Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 25 septembre 1889, mercredi 25 septembre 1889
33 unie Aiinee No 93-Edition quotidienne-lSÊème Année mercredi 95 Septembre 1889 ~y JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.XK CROIS.J'KSP^RK 3CT J’AI MK.THOMAS OU A PA 18, Réducteur en Chef.LEGER BllOO88EA U, Editeur-Proprietaire.sut UNE LETTRE DE BOULANGER Voici la lettre que le général Boulanger vient d’adresser à M.Tirard, président du conseil : Londres, le 4 septembre 1889.Monsieur le président du conseil, Au moment même où je fus décrété d’accusation et traduit devant la Harte-Cour, je déclarais que je refusais de m’incliner devant une mesure que .je trou \ ais inique, et que je ne reconnaissais pas la compel ence d’un tribunal d’exception qui avait demandé lui môme qu’on me livrât à lui, et dont les membres, étant ennemis, ne pouvaient être mes juges.Mais je déclarai, en mémo temps, que si on me donnait des juges de droit commun, c’est-à-dire un conseil de guerre, ou la première chamb.e de la cour d’appel, dont je suis justiciable en ma qualité de grand oflicier de la Légion d’honneur, je considérerais comme un devoir de répondre au rendez-vous Après le réquisitoire de M.le procureur général, après que ce dernier a allirmé des faits qui, s’ils étaient établis, entacheraient mon honneur, laits que la Haute-Cour n’a même pas eu à apprécier et sur lesquels elle s’est bornée à voter des réserves pour permettre que je fusse traduit devant, une juridiction compétente, je ne me contente pas de déclarer que je me rendrais devant cette juridiction si jetais traduit (V langage n’est point celui de la polémique et de l’irritation (que 1 exil légitimerait cependant, hélas !) c’est l’appel fait au gouvernement de son pays par un Français qu’on a voulu atteindre dans son patriotisme et dans son honneur.Si le gouvernement reste muet à une pareille objurgation, la même pensée viendra à l’esprit de tous les Français, et on dira de lui : 11 a peur ! Combien faut-il que notre cause soit bonne et gagnée d’avance, pour que la seule parole d’un honnête homme, prononcée de si loin, lasse trembler les misérables qui ont^J entrepris de falsifier le suffrage universel ! • »* AVANT ÏÏÆS ELECTIONS t 11 est de règle,avant la bataille de montrer une confiance absolue dans la victoire : c’est l’usage des deux partis.Républicains et boulangistes témoignent en ce moment d’une même assurance pour l’issue de la lutte électorale ; dans chacun des deux camps on se proclame vainqueur d’avance Nous remarquerons surtout l’air de triomphe de la République Française : • “ Aucun doute, s’écrie-t-elle, sur le résultat final.Le 22 septembre, anniversaire de la date immortelle où la République fut proclamée pour la gouvernement : à ce titre, c’est à vous que je m’adresse pour vous prier d’obtenir, soit de M.le ministre de la guerre, qu’il me défère à un tribunal militaire, soit, si ce dernier s’y refusait, du ministre de la justice, qu’il me traduise devant la première chambre de ia cour d’appel de Paris.Et je prends l’engagement formel de me rendre à l’appel qui me s»*ra fait par l'un ou par l’autre de ces tribunaux Si vous refusiez d’obtempérer à mu demande, il deviendrait, aux yeux de tous, qu’on craint en haut iieu les tribunaux impartiaux et que l’on ne se lie, pour me juger, qu’à mes ennemis déclarés.Dans ce cas, la lumière étant faite, il ne me resterait qu’à remettre ma cause entre Us mains du juge suprême qui, avant trois semaines, aura prononcé en dernier ressort.Veuillez agréer, monsieur le pré- devant elle, ji* demande énergique- première fois verra le suffrage univer-ment à y être traduit ; je demande le sei consacrer avec un magnifique tribunal impartial auquel a droit tout citoyen.Vous êtes le chef responsable du éclat la République et faire une fois de plus des conquêtes de la Révolution une réalité/’ Est-ce pure tactique de la part des journaux opportunistes d’afiieher une si belle certitude ?N’auraient-ils pas plus de raisons que nous ne voudrions de croire au succès ?Avec un ministère décidé à tout pour réussir avec un personnel de fonctionnaires qui jouent leur sort, avec les fascinations actuelles de VExposition, avec la loi militaire,avec la complicité de toutes les mauvaises passions de jouissance et d’égalité et le déchaînement des haines contre la religion, les républicains ont plus de chances de leur côté que les honnêtes gens.Et les torts du gouvernement, si graves, si nombreux qu’ils soient, sulliront-ils à faire contre-poids à tons ces éléments de succès Y On a peut-être trop compté, pour battre en brèche la république gouvernementale, sur l'effet des accusations portées contre ses principaux ., — .ii» • 1 chefs.Que peuvent faire après tout, sident du conseil, 1 expression de mes « unQ Janti\6 d-iudividUs qui ont sentiments distinguas leurs raisons particulières de vouloir Général Boulanger jc maintien du régime actuel, tout La Presse accompagne cette publi- ' ce qu’on a pu dire contre M.Grévy cation du commentaire que voici : * et son gendre, ou contre M.Cons- Ce déli, basé sur la légalité et le tans et M.Thévenet, et M.Rouvier droit, est bien dans la théorie de notre et les autres Y Sommes nous dans le parti, et le général nous permettra de siècle de l’honnêteté et la république lui envoyer, de notre part et de la est-elle le régime de la vertu I part de tous nos amis, l’expression do Quand les Danton et les Marat sont notre sincère admiration pour cet publiquement glorifiés, quand un acte si politique, si digne et si fier.Carnot reçoit les honneurs officiels Cette lettre produira, par son allure (lu Panthéon, quand les Robespierre, même, sur le pays un grande et pro- les Fouquier - Tinvillo, les Collot- foiule impression.d’Herbois, les Saint-Just, sont salués partout, en cette année du centenaire de la Révolution, comme les glorieux ancêtres de la patrie moderne et les premiers fondateurs de la république, peut-on attendre de bien moindres forfaits qu’ils inspirent de l’horreur à l’opinion ?M.Rouvier eût-il commis les malversations dont on l’accuse, sans compter l’odieux attentat pour lequel il dut passer en police correctionnelle ; M.Thévenet eût-il bénéficié, comme on le prétend, de ses relations avec un escroc de Bourse ; M Constans lui-même outil fait empoisonner l’infortuné Richaud, après avoir extorqué la ceinture à diamants du roi Norodom, qu’est-ce que tout cela auprès des hommes de 92 et de 93 dont on fait aujourd’hui des héros Y Ce serait avoir trop bonne idée du suffrage universel que de le croire absolument sensible à des méfaits tels que les indélicatesses (le celui-ci ou les tripotages de celui-là.Tout passe, tout s’oublie.M.Wilson lui-même n’a-t-il pas pu se représenter devant les électeurs Y Les honnêtes gens sont trop portés à se prendre pour les autres et à croire que ceux-ci pensent et sentent comme eux.Quels que soient les griefs des hommes d’ordre et de bien, de travail et de paix, contre le régime actuel, rien n’est moins assuré pour eux que le succès aux prochaines élections.Ce qui doit pourtant déterminer tou.> les conservateurs, et les catholiques surtout, à faire les plus vigoureux efforts dans la lutte électorale, c’est l’importance du résultat.11 y a quelque chose de particulièrement inquiétant dans l’approbation et l’estime données si chaleureusement au ministère actuel par les républicains, qui ne cessaient de réclamer un gouvernement fort.La République Française exulte en disant qu’on a un ministère qui est enfin un gouvernement, un gouvernement qu’elle qualifie de bienfaisant et de réparateur.Qu’est que cela signifie Y Eli quoi ce ministère est-il plutôt un gouvernement que les autres Y Pourquoi les Constans et les Thévenet valent-ils mieux que leurs prédécesseurs ?Qu'ont-ils fait de plus que les autres, ceux-là Y Une seule chose.Ils ont montré qu’ils pouvaient passer outre au droit pour arriver à leurs fins ; ils ont prouvé qu’ils étaient hommes à mettre de côté la loi, à violenter la justice, à frauder la vérité pour détendre la république.Us ont fait le procès Boulanger, ils l’ont fait au mépris de la Constitution, avec un tribunal d’exception, à l’aide de faux témoignages.Ainsi la République a trouvé son gouvernement, parce qu’elle a rencontré des hommes capables de remplacer le droit par la violence Le procès Boulanger, dont tous les républicains ont triomphé avec le ministère, est un avertissement au pays sur le caractère du futur régime.Si le ministère a bien mérité par la condamnation du général Boulanger, quel gré ne lui saura-t-on pas du succès des élections Y Le triomphe des républicains au scrutin du 22 septembre, c’ist la consolida- tion et le maintien à perpétuité du ministère Constans-Tliévenet.Mais que fera ensuite le parti vainqueur, que fera le ministère ?Il faudra bien qu’on aille de l’avant.Le triomphe aura été le prix de la coalition, et il y aura à satisfaire tous les partis, tous les programmes.Ira-t-on au socialisme Y Ce u’est pas encore le moment ; mais on franchira la dernière étape de la persécution religieuse.Pour donner une satisfaction commune à tous ceux qu’aura unis la victoire, on reprendra la guerre au clergé et à la religion avec un nouvel acharnement.Avant de passer aux réformes sociales que réclament les radicaux et les ultra-révolutionnaires, mais qui effrayent encore les opportunistes, on voudra achever l’œuvre commencée de la sécularisation.Là-dessus .’entente s’établira facilement, et, s’il le faut, les plus modérés feront aux intransigeants toutes les concessions que l’intérêt de l’union et la discipline du parti exigeront.On fera d’abord l’application au clergé de la loi militaire, et il n’en faudra pas plus pour dépeupler les séminaires, épuiser les congrégations religieuses, désorganiser le service paroissial.On en viendra ensuite à la suppression du budget des cultes, à l’abrogation du Concordat.M.Thévenet ne l’a-t-il pas déjà annoncé Y Depuis vingt aus, on a tant de fois inscrit ces mesures de persécution au nombre des réformes capitales réclamées par l’intérêt républicain, qu’un grand nombre d’électeurs, de Ceux surtout qui sont attachés à la république par haine de la religion, croiront qu’il est d’une importance considérable de les obtenir, et le gouvernement paraîtra avoir beaucoup fait aux yeux de son parti, s’il exécute cette vieille clause des programmes républicains.On ne lui en demandera pas davantage, et, pour y arriver, il n’héritera ni à manquer à l’obligation contractée envers le clergé au nom de la nation française par la Constituante de 1789, ni à forfaire à la signature de la France apposée à perpétuité au Concordat.Là non plus, ce n’est ni le droit ni la justice qui l’arrêteront.Si donc les candidats du ministère l’emportent aux élections, la prochaine législature se passera, on peut le prédire, à compléter l’œuvre de la laïcisation par les dernières mesures d’exécution contre le clergé et les ordres religieux ; elle consommera la rupture avec l’Eglise.Ft après, ce sera la persécution.C’est donc du clergé, de la religion, de l'Eglise, qu’il s’agit avant tout aux prochaines élections Les catholiques qui veulent la main de l’Eglise, les conservateurs qui désirent la paix religieuse, comprendront-ils la nécessité absolue, immédiate, urgente d’agir, de se concerter, de faire tous les efforts pour que la cause de la religion ne succombe pas au scrutin du 22 septembre avant le triomphe de la république gouvernementale Y Et si le clergé, directement intéressé à la lutte, s’en mêle, n’aura-i-ii pas fait son devoir et suivi le conseil que les voix les plus autorisées (les pasteurs lui ont déjà donné ?Arthur Loth.LE FIGARISME Veut-on apprécier une fois de plus de quel ton et avec quel mépris des convenances religieuses les gens du Figaro parlent de certaines questions intéressant les catholiques Y Voici ce que publie gravement aujourd’hui le dit journal : D’après les nouvelles qui nous arrivent de Rome des sources les plus autorisées, le départ du Pape de la Ville Eternelle est, en principe, chose tout à fait arrêtée daus l’esprit de Léon XIII.Seulement, d’après un nouveau projet que nous communique un de nos correspondants, l’absence (lu Saint-Père de la Ville Eternelle pourrait bien n’avoir qu’une durée assez courte et se bornerait probablement à une simple excursion dans les pays catholiques du continent : Autriche, Belgique, Espagne, etc.La France serait naturellement comprise dans l’itinéraire pontifical.Mais la visite de Léon XIII à Paris et à l’Exposition universelle serait, d’après le correspondant, subordonnée à la situation politique et au résultat des élections L 3 Pape se réserverait, dans cette combinaison, de garder ou non Y incognito comme les autres souverains, soit à sa sortie de Rome, soit à sa rentrée sur le sol italien, soit au cours de son voyage, selon les circonstances et ses convenances personnelles.Ainsi le Figaro n’a pas reculé devant cette inconvenance de montrer le Pape venant incognito visiter l’Exposition du centenaire de la Révolution ! C’est bien là le journal qui, l’autre jour constatant la multiplication des cas de divorce, en tirait argument en faveur de la nécessité de la loi qui s’est attaquée à l’indissolubilité du mariage “Les divorces se multiplient, disait-il.On voit combien la loi qui les autorise était nécessaire! ” LE COTÉ SCIENTIFIQUE 14 Vouloir expliquer ce sinistre problème da:»s tous ses détails, serait certainement entreprendre une tâche audessusde nos forces.Cependant il est possible d’indiquer quelques-unes des causes qui ont amené ce terrible cataclysme ; d’autant plus que, grâce à son isolement même, le rocher de la citadelle est relativement facile à étudier dans tous les détail de sa stratigraphie.Le rocher de Québec n’est pas une masse compacte coinuio toutes les collines des Lanrentides.Il se compose, dans son ensemble, d’une série de couches pierreuses, d’épaisseur et de composition variables, qui incline toujours fortement en un sens ou en l’autre, quand elles ne sont pas absolument verticales.* Ces lits, déposés primitivement en plans horizontaux, ont été redressés plus tard sous l’action de» forces géologiques Et comme ils sont situés dans le voisinage (le cette grande rupture qui traverse obliquement tonte la province de Québec, ils semblent avoir été plus bouleversés que les lits voisins.Aussi, voit-on leur inclinaison, tantôt en restant du côté du fleuve, tantôt sous leur masse elle-même.C’est ainsi que, depuis la côte de la Basse-Ville jusqu’au milieu de la Terrasse, ils plongent à l’intérieur.Vis-à-vis les quais Allan, ils plongent au contraire vers le fleuve.C’est entre ces deux points que l’éboulis s’eot produit,iprécisément à l’endroit où ils sont absolument verticaux, s’ils ne surplombent pas légèrement du côté des quais.La base de ces lits ayant été dénudée par les travaux de diverse nature faits au niveau de la rue à cette endroit, il ne restait plus que des lames rocheuses, relativement minces et atteignant plus de cent pieds de hauteur verticale.Or, ces [couches toutes criblées qu’elles sont de joints et de fissures, n’avaient pas la résistance des lits plus compactes.L’eau les a attaquées petit à petit de diverses manières, jusqu’au moment où, cédant sous leur propre poids, elles se sont abîmées dans la rue, laissant à découvert leurs voisines sur lesquelles reposent encore l’extrémité sud-ouest de la Terrasse.Dire qu’il ne se produira pas de nouveaux éboulis à ce même endroit, serait une absurdité.Déjà les larges crevasses qui sillonnent le rocher de cette partie de la Terrasse parallèlement à la surface du premier éboulis, indiquent qu’une large masse de rochers, bien plus considérable que la première, tombera sans aucun doute à une date plus ou moins reculée.11 est probable toutefois que des malheurs en tous points semblables à celui que nous déplorons aujourd’hui n’arriveront pas en d’autres endroits du rocher de Québec.La disparition des couches géologiques nous en est une garantie assez sûre.Mais sur ce point en particulier, on devra voir les crevasses déjà existantes s’agrandir peu à peu, les lits se séparer de plus en plus, jusqu’à ce qu’ils rejoignent les débris qui obstruent maintenant la rue Champlain.La partie sud-ouest de la Terrasse nous paraît nécessairement destinée à disparaître.Qu’on n’essaie pas de fermer les cravasses ,avec du ciment les lits voisins sont trop poreux pour que l’eau ne s’y insinue pas et n’y continue pas son travail incessant de dégradation, surtout pendant les gelées de l’hiver.Le plus sur serait de précipiter un dénouement qui arrivera nécessairement à une échéance plus ou moins éloignée et de faire tomber dès maintenant ce qui doit s'écrouler spontanément plus tard.D’autant plus que ces immenses quartiers de rochers suspendus, comme en équilibre instable, au-dessus d'une voie publique, sont une menace terrible pour la population de ce quartier.Il vaut mieux prévenir un malheur ESI !• fuii.lkton i > i COI R RI ER 1)U CANADA 25 Septembre ISSU- N" 27 LE GRIME DU — i (Suite) — Bah ! répondit Colette, quel est le logis dans lequel il ne meurt pas quelqu’un Y Un peu plus tôt, un peu plus tard, nous sommes nombreux à Château-Tempête.—Attendez, reprit le chanvreur, attendez la Colette.Si le hibou crie deux fois encore, aussi vrai comme je teille du chanvre, et que la lune va sortir des nuages noirs qui la couvre ; aussi vrai, comme ce matin j’ai vu relever treize corbeaux presque sous mes pieds, il mourra quelqu’un dans cette maison avant que le soleil soit couché trois fois.Colette devint pâle, et Gaspard, ferma son livre, fixa des yeux effarés sur le chanvreur.—Taisez-vous, dit la Colporteuse, en s’adressant à Germain, taisez-vous c’est mal d’essayer de lire dans le livre de la destinée.Dieu 6cul compte nos jours et ménage, suivant sa volonté, nos douleurs et nos joies.Vous effrayez cet enfant avec vos folies.passant sa main hàlée dans ses beaux cheveux blonds.—Riez ! riez ! fit le chanvreur, je sais ce que je dis.Le hibou vient de crier pour la troisième fois, il y aura (lu sang dans la maison, comme il y a déjà eu des larmes.J’y viens travailler, parce qu’il faut gagner son pain, pas vrai ! Mais je vois clair, clair comme les oiseaux j pour qui les ténèbres n’existent pas.I Les orfraies, les engoulevents et les freux ouvrent les yeux dans les nuits noires, et mon regard à moi lit dans les consciences, dans les consciences que le remords fait sombres, sombres comme l’enfer.—Ça, c’est vrai, dit Morin, en cessant de tresser son chapeau de paille, jo n’oublierai jamais qu’il y a trois ans, quand Pescon fut assassiné dans lo Val-Rouge, vous avez indiqué le vrai coupable, à l’heure où un innocent allait être amené par la gendarmerie.Et même depuis ce temps là Nicol vous tient en graude estime et profonde amitié.—Oui, répondit le chanvreur avec une certaine emphase, c’est un don que j’ai.Quand il y a du sang dans les mains d’un homme, je frissonne eu apercevant commo si un accès de do fièvre me prenait ; si un remords , lo trouble, si une malédiction pèse sur sa tête, l’air me manque, et il me semble que j’étouffe.Pourquoi vous étonnez-vous que je possède cette faculté-là Y Un médecin ne devine-t-il pas d’un seul regard la maladie de celui qui le mande ?Les bêtes douces d’instinct 11e pressentent-elles pas l’orage ?Moi je devine le crime et le malheur, voilà tout ! —Nous sommes tous honnêtes ici ! entendez-vous, dit Colette, et cependant vous paraissez vouloir insinuer.—Je 11e (lis rien ! rien ! répéta le chanvreur on laissant retomber la barre (le bois sur sa poignée de chanvre avec une violence concentrée, comme s’il voulait donner un démenti à ses paroles.Mais trouvez-vous naturel ce qui se passe ici, par hasard Y —J’admire le bien qu’on y fait, et les aumônes qu’on répand.—Pourriez-vous m’expliquer pourquoi le maître vous a hi longtemps refusé la permission de vous marier avec Mo vin Y • — Il a fini par consentir à notre union, dit Colette.—Et il fait demain les frais des fiançailles, dit Morin.—Pouvquoi lo maître déteste-t-il les enfants?Est-ce juste Y Est-ce d’un brave cœur et d’une bonne conscience Y Quel mal font ces jeunes créatures pour qu’il les fuie avec une sorte de terreur.—Vous oubliez qu’il a presque adopté mou Gaspard, fit gravement la Colporteuse, et que mon fils a reçu de lui déjà un peu de science et beaucoup de bonheur.—Ce n’est pas une raison.—Vous devenez méchant, le chanvreur, répliqua la Colporteuse, mais je dois tout à M.Makensie, et je 11e le laisserai pas calomnier (levant, moi.—Ce qui s’est passé au sujet de Gaspard n’enpêche pas le maître de haïr les innocents.11 a fondé une école, c'est vrai, mais il 11’y met jamais les pieds, et c’est par le mai-tre qu’il est renseigné sur le progrès des élèves.Il y a déjà longtemps, M.Bernard voulant ménager une surprise à celui qu’011 appelle le Bienfaiteur du pays, amena dans le parc tout son petit monde d’enfants.Chacun d’oux tenait un bouquet à la main, et le plus Agé devait réciter un compliment ; M.Makeusie n’eut pas plutôt aperçu les petits qu’il s’enferma dans sa chambre à la grande mortification de M.Bernard.—Mais, fit Colette, s’il n’accepta point, les bouquets des élèves, il leur lit servir une collation de laitage et de gâteaux.Vous agissez mal, Germain, je vous blâme, etj’en viendrai à vous mépriser, si vous continuez à parler comme vous le faites, et à semer dans l’âme des serviteurs la haine pour celui dont ils inançent le pain.Certes, je me garderai bien de révéler à mon maître le rôle que vous jouez dans cette maison, mais j’en souvent mieux qu'un morceau de instruirai M.Guillaume, sou ami.pain pour le corps.Pourquoi Ma-Dans certains cas, garder le silence kenzie aimerait-il les pauvres, savez-est une complicité : je 11e suis ni vous seulement s’il est chrétien Y lâche ni ingrate.Moi j'en doute, qui dédaigne les —Vous perdez à la lois votre cou- petits ne peut adorer le sauveur Jésus se il et vos menaces, la Colporteuse ; .Oh ! je sais, vous trouverez je mange le pain de M.Makeusie, et réponse à tout.Makeusie a construit j’y teille son chanvre, partant nous l'église.Mais n’avez-vous jamais sommes quittes.Mon travail vaut étudié le maître quand il se tient son salaire.Si je l’aimais pardessus debout devant l’autel Y II 11e prie le marché, c’est lui qui me devrait du pas, 11e s’agenouille pas, 11e s'humilie retour.Quant à me chasser do sa pas devant Dieu.On dirait plutôt maison, il 11e l’oserait pas ! qu’il lui parle face à face et qu’il —11 11e l’oserait pas ! prétend lui demander des comptes, à — Non ! le maître comprend que je moins qu’il 11’ose le braver.Vous lis eu lui, et mon regard le trouble levez les épaules, la Colporteuse.11 sait que je l’ai rencontré la nuit J’ai près do cent ans, et j’ai toujours dans les grands bois, sanglotant et dit leurs vérités aux gens du village, criant miséricorde.11 se souvient je 11e fais point d’exception pour le que j’ai entendu sortir de sa bouche j maitre.Aussi bien quelque chose des paroles terribles.et jamais, en-! en moi me force souvent à parler tendez-vous, jamais, il 11e me chassera comme le vent souille pour amener du château, où je toi lierai du chanvre l’orage, comme le chien hurle la jusqu’à ce qu’on tisse mon linceul.mort pour annoncer qu’une maison Üi ^Makeusie n’aime pas les pau- prendra le deuil, vros, les pauvres ne l’aiment pas, et 1 —C’est bon ! c’est bon ! fit Morin ; plus d’un crache sur son aumône.(je suis comme la Colporteuse, comme —Monsieur n’aime pas les pau- j Colette, Àndoche et tous ceux qui vres ! fit Colette ; tout son revenu ! vous entendent et dont la conscience est dépensé pour eux ! j se révolte tandis quo vous parlez.—On distribue de l’argent en son S Vous êtes un aucien, le chanvreur, et 110m, ce qui n’est pas la même chose.Est-ce vraiment pratiquer la charité commandée par l’Evangile que de 11e riter.! les vieux ont droit au respect à moins qu’ils se conduisent de façon à démé- jamais adresser une parole aux malades, aux déshérités, aux souffrants de l’àme ; un mot consolant vaut (il suivre.) « ou rrier du Canada* Mercredi 25 Septembre 18S9 que de s’apitoyer après coup sur les résultats d’une négligence coupable.Avec un peu de travail, il serait relativement facile de déterminer les limites en dedans desquelles devraient se taire le travail de demolition d’un nouveau genre dont nous indiquons ici les grandes lignes.L’abbé Laflamme.•* j\ S t > ' i li> N O G V h* LL ES Université Laval—J.C.Laflamme, pire Ligne Allan.—Voir 4111e page Nouvelles importations d’automne— ttnan m V.’opérirnce'fîif Kévérend l'ire Wilds.—Dr J.C A*cr Co.0 C A i\ ADA • QUEBEC, 25 SEPTEMBRE 1889 DEMONSTRATION CONSERVATRICE Au CluUt'au-Kicher.ioiutP de Jlonlmorcncy JEUDI PROCHAIN, 20 SEPT.Une grande assemblée des élec-tours du comté de Montmorency et des environs aura lieu au Chfiteau-Richer, jeudi prochain, le 20 septembre.Sir H.L.Langevin, Sir A.P.Caron, les honorables messieurs Taillon, Flynn, Blanchet et messieurs Desjardins, Faucher de St-Maurice et Casgrain adresseront la parole.L’assemblée se tiendra chez M.P.Célestix Lefrançois, à un mille à l’est de l’église paroissiale, et commencera à 1 30 heure p.ni.Un train spécial du chemin de ter Québec, Montmorency et Charlevoix partira de Hedleyville (Québec), à midi, et arrêtera à toutes les stations intermédiaires.Un train spécial partira de Ste.Anne à 1 heure p.m.pour le Châ-teau-Richer.Prix des billets De Québec au Château- Richer et retour 30 ets.De Beauport 25 « « Du Sault Montmorency.te 20 u De L’Ange-Gardien 15 ü De Ste-Anne 15 u CLUB DES JEUNES CONSERVATEURS Un comité a été chargé de l'organisation de l'assemblée conservatrice qui aura lieu le 20 courant au Château Richer comté de Montmorency.Ce comité siégera tous les soirs, â heures dans les salles du club jusqu’à la date de la démonstration.Tous les amis de la cause conservatrice sont priés d’v assister.Par ordre, Auguste Beaudry, Secrétaire.BEAUGRAND PACAUD M.Pacaud est allé faire un tour d'Europe, cet été.Il a ;visité Londres, Paris, et, comme tout journaliste qui se déplace il a communiqué â ses lecteurs ses impressions de voyage.Mal lui en a pris.Les impressions de voyage n’impressionnent pas tout le monde delà même manière.Il y a bien des écueils à éviter dans un récit de ce genre : Bretagne, et du diable ! si *je reconnais dans ce critique acerbe et malveillant, mon compagnon de voyage qui s’extasiait devant son potage, qui trouvait les entrées merveilleuses, qui prenait deux fois de la poularde du Mans où du chapon de Philadelphie et qui acclamait le dessert dans un paroxisme d’enthousiasme pour la cuisine française.Le reste était à l’unisson sur le paquebot français dont vous ne pouviez assez louer le luxe, le confortable et le service irréprochable.Vous rappelez vous vos transports hu débarquant au Havre et votre émotion en touchant, pour la première fois, la terre de France ?Ft c’est un petit voyage à Londres qui a changé tout cela.C’est parce que Sir Charles Tupper, qui est un galant homme, vous a fait les .honneurs de la capitale, et que quelque brokers iuléres sés vous ont reçu amicalement, que vous concluez—je cite textuellement : u Qu’à Londies on est libéral en tout et qu’à Paris on est mesquin et petit.“ Que toutes les femmes que vous rencontrez à Londres sont jolies et qu'à Paris, les jolies femmes sont l'exc.ep lion.” ^ Et vous nous apprenez quo les Françaises sont dégénérées! Et la lettre continue sur ce ton, montant parfois jusqu’au diapason de la critique la plus mordante.Qu’on en juge: ’ Lorsque vous parlez de la qu-stion des pourboires, en France, je me demande ou et comment vous avez vécu, on Angleterre, si l'on ne vous a pas tmdu la main à chaque occasion dans ce pays où la mendicité et ['ivrognerie en liait Ions vous arrêtent à chaque pas.Et —entre nous, mon cher Pacaud ne parlez jamais du Café Américain comme d'un etablissement typique français.G’tst le rendez-vous habituel de tousles rata?quouèies, de tous u?s chercheurs da plaisirs, qui vont ià, sur U* coup dt minuit, pour rencontrer des fourni »s qui, 09 fois sur cent, n’ont pas une gûviite de sang français dans ies veines et qui ont été jetée*» sur l’asphalte de Paris, par les lieux de p aisir> de Unite* les grandes capitales du moud-, eu commençant par Londres.Si c’est là que vous avez étudié la beauté, ou plutôt la iai leur, selon vous, de la femme français»*, vous avez ma choisi l’end roi i, muu ami.Remarquez bien q :?* je m* vous fais pas ici un repioche d élie ai.é au Gale Américain.Tous les étrangers v vont, à Paris.La scène est curieuse à voir, un peu comme aux Folies Bergères.Dans les huit ou dix jours que vous avez passés en France, vous avez évidemment cherché 4‘ la petite hèle ” et vous avez cru l'avoir trouvé.Je ne vous croyais pas un caractère aussi grincheux q ne cela.Vous nous parlez des pains de savon et pas un mot de Notre-Dame de Paris, de la Ste-Chapelle, de fegiise Mnitmaitre et de tous les édifices religieux de la capitale.• N ous nous entretenez des ouvreuses de loges et de la buvette de VE.icn, mai.-rien des splendeurs du Grand Opéra, de la Comédie-Française, de POpéra-Comi-que, de l’Odéon et de tous les théâtres de genre de Paris.N ous nous parlez dts bougies d'hôt-;l, mais je ne sache pis que vous ayez la-conté vos excursions à travers les musées du Louvre, du Luxembourg, ne Versailles et du Conservatoire ries Art -et-Métiers.Vous dites que la plus glande pait.e de ia population de Paris vit dehors, I dans les cafés, sans vous nnett r ponton matant à ce qu’il y a d'ab.-uidedans cet avancé, tt sans dire un mot du celte brave population parisienne qui peine, qui travaille, qui ctudie, qui invente, qui crée et qui vient de produire celte merveilleuse Exposition Uniwistui»* que vous avez pu admirer, si vous vous en êtes donné la peine.qu’à attaquer ses confrères (le la immédiatement 1 éboulis, à l’ouest.Du 9 r, , | , devra aussi examiner sérieusement, a presse liberale.ee point de vue l'extrémité est do l’ébou- Voici le passage : lis.1 a verve que vous y avez dépensée A midi 1 enquête s ajout ne.me fait espérer que, si vous mettez à 7 , ., défendre le gouvernement national, si A L heures 1 « tnjuête sest continuée.bmtalement attaqué de toute*; parts, John 11 m y est assermenté, seulement la moitié du zèle que vous il a eu » «iun.cssuucc da la cutaîdioplie appui te/, à défendre la France qui n’est qui » ut lieu j.-ndi, quelques minutes pas attaquée, la cause nationale aura après sept In-uits.Eu ce moment, il gagné dans le district de Montréal un quittait ia maison Black.Quand il en-vigoureux défenseur de plus.Je sais par trmlit le limit, il courut en arrière de expérience que cela demande beaucoup l;i maison ci tomba.K tut trappe a la ¦ tète par des débris de i avalanche.Il pci dit connaissance, et quand il revinlà lui, il était couché sous le mur.Il vit l'hutna.- Nolan « l >a iVmineà ia porte de le leur maison, et c’es.presque immédiatement après que l’uccident a eu li u.Celte partie du cap et ni toujours iegar-dee comme Jaugea use.Thomas Graham, ouvrier de bord-Ve rs 7 hem es et quart, jeudi dernier, se trouvai» • u compagnie de J-mes llayden Thomas Farrell, NV.Power et George llayden, à la po.te de la maison de Patrick Fitzgeraîd et de Barrigau.Farrell s’en alla à sa maison pour se coucher.Après qu’il fut t utu* à la maison une grande quantité d*» roc v i • • t tomber du sommet du cap dans la rue.Quelques minutes après, George llayden et Nolan allèrent à la porte de sa maison où il vit sa femme et la sauva.Il alla alors dans la chambre où était sa mère qu’il emmena aussi.A la porte, il rencontra Thom.0’Brn-n, â «pii il demanda de lui aider.Quelque temps aptes, le cap >\»lluissa.h quitta safoinine, ses deux uni mis et sa mère au bureau des Allan, et courut sur les lieux ; il essaya de itluer Wm.Power qui criait de le sauver li courut ensuite uans la maison de IVnigan où il entendit Thom.Farrell ci ianl : “Jésus, Marie, Joseph, miséricoi !«." Avec l'assistance de Philip Furred *-t un autre homme, il put sauver Mme Farrell et un jeune enfant.Il revint quelque temps après et trouva le cmiavre de Thomas Farrell.Il a\ait une grosse plus de travail et d’application de combattre des adversaires en chair et en os que de s'eu prendre à des griefs imaginaires comme ceux que vous avez cru voir dans les lettres de voyage de l'Electeur ; mais l’énergie que vous avez dépensée contre ceux-ci m’est garant du succès avec lequel vous terrasserez ceux-là.Evidemment, il est piqué, M.Pacaud.Et il essaie de rendre à M.Beangrand coup de dont pour coup de dent.Reste à savoir comment le directeur (le la Patrie va prendre la morsure.PETITE GAZETTE Le lieutenant-général Fred.Middleton doit venir à Québec.11 conduira les observations scientifiques sur les causes de la catastrophe du cap Diament.Il fera un rapport séparé.L’on croit que deux ou trois ingénieur* de chemin de fer qui sont familiers avec les causes des éboulis, seront envoyés aussi ici.Le candidat conservateur dans l’élection qui doit avoir lieu prochainement dans le comté de Richelieu pour remplir la vacance créée par la mort du eapt.Labelle, a été définitivement choisi hier, à une convention tenu à Ste-Victoire.Le choix est tombé sur M.Massue, de St-Aimé.Enlin arrive la question des pourboires.M.Pacaud a écrit : u Quand je suis parti de mon hôtel à Paris, j'ai cru que Ton me f.ait une ovation.Tout le personnel d« l’élabhs-sement depuis le sommelier jinqu’au dernier des valets était à la porte le sourire sur les lèvres et la main t-müuc.Il m’a fallu glisser une pièce à chacun variant suivant le rang et u s set vires rendus par ces personnages.Vous ne vovez jamais de ces escortes de in«n- te «I , ., i - i .(liants eu tablier dans les hôtels anglais” la naivete, les anachronismes, la | n badauderie, l’ébahissement, ou.en sens inverse, les airs blasés, autant de faux pas dont il importe de se garer.M.Pacaud vient d’en faire l’épreuve.Certaines de ses lettres ont trouvé en i sous-main, à la préfecture de police,mais je vous le confie.\ ous savez ou vous ne savez pas—ce qu'il importe peu à l’nis-toire—qu’il existe maçonnerie entre Là dessus, M.Beaugrand décoche à son confrère et ami cette formidable riposte :* Fh bien je vais vous expliquer lotit cela.C’est un secret.que j’ai obtenu en L’ENQUETE SUR LES VICTIMES Le coroner Belieau a communed lundi l’éiiquête sur la catastrophe d la rue Champlain et hier ii a reçu Us dépositions de M.Patrick Kerwin, d • M.C.Baillargé, iugéni* ur de la cite, de M.l’abbé Lallamme, île I).John II un y, de Thomas Graham, «i .•iuc»ui 1 low » • « de M.Ferdinand Beauchamp.M.Korwin «lit qu'il a été témoin oculaire de lYboulis.Ji-udi soir, quelques minutes apiès sej t heures, il se trouvait sur la rae Ch iniplau .« n cornp iguie de John Doheity, à environ 25 pieds du côté e.-t du lieu de ni « ata- tiophe.M Doherty attira son al entiou sur le fait que plush urs piern s s'échappaiei t du cap.11 sait qu’aucun jeune triif.mt ne trouvait dans les alentour.-.Les pi* rres commence!eut à to nboi plus abondamment.1 deui ui-Ja a!o:> à Duh -riy do courir afin de s»* preserver I.s co'iruient su\ iron 20 ve ges et alors il enttîiidii nu biuil leirlbleet un mu-ceau de rue ü» hcendie du cap sur I » rut Champlain.Il • si po-itif que ce bruit ne «ii'i’i pa- u.»t* m imite.Quand ie himt ce*sa.i.ivb;ous>:*a ch-iidn avt?r Doherly et empêcha le* gens de se reiiir • a.j M.Oh.-.li liiiargé, ingénieur de la nie* donne ensuite son iHinoignagequi se résume au rapport détaillé fait par lui, après la catastrophe.il ajoute que celte partie du cap longeant la rue Champlain appartient au gouverntin ut fédéral.La deuxième fissure dont il parle dans sou lappoi t, qui ét «il » u 1880 tir- deux pLds et qu«*l pouces, a maintenant augmenté de >ept pouces (Je largeur sur une longueur de 200 pieds.11 ne cjoit j us que cimenter de nouveau la fissure puisse eiupêch**r de nouveaux éboulis, car l’eau s’inliltianl dans !a fissure finira par le démolir, tôt oti laid.Le canon qu’un avait coutume de Hier a un Jauge!eux effet, ebre.uiaot le roc.qui pu u "rail finir par s’a fiais or.S; l i j ai ne du roc qui s’est démolie en I enchant, en dehors eut été enlevée on aurait pu piévenir l’accident.V .ndredi matin le« travaux de cébbiieniein n’o t aient [a; faits systématiquement.Jeudi soir, au moment de (’excitation.on ne pouvait pas s’attendre à ce qu’on agit avec organisation dans les travaux «le Jùblait ment, M.I ', piu fesse ur de gèuJogi- à 1 Lui ver.* Le Laval, pour rencontrer le général Boulanger à de plus de 80 ans et résidant au village Londres.Mont Plaisant, est mort subitement vers La Chambre se dit certaino de pou- 11 heures samedi soir.Il avait pris un voir annuler les élections du général i copieux souper et après avoir lu ses Boulanger et du comte Dillon et d'élire journaux, il alla so coucher, les candidats républicains.Le coroner tiendra une enquête.Le Au second ballottage, dimanche, dans ! défunt durant plusieurs aimées tinL un -s districts où il y a deux républicains magasin de cordonnier sur la rue Saint sur le* rangs, celui qui a reçu le plus Jean.Plus tard il fut le gardien Je la pet*t nombre de votes se retirera en fa- | barrière de la rue St Jean.Il était très venir de celui qui en a obtenu un nom- bien connu dans notre ville.br«* plus grand.—L’Ague Cure d'Ayer^ guérit iufail- lit1* religieux a ICome libioment tous les cas de malaria.Eu Home, 24.—En réponse à l’appel du vente chez tons les droguistes.Prix, Pape pour l’élection des généraux des i ordres franciscains, augustins et canné il• es, des députés de ces ordres arrivent ib* toutes les parties du inonde.Ile nouveau eu grève Londres, 24—Lesarrimeurs aux docks des Indes Orientales se sont de nouveau mis en grève.Ils prétendent que les compagnies n’emploieut pas les ouvriers travailleurs ainsi qu’il avait été convenu lors do la cessation de la grève.I/u m ba.xsade u r a I lem a u a UL Ia l’eau a dû agir physiquement sur eux, lire des députés tora convoquée pour le ! ° * 1 pour al(Jer îl 1 acclimation, | tend suivre le gouvernement fédéral VElecteur: j Iiointe.avec beaucoup plus d’énergie que sur mois de novembre prochain.‘servez-vous de la Salsepareille d’Ayer.j vis-A-vis des malhotireuses victimes de Je n’avais pas lu l’article et je viens i Naturellement, M.Pacaud n’a pas le lit compact.De là, ces grandes surfa- On calcule maintenant que les parti-’ Mnrfq nnhifft j la rue Champlain, de le dire.-Ma stupéfaction a augmenté ., , , , n ces rocheuses exposées verticalement sans du gouvernement comprendront w BUDlies j Et le comité est ajourné à mercredi, li’nn cran et je suis à me demander s’il.wu#uvc , uuuu UUA , 111 .ont cédé.Dans mon opinion, je regarde 300 lépublicains modérés et 75 membres L homme qui mène la voiture de MM.trois heure» P.M., à l’llotel-de-Ville.n y a pas erreur, quelque jart, dans a risqué, ce matin, une réplique, où il comme dangereux la partie ouest de la de la gauche., HobitailJo et Cie, marchands de vi* ^() cette attaque à fond de train contre le insinue que M.Boaunrand ferait 'Terrasse, sans cependant y voir un1 M.Hervé est traversé en Angleterre naigre, est mort subitement .hier midi' ./ *n * ’ pays de vos ancêtres.j m:pnT th, nnnMOrar °„« vprrn a danger très pressant ; je regarde encore pour aller conférer avec le Comte de dans la ruo.Il se nomme Thomas Swift.1 l* " UoLDUG» J’ai eu le plaisir de faire la traversée j baurL1 u comme dangereuse, mais à un moindre Paris à iiickmond.1 Le coroner fora une enquête.I Secrétaires avec vous, en allant en Europe, sur la j défendre le gouvernement Mercier dégré, là partio du rocker qui avoisine' MM.Laguerre et Naquet sont partis Lin vieillard nommé McDonald, âgé Fiaient présents : S.H.le maire, le Kév.Père McCarthy, les Rôv.MM.Richard.son et Love, MM, O.Murphy, Felix Ci r bray, dis.Fitzpatrick, JL McCreevy, a.'riiompaon, John Hoche, II.Taylor.NV.Jalbert, F.Folev, Dr J.F.Bolduc.Son Honneur le main; Langdicr présidait rassemblée.Après discussion, il a été rémiu : 1.Qu»* les m; :retairt*s sn proeurmit une liste des propriét.s cSuinn.e^ le nombre de familles qui les habitaient, ainsi que les [cites subies.2.Que l’arg ut souscrit pour venir en aide aux malheureuses victimes soit immédiatement remis à MM.les trésoriers et déposé par eux eu banque.J.Que Son Honneur le maire et MM.Andrew Thompsuu se rendent auprès de Sir A.P.Ca ou afin 1880 QUELQUES CONSEILS POUR L’USAGE DES PILULES D’AYER.4^1 Dos K H — Pour agir doucc-f|^|>S vient aur les intestin*, de 2 à 4 pilules ; énergique-^ ment, do 4 à c pilules, ^ ^ S L*expérience seule peut Fil décider de la dose dans * chaque cas, Ponr la Constipation, il u’y u pas ilo ro-(ède pliis efficace quo les Pilules d’Ayek.idles assurent les fonctions journalières dos intestins et les remettent ti leur état normal.Pour Jmlicostlon, ou Dyspepsie, les Pilules d'Ayer sont guérison essuréo.Gastralgie, Porto (l'Appétit, KHtoinac Chargé», Flatulence*, Vertiges, Maux de Tête, NuuHéus, tous sont soulagés et guéris par les PILULES D'AYER.Dans les Maladies du Pole, les Dé* «ordres Itlllcux, et la JuuiiIhko, les Pilules D’AYER doivent être données tfli doses usset fortes pour stimuler le foie et le;» intes* tins, et déloger la constipation.Coimno médecin» du printuin]>s pour purifier le sang, ecs Pilules sont sans égales.Les Vers, engendrés par l’état morbide des intestins, sont expulsées par ces Pn.ui.EH.éruptions.Maladies do la Peau, lXc-inorroYden, résultant d» l'indigestiou ou do la Constipation, sont guéries par l’usage des Pilules d’aveu.Pour les ItlnimcH et KefroidissementH, prenez les Pilules d’Aveu i>our ouvrir les jjores, et calmer la lièvre.Pour la Diarrhée et la Dyssenlerlo, causées par un froid subit, une nourriture indigeste, etc., etc., les Pilules d’Aveu sont le vrai remède.Les Kliuiiintlsinof,.la Goutte, la Névralgie, et la .Sciatique, souvent résultant «le désordres digestif a, ou de refroidissements, disparaissent aussitôt la cause enlevée par l’usage des Pilules d’Aveu.J.es Tumeurs, l’IIydropUlu, les Douleurs des Heins, et autres désordres causés soit par débilité, soit par obstruction, sont guéris par les Pilules l'Aveu.La Suppression, et l'Écoulcmcnt Pénible des Menstrues, trouvent un remède sur et toujours prêt dims les Pilules d’Ayer.On tronvera sur chaque boite des directions complètes et détaillées, en plusieurs langues.l'U&I’AJlÊES I A U EK Dr.J.C.Ayer&Co., Lowell, Mass, Eu vente chez tons îes Pharmaciens.cr* Alai*achuiett>, écrit ce qui suit : “ 78 K.Mth St^ Stw York, 1C Mal, 18S2.Mr Sri us.J.C.AYER & Co : .le fus, l’hiver dernier, en proio à uuo tiu-incur qui torturait mes membres de démangeaisons Intolérables ; la nuit surtout m» souffrances étaient terribles^utre les dému geaisons, un feu intense inc consumait, m’était impossible de supporter la plus lég» couverture.«Je soutfaais en même temps d’un violent catarrhe, et d’une toux catnr-rheusr ; j’avais perdu l’appétit, et mon système était au plus bas.Connaissant la raleu do la Salsepareille d’Ayer, 6oît par observation dans plusieurs cas de maladie, soit par l’usage que j’ei^avait fait mol même quelques années auparavant, je connut nçal à m’en servir, pour mettre, s’il était poisiblc, un terme à mes horribles souffrances.Mou appétit commença A revenir presque à la premitre dose.Après* un temps très-court la fièvre et les dénianitealsons se calmèrent, et tout sivîti» d’irsit lion de la peau disparut.Mon catarrhe et mu toux disparurent aussi, et ma mint*1 s’améliorant graduellement e«* devenue excellente, de me sens cent po cent plus fort, et e»* résultat Je le dois h la Sa i3i.uanr.tt.i.i:, que je recommande eu toute coiitiar.e.comme la meilleure médecin» pour puritler le sang, d’en prenais trois petites doses par jour, et avant que la deuxième flacon lût fini, ma santé était complètement rétablie, de mets ecs laits A votre disposition, vous devriez K s publier daim l’intérêt «le mis senddablcs.A vous, avec t>»p|**ct, Z.P.WlLDS.*' Le cas cité ’ci-dessus est un entre lulllo.Nous recevons j urneK.-iutut des attestations de cures merveilleuses, toutes prouvent la faculté de la Salsepareille d’Ayer pour guérir toutes les maladies provenaut de l’impureté et de la pauvreté du sang et d’une vitalité affaiblie.La Salsepareille d’Ayer purifie, enrichit, et fortifie le sang, stimule l’action de l’estomac et des Intestins, et par conséquent met le système il même de résister avec succès aux attaques de toutes îes Maladies Scrofuleuses, Éruptions de la l’eau, Rhumatismes, Catarrhes, Débl-lité Générale, et tous les désordres résultant d’un sang pauvre et corrumpu et d’un système faible et débile.r RÉPARÉE PAR LF.Dr.J.C.Ayer&C3.,Lowell,Mass.2?n vento dans toutes les PharmAclM ; 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de M.Nazaire Turcotie, négociant, à l’égedevingt-Kemp répétait Etaient présents: Son Eminence lo cinq ans et neuf mois.' * / „ , .J cardinal Taschereau, N N.SS.Fabre, i LtfS o» «èques a rom lieu vendredi à 9 heures Bientôt apres kemp demandait a üuhainol, Laflôclie, l’angevin, Antoine 1 P*fciseV, ‘MT r"™?, TmT i SJ w.?boire et le docteur Gosselin lui donna j Racine, Moreau,* Gravel et Bégin, S.r fa.JnÜ .cî.»L°â w Z qu’une cuillerée à la fois d un mélange, .^ .„ d’eau et de brandy | Mercier, Ouimet, L, K Iv.Masson, r.l atents et axis sont rctpcctucuscment priés a y Il continua ensuite à prendre du I Murphy et II.K.Gray, mieux et fut transporté près du lieu 8 esl 0CCUP^ u distrihutiun des du siuistre, chez madame Patrick Les demandes étant cette année beau-Doherty, par celui qui a d’abord I coup plus nombreuses que d habitude, entendu scs gémissements et deux 011 a decffiê de retrancher dix pour cent des hommes qui ont contribué à qUe8, afin de pouvoir domi: r à d’autres sortir le blessé, les nommés James institutions importantes l aide dont elles Giblin et Louis Fawcet.ont un absolu besoin.Cet arrangement m t~ i__ ' î e n’est quo temporaire.Ou a décide de îL Kemp a été trouve couché sur demanLjer à la législature lors delà le côté droit, la main droite derrièro prochaine session une augmentation la tête qui était tournée du côté droit, d’allocation qui permettra de faire face L - __ai t i conveuabieinetti a tous les Leso a main gauche était placée sur la| lUhls# autre invitatim.Université Laval OUVERTURE DES COURS ; mans, Gaurreau, Jossph Perron.Sous-diaoonat :—Louis Ignace Her-misdas Langlais.Diaconat: — Jean David LeB»?l, Edouard Pierre Ghouinard.Samedi, le 21, dans la cathédrale.Tonsuré:—Joseph Antoine Ouellct.George Washington Frère.Prétris »:—Marie Zénon Iphé Perron, Philippe Auguste Jouvin, Edouard Pierre Ghouinard et Jean David LeB*|.Matelot noyé Un jeune matelot de la barque norvégienne Caledonia est tombé du vaisseau lorsqu’il entrait dans la rade vendredi, et s’est noyé.Le cadavre n’a pas encore été retrouvé.La Assure du cap Voici l’opinion du major Mayne au sujet du roc su r lequel repose la Ten asse Frontenac.Il considère que les choses sont exces sive’nentjgraves, et que l’état du cap Diam tnt est très dangereux.Les ingénieurs, a-t-il dit, ne feront pas de rapport officiel avant d’etre retournés à Kingston.Après s’être consulté avec M.l’abbé Latljmrae, il a dit être d’opinion que la partie du roc qui surplombe la rue Champlain, au nord de l’éboulis, devrait être airachée et qu’il vaudrait mieux laisser les débris là où ils tomberont.Les rochers qui sont tombés et ceux qu’ou arrachera serviront de contrefort.Cette partie de la rue Champlain est devenue impossible.Il faudra construire sur les quais un moyen de communication avec la partie sud de la rue.M.Mayne est aussi d’avis que les maisons de la petite rue Champlain devraient étie démolies, car là aussi il peut y avoir du danger, peut-être pas immédiatement, mais enfin ou empêchera la nature de travailler, et c’est très probable qu’il se produira !à aussi un travail tellement énergique que des éboulis pourront se produire.Le major général Cameron est parti lundi soir, pour Kingston.Le major Mayne est encore ici, attendant Sir A.P.Caron qui est attendu ici aujourd’hui ainsi que l’ingénieur de la cité.Les deux ingénieurs du gouvernement sont d’avis que la partie de la terrasse qui se trouve entre l'avant-dernier et le dernier kiosque, devra être démolie car le mur qui soutient cette o u lie menace de crouler.LA COMPAGNIE CHINIC QUEBEC.AüiC'irvino maison NI RT HOT fondé** «**» ISOS.Fabricants de clous et de Mou langes et Marchands de Fer FOURNISSEURS ORDINAIRES DES EABRIQUES ET DES institutions religieuses et (Veducation Successeurs de BEA UBKT CHINIC C’OHiTIRRCR «le GROS et de DETAIL PROPRIETAIRES DES MAISONS SUIVANTES : CLP UTLlilL VENT ADO UJt_______________________ISeauport FABRIQUE DE MO U LANG LS________ _rue de la Chapelle, St-JRoc ENTREPOT DE GROSSE QUINCAILLERIE ET DE C ffARRONNAGE_nie des Sœurs, Busse- Ville BUREA UX ET MAISON JJE VENTE pied de la cote de la .JToutaane nluck universel et eumplet, NI a relut u «lises (le qualité supérieure.1»KIX SAXS IMtEtLDUMS A ((IJEBKC ! 1^ Téléphone : 48.980 Québec, 30 avril 1889 — lan.I rechon, Lefebvre i Cio Maie < - Dame Montréal ¦îùîoî- FABRICANTS d Ornements d'Eglises et de Statues Religieuses ! 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Le Courrier du Canada, mercredi» 95 Septembre l#8i* jj Guide des Voyageurs Chemina de Fer Okkmin »k Fkrdü Pacifique Canadien Départ dr Québkc Train Express à 1.30 p.m.Train Express à I0.03 p.m./.c train du dimanche part «le Quél«ec pour Mont* i •• «S i-i I, .W " _ 1 , * /Æ" /,/ -J! - N î fS.— λ .I L.E.N.PRATTE, !Mo 1676, 1-Ô'ïs.e AS «î* ¦"H"’ aiœ.Jis'' ^ cREAMr immm \ A m k .• - • w- B-fc.N V V 'VV4K-* c*:?« - 8v.• î* *•: v:- • T gjis > • ^***4 H ’ : ‘ :k -il vJVn Kîl • — f , O lie / h rr/ AOi Le Derry 0 St eu mers De Québec i5 août 16 août Caspian 5 sept •»•.4 1 4.* Carthaginian .j i * 29 44 - 4 4 3° Sardinian .19 44 5 sept 0 sept Circassian.26 44 12 44 *3 ** Parisian 3 oct 19 44 20 44 Polynesian.* Cart h agi- iu 44 26 44 4 4 “/ NIAN .17 44 3 octobie 4 oct.Sardinian.24 44 10 44 11 44 + Circassian 31 44 17 44 iS 44 Parisian 7 nov.24 44 25 44 POLYNESIAN' Cakthagi- M “ 31 “ 1 nov.N1 ANi« •••••• 21 44 La plus PURE, la plus FORTE ci la MEILLEURE NI.CONTENANT AUCUN Alun, Ammoniac, Chaux, ITiosphates ou autres matières nuisibles, .W.GILUM Jfl-] Toronto, Ont., -r:, MM PP CHICAGO, Ills.FABRICANT 1)K LA 44 Celebrated Royal Yeast Cakes.” A l’usage des liglises, dos Chapelles et Communautés religieuses.-o- is n“ * "h Les ORGUES-HARMONIUMS iurpasîcnt en richess.* et en pu • sauce les mtillcuis inst un ents de fabriques étrangères.CONl) ITIOXS 1.1 it EU A LES.SATISFACTION OA U A NUE ¦O- I^s artistes et les acheteurs sont spécialement invités à venir les examiner eux-mérnes.• u- .-, f.jF-rr lit- SS." 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Six Mois.$2 50 So vend cheuMousJes Epicier*.W.BAKER & CO., Dorchester! 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BO St K
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