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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 18 mai 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1891-05-18, Collections de BAnQ.

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35ème année No 276.-Edition quotidienne.-13ième année Lundi, 18 Mai 1891 lotiffief JOTJRNAL DES INTERETS CANADIENS, JE CROIS.J’Ef ET J'AIME.THOMAS ('ll AH A IS, Directeur-Propriétaire LEGER BROUSSEAU, Editeur et administreiteu, f M'ii.U'.TON du COURKIEK OU CANADA 18 Mai 1891.—No 63 IL’OKI’llJraLIftK DES CARRIERES OE JA T (SUITEJ .CHAPITRE XIV h A PATRIE EN DEUIL Eu remontant dans su chambre, après eettc pénible journée, Wilfrid éprouvait le besoin de se procurer une réaction morale qui lui rendit l’énergie nécessaire fi l’accomplissement do aa mission et.effaçât dans son esprit le souvenir pénible des scènes funèbres auxquelles il renaît d'assister.Son trouble, augmenté par la fatigue de la cérémonie et l'état de faiblesse où il sc trouvait encore, lui faisait craindre, s’il ne se débarrassait de ces lugubres souvenirs, que la fièvre ne s’emparât do lui et que.dans lo délire, il ne laissât échapper son ter* rible secret.Que faire ?Un moment il so promena dans sa chambre, cherchant à coordonner scs idées et à préparer ses plans.Ce fut on vain ; son cerveau, fatigué, sc ro.fusait à toute espèce do travail tet il comprit bien vite, que pour ce soir, il fallait renoncer a son projet.D’ailleurs, quoiqu’il fit chaud, il sentait le froid l'envahir et ses jambes se dérobaient sous lui.Le mieux était de se coucher et do tâcher de dormir.Mais, fi peine fut-il dans son lit, à peine eut-il éteint sa bougie que, dans les ténèbres qui l’enveloppaient, il so sentit envahir par la terreur.qu’un prétexte à pillage et fi rapinos éhontées l’espion, pour achever de se fortifier dans ce qu’il appelait son devoir, et peut-être aussi invinciblement poussé par oe besoin qu’ont tous les scélérats de faire l'ave* de leur crimes prit une feuille de papier sur le quel il so mit è écrire rapidement à du douce fiancée, La lettre était assurément beaucoup trop •ompromettanto pour être envoyée, mais c’était uue maniôro de s’absorber, en s’échappant fi lui-même, quand il l’eut achevée, avant do la brûler, il se la relut il demi-voix.Cette lettre, écrite eu allemand, avec le style à la ruodo dans la pédantesque monarchie du roi Guillaume, était ainsi conçue : “ Très-adoréc Helena, J’étais enveloppé dans les ombres frissonnantes d’un nu ago do sombre tristesse, quand, semblable, à l’étoile du matin,dont les scintillantes clartés viennent consoler le.regard du pâtre préposé fi la garde des troupeaux, ur les les froids sommets du Iliescn, ton image m’est apparuo souriante, comme au jour où j’ai passé fi ton doigts si roge Bau-ncau constellé dans nos fiançailles.“ Depuis co jour, tu le sais, ma très adorée tu es devenue l'objectif de mes pensées et^ comme l’a si bien dit le grand philosophe d’Aeidelbcrg, nos fîmes se * sont fusionnées dans l'indivisible essence d’un méiuc moi, qui est 1« premier degré de 1 initiation au bonheur psychologique.Enfin, la dernière épreuve, celle de l’éloignement, est sur lo point de so terminer, et c’est do la dernière étape du ma longue absence que je t’adresse cette lettre, messagère de mes pensées.Nous avons vaincu, tu le sais, et tou cœur a été sûrement rempli d'unu saiuto al-égresse fi la nouvelle du triomphe trois fois glorieux do notre armée ; peut-ôtre môme as-tu compris, à lu surabondance de tes tressaillements patriotiques, que c’est ton Wilfrid qui, en transmettant fi nos généraux des renseignements certains sur la position de l’armée enuemie, dans laquelle il s’était engagé coimne éclaireur, a associé le nom que tu porteras fi celui de notre gloire.n .‘-Oh ! Helena ! quelle douce satisfaction Autour de lui les ombres semblaient preu- 1 ., , .i a rempli mou finie pendant que, de loin, assis dre dos formes sinistres ou menaçantes; dans 1 1 1 sur la croupe verte d une ombreuse colline, j'assistais, dominant l’orago, fi cette sau* glante défaite, préparée par mes soi us, à cette je silence il croyait entendre des soupirs, et dans l’immortalité, des attouchements glacés.Le froid avait fait place fi la chaleur ; sa peau brûlait et son front était en feu : la fièvre qu’il redoutait tant ai rivait.Il sentit qu'il était perdu s'il se laissait surprendre par le délire et, par uu effort désespéré, il secoua sa torpeur, se releva fi demi et ralluma sa bougie.La lumière lui rendit son assurance ; ij essaya, après avoir inspecté sa chambre, pour bieu s’ assurer de la puérilité de ses craintes, de refermer les yeux, mais aussitôt les fantômes menaçants reparurent et il crut voir auprès do lui Mme Schultz qui, enveloppée duns son suaire, s avauçait vers lui, conduite par Fritz, dont l’épée jetait des éclairs et dont la poitiuc saignait.Ces spec très'étendaient la main pour le saisir.Wilfrid, éveillé par la terreur, poussa un çri inarticulé et rouvrit les yeux.La bougie contenuait à brûler dans la çh timbre vide et silencieuse j ce u’était doue ve ne pouvait être qu’un cauchemar.A tout prix il fallait, s’en débarrasser.1/espion se jeta fi bas de son lit, s habilla fi la h fi te, arrosa sa tète d’eau froide, au risque do provoquer un transport au cerveau, et ouvrant la fenêtre, se peucha sur l’appui pour respirer l’air librement.Un doux parfum des fleurs d* jardin de yierge monta jusqu'à lui ; l’air tiède, la lune brillante, et un rossiguol chantait dans un massif de uoisettiers.Wilfrid quitta brusquement la fenêtre, qu’il referma, et vint s’assoir auprès do sa table do travail : cotte doueo scène si pleiue de mélancolique sérénité lui rappelait la prairie de Wisscmbourg, la nuit qui suivit la bataille.—Toujours les mêmes souvenirs, partout l’odeur du sang 1 murmura-t-il, en ouvrant un gros portefeuille de dessins, qu’il so mit fi feuilleter d’uuomain distraite.titauesque tempête, illuminée par les fauves éclairs do nos canons, dont lu graude voix, roulant do montagne tu montagne, allait jusque daus le fond dos gorges les plus silencieuses, réveiller les échos endormis et les forcer fi chanter l’hymne de la victoire.* “ Alors, en regardunt nos ennemis fuir eu désordre, comme uu vil bétail, et joucher do leurs cadavres la terre qui sera nôtre, je pensais fi ce psaume que ta voix si pure, qu’on la prendrait pour le doux frémissement d’une harpe d’or, chantait le dimanche, dans oct affreux tciuplo où je ne suis jamais allé que pour te voir et t’entendre.“ Daus cc premier combat, le fils aiuo de mon dévot et intolérant geôlier papiste, M.Schültz, a été tué, gloire en soit rendue au Dieu des armées, comme disent ceux qui fout semblant de croire fi un autre dieu quo la nature muable mai* incréée.Ce u’était pourtant pas un mauvais garçon, mais il était Français et soldat, par conséquent doublement ennemi.*• Malgré tout, je n’ai pas tiré mauvais parti de cette mort, qui m’a très-bien posé dans la.’ Un coup frappé fi la porte le fit bondir sur sa chaise, et il froissa vivement lo papier qu’il tenait entre ses mains.—Quoi, mon cher Wilfrid, vous ne dormez pas encore, [dit lo brasseur, qui était entré sans attendre do réponse.—J’écrivais, balbutia l’espion, pris trop fi l'improviste pour avoir eu le temps d« faire disparaître la pièce do conviction.—Vous no dormez pas, o’est mal ; vous travaillez, c’est plus mal encore, reprit M Schültz, eu s’asseyant auprès de la table.Vous gavez que lo docteur vous a ordonnué le repos ?—Aussi n’était-ce pas uu travail, mais | plutôt un retour sur moi-même, fit Wilfridç Soudain il s’arrêta devant le portrait d’une femme qui déjfi avait attiré l’attention de Fritz, regarda un moment cette gracieuse image et la porta fi tes lèvres, en murmurant : —Cher Ilélénu ! c’est pour toi, pour toi seule que je suis ici, c’est pour obtenir le grade avant lequel ton père ne J veut pas te permettre de t’unir fi moi, et cette modeste pousion qui nous donnera la possibilité de vivre heureux dans une petite maison blanche entouré de fleurs, au milieu desquelles s’abattront nos blonds eufauts.Co grade m’est promis, cette pension j’y touche ; toi seule en qui je crois, sois mon soutien dans ses heures de défaillance.Après cette pieuse ^invocation, bien digue d’un de ces croisés de Luther pour lesquels Dieu u’est qu’uu mot et la guerre saiuto qui avait déjfi repris tout son sang-froid.Les si douloureux spectacles dont j’ai été témoin m’ont si vivement impressionné que j’ai fait un retour sur moi-même, et quand vous êtes entré, je jetais sur le papier quelques notes pour me préparer, par une confession générale, fi obtenir la grace d’uno aussi belle mort-, —Vous avez raison, mon enfant, car personne, vous on voyez la preuve, no connaît l’houro fi laquelle il sera rappelé.Des trois j’étais le plus vieux, et cependant moi seul je suis resté.(A suivre) - - •’>- « ILLIJ^THATEl) afcUKRlW LA RICHESSE ET SES OBLIGATIONS Co thème, fi lu fois délicat et brûlant par le temps de fièvre sociale qui court, a été récemment l’objet d’une série de publications du plus haut intérêt.M.Gladstone et le cardinal Manning sont entrés successivement en lice et ont traité celte quostiou dan» la Nineteenth Century.Aujourd’hui'c’est le tour du cardinal Gibbons dans la North Américain Review, qui est la publication pé-ridioque la plus importante des Etats-Unis.Quel est le devoir des riches \ On avouera qu’aucune question n’est plus actuelle qu’aux temps où nous sommes, à riicure où lo niasse des affamés et des déshérités s’agite dans tous les pays et menace do renverser l’ordre social.Le cardinal Gibbons n’a pas rie peine à montrer,en s’appuyant sur les prescriptions do l’Evangile, que la richesse crée, à celui qui eu est le détenteur, d’impérieuses et strictes obligations.C’est souvent parce que les richos oublient ce devoir de leur condition qu’il y a tant de haine et de sourd méconteuient parmi les classes pauvres.Etre chrétien et ne pas faire la churité, quand ou le peut, constitue en soi une si monstrueuse anomalie qu’elle déconcerte le sens moral des palivres et les conduit souvent aux plus dangereuses aberrations.Un millionnaire avare, dit lo cardinal Gibbons, fait plus de mal au christianisme qu’uue douzaine de gens de mauvaise conduite: or il n’y a pas loin, pour lo pauvre dit désespoir et de la haine des riches, à l’a-th éisme.En Angleterre, ainsi que l’ont fait remarquer M.Gladstono et le cardinal Manning, il so produit deux phénomènes en sans inverse : la charité privée diminue à mesure qu’augmente le nombre des grandes fortunes.Aux Etats-Unis, dit le cardinal Gibbons, la situation n’ost point encore aussi alarmante.Le vénérable archevêque de Baltimore est heureux à cette occasion de rendre hommage aux généreux efforts déployés par les catholiques, La grande majorité des catholiques américains vivent du travail de leur main ou du produit de leurs industries.Les millionnaires sont très rares parmi eux, et cependant l’esprit de sacrifice est notablement développé dans la communauté catholique.11 suffit pour s’en convaincre de jeter uu coup d’œil sur le nombre des institutions charitables de toute espèce, écoles, asiles, hôpitaux, etc qui fleurissent aux Etats-Unis.Le personnel dos congrégations vouées à l'entretien des pauvres va sans cesse en augmentant.Nulle part plus qu’aux Etats-Unis, l’Eglise n’a compris l’application de ce principe de charité qui a été lejsoufile créateur et vivifiant du monde nouveau.Ici le cardinal Gibbons répond à uue objection tris commune parmi les incrédules.11 y a, dit on, des gens qui remplissent exactement leurs devoirs de charité et qui cependant n’appartiennent pas ù l’Eglise catholique et même ne professent aucune religion.Le cardinal Gibbons est le premier à reconnaître que en dehors de l’Eglise catholique, ou peut être charitable envers les pauvres.11 est peu d’Etats qui ne possèdent des sociétés de bienfaisance dont les mem-bref n’appartiennent fi aucune église.Mais ce sont lù, ajoute le vénérable ar-ehovêque de Baltimore, des exemples individuels, qui sont le fruit des heureuses dispositions d’un cœur bien né, le produit de la pure religion naturelle, L’Eglise catholique est la seule institution dont la charité soit la règle, la seule où l’on trouve un si prodigieux effort vers l’excrcico de cette vertu, L’Eglise catholiquo encourage ses enfants non pas seulement à donner leurs richesses mais d es do7iner eux-mêmes.L’Eglise catholique est la seule qui puisse montrer au inonde de Sœurs des charité, des Sœurs de bon secours, du bon pasteur, des petites Sœurs des pauvres qui se sacrifient fi l’entretien des pauvres par pur dévoûment sans arrière-pensée de lucre ou d’iutérêt.On ne trouve cela nulle part chez les autres confessions chrétiennes.Le cardinal Gibbons termine son étude en rappelant que l’obligation qui incombe aux riches se fait plus pressante que jamais.Le monde se partage de plus en plus en deux classes, les riches et les pauvres ; le capital et le travail semblent, s’armer pour un suprême con-Hit, la soif de la richesse devint toujours plus insatiable, le cri des affamés devient toujours plus poignant.Qui remplira dans cette lutte que se prépare Bo/Iice de médiateur si ce n’est la Charité ?La charité seule pourra peut-être éloigner la crise.“ ïteveuez, s’écrie éloquemment l’illustre prince de l’Eglise, revenez au Christ, à son exeinjde et à ses enseignements.11 y a assez, et même plus qti’assez, dans les quatre évangiles de quoi désarmer une fois pour toutes cette guerre do classes.Les pages sucrées sont pleines d’avertissements fi l’égard des riches.Elles sont les paroles d’éternelle vérité.Sur leur signification il y a peu de différence entre les chrétiens des différentes confessions ; le grand malheur de notre temps, c’est que cette voix n’est plus entendue, au milieu du fracas des gens qui courent après l’argent, les caractères sacrés sont oblitérés par l’amour excessif du bien-être.C’est avec raison qu’on a pu dire que dans la Bible, Dieu se prenonce plus sévèrement contre l’esprit d'avarice que contre l’adultère ou l’ivresse.” Cas avertissements valent pour tous les pays.Les pauvres, sans doute, n’oublient que trop souvent leurs devoirs, mais si ceux qui détiennent la fortune remplissaient toujours les leurs, la lutte sociale perdrait bien souvent de son danger eide son acuité.11 appartenait à un prince de l’église, dont le inonde entier apprécie l’esprit et le caractère de rappeler cette vérité, vieille comme le monde mais qu’il n’a jamais été plus opportun d’inculquer, qu’au milieu des temps troublés quo nous traversons.Le Moniteur de Rome.UNE QUESTION DELICATE La catastrophe de jeudi dernier a déchiré les derniers voiles sur les fautes commises par l’Italie officielle depuis 1870.Elle a placé des phares nouveaux sur les hauteurs de lîome, qui ne doit pas être une caserne, mais qui est la capitale inviolée du christianisme et la Cité des grands souvenirs.La France, T Angleterre, l’Autriche peuvent transformer leur capitale en une forteresse, mais que dirait-on si l’Europe voulait faire de Jérusalem une citadelle ! l)e quel droit et au nom de quel intérêt les dominateurs actuels de Rome eutou, rent-ils le Vatican et la Métropole chrétienne d’une euceinte de forts ( Lorsque du Vatican, le regard se porte au loin il n’aperçoit plus l’incomparable panorama de Rome, avec ses horizons immenses, son tapis d’églises, ses taches noires île monuments fameux, ses tours, ses campaniles et ses villas ; il se porte sur des quartiers hideux et des forts insolents.Derrière la demeure même du Pontife, s’élève la masse fortifiée de Monte Mario, menace vivante et perpétuelle pour l'indépendance et la sécurité du Saint-Siège.La catastrophe de Porta Portesse a mis fi découvert les périls et l’insanité de cette politique.Aujourd’hui la question est ainsi posée : quand affranchira-t-on Rome de cette injure.Le Saint-Siège, comme si Dieu avait voulu donner une grande leçon, a subi les plus grandes pertes dans ce cataclysme.Saint-Jean de Latran, Saint-Pierre et le Vatican surtout ont souffert, sans compter les églises innombrables, dont les travaux de réparation grèveront le budget du Saint-Siège.Un peu plus, et les trésors de Rome auraient subi le sort des monuments saccagés par les barbares du Nord.La fin du XIXe siècle a vu un nouveau vandalisme, uue barbarie d’un autre genre frapper aux portes de Rome, l’épouvanter et menacer sérieusement et ruiner même en partie ses richesses le* plus précieuses.Le Vatican n'a-t-il pas fi pleurer l'anéantissement d’objets d’art, de vitraux superbes, par exemple, donnés en cadeau par le roi de Bavière ?Comment remplacer ces trésors ?Comment payer les dégâts.Ici s’ouvre devant la justice politique une des questions les plus délicates.Ces objets et ces trésors sont le patrimoine du Saint-Siège.Ils sont quelquefois des dons de Souverains, souvent du monde catholique.C’est fi la fois une propriété personnelle et un legs permanent fi l’avenir, sur lequel la Chrétienté a des droits, parce que la papauté et F Eglise sont une seule at même institution internationale.On le voit, c’est li un grave débat, ou plutôt un incident d’une haute portée morale et diplomatique, dont le Saint-Siège, le monde chrétien et les Etats ont intérêt fi se préoccuper.Aucune loi, ni un arrêté diplomatique, ni un accord spécial, n'a prévu ce cas caractérisé.N’est-ce pas le moment de s’en préoccuper ?Ne touche-t-il pas les sommets mêmes de la question romaine ?Nous avons beau feuilleter les derniers liv res sur les questions internationales, nous ne trouvons aucune indication précise, aucun cas similaire.Quand M.Martens, et M.Gefleken traitent le côté juridique de la cause pontificale, ils sont loin de se préoccuper d’une telle éventualité.En cc moment, ce n’est plus une éventualité, c’est un fait.Or, il faut compter avec les faits.Les nier, ce serait de la démence.Qu au il ils ont la gravité de celui «pii nous occupe, il serait puéril et dangereux de ne pas en mesurer toute rétendue et de no pas en calculer toutes les conséquences.Car un fait nouveau constitue un précédent, et personne n’a intérêt ;i mal engager une délicate question.Ces indications suffisent.Insister serait imprudent.Mais tous ceux qui ont la responsabilité de telles affaires, réfléchiront au cas présent, et la première conséquence de cet examen sera que le Saint-Siège ne peut en aucune façon porter seul les suites d’un désastre, que l’Italie officielle a amené par sou incurie et une politique anti-sociale (Le Moniteur de Rome) aux cimes embroussaillées.De toutes ces beautés, la ravissante image est toujours lfi.se dressant où qu’on aille, pendant que votre pîanchotte arrache au sol lesecret du ses multiples décors.” Il nous^a paru bon, en esquissant fi grands traits cotte figure du maréchal de Moltke, qui incarna pendant trente ans la pensée militaire de l’Allemagne de ne pas négliger let teintes estompées qui peuvent atténuer un peu la dureté des lignes.Ellosne serviront qu’à rendre plus ressemblante la physenoinie do ce soldat de génie.ILLQJNTKATED QUEBEC » UNE PAGE DE NI.DE IY10LTKE SUR ROME De Moltke n’était pas, comme on le ci oit et comme on le dit généralement, dépourvu de sensibilité ; il a aimé et il a compris en poète les beautés de la nature.On en jugera par cetty page détachée de ses Notes de sot» voyage fi travers la Ville Eternelle : “ Quelle sensation délicieuse de cheminer daus la fraîcheur du matin par la ville endormie, dé se sentir dégagé de l’étouliante étreinte des murs des jardins, de respirer à l’aise dans la libre et large plaine, et de reprendre la tâche quotidienne avec des forces renouvelées! Afin do s’orienter, on choisit pour station un point élevé, et pendant que l’aiguille do la boussole hésite avant do se fixe», le regard embrasse ravi un splendide panorama.“ Les environs solitaires sont pleins d’ombre et de silence, l’oreille ne perçoit pas encore les volets sonores (pii ébranleront las sept collines au réveil des cloches des trois cent-soixante églises.Bas uue maison, pas uu homme, seulement quelques lézards, qui, du fond d’un vieux inur crevassé, avec leurs yeux pétillants d’intelligence, regardant ma planchette commencée, puis rentrent et disparaissent tout effarés.Voilfi que flotte le disque d’or du soleil sur les moûts Sabins, et une brise légère fait frissonner les hautes cimes des pins.,.Les contours s’éclairent, l’on reconnaît les objets fi trois ou quatre milles de distance, les villes qui bornent les hauteurs boisées de Eroasati, et les voiles éblouissantes sur le bleu sombre de la mer.Cependant il faut se mettre au travail, il ne s’agit plus de fixer cette contrée dans ses impressions picturales, il faut la saisir dans ses condition» physiques.Cela vous entraîne à travers les roches des ravins boisés, les vastes prairies des vallées ou *ur les libres soumets «à NOS COMPATRIOTES Dans un de ses derniers numéros, la Catholic Review, de New-York, fait lea observations suivantes sur le résultat du séjour de nos compatriotes aux Etats-Unis.I te toutes les races établies aujourd’hui sur nos rives et qui parlent une autre langue que l’anglais, pas une seule ne s’américanise aussi rapidement que la race canadienne,et si on lui accorde l’en-cou rageaient convenable, cette race sera devenue américaine quand les Allemands et les Italiens seront encore rétractai res fi l’anglais.L'assiiailiation n’est pas une tâche facile, moins fi cause du sujet lui-mime que parce que le “Congregationalist ’* s’efforce d’entraver ce travail.Le démagogue canadien est comine tout autre, un théorisent- mauvaise langue, dont la seule chance de se faire une position est de maintenir la laugue française vivante dans la colonie américaine, afin d’exi-ter les habitants de la colonie fi s’appeler Canadiens et à jurer par Québec, de leur inspirer de l’horreur pour la langue anglaise, déclarer que la fei de catholique s’éteindra daus le cœur des Canadiens s’il cessent de parler français.Plus loin, le même journal nous montre les efforts déployés par les autorités ecclésiastiques des Etats-Unis pour an-glifier nos compatriotes Canadieus-Erau- cais.* Voici ses remarques : Les autorités de l’Eglise font les plus grands efforts possibles pour hâter le jour où une seule langue dominera.Estoc que chaque Américain ne devrait pas encourager cette œuvre ?Pourquoi alors un tel langage de la part des journaux sectaires l Les Canadien*-Français sont un peuple religieux, industrieux et intelligent.Leurs enfants nés aux Etats-Unis sont complètement américains.11 n’y a pas une situation aussi difficile et aussi dangereuse pour les auto rites de l’Eglise que celle qui existe en Amérique, en raison des diverses races qui y sont établies.La question Allemande dans l’ouest n’est pas fi la fin de ses difficultés et aujourd’hui surgit la question des Polonais, des Canadiens-Français, des Italiens et des Syriens.Les autorités los résoudront si c’est possible ; que le citoyen non catholique fasse sa part en surveillant l’immigration et en décourageant par la loi toutes les langues étrangères.C’est donc un plan bien arrêté, l’autorité religieuse demande l’assistance des autorités civiles et politiques pour américaniser les diverses races qui habitent le sul des Etats-Unis ; et américaniser, pour ces trois pouvoirs, veut dire atigli-fier, oublier l’idiome national, pour n’eu avoir qu’un seul qui sera l’anglais.Que vont dire ceux pui prêchent l’annexion aux Etats-Unis / Mgr Xussel est chargé de demande la sanction pontificale pour les décision que ont été adoptées par la S.Congrégation des Hites relativement fi la validité ut importance du procès sur la renommée de sainteté, les vertus et les miracles en général de la Vénérable Servante de Dieu Marie de Hcarnation fondatrice du monastère dos Ursulines de Québec. Le Courrier du Canada, Lundi, 18 Mai 1891 POUR LA SESSION L’Edition quotidienne du Courrier du Canada sera envoyée à partir de ce jour pendant toute la durée de la session du Parlement Fédéral, aux personnes qui, dés;-reuses de suivre les débats, noui, enverront la somme de 75 CEN-TINS.Le Courrier oonsacrera beaucoup d’espace aux travaux importants du Parlement Fédéral.Nous aurons des correspondances de la capitale très soignées, et ne négligerons rien pour tenir nos lecteurs parfaitement au courant.ANNONCES NOUVELLES Commission du havtc de Qutbec—Jas.Woods.Pipes, cigaus et tabacs.—J.Ernest Lepag'-Compagnie du Richelieu et Ontario.Tapis ! Prdlarts—Glover, Fry ^ Cie.J.A.Iîélangtr, marbrier.La Banque Nationale—P.Lafrance.Pianos ! Pianos '.—Bernard, Fils Cie.Instruments de musique, or*c.—1^ N.Pratte.Le Magasin du Louvre.—Côté 6- Faguy.Etoffes à robes.—Beban Bros.O -A.TsT -A-3D-A- QUEBEC, !•> MAI 1891 LES MENSONGES DE*M.DUHAMEL mis à découvert L’honorable 31.Duhamel avait d’abord fait déclarer par la Justice, que M.Louis P.Pelletier avait signé un écrit en vertu duquel il s’engageait à voter pour l’abolition du Conseil législatif.Mis à quià par M.Pelletier, M.Duhamel admet maintenant que le député de Dorchester n’a pas signé, mais qu’il en a vu signer d’autres.Donc M.Pelletier est contre l’existence du Conseil législatif ! Voilà du neuf ! Il suffira maintenant de voir un homme apposer son nom au bas d’un document pour partager avec lui la responsabilité de sa signature.Mais l’honorable M.Duhamel n’est pas au bout de ses déceptions.Voilà quo M.Pelletier lui adresse dans YE-tsndard une nouvelle épltrt, qui mot à nu les fourberies du commissaire des terres de la Couronne : Québec 15 mai 1851.Monsieur I§ Rédacteur, M- Duhamel se retranche derrière M.Larochclle parce qu’il est mort.Il veut sc faire un rempart d’un cadavre ; je vous autorise à lui dire que cc n’est pas de M.Laro-chelle que j’ai voulu parler lorsque j’ai dit que l’écrit en question avait été signée par a autres à ma connaissance personnelle.Il est également faux que ce soit moi qui ai remis au gouvernement cette pièce signée par mou successeur au conseil.Cette nouvelle affirmation de M.Duhamel est de sa part un nouveau mensonge.M.Duhamel devra chercher dans le domaine des vivants.Bien à vous.Louis P.Pelletier.U Etendard, commentant cette lettre, ajoute : “ Poule ta bosse mon petit bonhomme, car te voilà encore une fois embêté.Oui, il faudra une nouvelle explication, de fraîches découvertes.Cherchez, M.Duhamel, et tâchez de ne pas vous faire passer pour un homme qui a complètement perdu l’équilibre.En attendant, les journaux libéraux ont honte de leur ministre et voici que la Patrie elle-même — qui ne se laisse pas convaincre par les échappatoires insensées et ridicules de M.George— O lui fait une mise en demeure régulière de prouver son accusation.Citons cela : Il s'est élevé une singulière querella entre M.George Duhamel, ministre à Québec, et son adversaire personnel, M.L.P.Pelletier, député de Dorchester.Dans une dépêche publiés samedi à notre quatrième page, ie ministre affirme que M.Pelletier avait consenti à l’abolition du Conseil Législatif, lorsqu’il fut nommé par M.Mercier membre de ce Conseil.On sait que le maintien du Conseil Législatif est un des principes essentiels du parti conservateur-national dont M.Pelletier se réclame.Mais le député de Dorchester déclare qu’il n’a jamais signé de pièce de ce genre.Nous ne croyons pas que M.Duhamel so serait risqué à faire uue assertion de «ctto importance, s’il n’avait pas été en mesure de la prouver.Entendez-vous, M.Duhamel, la Patrie vous dire que votre accusation n’est pas prouvée, et ajouter qu’elle ne vous croit pas capable de risquer une assertion de cette importance, si vous êtes incapable do la prouver.M.Duhamel surprend tout le monde.La Patrie elle-même est surprise de lui et elle ne le lui envoie pas dire.Ce pauvre éuergumèue commence déjà à récolter ce que nous lui avons pro- mis : il a voulu frapper son ami afin de se grandir auprès des libéraux, et les libéraux le traitent déjà comme on traite tous les apostats politiques, quand on a fini de leur faire faire les sottises qu’on leur demande.Ce n’est que le commencement : M.Duhamel en verra d’autres, car M.Mercier va le flanquer tout carrément à la porte et avant longtemps.Du reste, l’entrefilet de la Patrie est plus méchant et plus habile qu’il en a l’air.Nous allons l’expliquor à M.Duhamel, car il est pas capable de ne pas le comprendre.La Patrie, voyant que M.Duhamel vient d’avouer, à sa courte honte, qu’il est eu faveur de l’abolition du conseil, lui décoche le tiait suivant : i( On ssit que le maintien du Conseil Lé-“ gislatif est un des principes essentiels du 11 parti conservateur national.” Et M.Duhamel, qui se prétend ministre conservateur-national, et se proclame l’adversaire du Conseil.Eh bien, M.le ministre, la Patrie pouvait-elle vous dire plus clairement que vous ne représentez plus rien dans le gouvernement et que les libéraux ont hâte d’etre débarrassés de vous.Vous vous êtes déclaré rouge pour leur plaire et ils ne vous ont trouvé que plus impotent.Ces geus-là ont peur des hommes de cœur ; ils les combattent, mais ils les craignent et les respectent.Mais, pour les lâches ils n’ont que du mépris.Et c’est justice.” .TROP DE SOLLICITUDE VElecteur plein de sollicitude pour la santi de sir John dit qu’il est question à Ottawa de faire revenir Sir Charles Tupper pour assister Sir John.Est-ce sou correspondant d’Ottawa qui l’informe si bien ?Evidemment si c’est lui il est plus malade que Sir John, et nous croyons sincèrement qu’il vaudrait mieux faire revenir M.Barthe à Québec et laisser Sir Charles ;t Londres.PETITE GAZETTE La requête demandant la déqualification de Thon.M.Colby a été renvoyée, dit la Gazette de Montréal.M.Clifford Siffton, député de Brandon Nord, a prêté serment hier à Winnipeg comme procureur-général en remplacement du notoire Martin.L’été sera sec, c’est le fameux prophète Wiggins qui le dit.Il attribue cela à l’usage de l’électricité dans les villes et à celui des clôtures en fils de fer dans les campagnes, ce qui nous préserverait des orages et de la foudre.LES PECHERIES DU CANADA Les statistique* do pêche pour l’anuéc 1850 forment uu supplément spécial du rapport annuel des pêcheries.Ces états compara tifii comprenant Tannée du calendrier jusqu’au 31 décembre, il est impossible de les présenter au publie avant le commencement d’avril.La valeur totale des pêcheries diffère peu de l’anuéc précédente, étant douuéo à $17,-714,902—un surcroit d’environ $60,098—; eu y incluant le poisson consommé par les Indiens de la Colombie Anglaisé et du Nord-Ouest, on atteindrait une valeur do $21,000,000.A l’exception de Québec et du Nouveau* Brunswick, les autres provinces indiquent amélioration daua les produits de leur pêche.Nouvelle-Ecosse.56,636,44 V Augm.$289,722 Colombie Britannique 3,401,43a do 133,364 Nouveau-Brunswick .2,699,055 dimin t 367,nro« In plUN forte.In incUloiirc NK CONTIENT TAS d’Aluu, d’Ammoniaque, do Choux, .do Phosphates Ni aueuiui autre substance injuricus EL W.GTÏjÏjE’/JT, Cuicaoo, III.FABRICANT DES «él&bro* Cotonux û ln I.ovuro Itoj nlo ï fiüRVAIS k III!DON IMPORTATEURS D’INSTRUMENTS DK MUSIQUE DK FRANCE, i/aLLKMAGNU ET DES ETATS-UNIS Aussi : Instruments de fabriques madicnnes, TELS QUE LES CÉLÛRRES PIANO» : HEINTZMAN & Cie, Wm.BELL & Cie, MASON & RISCH, DOMINION* Cie, Etc Z r * ç ORGUES ET HARMONIUMS WILLIAM BELL A CIE, DOMINION & OIE, THOMAS & CIE, SCI1IEDMA VER, E/c., Et Les dernières publications musicale» reçues chaque semaine.MACHINES A COUD UE : New Williams, et Davis, A en’., -.1 nemenl vertical.aussi : :;e nukktk (.Nui*-*) vmirxiîs (Wh»w !{•!• v.j'j\epV S'/, flonh, Québec.TfiLKPHONH : Boîte ur tous les points de la Nouvelle-Angleterre ; A Du Iswvll Jet, avec la Division Opper Coos du ck.Maine Central.Toute annonce de naissance, mariage ET DÉCÈS, SERA REFUSÉE SI ELLE N’EST ACCOMPAGNÉE D’UNK REMISE DE 25 CENTS A BAluMnnrcur* ITINÉRAIRE DE LA PROCESSION Voici l’itinéraire que devra suivre la procession du Très Saint Sacrement A Saint-Sauveur : Par les ruei-31assue.Montealm, Saint-Germain, Colomb, Saint-Ours.Saint-Joseph, Saint-Valier et Massue.Le Tlcrs-Ordro de Saint-I’rancc, 24 aviil 1?§I—5 déc.ijo—1 an.64 3 ! Elixir Résineux Pectoral Merc red peutaut du wick.avait invité un certain nombre d’amis, acadiens et canadiens, à déguster un baril de magnifiques huîtres de Bouctouehe.Au nombre des invités étaient l'honorable M.Costigan, le sénateur Poirier, M.Perry et M.Lépinc, députés, M.Gobeil, M.Génand, M.Desaulniers.Inutile d'ajouter que les convives ont fait honneur aux mollusques et aux liqueurs de M.Léger et que la veillée s’est passée agréablement.Mort eu mor Le capitaine de la barque Sigrid, arrivée dans notre port, rapporte qu’un matelot est mort pendant la traversée et que ses funérailles ont eu lieu en pleine mer.Mort
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