Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 20 juin 1890, vendredi 20 juin 1890
34eine Année i^o J5 -E(iition quotidienne—Uième Année Vendredi, 20 Juin 1&00 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS, J Si OROIS.'I 11 0 MAS OUA PAIS, Rédacteur en Chef.LEGER BROUSSEAD, Editeur-Proprietaire.•*cc*v?ysa LES PECHERIES DE terreneuve Le petit feu de paille allumé naguère à Terreneuve à propos de la question des pêcheries annonce la prétention de tourner à l’incendie.A I ondres.les journaux sont pleins de détails sur l’agitation dangereuse qui rè'nie parmi les Terre-Neu viens.Les ° Terre-Neuviens n’acceptent pas le modus vendi ; ils prétendent (lu’ils sont sacriliés par l’Angleterre, que les pêcheurs français leur rendent la vie intolérable, et que si l’Angleterre ne peut pas mieux les défendre, ils vont se jeter dans les bras des Etats-Unis.Par le lait, comme le remarque un journal anglais, chaque Terre-Neu-vien'est devenu une manière ùq rebel* (e et lord Salisbury est fort embarrassé.— On le serait à moins.— Les droits'que la Franco a conservés sur les côtes de Terre-Neuve sont incontestables.La France ne pourrait les sacrifier sans subir une déchéance [nistériel dont les articles et les idées font Jlorès depuis quelques jours dans les colonnes du G alignant et dans les journaux de Londres.M.Deloncle soutient cependant et avec énergie les droits de la France à Terre-Neuve.Mais il estime qu’on pourrait s’entendre moyennant une compensation en Afrique ou ailleurs, lit il ajoute qu’en somme les pêcheries françaises sont très réduites à Terre-Neuve et que la dernière saison a amené là-bas une quarantaine de bateaux seulement.Les journaux de Londres se réjouissent beaucoup de cette assertion,et ils entrevoient déjà le moment où les rachat des droits français deviendra en somme une affaire peu coûteuse à traiter.Nous croyons que c’est là une erreur de M.Deloncle et de ses commentateurs de Londres.La pêche de Terre-Neuve est pour nos vaillantes populations maritimes de l’Ouest une très grande ressource, et elle est pour notre marine de guerre une pépinière morale pire qu’une.On pent dire : inestimable.Qu’on parle de la ques-eela sans méconnaître que les droits tion à un marin, et on n’entendra de pêche conservés par la France à j pas le son de la cloche de M.Delon-Terre-Neuve sont pour la population 1 cle ! terreneuvienne une cause de gêne et Quant à l’acuité que la question a d’ennui.b ; prise, elle est due pour une bonne Mais il n’y a pas de propriété qui part à la presse de Londres.Si, dès n’entraine des charges : en dépouil-1 l’origine, on avait calmé l’agitation lant la France de sa colonie de Terre- des politiciens terre-neuviens, ce se-Neuvc tout en lui laissant le droit rail aujourd’hui fini.On l'a encou-de pêche, que les Français pouvaient j ragée, on a plaint les Terre-Neuviens, encore défendre, l’Angleterre s’est ; on leur a fait entendre que lesFran-solennelleinent engagée à protéger1 çais étaient bien exigeants, bien ce droit contre ses propres colons.j envahissants dans leurs prétentions, Et quand les Terre-Neuviens pré- j et le feu de paille est devenu un petit tendent qu’ils ne peuvent se passer .incendie.du droit de pêche sur la côte réservée Car, à en croire les dépêches de aux Français, laUricte justice exige- Saint-Jean, Terre-Neuve serait dévorait que l’Angleterre leur répondit .nu un foyer de sédition, d’où ou en-“ Si vraiment vous ne pouvez pas voie au gouvernement de la reine des vous passer du droit de pêche (lms sommations et des menacés qui rap-ces parages réserves aux Français, pellent les souvenirs de la révolte émigrez et allez pêcher ailleurs.La des Etats-Unis.Franco est propiiétaire de la pêche On comprend donc rembarras de comme vous êtes propriétaires de Salisbury.11 est plus difficile au-l’ile ; sou droit n’est pas moins sacré jourd’hui de rappeler les Terre-Neu-que le vôtre.” I viens au respect de la justice et et à Cela n’est pas seulement le langa- l’observation des traités.Mais à qui gc de la justice ; e’e*t aussi celui du ; la faute ?bon sens.Et comme personne ne peut le nier, on s'ingénie à trouver un terrain de transaction.Un Canadien propose qu’en échange de l’usufruit de la côte française de Terre-Neuve on cède à la France la côte (lu Labrador.D’autres demandent que le j Canada traite directement avec la; France pour le rachat de ses droits à ; Terre-Neuve.Rachat signifie ici | compensation.L.Nemours G-odré.A IBS ET H.A V B A BCBOB ABC On lit dans la Semaine Religieuse de la Savoie, du 22 mai : Mgr l’archevêque a reçu, au cours Car la France ne saurait accepter de sa seconde tournée de visites pas d’argent pour une concession de ce j torales,un bref qu’a daigné lui adre-genre.Et les propositions qui lui : ser le Souverain Fontile Léon XIII, propositions qui vienent du Canada seront sans doute écoutées avec sympathie, car les Canadiens ont admirablement agi dans la circonstance.Pour répondre aux instances des délégués terre-neuviens auprès du Canada, ils ont déclaré qu’ils ne pouvaient les encourager dans cette campagne antifrançaise.C’est en France même que les passions teire-mmviennes ont trouvé un contradicteur plus commode que ceux du Canada.Nous voulons parler de M.Deloncle, le politicien mi- en réponse à la lettre par laquelle il avait rendu compte à Sa Sainteté de l’audience que la reine d’Angleterre Impératrice des Indes, avait bien voulu de son propre mouvement, lui accorder, le 8 avril dernier, pendant son séjour en Savoie,aux eaux d’Aix les-Bains.Pour l’honneur du clergé et des fidèles de son diocèse, Monseigneur nous a permis de publier textuellement cette magnifique lettre et d’en donner la traduction en français : Voici cette traduction : LEON XIII, PAPE Vénérable Frère, salut et bénédiction apostolique.Ce que vous Nous avez écrit, le 15 avril, avec tant d’empressement et de soin,au sujet de votre entrevue avec Sa Majesté Impériale la reine d’Angleterre et de l’entretien que vous avez eu avec elle, Nous a causé un agréable sentiment de joie.Nous sommes heureux de savoir qu’ello vous a reçu avec affabilité, remerciée avec autant de vérité que d’à-propos, de sa bienveillance envers les catholiques, et de lui avoir rappelé l’estime que Nous avons conçue pour elle dès la première fois qu’il Nous a été donné de la connaître et cle lui parler lorsque Nous étions chargé de la Nonciature en Belgique.Le souvenir de ce temps demeure gravé dans Notre cœur.Nous avons aimé l’empressement avec lequel vous Nous avez informé d’un lait qui Nous touche personnellement et qui était de nature à Nous procurer quelque consolation dans l’amertume des temps présents.Ce zèle dévoué, les termes magnifiques dont vous ôtes servi pour parler de Nous à cette auguste souveraine, l'insistance pieuse avec laquelle vous vous ellorcez, par vos prières d’attirer sur Nous le secours divin, c’est là un témoignage spontané de votre attachement; Nous l’attribuons à l’affection spéciale et distinguée que vous avez envers Nous.11 Nous serait impossible de ne pas iroir pour agréables de telles dispositions, aussi éprouvons-nous pour vous une affection non moins grande et, pour vous en donner un gage, Nous vous accordons avec tendresse, dans le Seigneur, à vous, au clergé et aux fidèles qui vous sont soumis, Notre bénédiction apostolique Donné à Rome, près Saint Pierre, le 25 avril 189 et la treizième année de Notre Pontificat.LEON XIII, PAPE.UNE STATUE 11 paraît qu’on va inaugurer une statue érigée à feu Raoul Duval en sou pays natal.En lait de statues, je suis très coulant ; je les admets toutes.Et puis, elles contribuent à faire vivre la classe intéressante des sculpteurs.Elies peuvent même être pratiquement utiles, surtout quand elles surmontent des fontaines.C est la légion d’honneur des morts,et il n’y a que des esprits chagrins capables de protester contre la diffusion, même un peu excessive de la Légion d'honneur.^ Si on pouvait faire le total des jouissances que cause à quelques hommes le droit de porter un petit bout de ruban rouge sur le revers gauche (le leur habit, et ie comparer au total insignifiant des inconvé.nients qui en résultent pour ceux qui n’ont pas ce même droit, tout le monde serait demon avis.Donc je suis prêt à considérer comme très heureuse l’idée qu’ont eue les voisins de Raoul Duval, de de lui élever une statue.Ce charmant homme a eu un nombre considérale d’amis pendant son trop court passage ici-bas, ci il les méritait.11 était difficile, en effet de ne pas se laisser prendre à ces séduisantes qualités morales auxquelles Dieu avait donné la plus exquise enveloppe physique.Jusqu’à sa mort, et bien qu’il eût déjà dépassé d’un lustre le demi-siècle, comme on dit à l’Académie, il resta semblable à un jeune chef gaulois.Avec sa chevelure et sa longue moustache blondes, sa haute taille, sa forte carrure et ses deux yeux bleu d’acier, il éveillait l'idée et reproduisait le type de ces héros enfermés dans Alésia, qui défendirent l'indépendance nationale jusqu’à la mort, et dont les pères, aventureux comme eux, étaient allés, jadis, caresser les barbes blanches des sénateurs romains.Il avait du Gaulois Failure militaire.Il en avait aussi l'éloquence, caractérisée par le vieil adage classique qui formule ainsi les deux amours de notre race: Rem mUitarem et argute loqui.Le militarisme et l’argutie.Le Français est un être qui aime la lutte et qui ne sait pas très jbien ce qu’il veut.Raoul Duval aima toute sa vie la lutte et ne sut jamais très bien ce qu'il voulait.Toute sa carrière en est la preuve.A vingt et un ans, il était déjà substitut du procureur impérial à Nantes, étant d’une famille de robe et fils d’un premier président, ancien membre des commissions mixtes.En 1870, avocat général à Rouen, il donna sa démission.L'année suivante, il était député de la Seine Inférieure.A l’assemblée nationale, il devint un des orateurs favoris de la droite et se fit connaître par des interpellations célèbres une, entre autres, qui avait pour but d’interroger le gouvernement de M.Thiers sur “l’attitude du ministère relativement à plusieurs membres de la Commune et notamment au sieur I\anc A cette époque, il s’était engagé avec le parti orléaniste, qui portait le nom de centre droit.Il concourut avec lui au renversement de M.Thiers, le 24 mai, et je me souviens de l’avoir rencontré, connu et aimé, à cette époque.Tout le monde disait qu’il allait être ministre.Tout le monde l'en félicitait par avance.Je fis comme tout le monde.Il se défendait très mollement et en homme qui a pris son parti du maroquin.Aussi fut-on très surpris lorsqu’on le vit déclarer publiquement qu’il ne fallait pas songer à la restauration de la monarchie, car la restauration de la monarche était la seule raison, j’ajouterai même la seule excuse du 24 mai.Et les gens qui firent le 24 mai s’en étaient surabondamment expliqués entre eux.*11 se fit inscrire au groupe de s a ses l’Appel au peuple, revenant anciennes amours impériales.Il y resta jusqu’à la fin de l’assemblée, se mêla au mouvement dissolu-tionniste après l’avoir combattu, vota contre les lois constitutionnelles, contre le septennat et rentra, comme député de Louviers, à l’assemblée (le 1870.Lorsque survint le 10 mai, il fut un des onze députés de la majorité qui refusèrent un vote de confiance au ministère de Broglie.Et, pendant deux législatures, il fut tenu à l’écart de la vio politique par les électeurs.11 ne revint qu’en 1884, pour accomplir la dernière et plus célèbre de ses évolutions.Elle consiste à rompre avec le parti impérialiste comme il avait rompu avec le parti orléaniste, pour fonder un groupe un peu bizarre qu’il appela ; Droite républicaine ” et qui compta jusqu’à deux adhérents.Sa théorie, qu’il exposa dans un discours qui cherchait l’effet et qui F obtint, était celle ci : • “11 est inutile de nous obstiner à barrer la route à la république ; il vaut bien mieux essayer de nous en emparer.” Naturellement il fut couvert d’éloges par ceux-là même qui l’auraient combattu à outrance si son système avait eu la moindre chance de réussir, c’est-à-dire par les républicains ; parce que les républicains comprirent — et ce n’était pas difficile — qu’il j désorganiserait, s’il était écouté, la phalange conservatrice sans leur enlever une miette (le ce quoi ils tiennent par dessus tout, c’est-à-dire l’influence, les places, le budget, les fruits de cette grasse ferme qui s’appelle la France.La tentative malheureuse de Raoul Duval est restée son principal sinon son unique titre de notoriété posthume.Et.la politique a eu cette dérision, que cet homme si bien doué ne conserve un peu de gloire que pour avoir essayé un jour de marier une carpe avec un lapin.Or.pourquoi Raoul Duval a-t-il échoué ?Pourquoi ses pâles imitateurs sont-ils destinés à échouer, eux aussi Y • Ce n’est pas par manque de talent, ce n’est par manque de bonne volonté ; c’est par manque de logique et de sens commun.C’est parce que lui et eux partagent avec la majorité des Français, je le reconnais, une erreur singulière, qui consiste à croire que le gouvernement actuel a de la république autre chose que le nom, et à ne pas comprendre que, sous l’épithète de république, la France subit depuis depuis vingt ans la domination d’un syndicat composé d’un certain nombre (le particuliers, qui ont profité de ce que la patrie était envahie par un million de baïonnettes étrangères pour s’emparer de son gouvernement, et qui le conserveront peut-être jusqu'à ce que ce malheureux pays, en effaçant les traces de ses désastres, biffe de son histoire la raison d’étre de ce néfaste syndicat.Ces hommes avaient des principes, et c’est à cause de ces principes que la France, qui venait de voir naufra-ger le principe opposé, lesasubis, les a même acclamés.Mais une fois maîtres de ce pouvoir, longtemps rêvé et obstinément cherché jusque dans les ruines de la patrie, ils se sont hâtés de répudier l’austérité affectée de leurs principes, pour se ruer dans les jouissances qu’ils reprochaient précisément au gouvernement de la veille.Les républicains du 4 septembre 8c sont tous bonnement couchés dans le lit de Napoléon III, comme les Jacobins du 10 août s’étaient couchés dans le lit de Louis XVI.Ils ont respecté la forme impériale dans son mécanisme et jusque dans ses pourritures.De telle sorte que, ce que nous ayons aujourd'hui, ce n’est pas la république : c’est un empire sans empereur.De telle sorte que, aujourd’hui, la république, ce n’est pas la république : c’est une troupe de gens gouvernant d’après le système impérial.De telle sorte que la république n’est qu’un simulacre, un mot destiné à masquer une secte abritée derrière lui, criant et persuadant au peuple français qu’on attaque l’essence même de la république quand on attaque uniquement les gens qui composent cette secte.De telle sorte que la république n’existant que de nom, vouloir faire avec des conservateuis une droite républicaine, c’est vouloir forcer les conservateurs à adopter, non pas les principes de leurs adversaires, puisqu’ils n’en ont plus, puisqu’ils les ont abandonnés, mais la personne même de leurs adversaires.De telle sorte que, en résumé, dire : il y a désormais une droite républicaine, c’est dire : il y aura désormais une droite qui ne sera plus conservatrice, une droite qui ne sera plus une droite, ce qui est un non-sens.Ah ! si les républicains venaient nous dire : “ Nous allons faire la république, c’est-à-dire un gouvernement appuyé sur certaines constitutions admises par le bon sens et éprouvées par l’histoire.Il y a deux républiques en ce moment-ci au monde qui sont ilori6Santes : la Suisse et les Etats-Unis, nous allons nous modeler sur elles, nous nions décentraliser ce pays-ci, mais le décentraliser sérieusement, c’est à-dire le décentraliser jusqu’à le fédéraliser, nous allons lui donner toutes les libertés et lui rendre toutes les initiatives.” Oh ! alors ce jour-là, je comprendrais l'existence d'une droite républicaine, et j’aurais besoin de faire effort moi-même pour n’en être pas.Mais est-ce que c’est cela qu’on nous propose ?l’as un seul instant.On nous dit : “ La république,c’est d’abord quand nous avons des places, c’est ensuite quand nous pouvons embêter les catholiques.Et si vous n’admettez pas tout cela, vous n’ètes pas républicains.Et tout cela, nous le voulons conserver avec les formes usitées par les monarchies, avec la centralisation, avec les louages adini- !i i.kton du COURRIER DU CANADA 20 Juin 1890-N" 37 LE tira DIS (suite) utile tenait la main de Lazare, nntenait ce turbulent enfant qui, ité, pleurant, redoublait d’ellorts échapper à sa sœur et courir au nt de la procession.* i avant des marins qui suivent ute de Notre-Dame do la Garde* >bjet d’une forme gigantesque, irait à demi caché par un lam-de toile grossière.îs débris de vergues l’environ- 1 • 2 trophée funèbre, preuve d’un tcle de la Vierge, est apporté au même do son sanctuaire, i curiosité do Victor est excitée le grand concours do peuple.Cet oto étrange répand une majesté santo sur la cérémonie.Il n’a d paru aux naufragés qu’il serait snnt de venir brûler à l’autel iculeux quelques livres de cire, portent les témoignages do la oction do Madame la Vierge, et ront pieds nus le radeau do la Providence.Victor s’avance, regarde.Il se penche encore.Il a mal vu, sans doute.Cela n’est pas, cela ne peut pas être.Puis, brusquement, enveloppant sa mère de ses bras, il pose une main sur ses yeux.| “Par pitié, lui dit-il, viens, no regarde pas, ” —Qu’y a-t-il ?demanda Madeleine.Quel spectacle veux-tu me cacher.Ces marins vont bénir Dion d’avoir accompli un prodige, demain ce sera notre tour.” Victor ne répondit rien.11 tente d’entraîner sa mère.La foule compacte, que la petite église ne peut contenir, se presse sur la terrasse, comme le groupe formé par Vic*or, Marthe, Madeleine, Julien et Gaspard.; Lazare est dans les bras du négociant.Tout à coup un chaut éclate, chaut célesto que l’on dirait apporté par les anges ; et au moment où les premiô-'res° notes do 1’“ Ave Maris Stella ” 1 montent vers le ciel, la voilo déchirée qui couvrait l’épave tombe aux yeux de la foulo.‘‘Le “Centaure,” la figure du “ Centaure.” Cos mots frappent Madeleine comma un coup do foudre.Puis le sentiment qui nous porte à vouloir connaître le mot de notre destinée, la pousse en avant, malgré les ellorts do son fils et les prières do Gaspard.Elle fend la presse, elle prie, elle ordonne, elle passe.Son nom prononcé par quelques-uns lui ouvre un chemin.•Elle voit, elle reconnaît la figure ornant la poupe du navire de Nicolas; plus de doute le vaisseau a péri.Mais les marins sauvés.ces pèlerins.! Oh ! Dieu est lion, il a sauvé son | époux.Compiau revient an jour .dit.Avant de frapper à sa porte, il j entre dans la maison de Dieu, Dieu qui le garde à sa famille, à sa fille, à ses fils.Par une Providence spéciale, il les réunit tous sur cette colline en quittant l’autel, il tombera dans leurs bras.Elle poursuit sa rente, l’image du “ Centaure ” cesse de l’ollrayer ; elle passe en une seconde de l’excès du déserpoir à une confiance absolue.Marthe et.Victor Ja suivent : le peuple qui les connaît et qui les aime, baisse la tète et garde un silence attristé.Madeleine arrive jusqu’aux femmes prosternées dans l’église.Place ! dit-elle, place ! à la femme de Nicolas Coin pian ! ” Elle approche de l’autel, fixe un œil égaré sur les deux hommes sauvés du naufrage, et ses deux maiusse crispent sur les bras de Gaspard.Le doux pèlerins sont Jacques-Tonnerre le mutilé et le pauvre Fou-Saint-Elme.Madeleine laisse achever “ l’Ave Maris Stella, ” mais quand les dernières notes du chant pieux s’éteignent, elle dit d'un accent impossible à rendre : “ Un u De Profundis ” pour l’àmo de Nicolas Compiau.” La foule qui se levait retombe à genoux.El seule, debout, la femme qui se , croit veuve, récite ce psaume de la douleur.Ses forces sont épuisées, elle chancelle, Jacques Tonnerre avance pour la soutenir la seule main qui lui reste, tandis que le mousse répète : j “ Maître Compiau vit peut-être, [ par la grâce de Notre-Dame.” ' Madeleine secoua la tête.“ Pauvre enfant, dit-elle, tu veux' me tromper par pitié pour ma grande douleur.—Non pas, icprend Jacques Tonnerre, non pas, j’en fais le serment sur l’épave du “ Centaure ”, nous ignorons quel est à cotte heure le sort du capitaine.Voyez ce lambeau, continue l’héroïque marin et déroulant les plis du pavillon qu’il alloués en ceinture ; à l'heure où je crus perdus le navire et l’équipage, je m’en enveloppai pour ne pas le voir déshonoré par les Turcs.—Les Turcs, murmura Madeleine, vous avez été attaqués par t les Turcs Y” # ' Jacques Tonnerre, Feu-Saint-Elnie, et la famille do Nicolas Compiau avaient quitté l’enceinte do la chapelle ; ils se trouvaient maintenant sur la terrasso.A droite de la porto do l'église, la gigantesque sculpture du navire dessinait sa forme étrange sur les murs noircis de la citadelle, le peuple qui avait suivi les naufragés moitiés par dévotion, moitié par curiosité, se pressait auprès d’eux, ! Entourée de ses enfants et soutenue de ses amis, Madeleine offrait la plus navrante image de la douleur humaine.C’est à l’heure où elle venait redemander son mari à Dieu qu’elle apprenait sa perte.Quand elle cherchait du regard sa voile à l’horizon, elle découvrait la dernière épave de son navire.Jacques Tonnerre, monté sur quelques blocs de pierres, dominait la foule avide de détails.U appuyait sur Fcu-Saint-Elme son bras mutilé.Tous les regards se fixaient sur lui.“ Pour lors, commença-t-il, nous étions en pleine traversée, quand le vent changea.La brise, de belle qu’elle était, devint forte, puis grande.on sentait l’ouragan, et la manœuvre protégeait le navire.Le capitaine et le second se multipliaient .On faisait son devoir, quoi! des braves gens ne distinguent pas l’intérêt du maître de leur intérêt propre; la richesse de l’armateur remplit la ceinture des matelots.On attendait donc la tempête.Si elle était venue soûle, nous nous serions crânement tiré d’afl'airo, et lo “Centaure” n’aurait pas seulement mouillé sa croupe dans l’eau.Mais le capitaine suivait des yeux un point noir, et semblait moins inquiet de l’orage que de la coque reconnue de loin pour celle d’un corsaire.Ollioules qui restait sans défiance fut obligé de reconnaître que maître Compiau avait raison, or il fut décidé qu’il valait mieux avoir allaire au bon Dieu qu’au diable, c’est-à-dire à la tempête qu’aux pirates.Une bonne prière, un vœu, quelque chose sorti du cœur, fait souvent taire le rent et redescendre la vague ; mais cherchez donc le mot qui calme un corsaire, et le geste qui attendrit un flibustier.Tant et si bien que le porte-voix du second transmit des ordres auxquels on n’avait rien à contredire, vu l’effet attendu après leur exécution, mais qui présentaient de liers dangers d’après la nature du vent.Il n’y avait rien à répliquer, Le vaisseau so couvrit de voiles, pas un pouce ne manqua, le “Centaure ” filait comme une mouette, mais la bourrasque se logea dans les voiLes ; les cordages, les espars et les vergues, déchirés et dispersés, flottaient lo long des mâts.La hache en abattit deux.Le “Centaure ” pliait et se couchait à bâbord.Allège et ressuscité, il tenta alors de courir., (A suivre) C-5A Le Courrier du Canada, Vendredi 20 Juin 1800 nistratifs de Louis XIV et de îsapo léon 1er ! ” .Alors quoi ?Les uns parmi nous disent “ Rendezvous Louis XI\ ; les autres: il Rendezvous Napoléon 1er ” ; et la lutte se perpétue.Et elle se perpétuera indéfiniment, tant que la république ne sera pas résignée à etre elle-même républicaine.Cette malheureuse république traverse précisément une phase ou elle est forcée d’être moins, républicaine que jamais, d armer son pout oir centra], de poser sur un piédestal monarchique l’homme qui la préside, d’emprunter ait second Empire ses pratiques policières, de poursuivre les nihilistes comme si la Néva, et non la Seine coulait à Paris.Elle se fait droitière en diable ; pourquoi les droitiers se feraient-ils .républicains ?Ce serait trop bête, réellement ?, ^Elevez, bonnes gens, une statue a Raoul Laval, car ce fut un charmant garçon : mais dites-vous bien, en l’inaugurant, que le Français qu elle représente n’a pas vu plus clair que les autres dans la réalité de la situation de son pays.J.CoBNELY.NNONCE' V ELLES Succession—C A Marois, Ptre Séminaire de Québec—O K Mathieu, I .re Collège de Sainte-Anne—C.A.Collet, I\r.\ Compagnie -e navigation du Riche’, eu et OnUiio Ligne Allan (voir 4exe page) Nouveaux Tapis—Behan Bros Le ménagement—Madame X allée.Créd it paroissial.—C.B.L-anctot.CANADA QUEBEC, 20 JUIN 1890 aaaaBBaBfcs L’HONORABLE FU.FLYNN KT U élection de Gaspc La nomination a eu lieu hier dans le comté de Gaspé.L'honorable M.Flynn a prononcé à cette occasion im magnifique discours qui.d’après les nouvelles reçues, a eu un immense succès.M.Carrier n’a pas eu le courage d’accepter la proposition très honorable de faire la bataille côte à côte avec son adversaire.Mais il a compris qu’il n’était pas de taille à lutter avec l’honorable M.Flynn, d’autant moins que le jeune admirateur de M.Mercier a une mauvaise cause à défendre.Il va sans dire que M.Carrier, faute de bonnes raisons pour capter les faveurs de l’électorat, essaiera de se faire agréer au moyende promesses trompeuses et de menées corruptrices.Nous mettons eu garde les braves électeurs du comté de Gaspé contre les agissements des amis de M.Carrier qui va faire l’impossible pour remporter la victoire.L'honorable M.Flynn est l’enfant du comté ; il le j représente depuis près de quinze ans de façon à lui faire honneur.Grâce à ses talents, qui l’ont rendu un des hommes les plus importants du parti conservateur, et un de ceux en qui il repose le plus de confiance, l’hon.M.Flynn domine au-dessus de tous les préjugés que ses adversaires ont tenté de susciter contre lui pour l’amoindrir.Les nombreux services qu’il a rendus au comté de Gaspé en général et à beaucoup de citoyens en particulier,lui ont conquis l’estime et la considération générales.Espérons, aujourd’hui que l’heure de la rétribution est arrivée, il nous semble que les électeurs sauront établir la dili'é-rence entre Thon.M.Flynn, homme intègre, hautement respecté dans les cercles politiques et sociaux, une des lumières de la chambre de Québec, et ce nouveau déballé, sans éducation politique, et dont tout le mérite, aux yeux même du parti libéral, est d’étre le plat valet de M.Mercier.v I NOTES ELECTORALES —L’honorable M.Flynn et M.A.Carrier ont été mis en nomination hier à Percé.Les deux candidats ont parlé, et M.Carrier a refusé l’offre que lui a faite l’honorable M.Flynn de faire seuls la discussion durant la lutte, sans le concours d’orateurs étrangers.M.Carrier a refusé, et il a annoncé l’arrivée prochaine dans Gaspé, des MM.Mercier, Langelier, Déchêne, Turgeon, Fitzpatrick et Cloran, et de M.Pacaud comme organisateur.C’est-à-dire que ces messieurs vont transporter leur artillerie électorale dans la Gaspésie.—Dans le comté d'Iberville, deux des candidats ont perdu leur dépôt : ce sont M.Henri Roy et P.H.Roy, ce dernier avait l’appui de la Patrie.M.Beaugrand lui-même a perdu le sien dans la division St-Louis, de Montréal.—Une escouade de jeunes politiciens partent aujourd’hui pour lés comtés de Gaspé, Chicoutimi et Saguenay.—La lutte aux Trois-Rivières a été l’une des plus chaudes de la province.—Gn dit que M.Rainville n’est pas encore certain s’il sera déclaré l’élu de la division St-Louis,Montréal.Le décompte des bulletins peut bien lui apporter une surprise.—Le décompte des bulletins dans le comté de Mégantic a lieu aujourd’hui à Inverness.Il parait que le sort du colonel Rhodes n’est pas assuré et que sa majorité de trois voix pourrait bien se changer en une minorité —A Montréal, on prête à M.0.M.Augé, avocat, l’intention de faire invalider par les tribunaux l’élection de son heureux rival.M.l’échevin Jos.Brunet.—M.Picard, conservateur, est élu dans le comté de Wolfe.Sa majorité est de 86.—La majorité de M.Blanchet dans tout le comté de Beauce est de 330.COMTE DE QUEBEC Charlesbou rg.Lac Boauport Majorité nationale.807 .82 .117 .123 .270 .227 .28 '.18 83 • • 0 3 895 88 88 .807 CHAMPLAIN Majorités Trudcl Grenier S • ^ Ici 11 ! S1 dS • « • • ••••••••• • • • * m, St.I rosr.er 15 ^ - u Anne •••••«••« 19 ••••• .•.••••• ••••••• 20 Champlain 34 Cap de la Madeleine 1G4 ^ I-iO*•••••••*•.75 Ste-Thèclo 76 St-Tite 11 St-.Narcisse 27 St-Mau ri ce 54 Ste-Geneviève 114 Mont-Carmel 66 Fte-Flore 35 Village Fermont 1 558 579 558 Majorité pour Grenier.21 Le travail etranger mie, 19.—liOpinion parle du retour u,viiers italiens et dit que deux des républiques, i’Air.érique et la ce ont donne un loil exemple en lant le travail étranger, mouvement n’a pas réussi en Haa tree que les ouvriers sont plus fai-là qu’eu Amérique, où le cours istibie de l'opinion publique après lusion du travail des Chinois sobres, imonieux et constants, a suscité attaque contre le travail européen.BELLECHASSE Majorité • Turgeon faucher Beaumont.141 St-Charies.166 St-Miche).98 St-Valier.139 Armagh.52 St-Raphaë*.92 Mailloux.23 StGervais.172 St-Lazare.49 SuDamien.83 St-Néré.77 Buckland.82 St-Magloire.6 711 469 469 Majorité nationale.242 ELECTION EU LAC Sï-JEAN Voici le résultat de la votation qui a eu lieu hier pour l’élection ‘A* un député dans le nouveau comté du Lac St-Jean : Majorités.Du mais.Marcotte.Lac Bouchetlt 28 Chambord 32 Vii age de RobervaL 0 0 Paroisse 10 Dation 0 0 Xormandin t St Mélho le 13 St-Félicien 28 St Prime 85 Hébertville No 1 6 41 No 2 32 “ No 3 G 44 No 4 61 St Bruno 71 Alma 46 Métabetchouan 70 St-Gédéon 17 204 308 Une dépêche plu s récent 204 104 o mande d’abord sourire à M.Cariier.Malgn* cela, il a été battu.Depuis, le régime Mercier a fait du { emin.On a encore aonris aue maure * MGR G.BROCHU PROTOXoTAIRK APOSTOLIQUE (id instar chemin.On a encore appris que maître 1 Mgr G.Brochu, curé de South-Achille était un membre très en vue bridge, Mass., vient d’ôtre élevé par de la fameuse clique organisée pour : Saint-Siège, à la dignité de Proto- carotter tous ceux qui ont des affaires a i notairo Apostolique ad instar Déjà> depuis le 11 juillet 1887, il était Camérier de Sa Sainteté.Léon XIII.La nouvelle dignité conférée à Mgr Brochu lui donne le titre d’Excellence lyU 1 V •• V • kw Viu ^ ^ w •• • ^ v w — - - - — transiger avec le département public.De plus il était de fait le député de Gaspé il la législature, le gouvernement affectant de ne rien accorder au comté qui ne Le gouvernement passât par ses mains.^ ^ par exemple n’a pas voulu donner suite | et le privilège d’officier pontifica à la demande de la municipalité du Cap i lement avec tous le3 ornements qu que portent les évêques, moins la crosse.Les Canadiens apprendront avec joie cette nouvelle de la haute distinction accordée à Mgr Brochu, distinction qui rejaillit sur l’élément canadien-français aux Etats-Unis.^ que M.Marcotte est élu par cinquante voix.C'étaient deux candidats ministériels qui se faisaient la guerre.- - V < /?>% » » , *» « nrici Majorités Fitzpatrick Grondin MORT DE M.DE ST-GEORGE, M.P.Nous avons la douleur d’annoncer la mort de M.le docteur de Sfc-Geor-ge, député du comté de Portneuf aux Communes du Canada.Il est décédé hier matin à Ottawa, d’où il n’avait pu revenir, étant trop malade, après la session fédérale.Le défunt n’était âgé que de quarante et un ans.Il a consacré plusieurs années de sa vie à la politique et à la défense des intérêts du parti libéral.M.de St-George avait eu le chagrin de perdre son unique enfant, il y a deux ans, et sa femme, il y a quelques mois.Nous prions la famille de vouloir bien accepter nos plus sincères condoléances.c—a—m—wp! vaiciBMy-v* — LE COMTE DE GASPE M.le Rédac:eur, .le désire exprimer à vos lecteurs, les réflexions que me : uggère la candidature de M.Achille Carrier dans le comté de Gaspé.Il est donc certain qu'il se présente contre l’hon.M.Flynn.Ce qui me paraît étrange au premier abord, c’est que ce monsieur, pris d’une ambition effrénée d’entrer en chambre, s’acharne au comté de Gaspé comme un vautour sur sa proie.Il ne nous lâchera, je sup pose, que quand il aura appi is,une bonne fois pour toutes.que notre comté ne veut pas de lui et n’aspire nullement à l'honneur d’étre représenté en chambre par un charlatan politique de son espèce.M iis quels sont les titres de maître Achille à la représentation de notre comté?Serait-ce qu’il a été choisi par-une convention des èlectems pour faire opposition à M.Flynn ?Pas du tout.C’est de son propre mouvement, et supporté par le gouvernement soi-disant national de M.Mercier, que le boni i ant« Achille, se sentant des dispositions pour la carrière des armes.de ia politique payante, a jeté son dévolu s ir Gaspé.I s’est dit : ces gens là sont ignorant* e^ crédules.Au moyen de personnalité?, de blagues et d’insultes à l'adresse de mou adversaire, je réussira».Tout beau, M.l’aspirant député ; ne faites pas de jugement téméraire.Vous avez déjà eu une leçon et nous vous en réservons une autre le 12 juillet prochain qui devra vous servir pour longtemps.La première fois qu'il a été mention ici de M.Achille C irri ü\ c'était dans l’hiver (je 1884.Il était venu de Québec en compagnie de >J.Charles Langelier pour faire la campagne électorale en faveur du major Sluu* q J se croyait appelé à délivrer le comté de Gaspé des étreintes de M Flynn.Il fallait avoir un toupet peu ordinaire pour prêter la main à une pareille candidature.Au^ai l'écrasement fut-il inouï.M.IÀvuu l’emporta par au de à de 1,000 do majorité.Achille faisait piteuse figure à coté de sou ami ChaiL-s.Ils s’en retou ruèrent emportant leur petit bonheur.Et l’un apprit plus tard que le même Achille Carrier était parti pour les Etats-Unis.Arrive l’avènement de M.Mender au pouvoir et peu aptes les élections générales pour les Communes.L’on apprend un bon jour que M.Carrier, arrivé inopinément de* Etats-Unis, descend se présenter comme candidat libéra!.II se présente on effet contre M.Joneasnui se disait conservateur indépendant.La candidature de ce dernier, sous les circonstances, ne ren contrait pas les désirs d’un grand nombre des anciens amis de M.Fortin.Voilà pourquoi la victoire a paru tout Nous lisons dans le Journal des Chambres de Commerce, organe officiel des chambres de commerce et d’industrie de France : En raison de l’intérêt croissant qui s’attache à l’émigration an Canada et aux questions connexes, nous avons prié M.Léon de Tinseau, publiciste bien connu, l’un de nos collaborateurs, de se rendre en Amérique et deyvoir par lui-même l’état présent du comraerc- i de l’agriculture et de l’industrie de cette saison.M.de Tinseau poussera son exploration jusqu’à Vancouver et gagnera de ce point le Japon par la ligne de paquebots nouvellement établie.Chatte pour la construction d’un pont métallique bien qu’elle offrit do contribuer pour S1090.Pourquoi ?C’est parce que cette demande était approuvée pur le député du comté, l’hou.M.Flynn Au reste il est bien reconnu aujourd’hui que rien ne se faisait au sujet de notre comté qui ne passât par »e canal de M.Carrier.On a toujours systématiquement éliminé le véritabe représentant du comté.C'est une insulte gratuite faite à la majorité des électeurs, et une telle conduite dénote bien dans un gouvernement l’ab.-ence de toute dignité et d’honneur.Parce que M.Flynn est l’adversaire peut-être lu plus redouté du gouvernement, celui-ci n’a pas le droit de l’igno-j rer quand il a agit le l’emploi des deniers publics afférents à son comté.Mais tous les électeurs de ce comté ! connaissent ils bien l'intéressant personnage qui chante déjà victoire avant le combat?S’il était connu partout sous sou véritable jour ; m tout le monde savait le mobile qu: le pousse, et que J’on mettrait d : côté tout esprit de parti, il perdrait certainement son dépôt.Mais aussi un bon nombre n’ignorent p is quel rôle a joué à Québec depuis quatre ans ce sinistré firceur sous j l’égide du gran i chef et de concert avec ses comparses P icau l, L ingelier 26 Tapisserie, peintures, etc 1 -, m'iison Gauthier et frère, peintres iéconitè.irs et vitriers, No 290 rue St: pl St-ltoch, marche rapidement • ms la voie du progrès, et nous en avons la preuve dans les grandes améliorations ,np i-üt établissement a subies depuis Pannée dernière.Voyant que l’espace ne ‘ gisait plus A leur assortiment MM.iauthier ont ajouté une allonge à leur magasin, qui est aujourd’hui deux fois “l ia vaste qu'auparavant.Aussi, il faut voir quelle quantité et quelle quantité et wile variété de tapisseries ils ont eu mains.Cette maison vend à des prix ex [reniement réduits et ne redoute nulle-'put la concurrence, car elle importe Dernière Edition DORCHESTER est gu état «eu— - CANADA 1 Province de Quéukc [ COUR SUPERIEURE.District de (Québec.J No l*,68 LOUIS DE GONZAGUE 11A ILLARGE, Demandeur, vs Dame HARRIETT ADAMS, Déf-iuleresse.IuN vertu d’un bref venditioni exponas émané, li les meubles et effets de la défenderesse saisis en cette cause, consistant en un piano, tables, chaises lave-mains, 6°c, «Sr'C, seront vendus le TRENTIÈME JOUR DE JUIN courant, à DIX HEURES du matin, au domicile de la dite défenderesse, No 18, rue Écrland, cité de Québec.Québec, 20 juin 1890 HONORE GASAULT, IL C.S.Qutbec, 20 juin 1S90 — if *03 ARRETES GRATIS MKKVKIM.KUX SUCCÈS FOLIE GUÉRIE ____________rAüK ATEUK KEIK- VÊÎiX till l>r KL1X B*: pour toutes les MALADIES DU CERVEAU ET DES NI R FS.La seule cure certaine pour les alertions nerveuses, les convulsions, Vépilepsie, etc.lNKAll.LiliLK s’il est pris suivant 11 direction.Aucune convulsion après le premier Jour a de $2.00 sont de convulsion l'express pour du bureau de Poste et de l'expres, .— — ., , • ür KL1NE, 931 Rue Arch, I'iiii-aoeumiie, I'a.musiciens et le public en Général sont toujours les Bienvenus.Voir les Droguistes.Défii-z-vous df.s contre- | L.K.N.P K ATT E, 1676, rt&e Notre-Dame.Montréal KB/S'S, B.13 ï*€&BST.V5'Séa'Sî B>Sé« FIAXOS — j 1».- ver 'IsSSiïSSTâ Qu est-ce qiCun Orgue Kolicn ?.’EST d’abord un ORGUE AVEC CLAVIER DE CINn OCTAVES, COMPLET ET PARFAIT i dans tous ses détails, qui sc joue avec les doigts comme un orgue ordinaire, et en a toute l’apparence, l’intérieur de cet instrument se trouve un 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StockinK’ vis à'vis ni6,el S‘: I aOu dé potoir rejoindre sa femme et ses enfants., .Dubois a 6t6 suspendu au bout de a cordo pendant vtngt minutes avant de JULIEN CHABOT, Gérant-général h.U.MYRAND, Agent.Québec, 13 mai 1890—C mois 75 rendre le dernier soupir.Les personnes endettées envers la Succès.-ion du rév.M.André Pelletier, ancien curé de St-Jean, lsle d’Orléans, ou qui ont des réclamations à faire contre elle, sont \ liées de iégler d’ici A un mois avec Mgr Maroic, un des exécuteurs testamentaires soussignés.b C.A.MAPOIS, Ft:e, 1*.P.DURÉ, Pire, A VENDRE.Université Laval.J A collation solennelle des diplômes aeia lieu I * MAGNIFIQUE PROPRIÉTÉ dans la salle tics j romoiions, DIMANCHE, YjfefiSfflfL connuesous ^ non» de Chat» au- le 22 JUIN, à 8 HEURES i'.M.* bicoT, dans la paroisse de Charles Les D mes seront admises dans les galeries sur bourg, comenant 140 arpents de terre présentation d'ui e » artc Québec, 16 juin 1890.Exécuteurs Testamentaires, j cn superficie, dont 20 dans un l>on état de défriche* 100 Séminaire de Québec ment.Trois cours d’tau arrosent cette terre avantageu- J Québec, 16 juin 1S90—Of.sèment située sur le versant d’une colline bien___________________________ exposée.Les bois qu’on y rencontre plus communément J, C.LAFLAMME, pire, Son U.L 99 Da d.btribut on des prix aux élèves du Petit I s0nt : l’épinette rouge, l’épinelte blanche, le bou-Séminaire de Québec se fera lundi prochain, le 23 I lCau, des pins plusieurs fois séculaires, ct des juin, à 9 brs.A.M., dans la salle des promotions I érables,—mille en nombre—, as#ti gros pour de l’Université Laval.form» r une sucrerie.Les dames sont admises dans les galeries suri 11 y a aussi b acoup de chasse et de ptehe.présentation d’une carte.Pour Jesc.mdciüonsde^vente s’adresser A O.E.MATHIEU, Ptrc I M.LÉGER HkOUbaLAU préfet des études.I Propriétaire du Courriez du Canada.Qiiél c, 18 juin iSgo.S^f «°» ¦ HL*- ij, Rue Huac’c,'Québec.Collège de Sainte-Anne La DISTRIBUTION DES I BIX aux Élèves du Collègo de Sainte-Anne aura lieu le DIMANCHE, 32 JUIN.La sortie sc fera le lendemain matin, A 8 heures.C.A.COLLET, Pire, Directeur, Québec, 14 juin iSgc—Sf# 97 LE et après LUNDI, le 9 JUIN 1890, les trains par liront de la station du Pacilique, Québec, ct arriveront comme suit, excepté les dimanches 1 DÉPART DE QUÉBEC 8.10 A.M.—Express direct pour le Lac SS, Jean, tous les jours arrivant à la jonction Chambord A 5.0.1 P.M., et A Roherval A q.ts P.M.** 5.30;i\ LI.-Express local pour St-Uaymond ” tous les jours, y arrivant & 7.20 P.M.ARRIVÉE A QUÉBEC G.15;A.M.—L xjjrcss direct part de Rober- val A S.30 I*.M.tous les jours (ainsi que le Dimanche, mais pas le samedi) (et de la Jonction Chambord à 9.00 1’.M.,) pour Québec, y arri-vart A 6.i5 A.M.8.45 A.M.— Expiess local part de St- Raymond tous les jours A 7 h.A.M.,arrivant A Québec, a 8 >.}.j A.AI.8.15 P.il.—Train mixte part de la Rivière- ••i-Pierre tous les jours, à 2.45 P.M., de Saint-Raymond A 5.25 P.M.et du Lac Saint-Joseph A 6.50 P.M.arrivant A Québec A S.15 P.M.Chars palais Monarch attachés A tous les trains directs de jour et chars dortoirs aux trains directs du soir.On “peut retenir des sièges ct des lits ct se procurer des billets de passage clic/.R.M.STOCKING, vis-à-vis l’Hôtel St-Louis.Le bateau à vapeur Péribonca fera des voyages sur le Lac St-Jean lorsqu’il sera nécessaire pour fes colons, un yacht a vapeur voyagera tous les lours entre Roberval et les endroits de pêche pour la Ouananiche a la Grande Décharge, du 1er Juillet au 15 Septembre.Le fret pour tous les points des districts du I^ic St-Jean ct Saguenay, à l’Est de la Jonction Chambord, est enregistré pour la Jonction Chambord, ct pour Roberval et les endroits A l’Ouest enregistré pour Roberval.20 minutes pour prendre le lunch au lac Edouard.Le fret ne sera pas reçu A Québec après 5 heures t» m.Billets dc retour de première classe, aux taux d’un simple billet, de Québec A toutes les stations émis les samedis bons pour revenir jusqu’au mardi suivant.Excellentes terres A vendre par le Gouvernement dans la vallée du Lac St-Jcan, A des prix nomi?naux.Le chemin de fer transportera les nouveaux colons et leurs familles ct une quantité limitée dc leurs effets de ménage, GRA TIS.Avantages spéciaux offerts il ceux qui établissent des moulins ou :utres industries.Pour informations au sujet ‘des prix pour les passagers et des taux pour; le fret, s’adresser A ALEXANDRE IIAKHY, agent général pour les passagers et le fret, Quelle, J.ti.SCOTT.Sect, âr Gérant.Québec, 6 juin 1S9O.8EHAN BEOS.VENTE A BON MARCHE EN TOUT CAS ET OMBRELLES réduits de 5c A 75 pour cent.Nous avons attsd le plus bel assortiment delà ville cn manteaux imperméables pour dames A «'es prix variant depuis $1.95 Jusqu’à 10e* grandeur varié, style des plus nouveaux.Vêtements dc dessous e:i laine gaze, en cachemires, cn mérinos, en fils, en colon a eiFsoic.— Aussi — Une grande variété de gants, cn soies, en kids, etc.Bohan Bros. • n-.Le Courrier du Canada, Vendredi, 20 Juin 1800 • • .•• .¦ (Mds des Voyageurs Bateaux à Vapeurs ’ CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL Québec et Lévis Les bateaux font le trajet entre Québec et Lévis ; - tous les demi heuresPrix 20 cents aller et retour.1889- Arrangements d’hiVOr 1890 TRAVERSE DE QUEBEC A LÉVIS, j y fict après LUNDI, le 18 NOVEMBRE 1S89, 1 IJ les trains sur ce chemin de fer circuleront Intercolonial québïc I a.m., 7.ÎO Malle pour la f J ~ — LÉVIS A.M.6.30 Train mixte de la Riv du Loup.Rivière du Loup.9.00 Accommodation pour la Rivière-du-Loup.P.M.p M 2.00 Malle p o u r| 1.15 Malle de Halifax Halifax.5 30 Acc omodation pour la Rivière du Loup.2.30 Malle de la Hiv.du Loup.Pour le Québec Central *• M.)A.M 1.00 Express pour, J.00 Sherbrooke 10.45 1.30 Train Mixte a/ pour St-Joseph P.M.8.co Express de nuitj 3.00 pour Sherbrooke.! Saint-Joseph.press de Sherbrooke Traverse du Grand Tronc LAISSERA QVEBEC A.M.9,30 Train mixte pour Richmond.P.M.1.30 Train Eclair pour l'Ouest.P.M.8.00 Malle pour l'Ouest.aBBDBXB STATION DE LEVIS A.M.6 30 Malle de l’Ouest P.M.2.00 Express de l’Ouest quotidiennement (le dimanche excepté) comme suit : LES TRAINS QUITTERONT LÉVIS Pour la Rivière-du-Loup et Stc-Fla\ie.8.00 Pour Halifax et Saint-Jean .*4«3° Pour la Rivièrc-du*Loup .18.00 LES TRAINS ARRIVERONT A LÉVIS D la Rivière-du-Loup.5.30 D* Halifax ci St-Jca*.13.10 De la Rivière-du-Loup et Ste-Flavie .*4 *5 Le char dortoir attaché au train Express quittant Lévis à 14.30 se rend jusqu’à Halifax.Tous les chars de ce train sont éclairés à la lumière électrique ctchauffés à la vapeur.Tous les trains circulent d’après le Eastern Standard Time.On sc procurera des billets et des informations sur la route, les taux du fret et les passagers en s’adressant à ^ T.LAVERDIERE, 49, rue Dalhousie, Québec.D.POTT1NGER, Surintendant en chef.Bureau du chemin de fer, ) Moncton, N.B.,14 nov 1889.j Québec, 10 mars 90 nov S9—Ian 1028 A VKAIHU: PRIX REDU ITS M • •' •Vf-*'* _ LIGNE ALLAN SOUS CONTRAT avec lk gouvernement du CANADA ET DE TERRENEUVE POUR LE TRANSPORT DES MALLES Q MjC SS.“M1RAMICHI» €apt.A.ISaquet Les lignes de cette compagnie se composent de* steamers suivants, à doubles engins, construits sur la Clyde.TOUT EN FER ET EN ACIER Ils sont construits en compartiments ETANCHES, ne sont pas surpassablcs en force, vitesse et confort, et sont fournis de toutes les améliorations modernes que l’expérience pratique peut suggérer.Vaisseaux Ton-nage Commandants ULDAiLLB D’OR, PARIS, 1878.AV.BAKER & CO.’S RaaBfflM Cocoa ^ *r*-VA Eut absolument pi:r, et c'est soluble.Pas de Chimiques i ||\|U «ont raplejrh * Il \ 1A t»t jlu» eue fro».Il Ulll e«e* • m/UnjrA iï 11 n ».t prfp*ration.Il trou fut» tjlus fort que la \çt‘ avec U* I'amiUon, d» l’irrow.r *ot, ou aucrw; 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Glasgow le ou vers le 17 Mai 2o 44 2 1 < 1 ‘2 juin 9 16 a il t r l’Europe.Service de Londres, Québec et Montréal.j m De Montréal 1 mai 5 44 « « La lettre qui suit parle d’ellc-méme : Chers Messieurs.^— Durant trois ans, j’ai eu , à lutter contre cette maladie mortelle, la Dyspepsie .tellement que.j’étais privé de presque toute 2 Jum nourriture mais surtout de viande.Ayant entendu 2 J parler des diverses guérisons opérées par l’EAU ST-LEON, je commençai à prendre régulièrement deux ou trois verres par jour après les repas, et maintenant je mange tout ce qui me plaît et jouis d’une santé parfaite.Ce résultat, je l’attribue à L’EAU ST-LEON, la plus merveilleuse des eaux Steamers De Montréal à Londres le ou vers le Brazilian.Assyrian.Grecian.Brazilian.ASS7 RIAN .22 mai 5 j«in 19 44 3 juillet *7 ‘ ea-Vis-A-vis la Cûrr'Du Palais.Madame Vall ée 34 Quélnrc, 13 mars 1190 CONDITIONS —DU— 1 iL.AVIS.^j^CEUX qui ont besoin de meubles, nous con- Les Pianos Williams r* ¦ .8 conseillons de s’adresser ù la maison C.O._ Bedard.Cette maison est connue pour faire des I / 1KTIE maison est établie depuis 50 ANS ssc.Toutes commandes | ^ *-,4l0 fabrique j lus de pianos, et elle en a plus meubles de première classe seront exécutées avec soin et promptitude.On y I cn usage que toutes les autres compagnies câna-exécute Set de Salon, de Salle à Dîner, Chambre diurnes réunies.Des centaines sont en usage depuis à Coucher 1 * * ~ • 1 AUSSI Réparation de Meubles Couture et Posage de Tapis j vingt ans et sont encore bons.Ces pianos on! obtenu le patronage des classes les plus élevées ainsi que celui des FAMILLES ROYALES ; ils sont reconnus comme étant les meilleurs pianos à - t .la portée de toutes les bourses en Amérique ; ils .# .„ Matelas de touLgcnre sont aussi cn usage dans les principaux couvents et Le «oussigné attire 1 attention de scs nombreuses dans les grandes maisons d’éducation de la Puis-pratiques et du public cn général sur le grand ance.stock de chaises de tout genre qu’il vend à tas prix.| i>lur de 7,000 sont en usages dans les ville Montréal et Québec.C.O.BEDARD, 288 rue Saint-Joseph, Saint - Roch, Québec port voisine de chez M.J.Gauthier âr* Frère, peintre-décorateur.Québec, 2 avril 1889—ian 96 SEUL AGENCE autorisée à Québec, BERNARD & ALLAIRE, Editeurs de musique , .77 et 79, Rue St.Jean II.V, Queb c,3o janvier 1889.Les Pilules et Onguent Holloway LES PILULES purifient le sanr;, et guérissent tous les dérangements du foie, de l’estomac, des reins et des intestins.Elles donnent la force et la santé aux constitutions débiles, et sont d'un secours inappréciable dans les indispositions des personnes du sexe, de tout âge.Pour les enfants et les vieillards, elles sont d’un pr‘> nestîmable I,’Onguent est un remède infaillible pour les douleurs dans les jaml>cs, la poitrine, pour les vieilles blessures, plaies et ulcères.Il est excellent pour la goutte et le rhumatisme.Pour les ruaux de gorge, bronchite, rhumes, toux, excroissances glanduleuses, et pour toutes les maladies de la peau, il est sans rival.Manufacturé seulement à l’établissement du professeur HOLLOWAY 533, RUE OXFORD, LONDRES, et vendu à raison de is.Ijzd , 2S.9d., ns.22s., et 33s.chaque boite et pot, et au Canada à 36 cents, 90 cents et $1.50, et les plus grandes dimensions cn proportion.' 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