Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 23 avril 1890, mercredi 23 avril 1890
#4eine %miiee 943 -Bdition quotidienne—1 Sème Année mercredi, 93 Avril 1830 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JSl orow.J'Iûspkîih: et j-aïme COMAS U H A PALS, ItéiJacleur en Chef.rjaoijat&xiïuv^j ^-iuk w&lo* LEGER J3ROUSSEAU^ Editeur Propriétaire* LETTRES DE BELGIQUE Bruxelles, 2*1 mars 1890.A quelques jours (Tintervalle, deux J inures intéressantes viennent de déparaitre de la scène politique.D’abord M.Eudore Pirrnez, représentant de Charleroi ; ensuite Mgr de Uaerne, représentant catholique de Court rai.Le premier persoiiniliait le libéralisme modéré des premiers jours de l’indépendance nationale.La second était le dernier survivant des fameux ü abbés ” du Congrès de 1830.M.Pirrnez est mort dans des .sentiments chrétiens.Il n’avait jamais, du reste, fait chorus avec les aboyeurs à la soutane de ton parti, et s’il a montré souvent de grandes faiblesses libérales, d’autres fois cependant il a osé donner de sages conseils de modération, peu écoutés du gros de son parti.11 s’était complètement séparé de ses amis politiques au sujet la loi scolaire de 1842.et en 1879, il s était abstenu de voter la loi néfaste,moins courageux en cela que le piinc.e de Ligne, sénateur, qui parla et vota contre la loi.En résumé, c'était un homme modéré, sans haines contre les prêtres, pratiquant môme très bien et.chantant au lutrin de sa paroisse.Une de ces consciences à double compartiment que nous ne comprenons guère, et dont l’espèce est perdue, M.Pirrnez est,’ en effet le dernier de son parti, qu’il formait tout seul.C’était d’ailleurs un homme distingué, fort intelligent et orateur de mérite.Très riche, il était intéressé dans beaucoup d’entreprises industrielles et président de la Banque nationale charge dans laquelle il est mort, n’ayant pas atteint l’Age de soixante ans.Ses funérailles ont été très belles et le parti catholique a tenu à marquer son estime par une assistance, nombreuse et distinguée, à cet adversaire loyal et bien élevé.Quant A Mgr de I Iaerne, c’étaii un beau vieillard de quatre-vingt six ans, qui imposait le respect A ions les pan is.Journaliste dans les dernières aimées du gouvernement hollandais, il combattit les inesues liberticides de l’organisme et dut se réfugier en Angleterre.Au moment de la Dévolution, il tut, A l’Age de vingt-cinq ans, envoyé au Congiès par les électeurs.Il y vota la république, comme daulres abbés du Congrès; mais ne mettant guère de passion dans cette opinion, il n’eut à se faire aucun effort pour accepter la royauté, qui n’eut, pas de plus loyal serviteur.Depuis lors, il ne cessa de siéger A la Chambre des représentants, où il apporta les lumières de son grand bon sens.Son caractère, où la bonté, dominait, lut toujours un peu dupe des illusions unionistes de 1830, non qu’il sacrifiât rien au libéralisme théorique et pratique, il était pour cela prêtre trop pieux, trop exemplaire ; insis il se rendait difficilement compte que les hommes se succédaient dans le parti libéral et n’avaient plus les mêmes idées conciliatrices.Sa grande charité le conseillait mieux sur un autre terrain ; en effet, A partir de 184G, il se voua corps et Ame A l’œuvre des sourds-muets.Le bien qu’il a accompli dans cette carrière ne se mesure pas.Son zèle lui faisait entreprendre partout, en Angleterre, en Amérique, en Asie, des fondât ions qu’il sut mettre sur un pied solide.Cette œuvre fut la consolation de sa vie, et c’est entouré des soins de ses filles spirituelles, les sœurs de Chanté, qu’il a eu le bonheur de mourir.Depuis cinq ans, il était atteint du diabète ; une pneumonie, venant compliquer son état maladif, l’a emporté en moins de huit jours.Les funérailles auront lion aux frais de l’Etat.Mgr de llaerne était le seul prêtre qui siégeât dans nos Chambres ; ce sera probablement le dernier, A moins que les petites ambitions que font toujours naître de semblables circonstances ne sachent se taire au urofit de l'honneur du parti catholique.Vous avez déjà lait la lin de l’incident Yan der Smisson Bokstael ; elle a été telle que je l’avais prévue et parti libéral A la Chambre, A l’exception de M.Janson, n’a pas osé s’en montrer mécontent.A l’extérieur seulement les partisans de M.Bocks-tael ont fait quelque bruit ce qui n’a point amélioré de cas du bourgmestre gueux de Laeken.Comme vous le savez, le gouvernement.belge a envoyé quatre délégués A la conférence de Berlin.À ce propos il a surgi dans nos Chambres deux petits incidents que vous avez marqués.Au Sénat.M Van Dut, d'Anvers, a trouvé l’occasion favorable pour que nos délégués prissent A la conférence l’initiative d’une proposition de désarmement général, et A la Chambre, le nouveau et.éminent député de Maeseyck, M.Helleputte a fait entendre, dans un éloquent discours, qu’aucune nation ne pouvait en sécurité s’accommoder d’une législation internationale du travail, sans qu’on reconnût un recours à l’arbitrage de la plus haute » I plus impartiale autorité de ce inonde, le Souverain Pontife.Sans refuser de prendre en considération la proposition van Plut, le chef du cabinet a déchiré ne pouvoir prendre A ce sujet aucun engagement.Quant aux remarques de M.Helleputte, saluées a droite par des applaudissements, à gauche par de sots ricanements, mais appuyées par toute la presse catholique, on a jugé bon,avec une prudence toute** conservatrice ”, de n’en point parler, quoi qu’un député libéral s’en fût longuement occupé pour les combattre.Cela vous permet de voir qu’il lie sera question, de la part des délégués belges, d’aucun des deux points A la conférence de Berlin.Entretemps les libéraux commencent A songer aux multiples élections qui auront lieu cette anuée Elections provinciales au moi de mai, législatives en juin, communales eu octobre ; mais las malheureux sont bien peu sûrs d’y marcher unis.Ona beau crier depuis l’élection A Bruxelles du ra- dical Janson, que “ l’union ” était faite entre les radicaux etjles doctrinaires,les faits ne répondent pas aux paroles.Aujourd’hui qu’il doit s’agir bientôt de partager les places, où plutôt les candidatures, les doctrinaires se renfrognent et prétendent ne pas se laisser expulser de leur situation prépondérante.Ils possèdent en effet la direction d’une société bien avachie, qui a nom : la fédération libérale,et ils manifestent la volonté que cette fédération, tout entier entre leurs mains, garde, comme par le passé, seule la direction de la lutte.Cette prétention ne plait guère aux radicaux, qui ont eux formé depuis quelques années un comité des congrès progressistes, dont ils voudraient faire l’arbitre des situations électorales.De IA un conflit qu’on s’efforce de cacher au public, mais qui s’affirme par la création de deux “ deniers de la lutte ”, l’un ressortis sait; A la fédération l’autre au comité progessiste ; celui-ci consacré uniquement laà propagande radicale celui IA au succès des candidatures doctrinaires.De leur^côté, les socialistes viennent decréer aussi un denier de la lute ”, ce qui semble démontrer qu’ils ne vont docilement marcher sous la houlette radicale.Tout cela promet un joli spectacle “ d’union ”.Aussi pour ce motif et d’autres causes, les conservateurs voient arriver sans trop de crainte l’échéance électorale.Pour les élections communales, ils ont tout A gagner ; quant aux législatives, s’ils y peuvent perdre, ils y peuvent aussi gagner ce qui est plus probable et, en tout cas, il est impossible que le ministère soit mis en minorité.Cette perspective les rassure et.fort probablement trouble les libéraux, qui —la chose est visible— se préparent A la lutte sans grand enthousiasme.Il faut ajouter que l’administration matérielle du gouvernement ne laisse guère prise A une critique sérieuse.Aux années de déficit du ministère libéral ont succédé des budgets et des comptes se soldant panics bénéfices si considérables, que le gouvernement conservateur a pu dégrever pour huit millions d’impôts et fait chaque année aux finances communales un sacrifice de près de quatre millions.De tels arguments ont habituellement assez d’effet sur des électeurs censitaires, et ou peut croire qu’ils les décideront A ne pas recommencer la ruineuse expéiience de 1878-1884.R.C.FRANCE Paris 2G Mars 1890 Les invalidations continueront jusqu’à la fin ; hier c’était le tour de M.Vacher, député boulangiste de la Corrèze.C’est une iniquité de plus au compte de la majorité et probablement une iniquité inuli.e, car le député invalidé a de grandes chances de revenir.Au début de la séance, deux questions avaient été posées : l’une par M.ITcrrail-Mermeix A M.Constans, au sujt t des agences de pari mutuel ; l’autre par M.Le Senne A M.Bourgeois, au sujet du traitement que subissent les artistes français qui ont envoyé des tableaux A l’exposition de Buenos-Ayres.Une interpellation de M.Le Provost (le Launay au ministre de l’instruction publique sera discutée demain jeudi.Après bien des retards, la question de l’amiral Véron au sujet des pêcheries de Terre-Neuve est venue devant le Sénat ; la réponse de M.Ribof n’a pas paru suffisante à tous car M.le marquis de l’Angle-Beaumanoir a demandé A transformer la question en interpellation ; la discussion a été renvoyée à un mois.En dehors de cette question le Sénat s’est occupé de la loi sur la responsabilité des patrons dans les accidents d’ouvriers.Décidément, M.Reinach nY-st pas prophète A la chambre des députés : il doit s’en étonner lui-même.La nomination des membres de la commission pour la loi contre la presse déjà votée par le Sénat, lui a apporté uu nouvel échec, il a vu nommer comme commissaire dans son propre bureau un adversaire résolu de la loi Marcel Bar the.et par suite de sa propre loi A lui, qu’il compte présenter comme amendement Et l’échec n’a pas été limité A son bureau ; sur onze commissaires, neuf sont oppposés A la loi Marcel Barthe.Les opportunistes en gémissent.Nous avons déjà parlé A diverses reprises de la grande manifestation internationale que les socialistes préparent pour le 1er mai.Le comité parisien d’organisation vient de lancer un nouvel appel, dont on trouvera plus loin le texte.Le caractère international de ce mouvement devrait éclairer les optimistes, qui trouvent que tout est pour le mieux dans le meilleure des mondes, et qui s'épanchent en hyperboles enthousiastes sur la société telle que l’a organisée ou désorganisée la Révolution.La“ question sociale” ne se posait pas avec cette universalité et cette acuité dans le société, alors qu’elle était encore chrétienne.Aujourd’hui, M.le prince de Bismark doit- prendre congé de l’empereur.On dit que, dans cette eut revue, il déclinerait le titre de duc de Laueubourg qui lui a été donné.Du reste, tout concorde pour donner A la séparation du ministre et (le l’empereur un caractère définitif et même violent ; ce n’est pas une séparation, c’est une véritable rupture,au moins d’après les bruits qui circulent.La question religieuse prend en Bavière une grande importance ; les catholiques ont droit de ce féliciter d’être sortis de l’inertie qui avait permis au ministère de porter de si nombreuses atteintes A leurs droits les plus importants.Maintenant les réparations ont commencé, et l’on peut espérer que cela continuera.Qui aurait dit que le ministère conservateur anglais se verrait obligé, par la pression de l'opinion publique, de mettre lui-même un terme au mandat de cette Chambre des | réussir, môme seulement A moitié ce tYIMMnn /I n .1 n 1 1 I «1 _ n _ * 1 V TT / 1 .* .communes dans laquelle il a une ma jorité dont il était d’abord si fier, et qu’il n’est nuellement sûr de voir revenir ?C’est pourtant ce qui arrive.11 n’y a encore rien d’officiel, mais divers indices montrent que Lord Salisbury et ses collègues songent A faire appel aux électeurs.Us n’ont pas pu se débarrasser de cette question du Home Rule, qu’ils déclaraient enterrée, et leur triste campagne contrôles parnellistes, avec les fameuses lettres du Times, ne leur a pas porté bonheur.sous un gouverne- LES INDEPENDANTS li n’est question, dans la presse, que des “ Indépendants ”.Qu’est ce que les “ Indépendants ” ?VoilA qui n’est point d’nne définition très facile, en apparence.Mais on comprend tout de même ce que c’est, —et ce qu’ils* veulent.Les Indépendants sont une cinquantaine.Ce sont des députés conservateurs qui viennent de se grouper sans vouloir former un groupe.Ils se réuniront de temps en temps, lorsqu’ils le jugeront A propos.Ce ne sera point pour prendre des décisions fermes et obligatoires ; ce sera simplement pour échanger leurs vues.Après quoi, ils tiendront chacun la conduite qui lui paraîtra bonne.Ils seront “ indépendants ” les uns des autres ; iis seront, surtout, “ indépendants ” du reste de la droite.Et ils 11e feront pas d'opposition au régime lui-même; parce qu’ils acceptent, en somme, de vivre ment républicain.On comprend tout de suite qu’une pareille tentative, qu'une scission A ce point caractérisée, ne plaise ni aux royalistes, ni aux impérialistes.Elle ne plaît pas non plus aux solution-nistes.Ceux-ci, postés A la bifurcation, se tiennent prêts A crier : Vive le roi ! ou : Vive l’empereur ! selon le prince qui arrivera, — s’il arrive un prince.Mais ils ne vont point encore, jusqu'à se résoudre A la perspective de crier un jour: Vive la république ! Ils ne veulent pas, surtout, d’accord en cela complètement avec les royalistes et les impérialistes, renoncer A leur vieux système d’opposition.Donc, A la Chambre, la vieille droite, allégée (le près d’un tiers, n’est point du tout contente.Elle fait grise mine aux Indépendants, A la jeune droite.Cette mauvaise humeur se manifeste aussi, ou se fait au moins sentir, dans la plupart des journaux conservateurs.Les uns se montrent franchement irrités ; d'autres sont amers.11 y a une troisième catégorie : la catégorie des ironiques.Tandis que les irrités fulminent et que les amers condamnent, les ironiques félicitent, ils déclarent, avec beaucoup d’insistance, qu’il ne faut point s’imaginer que les Indépendants soient guidés par des motifs d’intérêt personnel.Au contraire,disent-ils, les indépendants font preuve d’une grande abnégation et leur tentative est, comme eux.des plus estimables.Si elle pouvait serait heureux.Hélas ! elle ne réussira point ! C’est encore et toujours du mort-né, cela ! Ainsi concluent les ironiques.Les irirtés, les amers ne concluent pas d’une autre façon.O Indépendants, refuserez-vous d’en croire ces donneurs d’avis, qui ont l’expérience des échecs ?Faut-il signaler une quatrième catégorie : la catégorie des triomphants ?Quelques journaux conservateurs avaient prédit que le groupe de la “ droite constitutionnelle ” ne se formerait pas.Le voilà formé.Ces journaux triomphent.Us triomphent parce que le nouveau ‘groupe n’a point pris le nom dégroupé, et qu’il s’appelle “ la réunion des Indépendants ”.Vous voyez bien, s’écrient-ils, que nous avions cent fois raison ! Le “ groupe de la droite constitutionnelle ” n’existe toujours pas ; il n’existera jamais ! Ces feuilles ont évidemment très mauvaise opinion de ceux qui les lisent.Autrement, elles ne se permettaient point de leur servir de telles impertinences.Pourquoi le nier ?Que M.Delafosse, par exemple, qui est l’un des Cinquante, n’ait pas voulu, après avoir mené sa campagne électorale sous le drapeau de la “ Révolution ”.dire expressément, qu'il se soumet A la “ Constitution ’’ c’est tout naturel ; mais cela importe peu.Lui et les quarante-neuf autres Indépendants se résignent,de plus ou moins bonne grace A laisser, pour un temps indéfini, do côté ce qui ne cadre point dans leurs idées politiques avec ^présent régime.Cela suffit Les voilà constitutionnels,-implicitement.Il ne s’ensuit pas qu’ils trouvent la Constitution parfaite, et n’y voient aucune amélioration possible souhaitable.Non.Mais s’il fallait être dans cette disposition d’esprit pleinement admiraiive de la Constitution pour être “ constitutionnel ”, qui donc le serait ?Voyons les choses comme elles sont.Il y a se détachant de la droite, mais désireux de ne point positivement rompre avec elle un “ groupe ” d'une cinquantaine de conservateurs résolus A es placer dorénavant, pour tacher de faire prévaloir celles (le leurs idées auxquelles ils tiennent le plus, sur le terrain ** constitutionnel ”.Reste, maintenant, à savoir ce qu’ils veulent, et, A examiner quelles sont leurs chances de succès.Ce qu’ils veulent, M.Delafosse, déjà nommé,l’expose dans le matin.Sans douto, il n’a pas reçu mandat, exprès de parler an public pour le nouveau groupe ; mais il est un de ses membres les plus importants ; il sait A fond ce qui s'y passe.On pont donc s’en rapporter A lui.Hé bien les “ satisfactions” que demandent les Indépendants, au nom des principes ” qu’ils professent et des “ intérêts généraux ’’qu’ils entendent servir “ se résument ainsi ”, d’après M.Delafosse : L'abservation loyale et large du Concordat, ce qui veut dire le respect de la liberté de conscience dans toutes les manifestations, le respect de l’Eglise et, de ses ministres ; La liberté absolue d’enseignoment lii'U.ihicN m « OUKKIKK I » l - CANAUA ¦2‘6 Avril 1890-N» LOI LtvS EPREUVES (Suite) —Ce lui le plus odieux de mes crimes, et celui pour lequel Dieu me châtiera davantage.Cette enfant, votre [consolation, votre bien, dont vous aviez payé l’honneur et la vie, cette petite créature qui vous consolait de tous les maux subis, je voulus vous la prendre.Il mo la fallait pour exploiter Lue Auvilliers, son grand oncle.Il m’avait déclaré que pour l’enfant seule il forait des sacrifices.Et.,je me souviens que dans la grande maison du quartier Saint-Victor j’osai vous ^menacer de la police si vous ne remettiez pas Madone entre mes mains.Je vous menaçais do révéler votre situation de forçat évadé .Olivier se souleva et se penchant vers le vieillard.—C’est vous qui l’avez reprise, n’est-ce pas ?—C’est moi ! —Où est-elle.?—Madone est heureuse.Où est-elle ?répéta Olivier d’une voix plus âpre.—J’en importe, lit le vieillard, oui ¦ peir vous importe, Olivier.: —Oh ! je ne la tourmenterais pas! I Je vous le jure.Mais si je connais! sait l’adresse do Madone, si je pouvais dire à Luc Auvilliers : ,;_—Je vous la donnerais en échange de votre silence.Il se tairait, comprenez-vous, il se tairait., —Il se taira ! fit Pascal d’une voix profonde.Mémo en ignorant votro secret il se taira.S’il avait â vous livrer, vous livror, vous seriez déjà entre les mains de la justice.11 ne vous livrera pas, je le jure, ni lui, ni le docteur.Te connais ces deux cœurs également remplis de miséricorde ; uand le bras du Seigneur s’est éten-u sur un homme, cela suffit.Ecoutez Olivier, si vous vous étiez repenti sincèrement, profondément j’aurais, je vous le jure, amené votre fille près du lit d’agonie, je lui aurais dit “ Oublie et pardonne ! Elle peut, elle devrait vous haïr, vous qui avez abandonné son enfance et tenté de l’arracher à son unique tendresse, mais Madone est un ange, Madone —Ce fut amer, bien amer, dit le .vieillard, venant de la main do mon I ne haïra jamais personne.J’ai bien fila.souffert, oui, j’ai bien souffert, moins encore de mes sacrifices que de leur inutilité.Mais quand dans ma j pauvreté, ma misère, mon exil, j’avais près de moi cette enfant bénie, j’oubliais tout ! tout.Je lui avais donné ma vie, mon honneur, elle me rendait les biens perdus dans un sourire.Après l’av.oir enlevée A ses bourreaux A Luzancy, combien de fois suis-je demeuré des nuits entières, sans sommeil, la regardant dormir, houroux do ce repos qu’elle me devait, (lu morceau de pain que je gagnais pour elle.J’ai connu toutes les joies de la paternité pour cette enfant.Fendant que vous la reniez je l’adoptais.Pour la revoir plus vite je me suis évadé.Et cependant , avec cette tendresse au cœur avec ce profond amour que rien ne sur.passe, que rien n’égale, j’ai eu le courage de m’en séparer.Madone n’est, plus avec moi.Qu’cn aurais-je fait 7 Je suis vieux et misérable.Elle fût restée vagabonde avec un vagabond, je l’ai voulu.Madone est aujourd’hui telle qu’était Claire quand vous l’avez épousée, une pure et belle jeune fille, parée de toutes les vertus et de toutes les grâces.Elle sera riche, elle trouvera quelque jour un honnête homme dont elle deviendra la compagne, et j’aurai en me sacrifiant subi jusqu’au bout mon martyre.—Vous avez eu le courage de la quit ter ?demanda Olivier.—Je l’ai eu Mais depuis quelle vie a été la mienne.J’ai rôdé près des lieux qu’elle habitera voyant à la dérobée, me tenant satisfait si je l’avais suivie à l’église, si j’avais frôlé sa robe.J’ai souvent parlé à de vieux pauvres pour cette seule raison qu’elle leur avait fait l’aumône J’habitais à Paris une mansarde, un grenier, que m’importait le bouge dans lequel je vivais si je pouvais suivre sa vie.Je me cachais.Il fallait qu’elle se crut abandonnée, sans scia, Madone se fut attachéo A moi, préférant ma misère au luxe dont elle jouissait ailleurs.A Paris c’était dur et difficile, à la campagne tout se simplifiait* Je couchais dans une hutte, une grotte, ou bien A la belle étoile.Je sculptais du bois de génevrier pour vivre.Je rôdais autour (le sa maison, j’entendais parfois ses éclats de rire, et cela ine réchauffait le cœur de la savoir heureuse.J’écoutais le soir quand elle chantait.Combien de fois pendant qu’elle répétait les chansons napolitaines que je lui ai apprises, suis-je tombé la face dans l’horbe, sanglot-lant comme une enfant.Je l’attendais, je la guettais.Vêtu de haillons, déguisé, moi si vieux, si laid déjà, moi changé par le chagrin, mutilé par l’accident du chemin de fer de Gugny, moi qui ne suis plus qu’un infirme, j’exagérais encore mes maux et ma misère.Depuis plus d’un an j’habite un appentis dans la maison d’un aubergiste, je suis A gages chez lui, et je fabrique des balais.Misérable état, Olivier! mais état qui me permet d’errer dans le bois où je coupe la bruyère et des houx A feuilles lancéolées à grains rouges Je la vois passer, A cheval, en calèche, les cheveux an vent.Le sabot de son cheval, la roue de sa voiture soulèvent autour de moi un flot de poussière.Elle fuit, elle disparaît sous les arbres.J’ai du bonheur pour toute une semaine, je l’ai vue.—Ainsi, demanda Olivier, elle est près d’ici.—Oui, dit le vieillard.—Vous apprîtes mon dessein tandis que je discutais mon plan avec Bois-Galais.—Oui, répondit encore Pascal.—Qu’avez-vous fait, alors?—Me montrer subitement A vous, vous prier de renoncer A votre dessiu eut été inutile.Bois-Galais était là, Bois-Oalais qui vous a perdu, et j’eus peur.A quoi bon me mettre en lace de vous ?Mieux valait empêcher le crime.Je préférai prévenir Luc Auvilliers.Je courus par des chemins détournés aliu de vous prévenir, mais la nuit était venue, mes forces étaient défaillantes ; je tombai sur le chemin, j et d’une façon si cruelle que je demeurai sans mouvement, aveuglé par le sang ruisselant surjmon visage.il fallait arriver, cependant,et empêcher le dernier crime.Ma tache en ce monde ne serait finie que quand je me serais mis entre ton arme et ta victime.Après t’avoir sacrifié mon honneur, je pouvais bien te donner ma vie, puisque Madone était heureuse.Je ne pouvais plus songer A remettre ma lettre A la Villa des Fleurs ; d’un autre côté, il m’était impossible de supporter la longueur du temps écoulé depuis mon événement.11 s’agissait de vous rejoindre, de suivre pas A pas le même chemin ; jo me servis de votre échelle A corde, je passai par la fenêtre brisée ; tu sais le reste, quand j’arrivai, tu travaillais A desceller le coffre-fort de Luc Auvillécrs.*—Je n’ai pas voulu vous tuer! Je n’ai pas voulu vous tuer! s’écria Olivier d’une voix rauque.le suis bien assez criminel déjà, sans que vous m’accusiez de parricide.Ma vie n’a été qu’une longue suite de fautes, je me suis roulé dans toutes les langes, si les hommes me traînent A leur barre] je subirai leur jugement, comme un joueur qui a perdu une partie, puis sa mauvaise chance de tout ce qu’il possède.Mais on dépit de mes erreurs, de mes entraînements, de mes crimes, j’ai conserve pour vous un sentiment de respect.Je méjugeais ce que je valais, je me mettais sous vos pieds par la pensée ! Cent fois j’ai eu la tentation de courir vers vous, et de vous demander pardon.(A suivre) Le Courrier du Canada, Mercredi 20 Avril i800, à tous les degrés, parce que la liberté dVnseigner est le corollaire de la liberté de croire ; L’enseignement religieux dans l’école, au degré du père de famille, parce que la morale religieuse est, à nos yeux, le fondement de toute discipline sociale ; .La refonte de la loi militaire dans le double but de donner à l’armée une organisation plus vigoureuse, et de supprimer l’entrave qu’elle a mise à l’essor des carrières libérales et au recrutement du clergé : L’abrogation des lois d’exil, parce que c’est une iniquité et une honte de proscrire des princes dont le seul crime est de porter les noms les plus éclatants et les plus glorieux de notre histoire ; (/I suivre) NNONCE< NOUVEL! 1ÏS I«a Compagnie du Haras National—Ls.Beaubien Nouveaux Tapis—Behan Bros Nouveau magasin.—Zotique Carneau.Avis.—I.I.I.a very.Déménagement—Madame Vallée*.Soumissions demandés.—J.K.I‘e.v* liy.Crédit paroissial.—C.B.Lanctôt.Soumissions.—L.Vat*koughnet.V\.* CANADA QUEBEC, 23 AVRIL 1890 L’HISTOIRE DELA FONTAINE Le ronuni tic *• Y Electeur " Nous avons promis de parler de la fontaine du parlement et de démolir la petite histoire de VElecteur.Nous venons tenir parole.L'Electeur de samedi a publié un article finement intitulé : Fontaine, je ne boirai //as fie ton eau, pour établir que l’honorable Dr Ross, lorsqu’il était ministre (les Travaux Publies, a distrait du contrat primitif l’entreprise de la fontaine on lace du Parlement afin de pouvoir hi payer ensuite comme extra à M.l’harlobois.Voici comment procède YEteitcur pour bâtir son roman : Ou sait, ou on ne sait pa*, dit-il, quo.lors .- ;v tt *i, Uî.que l'on fasse cesser l’immigration des ’ , .’ irs?,tl lnv,,T; il souscrire étrangers pauvres, que le gouvernement ;V .* m 11,1 pne-Dit u t»t u„J qu'iidil accorde u u contrat important j, j - »u en contribuant à l’m 11souscripteurs cl b* A Et 0:11 K (aprlvi H SEi.sitinrk Sfanlcy Fele ouvrière Feelierie» Pèlerins italien* au Yatieau le salaire ; que les ouvriers qui travail- j V’*1' u,r> ji0|nrriptions sp|,ont inscrits If-ut pour le gouvernement ne suientpas %.‘?.i,ni 1,11,11 ‘lu,%sv,,a lemis au i»• v j.obligés de travailler plus que S heures i * ,*.* a 11,1 .mmno limps quoies par jour, qu’il accorde aux ouvriers le ! .11 îîS.T1! 'kip’JSus peudam |e premier privilège pour la réclamation de .G1 d.,l , ^’/fratiçois de Sales leur salaire.Ils demandent aussi an eau-! i 5 }e I residentae l’Union,Si.didat pour qui ils donneront leur vote | ' './j .a ^ ° *es dames ‘Unies 1 a (.tiii a haï (ta*s .Waxed Upper.0 :I5 u Vache dite Bull et Hubble.I, p.n pied.U l .1 a Vache ù patente.U 15 n Vache émaillée .U 15 a Peaux de veau, lourd, par livre.0 50 a 0 24 U 22 u 20 U 30 0 'i0 ü 15 ti 17 I) 17 0 G0 !)o léger ••••••• •••••••• U GU a U .U Cuirs fendus, petils.U 2 4 a 0 »U lit# grands.0 20 a ** n5 TAPIS — UI — MA ROHAN DISKS I )’AMEUBLEM ION rl ÜN très giand choix de ce qu’il y a de plus nouveau et de meilleur qualité en TAPIS BRUXELLES ET TAPIS TAPISSERIE avec bordures et tapis d’escaliers pour appareiller.fitaT Nous désirons attirer une attention toute particulière sur une grande quantité de nouveaux patrons en TAPIS TAPISSERIE achetés d’un manufacturier à un prix bien au-dessous de la valeur réelle.Nous vendons à ïr> r.ou 71 r.net un Tapis de OOc 'lapis Tapisserie, 26|£c.33c.et 47/ic- net, lapis de Chanvre, Tapis Allemands et lapis Ecossais.I laute nouveauté en carrés en Tapis, Rugs et Nattes.Nouveaux Rideaux en Point de lil brodé et en dentelle Guipure.Nouveaux Rideaux de Jute, Chenille tt mêlés de soie.Nouvelles Etoffes pour couvertures de meubles.lTne immense quantité de rouleaux de.toutes sortes pour fenêtres, et portières vendus très bas prix.Baguettes en cuivre, Boutons et autres ornements pour escaliers.Lits et berceaux en fer t.1 en cuivre.Matelas, Oreillers en duvet et en plume.Cretonnes depuis 10c la verge.Un grand choix.JUÈT Achetez au comptant et sauvez 5c par piastre.éüfl^OYs- BS, F IS Y & Fie.Québec, 14 avril 1890 Tours terminées Les tours destinées à remplacer sur le pont Dorchester, cellos qui ont été renversées par un ouragan l’automne dernier, et qui serviront de support aux cables de la compagnie de la lumière électrique sont maintenant terminées.Société de Construction Permanente de Québec Le et après le 1er Mai prochain la Société paiera à ses actionnaires un dividende semi annuel de trois par cent sur le capital permanent de la société.Le livre des transports d’actions sera fermé du 20 au 30 avril courant inclusivement.Par ordre, (J.(3ointdeau, Secrétaire.Québec, 11 avril I8Ü0.tm Electoral Les brefs pour ! -s élections générales de la province de la Nouvelle-Ecosse sont lancés.La nomination des candidats est lixée au mercredi 21 mai.rn L Mortalité roguistes.FAÇONS.Québec, 17 déc.—4 oct.1889—lanzfps.1053 LA REGLE — L»U — I KRS-ORi)!! K — DL — ST-FItANCOIN TEL QU'AMENDÉE TAR SiïXÏETE LEON \III l’AR LE Kev.5*.FKEOEHU Volume de üâO pages—Prix: H.s Cher: J.A.LAJNGLAIS» ST-ROCII.Québec, 25 janvier 1S89— * SA BEHAN BHDS.Nouveaux Tapi it Tapis de velours, Tapis tapisseries, Tapis Brussels, [(avec bordures pour appareiller) l apis d’escaliers Brussels, Tapis d’escaliers tapisseiies, Tapis carrés et foyers, Loyers en laine, etc., etc.Les meilleurs prelarts anglais Voi es et Appareils Rouleaux pour garde-soleil.'Voile pour chassis, etc., etc.Lits en fer et en cuivre, Berceaux et chaises pliantes, Rideaux en point, en canevas, en soie crûe et en chenille, 'lapis de table et de pianos, etc.fiel tan Slro$.LA COMPAGNIE CHINIC QUEBEC.maison fflktliof fondée 1808.Fabricants de clous et de Moulantes et Marchands de Fer l-’OnitNISKFliRS ORDIN-ÜKIiS IIUSS iS ET DE» institutions religieuses et K QUIiliüC A LEVIS.Intercolonial ntl&HEC | 1.4 VIS /\.AI.A.NI.7.30 Malle pour la 6.30 Train mixte «le 1 t Rivière «lu Loup.Ktv «iu Ixup.9.00 Accommodation pour la Rivière-du-Loup.P.M.r.M.2.00 M aile pour I.15 Malle «le Halifax.Halifax.5 30 Accomodation 2.30 Mu lie de la Kiv.pmr la Rivière du «lu Loup.I >»up.Four iV Québec Central M.A.M 1.00 Express pour 7x0 Express de nuit Sherbrooke 10.45 Train mixte de I.30 Train Mixte! Saint-Joseph, pour St-Joseph P.M.8.00 Express «de nuit 3.00 Express de pour Sherbrooke.j Sherbrooke Les Pilules et Onyuent llottotrtig LIOS PI LU LES purifient le sang, et guéiteent tous les dérangements du foie, «le l’estomac, des reins et des intestins.Elles donnent la force et la santé aux constitutions débiles, et sont «i’un secours inappréciable dans les indispositions «les personnes du sexe, «le tout âge.Prairies enfants et les vieillards, elles sont d’un pri* inestimable.est un remède infaillible pour les douleurs dans les jambes, la poitrine, pour les vieilles blessures, plaies et ulcères.Il est excellent pour la goutte et le rhumatisme.Pour les maux de gorge, bronchite, rhumes, toux, excroissances glanduleuses, et pour toutes les maladies «le la peau, il est sans rival.Manufacturé seulement à l’élablis-eînent «lu professeur HOLLOWAY 533, KUKt OXFORD, L ‘.YDkES, et vendu :» raison «îe L> 1 Çd , 2s.qd., iis 22s., et 33s.chaque boite et pot, et au Canada à 36 cents, 90 cents et $1.50, et les plus grandes dimensions en proportion.Partant de Halifax a deux hrs P.M Cou a l’arrivée «lu train du chemin de fer Intercocolonial venant de l’Ouest.Prix du passage do Québec : Viâ Halifax Caoine.$lo,00 et $7o.co Suivant les accommodements.Intermédiaire.*•.i.^u Uni n |>«Hit.%.,,., .••••326.50 Ligne\de CUnsgote ; **'*-.: r n :.i ^ • - • T- # m (km La plus PURE, la plus FORTE et la MEILLEURE NK CONTENANT AUCUN.’ Alun,' Ammoniac, Chaux, Phosphates ou autres matières nuisibles, Toronto, Ont., HW.IïIIjIJT, CHICAGO, iLLfl.FABRICANT DK LA 44 Celebrated Royal Yeast Cakes.” ri*.1 ^ W/vga; / w mJ FRKdlON & Cl i ¦ - sd PA B PIC AXIS J ET DE S TA T UES REL l G L E USES ! ! ! 4 Vases sacrés—Garnit tires d’autel—Lustres à cris- taux-Ohasulderios-$oiries-Linûfe d’éulisscs ; ^ i • i-* - "i !.*S -.*• ïCM-':'.RS .iKLC ‘ à Ç Ai ., a J* De Cia sgout Steamers De Huston De Philadelphie 1 fév Norwegian.18 fév • ••••• •••.POTTING EK, Surintendant en chef.Bu lean «lu chemin «le fer, j Mon; ton, N, B.,14 no< 1889.j Qn'T»«\ lu mars 90 nov S #—lan 1028 LE et après LUNDI, le 14 OCTOBRE 1889,les trains partiront de la station du Pacifique, Québec, et arriveront comme suit, excepté les dimanches : DÉPART DE QUÉBEC 7.80 A.M.—Express direct pour le tec Si Jean, tous les jours arriv.»nt à la jonction Cliambord à 5.45 P.M., et à Roberval « 6.30 1*.M.3.45 I3.M.—Train local pour Saint-Raymond tous les jours y arrivant à * 6.30 P.M.ARRIVÉE A QUÉBEC 9.00 A.M.—'i lain lt>cal part de Saint-Raymond tous les jours, à 0.25 A.M., arrivant à Quétec à «^.Gu A.M.7-00 P.M.— Express direct part de Roberval à 8.00 A.M.tous les jours, (et de la Jonction Chambord ù 8.40 A.M.,) pour Quétec, y arrivant à 7.00 P.M.Le fret pour tous les points des districts du tec St-Jean et Saguenay, à l’Est de la Jonction Chambord, est enregistré pour la Jonction Chambord, et pour Roberval et les endroits à l’Ouest enregistré pour Roberval.te fret expédié de’ Québec à Saint-Raymond et aux endroits au sud, sera enregistré jusqu’à I 2 50 P.M., et aux endroits au nord de St-Raymond | jusqu’à 5 P.M., à la station du Palais.20 minutes pour prendre le lunch au lac Edouard, te fret ne sera pas reçu à Québec après 5 heures n m.Billets de retour de première classe, aux taux d’un simple billet, «le Québec à toutes les stations émis 4es samedis bons pour revenir jusqu'au mardi suivant.Billets en vente par R.M.Stocking, vis-à-vis l’Hôtel St-Louis.Excellentes terres à vendre par le Gouvernement dans la vallée du Lac St-Jean, à des prix nominaux.te chemin «le fer transportera les nouveaux colons et leurs effets à demi-prix.Avantages spéciaux offerts à ceux «jui établissent des moulins ou autres industries.Pour informations au sujet des prix pour les passagers et des taux pour le fret s’a«lresser à ALEXANDRE HARDY, agent général pour te passagers et le fret, Québec.J.U.I T Sect.^ Gérant.Quétec, lo février 1890.Nouvelles importations de ^Serinos, Ssiv i oton a bdilinr pour eomimmautôs religieuses î ! ! • im-h Fît à Mis Mtr .VI MS DE MESSE-CIERGES ET HUI DE ll’HMC; ( ne Kj/écifitité Q.i-tev, t«» Mai 1889— lan et OR PLAQUE SOLIDE.Afin «l’introduire nos montres jet autre bijouteries pour CO jours nous envoierons ce beau joue d'or fin plaqué a aucune adresse •sur reçu de 32 cant en timbre de ___ Post: et aussi envoierons sans autres chargés notre grand catalogue de montrés et bijouteries \c.avec «les ternis très avantageux aux Agents.Ce joue est d’une qualité très fine et guaranty de durer des années et soutenir l’essai de l'acide, est offert pour 32 cent pour te jours .seulement.Envoyez votre ordre immédiatement et vous recevrez un foue volant $2.00 pour 32 cent.CANADIAN WATCH AND JEWELRY CO.69 A 7: Adelaide St., East Toronto, Ont.Québec, 24 octobre 18S9—6m : m Km i lus ; M a un t.ns / / A VIS.,073 CANADA ) Province de Quebec, / Cour du Recorder District de Quétec.) No 610 LA CORPORATION de 1 \ CITE DE QUEBEC vs Demanderesse WILLIAM II WRIGHT, Défendeur.AVIS public est par le présent donné que la vente des effets du défendeur saisie en cette cause et consistant en Stock de Librairie etc., aura lieu le DEUXIEME jour de MAI prochain au magasin du «lit défendeur situé rue Cote temontngne, No 34 à ONZE heures A.M., en vertu «l’un Bref d’E.xécution entre mes mains.Ls.WAGNER, II.C.R.Quétec, 23 avril 1S90—if 62 A CEUX qui «)nt b-soin de meubles, nous con-conseilIt-ns «le s’adresser à la maison C.O.Bedard.Cette maison est connue pout faire «les meubles de première classe.Toutes commando seront exécutées avec soin et promptitude.On y exécute Set de Salon, de Salle à Diner, Vlhambre à Coucher AUSSI Réparation -le Meubles Couture et Posage de Tapis Matelas «le tout genre Le soussigné attire Patient ion «le ses nombreuses pratiques et du public en général sur le grand >:ocl «le chaises «le unit genre qu’il vend à bas'prix.0.O.BEDARD, 1ÎSS me Saint-Joseph, Saint - Koch, Québec poil voisine «le chez M.J.Gauthier d'* Frère, peintre-décorateur.Ullétee, 2 avril 18S9— lan i q n m 1rs.iiMh ¦ CL En faveur de l'Externat du Couvent
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