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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
samedi 25 octobre 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1890-10-25, Collections de BAnQ.

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34ème année No 121.-Edition quotidienne.-13ième année Samedi, 25 Octobre 1890 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS, V# » JE CROIS.J’ESPERE ET J'AIME.Y7/CLUA/5 \CIIAPAIS, Directeur-Propriétaire.LEGER BROUSSE AU, Editeur.FuratcroN du COURRIER DU CANADA •j5 Octobre 1390.—No 25 1 J (Sum:) parut une si jolie musique qu’il se dit ; J'apprendrai mon Pater dans cette langue, Dieu doit l'écouter avec plus de plaisir.A partir de ce jour, il commença it étudier sa leçon chaque matin et chaque soir.Au bout au mois il savait i\ peu près son Pater, l'ave, et commençait le credo.Ses études théologiques n'allèrent pas plus loin.Le périple ou tour de l'ile en radeau à la galle, leur prit trois jours et fut LE DEPEUPLEMENT DE LA FRANCE l'immolation des nouveaux-nés conseillée ironiquement par Malthus ?Fera-t-on connue en Chine, où l'on jette les enfants ù la voirie ?Ces procédés horri-A ut refui s ajoute M.Bussy, le nombre j blés nous répugnent.S’en rapporter ù la • vlors rassasié, n’ayant plus rien a Y , , , ^ , 5 .JUU,S 7.i.).;ill(|,, lu sécurité du son radeau, | J1*01"1 cn Jé“0UVerl(!S,; _cu,‘l nos>sJus; hi.I« mût, et s'en .servant ^ gmndes pour donner refuge a unnae T?1 ,,ui causa la plus gmnde joie «\ Iluie,,t transportes au magasin «le la tuais ce _ l'explorateur, lut la découverte d’un ruisseau ipti, jaillissant du centre d’une clairière, tapissée de gazon, s'enfoncait dans un inextricable fourré d’où, s’élancaient à une prodigieuse hauteur ties cocotiers, des dattiers et des bananiers.Dans un premier mouvement de reconnaissance, h* naufragé tomba a genoux, baisa la terre avec transport et remercia Dieu de toute la puissance de son cœur.Sa fille était sauvée, il avait pour la nourrir des poissons sans nombre, îles fruits, des ramiers et des perroquets, des chèvres sauvages dont la présence en ces lieux, attestait que les navigateurs v avaient abordé probablement déjù, des coquillages eu quantité, de l’eau pure pour assouvir sa soif, des grottes naturelles, percées dans le rocher pour les défendre des inclémences du temps, froidure ou chaleur, pluies ou ouragans.Du reste il ne s’en inquiétait pas l*jur 1aPa ut de maman.•sa nationalité demeurait a.peu près aussi vague.Les traits du visage, la l'hysionoiuie, la tournure, le teint étaient ^pagnoLs; le nom Betsey dénotait une 4,1igine anglaise ou américaine elle par-bit avec la même facilité, la langue de "s doux nations, l'n petit nécessaire !'n élégant trouvé dans sa poche, venait M,,‘ Magasin de Logent street à Londres, "!l petit livre de prières en espagnol '\uii été; imprimé sY Burgos dans la h‘jlle Castille, mais elle ne connaissait 111 u,Uî «u l’autre de ces deux villes, ne ^souvenant que de Manille, de New-"'ket de Hong-Kong.A dire vrai, Jack n’en savait pus da-l,imW sur ce qui le concernait* person-''"luu.dleiuent, un peu moins peut-etre su nouvelle fille ttflirmait sans liési- ^q1" r Huk‘lle appartenait t\ la religion bien grotte plus une flamme en étamine de huit pieds de long aux couleurs anglaise, que Jack arbora à une grande bigue plantée au point culminant de l’ile d’où elle pouvait être aperçu de fort loin par les navigateurs.CHAPITJŒ V Les jours s’écoulèrent, aux jourssuc-cédèrent les semaines et les mois, aux mois les années.Les colons de F Ilot, Jack, sa fille et son chien, avaient fini par s’habituer à cette vie, monotone assurément mais peut-être la plus heureuse de celles qu’ils avaient vécues jusque-la.Que lui manquait-il, en effet.Souverain seigneur, monarque absolue de File Betsy, n’ayant à craindre ni lent les trônes 111 les révolutions qui les renversent 11e songeant ni à se défendre contre des voisins ambitieux, ni à s’emparer par la force d’États plus faibles que le sien, il jouissait de la paix la plus profonde dans le calme le plus absolu.De ses sujets l’un 11e demandait qu’il obéir, l’autre qu’a se faire gâter, tous deux ù payer en caresses des faveurs accordées avec empressement.Possesseur de dix palais creusés en forme de grotte par la nature dans les rochers corallifères opposant a la fureur des vagues une inébranlable barrière, il pouvait à son gré, changer de domicile suivant les deux seules saisons de son rovaume fortuné : la saison du ciel bleu * du soleil d’or et la saison des sombres nuages et des pluies diluviennes.Pendant la saison sèche un ruisseau entretenait une pritanière fraîcheur dans des mariages eu égard ù la population était plus considérable qu’uujotnd’hui ; de même on évaluait a quatre et demi par mariage le nombre d’enfants ; au-joud’hui il y a moins de mariages, le nombre des naissances n’est plus que J,G par mariage, et cependant la population est plus nombreuse, et elle continue ù augmenter (pas dans tous nos départements).“ Règle générale : Plus les populations s’éclairent et s'enrichissent, moins les mariages et les naissances sont nombreuses, moins nombreux aussi sont les décès.Les populations qui s'éclairent, mettent de la prudence dans leurs actes, elles ne contractent des unions qu'après avoir envisagé l'avenir.Les enfants moins nombreux trouvent des soins plus intelligents et périssent en moins grande quantité, en même temps croit le bien-être ; la vie moyenne se prolongepour les adultes et même pour les vieillards.Les Sociétés avancées produisent d'autant moins qu’elles ont moins de pertes ù réparer.Nulle marque de prospérité 11 est plus réelle.” (Moniteur universel du 28 juillet 1846).Nous verrons plus loin combien ces prétendues règles générales sont peu scientifiques.Le Journal des Economistes qui a publié mon travail, pensant qu’il méritait l’attention de ses lecteurs, a fait des réserves formelles^en faveur du “prin-4 cipo de la population tel qu’il ressort des recherches « le Malthus cet homme 44 de bien, économiste profond, statis-“ tieien plein de sagacité.qui a en-“ richi la science en démontrant la fausseté de ce vieil axiome qui proclamait la population comme une “ cause de richesse.Ce qui effraye les “ esprits*réf!échis, ce n’est pas l’accrois-“ sement de la population, mais l’ac-“ croissenicnt de la population misé-“ râble." {Journal des Economistes, octobre 1845, p.21 G.) Cet engouement pour les rêveries de Malthus était professé par la plupart île nos économistes.“ Que la population, u s’écrie Michel Chevalier, modère “ son accroissement, de manière ù “ rester en arrière de l’augmentation “ des moyens de travail ou d’existences ; qu’elle ait sur soi assez d’empire pour ijue cette règle soit fermement “ maintenue.” {Même journal, février 1847, p.224.) * ’ En 1857, M.Wolowski professe la même doctrine devant l’académie des sciences morales et politiques : “Jadis l’accroissement de la population était regarde comme un bien, et l'on multipliait les moyens factices d’accroître les familles nombreuses.C’est contre cette tendance aveugle que que MaHlius a voulu réagir.” (Compte rendu, t.XLL page 285, (3.) , Les comptes-rendus des académies, soit des sciences, soit des sciences morales et politiques, et même le Journal des Economistes, où ces quest ions étaient spécialement traitées, avaient trop peu de lecteurs pour pouvoir exercer 1111e u l i (I i.K U ti Providence comme M.Fayet, et croire quelle inspirera les moyens île faire vivre la population a mesure qu’elle se développe, cela nous satisfait peu.” lît ù la suite de ces réflexions, l’excellent journaliste prône comme très importante la découverte faite par un médecin, qu’il ne nomme pas, d’un procédé qu'il rendrait plus facile ou plutôt très facile la “ continuité de la morale “ de .Malthus, »*i la prudence conjugale blême «mi a lait trembler I croissement «le la population et le proion- meme suspendaient, en grappes grisâtres, des Nation serait arrivée a son maximum de P11'1/.11 1 u niroi msis ance.* Catholique tandis que lui 11e savait pas positivement s’il était protestant, j ^ ptemier jour qu’elle coucha dans aglotte, où il lui avait préparé une moel-^«u cimdictte de feuilles (^’arbres fines • M‘riiécs au soleil, avec dra}) do lit dédans la voile devenue inutile, elle jA11111 11 genoux et les mains jointes ré-?,Sîl Prîèro en pur castillan.,j gazouillement de petit ange, lui huitres rivalisant par leur saveur avec | densité.Famlni-t-il a voir recours ù celles que l’on pêche sur les bancs d’Os- tende ou de Cancalc.1 jiC Journal officiel du 22 février 1883 Industrieux comme il était, et deye- j vixiut-six uns après les imprudentes paroles nu prévoyant depuis qu’il avait une lille de M.Wolowsk, nous donne un projet do loi parquait coquilles ct poissons, ramènes ics lamines pai ucs pmm-.-, iu» sam peine avec les filets qu’il avait «l’impÔts.Ce projet c*t précédé d un expose r'V fcsfjw?r ssss Lchoue pom lui entio les îocheis, absolue au point de vue moral des doctrines Dieu sait que de richesses, il on a\ait pj-^ndcs pendant, plus de 20 ans par nos rapportées dans les grottes lui servant économistes devenus des suivantes plus ou de magasin.moins serviles de Malthus.(Voyez le Jour- (A suivre) | ml Officiel du 22 février 1883, p.p.273-335).J’ai présenté a l’Académie des sciences morales et la politiques, sur la population du Bas de-Calais, un mémoire dans lequel je démontre que, dans ce département, les premiers dénombrements sont incomplets d’au moins un cinquième, que la mortalité petulant l’enfance et la jeunesse a plutôt augmenté que diminué depuis 1820 ; que depuis le commencement du siècle, la taille moyenne des conscrits a diminué d'au moins"10 millimètres.Dans la discussion qui a suivi ma lecture, j’ai eu la satisfaction d’entendre M.Yillermé assurer que des résultats analogues avaient été constaté dans l’Ain et le Loir-et-Cher; le baron Ch.Dupin mettre en doute la réalité du dénombrement de 1301 dans certains département ; Léon Faucher affirmer que les données qui servent de base aux premiers dénombrements ne reposent que sur des conjectures plus ou moins ingénieuses qui se rattachent au domaine de l’hypothèse ; que la mortalité parmi les enfants n’est que trop réelle sur certains points du territoire et (pie l’abaissement de la taille des conscrits est attestée par la mesure (4) que le ministre de la guerre a été obligé de prendre en abaissant le minimum de la taille des conscrits admissibles,dans l’année (Comte rendu, tome XXXIII, p.445).Au commencement de 1858, j’adressai a la même académie un mémoire analogue sur la qopulation de la Haute Marne, où j a vais été transféré.C’est le respectable M.Yillermé qui en a donné lecture ù l’Académie (les 30 janvier et -1 lévrier).Cette lecture est suivie d’observations présentées par MM.Vil-lermé, de La vergue,Ch.Lucas, Laferrière, Ch Dupin.La encore je signalais comme inexacts les premiers dénombrements, ù cause des nombreuses omissions qui en réduisaient les totaux, la diminution à peu près continue du nombre des naissances par mariage et enfin les émigrations des populations rurales dans les grandes villes îet les cantons industriels.Toi encore quelques passages ù noter : “J’ai vu dans mes voyages en France, dit M.Yillermé, comment se fait parfois, j’allais dire souvent, le recensement de la population ; j’en ai parlé avec des préfets, des secrétaires généraux, des conseillers des préfecture, des maires de villes et de campagnes, des secrétaires de mairies, avec des employés de bureaux qui avaient ù s’en occuper.La conclusion générale de cette espèce d’enquête c’est qu’vV y avait de très graves et de têts nombreuses inexactitudes dans les recensements de la population de nos départements.“ J’ai cru fermement autrefois que presque tous les documents officiels sur la population étaient exacts.Je n'aurais pus compris qu’on pût donner un recensement fictif ou simple évaluation, comme le résultat d’un véritable dénombrement.” Et plus loin sur une autre question : “ Je ne saurais regarder comme un mal la diminution des enfants par mariage, si le vice, la misère ou le malheur n’en sont ni une cause ni un effet.On est même tenté de s’en réjouir quand on sait que les populations pauvres sont celles qui en élèvent le moins.(Ce n’est pas du tout démontré, du tout démontré, du moins dans les campagnes).C’est tout l’inverse pour les populations riches ou aisées.Celles-ci voient naître peu d’enlauts, mais les conservent bien mieux.” (Ce n’est pas du tout démontré).On continuait donc les mêmes prédications contre les familles nombreuses, surtout quand elles sont pauvres.On craignait toujours laccroissement de la population misérahle.Je suis euchre revenu sur ces questions en I860 ; [cette fois, j’ai adressé mon travail à l’Académie des sciences.Quoique assez mal accueilli par la commission de statistique, il a obtenu nue mention honorable au concours de statistique de 1SF»1 ; mais ce qu’il y a de beaucoup plus intéressant, ce sont quelques critiques du rapporteur de la commission, M.Bienavmé : * “ Le but de M.Fayet est bien connu.11 s’agit de détruire des “ idées reçues 44 assez généralement dans le inonde ; 44 mais qui depuis longtemps n’ont aucu-“ ne valeur aux yeux de ceux qui s’oc-“ cupent sérieusement de statistique.“ de démontrer que les 25 millions d’hu-41 bitants donnés par Neeker, n’étaient “ qu’né évaluation grossière.Personne 44 ne pouvait y être trompé.Quelques 44 années plus tard, Price, qui s’était 44 occupé de population avec plus de 44 suite que Neeker portait la population 41 de la France a 35 millions.Les docu-44 ments officiels sur la population ne “ méritent qu’une confiances très limi-44 tée.La durée de la vie moyenne n’a pas changé ; elle ne s’est pas accrue «« Ces affirmations sont absolument le ccmtrepied de celles que n’avaient opposées, en 1846, les économistes de l'Aea-mie des sciences morales et politique, et notons bien qu’en les articulant, le savant Bienaymé est l’organe d’une commission dont fait partie ; Le baron Ch.Dupin, Mathieu, Boussingaulfc, J'assy, c'est-ù-dire, les membres de l’Académie des sciences les plus compétents en ces matières, et de plus que le rapport est destiné ù être lu en séance publique solennelle.Ce rapport si concluant, n’a pas du tout arrêté les discussions au sein de Facadémie des sciences morales et politique.On s’y occupe fréquemment de la diminution de la population, on en recherche les causes, on est en quête de remèdes efficaces.M.de Baiieu qui s’occupait rarement de ces questions, a cependant jugé a propos de prendre la parole, pour répondre a l'observation si souvent répétée, que les populations éclairées mettent plus de prudence dant leurs actes, et produisent moins d’enfants.M.de Bai ieu ajoute : 44 La Belgique a un accroissement de population bien plus rapide (pie celui de l'Italie, sans qu'on puisse regarder la Belgique comme moins civilisée et moins prévoyante (pie l'Italie, et je ne rejette complètement ni l’influence de la race et du climat, ni celle des sentiments religieux des populations.En Angleterre, en Belgique et dans le Nord de l'Allemagne, malgré les différents cultes, l'influence religieuse est très considérable, qu’il s’agissse de catholiques ou de protestants.11 semble qu il y a la une explication possible de la supériorité d’accroissement de population dans ce trois pays par rapport a la France.{Compte rendu 1867, tome XC p.p.159 et 160.) Ces observations, quelque judicieuses qu’elles soient, ne paraissent pas avoir été comprises par les économistes présents ù la séance.Ils continuent la discussion sans dire un mot sur l’influence (pie pourrait avoir la religion dans des questions graves, et aussi évidemment morales.Mais la plupart d’entre eux paraissant continuer ù croire a l’exactitude des documents officiels sur la population, par conséquent aux accroissements énormes et inadmissibles de la population et de la durée de la vie moyenne.Et pour conjurer les dangers de ces accroissements prétendus, économistes et journalistes continuent longtemps encore de prôner et de propager les doctrines de Malthus et de ses disciples.Quels déplorables résultats ont produit ces misérables prédications sur un trop grand nombre de nos départements l Voila ce que nous devons maintenant examiner.< ’e sera l'objet d’un second article.Fayet.LES FECBII1KIES »K TERIt»-X£llVE L’honorable M.Hubert Bond, de Terre-Neuve, est allé dernièrement comme commissaire, aux Etats-Unis pour entamer des négociations avec le gouvernement de la république américaine, au sujet de la quettion des pêcheries.En passant il Boston.M.Bond a fait connaître sa mission ù un journaliste comme suit : 4‘ Je suis autorisé par le gouvernement impérial et par le gouvernement de Terre-Neuve à venir dans ce pays danr le but de soumettre au plénipo-tentiuise anglais Sir Julien Bamieefote, une proposition du gouvernement de Terre-Neuve qui devra être déposée devant le gouvernement des Etats-Fuis, et aussi pour prendre les mesures qui paraîtront nécessaires pour atteindre l’objet en vue.Agissant d’après ces instructions j’ai soumis a votre gouvernement, par l’entremise de Sir Julian Bailneefoie, une proposition portant que les pêcheurs amenai use auront le privilège d’entrer dans les ports de Terre-Neuve a tout temps pour acheter de l’appat aux mêmes conditions que les pêcheurs terreneuviens, et le privilège d’échanger et de vendre le poisson, les huiles, etc., sujets seulement aux droits de douane que Fou impose sur les vaisseaux de “de 8 uns.On commit depuis long- Terre-Neuve (pii sont employés dans temps et la défectuosité de la tal.le de industrie ; le privilège de faire “ Duvillard et l’imperfection des idées ocdl-‘1' hareng, sans restrictions.En “ statistique de eet auteur.” (5) retour «le ces privilèges, nous demau- dons que nos produits de pèche de Terre-Neuve, poissons, huiles etc, et nos minerais non fabriqués soient admis sans droits aux Etats-Unis.” —Avez vous vil le secrétaire Blaine, ù ce sujet ?—J’ai eu un entretien de trois lieu-avec lui, mais naturellement je ne puis rendre publie ce qui a été dit dans cette circonstance.—Est-ce que Sir Julian Bauneefote a (4) Avant 1789, le minimum de la taille des soldats d’infanterie était de 5 pieds et 1 pouce, lm65.Ce minimum a été fixé par la loi du 10 mars 1818 t\ 1®57, 8 centimètres de moins ; par la loi du 21 mars 1832 ù lm 56, 1 centimètre de moins ; par la loi de 184S 1™55, encore un centimètre de moins ; 10 centimètres de moins qu’avant 1789.(5) Académie des sciences, séance publique du 25 mars 1861, p, 44.78 0416 9 • >1 ,*v Le Courrier du Canada plein pouvoir d’agir avec ce pays au nom de Terre-Neuve ?“ Sir Julian a reçu tous les pleins pouvoirs voulus pour cela.” L’honorable M.Tapper, ministre de la marine et des pêcheries a dit au correspondant de la Gazette que le gouvernement n’avait pas entendu parler des négociations que Terre-Neuve aurait ouvertes avec les Etats-Unis.Cependant rien n’empêche cette colonie d’entrer en pourparlers avec la république américainee, par l’entremise du gouvernement impérial, sans que le Canada soit consulté, a- Quant à la Nouvelle que Terre-Neuve avait donné aux autorités canadiennes l'assurance que la loi de l'appât serait abrogée, M.Tupper peut seulement dire (pie des négociations ont été entamées entre les deux gouvernements à ce sujet, mais qu’il lui est impossible d’en faire connaître le résultat à présent.AVI S.i/aliomi ement nu “ Courrier du Canada *' iiiiil’eruiéiueiit fixé ft fi payable.** tS’nvnuce.1 .’abon iiémeut au *4 Journal des i ninpngnes” e*t de $1, aussi payable* (l’ilVHitee* Toutes les let (rts eoncei liant la rédaction, rmliniiftU tmtion, les abonnements lis nnuoiiees, les arrérages, etc., devront être adressées au soussigné* 31.Léger Brouysenu, propriétaire de ri ni primer le et M.Klzénr ttédard, gérant, continueront ft s’occuper pour nous tie Pudininiâ-trillion.THS.CIIAPAIS, Directeur-propriétaire du 44 Cotai ier du Canada" Rue Ruade, Québec.ANNONCES NOUVELLES Nouveautés.—Glover, Fry é>Cie.Etoffes à robes.—Behan Bros.Ligne Allan.La compagnie d’assurance “ La Royale.” So iété de Construction Pctmancnte île Quétec.Pension privée—Mde Vve Wm Dion.Chemin de fer de Québec et Lac St-Jean.I^a Banque Nationale.—P.Lafrancc.pus bieuséant que tout un peuple se mette ù pleurnicher comme un enfant qui a perdu un jouet.Il faut se montrer homme dans la vie publique comme dans la vie privée.Si le marché américain nous est réellement fermé, cherchons eu un autre, au lieu de perdre notre temps en lamentations encore plus humiliantes qu'elles sont inutiles.Si le bill McKinley avait pour résultat de nous habituer a nous suffire à nous-mêmes, à ne point compter exclusivement sur le marché américain, à étendre nos horizons et nos relations d’affaires ; s’il avait pour effet de développer chez nous un esprit plus national, il faudrait bénir l’auteur de cette législation.Nous voyous avec peine, mais sans surprise, que le chef de l’opposition fédérale n’a pas su s’élever en cette circonstance au dessus du plus vulgaire, du plus étroit esprit de parti.Comme les journaux libéraux, au lieu détenir un langage mfilc, tier national, il pleurniche, lui aussi.Dans deux discours programmes, prononcés récemment à Saint-Hyacinthe et à Abbostford, M.Laurier a réduit Top-positiou au gouvernement fédérale à une misé raie question de tarif.Par sa politique fiscale, dit en substauce le chef de l’opposition l’administration d’Ottawa a provoqué le bill McKinley pui sera notre ruine.Le remède au mal, c’est la réciprocité illimité, l’union commerciale.Voilà tout le programme de M.Laurier.C’est fort maigre.Lu Vérité finit par dire ù M.Laurier que s'il n’a pus autre chose ù nous offrir que la réciprocité illimitée, il restera où il est, dans l’oppusition, aux prochaines élections fédérales.Ce pronostic n’est p PETITE Hier matin M.Choquette, avocat, a CIRCULAIRE Nous prenons la liberté d’adresser Dr Lalonde, ce dernier se démettant de qu’il entrait sur le tcrritoiic de lu piowi.y , ^ ggUrent pas encore sur ses listes 9011 mandat et payant 81,20(1- — 1 *¦ “>”>• Lc “ kI* ^ I ¦ - est inexacte.* __ Cependant» en ddpit de cette déda-I »d&larâ enchanté I jourualun e”s ration, on pense que cette poursuite est do ^ yoyago aus Etats-Unis., une chose arrêtée.On dit même que les gou vova lions suggérer.ns ni jJerncs que lVWrù»"1* lt5 .‘-«Hor.c Pr-Miquc rtu| Vaisseaux Ton Commnjnt, PAKISTAN.,.s SARDINIAN.437o àlntT •.N 1( SAKMATIAN .JgL A Jo.R,,cl"' POT.VMFQT A M ** • Ivlchstil.^ , , vi i; de pressentais que ma réception au Canada Quelques heures après la publication 1 1 .he- de la latne d auJ°urd 1,U1 10 CülUtÜ.d° Le comte ‘a déclaré „uil avait hâte do voir UI Paris fera son entrée dans sa bonne ville de Montréal.Le programme de sa réception a été définitivement-arrêté ; par consé- et j’ai vraiment lifite de fouler ce sol liisto-quent, rien de ce que nous pourrions I rique.” .v [dire, ù ce sujet, n’aurait de l'influence Voilà quel sera son itinéraire, après son as de nature al ’ , .thar.L,,., , f sur les dispositions qu on a prises, réjouir extrêmement le cœur du diet I ^ .* j, .I Notre tache est remplie et nous dev ons .I laisser aux événements de nous appren- LES DEPENSES SPECIALES DE M.SHEHYN passage à Québec : Retour à New-York, traverse en Angleterre.Puis , .^ ., , , , courant d dre si nos prévisions étaient exactes et .1 .I clare avoir connu sir Geo.Ltienne Cartier, et pour lions vmv; V»V- JVO «.uaomviti i ijitunvv i„n 1 BLhiMLS A YRi.Af.4005 comme abonnées.Ce mode d’abonné* .3970 ., .SIBERIAN.ment serait toujours plus satisfaisant Grecian.J 1 I NOttWifr.i tv J-‘> pour nous Cependant le lait seul de garder le | [’u^eKiN'^an *AN- , XT , 4 1 uiuimmAU.2997 a New-lork, traverse en Angle- jounial roffira.comme nous l’avons ^NADIAN .ms 11 se rendra en Espagne, dans le I .lArsi .30^0 e l’hiver.Le comte de Paris dé- dlt lduis haut Pour constituer 1 aboli- ^SWklAK 2089 nos craintes sans fondement.La Patrie va se borner, tant que le prince sera au Canada, à cnrégistrer les madame Albani jiour qui il professe une errandc admiration.Le comte de Paris a reçu une lettre de ne.ment.Tus.Chapais.•acaicol ” J -cou ” J *'• Mly •* K i Mu,c .ciTlk!: • J Alcntiti J1J111 rar; Jicin Diout, J(*»m Kcrr J* AiiiLurv u i i< t J* rrance • 1 • 1 « « • » M t I Bunl °P L11 IbSb 1 honorable M.SheliMi, I^ejs qU»jig scprésenteront.Lerédac- Lord Stanley de Preston, lui faisant part de trésorier de la province, \ citait annum ci I politique s’efface et passe la plume Ises regrets de ne pouvoir le recevoir officielle ù l’assemblée législative que nous avions jau rapporteur.meut à Ottawa pendant son séjour ici.Lord O .A.3ST -A_ ZD -A.QUEBEC, 25 OOTOBRE 1890 fATTITUDE DE IW.AU RI ER La I évité publie un article sur la politique fédérale, Nous manquerions a la loyauté si nous nous disions que cet article est favorable au gouverne-nient de Sir John.Bien au contraire, M.Tardivel ne se gêne pas pour manifester son hostilité au cabinet conservateur.Mais en même temps cet écrit renferme des considérations très justes sur le bill McKinley et sur l’attitude des chefs libéraux relativement ù la question du tarif.Nous croyons utile de V reproduire quelques passages de cet article qui ne saurait être taxé «le partialité, puisqu’il ne vient pas d’un bleu.Naturellement, dit la Vérité-, les chefs et les journaux libéraux exploitent la situation actuelle contre le gouvernement.»Si le congrès américain, disent-ils, a voté cette lui McKinley, c’est une manière «le représailles et j»oiir répondre à la législation vexatoire d’Ottawa.Ils semblent oublier que cette loi est dirigée tout autant conutre les pays européens que contre le Canada ; que e’est une sorte de déclaration de guerre commerciale luncéé* à l'univers entier.Le bill McKinley est l’œuvre des uméricnn iss unes qui s’iruagninent (pie les Etats-Unis constituent le inonde civilisé et qu’cn dehors de la république il n’y a guère que des peuples barbares.Nous croyons que que cette législation suscitera tant d’embarras aux Américains eux-mêmes que le congrès sera bien forcé de la modifier avant longtemps, .Après avoir exprimé l’opinion que le bill -McKinley ne mettra pas" fin au commerce entre le Canada et les Etats-Unis, le directeur «h* la Vérité poursuit : Quoi qu’il eu soit, nous trouvons que les journaux libéraux ont graudeincnt tort de se lamenter comme ils font depuis quelque temps.A les en croire le bill McKinley sera la ruine complète du Canada ; nos populations ne pourront plus que vivoter misérablement.Ces jérémiades sont déplacées, indignes d’hommes sérieux, de patriotes qui ont coufiancc dans les ressources de leur pays, Les libéraux ne voient qu’une chose qui ait à leur yeux la moindre importance : le renversement du gouvernement fédéral.Ils s’imaginent qu’en braillant très fort à propos du bill McKinley ils vont perdre les ministres fédéraux dans l’opinion publique, et ils braillent de toutes leurs forces ; sans fair utteut ion que la posture qu’ils prennent cadre guère avec cette légitime fierté nationale que les journalistes et les hommes publics doivent avoir.Il n’est que juste de dire que si les conservateur# étaient à lajplace des libéraux, ils ue tiendraient probablement pas uuc conduite plus patriotique.Car une triste expérience, nous prouve que les partis politiques, quel que uom qu’ils se donnent, ne reculent devant aucun moyen — même le dénigrement de leur pays—pour arriver à leurs fins.Un peu plus de dignité serait de mise en cette occasion.En supposaut que le bill McKinley doive nous causer tous les inconvénients que prévoit la presse libérale, il n’est fait des dépenses dites sjiéciales, durant 1 exercice 16S/-66, poui un chiilie de I polémique cessât.C b0b0,532.(Comptes-public& 1888, p.U).I meut aux convenances du journalisme, Lu 1689 M.Sliehyn venait encoie J n*a pas tardé à dégénérer en d’odieu-annoncer ù la chambre que le gouverne- J ses personnalités, ment Mercier avait encouru des dépenses spéciales pour un chiffre «le S405,- I La première réception otlicielle qui 459.I sera faite au comte de Taris, aura lieu Pour l'exercice 1889-90 M.Sheliyn I aux Trois-Rivères, où le vice consul demandant aussi un budget de dépen- I belge, M.L.De LaVallée Poussin agisses spéciales s'élevant ù 8372,041.1 saut d’après les instructions du consul (Budget 1890, p.32, et Budget suppl.belge à Québec, présentera au comte de 1890, p.5.) I Paris les hommages de la colonie belge Enfin pour l’exercice de 1890-81, M.en sa qualité de cousin du roi Lépold do Shehyn venait devant la chambre avec Belgique.On a organisé un grande récep-un budget de dépenses spéciales de tion au comte de Paris aux Trois- Riviè- apporteur Il était grand d’ailleurs,temps que cette I Stanley ajoute que s’il n’eut pas été absent ° îommencée conformé- aux provinces maritimes, il se serait fait un devoir de lui présenter ses hommages.8912,183.Récapitulons : En 1S87-88, dépenses spéciales.8 En 188S-S9 “ Eu 1889-90 “ En 1890-91 “ u u i.res où il sera reçu par le maire, le conseil et toute la population, dimanche soir, a 7 heures, et sera escorté jusqu’à l’hôtel 105 159 v^e Par une procession aux flam-372 0411 beaux et trois corps de musique.Une 912,1831 adresse sera lue par le maire.Le matin S9 360 °151 *Vant’ Pr*nce sera reçu par Mgr I La flèche et le clergé, et les zouaves des à oila donc en quatre exercices une Dr.• r,- } • / _ _ _ 1 .I Irois-luvières lui présenteront une somme de dépenses spéciales, c’est-à- , T ^ *.• i t • • .1 1 ' I adresse.Le comte visitera le sommaire, dire imputables au capital, de 82,360,- D * i t- i* ., , 1 1 ’ lies couvents des Irsuhnes et de la ° 15 I ., ~ ’ .1 Providence et partira à midi pour Qué* Nous ne discutons pas les classifica- D ^ tiens «le M.Shehyn, nous les prenons telles qu’il les donne.Maintenant en face de ces 82,360,215 de dépenses imputables au capital, quels sont les surplus réclamés par le trésorier { En 1887-88 M.Shehyn prétendait savoir un surplus de 372,000.En 1888-89 il réclamait un surplus de 884,565.Pour 1889-90, il provnvail un surplus de 852,502.(Discoes budgétaire de 1889, p.53).Pour 1890-91, il prévoyait un surplus de 834,877.(Discours budgétaire «le 1890).Comme on le sait nous ne discutons pas ces surplus qui n’ont jamais existé que dans l’iinagination du trésorier.Nous prenons ses affirmations purement et simplement.Récapitulons encore : Assises criminelles SriTK DK.L’AUDIENCE I)F.LA PRÈS-MIDI 24 octobre 1890.A six heures p.m., le jury vient en cour et déclare qu’il ne s’entend pas sur le verdict à rendre.Il retourne alors délibérer pour la nuit.Son Honneur le juge Bossé a annoncé hier que l’entrée de la salle d’audience de la cour criminelle sera strictement interdite aujourd’hui durant le procès de Nazaire Simard, à toute autre personne que les membres du barreau et les représentants do la presse.Le procès de Cardinal est remis a lundi.LE COMTE DE PARIS A MONTREAL Ovation u la gare Reception enthousiaste VIVE LA FItANCK ï En 1887-88.surplus réclamé.8372,000 En 1888-89’ “ 84,565 En 1889-90, “ 52,502 En 1890-91, “ 3-1,877 $543,944 De sorte qu’en admettant ses propres chiffres, M.Shehyn n’aurait pour ces quatre exercices, «pie 8543,944 de surplus pour faire face à 32,300,245 de dépenses spéciales, imputables au capital.Faisons une soustraction ; Dépenses spéciales.$2,360,215 .Surplus réclamés.543,944 Déficit.$1,716,271 Sur cet excédent de dépenses spéciales comparées aux surplus ministériels, il y avait tout au plus 8700,000 de payables à même le produit de l’emprunt de 1887 De sorte qu’il reste un déficit d’au moins SIJOOO,000 dans les opérations des ces quatre exercices, en prenant les chiffres même du trésorier.Quand donc va s'arrêter cette farce ruineuses des dépenses spéciales ?A la prochaine session nous sommes convaincu que la même histoire va que le Grand-Trouc avait gracieusement mis Moutréal, 24 octobre—Le comte de Paris et sa suite viennent d’arriver à Montréal.Enthousiasme indescriptible.Des milliers de personnes présentes, parmi lesquelles on remarquait, entre autres, tous les universitaires au nombre d’environ 500.La foule a crié : 11 Vive la France ! vive la France ! ” Le comte a salué, paraissant très ému de cette belle ovatiou.Le comte s’est rendu au Windsor où les membres du comité lui ont été présentés, ainsi qu’à son fils le duc d’Orléans qui, par parenthèse, est un fort joli garçon.Le comte s’est immédiatement retiré dans ses appartements et il a déclaré qu’il se mettrait à la disposition du comité demain à neuf heures.A Brockvillc, le comte a été l’objet d’une fort belle démonstration de la part des autorités civiques des canadiens français de l’endroit.Au moment ou le comte prenait le train pour Moutréal, les délégués lui ont été présentés ainsi qu’à sa suite, dans le char spécial recommencer, à leur disposition.COA8KIL MIIAICUML VoyniroiiM «IlNtiiiKiie*—I.e*t plan* «lu n«»iivc*l hotel «le ville 11 y a eu séance du conseil do ville, hier soir, sous la présidence de Son Honneur le maire Frémont.Entres atres lettres usoumises au conseil par le greffier, est une communication de M.Bell.d’Ottawa, l’informant que quatre-vingt-quatre membres de la British Iron and Steel Institute et de l’Association Américaine «le.s fondeurs de métaux, visitant le Canada, s- ;ront à Québec le 4 novembre au matin, et ; riant le conseil de s’unir à l’hon.M, Mercier pour recevoir les distingués voyageurs.Un rapport du comité des chemins demandant un crédit supplémentaire de $4,000 pour certains travaux urgents sur la rue Dambour-gès est renvoyé au comité des finances.Le rapport du comité des chemins recommandant ([lie le contrat pour le bois de chauffage soit accordé à M.Laine, le plus bas soumissionnaire, e*t soumis au conseil et adopté après discussion.M.l’éclievin Del i sle voulait accorder le contrat pour le merisier à 84.50 à M.Jérôme Collin.Le maire informe le conseil que le comité spécial chargé des plans du nouvel hôtel-de-villc a choisi comme troisième juge, M.Roy, architecte, de Montréal, «pii a accepté la charge.Les juges doivent se réunir mardi et procéder immédiatement à leurs travaux.Le conseil leur vote $20 comme honoraire.On dispose d’un petit malentendu survenus à la suite des dernières élections municipales* MM.Corrivcau et Paré étaient les avocats de la corporation pour les causes de St-Sauveur.Pour sc présenter aux dites élections, M.Cor-riveau s’était démis de .sa position comme tel avocat, et les causes de œt-Sauveur ont cessé d être confiées à la société Corrivcau et Paré • M.Corrivcau retire aujourd’hui sa lettre de démission et demande que la société légale dont il est membre reprenne ses privilèges.Le conseil accorde la demande.Le conseil s’ajourne à 15 jours.Aunan U Met;fai* “ I.Mylius D McKill.i W S Main •.« « «.i.Le Courrier du Canada I acaiVian NliWFuUNDLAN1 » .h|o Est en v e * * l «.liez MM.F.Héla II d ROSA R 1 AN;.3500 tabaconisto, ni » i foi.bourg St.Jean, muNTL-vidkan.3500 Filteau, Libraire, nie Buade, Haute- - Ville, Drouin et Frère, rue Sf.Jostph Service de Liverpool IamU» i St Koch, et ù I.évis, chez M.O.A Québec et Jl i, ?'"1 l)?mers, station do l’I.C.it.|- lurejL De Quebec aux Ànîiiies NOTES DE VOYAGE Bar M.UaLt* MON’! M J NS ( r (ha tin un! plus intéressants.J.A.LA KG LAI h.Kfi it eu r.De Liver; oui iS sept 25 14 2 oct.«t (< 1.9 16 2; R tea mers 11 Parisian.tCOREAN.Circassian.Sardinian.Polynesian.Parisian.tCOREAN.De Montrai t> oct.«5 “ 22 4* 2 9 “ 5 nov 12 44 19 44 Ht Q-éct 9 oct 16 44 *3 " 30 “ 6 tCT 13 44 20 44 f N.B.—Le “ Corean ” n’a pas d’accoc* dations pour aucune classe de passagers dins «r voyages fie Montréal et Québec à Liverpool.* Les steamers de la malle sont dépêchés Montréal fie jour les mercredis, les passagers d& rant s’embarquer à Montréal peuvent le faire charge extra) après S heures, le soir précédent Les steamers parlent fie Québec à 9 lin A.M les jeudis.Prix du passage do Québec: Cabine .$Go.co,$70.00 et 5v.\c Suivant le steamer et l’accomoilation Intermédiaire.Lntrepont.520 Xotc —Le 44 Parisian ’’est éclairé par la iaair électrique Service de Glasgow, Québecef Montréal rn ARRETES GRATIS De Glasgow S tenir ers De Montrés! C.liugcu Ica vers le 27 Sept.Sa RM ATI A N 14 Octohe.4 Octobre Siberian 21 44 Il 44 Buenos A y khan.28 44 18 44 Pomeranian a Nurinilw 2^ 11 Norwegian 11 44 1 Nov.Sarmatian 18 44 Service de Londres, Québec d ÇVfê i J,-A-•- * suivant la direction.Aucune convulsion après le premier jour d'emploi Directions et une bouteille de $2.00 sont envoyées gratuitement aux malades I Montréal.de convulsions, pourvu qu’ils paient le prix de |-L l’express pour l’envoi.Envoyez vos noms, l'adresse du Bureau de Poste et de Pcx près# «lu mudale au Dr KLINE, 931 Rue Arch, I’iiiladelmiik, Pa Voir les Dv«jguistex Défiez-vous des contrefaçons.Québec, 17 déc.—\ oct.1SS9—laïufpE.1053 De Londres I Octobre 9 “ 20 44 Steamers •• • • • • « 1V Montréal L-i.lires le oa vers le 20 OCo’ re.«1 3° , 10 Nuveiarrci Aux sourds Une personne guérie de suniité et Je bruits dans la tête après 23 années, enverra une description (le sa maladie gratis à toute personne qui on fera l’application à Nicholson, 177 me Mcüougal, New-York.Québec, 16 février 1889.Sôs» Convulsions T«juds les attaques d’dpilepLi*4 son ! arrêtés gratis par le Grand Restaurateur Nerveux du Dr Kline.Aucune convulsion apèrs le premier jour d’usage Cures merveilleuses.Directions et bouteiile d'essai de $2 gratuitement.Adresse au Dr K UNE, 951, Arch St., Phila., Pa.Assyrian, Grecian., Brazilian.* Ces steamers n*.: tian>poil ‘iit pas .le pour Liverpool.•“9- De s billets fie retour l» -:i jmui l21W TRAINS ARRIVERONT A LÉVIS par les avocats de la défense, c’est qu’il ne la .croyait pas nécessaire, mais si elle leût été, il ] ^ iulifa» et St-Jean.10.40 .• Loup DxlhoUiic .I 2.35 Eaxtern aurait demandé au témoin de répondre quand bien même ce témoin eût été Son Excellence le gouverneur-général.L'Electeur a reçu une foi?de plus, eu cour, ce matin, une leçon dont il devrait profiter.c ia Pdvièic-du-Loup D°c.Québec, 25 octobre 1S00.FRS.DANCAUSSE, H.C.S.Québec, 25 octobre 1S90—if.33 CANADA ) Province de Québec î COUR r»E CIRCUIT Di-trict de Québec.\ Québec, Montmorency et Charlevoix * demi heures?rix 20 cent* aller et retour.*cr ICIN'Il AIN M RIF, GASl’E, MAL '.AIE, ou POINTE ST-PIERRE, Sl’MMFK SIDE, CHARLOTTETOWN et PiCTOU/anV 9 00 A.M.—Train mixte part de !a Rivière- tant a tous les ports intermédiaires, excepté!U e-Pierre tou- les jours, à 4.40 PO IN i E Al X PERES, pendant quelques henrej A.M., (et de Saint-Raymond Pol7 Permettre aux passagers d’aller h terre, à 6.20 A.M.) arrivant à Qué- Excellente accommodation ponrles passagers, bec à 9.co A.M.1’ 7.00 F.M.—Express direct part de Rober- ',i %-al o S.co A.M.tous les ' .r .1 jours,(c: du la |onction Chaut- ‘ u“.r *.* !ret « le ****¦& Vis: AR'IllUR AHEKN, _ _ .j r Secrétaire, Le fret pour tous le» pnnts des dull.et- du Lac ,1,1 • ‘ — * J u u I A.Rirf'Q St-Jean et Saguenay, à 1 Est de la Jonction Cham- ^ STOCKING bord tzst enregistré pocr la jonction Chambord, et A^cnt des tissagers, oour Roberval et les endroits a l’Ouest enregistré ^ Kn hka?’ pour pour Roberval.25 minutes pour prendre le iar.ch au lac Edouard Le fret ne sera pas re^u à Québec après 5 heures _ p.m.En face de l’hôtel Québec, 22 avril 1S90 Louis ABRAHAM COTÉ, No 2863 vs PETER CUMMINS, Demandeur, Défendeur.Billets de retour de première classe, aux taux d’un _______ simple b'ilet, de Québec à toutes les stations caiis .VL,UUL., ri.M.v., , tsifii.i Its samedis bons pour revenir jusqu’au mardi iUA\bnbh i>L gl LBLL A Lfc»\ Ib.suivant.INTERCOLONIAL Excellentes terres à vendre par le Gouvernement | dans la vallée du Lac St-Jean, a de- prix nomi-1 a ix.Ixr chemin x d K V.W.Le lieutenant gouverneur a lancé dei invi- AVIS PUBIC est par le préect donné qu'en tâtions pour un diner à Spencer Wood, lundi ; vcrîu 11 c‘c sf/ir.en l’honneur des^n A.K.Mer le comte de Pari.- LF BAXQIFT Les billet- jx)ur le banquet au comte de Paris .v.* vendent rapidement.II y en a déjà cent cinquante de Ceux qui vou- dront a-.-i.-ter à eette !>eile démonstration font bien de se hâter.cute cause, les meubles et effet» du dit défendeur saisis en cette cause seront vendus le HUITIEME JOUR DE NOVEMBRE prochain, à NEUF HEURES de Pavant-midi, sur le marché Montcalm i en la cit * de Québec.Les meubles et effets cor-Plusieurs prêtres du diocèse de Montréal ; * sum en 2 genterie, tab’e, d-c.par moi I*rotrp«* nmlHilos sont incapables par maladie d’exercer leur ; s'^fL'JgT,e nini^ère Qucl>ec» 25 octobre 189c.ministre.i THEODORE ROBIT.aILLE, Qucb.c, 25 octobre iSod — if.H .C.B.34 M.l’abbé Huot, curé de St-Paul 1 Ermite.L-t dangereusement malade.M.l’abbé Gratton, curé de Ste-Boae.c*>t aussi gravement malade à l’H»>tel-Dieu de cette ville.Cependant son état -’est amélioré CANADA depuis quelques jours Province dk Qt'Êtrc, ICOt R SUPÉRIEL RE ! M.labhé Dozois.curé de ia Poii.te-aux- M«rict .le Qirtbec.J .le, Di RNIEIthS DEPECHES Jack l’evesrireur Londres.25 octobre.—Jacque- l’éventreur a encore causé uue sensatiou parmi la police et le- ré-ident- de S*«uth Hampstead.Cette nuit dan- une rue écartée «lu voisinage, des pa-.-aut- ont trouvé dau- une allée obscure le cadavre d’une femme, dont la tête était pre-qué tranchée.On crie comme de plus belle à Jacque- l'Eventreur.Le fi*arleineul anglais Londres.25 octobre.—La Gazette Officielle annonce l’ouverture du Parlement pour le 25 novembre.Mgr Freppel et le budget Paris, 25 octobre.—Bans la chambre des députés hier.Mgr Freppel a fait une attaque énergique contre le budget.Il a recommandé des économies.** Le budget, a-t-il dit.jksc lourdement sur la condition financière de la France, parce qu’il est devenu une arme contrôla religion." f-c profe.n O'Shea Londres, 25 octobre—Le procès daus l’action pour divorce du capitaine O’Shea contre sa femme, avec AI.Parnell comme co-répau-datit est fixé au milieu de novembre.M.Parnell a retenu pour son avocat sir Charles Russell et M.H.Asquith.Trembles, est également attteint d’une maladie dangeureuse et alité.ottulinntK u Montreal La Pr*.
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