de rigueur contre les abonnés qui ne soldent pas leurs arrérages.D’ici à quelques jours nous allons mettre tous les comptes pour arrérages d'abonnement au Courrier du Canada et au Journal des Campagnes entre les mains de nos avocats.Personne ne pourra se plaindre d’avoir été pris par surpris#, et s’il y a des frais d’encourus ce sera la faute de ceux qui n’auront pas voulu être raisonnables.5592 I Jut) VjU ul iiyr LL U vdJLiclU.ci9 ivldi uij AVIS Jü’Abonneiuent au “ Courrier du Cauacla ” < Ht uniformément fixé A payable d'aranci*.û L’abonnement au “Jmruul des Cani|mKneni’,tvHlîdlo91» nnssl paya* lile.s d’avance.Toute» le» leUreH concernant la réduction, rmlininUt ration, le» abonnements, les annonces Ica arrérages etc., devront être adi casée* au soussigné.M.liéger HroxKseau, proprié» taire de l’imprimerie et M* EIzéar li^dard, gérant, continueront A H'ocntper pour non* «te l'ndmlntia-t ration.T IIS Cil AP A IS, Di red tu r-fr*friita ire du *1 Ccurrier du Ca nada, ’ ’ Rue Fuade, Québec, ANNONCES NOUVELLES Institutrice demandée -lîd, "Hamel.Cour Supérieure.-\V.J.Miller.U rsulin-rf.Avis aux médecins —Labrèque Bélarger.Cour de Circuit—J.Bélanger.Le Business Collège de Montréal.Compagnre du Richelieu et Ont iri j.Tapis î Prélarts—Glover, Fry Cie Instruments de musique, âr*c.—I- N.irait*.Pianos ! Pianos !—Bernard, Fils £*•' Ci:*.lx* Magasin du Louvre.—Côté ér* Faguy.Etoffes à rolrîs.— Behan Bros.O .A.TST A JD -A.QUEBEC, 11 AOUT 1801 CORR"SPO K DANCE D’OTTAWA Ottawa, 10 août 1891.Je ne voudrais en aucune façon préjuger l'accusation portée par M.Barwick devant le comité du Sénat, au sujet du chemin de fer de la Raie des Chaleurs, mais Lunanimité avec laquelle les directeurs de la compagnie, le parti libéral et les principaux accusés paraissent s’entendre pour faire manquer l’enquete porte dans l’esprit du public une très forte présomption de culpabilité.Vous connaissez déjà le résultat de la séance du comité, hier.Tous les principaux témoins assignés par M.Barwick n’ont pas répondu à l’appel.M.Garneau est malade à la Pointe-à-Bic.MM.Thorn et Lonergan sont très faibles et ont besoin d’aller se réconforter au bord de la mer.M.Pacaud sent aussi un besoin extrêmement pressant de s’absenter du pays pour un mois, et M.C.N.Armstrong, télégraphie de l’hôtel Inch Arran, Dalhousie, qu’il sc rendra devant le comité mercredi prochain.11 parait y avoir là tout un plan arrangé pour faire manquer l’enquête, mais le Sénat ne se prêtera pas à ce jeu, et prendra les moyens nécessaires pour procéder, malgré l’opposition unanime du parti libéral au Sénat.Mais pourquoi le parti libéral s’oppose-t-il si fortement à cette enquête ?Aurait-il là quelque chose à redouter de ce côté ?S’il y a des coupables, si l’argent du public a été volé par centaines de milliers de piastres, pourquoi le parti libéral ne s’unirait-il pas au parti conservateur pour découvrir et châtier les voleurs.La conduite des libéraux à ce sujet est très louche.C’est le moins qu’on puisse dire pour aujourd’hui.UNE COMPARAISON lii contraste Parlant des enquêtes qui se font actuellement à Ottawa, l'Electeur du 24 juillet, enthousiasmé de la facilité et de l’impartialité des conservateurs, s’écriait : Les enquêtes ma rebeu t comme sur des roulettes.Elles sont littéralement aux mains de nos amis.C’était un beau compliment pour la majorité conservatrice.“ Les enquêtes sont littéralement aux mains de nos amis ; ” dans la bouche de VElecteur, cette parole était d’or, et cet aveu valait gros.Toute la presse libérale a donné la même note et a rendu témoignage à l’impartialité de nos amis d’Ottawa.En lisant ces admissions de nos adversaires, nous ne pouvions nous empêcher de comparer ce qui se passe à Ottawa, avec ce qui se passait à Québec lors des enquêtes de 1889, au sujet des affaires Lockwood, Whelan et Charle-bois.Quelques citations édifieront mieux le lecteur.Prenons d’abord l’affaire Lockwood.M.Flynn intenogeait le témoin principal, M.Lockwood lui-même : Q.— N'est-il pas vrai que vous n’avez reçu qu’une partie des $10,000 ?IL—Il est vrai que M.Cook a reçu pour moi $10,000.00 et les a payées suivaut lues instructions, et les a employées pour moi.Q.—Vous ne répondez pas à ma question ?R.—Je ne répondrai pas autrement'.Je vous ai donné une réponse claire et distincte.Impossible de forcer le témoin à répondre.11 est protégé par la majorité.Et cependant, huit jours auparavant, M.Look wood criait au coin dos rues et dans les clubs que M.Pacaud l’avait écorché.M.Flynn persiste : Q.Je vous demande, M.Lockwood,quelle portion des $10,000 vous avez reçue, ou si vous en avez reçu aucune ?11.Je refuse de répondre.Je vous disque j’ai reçu plein montant par l'entremise de mon procureur.' M.Flynu propose que le Conseil ordonne au téinoiu de répondre.Le comité rejette la motion, sur division.M.Duplessis essaie à son tour de faire parler M.Lockwood : Q.N’est-il pas vrai que depuis que vous avez su que vous deviez comparaître devant ce comité, vous avez reçu certaine somme d’argent eu rapport à cette affaire.Objecte à cette question par lhonorable M.Mercier.Objection maintenue jhu le président.Q.N’est-il pas vrai que lorsque la dernière question vous a été posée avant que l'honorable premier ministre intervienne, vous avez dit que vous refusiez de répoudre ?IL J’étais en train de le dire.Q.N'est-il pas vrai que vous l’avez dit ?IL J’ai dit : Je refuse, et l oti m'a interrompu.Ou le voit : c’est M.Mercier lui-même qui fait les objections, qui ferme la bouche .ui témoim, et le comité maintient les objections.Passons à M.Pacaud.M.Tail Ion le prend en mains : Q.N'est-il pas vrai qu'une somme de deux mille cinq cents piastres ou environ a été payée, ces jours derniers ,à M.Lockwood par quelqu'un qui avait intérêt Ci ce qu'il 7ie déclarât qms toute la vérité devant le comité dans cette i 7ïambre ?IL Non, monsieur.Q.Lui a-t-il été payé une somme d’argent ?IL Je n’en sais rien.Q.Jurez-vous qu’il n'est pas à votre connaissance qu’uue telle somme ait été payée à M.Lockwood, durant ces derniers huit jours ?IL Je jure positivement que je n'ai rien donné ni rien vu donner à M.Lockwood, ni durant ees derniers huit jours, ui auparavant.Q.Jurez-vous qu’il n’est pas à votre connaissance que quelque chose ait été donnée à M.Lockwood ?IL II n’est pas à ma connaissance qu’aucune chose ait été donnée à M.Lockwood.Q.N’a-t-il pas été question entre vous et d’autres qui s’intéressent à cette affaire, de donner une somme d’argent à M.Lockwood, dans ces derniers jours, en rapport avec cette affaire ?* • On voit d’ici le jeu de M.Pacaud : il n’a rien donné, rien vu donner à M.Lockwood.Mais la dernière question le met au pied «lit mur.11 s’écrie : IL Je refuse de donner au comité.dt faire rapport au comité d'aucun des pourparlers que j'ai pu avoir au sujet de cette affaire-là, soit avec mon avocat.Q.—M.le président, je demande qu’il soit enjoint au témoin de répondre ?Objecté par l'hon.premier ministre, excepté que l’ou limite la question à quelque chose qui a rapport au gouvernement ou quelques uns de ses membres, etc.Et l’objection est maintenue.M.Duplessis interroge M.Dunbar : Q.—Vous avez entendu le témoignage rendu par M.Pacaud ?IL—Oui, j’ai entendu le témoignage rendu par M.Pacaud.Q.—Voulez-vous nous dire, M.Dunbar, qxiest-cc que M.Pacaud vous a prié de proposer à M.Lockwood ces jours derniers en rapport avec cette affaire ?IL—Tous les rapports que j’ai eus avec M.Pacaud ont été purement et entièrement professionnels comme son aviseur légal ai je refuse de répondre.Sur toute la ligne refus de répondre ; et la majorité de M.Mercier protège les témoins récalcitrants.La réponse à toutes ces questions aurait été exigée devant les comités d’Ottawa.Dans l’enquête au sujet des souscriptions Whelan et Charlebois, même chanson.M.Pacaud est examiné : Transquestionné par M.Casgrain : Je n’ai pas eu connaissance de ces paiements, et je n’en connais pas la date.Plusieurs paiements ont dû être faits après les élections.Ces paiements ont été faits pour des fins électorales, d’après ce que j’ai pu comprendre.Qu’est-ce qui vous a fait comprendre que c’était pour des fins électorales ?Je refuse de répondre.Le Président.— Le témoin doit répondre.Le témoin.—Ce sont les personnes qui m’ont remis les documents.Quelles sont ces personnes qui vous ont remis les documents.Le témoin : je refuse de répondre.Ce sont les mêmes personnes qui m’ont donné les informations et remis les documents.J’ai promis de ne pas dévoiler leurs noms.En dévoilant ces noms, ça ne compromettrait pas ma cause.Le président décide que le témoin doit répondre.Le témoin.—Je refuse de répondre.Le comité doit faire rapport à la chambre de son refus.Le comité fait rapport à la chambre, et la chambre décida que M.Pacaud devait avoir le privilège de se taire.M.Whelan est interrogé par M.Taillon : Avez-vous eu une conversation avec' M.Mercier au sujet de votre réclamation avant les élections de 1S8G ?Objection faite et maintenue.N’est-ce pas uu fait certain que M.Mercier vous avait promis de régler votre réclamation s’il arrivait au pouvoir ?¦Objection faite et maintenue.N’avez-vous jamais donné de l’argent à M.Pacaud ?Objection faite et maintenue.N’avez-vous pas souscrit $3.000 pour M.Mercier ?• Objection faite et maintenue.M.Lynch interroge à son tour M.Whelan : Depuis quand les documents soumis au comité ne sont plus eu votre possession ?Objecté par M.Robidoux.M.Flynn.—Le comité doit permettre cette questiAi, car on a ajouté sur ccs document des chiffres qui ne sont pas de la même écriture et de la même eucre que dans le corps des documents ; il importe de savoir où ces ajoutés ont été faits.L'objection est maintenue.Par M.Flynu.Voua avez juré que ces documents qui étaieut votre propriété vous avaient été enlevés.Voulez-vous dire quand vous les avez vus pour la deruière fois et comment il sc fait qu’ils ne soient plus eu votre possession ?Objecté par M.Robidoux, M.Flynu.—J’ai tous les renseignements voulus pour suivre le va et vient de ces documents.L'objection est main tome.Par M.Blanchet.—A quelle date avez-vous perdu la possession de ces documents ?Objection maintenue.Et ainsi de suite.C’est de cette façon qu’on fait les enquêtes à Québec.Objection sur objection ; refus de répondre protégé par la majorité ; enquête rendue presque impossible par la tactique du parti ministériel.A Ottawa, au contraire, libre carrière ;> l’accusation ! Et Y Electeur s’écrie : “ Les enquêtes sont littéralement entre les mains de nos amis.” Le contraste est-il assez saisissant ?Parlement Fédéral —T < -* PE TI TE GAZETTE On fera proboblement en octobre prochain l’inauguration du tunnel de Sarnia, Ont.La grippe a fait sa réapparition à Moscou, Russie.Une moyenne de 500 ¦ */ nouveaux cas se déclare tous les jours.Un syndicat de capitalistes anglais a acheté, cm du moins contrôle aujourd’hui, toutes les fabriques de gros cuir des Etats de la Nouvelle-Angleterre.Les médecins de South Charleston, Ohio, sont fortement embêtés de la maladie de Mary Creston, jeune fille prise d’un éternuement opiniâtre.La malade ne mange ni ne dort, elle éternue constamment.Le gouvernement italien continue à réduire les dépenses de son administration.3,000 ouvriers employés dans les chantiers de construction de la marine ont été congédiés.Ils sont fort mécon-et tents, on redoute des troubles.Le dernier numéro de la Gazette du Canada contient trois avis de demandes de divorce.Une femme de Cook-hire, dans les Cantons de l’Est, est l’une de celles qui no peuvent plus vivre avec leur mari.Pour donner une idée de la variété de race qu’on remarque dans la population, des Etats-Unis, il suffit de dire qu’à bord du vapeur Philadelphia, qui se trouve à présent à Halifax, et sur lequel llotte le pavillon du commandant de l’escadre américaine de l’Atlantique, on compte, sur un total de 32G hommes qui composent»l*équipage et les officiers du bâtiment : 177 Américains, nés aux Etats-Unis, soit 55 pourcent du total ; 43 Irlandais, 13 Anglais, 4 Ecossais, 14 Allemands, 10 Norvégiens, 13 Japonais, 9 Suédois, 8 Finois, G Danois, 2 Suisses, 2 Grecs, 2 Portugais, 1 Espagnol, 1 Belge, 1 Maltais, 1 Hollandais, 1 Italien, 1 NéoEcossais, 1 Chinois et plusieurs nègres.Ou guent et Pilules d’Holloway Une cause fréquente de goutte et de rhumatisme est l’inflammation du sang accompagnée de mauvaise digestion et de débilité générale.Quelques doses des pilules pris tl temps sont un préservatif efficace contre la goutte et le rhumatisme.Quiconque en est attaqué devrait aussi faire usage de l’onguent dont l’action puissante combinée avec celle des pilules, procure infailliblement la guérison.Ces pilules agissent directement sur le sang qu’elles purifient et améliorent.Quand on a subi une fois ccs terribles maladies, la persévérance à employer l’onguent, après avoir frotté les parties malades avec de la saumure chaude, fera bientôt disparaître la raidenr et préviendra toute contracture permanente.Ottawa, 10 août.La-séance est ouverte à 3 h.15.Eu réponse à M.Joucas, M.130W ELL dit que le gouvernement a payé $44,240 l’au dernier pour l'impression des indicateurs, livres ou blnucs de toute espèce,cartes, registres de comptabilité, éouuaissewents, etc., en rapport avec 1’Intercolonial et autres chemins de fer du gouvernement.Sur cette somme le Moncton Times a reçu $12,000, le Herald d'Halifax $8,000, John J.Foote, du Chronicle de Québec $2,260.Barns et Cie, $3,250, etc.Eu réponse à M.Monet, M.BOWELL dit que le gouvernement a payé à la compagnie du chemin de 1er Grand-Oriental, la somme de $23.835, sur le rapport de l’ingénieur disant que cette part do la subvention de $40,000 était due.Le gouvernement ne sait pas (pie l’engin, pour lequel durant la deruière élection fédérale une somme de 4 ou 5 mille piastres a été payée à O.N.Armstrong, a été enlevé et sert à T usage personnel de M.C.N.Armstrong.En réponse à M.Sproule, M.HAG-GAllT dit que le gouvernement a sous considération la demande de la compagnie Iu-tercploniale des Abattoirs d’importer des bestiaux des Etats-Unis eu vue de les abattre et d’en exporter la viande.En réponse à M.Lépiue, M.II AG G ART dit que le gouvernement a l’intention de mettre en vigueur la loi de 1890 créant un bureau de statistiques du travail aussitôt que la compilation du recensement sera terminée.En répouse au même, M.HAGGART dit que le gouvernement a renouvelé le contrat pour le service des boites à lettres dans la cité de Montréal pour quatre ans sans attendre l'expiration du-contrat précédent.11 u’était pas à sa connaissance que plusieurs poftouncs avaient inauifesté Vintention de concourir pour cette entreprise.En réponse à M.Laugelier, M.1IAG-GART dit que le docteur B.A.Gauvreau u’a pas visité de steamers peudaut la saison actuelle de navigation à Rimouski.En réponse à M.Choquette,M.BOWELL dit que M.Joseph Fortin a depuis 1S85, un contrat avec le gouvernement pour vendre des rafraîchissements, journaux, etc., sur une partie de lTutercolonial.Il paie $400 pour ce privilège.Son contrat est expiré en juillet 1891.En réponse à M.Choquette, M.TU PPE R dit qu’il s’informera pourquoi le capt.H.O.Bernier du Cap St-Iguace, qui a été notifié de se rendre à Québec pour le 10 avril dernier, afin de subir uu examen eu vue de son pour avoir lo commandement de i'Aïcr/, n’a pas été appelé à subir le dit examen, une fois rendu là.En répouse à M.Laurier,sir J.THOMPSON dit qu’il déposera cette semaine sur le bureau de la chambre la correspondance échangée entre le gouvernement américain et les autorités canadiennes au sujet de l’extradition de Léda Lamontagne.En réponse au même, M.FOSTER dit que le gouvernement sait qu’un traité de réciprocité a dernièrement été conclu entre les Etats-Unis et l’Espagne, et c’est l’intention du gouvernement de reprendre les négociations pour un traité de réciprocité entre le Canada et les Etats-Unis.En réponse à M.T row, M.CH A PL F A U dit que la somme totale payée par le gouvernement pour les caractères achetés par le bureau d’imprimerie est de S 106.000.Aucune commission n'a été payée pour livrer oes caractères au bureau du gouvernement à Ottawa.M.FREMONT demande copie de tous ordres eu conseil, mémoires, correspondances et documents concernant l’éboulement à la citadelle de Québec le 19 septembre 18S9.En faisant cette demande, M.Frémoutdit qu’il était du devoir du gouvernement, après le désastre, de venir en aide à ceux qui en avaient été les victimes.Mais jusqu'à présent rien n’a été fait ; non seulement il n'est pas venu aide à ccs pauvres malheureux, mais aucune mesure n’a été prise pour prévenir un semblable désastre à l’avenir.Tout le monde à Québec s’attendait que le gouvernement, par sentiment d’humanité,si ce u’était par un sentiment de justice, accorderait une indemnité à ceux qui out souffert dans leurs biens et dans leurs personnes, car lorsque les citoyens voulurent organiser une souscription les principaux conservateurs de Québec dirent que la chose était inutile, vu que le gouvernement devait venir en aide aux victimes.La députation qui est venue à Ottawa voir leu sir John Macdonald est partie avec la con fiance que justice serait faite.M.Frémont commente ensuite les rapports de M.Baillar-gé et du major Maiue et montre que le gouvernement est responsable de l’accident.Il cite aussi plusieurs cas d’accidents dans le-quels le gouvernement avait moins de responsabilité que dans celui-ci et a pourtant indemnisé les victimes.Sir A.P.CARON félicite M.Frémont d’avoir présenté sa cause avec beaucoup d’habilité,mais il aurait été préférable que le député de Québec comté eût attendu la production des documents demandés avant de discuter la cause, ces documents montreront que le département a envoyé sur les lieux, aussiiôt après l’accident, deux ingénieurs de grande habilité, les majors Maine et Cameron.Les rapports de ces officiers sont très élaborés et montrent que l’accident a été le résultat de causes toutes naturelles et que le gouvernement ne peut pas être tenu responsable en justice.Cependant le département de la Milice a soumis au Conseil privé un rapport en faveur des moyens à prendre pour prévenir la répétition d’un accident semblable.M.AMYOT dit que si le gouvernement continue à retarder pour donuer l’aide qui lui est demandée, ceux qui sont dans le besoin et incapables de gagner leur vie.par suite de cet accident ^auront le temps de mourir.Il dit que l’accident n’est pas dû seulement à des causes naturelles mais aussi à l'action de l'homme, c’est-à-dire du gouvernement qui aurait dû construire des murs au sommet et creuser des égoâts dont l’eau a eu l’effet d’agrandir les crevasses du mur et précipiter la catastrophe.Le tir du canon à tous les midis sur la citadelle est suffisant aussi pour ébranler le roc et causer des ébou-lcincuts.M.Amyot espère que le gouvernement prendra de promptes mesures pour prévenir de nouveaux accidents.À G h.la séanco est levée.MLAXCE DU HOIK A la séance du soir, la Chambre reçoit le rapport du comité géuéral sur uue certaine résolution autorisant le transfert de certains terrains de l’artillerie uu club des patiueurs de Québec.La Chambre adopte ensuite les items suivants des ordres du jour : Troisième lecture du bill pour restreindre les marques frauduleuses.Seconde lecture du bill : “ Acte modifiant de nouveau l'auto des élections fédérales contestées.”—Sir John Thompson.Seconde lecture du bill : “ Acte modifiant les actes concernant les droits de douane.”— M.Foster.Seconde lecture du bill : u Acte modifiant de nouveau l'acte des douanes.”—M.Bowcll.Seconde lecture du bill : “ Acte modifiant l’acte d’inspection du pétrole.”—M.Costigan.Sur motion do sir John Thompson, la séance est lovée à 9 h.35.PI MOS POUR TOUS LES GOUTS —O ET DANS TOUS U - Le plus grand assortiment au Canada, AINSI QUE b PLUS RICHE ET LE PLUS VARIE, AUX PLUS UAS PKIX ! ! î Pianos iieufs de $200 à $1,500 Pianos d’occasion depuis $50.oiuan:s-ifAiDioxiUM« »ar Dans tous les Prix I IIA K n OXIU M S d’OCC A SI ©X DEPUIS $2500.On prend de vieux instruments en échange ! SATISFACTION GARANTIE! UN SEUL PRIX ET LE PLUS BAS TERMES FACILES.Fseonipte liberal au comptant /NOMME je n’emploie pas d’agents, veuillez V * vous adresser directement nu magasin afin d’acheter à MEILLEUR MARCHÉ.A n’importe lequel distance que vous soyez de Montréal, écrivez pour demander des informations Fret payé jusqu’à Québe:.i 1676 Notre Uame, Montreal BQpSeul importateur des pianos JJazelton Fisher et Dominion et des orgues Eoliennes Dominion et autres.• Le Meilleur Remède pour la toux En Tflnt*» dao» tout*» low Pharmacien.CONSUMPTION- GBRVAÏS & V.POHTATEUnS l)’INSTRUMENTS DK MUSIQUE DE FRANCE, d'aLI.BMAGNK ET DES ETATS-UNIS Aussi : Instruments de fabriques anadiotnes, TELS QUE LES CÉLÈBRES PIANO* l HEINTZMAN & Cie, Wm.BELL & Cie, MASON & RISCII, DOMINION & Cie Etc j i ?ORGUES ET HARMONIUMS WILLIAM BELLA CIE.DOMINION & CIE, * THOMAS & CIE, SCIIIEDMAYER, Ere., Èt.* Les dernières publications musicale.reçues chaque semaine.MACHINES A.CO U DRE : New Williams, et Davis, à entrai nement vertical.AUSSI * COFFKEN I»E NI/K ET K (Sale.) VITHI.VKN (NIiow (Jaseh) 19, Rxe.St.Joseph, Si.Roch, Québec.Téléphoné : Boite 278 Quihcc, 16 i.nvier 1890— lan 911 mm î ENREGISTRÉE s La Chevelure, c’est la Santé 1 Le REGENERATEUR CAPILLAIRE AUDETTE nettoie IaTêtk ombre do t^moigoascfl des meilleures nutnritén médicales.I lo z tous les plmnnnnicns, 60cK la bouteille.S.LACHANCE, seul pr^priotniro, lv>.& Lr Rus Stl-Catukiuxe, Mont ut al.mai 1891—1 an.I.e SS.“ Ml KAMICH1 ” t-apt.A.Baquet Quittera quebkc, MARDI, le 18 AOUT, à 21i.P.M.our I CIVIL A\ X .il’l.S (AMI, M / I.4AIE, ou POINTE ST-PIERRE, SUMMER SIDE, CHARLOTTETOWN et PICTOU, ané-tant à tous les ports intermédiaires, excepté à la POINTE AUX PERES, pendant quelques heures pour permettre aux passagers d’aller à terre.Excellent?accommodation pour les passagers.Les consignataires sont priés de marquer au long l’endroit où ils envoient leurs marchandises, afin d’éviter les erreurs dans le déchargement Pour le fret et le passage S’adresser ù ARTHUR A HERN, Secrétaire, Quai Atkinson R.M.STOCKING, Agent des passagers, En face île l'hôtel t Louis 1 Québec, 2 ! avril 1891 Pour la Rive Nord r E HS.“ OTTER, ” Capitaine Geo.M.Lj May,partira JEUDI matin, le 13 AOUT, à 9 HEURES, et tous les quinze jouis ensuite, pour NàTASKOUAN, arrêtant à RlMOUSKI, peur les malles de BERSIMIS et à différents endroits jusqu'à la Pointe aux Esquimaux.Pour la Rive Sud LE HH.14 BEAVER, ” capitaine J.-B.Masson, partira le MARDI après-midi 11 AOUT, à 4 HEURES, et tous les quinze jours ensuite, pour PaspéHIAC, arrêtant à SaintE-Annk des Monts et aux endroits intermédiaires.Pour le Fret et le passage, s’adresser à A.FRASER ér Cif.Québec 22 mai 1S91 — 6m.IS1 f 4* , • + if , î' .* v V* tt'SaLssx.^ —ü» v*.• La Compagnie de Navigation du Iticliel'.tMi.«X: d'Ontario.DN STEAMER DE CETTE COMPAGNIE laissera Québec pour Montréal le Dimanche, à 3 Heures, arrêtant à l’.atiscan, Trois-Rivières «t Sorcl.Des Billets de Retour seront vendus le Samedi pour le prix d’un seul passage, bons pour revenir par le Bateau laissant Mont é 4 le Dimanche l’après-midi.L.H.MYRAND, Agent, J.CHABOT, Gérant général.Québec, 30 juin 1891.2*7 I *< * J » S, i I ni • *¦’ ¦ | 1» ^ LA COMPAGNIE DE NAVIGATION —: du Richelieu et Ontario -: ENTRE - QUEBEC ET MONTREAL I.e steamer Québec, capitaine Nelson, partira du quai Napoléon, les MARDIS, JEUDIS, et SAMEDIS, à 5 HEURES de l’après-midi.I.e steamer Canada, capitaine Roy, partira du quai Napoléon, les LUNDIS, MERCREDIS c* \ ENDREDIS, à 5 HEURES de l’après-midi.Ces deux Mearners anétent à Batiscan, Troi Rivières et Sore].— ENTRE — MONTRÉAL ET TORONTO.A partir de LUNDI, le 1er JUIN, jusqu’au 15 SEPTEMBRE, un bateau laissera Montréal tous les jours à 10 a.m., excepté les dimanches et après cette date trois fois par semaine, les Lundi, Mercredi et Vendredi jusqu’au 30 Septembre, de Lachine à 12.30 p.m., et de Côteau Landing a 6.30 p.in.La ligne dujaguenay.I.c 'vapeur Saguenay, capitaine Lecours, partira du quai St-André, à 7.30 DU MATIN, le MARDI et VENDREDI pour la Baie Sl-Paul, Ecoulements, Mal baie, Rivièrc-du-Loup, lad ou sac, Ha 1 Ha 1 Bay et Chicoutimi.Un second vapeur sous le commandement du capitaine Kiverin, sein placé sur cette route à partir du 23 Juin jusqu’au 15 Septembre, et fira le traje avec le Saguenay.Jl laissera Québec les M1 Rcu» dis et Samedis, et arrêtera è tous les ports intermédiaires.Pour la commodité des familles, à commencer le 27 Juillet jusqu’au 14 Septembre, un steamer laissera Québec pour la Malbaic tous les Lundis, à 10 h.A.M., a/rêtant en allant et revenant A la Baie St Paul et aux Eboulements.Pour revenir il partira de la Malbaic le Mardi, A 7 A.M.pour Québec.On peut retenir des billets de passage it de cabine pour Montréal au bureau de la Compagnie, au quai Napoléon, et pour la ligne du Saguenay, au quai St-André, et aussi A l’agence de R, M Stocking, vis-à-vis l'hôtel St-Louis.• JULIEN CHABOT, , Gérant-général.L.H.MYRAND, Agent Québec, 20 juin 1891.i^f X, E “ Courrier du Canada " Lstcn Vente chez MM.Bdlnud tabaconistc, rue et Faubourg St-Jcan, chez M.Victor Marier, dépôt central de journaux, rue d’Ai- f ni il 1 Ali -T T^nttAnA T___ *1 à n • .^ruuin cl rrero rue StrJoseph, St-Roch, et à Lévis chez M, C.A.Demers, station de I» C, B. # Le Courrier du Canada, Mardi, 11 Août 1891 CHEMIN FEU TÉLÉGRAPHIE Echos & Nouvelles QUÉBEC CENTRAL Ligne de Québec, Boston, Nev • York et les Montagnes Blanches Service de train solide.—lintre Québec et Boston, tous les jouis, via Sherbrooke et White River Jonction.—Chars directs de Québec à Portland, tous les jours, vià Dudswell Jonction, et de Québec ù Newport vià Sherbrooke sur les trains de nuit.La seule ligne sur laquelle circulait les chars parloirs et dortoirs entre Québec et Springfield et entre Québec et Boston Québec et Fabyans sans changement.LE ET APRÈS LUNDI, le le 29 J U IN 1891 les trains circuleront comme suit : EXPRESS.— Départ de Québec, parle bateau-passeur de 1.30 heure P.M«, de Lévis fi 2,00 hrs P.M., arrive ù Sherbrooke il 8.00 P.M., arrive à New-Port, fi 11.47A.M.Ce train court directement de Québec fi Boston sans changement.# Char Monarque, parloir, buffet et dortoir de Québec à Springfield, et de Québec fi Boston sans changement.PASSAGER.— Quitte Québec (par le bateau-passeur) 8.30 li.p.m., Lévis 9*’5 h* P* n* •* arrive fi Sherbrooke à 4 3° ni., Boston ù 4.55 h.a.m., Ntw-York à 6.20 h.p.m.,et viâ Dudswell Junction, nrilve à Fabyans fi 8.5.' Cuba ci Icm Etals-Uni* Barcelone, 10.—La société nationale des classes ouvrières, craignant que le traité qui vient d’Otre conclu entre l’Espagne et les Etats-Unis touchant les exportations de Tile de Cuba, ne soit préjudiciable aux intérêts de la classe ouvrière,s’est réunie samedi soir, et a protesté contre la mise en vigueur de ce traité.Les orateurs ont déclaré que ce traité ferait de Cuba une dépendance des Etats-Unis.A travers l’Atliintiqiie Londres, 10.—Le capitaine Lawlor, qui a ‘ ’ * * u rows engagé uu pari avec le capitaine An pour faire eu meme temps, chacun dans un dory ou petit bateau,la traversée de l’Atlantique et qui est aYrivé l’autre jour à Convenue!), est parti samedi, pour Cowes, lie de Wight.Son bateau porte le nom do “ Sea Serpent.” Le capitaine1 Andrews, propriétaire de l’autre bateau, Te Mermaid ’ n’est pas encore arrivé.-l'atale aKet nsicn na haiSma Londres, 10.—Leeds a été samedi,le théâtre d’un accident, par lequel un aéronaute qui se servait d’un parachute a perdu la vie.Une jeune fille, Mlle De very, qui j'aecom-„ ., _ .pagnait, a failli être tuée.Une lbule considé- h.\ ?orüand.a ’V5 *’¦ ruble a été témoin de l’accident, via Non 1 onway 3.30 1.p.m.| j/m^ouautc et ïu compagne se proposaient •abyâL?TrTKPvià01Dudsdweirju!taSn,é coni Je- faire d’abord des exercices sur le trapèze, lexant avec les chars Pullman h Lancaster, N.II.I puis, lend us Faby nexant pour Portland et Bo.ton.Char d’r.cct (siège avec coussins) entre Quél).c et à une ccrtrine hauteur, de descendre à terre au moyeu d’un parachute.En s’élevant dans les airs, le vententraina Portland, et Québec et Newport.I le ballon contre un poteau de télégraphe et se Ce convoi quittera Québec tous ks dimanches | ., f, \ .m?.i.soirs au lieu de*, samedis soirs.mit à osciller.L’aéronaute et 31 lie JJcvcry MIXTE._____ Part de Québec par le bateau-passeur étaient alors nsns tous deux .surtIu barre hori- fi.i.is h.p.m., de Lévis à 1.40 h.p.m , zoutale.Cette dernière, effrayée, sc suspen- .5 n.p., „ .arrive a la jonction de la Beauce à 5.45 heurts dit, au bout des bras ù la barre orizontale et p.m., arrive fi St-François fi 6.46 p.m.Iscs trains arrivent à Québec EXPRESS.— Part de Ncw-York a 4.40 heure-p.m., de Boston à 7.45 p.ni., part de Sherbrooke fi 7.40 a.m , arrivant à Lévis à 1.30 h.se laissa ensuite glisser terre,d’une hauteur peu considérable.Elle eu fut quitte pour quelques légères contusions.J je ballon, débarassé de son poids, s'éleva p.m., et fi Québec par le bateau-passeui à dans les airs et l’aé/onaute, M.Higgins,toin-1.45 p.m.ba sur le sol, s iulligeant des blessures, dont a Ce convoi court directement de Bos‘on à Québec il mourut un peu plus tard,après avoir eiidu-viâ White River Junction et Sherbrooke sans | ré d’atroces souffrances, changement de chars.Char monarque, parloir et dortoir, de Boston a | CO life's a ESailliltoil Québec, et de Springfield fi Québec sans change- ' mcnt* , ,, , I Hamilton, 10—Ilanlan et O’Connor ont PASSAGE RS—Quitte New-Yo.kà lo.coa.m- b u G.uln]aur ct Mackii* ù.quatre Ion- North Conway à 1.15 h.p.m., quitte Portland gueurs de chaloupe, aux courses, sur la baie ;\ *.05 h.p.m., arrive fi Lévis viâ Dudswell ici, samedi.Junction fi.6.35 h.a.nu, et à Québec, par le , _.f bateau-passeur, fi 6.45 h.a.nu MsCH journalist €•* HosioiB a Chars monarque, parloir et doitoir, de Fabyan-, I Halifax fi Québec viâ Dudswell Junction sans changement.vr n 1 r» vr 1 i • Clnr direct de Portland à Québec sans change- I _ Halifax, N.E, 10 Nombre des journa- m-nt viâ Dudswell Junction, et chars direct de list s de Boston, actuellement en vacances Newport à Québec sans changement viâ Sherbrooke, ici, depuis quelques jours, ont rendu visite â MIXTE.—Quitte St-François de la Beauce à 6.00 Mgr O’Brien, hier.L’archevêque leur a en- h.a.m., au.ve fi la Jonction de la Beauce à | suite ofî’ert lin goûter â l’Academie du 3Iout Toute annonce de naissance, mariage ET DÉCÈS, SERA REFUSÉE SI ELLE N’EST ACCOMPAGNÉE I)’üNE REMISE DE 25 CENTS 1*4)111* i*Kiiro|Mi LA COMPAGNIE CHINIC M.David Ouellet, architecte, s’embarque le quinze septembre prochain pour l’Europe.M.Ouellet se propose de faire uu séjour de trois mois sur le continent américain.Son Honneur le juge Murray est de re tour «I Québec.Les honorables O.A.et F, N.Stanley étaient samedi dernier, passagers à bord du steamer Sardinian.L’hon.juge Wiirtele, son épouse, et Melle E.O’Brien sont de retour du lac St-Jean et logent au St-Louis.Le colonel Pemberton, ancien ‘citoyen de cette ville, est arrivé de l’Inde samedi dernier, avec sa famille.Le chef Dorral, de la brigade du feu, est parti hier matin pour Springfield, Mass., afin d’assister il la convention des chefs de briga- de.L’honnorable Charles Langelier et 31.le Dr Vallée partent aujourd’hui avec leurs familles pour la Malbaic et Tadoussac.L'honorable Geo.Duhamel partira demain avec sa famille pour les mêmes endroits.A lu «lérivtt Jja bouée rouge qui se trouve :l l’entrée delà rivière St-Charles, est partie à la dérive samedi matin.Elle a été remplacée de suite durant la même journée.I.©44 Montréal •* On a fait samedi dernier un nouveau voyage avec le vapeur Montréal afin d’essayer ses machines.J1 a donné entière satisfaction.Il doit partir ce soir pour Montréal.Accident 7.05 heures a.m.,à Lévis fi 10.2 > heures a.m., gt-Vincent >tc par le bateau-passeur fi 10.30 a.m.' * et fi Québec C’cs.la le meilleur accommodement de chemin de fer qui ait j *mais été do iné entre Québec et la Nouvelle-Angleterre, et met les citoyens de Québec en état de voyag.-r avec confort dairt toutes les * • I * 1 1 _ _ 1.1m m — .1 Il .f- .f a m li.« .1 a Accident aux beiisses «lu Parlement * Un jeune homme nommé Albert Moreau, demeurant au Palais, était occupé à monter une pièce do bois a l’aide d une poulie, lorsque quelque chose faisant défaut, la pièce de bois tomba sur Moreau et lui infligea de graves blessures.A lu l*olntc*itux-TreinbK** QUEBEC Ancienne maison Méthot fondée en 1808 Success®airs ale BEMJDET & CHINIC.:o:- clés Marchands Quincailliers en Gros et en Détail FOURNISSEURS ORDINAIRES Fabriques des Institutions Religieuses et (VEducation Québec, 1 moi iXqi—ian.B .0 : G.B.LMGTOï, 1664, rue Notre-Dame Montréal.P.Q.11 1 1 850.000 d’Ornements d’Eglise, Statues, Chemins de Croix, etc., otc., PROVENAIT DU STOCK DF LA FAILLITE DE re e s \ u 1.n 1 e si s, f r eu f «v c b e ., Ko 1G17, lluc Noire-Darne.Montréal, dont je viens de faire l’acquisition à des conditions exceptionnelles, à être vendus à des prix extrêmement bas.Voyez par exemple ; .150 CHASUBLES valant $12 pour $ 6.50 “ “ 20 “ 12.50 “ 11 35 «« 20.LE STOCK DE QUEBEC, 9, RUE BUADE, est aussi ma propriété, et fera en vente pendant le le temps de la retraite ecclésiastique de Québec.jpârUne visite est sollicitée.Après s’être rendu à la Pniute-aux-Trem-bles, 31.le coroner a jugé à propos d’après les informations reçues, de ne pas tenir d’enquête sur le cadavre de M.Théophile Del isle.^ Le défunt était âgé de S-l ans.Le matin de sa mort, son fils avait été administré et le vieillard en lut fort affecté.Pendant qu’il était à la table pour prendre son repas, il fnt frappé d’apoplexie et mourut environ 1 heure et demie après.Néanmoins, on 11’eut pas le temps de le faire administrer-; lorsque le prêtre arriva, le vieillard venait de mourir.Oué!>ec.to ï 11 i 1 le 1801—îan 1GGT, Eue Notre-Dame, Montréal.G Trois désertions u boni do la frou a to Wl raw?Id .EBECHON & CIE 1645, rue Notre-Da me, 310 N THE AL, Fabricants et Importateurs d’Ornements cl’Eglises ET DE atues Religieuses.Ottawa, 10—Un ouvrier du nom de Char- principales villes le long des liencs de (l.emin de , j ; matin des blessures qui fer du 41 Boston et Maine ’ ou du " Maine Cen- .1 ° ,v .«« 1 ira’ » sans être sujets au désagrément de changer amèneront probablement sa mort.En com- je chars.I pugüio d’ouvriers il était tl monterun échafaud Le bagage est transporté aussi directement sans devant servir à la réparation du toit de la être dérangé ou être changé d'un char à un autre bibliothèque du parlement, quand la corde sur le voyage.se rompit.Une énorme pièce de fer d’environ tagnes Blanches, t oston, New-York, iont en vente livres tomba sur la tete de 1 infortuné à partir du 1 juin ai 1 octobre, et les billets 1 Lepage qu on ramassa sans connaissance.iTexcursion du samedi, bons pour aller le samedi 1 Oïl le transporta à l’hftpital de la rue Ware venir le lundi suivant, sont en vente ù partir on dit que la corde était pourrie.1 juin jusqu’au 30 septembre.1 Tour autres informations s’adresser au bureau des billas, en face de l’hôt 1 St-Louis, ou aux agents de la compagnie.FRANK GRUNDY, Suiintcndant général.J.H.WALSH, .Gérant gén.fret et passager;.Quél»cc, 8 août 1891 Accuse d'avoir tue sa tille 1 *.••••).* • m mm» »flrr7t g.yrmtrrrrrrrrtl J H CnJiMm DF.FFF INTERCOLONIAL Toronto, 10—Les Drs Atkins, Strange et Teskez se sont sendus au cimetière Prospect, de Fairbanks, pour visiter le cadavre de Sophie Hancock.On dit qu’Edward Hancock est accusé d’avoir tué sa fille.La cour avait renvoyé l'affaire il huit jours pour permettre aux médecins d’examiuer le crâne de la victime conservé chez le coroner, pour voir si la théorie de mort par accident, élait soutenable.Après avoir constaté les fractures au crâne de la victime, les médecins se sont transportés au cimetière où ils ont fait iudcnfcifier le cadavre et déclarent que le crâne qu’ils venaient de voir était celui de Sqpliio.Le rapport des hommes de l’art sera soumis vers le 13.C’est il la prière de Hancock, 1891—Arrangements d’été — 1891 père, quo trois médecins ont fait cette vons- ta tnt ion.1 E ET APRES LUNDI, le 22 JUIN 1891, 1.J les trains sur ce chemin de fer circuleront quotidic nçmcnt (le dimanche excepté) comme suit : Les trains quitteront Lévis Express pour la Kivière-du-Loup et Dal* housie.7*25 ElaiMI coupable •> * Ottawa, 10—3J.W C.Meyer, de Wiug-liam, et 31.W.C.Murdock, avocat de Toronto, ont eu une entrevue avec le sous-ministre de la justice, au sujet de l’extradition de Harry Gnrbutt.Voici les faits qui se Accommodation pour la Rivière-du-Ixwp.8.00 .Express pour Halifax et Saint Jccn.14.30 rattachent il cette cause.Accommodation pour la Rivière-du-Loup.17.45 I Le 10 juillet, Garbutt fut condamné pi ir Les trains arriveront à Lévis le juge Morgan, de Toronto, il être livré aux autorités du Texas, pour avoir contrefait sur Trois désertatious ont eu lieu, à bord de la Mai a de, la semaine dernière.Deux des marins faisaient partie de la fanfare et l’autre était un matelot.Il est faux qu’un matelot ait déserté en se jetant il lif liage et atterrissant il Québec.Deux des déserteurs sout encore ;\ Québec, nous dit-on.A lu tliiurnntniito Le steamer lrthinton, qui a quitté 3Iolü-réal la semaine dernière pour Sydney, C.B., a été obligé de retourner il la Grosse-Ile à causé de la maladie qui venait de se déclarer chez quelques passagers.Le steamer est arrivé samedi dernier à la Grosse-Tle où il est maintenant.TMPORTÀTION NOUVELLE A DES CONDITIONS EXCEPTIONNELLES DE BON 1 MARCHÉ, D’UNK GRANDE VARIÉTÉ DE .fôp-Chasnbla'ics, Soieries, Vases Sacres, Garnitures E CARTES DE VIS TIE ET TOUS AUTRES O V V It A G EN I> E L U A E qu’on VOUDRA RIEN NOUS CONFIER Les bateaux 44 Pilot ” et 44 Artic ” font le trajet entre Québec et Lévis tous le demis heures.Prix : 20 cents aller et retour TRAVERSE DE QUÉBEC À LÉVIS Elixir Résineux Pectoral Pour le Grand Tronc Laisse Québec ¦:o:- Voulez-vous ne plus tousser?Faites Uftftsre do FKlixlr lt«*m1iieux l*ccto« ml, le trrnud re-niè‘ie du iourcontre la TOUX, lo RHUME et autres a tl'ec-Hon* tie la Gorge % t •des Poumons.l)e nombreux certificats émanant de citoyens éminents, do membres du clergé» do communautés religieuse*, do mnloctiiN db« tintrucM attestent PeftYcacIté merveilleuse de celte préparation.A défunt d’espace î^nul18 no donnons que lu certirteat sul- MAROUE DE COMMERCE.Nanl* Montréal, 27 mars 1889.A.M.8.30 Train mixte pour Richmond.11.30 Train éclair Express pour l’Ouest.P.M.7.45 Malle pour l’Ouest.Laissé Lévis A.M.7.00 Malle d e l'Ouest.P.M.2.30 Train éclair Express de l’Ouest.M i x te pour Richmond.7*3° Pour rintercolonial A.M.Après avoir pris connaissance do la composition «le PElixtr Uesinenx Pectoral, je crois de mou devoir de lo recommander comme un excellent remède contre le?mro-étions des poumons en général.A.M.7.00 Malle pour Carnp-l>elton 7.30 Train d’accommodation pour la Rivièrc-du-Ixiup.P.M.2.00 Malle pour Halifax.5.00 Train d’accommodation pour la Rivièrc-du-Loup.7.00 Train mixte de la Riv.-du-Loup.1200 Malle de Halifax.P.M 1.30 Malle de Camp-belton 5.00 Train d’accommodation de la Rivière-du-Loup.F our le Québec Central Accommodation ,1c la Wviire-du-^up.5.5 traite de $11,500, tirée sur MM.Ford, Express de St-Jean et Halifax.10.4° Broughton & Die, banquiers de Barton,Ohio, Accommodation de la Rivièrc-du-Loup.16.45 l’endossement de James Whitly.Expicss de Dalliousîe et Ri\ière-du-Loup.20.05 | (Jette affaire donnera lieu à uue longue correspondance entre lcs'deux gouvernements sur Le char dortoir attaché au train Express cC| 19 juin 1881, Wingham, diseut-ils, ct une vingtaine de personnes respectables résidant à cet endroit sont prêtes ù jurer qu’il était là dans les premiers jours de mars, tandis quo les accusateurs ont juré qu’il était au Texas le 2 mars.David Ouellet, LA SURDITE GUÊKIE CHEZ SOI ARCHITECTE et EVALUATEUR, JVo 113, rue St-Jean, II - V., EC.Un opuscule en Français décrivant la manière de sc guérir chez soi-même et saus lo secours étranger do la surdité ct de bruits d’oreilles.Lo ïtév.D.H.W.Harlock, du Presbytère, écrit: l( Faites tout au monde pour employer ce moyen dont la valeur os BOURDON D’4LARME EIECTRIQ UE.N.Fa fard, M.D.Professeur de chimie P.M.A l'Université Laval.•:o:- LE SOUSSIGNÉ A POUR SPÉCIALITÉ DK poser des .En vente partout — 25 centins la bouteille.1.00 Express pour Sherbrooke.i.?o Mixte pour St-l'rançois.A.M.10.30 Mixle de St-Jo-seph.F.M.3.30 Express do Sherbrooke.»:o:- BOURDONS D'ALARME ELECTRIQUES CONTRE LES VOLEURS, et sollicite la clientèle de Mess, les Curés cl des Fabriques de paroisse, des grandes maisons d'éducations, collèges, couvents, et généralement îles banques, comptoirs d'escompte, ct des particuliers qui tiennent des valeurs dans leurs maisons.Son système est plus efficace et plus économique que les organisations de police que l'on pourrait faire.Le soussigné s’occupe de l'Electricité dar.s scs applications générales, lumière électrique, batteries, sonnettes, ouverture de portes, allumeurs électriques de jets de gaz etc.Il sera prêt fi fournir fi toute personne l’estimé ou évaluation du coût des travaux qu’elle désirerait faire exécuter dans cette ligne, et fi les entreprendre au plus bas prix.AUSSI, A suggérer et procurer les DYNAMOS ct MOTEURS ELECTRIQflES L.ROBITAILLE, Proprietaire Jolieltc, P.Q., Canada.Québec, 27 décembre i.sgo— MEDAILLE D’OB, PARIS, 1S75.m J, & W.HKID Fabriquant* dv l'npior*.1*1, MT-PAHI.» QUEBEC.LES ri.US PERFECTIONNÉS Et tous les articles concernant Vélectricité.MOULIN DE PAPIER A LORETTK.Papt* pour journaux, papier Manille pour enveloppe» feutre à lambris, feutre A tapis, feutre à cou vertur sec ct goudronné.MOULIN AU PONT ROUGE.-Pulp* de bois carton de bois.MOULIN WOODRND A PORTNEUF.—Carlo d’asbestc \>our empaqueter, pulpe de bois, cart*>i carton pour liolte.MOULIN A STE-ANN1C.— Carton cuir po fabricants de chaussures, pulpe de bois, carton W.Baker & Co.’s Breakfast Cocoa Duquel l'excès de l’huile a été extrait, est Absolument pur et c'est soluble.Pas de Chimiques •Résidence -Atklier- de premier ordre, ct chaud ; la baie des Chaleurs, dit la Minerve.L Etoile du Xord, de Juliette, vient d'entrer dans sa Sième année d’existence.M.Ernest Paeaud est parti ce matin pour l’Europe.Pas n'est besoin de commentaires.L'IIon.M Foster, ministre des finances, a déclaré hier à la chambre des communes que le gouvernement fédéral se propose de conclure un traité de réciprocité entre l'Espagne et le Canada.CONFERENCES SUR L’INDUSTRIE LAITIERE M.J.C.Chapa is, assistant-commissaire de l'industrie laitière, vieut de terminer son inspection daus ft paroisses des différents comtés de la proviuco.Commencée le 4 juillet cette tournée n’a fini que le 5 août.M.Chai pais a pu constater par lui-même’ la plus ou moin3 grande richesse du lait qui sert à la confection du beurre et du fromage, et il fera un rapport eu conséquence.11 vient de lancer une circulaire dans laquelle il dit que M.le surintendant McDonald donnera des conférences sur la fabrication du fromage et sur les éléments constituant le lait.Les conférences auront lieu comme suit : A Iloxton Falls, les 10, 11 et 12 courant ; à la Baie du Febvre, les 13, 14 et 15 j à St-Damase, les 17, 18 et 19 ; à St-llugues, les 20, 21 et 22 ; à Stc-Martioc, les 24, 25 et 26 ; à St-Gabriel, les 27, 28 et 29 Ces différentes places sont situées dans les comtés de Shefford, Yamaska, St-Hyaciutke, Ragot, Chatcauguay et Berthier.Les manufacturiers sont invitas ù aller eotcudrc M.McDonald, qui leur enseignera beaucoup de choses utiles dans leur branche d’industrie*.NOTES D’UN LISEUR Morale littéraire • {Suite) Les gauloiseries sont-elles compatibles avec la politesse intellectuelle ?Evidemment non.D’ailleurs la crudité daus l’expression u’est pas le seul critérium pur déterminer l’immoralité d’uue œuvre littéraire, et le vcrui9 qu’on peut jeter sur certaines pages n’eu lait pas disparaître la corruption, quand la corruption est au fond de l’idée.Le Figarof (pii est pourtant moiu9 bégueule que M.Lavisse, comparant la Julia de Trécœur d’Octavc Feuillet à une des névrosées de Zola, trouve que les deux per.sonuages sont de la même famille : Entre les deux œuvres, quelle différence ?Je n’en trouve que dans le plus ou moins de réservo des mois, le plus ou moius de netteté dans l’expression.Ce qui importe peu pour qui sait lire et comprendre.” * Nous ne citons pas ces lignes pour en tirer une conclusion générale en ce qui regarde Octave Feuillet et le ravaler au rang de Zola, mais quand il s’agit d’autoriser ou de proscrire certaines lectures, au nom de la morale, il faut partir d’un principe et en poursuivre l'application.* Lorsque M.Lavisse s'élève contre les audaces de la littérature contemporaine et que, d'un [autre cuté, il approuve les “ hardiesses de l’esprit gaulois,” il ne fait pas preuve d’uuo grande logique.Un collaborateur de la Gazette de France met eu relief ces inconséquences et donne au savant professeur une petite leçon dans les termes suivants : “ M.Lavisse est un homme intelligent et qui so flatte de quelque p>ychologie.Comment n’a-t-il pas vu en quelle fâcheuse 11 posture ” le mettaient vis-à-vis de la morale les précautions oratoires dont il a cru devoir faire précéder scs conseils ?Car, si l’on admet que c’est être bégueule, ridiculement prude et même sans doute quelque peu tartuffe que de proscrire de ses lectures les gauloiseries, quelle autorité peut-on avoir pour proscrire les saletés et les vilénies ?Rabelais, Voltaire, Diderot, sont gaulois, ils ne sont pas vilains.Brautôme est gaulois, et gauloise aussi la reine de Navarre, gaulois aussi les Contes de La Fontaine.* Donc ou on peut les lit*' eu toute sûreté de conscience.Mais en ne peut pas aller au delà.Au delà c’est la vilénie, la grossièreté, la polissonnerie, la saleté.Cependant, ii me semble bieu que Rabelais se plaît assez dan> l’ordure, et je ne suis pas sûr que les Contes soient autre chose que pure polissonnerie.Pour Voltaire et Diderot, il n’y a pas même à en douter.Peut-être bieu que M.Lavisse ne conseillerait pas non plus leur lecture, et il ne les a pas nommés.Cependant, ou en admettant de la gauloiserie, il n’a fait que prendre line précaution oratoire, ou il a pensé à ces auteurs, car ce sont eux que dans toutes les littératures, on qualifie de gaulois.Et les jeunes auditeurs de M.Lavisse l’ont certainement ainsi entendu.Mais comment interdire la lecture de Rab.lais à un auditoire de jeunes étudiants modernes, élevés en nourrissons de la liberté?Est-ce que, depuis le grave Nisard jusqu’aux livres qui sont entre les mains de tous les apprentis bacheliers, tous les traités de litté-ratuie ne vantent pas les mérites transcendants d-j l’esprit gaulois ?Est-ce qu’il n’est pas de mode dans une certaine école pédagogique de souteuir que la jeunesse doit tout lire pour tout connaître, et que le système de VIndex est ridicule ?Comment peut-on, avec de tels principes, motiver sérieusement l’interdiction d’uue lecture quelconque ?—Et pourtant la vérité, le bon sens, l’expérience de la vie, crient qu’il y a des livres pernicieux, qui ne peuvent faire aucun bien, qui ne peuvent faire que du mal.’ Alors, quand on est un honnête homme, qu’on veut employer utilement l’ascendant que l’on a conquis, on éprouve le besoin de mettre en garde la jeunesse contre certaines lecturccs.Mais, empêtré dans de faux principes, on ne peut alier jusqu'au bout, on plaide les circonstances atténuantes, on se défend de bégueulerie, on accepte la gauloiserie, et le conseil que l’on a donné, par la logique des choses, n’a plus que la valeur d’un son stérile.” «V* • • GRANDE DEMONSTRATION A LACHINE LE MOVEMENT ÉLEVÉ AUX VI Cil HUM NISfr Fabre |>r6«id« la rfrCnionle Kcrmoii de* H.l'nbb* l'roulx 11 y a eu à Lachine dimanche une démonstration grandiose, née d’une idée à la fois patriotique et religieuse, qui fait beaucoup d’honneur aux citoyens de cette localité.« La foule nombreuse qui a pris part a montré par son recueillement pieux qu’elle se rappelait avec émotion une des pages les plus lugubres de notre histoire.Il-«’agissait en effet de rappeler la mémoire des victimes du mussacre horrible de 1689, en élevant sur leur tombe un monument qui conservera leur souvenir à de nombreuses générations.Sur l’une des faces de l’obélisque on lit cette inscription : Aux victimes du massacre de Lachine le 5 août 1689.R.I.P.Prions pour eux.Dans la nuit de cette date funèbre, les Iroquois voulant se venger d’une défaite que leur avaieut fait subir les armes françaises, cernèrent le petit village où vivaient environ cinq cents colons, et lorsqu’ils crurent tout le monde livré nu sommeil, ils enfoncèrent toutes les portes et le tomahawk à la main, ils massacrèrent hommes, femmes et enfants.Tel est l’épisode douloureux que chacun se rappelait hier.Il nous transportait par la pensée à cette époque critique, où nos religieux ancêtres, dans une lutte homérique contre 4’Indicn, l’Anglais, mais surtout contre le dénûment la misère, nous ont conservé jusqu’en 17601c sol que nous foulons, ainsi que l’héritage sacré des plus nobles traditions.Voici c* qui explique comment on est venu en si grand nombre prendre part à cette démonstration funèbre.Après les vêpres, M.l’abbé Proulx, vicc-rectcur de l’Université Laval do Montréal, prononça le sermon de circonstance.Cette pièce d’éloquouec a fait verser bien des larmes.C’est l’histoire du colon courageux qui abaudonue sa famille, ses parents, sou pays, traverse les mers, s'cufouce dans la foret et meurt victime de la barbarie des indigènes.Après le sermon, tous les assistants se formèrent on procession et se dirigèreut vers le cimetière.Eu tête, la faufare de Lachine jouait une marche fuuèbre peudaut que les cloches sonnaient les glas.Pieuse, recueillie, la procession fit le tour du cimetière et viut s’agenouiller aux environs du monument.Sa Grandeur Mgr Fabre eu fit la béuédic-tiou et la prooessiou se remit eu marche au sou d’accords funèbres.Pendant les vêpres une quête a été faite daus l’église pour aider à payer les frais du monument.La recette a été très bonne.Qui n’aurait pas été généreux dans cette circonstance ?Yoici les noms des membres du clergé présents à cette imposante démontrât ion religieuse et nationale.Outre Sa Grandeur l’archevêque de Montréal et M.R.N.Piché, curé de Lachine il y avait eucore M.l’abbé Collin, supérieur du séminaire de Moutréal, les abbés F.Perreault, J.B.Forget, F.-X.Laberge, les Pères Boisramé, O.M.I., Bur-tiu, O.M.I., C.Thérien, R.Lamarche, J.H.Leclerc, M.Carrières, curé de la Poiute St-Charles, B risette, Farbes, Bastion, les frères du collège et 4 ecclésiastiques.iy- • -> ?-¦*>- - I)l'KNIÈUES DÉPÊCHES Le yacht “ Sagamore •t Congres d'hygiene Londres, 11—Le septième congrès international d’hygiène s’est ouvert à la halle Saint-Jacques, hier, sous la présidence du Prince de Galles.j II y avait 2,300 délégués présents, parmi lesquels l’on remarquait le professeur Koch, de Berlin, et Pasteur de Paris.Le Prince de Galles a prononcé un long discours sur l’hygiène et les bienfaits qu’elle rapporte à la société.GiiiLaiiuic malade Berlin.11—On a été obligé de faire venir de Berlin à Kiel le célèbre chirurgien Esmarch, pour donner ses soins à l’empereur qui s’est fracturé l’os du ueuou.Guillaume est très souffrant.«L’oiigi'os géographique Berne, 11—Le congrès géographique international a ouvert ses séances hier.M.Droz, ministre des affaires étrangères, présidait.Le Dr Gobai, président du congrès, a prononcé le discours d’iuauguratiou ; au nombre des conférences qui seront lues publiquement, on a remarqué celle de M.Stout, de New-York, sur l’entreprise du canal de Nicaragua, que l’auteur croit appelée à un avenir brillant.La chaleur a New-York New-York, 11—La chaleur est intense depuis trois jours.Toute l'après-midi hier des ambulances ont transporté aux hôpitaux un grand nombre de personnes tombées dans une profonde prostration.On n’a rien vu de semblable depuis 20 ans.Trois personnes sont devenues folles.Il se passe des scènes indescriptibles, et pour peu que cette chaleur continue, nous aurons à rapporter un grand nombre de mortalités.Cri.st* financière au Portugal New-York, 11 — Des dépêches reçues dans Wall street annoncent que la crise monétaire s’accentue au Portugal.Le gouvernement se propose de réduire l’effectif de l’armée à 8,000 hommes.Sfl.îlilfel Montréal, 11—M.Eiffel, le constru teurde la fameuse tour qui porte son nom, doit passer eu cette vilie prochainement, pour se rendre à Chicago.11 doit avoir une entrevue avec M.Mercier au sujet du [ont do Québec.JLe senaLur (Lisgrain tombe malade Ottawa, 11—Une dépêche de Cornwall annonce que l’hon.sénateur Casgraiu est tombé gravement malade clans une des îles prè3 de Cornwall.Il avait quitté Ottawa samedi en parfaite santé avec l’intention de se reposer une couple de jours, et nul ne sait encore comment la maladie l’a frappé aussi soudainement.Nouvelles Locales Dlnerteur Ou vient de notifier le chef de police de Lévis qu’un petit garçon de 11 ans, a déserté de l’hospice de Saint-Joseph de la Délivrance, ce matin.Il est vêtu du costume de l’hospice emporte un chapeau mou.I*dlerinnK« * On porte à 8,000 ou 10,000, le nombre des personnes qui ont visité le sanctuaire de la bonne Stc-Annc dans la journée dedimanche.Ce jour-là avaient lieu les pèlerinages de l’Union Musicale, l’Union St-Joseph do Cbar-lesbourg, Montréal et autres lieux.Nouvelle corveltc Une nouvelle corvette française est attendue dans notre port sous peu.Ce nouveau navire de guerre porte le nom de Drague.• Personnel —Le maire de Québec, M.Frémont, était en cette cité dimanche, l’hôte de M.Maurice St-Jacques, avocat.—Environ cinq mille boites de fromages étaient en vente samedi à St-Hyaciuthe.Il en a été acheté en tout 3,000 boîtes, dont 1,500 pour le compte d’uue seule agence, à 84 cents.—M.Desmarais, M.P.P., de passage à St-Charlcs, a reçu dans la ventre une ruade de son cheval.Heureusement que le coup n’a pas eu de conséquences fâcheuses.—Madame J.J.Ross, femme de l’cx-pre-mier ministre, est arrivée samedi a Strlljacinthe pour y passer une quinzaine.Madame Ross est descendue au convent du Précieux Sang.—MM Elzéar Fiset, avocat et Arthur Blouin étudiant, en médecine, sont revenus ce matin d’un voyage dans la Gaspésie.Le yacht à vapeur Sagamore, capitaine Scott, est arrivé de Montréal, samedi après-midi.11 a ancré dans lo courant en lace do la.ville.Ce magnifique yacht américain est éclairé par la lumière électrique.L’igllst» «lu Nto«A»m» «lu la Puriulu Il parait que M.Mercier* doit luire descendre de Montréal, M.Beullae pour décorer l’église do Ste-Anue do la Pérade, à l’occasion de la distribution des médailles aux souaves MM.Isidore et E.Belleau, avocats de Lévis, qui sont allés passer le dimanche à Deschambault, partent cet après-midi pour la Rivière du Loup, Rimouski, et peut-être aussi les Iles Menicouagan.Pour lur se terminer le 2S.Chacune voudra bien donner s An nom d l’avance alin de recevoir un billet d’admisiion.Monastère des Ursulines, j Québec, le 6 août 1891.\ Québec, 6 août 1891 -4f2fpi.253 LOUIS J0.131 N Scitlph tn' et Sliîtfïîiire Coin des Rues
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.