Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 19 juin 1889, mercredi 19 juin 1889
33emo Année flto 12-Edition quotidienne—Interne Année Mercredi 19 Juin 1889 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS SW CXROUS.J’ESPERK Ktr J’AIMK THOMAS OHA PAIS, Rédacteur en Chef.LEGER B ROUSSE A LJ, Editeur-Proprietaire.UfiimilA3kT© ItBtUXO C'est à Rome, en l’an 1000, s’il faut en croire la légende exploitée de nos jours par le philosophisme ou l’impiété révolutionnaire, que serait mort sur un bûcher le peisonnage dont nous venons d’écrire le nom.Naturellement, de même que naguère à Paris les admirateurs d’Etienne Dolet, les admirateurs, à Rome et ailleurs, de Giordano Bruno, le célèbrent comme une intéressante victime de l’intolérance religieuse.Les innombrables articles publiés à ce sujet, depuis trois ans, dans tous les journaux libre-penscurs, peuvent se résumer dans une note envoyée de Rome, dès le commencement de cette campagne, à un journal parisien.Voici ce qu’on écrivait au Siècle : “ Giordano Bruno, un des illustres précurseurs de la libre pensée, aura son monument à Carnpo di Flori, à l'endroit meme où s'éleva son bûcher par ordre du tribunal de l’Inquisition.Le comité universitaire a recueilli 32,350 fr.à cet effet, et la somme est plus que sullisante pour l’œuvre à laquelle des artistes éminents tiennent à honneur de prêter leur concours gracieux.L’érection de la statue aura lieu incessamment, et ce ne sera pas le moindre témoignage de la révolution morale que la pensée moderne opère dans la ville des papes.Qui donc eût cru, il y a un quart de siècle, que jamais il fût possible de célébrer en lace même du Vatican, l’apothéose des victimes du tribunal noir ?” Nous aurons l’occasion, plus tard, de revenir avec quelque détail sur l’historique du monument de Gior-j dano Bruno.Mais examinons d’abord ce que nous représente en réalité le personnage célébré comme “ un des plus illustres précurseurs de la libre-pensée Le lait même de son supplice n’est-il point contestable ?Encore que ce supplice, d’après la législation du temps, fût chose très justifiable, il faut néanmoins admettre que le fait n’est rien moins que prouvé.Bans un travail très savant et très concluant, publié il y a quelques années par un universitaire professeur de philosophie au lycée de Versailles [1], il a été surabondamment établi par les arguments de la critique la plus rigoureuse : lo que le seul document (2) dont on s’est servi pour donner créance à l’histoire J du supplice n'ost pas même de l’auteur, d’ailleurs suspect, à qui on l’attribue ; que son contexte le montre postérieur de plusieurs années à la date donnée roui me étant celle du (1) La Légende tragique de Gioidano Bruno.Comment elle a été formée.— Son angine M;?q)ei*t(\—Sou invraiMsin-b’anec.par Théophile Desdouils.Opuscule in «o, l'aris, Tliorip, éditeur, 7, rue Médicis.Prix : 1 francs.{'2) Lettre de Gaspard Schopp à son ami Conrad Rittenhauxen.datée soi disant de Rome, on 1600.La tradition en a été publiée, en 1843, par M.Cousin, dans la Hevuc des Deux.Mondes, cl elle a servi, dans la même revue, eu 1847, à M.Saisset pour glorifier Giordano comme un ancêtre de la libie-pensée.dit document et de la mort de Giordano Bruno ; 2o que le silence gardé en Europe pendant plusieurs années [la légende ne commence guère à se répandre qu’un siècle après le soi-disant supplice| sur un fait destiné à faire tant de bruit rend ce fait on ne peu plus invraisemblable ; 4o que le caractère même du supplice rend la chose plus invraisemblable encore, puisqu’au dire des auteurs de la légende, Giordano Bruno, lorsqu’il fut emmené à Rome, sortait des prisons de l’Inquisition de Venise.Or, les adversaires mêmes de l’Inquisition reconnaissent que l’Inquisition romaine était de beaucoup la moins rigoureuse en fait de châtiments corporels.Quelle apparence dès lors que, l’Inquisition de Venise no l’ayant pas condamné à mort, l’Inquisition romaine ait imposé à Bruno ce suprême châtiment ?Qui lira le substantiel opuscule de M.Desdouitsse convaincra que le bûcher de Giordano Bruno n’est qu’une labié de plus à joindre aux mensonges dont l’histuire est remplie, depuis qu’avec les écrivains protestants elle est devenue une conspiration contre la vérité.Cela dit pour l'honneur de l'exactitude historique, nous ajouterons que les œuvres et la vie de Giordano Bruno, devant des juges moins miséricordieux que ceux de l’Inquisition romaine, eussent fourni on abondance les motifs lus plus propres à justifier une sentence capitale.Si nous nous reportons aux actes du procès do Venise, qui ont été récemment mis au jour et qui contiennent les divers chefs d'accusation sur lesquels lui jugé Giordano Bruno, nous voyons qu’il est convaincu d’avoir nié la transsubstantiation, la distinction des personnes en Dieu, la création du monde, la réalité dus miracles de Notre-Seigneur et de ses apôtres, la punition des péchés, etc.De même, il soutenait que les «âmes, créées par l’œuvre de la nature, passaient d’un animal dans un autre ; que la S untc Vierge n’avait pas pu enfanter l'hom-rne-Dieu ; que la fornication, bien loin d’être un péché, lui paraissait un grand mérite, et autres ignominies de ce genre enseignés par ce précurseur de l’amour libre qui proclamait lus droits des sens sur l'esprit.Il serait impossible,sans manquera la décence, de citer un seul des termes dont Giordano Bruno parsemait ses écrits orduriers, quand il parle de* la feinme’dégradée, selon ses thèses, de la dignité d’épouse et de mère au point de n’être plus qu’un vil instrument de plaisir.Sa comédie du Can• dalaio (le Chandelier), publiée A publiée à Paris en 1582 et son traité “ Degli oroici furori : Cabala del “ cavallo Pcgaso cou l’asino Cille-“ nico ” [Des fureurs héroïques : manège dit cheval Pégase avec Pane Cillénique] sont, de Lavis des critiques les moins prudes, un amas do malpropretés, qui va de pair avec toutes les immondices rabelaisiennes.Tel est, pour le côté moral, celui que l'on veut glorifier comme “ un des plus illustres précurseurs de la libre-pensée ”.On peut imaginer, d’après cela, quel il était dans la pratique de la vie.À Rome, d’après son propre témoignage, recueilli dans le procès de Venise, il avait mérité d’être poursuivi comme ayant jeté au Tibre celui qu’il soupçonnait de l’avoir dénoncé à l’Inquisition, devant laquelle il avait ea û répondre de cent trente propositions erronées, immorales ou hérétiques.Comment s’étonner dès lors que, du jour où, après avoir jeté le froc, il eût quitté son couvent de dominicains, il ait mené, à travers l’Europe, une vie vagabonde ; chassé successivement de partout, même des Etats protestants, par le scandale de ses actes et de ses enseignements.Genève fut sa première étape, et il croyait pouvoir y vivre à l’aise, après avoir apostasié ; mais Calvin le trouva trop hardi négateur de la personnalité divine, et il chassa l’audacieux panthéiste A Lyon, à Toulouse, à Paris, où il se réfugia successivement il fut également contraint de s’enfuir, après avoir produit quelques-unes de sus thèses.Un moment il put se croire en possession du triomphe, en Angleterre, où sa qualité d’apostat devait lui obtenir faveur auprès de l’odieuse Elisabeth, et où il fut,-hélas ! patronné par l’ambassadeur de France, Michel de Castelnau.Il profita du moins de coi accueil pour publier contre la Papauté l’une de ses plus célèbres diatribes, sous ce titre : Spaccio délia Bealia trianfante• Défaite de la Bêle triomphante.Mais cette faveur n’eut qu’un temps.Son orgueil, ses violences et ses scandales devaient bientôt lo jeter par force en Allemagne.Notons qu'au milieu de ces extravagances impies, chaque fois qu’il se voyait en péril ou en détresse, notre apostat, s’empressait à revêtir hypocritement le froc, afin de passer auprès de ceux qui ne le connaissaient pas pour un bon religieux, auprès de ceux qui le connaissaient, pour un converti et d’escroquer ainsi secours et protection.Par contre, lorsqu’il arrivait dans un milieu protestant, comme par exemple à l’Université de Marbourg, par où il débuta en Allemagne, il signait bravement, pour mieux afficher son apostasie, Giordano de Note, Napolitain, docteur en théologie romaine.Ce qui n’einpèchair pas qu’à quelque temps de là il était ignominieusement chassé par déci-: sion unanime du corps universitaire.! üb arduas caussas, pour de vilains ! motifs, dit le papier universitaire des | calendes de juillet 1586 qui relate en ! latin cette décision.Quels sont ces • motifs ?C’est ce que ses admirateurs | devraient bien nous apprendre, mais | ils n'ont garde.Echoué finalement à Wittemberg, ! qui était alors comme l’Athénée du • protestantisme, Giordano Bruno y j resta deux ans, après lesquels il [s’avisa de rentrer en Italie pour y ; répaudre ses doctrines d'erreur.Mal lui en prit, car il fut arrêté à Venise, jugé et emprisonné.C’est de cette prison qu’on le fit sortir pour le ! remettre aux mains de l’Inquisition romaine, qui le réclamait en raison de certains écrits qui faisaient de Giordano Bruno le justiciable de cette institution.Qu’advint-il de ce procès ?Nous ayons dit qu’avec les documents historiques actuels on essaierait vainement de prouver la réalité de la condamnation à mort et de l’exécution qui, d’après des chroniqueurs sufp ci>, s’en seraient suivies.De son côté, M.Théophile Desdouits, dans la brochure que nous avons citée plus haut, incline à croire que, conformément aux mœurs romaines du temps, l’accusé non condamné à mort put se retirer dans un couvent, et, qui sait Y y mourir repentant sous le froc du dominicain.Ce n’est sans doute qu’une conjecture, et l’auteur ne lui donne pas un autre caractère.Mais est-ce impossible ?11 y a de plus grandes in vraisemblances.Quoi qu’il en soit du dénouement, il est certain que la vie de Giordano Bruno, religieux apostat, philosophe panthéiste, professeur et pratiquant de vices, détracteur de toute auto rite au profit d’une raison sans freins, nous représent ' une des figures les plus scélérates du XlVe siècle qui, un compta beaucoup.J1 est manifeste, dès lors, que ce qu’on célèbre « n lui, c’est lu double caractère que Joseph de Maistre assigne à la Révolution quand il la convainc d’être à la fois “ canaille ” et satanique.” C'est ce qui apparaitra pleinement dans l’exposé des manifestations en son honneur dont nous parlerons bientôt Auguste Roussel.LA VERITE SUR MGR DARBOY C’est une brochure d’une centaine de pages in So, publiée depuis cinq ou six semaines ut dont il n'a, je crois, encore été rien dit.Elle est cependant, fond et forme, très digne d’attention.Le titre en indique à la ibis le sujet et le caractère.L’auteur, trouvant que lus deux historiens de Mgr Darboy ont plus songé à le glorifier qu’à lu bien faire connaître, a voulu les compléter et donner une conclusion.Son étude porte sur lus doctrines plus que sur les faits et, à vrai dire, il ne s’occupe guère de ceux-ci qu’en vue de celles-là.Un tel cadre ne semble pas choisi pour recevoir un portrait dessiné avec amour.Mgr Darboy, considéré dans son action d’homme d’Eglise mêlé à la politique, dévoué au pouvoir établi et en garde contre “ l'ultramontanisme offre, en effet, large prise à la critique.L’auteur du nouvel écrit le rappelle et le prouve.De ce qu’il a garde l'anonyme, certaines personnes vont peut - être croire qu’il a fait un pamphlet.Non, si son œuvre contient des paroles sévères, elle est toujours grave, toujours calme ; c’est un jugement porté de haut.Ou y reconnaît le prêtre dévoué à l’Eglise et respectueux del l’autorité.N’esl-ce pas par défé- ; rence pour la hiérarchie qu’ayant à réclamer contre les actes d’un archevêque et à juger le livre d’un autre archevêque, il s'est abstenu de donner son nom Y Voici, du reste, ce qu’il dit à ce sujet : Cet opuscule n’est pas signé : Lauteur, qui croit avoir le courage de sus convictions, obéit en cela à des raisons de haute convenance qui le mettent dans l’impossibilité morale d’agir autrement.Un reconnaîtra, du reste, facilement, qu’il importe peu de lire le nom d’un homme qui, n’ayant jamais eu aucune relation ni avec Mgr Darboy ni avec S.Era.le cardinal Foulon, n’a pu apporter dans cette édifice que la passion de la vérité.Mais, s’il y a quelque responsabilité à encourir, qui menace de s’égarer, il ne croira pas faire un effort héroïque en se découvrant et en disant tout haut:.Mc, me adsum qui feci.Une lettre à S.Era.le cardinal Foulon sert de préface à cet écrit.L’auteur y constate que le clergé de France n’a pas vu sans étonnement paraître en moins de trois mois deux histoires complètes de Mgr Darboy.“ On croyait généralement, ajoute-t-il, que la vie de ce prêtre ne devait pas être racontée à cette génération.” 11 explique pourquoi l’on croyait et devait croire cela.Fuis ii demande comme il se fait que si peu de réclamations se soient élevées contre des apologies si peu attendues.11 me reproche même, en passant, de m'être, pour ma part, presque renfermé sur le terrain des rectifications personnelles.Assurément, je n’ai point dit tout ce qu'il y avait à dire.Mais était-ce l’heure de parler davantage.Cette question, notre auteur est le premier à la poser.Il voit dans le clergé un amour de silence qui le surprend et l’inquiète.D’où cela peut-il venir Y dit-il.Des diverses raisons qu’il énumère sous forme dubitative, cdle-ci : “ Ne serait-ce pas une indifférence qui viendrait es et à Costumes—Behan Brothers.IkC> CANADA QUEBEC, 19 JUIN 1889 UNE REPONSE ! Avec* quoi le* gouvernement .Mereier va - t - il payer les $925.552 de déficit annonce par M.Slteliyn aux pages IO et !!1 de son discours budgetaire du 15 février 1889 ?ILS RENIENT LEUR PROGRAMME Mandats spéciaux Subventions aux voies lerrees Répliqué a “ l'Electeur • • Sur le chapitre des mandats spéciaux, Y Electeur défend ainsi ses chefs : 4.N ous reprochez au gouvernement d’avoir émis des mandats spéciaux après avoir dénoncé ce système chez ses prédécesseurs.Mais comment auriez-vous donc voulu que le gouvernement national fit honneur aux centaines de reclamations criardes que vous lui avez laissées en partant ?U n’v avait pas eu d'appropriations de votées pour ces comptes, dont vous aviez retardé le règlement systématiquement afin de pouvoir, aux dernières élections générales, cacher la véritable situation financière au peuple.Bon gré mal gré, il a bien fallu recourir au mode des mandats spéciaux pour prévenir des poursuites, des pétitions de droit et ne pas nuire au crédit de la province sur les marchés monétaires.Notre réponse sera courte.Eu 1SS3, M.Mercier a déclaré que l’émission de mandats spéciaux, hors les cas d’ugence, est illégale.Le 1er mars de cette année, étant chef de l’opposition, il proposa un vote de non-confiance qui se terminait par les paragraphes suivants : Que par un étal soumis à celte chambre au désir de la loi, il appert qu’il a été émis depuis les 1er juillet dernier, des mandats spéciaux, pour un montant de $48*2,939, dont le paiement n'avait pas été préalablement autorisé par celte chambre.Que cette Chambre désire conserver le contrôle que la loi lui accorde sur les dépenses publiques et doit l’exercer avec d’autant plus de rigueur que l’état de nos dépenses devient plus inquiétant.Que dans ces circonstances, tout en accordant avec plaisir les subsides nécessaires à Sa Majesté, cette chambre croit devoir censurer les ministres responsables de ces dépenses faites sans /’autorisation de la Législature.(Journal de l'Assemblée, 1883, p.150.) A l’appui de cette motion, M.Mercier disait : La session était à peine finie que fou commentait a mettre en pratique un système de violation des droits les plus sacrés des représentants du peuple.Sans tarder on commence à dépenser des deniers sans autorisation.Je comprends qu’un gouvernement, dans la vacance, peut dépenser quelqu’argent, s'il y a nc-lessité vraiment urgente, par suite d’un accident,' par exemple d'un incendie, ou quelque force majeure de cette nature.Dans ces cas, fort rares après tout, tout le monde comprend que nécessité fait loi.Mais dans le cas qui nous occupa, le gouvernement ne peut pas plaider force majeure.M le président, eu face du texte de la loi que chacun peut lire comme moi, n’ai-je pas raison de dire que les ministres ont odieusement trompé la chambre et violé la loi d'une manière flagrante.Comme simple électeur je puis leur demander compte de leurs actes ; je puis leur demander si le gouvernement adroit de dépenser ainsi $400,000 en mandats spéciaux.A bien plus forte raison dois-je élever la voix comme représentant du peuple.(Débats de 1883 p.p.752, 578.) Les députés dont les noms suivent votèrent pou: la motion de M.Mercier MM.Bernard, BERNATCHEZ, CAMERON, Demers, GAGNON, Joiv, La berge, MARCHAND, MERCIER, BINER ET, Stephens et Watts.Cinq ans se sont écoulés.M- Mercier est premier ministre, et que voyons-nous ?Son gouvernement soumett re aux chambres un état de mandats spéciaux pour une somme de $180,1*00.(Journal de f Assemblée, 1888, p.170).Le même M.Mercier qui accusait ses adversaires d'avoir odieusement trompé le peuple et violé la loi d'une manière flagrante, s’est placé dans la même position.Et qu’il ne vienne pas prétexter que, dans son cas, il y avait urgence, force majeure, etc.Que Y Electeur ne vienne pas dire qu’il s’agissait de faire honneur14 aux centaines de réclamations criardes ” que les gouvernements conservateurs avaient laissées.Non, la plupart des sommes payées sur mandats spéciaux, et mentionnées à la page 221 des Procès-Verbaux de la Chambre, devaient être piévues par M.Mercier.Ou y voit $5,000 pour la corn mission d’agriculture créée par lui, en 1887; $0,7-11 pour défrayer les dépenses de la codification des lois, commencée depuis plusieurs années ; $15,000 pour des réparations à des Palais de Justice, qui pouvaient être facilement prévues ; $6,000 pour la commission des Asiles, en faveur de laquelle on n’avait peut-être pas osé demandé d’argent de prime abord ; $10,000 pour la conférence interprovinciale qui ne devait rien coûter à la province; $51,000 pour les loyers, assurances et réparation, services dont les dépenses pouvaient être facilement calculées a l’avance, etc., etc.Non, M.Mercier ne saurait se soustraire à la condamnation qu’il a portée lui-même, en 1883.11 a odieusement trompé la chambre et violé la loi d'une manièreJlagrante.W mérite d'être censuré comme ministre responsable de ces dépenses sous Y administration de la PETITE GAZETTE M.J.Arthur Franchère, avocat de nouveau poste.Got otlicior formait par- ceux qui les porteront et y répondront ; A la Reine.Au Gouverneur-Général.ne devait plus accorder de nouveaux subsides parce que les revenus de la province ne le permettaient pas.Eh bien ! les ressources de la pro- Waterloo, a été nommé député shérif I dans te public en général.vince ne le permettaient-elles plus d* Montréal, en remplacement de M.rempiïS?VuïS mafof Sho°rtTiié Sans G.Amyot, fl.P., et le lieiitenant.-colo-en 1888 ?M.Shelryn avait déclaré J.F.Dubreuil, démissionnaire.le mémo incenilio.Le major Drury a dans son discours budgétaire de 1887 - fail ensuite une échange avec le major que la dette flottante était do *«,- ^honorable M.Cliaploau a donné| Wilson q^i se rondra ila citadelle de 182,709.(Discours budgétaire, 1887 lie de la batterie A depuis qu’elle est venue s’établir à Kingston.Il est très! - - estimé et dans le service militaire et| Au Lieutenant-Gouverneur.A la milice.—L’hon.C.A.P.Pelletier, sénateur.Réponse par le lieut.-colonel p.ô pruaté $5,500,000 dont il avait absolument besoin, disait-il,pour solder une partie de cette dette ilot-tante.Et au sortir de cet emprunt, à l’avant dernière session, voici le ministère de la revanche nationale qui subventionne les compagnies de chemin de 1er pour un montant de 5,000,000 ou 1,000,000 (Voir l’acte 51.52 Viet.chap.91.) De la dette llottante annoncée par 1a trésorier à la page 40 de son exposé financier de 1887, $5,182,801), l’on déduit le produit net de l'emprunt, soit $3,345,953.il restait $1.756,756 de dette flottante en 1888.Depuis lors le trésorier a réclamé un^surplus.11 ne peut réduire la dette Bottante qu’au chiffre de $1,561,756.Nous prions nos lecteurs de remarquer que nous nous plaçons sur le terrain de nos adversaires, nous nous servons de leurs calculs, sans les admettre tous, mais pour mieux faire ressortir l’odieux do la position qu’ils Les paroles restent quelquefois, et ont assumée.C’est avec ce $1,364.750 de dette sa démission comme directour et Qll6bec%.I-n* maj°r \\ilson partira pour .^ , _ - .son nouveau poste dans une couple de 40).Le gouvernement avait em- Résident de la compagnie du che- j0UMi croilon.min de 1er Montréal et Occidental, Convention eon*erv«l rice qui va de Saint-Jérôme aux Cantons | Napauee> Unb) |8_L\,«socialion cou-& servatrico s’est réunie samedi dernier législature.les votes aussi.Comme le chapitre des mandats spéciaux est assez court, passons de suite à celui des subventions aux voies ferrées.L'Electeur nous interpelle en ces termes : 5o.Vous reprochez au gouvernement d’avoir subventionné des compagnies de chemins de fer, parce qu’en 1886 l’opposition du temps avait exprimé l’opinion que les deux seules lignes qui devaient être subventionnées étaient à cette époque celles du lac St-Jean et île J’émis* couata* Mais les choses ont bien changé depuis deux ans.Certaines parties de la province ont eu le temps d** prendre un développement considérable.Etes-vous prêts à soutenir devant le peuple, sous votre responsabilité, que les subsides accordés par le gouvernement national sont contre fictérèt public ?Non, car ce serait donner D soufflet à vos représentants au Parlement, qui ont approuvé ces octrois de subsides.Est-il juste d’attaquer maintenant notre parti hors de la chambre, sur une politique dont les deux partis sont solidaires ?Au rest-*, toutes les compagnies de chemin de fer que vous reprochez au gouvernement d’avoir subventionnées sont entre les mains de nos adversaires : celles de la Haie des chaleurs, du comté de Drummond, le Montréal et Sorel, le Montmorency et Charlevoix, le Pontiac, etc.k Nous ne connaissons pas un seul libéral dans les bureaux de direction d’aucune de ses compagnies.Gela ne prouve t-il pas de toute évidence que si le gouvernement national donne des millions pour activer le développement du pays, ce n’est pas pour des /ins de parti, ni pour bénéficier à des amis politiquesmais uniquement pour l’intérêt public, sauf à faire la fortune de ses propres adversaires ?Le Courrier du Canada devrait rougir de faire un crime à M.Mercier d’un acte dont il devrait plutôt le remercier au nom de son parti et de ses amis.Rétablissons les faits.M.Mercier, dans l’opposition, a déclare solennellement que la province devait s’arrêter dans la voie des subventions aux voies ferrées.En 1886, lorsque le gouvernement Ross proposa des résolutions pour accorder des subsides à certains chemins de fer, le chef de la .gauche soumit un protêt verbeux, sous forme d'amendement, dans lequel on lisait des paragraphes comme ceux-ci : Que l’adoption de celte politique nouvelle ferait contracter à la province de lourdes obligations, dont le chiffre quoique incertain, pourrait s’élever à plus de quatre millions de piastres en argent et que te gouvernement n'a pas et ne propose pas de ressources propres à rencontrer honorablement res nouvelles obligations : Qu’il est évident qu'en contractant les nouvelles obligations que le gouvernement veut imposer à la province, celle-ci sera forcée de faire, dans un avenir très rapproché des emprunts nouveaux an montant de six à sept millions, ce qui porterait notre dette consolidée à environ vingt cinq millions et augmenterait le service de nos intérêts et nos déficit annuels, de trois à quatre cent mille piastres.(Journal de C Assemblée, 1886, p.257,) Dans son discours à l’appui de cet amendement, M* Mercier s’écria : La dette fondée est de $18,233,253.Ea dette flottante est de 82,250,000.Pour subventions aux chemins de fer mais non payée $1,255,000.Où est l'argent pour payer cela ?Vous n’avez pas un demi-million à l’heure qu’il est, et vous parlez de créer une nouvelle dette fondée de 6 à $7,000,000, ce qui fera en tout $25,000,000.Vous ajoutez par là-même $500.000 aux dépenses nouvelles.Où sont vos ressources ?Allez-vous taxer la province?Vous n’en aurez pas le cou-age.(Débats, 18C6, p.1866-07.) M.Mercier soutenait donc qu’on du Nord.M.Beemer a annoncé qu’il espé- * f Hôtel-de-Ville, en vue de choisir un .i .I candidat pour la législature locale, lia rait pouvoir commencer les travaux élé propovaé (,uo fe docteur Mecham duce chemin dans le courant de cet serait le candidat conservâtes pour la été.Xoiik aiiucrioiiK a avoir «lew nouvelles ri’uu certain pel il HeaiidnSe.qu'on appelle le seuntlule Kaynar.SAMOA Tempetes aux Militaire t on veut ion conservât riee LK TKA1TË D*?SAMOA Mécontentement des^eoinmi.s-salres anglais.— Sucres reiii-• porte par JI.riielps.— Lex on dit M prochaine législature ; cette proposition a été votée à l’unanimité.Le docteur Mecham adressa ensuite la parole à l’assemblée et donna les raisons pour lesquelles il accordait son appui à M.Meredith.Il a expliqué la position du gouvernement Mowat sur la question des écoles séparées et le système d’éducation générale du parti au pouvoir dans Ontario.11 a parlé aussi de la question financière de la province.Les paroles du Dr Mecham ont été approuvée*.Ou n’avait pas vujdepuis bien des années une aussi nombreuse et aussi unanime assemblée avoir lieu a l’Hôtel de Ville.tchos à.Nouvelles Un bienfaiteur généreux On nous informe, dit le Quotidien, île Lévis, qu’un citoyen de cet te ville U U U U U flottante annonci res, qu'ils sont venus demander ii la Législature de voter une dette flottante additionnelle de $5,000,000 ou $4,000,000,,sous formes de nouvelles subventions.Et ils avaient proclamé en 1886 que “ l'adoption de celle politique nouvelleferaif contracter à la province de lourdes obliga-“ lions, dont le chiffre quoique “ incertain pouvait s’élever à plus de “ quatre millions de piastres en argent, “ et que le gouvernement n'a pas et ne propose pas de ressources propres à rencontrer honorablement ces no lire/tes o litigations.'' C/ En rédigeant cette motion, M.Mercier traçait d’avance sa propre condamnation.En 18S6 la province pouvait encore raisonnablement s’imposer un nouveau sacrifice.En 1888 elle ne le pouvait plus.11 y a une limite où il faut s’arrêter.Et ce n'est pas au lendemain d’un emprunt de $5,500,000 contracté, dirait-on, pour éteindre une dette flottante de quatre ou cinq millions, qu’on doit créer une nouvelle dette flottante de TROIS ou QUATRE MILLIONS.Cela est de toute évidence.C’est pourtant ce que M.Mercier a fait, avec la plus folle et la plus criminelle imprévoyance.Et voilà pourquoi nous l’accusons d’avoir menti a son programme, et d’avoir trompé l’électorat.L'Electeur croit être très fin et très adroit quand il ajoute que les compagnies de chemins de fer subventionnées sont composées de conservateurs, et que le gouvernement Mercier n’a pas donné ces subventions pour des fins de parti ni pour bénéficier à des amis politiques.Il n’est que cynique et impudent ! Le jour n’est pas éloigné où nous donnerons la liste des amis politiques qui ont bénéficié de ces subventions.h'Electeur est-il assez borné pour s’imaginer que nous ne savons rien,que nous ne voyons rien, que le dessous des cartes ne nous est pas connu ?Allons donc ! Résumons-nous.En 1886, avant l’emprunt de $5,506,000, le parti libéral taxait* d’extravagance et de folie le gouvernement Ross parce qu’il subventionnait encore les compagnies de chemins de fer.En 1888, après l’emprunt, après avoir proclamé une dette flottante énorme, le gouvernement Mercier impose encore à la province, par des subventions nouvelles,un fardeaude$4,000,000.Si Y Electeur trouve cela magnifique, le peuple est d’un autre avis.Nous espérons que l’organe voudra bien trouver une place dans 6es colonnes pour les quelques observations que contient cet article.New \ork, 18.Le '.correspondant à fait don récemment de $45.000 à u Londres du Times a eu une entrevue nos institutions religieuses.- avec M.Phelps, a Southampton, avant- mr nos adversnî*1 hier t>llelPs s’est montré très peu Nouveau médecin 1 , .¦ 1* üispo>r à parler du traité de Samoa.a ne de aisp0^ u rausaebamoa.Nolls apprenons aveu plaisir quo M.U-s délégués anglais qui sont revenus Plliii.ip(! du QuoliU£n vient ü’ètr ne sont pas anss, soln-es .e paroles que adinî‘^ l;t mitif ue de a raédecin M.Phelps ; probablement parce qu ils L ->s d bnll^n(s ^anlblls.e ne au jeune docteur ne sont pas tout 4 fait 11ers de la part "Nûua sûuhaitons qu iis ont eue a la conference de Samoa.beaucmip de succès.Ils disent que pratiquement les Etats- # * .Unis ont eu tout ce qu'ils ont demandé.Bénédiction dTme bannière Vendredi après midi i l semblait que] Jeudi prochain, à 6 heures p.m., aura Loire Dame de bénédiction , Lepeudant certains raisons occulte* Dion pour la congrégation des hommes décidèrent de suite le comte Herbert Dp.St-Sauveur Bismark à signer le traité que les com-1 Ce superbe morceau de broderie est missaires américains et anglais signe- • yenuroüi apres mien i 1 semblait que Jeudi prochain, à C heures 1 Allemagne ne considérait rien et en lieu à ja chapelle de Non fait il semblait regie qu il y avait lundi Lourdes, à St-Sauveur, la 1 une nouvelle réunion de la conférence.d-nne i);inilièrti de pimmacu rent aussi.Ou chuchote que Bisrnaik a accédé aux demande des Etats-l nis afin de s’assurer 1rs faveurs d’une jeune femme qu’il aurait l’intention d’épouser et qu'il admire beaucoup.Cependant personne ne saurait exprimer une opinion sur ce point si rien ne l’a inspirée.Il e t rumeur aussi que M.Phelps doit être nommé ministre des Etats Unis à Berlin, mais interrogé 5 ce sujet il a répondu qu’il u’en connnaissait pas un traître mot.Les délégués anglais disent cependant que cW l’opinion générale Berlin.Ils disent que M.Phelps a pris la part du lion à la conférence et qu’il y a été la principale figure américaine.T JB 51 PETES AUX ETATS- UX En village inonde—lieux femmes et quatre enfant* noyés.Pont» emportes.—Kupturc d’une écluse* etc.• • St-Louis, 18.—Le village d’Unions-town, qui se trouve à 15 milles à l’ouest du fort Scott, sur la voie du chemin de fer Wichita et Western, a été balayé par une tempête et deux femmes et quatre enfants ont été noyés.Unions, town a une population do 600 âmes et se trouve au milieu d’un pays parfaitement habité.Aussi on craint que les pertes de vio soient plus considerables encore qu'on ne le connaît maintenant.Tous les fils télégraphiques sont à terre, et il est impossible pour le moment d’avoir rien de certain.A Fort Scott, l’écluse Lamb et Meord s’est rompu, ce qui a fait monter l’eau dans la rivière Buck avec une vîtes.-e de trois pieds à l’heure.Plusieurs maisons et ponts de la sixième rue ont été emportés.La partie de Port Scott connue sous le nom de Bell Town est complètement sous l’eau.Plusieurs ponts ont été emportés et les trains de chemins de fer ne peuvent circuler.La voie ferrée du Kansas, Nebraska et Dakota est entièrement submergée sur une distance .de 9 milles de longueur.Les dommages à la’voie du) chemin de fer de Memphis sont considérables sur une étendue d’environ 1,000 pieds au nord du L’or t Scott, "foute la population dans la partie basse de l’est de Fort Scott a fui.Aux dornières nouvelles l’eau ne montait plus et la pluie cessant de torn ber, tout danger d’inondation était passé.Martinsburg, Virg., 18 — Une furieuse tempête s’est abattue sur la partie nord-ouest du comté de Berkley avant-hier soir.Lt vent, qui avait, la force de destruction et un violent orage de grêle la termina.Dans certains endroits on voyait lYeuvre de Madame < Jctave Dédard, de St-Roch de Québec.—Le*s pires maladies du sang sont guéries par la Salsepareille d’Ayer.Les effets eu sont immédiats.M.J.N.Ordination Dimanche, à St-Maurice, Désilets, ecclésiastique, a été ordonné pi ètre par Mgr des Trois Rivières.La cérémonie à laquelle assistait un grand nombre de messieurs du clergé et une immense foule de fidèles a été des plus imposantes.Grand concert 11 y aura une grande soi ré * littéraire et musicale à l’Académie de musique, mardi soir.Un discours sera prononcé par l’hon.A.H.Roulhier.Prendront part à ce concert : la Batterie H, le Septuor Haydn, M.E.T.Baquet, MM.Garrigue, Lamontagne, le quatuor vocal, grand chipurpar l’Union Musicale et amateurs.Sièges réservés, 75 cts ;* Parterre, 50c ; galeries, 25 cts.Le plan de ia salle est déposé chez M.Arthur Lavigne, rue de la Fabrique.—I >aus nul autre remède pour le sang, les résultats des progrès de la science «font élé si constamment utilisés, que dans la .Salsepareille d’Ayer.Monument à de Salaberry La société historique et littéraire de Chateauguay, organise une grande démonstration qui aura lieu à Ormstown, le 1er juillet, dans le but de passer des résolu lions demandant l’érection d’un monument à de Salabei ry, sur le champ de bataille de Ghateauguav.Plusieurs orateurs distingués, français et anglais, adresseront la parole.Société Saint-Jean-Baptiste de Nicolet La société St-Jean-Bapliste de Nicolet a fait com me suit, le 9 du courant l’élection de ses officiers : President, M.Armand Rousseau ; 1er vice-président, M.F.Boivert, M.i\, 2e vice président, M.0.Toupin ; Secrétaire, M.Albert Letiecq ; Trésorier, M.I,.L.S.Dôsilets ; Membres du comité de régie:—MM.Denis Oublie, Philippe Brassard, ».Pelletier, Fis.Manceau*.Eug.Dêsilels, Albôric Relie rose, J.E.Lewis, Albert Ilourk et Mathias Toussignant.Chapelain : Suzor, V.G.issign Le très révérend M.P.La consomption peut être guérie Pur un exercice prdpre et sanitaire, et l'usage judicieux de l’Emulsion Scott a l huile de foie de foie de morue aux Sou Eminence le cardinal Tache-reau sera de retour à Québec dimanche prochain, et le lendemain célébrera la messe sur les bords de la rivière Lairet, à l’occasion de la célébration de la fêle St Jean-Baptiste.WiicccMeurN \ et les j«mimons ; et aucune qui ne soit aussi négligée par la majorité des nmlnden.Cependant une toux nu un rhume ordlualio uégligé n est souvent que h* oontiucncciucuv d'une maladie mortelle.I.o J’r.fTOltAf^ ( Eîtï.sn n prouvé son cflicacité j-ar une lutte triomphante do quarante années contre Ici maladies do la gorge et des poumons; l’important est do s’en servir a teuij»?.Toux persistante guérie.l'.u I8.ri7 je pris un gros rhume de poitrine, o \ Monte toux s’eu suivit et je pascal de • Je lus condamne un couche de giclons de trois à quatre | MypopliospliiUs, qui contient les vertus pouees d’épaisseur.Le vent a brisé plu- do guérir et de donner de la force de tleurs maisons et granges.On ne rup- ces deux remèdes spécifiques.Le Dr I).porte cependant aucune perle do vie.D.McDonald, de f’otitcodiac, N.11.dit • Ligonier, Ind., 18—Un cyclone est “ J’ni proscrit riümuUion Scott avec de passé sur cette ville avant-hier après- \ lions résultats.Mlle est spécialement midi, déracinant les arbres et enlevant utile aux personnes portées à la Cou les toits des maisons.Les pertes sont somption ”.Vendu par les Droguistes à de $10,000.fiOntselSI.' 1 Le banquet national I i Le banquet à la salle .lacques-Carlier qui terminera la journée du 24 juin, I ., , p'omet Tètre une grande affaire, et nous1 Kingston, 18.—Le sergent OGrady, ne doutons pas quo le nombre descon-de la batterie A.a élé choisi pour rem- vives soit considérable.Tous les bons plir la vacance dans la batterie li causée canadiens voudront assister à ces palrio-par la mort du sergent Walliclc, lors de tiques agapes auxquelles nos orateurs la conflagration do St Sauveur.les plus éminents apporteront le concours ü’Grady quittera Kingston dans une de leur éloquente parole.‘ ! couple de jours pour aller occuper son £ Voici la liste des toasts et les noms de • t Uno WÊ_________ longues lutin H.-um HOmtlIOlî.pnr l* s imklcclii*.Kn «Icriiier rej-'Ort iVs.Kiyai «lu Pixtoua L»Ci:ittsf: i»\\ vi u, ,tbi« ,\.lut après, inoA poumon* n* thVr.q*.rmu.I • «oiiuueil, si néoi.ssHiro n la ré|iai*Miion île » lorccrt, mu revint.Pnr un usage continu 5 M- «"ivanl „ "fKerses »c.sôn>,es.à Robcrval h 7.00 le matin suivant, et partira ,1e | o erses pci sonnes.Koberval tous les lundis ù 9.00 A.M.arrivant à Québec h S.15 P.M.Chars palais “ MONARCH ” attachés à tous les trains express «lirccts de jour, et chars dortoirs aux trains directs «lu soir.On peut réserver des sièges et des lit>, et se procurer des billets et des permis pour pécher la TRUl'I E et la Ol_ AN A NICHE, chez K.M.Stocking, vis-à-vis l’hôtel St-Louis.Le et après le *9 juin, le bateau ;\ vapeur PERI BO NC A voyagera sur le lac St-Jean, comme suit : Partira «ie Koberval, tous les mercredis, à *•••• «•••••• 8.15 1’.M.»••••• ••••••• • • ••••••••• >••••• •••••• •••••• ••••••••• -•••••••• ••••••••• •••••• 5.CO 3.OJ 2.00 2.00 2.00 2.CO 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 I.•«) 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 3-5® I.c trésorier, A.C.Guti.hault.Québec.19 juin 1S89.(A continuer.) CA VIGUEUR DES CHEVEUX D’AYER (Ayer’s Hair Vigor.) /end le brillant et la fraîcheur de la jenuesse aux cheveux gris ou flétris, en mémo temps qu'ollo leur «lom.u une riche couleur châtain ou noir foncé, ainsi qu'on lo «lésire.Lu s»Vn servant on peut donner aux chevuu* blonds ou roux, une teinte foncée, les rendre plus épais, et presque toujours guérir la calvitie.Bile arrête la chûto «les cheveux, stimuli* et rend la vigueur h une croissance faible et maladive, Elle empêche et guTsgy.De Quebec aux Antilles NOTES DE VOYAGE Par M.l’abbé MONTMINY Ce charmant ouvrage qui vient de paraître es/“en vente chez tous les libraires de Québec au prix modique de 30 CENTS Comme le tirage de cette brochure est limité, le public voudra bien sc la procurer sous le plus court délai.Les deux cents pages de matières qu’elle renferme sont des plus attrayantes.Raconté dans un style sobre et facile, le voyage de M.l’abbé Mont-miny ne saurait manquer d’intéresser toutes les personnes désireuses de s’instruire et de se renseigner sur une contrée aussi peu connue que les Antilles ; son climat, les habitudes, les mœurs et coutumes de ses habitants, la topographie et la description de chacune des îles, le danger de la navigation pour s’y rendre.Le livre de M.l’abbé Montminy peut être mis entre les mains des étudiants des collèges, des académies et des écoles.Ils trouveront dans quelques pages tout ce qu’il faut pour rendre complètes leurs études géographiques sur ces lieux que les rapports commerciaux et autres avec le Canada rendent des plus en plus intéressants.J.A.LANGLAIS, Editeur.Québec, Il Août 1888 61 5 juillet 29 “ CIRCASSIAN.JI9 44 * Ce iteanur ne transportera aucun passager en allant à Liverpool.A leurs voyages de Québec ces steamers se rendront directement à Liverpool.Prix du passage de Québec : cabine.$50.00 $60.00 et $70.00 Suivai t les accomodemcnts.Intermédiaire.$30.00 Entrepont .$20.00 I^es vapeurs du service de Glasgow, Québec et Montréal LA PLUS GRANDE MERVEILL DU TEMPS MODERNE.rfCPf-nr Dt Glasgow iS avril •••••• •••••« 25 avril 2 mai 4 4 44 11 Steamers De Montréal Glasgow le ou vers le • ••••• • • • 9 16 23 Norwegian N KSI OR IAN .Grecian.>11 BE RI AN.; Buenos Ayrean.| Corean .Norwegian 5 mai 9 “ »•••• •••••••••••«• »••••• • •• 19 mai 26 44 2 juin 9 * Ces iteamers ne transporteront aucun passager en allant en Europe^_____________________ l^cs vapeurs du service de Londres, Québec et Montreal De Londres Steamer 2 mai 16 44 30 44 Grecian.Assyrian.Canadian Grecian.De Montréal ri Londres le on vers le 9 mai 2 *» 4 1 6 juin 20 44 Ces steamers ne transporteront aucun passager en allant en Europe.Des billets de Retour, bon pour 12 mois> seront donnés à prix réduits.On ne peut retenir sa chambre sans en remettre le prix d’avance Il y a à bord de chaque navire un médecin.HB-Un vapeur avec les malles et les passagers pour les Steamers de la Malle de Liverpool laissera c quai du Grand Tronc, Pointe-Lévis, à HUIT heures, et le quai Napoléon, Québec, à NEUF heures piécises, le matin du départ.Des billets de connaissement pour la traversée sont donnés à Liverpool et aux ports du Continent pour tous les points du Canada et des Etats de l’Ouest.Pour de plus amples informations s’adresser à ALLANS, RAE Cik., Agents Québec, 8 mai 1SS9 782 Les Pianos Williams f.-s - p PîluU)^ et Onguent Holloway i K S PILULES ;pctrlfienl 1h sang, et guérhr* 5, tous !*s dérangements du foie, du IV'ùvi;.¦'-in: et des Intestins.Elles *inn terri • • c »’i u santé aux constlt riions d :b!ids, •';i d secours Inappréciable dan-» les !n **-*‘t'o;'* Je?personnes du sexe -Jo tout d.o* r :**1 infants et les vieillards, elles «¦ »;t 1» Int.* : niable BUGGIES, WAGONS, /NS TW U MEN T S A RA TO! 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