Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 25 juillet 1891, samedi 25 juillet 1891
£5ème année No 43-Bdition quotidienne.-14ième année Samedi, 25 Juillet 1891 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CTROIS.J'E» ^IRE ET J’AIME.•J 7/ 0 MA S 01IA PA IS, Directeur Propriétaire LEGER BROUSSE AU, Editeur et administrateur, m ifii.i i:tn du COURRIER DU CANAL) » 25 Juillet 1891.—No 14 LES DRAMES DU FOYER (Suite) Augustine, tressaillit de ce coté, sans doute, elle aurait i\ lutter, à souflrir aussi, mais Cécile avait gardé à l’égard de sa nièrQ un silence si complet, que Mme Xanteuil ignorait encore ce «[ue son mari avait appris pendant l’entretien «pi il avait eu avec sa tille au sujet de la demande en mariage d’Etienne Darthos.—Non, répondit Augustine eu secouant la tetc, c’est de mon mari qu’il s’agit.Eugénie de Keuily attendit que son amie s’expliqua davantage.Il pouvait être dangereux d’aller au devant des confidences d’Augustine.Eugénie connaissait dans la vie du romancier à la mode, du dramaturge applaudi, plus d’une aventure suffisante pour briser le cœur de sa femme.Elle aimait t**op celle-ci pour repousser scs confidences et lui refuser ses consolations,mais elle sentait qu’elle allait «c trouver sur un terrain brûlautet se tenait sur la défensive.Tandis qu’elle tenait nue réserve complete i\ l’égard de son amie, elle lui 1 aissait comprendre, par l'effusion de sa tendresse, par la sympathie dont elle l’entourait, par les mystérieuses effluves de son finie, la part sincère qu’elle prenait à sa douleur.Augustine, au moment d’avouer la cause du chagrin qui bouleversait son existence, sentait combien il est difficile, meme à l’égard do l’amie la plus chère, de lever tous les voiles de sou finie.La pudeur de la souffrance retenait encore un Ilot de plaiutes amères prêtes à se dérober.Enfin elle s’abandonna à l’excès de son angoisse, et sanglota, mais sans révéler encore le secret de son déscs.poir.Augustine épiait sur le visage de son amie l’impression ques lui causerait cette abominable lecture.Quand elle eut fini, Eugénie prit les pincettes et jeta la lettre au feu.—Eh bien ?demanda Augustine.—Mon amie,lui répondit Mme de Keuily, jusqu'il l’heure où de misérables femmes se sont coalisées contre ton bonheur, ton mari ne t’a-il pas semblé le meilleur des compagnons et des amis ?—Certes, répondit Augustine d’une voix fipre ; il multipliait tous les moyens pour épaissir autour de moi le voile qui me déro* hait la vérité.Mais crofe-tu qu’il puisse me suffire que 31.Nanteuil m’ait entourée de certains égards pour que je le crois quitte envers moi ?en se conduisant d’une façon correcte en apparence, n’augmentait-il point sa faute, quand il mentait impudemment à ce prétendu respect, et à cette fausse affection.11 paraissait tenir à la gravité, à l’honneur de son foyer, U dans chacun de ses livres, de ses livres qu’il m’interdisait de lire, il raillait le calme de la vie domestique,’ il affirmait que le mariage est le plus léger, le plus fragile des liens ; il prêchait une sorte de croisade contre la famille tout en feignant de de nous adorer, sa fille et moi.La lettre que tu viens de lire renferme bon nombre d’accusations d’un autre genre, mais aucune n’a produit sur moi l'impression que j’ai ressentie en voyant que la dignité d'une femme, la pureté d'une enfant étaient restées insuffisantes pour obliger eet homme â nous respecte r.—Cet homme est ton mari, Augustine.—Je le considère maintenant comme un fourbe et un lâche.11 n’a pas seulement menti une fois, il ment depuis vingt ans, en se cachant dansl’ouibre comme un malfaiteur.Il semblait prendre un soin touchant pour sauvegarder mon imagination et mou cœur des enseignements du mal ; il me choisissait mes lectures, et je l’on remerciais, je considérais cette délicatesse comme m>e exquise flatterie.Oh ! combien a dû railler avec ses amis la sainte confiance de la petite provinciale ! Ai-je été assez jouée et et insultée! Et non pas moi seulement, mais sa fille ! sa fille !.Grâce au ciel, Cécile n’a jamais eu entre les mains les volumes de M.Xanteuil.Je ne les lisais point, elle ne peut les connaître.Mais suppose cette double situation : une femme jeune, belle, i xposée à mille séductions et puisant dans les œuvres de son mari l’excuse des fautes qu’elle est tentée de commettre.Te figures-tu une femme luttant contre les entraînements du monde, prête à tomber dans un abîme que recouvrent des fleurs, et trouvant subitement, à l’heure où elle hésite et se débat, non point le conseil salutaire que sou sa croix d’argent sur le cœur, sa large cordelière de laine les faisait, trouvais-tu, ressembler â des fantômes, et je inc souviens d’avoir versé des larmes chaudes en serrant les plis droits de ces robes et surtout en dérobant comme une relique quelques fils de laine au cordon d'une des religieuses qui nous gardait Je me jetai dans la foi et dans la prière, avec des élancements de ferveur dont le souvenir m’attendrit encore, et tu te plaignais de la longueur des offices.Tu n as pas livre ton esprit, ton cœur et ton âme à ccs sublimes impressions que rien n’efface.Tu as côtoyé la religion sans t’y perdre ; elle ne t’a pas donné ce qu’elle mcjprodiguait à moi.'1 u 1 a respectée sans l’aimer, et tu as continue durant ton existence de femme comme pen dant ta vie de jeune fille, de croire quelle faisait partie d’une sorte d’étiquette du beau monde.Oui, tu as conduit ta fille à l’église, mais sans lui graver au fond du cœur 1 amour de celui qui rend légers tous les sacrifices, e^ possibles toutes les victoires.Tu ne l’as-point prévenue contre le danger.Tu as cru qu’il suffisait d’être, suivant l’opinion générale, une mère irréprochable et do la former à l’exemple de la vertu.Tu t’es trompée.J’espère que Cécile n’a point lu les livres de son père.Mais si le hasard, si l’entraîne, ment d’une curiosité coupable l’avaient portée à tourner ces feuillets dangereux, lui resterait-il l’antidote du poison, le remède â son mal ?Trouverait-elle J ans la foi, avec le repentir de sa faute, la lumière indispensable pour distinguer l’erreur de la vérité, et le sophiMiic de la logique ?G uidée seulement par des sentiments liumaius, ne cherchera-t.elle pas, dans ccs livres, ee qu’elle pourrait avoir intérêt à y trouver ?—Ainsi, dit Augustine d’une voix sourde tu lu accuses.(A suivre.) Quand elle eut essayé avec une sorte d’em-porteiunt les pleurs qui l’aveuglaient, elle fouilla dans son corsage, y prit J une lettre dont les plis, les cassures attestaient qu’elle avait été froissée avec rage, puis elle la tendit â Eugénie.Celle-ci n’eut besoin que d’y jeter un coup d’œil pour en deviner la nature.—Ecriture déguisée, dit-elle, précautions hypocrites avant d’entamer 1 objet de cette I vont nous prodigue le livre, cet ami discret, missive.Naturellement, pas de signature.niais le langage entraînant, passionné qui C'est une lettre auonyme, c est-à-dirc une nous pousse au mal et nous absout à l’avance chose lâche, vile dont la loi u atteint pas c|c ];l faute que nous allons commettre ! Dieu toujours les auteurs, mais qui relèvera un în’a donné assez île fierté pour me défendre, jour de la justice de Dieu.Et tu peux niais beaucoup de.femmes en manquent et se ajouter foi à ce qu elle renferme ! Elle cou- soutint trlisscr dans un précipice d’où l’on n tient d’aboiuiuables choses, puisquo sa lcotu.rcm0ntc jamais.Et ma fille ! ma fille « re te jette du us un semblable état de désola- Ainsi, depuis vingt ans, je m’efforce dévoiler tiou.Tu viens chercher ici un conseil sin- (]ans S0ll Cceur l’amour du bien, le culte d'une eère, n’est-ce pas ?vertu noble et grande ; mon âme a passé dans — Oui répondit Augustine d’une voix ha siCnne, et j’ai vécu de sa vie, faisant mon LA DISGRACE DU PRINCE DE BISMARCK 1 ÏAijfïice Dithiel communique aux journaux la «lépêche suivante : Londres, le 20 juin.•• Lu Times publie demain matin une correspondance qu’il a bien voulu ino communiquer et qui aura un grand retentissement dans les milieux politiques européens.Son correspondant de Paris reproduit K* récit que lui a fait, le 13 mars 1891, M.le comte do Munster, ambassadeur d’Allemagne, i\ Paris, d’une entrevue qu’il avait eue à Perl in avec h* prince de Bismarck, au moment dosa disgrâce.o “ Le mercredi 18 mars de l'année passée, dit M.de funster j’arrivais a Berlin et ma première visite fut pour la prince de Bismarck.J’ignorais absolument ee qui s’était passé la veille.“ Lo prince après rechange des premiers mots, m'apprit qu’il avait donné sa démission, et il me raconta cela d’une “ Oui, je l’avoue, plus l’attitude du prince excitait mon admiration, moins je m’expliquais comment l’empereur avait pu se décider a le renverser, et moi ils je voyais par qui un tel homme pouvait être remplacé.” Mais, tout à coup, certains souvenirs revinrent à M.de Munster et rendirent pour lui des choses plus explicables.En se séparant de M.de Bismarck, le jeune empereur ne manquait pas autant qu’on aurait pu se l’imaginer à la mémoire «le son grand-père.Quelque temps avant sa mort, le vieil empereur, assistant a un thé, avait dit it une dame assez haut pour être entendu des autres personnes : “ Oui, oui, je vous assure, vous ne voyez pas les choses d’aussi près que moi ; mais Bismarck est devenu très entier, et il nie faut toute la force de volonté que j’ai pour le supporter ; niais quand je serai poussé à bout, et que cela ne pourra pas aller plus loin, le choix de son successeur ne m’embarrassera pas paid qu’il est fait dans ma pensée.• Ce sera le général de Caprivi” Comme cette dame avait l’air étonné à ce nom, l'empereur Guillaume continua : “ Oui, oui, c’est un homme qui ne vous est pas très connu, mais moi, je l’ai eu sous mes ordres ; j’ai bien souvent causé avec lui, et vous assure que c’est le meilleur choix qu’on puisse faire que d’appeler cet homme au pouvoir, si jamais on est obligé de se séparer de Bismarck.” M.de Minister dit que, connaissant bien l'empereur Guillaume 1, il pensa que celui-ci avait dû tenir le même langage a son petits-fils, et que le successeur du pi-ince de Bismark serait M.de Capri vi.Il se souvint an même instant d’un autre incident.“ Longtemps avant la mort de l’empereur Guillaume 1.le vieux souverain avait assisté à un punch offert par son petit-fils, l’empereur actuel, ii des olii-ciers de toutes armes.Le prince de Bismarck venait/quelque temps auparavant de nommer son fils, le comte Herbert, sous-secrétaire d'Etat, ministre des affaires étrangères.L’empereur Guillaume 1, ii liante voix, ne cachant rien de ce qu’il disait à ceux qui l’écoutaient, c’est-à-dire à tous les officiers, dit : “ Il faut convenir que ee jeune comte Herbert a fait un chemin prodigieusement rapide sous le gouvernement de son père.C’est le plus grand acte* de népotisme que le politique ait jamais enregistré.” O étouffée.I orgueil de sa beauté, et mon bonheur de sa —Je dois t’eu donner un seul, il tuut lire, joie, et si le harurd, le malheur voulait qu'elle L’intention qui dicte cette lettre est mauvai- un volume de son père tout s’écroulerait se.On a voulu me frapper au cœur, et on a jans ccttc fiuic qui ne verrait plus autour I voix calme, le sourire aux lèvres, et se réussi, mais quelque coupable que soicut les JVUequc la ruine et le désespoir.félicitant de pouvoir reprendre la vie auteurs do cette dénonciation,ils ont écrit des —j0 discuterai tout à l’heure les torts de dus champs qu’il aimait beaucoup, de vérités, des vérités qui m’atteignent à la fois ton mari ; cette heure, eu dépit de la pitié revoir ses forêts et ses grandes plaines, I sa ire encore à moi.Je lui en aurais vo-dans ma dignité de femme et dans ma ten- qUe je réserve pour toi, de l’aide fraternelle .)ülu dresse d’épouse.Je veux faire la part du que je suis prête à t’accorder, je te demande: bien et celle du mal, je veux apprendre la —As-tu complètement rempli tes devoirs en-vérité, la vérité toute entière sur l’homme vers fille ?“ Je me permis alors de dire à l’empereur : “ Mais comment Votre Majesté ne lui en a-t-elle pas fait l’observation, ear je vois que cet acte.de faveur d’une si haute gravité pour les affaires n’a pas échappé à son observation.—Mon Dieu, dit l’empereur, je ne puis pas en ce moment me séparer encore «lu prince, il est nécessaire à son pays, et il m’est néces- dont je porte le nom.—Augustine, Augustine, je t’en conjure, laisse moi brûler ce papier.—As-tu peur que je cesse d’estimer M.Nautwuil ?—Complètement.Eugénie secoua la tête.—Que me reproehes-tu ?demanda Mme Xanteuil à son amie.— De n’avoir point élevé fille en eh ré- pression très irritée.J1 vint ii moi et me dit : “Je ne puis pas vous accompagner ; je viens de recevoir à l’instant même de ee jeune homme une lettre daiflUaquelle il m’annonce qu’il me confère le titre dt duc «le Lauenburg.Coda indique bien clairement que ma démission est défini tive et que ma disgrâce est complète.Je ne puis pas accepter ce congé ironique.11 verra bientôt qu’on ne renvoie pas un Bismarck «le cette façon ”.“ Il se mit alors à arpenter la chambre dans une grande colère, proférant des menaces, accusant tout le monde, exprimant des injures, s’irritant contre ses adversaires, contre les intrigants qui l’avaient desservi.le vis on un mot un homme exaspéré contre sa chute, que la conversation avec la princesse avait évidemment surexcité, carde tout temps, elle et son fils l’avaient poussé aux résolutions violentes, et c’est eux qui l’avaient encouragé dans toutes les actions précipitées ou extremes qu’un lui avait reprochées depuis lors.” M.de Münster comprit alors que la philosophie «le M.de Bismarck provenait de ce qu’il ne croyait pas son départ définitif, et il conclut : “ Alors j’avoue que je fus saisi de surprise et «le tristesse.-le pris congé d’un homme qui, dans l’espace d’une seule visite, avait si étrangement changé à mes veux.” LMCTIOX €ATUOiur lesquelles il avait une prédilection lontiers fait 1 observation : mais j ai remarquée, et de pouvoir, pendant les fléchi, et je me suis dit, que, puisqu’il ne quelques années qui lui restaient à vivre sent pas ce qu'il y a de chaînant dans se retrouver lui-même pour repasser son I ccs promotions extraordinaires, il ne pour-existence tout entière sans être harcelé rail pas accepter mes observations a\ec par des préoccupations et des agitations I calme et que,si je les lui faisais,elles pour-incessantes " raient avoir des conséquences plus gra- C'est vainement que M.Münster es- ves (lue celles que je voulais leur don- saya de taire revenir le prince sur sa dé- Ber.’ Ces renseignements tirent faire au Je trouvai en lui, dit-il, une philo-1 comte de Münster diverses réflexions sophie niervervoilleuse, l’accent d’un J intéressantes que repro«luit le correspon- liomnie qui se dépouille facilement et dant du 'limes.avec une énergie mile do ses honneurs “ Je me livrai alors, continua M.de et de son pouvoir et qui reprend, avec Minister, et je dis au prince que j’allais la satisfaction d’avoir bien rempli sa me rendre à la Chambre.” cision.« —.le redoute, répondit Eugénie, l’emporte- tienne, mont de la première heure, et l'effet qui sui- —>TC m’accouipngno-t-ellc point aux offices?vra un premier mouvement de colère.Ne ^Tc fait-elle pas partie d’un grand nombre l’oublie pas, la vie des femmes est faite de d’associations charitables ?sacrifice et de pardon.—Elle n’est point chrétienne ! répéta ïîu- —Si je l offensais, Xanteuil me pardonne- g^,nje cn sccouant la tête, et comment aurais- rait-il ?tu donné à cet enfant les trésors que tu ne -Peut-être.Mu is souviens toi que,quand porlcs pasdaus ,on propre cœur ?Ne te rd- mêuic tu croirais sa sévérité, tu u en sernis vojtc ne crojs point que je veuille répon-.pas moins obligée il l'indulgence.drc à unc confidence par quelque chose rcs- vie et bien accompli son devoir, lu routo « Le prince me dit : “ Attendez un —Jamais 1 jamais I I sciublaut il un reproche.Ce serait bien mal I qui conduit un repos glorieusement I instant, je Vais aller mettre mou unil’or- —Tm as une fille, répondit doucement I u)e c0nuaîtr0) ut bien peu oompreudre le hut ! conquis.le me demandais comment me et je vous accompagne.” 11 sortit.Mme de Keuily.I u je )nc prOpOS0 d’atteindre.Je commis cet bout me pourrait ôtro remplacé, et je Quelques minutes après, j’entendis dans —Lis, mais lis donc, je veux que tu H- ‘ " ‘ bCS,.• » L’accent avec lequel la jeune femme prononça ccs mots, convainquit Eugénie qu’elle ne calmerait sou amie qu’en discutant avec elle la nature des griefs qu’elle croyait avoü contre Xanteuil.Avec un profond dégoût, elle commença donc la lecture de lu lettre anonyme rédigé sous la triple inspiration de Zoé Cobra, Sosthénio Simonin et Flore Dor-Tet.toute ta vie, nous avons grandi ensemble dans nc comprenais pas comment devant Fat- la pièce voisine que le prince et la prin- oui tombait de ces hautes murailles jetait l‘l111’ ^ ., .1 .i r • i il faisait preuve dans ce moment si uo- SUr toi comme un manteau de.froidure, 11 11 1 .tandis qu’elle semblait un rafraîchissement solunient critique, montrait quels sei-pour mou oœœr.Le costume des religieuses ces éminents il aurait pu rendre encore avec ses robes noires, ses guimpes blanches, ii son maître.Après ce quar tra dans la chambre ; il n’avait pas changé de vêtement, il tenait i\ la main une grande lettre ouverte ouverte.Sa physionomie, devenue blême, avait une ex- Nous sommes sûr de votre adhésion, cher coopérateur : vous nous suivrez, et si nos pas s’attindent, vous nous animerez aux combats du Seigneur.Afin que nous soyons pas accusés de tramer un complot contre les institutions républicaines, voici ce que nous déclarons ’publiquement et solennellement, pour vous et pour nous : Article 1 er.—Nous acceptons la forme de gouvernement qui est celle de la France aujourd’hui, c'est-à-dire la République.Nous voulons un chef qui soit catholique, c’est la loi de notre pays.Xuiis voulons un gouvernement qui s’inspire dans ses lois et son action, des croyances catholiques, religion de la très grande majorité des Français et non des erreurs maçonniques, dont la base est le naturalisme et qui ne sont professsées que par un petit nombre de Français.Art.2.— Pour arriver à réaliser parmi nous cet idéal, qui s’impose à notre foi, nous aurons recours h tous les moyens htfnnêtes et permis.Nous nous efforcerons surtout d'avoir comme représentants à la Chambre et au Sénat des catholiques fidèles à leurs croyances, et intelligents dans les affaires qu’ils auront à traiter.Art.3.— Nous prendrons pour guider notre action la dernière Encyclique de Léon XIII ; De la condition, des ouvriers basée sur le saint Evangile et la justice naturelle.Art.4.— Sans nullement hair ceux qui propagent l'erreur dans la société, nous les combattons, à l’exemple de Jésus-Christ qui s'élevait avec force contre les scandaleux.Car nous réprouvons, ainsi que Dieu le commande, le système «le la neutralité, et nous professons qu’un enfant qui n’aime pas son père él sa mère est coupable : il en est de même de l'homme envers Dieu le «pii est notre Père à tous.Art.5.— L’évêque diocésain est ii la tête de cette société, qui prendra le nom de : Parti Catholique, parce qu'elle a pour but de défendre des intérêts de l’Eglise et de prendre parti pour elle dans toutes les questions auxquelles elle est mêlée.Art.G.— Le Parti Catholique se soumettra aux lois qui lui sont imposées de droit commun, et usera des libertés qu’elles lui laissent.Art.7.— L’évêque aura un conseil pour s’occuper avec lui les intérêts du Parti Catholique.Les affaires se traiteront avec lui et son conseil, par correspondance en général.Art.G.— Il se formera divers comités, conformément aux lois, dans les arrondissements, les cantons, les paroisses, etc., selon qu’il en sera besoin.A cette fin, nous réclamons nos droits de citoyens français, dont n’est pas privé le prêtre,forcé d’ailleurs aujourd’hui à ûtiv soldat et à défendre le pays comme tons les autres citoyens.•/ Art.9.— Ces comités, chacun en ce qui le concerne, auront pour but la défense de l’Eglise catholique et le règne de Jésus-Christ dans les âmes, les familles, les écoles «*t la société.Pour atteindre ce but, les comités emploieront les moyens que l’Eglise conseille ou approuve.S’ils ont besoin d’avis, ils en écriront au chef du Parti Catholique diocésain, ou à la personne qui aura été désignée par lui.Le conseil nommé pour étudier les questions répondra, après décision prise par qui de droit, et, s’il y a lieu, en informera les autres comités, parla voie du journal du Parti Catholique, qui sera le supplément de la Croix de VIsère, tiré aujourd'hui déjà à 14,000 exemplaires.S’il en est besoin, l’évêque prendra conseil du métropolitain pour les questions du diocèse ou la province, et s’il s'asit d’une cause intéressant toute la O France, il priera le métropolitain d’interroger ses vénérables collègues les au-très métropolitains,ou le président qu'ils auront élu, afin que l'imité d’action soit assurée dans toute la France pour les questions «le haut intérêt.Art.10.—Deux dangers doivent être évités par le Parti Catholique : le premier, c’est l’imprudence où jette un zèle inconsidéré.Nous voulons servir l’Eglise et la France ; or le zèle inconsidéré ne peut que nuire à leur cause.Le second danger, c’est la timidité à laquelle on a habitué, en France, le clergé et aussi les catholiques, en leur faisant peur, en les menaçant, en exécutant sur eux des menaces, en leur imposant des lois tyranniques.Bout-être sera-ce pire à l’avenir ; mais,eu tout cas, s’il faut souffrir, Jésus-Christ, notre divin Chef, a souffert ; nous saurons bien souffrir à notre tour.Naguère à Parav, n’avons-nous pas pris pour maximes : Le devoir prime le droit, Le devoir règle le droit.Le devoir rempli fait triompher le [droit.Art.11.—Le secret de réussir et de vaincre se trouve dans ces paroles de notre adorable Chef : “ Qui veut venir avec moi, qu'il fasse abnégation de lui-même, qu’il porte sa croix tous les jouis et qu'il me suive ” C’est l’égoïsme qui tue les entreprises et c’est l’oubli de soi qui assure leur triomphe, par la soumission aux chefs et au règlement.Recevez, monsieur et cher coopérateur, l'assurance de notre dévouement en ISTotre-Seigueur.+ Amand-Joseeh F a.va, évêque de Grenoble.7377 Le Courrier du Canada, Samedi, 25 Juillet 1891 AVIS JL/nboiiiieineiit au 44 Courrier du Canada ” l aguy.Etoffes à ro\)c>.Behan Bros.O _A.TnT _A_ JD .A.QUEBEC, 25 JUIILLET 1891 LEU fi G R A fi 0 H 0 fi! Itl E ! Lamentable fiasco ous avez lu le compte-rendu pompeux de la démonstration de Montréal eu i honneur de M.Mercier, compterendu qui couvrait cinq colonnes de Y Electeur.Eli bien, cette fameuse démonstration a été un colossal fiasco.M.Mercier spécialement a été pitoyable.La presse est presque unanime à le reconnaître.Le Star intitule son compte-rendu : Le cirque d'hier soir.U Etendard publie un article court mais terriblement significatif.Nous le reproduisons : La réception faite hier soir, au premier ministre de la province a été un véritable succès au poiut de vue de l'organisatiou.Attirée par les savantes réclames du comité, *la foule, toujours avide de spectacles était énorme.Le parcours du cortège était tellement long, que 1 lion.M.Mercier n’est arrivé au Champs-de-Mars qu'à 10 lira, et 20 minutes.En réponse a 1 adresse de bienvenue du maire McShane, que nous donnons plus loin.31.3Iercier avait préparé un discours que nous donnons également en quatrième page, en l'empruntant aux journaux ministériels • mais le discours qu’a prononcé en réalité le premier ministre, si l’on peut appeler discours quelques phrases décousues et sans suite, ne ressemble guère au discours écrit.M.Mercier est évidemment très fatigué.Hier soir, il était de plus fort ému ; sa voix était plus enrouée encore que d’habitude et le bruit de la foule, qui ne pouvait entendre les orateurs était un obstacle insurmontable.Tout cela a contribué à rendre le discours du premier mh«?tre insignifiant.La conclusion que tout le monde a tirée de lu fête d’hier soir est que 31.3Iercicr a besoin d’un repos absolu, très prolongé, et de grands ménagements.V ^ ~ LES CORBEAUX La presse libérale essaie de faire du bruit autour du fait que Sir John Macdonald était possesseur d’actions du chemin de fer du Pacifique.Les exécuteurs testamentaires viennent de publier une lettre qui va couper court à tous les croassements des corbeaux rouges : Monsieur.—Comme exécuteurs testamentaires de feu le Très Honorable Sir John A.-Macdonald, après avoir pris connaissance de ce que le Globe et quelques autres journaux ont publié, concernant la clause du testameut de sir John qui dispose des parts o>i actions qu’il peut avoir dans la Cio du chemin de fer du Pacifique, nous disons : 1.Quo Sir John A.Macdonald était au temps de sa mort, le porteur et propriétaire de 122 part des ces actions.2.Qu’il avait acheté ccs actions sur le marché et qu’il les avaient payées de son argent.3.Qu’il les a acquises eu 1888.3.Que ces parts et leur valeur [monétaire dans ce temps-là, sont comprises* sous l’item, “ parts de banque et autre actions” de la schedule filée et produite par nous avec la requête demandant la preuve du testament, laquelle schedule a été publiée dans le Globe du 15 courant.5.Que, à l'exception des 122 actions ci-dessus mentionnées, Sir John A.Macdonald n’a jamais été, dans aucun temps, possesseur d’aucune action de la Compagnie du Pacifique Canadien, soit eu son nom, ou au nom d aucune autre personne en autant que nous avons pu le constater.Vos etc, E.Devtdnev Fred White Jos Pope Hugh j.Macdonald Exécuteurs testamentaires de feu le Très Honorable Sir John A.3Iacdonald CHRONIQ UE d’esquissais ici, il y a quelque temps, la tête de Maître Guillaume Amyot, avocat do la Couronne.J’ai découvert, depuis, que cet énergumèno du prétoire est un écrivain très particulièrement original.Lisez-moi cette phrase qu’il décochait dernièrement à la Patrie, dans un article sur la statue de Sir John : “ La noblesse des sentiments qui a présidé n à la fondation du parti national est encore “ uii énigme pour elle, et son gratin des u vieux jours en compromettrait vite l’exis-u tence si elle en avait la force.Heureu-Ci sèment qu’elle ne fait qu’une légère tache d'encre sur le brillant panorama que dessine une franche et loyale entente au 1‘ ciel de la patrie.” Est-ce tapé, hein ! Le gratin des vieux jours de la Patrie, qui compromettrait vite l’existencdjiu parti national, si elle en avait la force ! ! La force de quoi ?Est-ce la force du gratin ?Et “ la tache d'encre sur le brillant panorama que dessine une franche et loyale entente au ciel de la patrie.” Lne franche et loyale entente qui dessine un panorama brillant au ciel delà patrie, lequel panorama est défigurée par une tache d’encre commise par le journal de 31.Beaugrand ! î ! Comment trouvez-vous cela, vous autres ?Galimatia, galimatia, c’est là du pur galimatia, ou le galimatia n’est qu’un mot, comme la vertu de Brutus.Il est étonnant, maître Guillaume ! ?4 * Puisque nous en sommes sur le style, parlons encore un peu du style de 31.Mercier.Les adorateurs du fétiche n’ont pu avaler ma critique irrévérente du français spécial employé par le grand homme dans son discours de Chartres.Plusieurs gen-d lettres ministériels m’ont critiqué m petto, je le «ais.Et voici qu’un rédacteur do la Patrie rompt une lance en 1 honneur de la malencontreuse production.A oyons un peu ce plaidoyer.* s * * En premier lieu le défenseur de M.Mercier fait observer qui son héros ne fait pas profession d’écrire en style littéraire*.S’ii n en fait pas profession, ses admirateurs ne se gênent pas de nous répéter que leur demi-dieu a enfanté dos chefs-d’œuvres oratoires durant sa campagne de France.J ’ai voulu mettre cette affirmation à l’épreuve, et j’ai déinoutré que le discours le plus vanté entre ceux de 31.Mercier, prononcés là-bas, a été un pitoyable fiasco, quant à la laugue et à la grammaire.L’écrivain de la Patrie compare M.Mercier a un aigle qui plane sur les sommets.•* Aquila non capit muscas.” Jjs’écrie-t-il.La comparaison est trop ambitieuse.M.le comte n a rien de l’aigle, mais il a beaucoup du vautour.» « Mon critique relève deux points dans mon examen sommaire du' discours de Chartres, 31.3Iercier, parlant des martyrs de 37 s’est écrié : f* Lisez leur touchante histoire écrite par .David, leur écrivain aussi patrioti que qu’élégant ’’.Le rédacteur delà Patrie soutient que le mot écrivain est le mot propre eu cet endroit.Cela prouve qu’il ne sait pa3 le français.Les exemples qu’il cite portent à faux.On dit de Voltaire “ l’auteur de Charles XII ; de Lamartine '* l’auteur des Girondins ” parce que ce sont là les titres de livres écrits par ces deux historiens.3Iais pourrait-on dire de Voltaire l’écriTaiw de Charles XII, de Lamartine l’écrivain des Girondins.M.Mercier parle des ruartys de 1837, non pas du livre, mais des personnages, et il dit : lisez l’histoire de ces hommes, par David leur écrivain.Le mot juste était : leur historien.L’expression employée par M.Mercier constitue une faute énorme contre le génie de la langue.Diriez-vous de Garneau qu’il a été l’écrivain du Canada ?de Baucroft qu’il a été 1 écrivain des Etats-Unis ?On peut être Y écrivain d’un livre, on n’est pas l'écrivain cVun homme ou d’uu pays.* * * 3Ion critique relève ensuite ce que j’ai dit de la phrase où 31.Mercier parle de M.l’abbé Gosselin qui, d’après lui, cherche en Europe des renseignements pour conserver au Canada la mémoire de l’illustre Laval.” J’ai dit que c’était une sottise, et c’en est une à tousles points de vue.En effet, précisément avant de partir pour l’Europe, 31.Gosselin avait publié deux gros volumes sur la vie de 31gr de Laval.M.Mercier ne le savait peut-être pas.De plus, même si 31.l’abbé Gosselin n’eut pas publié ce bel ouvrage, la mémoire de Mgr de Laval aurait été conservée au Canad^Car elle avait traversée, toujours pure et rayonnante, les deux siècles qui se sonDécoulés depuis l’époque où ce grand prélat illustrait par ses vertus le siège épiscopal de jjuébcc.Les renseignements contenus dans l’ouvrage de 31.le curé de St-Ferréol ont pu faire mieux connaître les détails do cette grande vie.Mais dire que des recherches dans les archives de France sont nécessaires pour conserver au Canada la mémoire du saint prélat, c’est sc servir d’une expression qui n’est pas juste, et la justesse de l’expression est l’une des conditions les plus indispensables du bon style.Non, qu’on n’essaie pas de rafistoler la réputation littéraire du grand homme.Pas une des fautes de langue et de grammaire que j’ai signalées dans sa conférence n’est excusable.C’est un vrai déshonneur pour notre classe instruite qu’un homme, dans la position de 31.3Iercier, ait exhibé un aussi déplorable français .devant les auditoires d’élite qui ont entendu scs harangues.* * * Uu mot de Y Electeur à propos du retour de Sou Excellence : “ La population brûle maintenant d’ap" “ prendre de la bouche de 31.3Iercier lui-“ même le résultat de son voyage.” L’idée de cette population incandescente m’a causé d’avance des craintes mortelles.Savez-vous que si Y Electeur eut dit vrai, la ville pouvait flamber tout d’un coup comme un paquet d’allumettes.C’est cela qui n’eut pas été drôle.Heureusement l’incendie ne s’est pas propagé.Le jour do l’arrivée, j’ai vu peu de gens enflammés.A part les collègues du Premier, je n’ai guère aperçu à sa suite"quc J.A.Langlais, “ P'tit Baptiste,” Léon Lemieux, Jacques Belleaiy l’imprimeur officiel, Not’Philippe, et une demie douzaine d’autres citoyens désintéressés, qui m’aient paru embrasés du feu ministériel.Il n’a pas été nécessaire d’appeler les pompiers.* .* * .Le jeune 3Iassicottc du Mo mit illustre regimbe contre mon appréciation de sa pièce.Il a tort de regimber, car mes observations prises en bonne part ne pouvaient lui faire que du bien.Le poétereau maintient que son vers: D’étre un atome de race Est excellent.Je lui affirme qu’il est ridicule.Un atome de race, ce u’est pas du français* c’est de l’auvergnat.*• Atome de race,” et " chien de race ” sont deux expressions qui se tiennent, mais qui ne font pas du tout en poésie.* M.31assicotte me dédie une page de Théodore de Banville sur l'enjambement poétique.C’est un soin s â .Je connais parfaitement mon Banville et ses volt Les % 7 funambulesques,.et je n’ai pas besoin des leçons de ce novateur très aventureux pour savoir que l’enjambement est parfois une source de grandes beautés en poésie.-Mais il y a enjambement et enjambement.Il y a les enjambement de Corneille, de Racine, de Molière, d’André Chénier, d’Alfred de Vigny, de Victor Hugo, et il y a *es enjambements de 31.3Iassicott*\ Lorsque 31.Massicotte écrit: Ou veux-tu le sacrifie Grand, de l'orgueil de penser.U n’écrit point comme Corneille.Ce divorce du substantif et do l’épithète au moyen de l’enjambement est un scandale poétique.31.Massicotte me fournit charitablement un sujet de méditations : “ En terminant, dit-il, je lui propose de méditer ce paradoxe: L’abus de la critique engendre Hnintelli-“ gence.’ Comme je ne critique que les faiseurs effrontés, les sot-; esprits et les plats écrivains, mon intelligence est à l’abri.Que 31.31 assicotte daigne, à son tour, accepter de ma main cc bon vieux vers de l’ancien temps : Soyez plutôt ma,on si c’cst votre talent.Et non point votre métier, comme ou le fait dire si souvent à maître Despréaux en le citant de travers.Cueilli dans la Patrie de mercredi : 1 Que la démonstration de demain soir t( soit immortelle ”.Etaient-ils enthousiasmés, un peu, ces bons zigues de la Patrie.Une démonstration immortelle ! Peste ! il faut être rudement emballé pour pondre une telle énormité.* * Saviez-vous que M3I.Pacaud, Kobidoux et Achille Carrier étaient des spécialistes ?Des spécialistes ?—Oui.—Comment, des spécialistes ?Expliquez-vous ; de quelle spécialité voulez-vous parler ?Nous connaissons bien certaine spécialité de 31.Pacaud, certaine spécialité de 31.Carrier, certaine spécialité de M.Robidoux.Mais, enfin, que voulez-vous dire ?A quoi faites-vous allusion ?—Voici : samedi dernier, après l’arrivée plus que modeste de 31.Mercier à Québec, tous les trains de passagers de l’Intercolonial étaieut partis pour les places d’eaux d’en bas.Et ccs messieurs avaient un véhément désir d’aller passer le dimanche à Kamouraska.Que font-ils ?il n’y a pas de train régulier.Bagatelle ; ils louent un train spécial, et mes trois pachas roulent gaiement vers St-Pascal comme s’ils venaient d’engager tout simplement un cocher à l’heure.Telles sont les moeurs fastueuses de nos grands hommes provinciaux.Ah î comme ou était loin de se payer des trains spéciaux, il y a quatre ans ! * Put a beggar on horse bach, and hr mill ride to the devil.* 'M 'M C’est ainsi que MM.Robidoux, Pacaud ot Carrier sont devenus des spécialistes.Arciiiloque.Une récentu statistique donne la moyenne du nombre des membres des familles dans les pays suivants : France, 3.03 : Danemark, 3.61 ; Suisse, 3.94 ; Autriche et Belgique, 4.05; Angleterre, 4.08 ; Allemagne, 4.10 ; Ecosse, 4.46 .Italie, 4.56 ; Espagne, 4.65 ; Russie* 4.83 ; et Irlande, 5.20.Parlement F6 déra 1 Ottawa,24 juillet.M.KENNY, d’Halifax, prononce un long discours en faveur de la protection et dit que les idées protectionnistes font des progrès rapides dans tout, l’univers, mime en Angleterre.31.FRASER, de Guysboro, répond à 31.Kenny.11 dit qu’il n’y a que quelques cerveaux lèlés qui proclament les idées protectionnistes eu Angleterre.Ici en Canada, la protection a causé de si grands torts au peuple que les conservateurs sont obligés de se prononcer eu laveur d’une politique de réciprocité 31ais leur programme à ce sujet est tout confus.Les conservateurs ne s’accordent pas sui l’espèce ou la somme de réciprocité à donner au pays.Les uns veulent la réciprocité dans les produits agricoles, les autres n’en veulent pas ; les conservateurs voudraient l’admission en franchise des articles manufacturés, mais les monopoleurs menacent de se révolter ; M.O’Brien voudrait la réciprocité sur le charbon, mais le ministre de la 31arinc a promis à ses électeurs de Nouvelle-Ecosse que jamais tant qu’il sera au pouvoir, les droits sur le charbon ne seraient abolis.Les ministres ne voulent pas non plus dire quelle espèce de réciprocité ils vont demander à Washington, parce qu’ils ne le savent pas eux-mêmes.Eu attendant, la politique protectionniste pèse de tout son poids sur la classe agricole et sur les pêcheurs.Les manufacturiers sont protégés contre la concurrence étrangère, mais le gouvernement ne peut offrir aucune protection contre les mauvaises récoltes et les mauvaises saisons de pêche.La seule m.nière dont le gouvernement pourrait les protéger serait de leur donner la vie à bon marché.31 a is c’est tout le contraire qu’il fait aujourd’hui.Uu voit l'émigration vers les Etats-Unis prendre des proportions considérables dans les provinces maritimes.Cette émigration est une preuve que les conditions de la vie ne sont pas aussi favorables eu Canada que le disent les Conservateurs.31.Fraser termine eu disant qu’il votera pour la motion désir Richard Cartwright, et qu’eu vota ut de cette façon, il donnera plus de force au gouvernement dans ses demandes de réciprocité avec les Etats-Unis.L’adoption de cette motion montrerait que le Canada est prêt à adopter une politique dans l’intérêt du pauvre et non pas seulement au bénéfice du riche et du monopoleur.sf:axci: du sont 31.310NKTTE (de Xapierville), et 31.LEDl C (de Nicolet) ont prononcé deux excellents discours.31.3Iouctte dit qu’il lui fait plaisir de parler eu faveur de la réciprocité, parce que tout le monde dans son comté est en faveur de la réciprocité, conservateurs comme libéraux.L’honorable 31.Chapleau lui-même est venu prêcher cette politique dans le comté de Napiervillc.31.Mouette comprend que l’on peut différer d'opinion au sujet de la meilleure politique commerciale à suivre dans l'intérêt du pays car les.circonstances changent.La protection pouvait être mie bonne chose il y a dix ans mais aujourd’hui les circonstances ont changées : c’est la réciprocité commerciale qu’il faut au pays.Il ne doit pas y avoir do mal pour les conservateurs à modifier leur idées de cette façon, lorsque l’on voit des ministres comme Foster changer de principes en quelques années, même des questions de morale.Avec la politique de protection actuelle, tous les articles nécessaire à la vie.le pain les vêtements sont soumis à une taxe élevée.La misère est dans le pays surtout au sein do la classe agricole qui émigre m masse vers les Etats-l nis.On ne voit de prospérité que parmi les monopoleurs, les politiciens conservateurs qui spéculent sur les contrats puljics et les chefs de bureaux qui reçoivent des bijoux et des diamants.31.LEDUC dit que le gouvernement n’a obtenu un semblant de majorité aux dernières élections qu’en promettant aux cultivateurs une politique de réciprocité aVcc les Etats-Unis, et il avertit les ministres qu’ils paieront de leur tête avant longtemps la violation des promesses qu’ils ont faites pendant les élections.La misère est générale dans le pays ; les cultivateurs ne peuvent plus vendre leurs produits aux Etats-Unis à cause du bill McKinley ; il seront obligés de s’endetter chez le marchand de campagne, et finalement obligés de vendre leurs terres pour payer leurs dettes et réaliser un peu d'argent pour aller aux Etats-Unis.Il ridiculise les conservateurs qui font parade de loyauté.Cela lui rappelle que lorsque les réformistes combattaient autrefois pour obtenir les libertés constitutionnelles, les tories «le cc temps-là sc retranchaient aussi derrière leur loyauté.La discussion a été continuée ensuite par M.Brown, de Chateauguay, Rickman, do Hamilton, et Forbes, de Queen’s, Nouvelle Ecosse.M.R.White (Cardwell) propose l'ajournement du débat qui sera repris mardi.A 12 h.30 la séance est levée.Donnera du Ton Donnera do la Force Donnera de l'Embonpoint i l m.jr & Donnera de l’Appétit, Donnera du Sou’arfement aux Gonsomptifs, Donnera Fin a la Toux Chronique et guérira los Poumons.& comme aspirant au poste de commandant de l’/;/oi7e?Si oui, quel a été le résultat de cet examen et 'pourquoi u’a-t-il pas été nommé commandant de Y Alert ?DÉLICIEUSE EAU DE FLORIDE C/vO'V* PURE.DOUCE.durafcb.i/Wm RICHE.RARE.délicate.’ V * *r C %r ~n m- 73 cn (/) > CO r m tHAs Occupe' loi: jt'il i l.\ première place dans la faveur du public.Evitez les CO N T K E FAÇONS.AROMATIQUE! , / ireic e Restaurateur de Robsoi ¦ •-.'-T • !- SS.JllJlAMJ.cnI-§ A.l»a'sP«Psio, Torpeur duFoioî AnduiJSK nJtro ^"«J’intcmpèranco.* f tntlupar te» Marin arien*, $1.00 la bout.S.LACHANCE, seul propriétaire 1 1538 9t 1540 ftuo StQ»C"> Mean,, r la s cr.r Guéoee pour la Mail,aie tou: les Lundis, » 7 A.V peut retenir des Dili, ts de | .vsnee «.s de miel San Francisco, 24.—La récolte du miel sera presque nulle en Californie, cette année et Franfini* St-Petersbourg, 21—U11 grand banquet a eu lieu à l’ambassade de France de cette ville, aujourd’hui, eu l'honneur de l’escadre française actuellement en visite.Le Grand Duc Alexis, les ministres de la marine, de 1* Intérieur, des finances et du commerce de la Russie, ainsi que le sous-ministre «les affaires étrangères s’y étaient rendus.L’ambassadeur a proposé la santé du tzar et le duc Alexis a répondu en invitant les convives à boire à la santé du Président (.'amot.et à la “ brave Hotte française.’’ service «Se pestes :i OItawa Ottawa, 24.—On a inauguré, mercredi soir, en cette ville, la distribution des lettres, le soir.Trois facteurs du bureau «les postes vont tous les jours maintenant, à GA heures, «léli-vrer le courrier de l'Ouest, sur les rues Sparkc, Wellington, Rideau, Sussex et Bank jusqu’à lu rue Lisgar.C'est une très grande amélioration pour les maisons de commerce établies, dans ces principaux centres d’affaires.l ue proposition a été faite au maître do poste général d’accorder un certain montant à la Lie des tramways électriques, qui lui permettrait «le donner passage gratis à tous les facteurs de la poste, qui ont affaire dans les quartiers où passe lu nouvelle voie électrique.Le maître de poste général a soumis cette proposition qu’il approuve au département, ce qui permettrait do faire les distributions do lettres avec plus de rapidité, moins d«‘ fatigue pour les facteurs, et à la grande satisfaction «lu public.Exposit ion ü sUcruatioualo du Canada Toute annonce ue naissance, maiuaok ET DÉCÈS, SERA IIKEUSÉK SI EI.I,K n’KST ACCOM l'AONÉE D’UNE REMISE UE 25 CENTS Usi?es du Pas-de-Calais, à Saint-Omer, a condamné à mort uu manouvricr de Marquise, nommé Martel.Resté veuf avec quatre enfants, Mart.l avait pu les couder à divers membres de sa famille et s’était placé comme domestique de ferme.Mais son petit garçon, Eugène, enfant de cinq ans, lui ayant été ramené par un oncle qui ne pouvait plus le garder chez lui, le misérable père résolut de s’en débarrasser.Il l’étrangla, enferma le corps daus un sac et le jeta dans un puit abandonné, d’où le cadavre du malheureux enfant fut retiré longtemps après, complètement putréfié.La cour a ordonné que Martel serait exécuté sur la place de Marquise.A oyage du prince Heinrich New-Vork, 25.—Douze cabines ont été retenues à bord du steamer Columbia pour la famille du prince Heinrich de Prusse qui se rend à Southampton.Le prince est âgé de 29 ans et est le plus jeune frère de l’Empereur d Allemagne.Il occupe le rang d’amiral daus la marine allemande.On ignore si le prince et sa famille ont l’intention de visiter les Etats-Unis.liahulie de la reine de Itoiunanf c Bucharest, 25.—La reine Elisabeth de Roumanie est tombée gravement malade d’une affection nerveuse.Cet accident sera la conséquence des scènes orageuses qui sont produites à la cour ces jours derniers et «le l’échec de son projet de marier le prince héritier avec Mlle Vacaresco, fille du ministre ue Roumanie à Vienne.M.Vacaresco a quité Bucherest, où il était en congé régulier depuis le mois de mai dernier, pour rentrer à Vienne.Maison suppose qu’il n’est retourné auprès de l’empereur d’Autriche que pour lui présenter ses lettres du rappel et l’on désigne même son successeur, qui serait le prinoe Jeau Ghika.Mir Georges Badvn-Fowcdl critique Londres, 25.—Le Chronicle critique sir Georges Baden-Powell, commissaire anglais dans l’affaire de la mer de Behring, qu’il accuse d’avoir été indiscret et d’avoir trop parlé de sa mission aux représentants de la presse.Ce journal ajoute qu’il devra mettre un frein à sa langue, s’il veut rendre scs propositions acceptables aux citoyens des Etats-L a is et du Canada.Le commissaire se mêle, paraît-il, de détails de l’affaire de la mer de Behring où il n’a rien à voir.Lord* Salisbury fera bien de lui donner quelques conseils.Il est singulier d’entendre sir Geor-ger dire en sa qualité officielle que la loi 31 c-kinley est le dernier effort des Etats-Unis pour enlever au Canada son indépendance.Souscriptions Berlin, 25—La municipalité d’Augsbourg a voté 30,000 marks pour le monument projeté eu l’houDCur de l’empereur Frédéric à Woerth, .Nouvelles Locales l’crsouuel MM.Thomas McGrccvy et L.G.Desjar dins sont arrivés ù Québec.—L’houorablc G.Irvine est parti pour Ottawa.—M.l’abbé B.J.Watters, était eu ville hier, l’hôte de M.John Mullins.11 est parti pour Cacouna dans l’après midi, et il y passera quelques jours à se reposer.—L’honorable M.Robidoux reviendra lundi iV Québec.Naiiquciur ln torrnsno La baude de la frégate jouera demain après-midi de 2 à 4 heures sur la terrasse-Frontenac.Incendie Le moulin ù scie de J.A.Hébert & Cie., ù Stanfold, est devenu la proie des flammes la semaine dernière.Perte totale de quatre ou cinq mille piastres.La rumeur veut que le moulin soit rebâti sous peu.i iinu^u ration Il y aura jeudi, le 30 couraut, à St-Médard de Warwick, l’inauguration de l’intérieur de l’église, et d’un orgue, que présidera Sa Grandeur Mgr Gravel, évêque de Xicolct et Mgr Moreau, de St-IIyncinthe, officiera poutificalement.La grand’messe à laquelle il y aura sermon, commencera à 9 heures précises.La veille, vers les 74 heures du soir, ii y aura'coucours de musique à l’église, auquel prendront part plusieurs organistes distingués de l’étranger.Société fti«Jetin-Hiipt!*tc SKSituvour de Que bec A l’assemblée générale annuelle de la société St-Jean-Baptiste de Faiut-Sauvei r de Québec tenue le 17 courant à la Halle St-Pierrc, les messieurs dont les noms suivent ont été élus pour l’année 1891-92 : Président : M.D.Marsan; vice-président: M.A.Corriveau ; secrétaire : M.C.J.Labergc : assistant-secrétaire : M.A.E.Gingras ; trésorier : M.J.N.Thérien ; assistant trésorier ; M.C.Chouinard ; secrétaire-correspondant : M.C.E.Côté ; commissaire-ordonnateur : M.C.Falardeau ; assistaut-commissaire-ordounateur : M.T.Gagnon; -unie assistaut-commiss-aire-ordonnateur : 31.L.Laroche ; auditeurs : MM.J.H.Patry et N.Dion, jr.; comité de régie : MM.T.Grelîârd, 8.Turcotte, O.Falardeau.T.Gingras, A.Rochette.Percepteurs : 31M.P.Corriveau, J.Poitras, L.Bélanger, Frs.Robitaille, Xap.Thérien, O.Bacon, É.Faucher, Nap.Lachance, G.Richard, J.Hupé, H.Bourget, J.Savard, G.Dion, J.Lortie, T.Lefebvre.Exposition «le St-Jcnu L’exposition iutcrproviuciale sera tenue à St-Jean, X.B., cette année, du 23 septembre au 3 octobre.Les membres de la société d’industrie laitière en profiteront pour y tenir un congrès.l’anal endoiuinns# La navigation est menacée d’une interruption de trois semaines, sur le canal Erie, par suite de l’affaissement de l’une de ses berges, il y a quelques jours.CtiCE les Chartreux On annonce que le Révérend M.Bouillon, chanoine de l’évêché d’Ottawa, est allé visiter la maison dos Chartreux en France, dans îe but de se joindre à cet ordre religieux.On dit que depuis longtemps déjà M.Bouillon avait manifesté le désir de finir ses jours dans un monastère.Musique A I.fvl* Avec la bienveillante permission du lieut.-col.Montizambert et des officiers, la fanfare de la batterie B jouera ce soir, à 8 heurts.*i le temps le permet, au kiosque de Photo] de ville à Lévis, le programme suivant : x.March-Algerine.Hall 2.Ouverture.Si j'étais Roi___A.Adam 3.Valse.Joie Envolée.Waîdte fel 4.Selection.Ri mi ie.|ack wkoski 5.Intermezzo.ëonge d’amour après le bal.^ Czibulka fi* VaUe.Lcii-a s K’aengc.Labtzki 7.Morceau camctéristique.Scene de Chasse Bucalossi y hr la Cana tienne.—Ccd Save the Queen.Jus.VÉZI.VA, Maître de bande.Nouvelle liant* Lo “ Montréal ” L’on espère que le Montréal, de la compagnie du Richelieu, sera prêt à faire le service entre Québec et Montréal, dans le couraut de la semaiue prochaine.Il sera éclairé par la lumière électrique.itiu!»f«|iic a nu* Le corps de musique de la Naïade jouera au bout de l’Ile d’Orléans un soir do la semaine prochaine.Morlo eu prUon Une femme du nom d’IIéloise Gignac.âgéc de 70 ans, est morte hier ù la prison de cette ville, après une courte maladie.Le coroner Belleau a tenu une enquête ce matin, et le jury a rendu le verdict de “ morte de paralysie.” Cette pauvre malheureuse était depuis doux ans une des pensionnaires les plus assidues de la prison, bien qu’elle eût des parents en ville.Qu^betwoiilml Les directeurs de la compagnie du Québec Central, désirant perfectionner leur ligue le plus possible, ont décidé de faire cette année de grandes réparations sur tout lu parcours de la voie ferrée.La rampe de 8t-Anselme de Dorchester t\ St-Henri de Lauzon a été baissée de quatorze pieds et on a relevé le pont de St-Auselinc de deux pieds.A St-lleiiri station on a construit une nouvelle gare sur un modèle américain.Cette gare fraîchement peinturée est une des plus belles do tout le parcours.J>o plus on a construit une platcforh e de deux cet ts pieds.A la Bcauce, à Weedon, à St-Frédéric, à tous les endroits enfin où la voie laissait à désirer, des équipes, sous la direction de contremaîtres intelligents, sont occupés à la mettre en parlait ordre.Les nouveaux wagons qui circulent depuis le commencement de juillet sont magnifiques.Ils sont certainement les plus solides qui circulent dans toute la province.L'intérieur, au lieu d’être eu toile peinte, comme les LE MAGASIN DU LOUVKE Vis*à«vis la CJot© dta Patois, •9 rouge ; les sièi sieges anciens, est en cerisier sont recouverts en peluche.Dans les fenêtres, les ennuyeuses persiennes ont été remplacées par des toiles.Les wagons de seconde classes sont aussi très confortables.La compagnie prenant en pitié ceux que le tabac iucommode, a fait diviser kses wagons en deux parties : la première est destinée aux dames, l'autre aux fumeurs.Qu-ut aux wagons-lits, ils sont supérieurs à ceux de nos grandes lignes de chemins de fer: ce qui n’est pas peu dire.Avec des officiers supérieurs et dévoués comme MM.Grundy, Walsh et Steele, le Québec-Central ne peut que prospérer.Ces trois messieurs ont réussi daus leurs louables efforts, car cette aimée sur le Québec-Central le trafic a triplé, et le nombre des passagers a augmenté dans des proportions étonnantes.INSTITUDC ANADIEH *M.i:i>OL’AKI> TASCHEREAU A une séance spéciale du bureau do direction de Uustitut-Canadien tenue hier soir, es résolutions suivantes ont été adoptées : Proposé par M.D.J.Montambault, secondé par M.N.Olivier et résolu : Que l’Institut-Canadien de Québec a appris avec une vive douleur la mort de M.Edouard Taschereau, l’un de scs vice-présidents, qui par ses éminentes qualités et ses brillants talents s’était déjà placé au rang de ses membres les plus distingués.Proposé par M.J.E.Prince, secondé par M.L.Brunet et résolu : Que les présentes résolutions soient transmises à la famille du regretté défunt et aux journaux de cette ville.Par ordre, N.Olivier, Seo, On parle de l’organisation d’uue nouvelle-ligne de vapeur?entre Montréal et Toronto, en raccordement avec le chemin de fer du Pacifique.* C’est M.Van Home qui serait l’initiateur du projet.Gronwe notion on «lommn^cs Un charpentier nommé Isidore St-Amand vient de prendre une action de $15,000 contre les Sœurs de la Providence, Longue-Pointe, pour prétendus dommages à lui causés lors du dernier incendie des- bâtisses du nouveau réservoir, le 21 mars dernier.ltovnc Un nn «11011m» Sommaire de la livraison de juillet I.Satyre du XVIIle siècle.31 me de Ma iu tenon.II.L’alliance St-Jean-Baptiste.Adolphe Ouimet.III.Etude archéologique.X.E.Dionne.IV.La franc-maçonnerie destructive de l’ordre social.A.de B.V.Croquis de la vie des Canadiens émigrés au pays des Yankees.VI.Le protestantisme français en dissolution.E.II.VII.Les Noellet.Réné Bazin.VIII.Bibliographie.DlmolJlIon L’ancienne propriété des Frères de la doctrine chrétienne située sur les Glacis, a été complètement démolie.Cirque .Il paraît que le cirque Robinson viendra à Québco dans le mois d’août.Librairie Montmorency-Laval Nous a vous 1 butineur d informer Messrs, les curés que nous venons de recevoir d’Europe un gr ind choix de LAMPES de sanctuaire, JJ STKES de suspension, CA N DE LABRES avec cristaux ou pierreries, le tout d un genre tout à fait nouveau.BS?* Une visite est sollicitée.JCST Pruneau et Kirouac, 2S rue de la Fabrique.llnzai’Ui* IlluKMiükl Sous le haut patronage du Sa Grandeur Mgr A.A.Blais.Présidente, madame ii.C.Cusault.\ icc-pré>ideute, madame Auguste CVuil-lard.Trésorière, madame Samuel Côté.Secrétaire, 3111c A ta la Gauvrcau.TABLE STE-FAM ILLE Mesdames L.G.Casault, Tessier, P.Ls Cauvreau, P.A.Gauvrcau et A.Drapeau.TABLE ST-ANDRÉ Mesdames Auguste Couillard, Napoléon Beinier, H.G.Lepage, P.Drapeau, I).Ls.Frs.Lepage.TABLE S T-JE AN Mesdames A niable Sfc-Laurcnt, Joseph d’Anjou, J.d’Anjou, J.A.Talbot, V.L.F.Dionne et V.A.Dionne.TABLE ST-LUC Mesdames Sain.Côté, Alf.Poulin, Ant.Martin, C.F.Déry.TABLE ST-AONÈS Demoiselle Cécile St-Lauront, Catherine Couillard, Adèle Michaud, A.Lcfrançois.Ce bazar en faveur de la cathédralo se tiendra dans la première quinzaine du mois d’août prochain, et l’on compte sur le géné-eux encouragement du public.Ata la Gaüvueau, Secrétaire.Pour un Mois Grande Réduction sur la Balance de nos Marchandises d’été ! -§• Dix pom* cent d’escompte Sera donné lur toutes les Chemises Blanches, prix variant de -19 cents à $1 50 ! • -§- Chemises lassées pour garçon, -Jfl cents valant 65 cents.do do do hommes, 83 cents valant $1.15.REÇU le 15 couiant, 2 CAISSES d’IM PERM FABLES pour Dames et Messieurs, «In ns les dernier* dessins a vie collerette de 30 pouce*.Des Tailleurs d’expérience sont attachés à l’établissement.Toute commande par la malle recevra une attention spéciale.ïH-a «sk?h-c .-'m «ar^;a-j-% Knc VIS-A-VIS LA COTE DU PALAIS.Quél>ec, 15 juilht 1891 —5 déc.90—1 .111.64 r K-**' «J .vi k\ I i & UrAt* y TOURISTE « ETABLIS EN 1842 ! + LA SURDITE (Jt)ÉIUE soi Un opuscule en Français décrivant la manière de sc guérir chez soi-même et sans le secours étranger de la surdité et de bruits d'oreilles.Le Rev.1).II.W.Uarlock, du Presbytère, écrit: “Faites tout au inonde pour employer ce moyen dont la valeur es de premier ordre, et tjui m’a rendu le service le plus signalé.' Franco 50 centimes.— 31.Raymond & Cie., Editeurs, 3fl.Rue des Martyrs, Par 1*3.Quéîxc, 13 mars lçijl—lan.31 I II I COMPTABLE Er LIQUIDATEUR.-(?)- Q’OCCC PEU A DE LIQUIDATION de EAII O LEIK-L Audition de livres pour Manques Compagnies Incorporées, Maisons tic Commerça etc.Avantages paiticuiicrs pour la collection dé d.tt -s d uteuscs.Aussi l’achat et la vente d’actions.le Italiques, déber,turcs, etc.Verra à l’achat et à la vente de propriétés foncières, il commission.Spéoidlité La gestion de successions vacantes et substitutions.v-O BUREAU 0-v * • No.95, ISue Sl-Picrrc, (piébcc.Québec, il juin 1891—1 an.ai0 LE et après LUNDI, le 15 II'IX 1S91, les k trains partiront «le (Québec, e*.'r ver ni comme suit, cxc-pté 1er d manche".: Départ de Québec S.30 A.JJ.—[De la Station C.P.R.] Express direct pour le laïc Saint-jean, tous les jours arrivant à la jonction Chambord À 4 47 P.M.,«;t à Ko'-ervai .1 5.15 « .M.5.30 P.31.—[De H Jetée Louise], Express local part tous les jours pour Saint-Raymond, y arrivant à 7.05 P.M.Arrivée à Québec 6.15 A.31.—Express direct part «îe Robcr- val i 8 30 P.M.tous les jours, ainsi que le I imarche, mais p?s le samedi, (et «le la ionciinii 1 hnmbotd ù 9 oo P J «*u: Quf Icc, [U.P.RJ y arrivant à 6.15 A.M.S.-K) A.M.—Express local pan tous le jours de St-Kay moud à 7.«15 A.M.et arrivant à Quél>cc [Jetée Louise ] à S.40 A.M.S.l 5 1*.31._Train mixte part «le la I ivière à Pieric t u« les jouis & 2.45 P.M., de St-Raymond A 5.20 P.M., et du lac St Josej lia fi.ro P.M., arrivant à ijuébec [C.P.RJ à S.15 F.M.C har.'priji-i Monarch attachés à tous les trains directs «iu jour, et chars dortoirs aux trains directs du soir.Un peut retenir des rièges et des lits, a se procurer d» s b lleU de pas age chez R.M.Stocking, vis-à-vis l Hôtel St-Louis et che.Nuzor et Trudelle, 87 rue du L'ont Le t ate.au à vapeur lia voyagera sur le lac St-Josc, h, entre la station et l’hôtel L* kc View, cn’r>- le 15 j .in et le *4 septembre, tu taccorde-ment avec les tniiu.Le bateau à vapeur de Nf.P» c « c, l nditte et le bateau \ vapeur e> ihenea, vovaucron comme su t lur le lac Si-Jean : Commença.t lur.Ii le 15 juin, et durant la saison des touristes, le l at au à vapeur Peritonea, capitaine (1 o.Martin, ou le bateau à vapeur Undine, capt.IL Savard,partira de Robcr val tous lo jours, ainsi que le l imanchc, à 9 A.M., pour L* Island IIousk, à la Grande Décharg •, y animant à 11 A.M.Au retour part»ra de la Grande Décharge à 4 P.M., et arrivera à Rob ival à 6 P.M.Le bateau à vapeur Penbvnca% ira ù 1\ rivière Périt onca deux fois par sema ne, 01 plus souvent, pour les l esoins de la scicr.c et «H la colonisation.Le fret pour tous es points des districts du Iac S:-Je:.n et Saguenay, à l’est de la Jonction Chambord, est enwgistré p«>ur la I- action C lia n-bord, et pour Kobcrval et !e< t adroits à l’ouest Cil cnrcgistié pour Ko! erval.IjC fret ne sera pat ;c«,u ù iguéb.* .q r;s *.bc 1res p.m.Billît* le relou 1 «b.- premièreclasir, aux taux.l'un simple bille!, do
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