Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 15 mai 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1889-05-15, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
8*leme Année No 5188-Kditiou quotidieime-llème Année •• Mercredi Iff Mai 188V JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE OROIS, J’ESPiè.RE ET J’AIME.TJlOJlAù Cl LA PALS, lïêclaotacr en Chef.LEGER BROU8SEAU, Editeur-Propriétaire.&SBxnaasæai.yj ZZDCIWZ.L’ANNEXION (SUITE) A M.le rédacteur du National Plattsburgh.La progrès do l’éducation u marché de pair avec le progrès matériel et financier, lin 1839, on ne comptait dans tout le Canada que 92,000 élèves dans les écoles, soit un sur dix neuf de la population.Cette proportion est aujourd'hui d’un à cinq, En 1886, plus de 920,000 élèves fréquentaient les écoles publiques, sans compter les élèves des universités et des écoles privées, et ce qui en porte le chiffre à au moins 975,000.Et parmi ces élèves vous trouvez des centaines de jeune s gens venus de tous les points des Etats Unis pour puiser dans nos séminaires et dans nos couvents l’instruction chrétienne, solide et forte, que votre république leur refuse souvent.Voilà ‘ bien longtemps que les catholiques ! des Etats Unis dépassent en nombre ceux du Canada, et cependant vous i venez à peiue d’inaugurer l’Université de Washington quand depuis trente six années l’Université Laval rayonne comme un phare lumineux sur presque tout le continent Quels sont les arriérés ?Nous avons une dette de plus de deux cent trente millions, mais elle est toute représentée par des travaux publics qui sont pour le pays une source de richesses : chemins de fer, can a u x, ha v res, b u rerai x p nbl ics.télégraphe sous marin, phares, etc.Cette dette n est pas le prix du sang, connue l’est la dette des Et its Unis, de l’Angleterre, de l’Allemagne, de la France.Un économiste français, M.de Molinari, qui a visité le Canada à diverses reprises, écrivait il y a quelques années : La dette de la “ fédération et des provinces a été “ contractée tout entière pour la “ construction d’un réseau de voies “de communications perfectionnées, “ canaux et chemins de fer, qui peut “ soutenir toute proportion gardée, “la comparaison avec celui des “ Etats Unis.Le Canada est l’un des “ pay?, les moins taxés de la terre et “ les facultés contributives de la j o-“ pulation y sont à peine effleurées.” J'ajouterai que malgré les immenses travaux que no-s avons exécutés, le contiibuable canadien est moins imposé que celui des Etats-Unis.La taxe directe est à peu près inconnue dans la province de Québec, t iirlis qu'elle fleurit dans tons vos Etals.Demandez a Jean-Baptiste ce qu’il penserait d'un pareil cadeau.Notre c:édit a-t-il soqtlert des obli-gâtions que noos avons contractées' pour développer nos immenses ressource* ?Loin de là, il n'a jimaisétéj aussi solide.Nous pouvons emprunter aujourd’hui à meilleur marché que n’importe quelle colonie.En 18G8, l’intérêt, net do notre dette accusait une moyenne de §5.51, tandis qu’aujourd’hui il s’élève seulement à §3.12.Et cet intérêt qui en 1808 représentait §1.28 per capita, ne dépasse pas encore §1.79.Vous voyez que nous devons plutôt espérer que désespérer de l’avenir.Entre bien d’autres témoignages que je pourrais invoquer, laissez moi citer les paroles de votre illustre secrétaire d’Etat, l’honorable M.Blaine : “Je n’ai rien à dire contre “ le Dominion du Canada ni contre “ ses habitants.Us ont une gouver-“ nement énergique avec des chefs “ habiles et éclairés ; ils ont iiccorn-“ pli des travaux prodigieux et des “ progrès prodigieux.” M.Blaine est plus juste à notre égard que plusieurs le no* nationaux aux Etats-Unis, qui trop souvent ne [fret!nent la plume cm n’élèvent la voix que pour noircir le pays natal.N’oublions pas le vieux proverbe : It is an ill bird that soils his own ntst.En attendant que je m’attaque aux autres resolutions do l’assemblée de Manistee, je vous prie de croire, monsieur le rédacteur, à ma parfaite estime.Je ine suis arrêté dans ma dernière lettre à la septième resolution de rassemblée annexionniste de Ma-nistre.Laissez moi la disséquer brièvement de même que les suivantes.îSi nous devons croire cette résolution, la religion catholique a toujours eu à lutter ici contre les empiètements de l'Etat.Ces messieurs s’entendraient difficilement avec nos fanatiques, car ceux ci ne cessent de se plaindre des empiètements de l’Eglise.Je préfère, je l’avoue, l’opinion des autorités romaines qui ne parlent jamais du Canada sans le féliciter de la liln-rté dont Ks catholiques y jouissent.Le Docteur requin a oublié évidemment que lorsque notre code fut soumis aux théologiens du Pape, iis déclarèrent que c’était le plus beau monument de législation qui existe au monde.La huitième résolution est trop générale pour être juste.Nous avons bien eu des gouverneurs fanatiques et tyranniques jusqu'à sir Charles Bagot et lord Elgin, mais ils n’étaient pas toujours i»; reflet du bureau colonial.Souvent ils ont dépassé leurs instructions et souvent ils ont été rappelés Depuis l’octroi du gouvernement responsable, U) n’y a guère eu d’atteinte à la lettre ou à l'esprit des traités.Quant aux fanatiques,' il y en aura toujours.Mais un pays ne doit pas être jugé par certaines fermentations démagogiques.Sous le système constitutionnel, ce qui prévaut et doit prévaloir c’est l’opinion des représentants dûment constitués par le peuple.Or, les partisans de l’annexion ne sauraient montrer un seul acte qui indique que la majoiité protestante veuille s’attaquer aux droits qui ne sont garantis par les traités.Dans la chambre des Communes, on n’a pu trouver que treize députés qui aient demandé le désavau du bill des jésuites, tandis que 1S8 rendaient un hommage éclatant à l’autonomie de la province de Québec.Est-il bien vrai—neuvième résolution—que l’Acte de la Confédération donne au fanatisme protestant une prépondérance qui soit une menace effrayante pour nos libertés religieu- ses ?Rien de plus incorrect, de plus injuste.Cet acte est le palladium de la nation.Ceux qui en médisent ne Font jamais lu ou sont incapables de le comprendre.La représentation basée sur la population prévaut à la Chambre des Communes — ce qui donne à Ontario 92 représentants contre G5 pour Québec ; mais les deux provinces, malgré l’inégalité de leur population, inégalité que l’avenir pourra effacer, ont la même représentation au Sénat, soit 25 membres chaque.Toute injustice que voudrait commettre Ontario pourrait donc être redressée par la Chambre Haute.L’Acte de la Confédération reconnaît encore l’existence des écoles séparées dans la province protestante d’Ontario, de même que l’acte qui constitue la province de Manitoba, tandis qu’il n’y a pas un seul Etat de l'Union où vous pouvez appliquer les taxes scolaires à des fins catholiques.La réputation de feu Sa Grandeur Mgr Lynch, archevêque de Toronto, est sans doute venue jusqu’à vous.Or, l’é minent prélat désireux d’attirer sur nos rives un large courant d'immigration irlandaise,ne craignait pas de proclamer dans une lettre au Freeman de Dublin, en date du 7 juin 18S3, qu’il n’y a pas de pays au monde plus libre, plus heureux et mieux gouverné que celui du Canada.Mgr Lynch soutenait aussi la même thèse que j’ai développée ; que l’enseignement catholique est sur un meilleur pied ici qu’aux Etats-Unis et que nos taxes scolaires sont réparties avec infiniment plus de justice pour nos coreligionnaires.Les lignes suivantes s’accordent peu avec les dénonciations du Dr Taquin : L’Eglise catholique au Canada est dans une condition très prospère.On trouve des prêtres et des églises partout dans le pays et l’éducation catholique y est sur un meilleur pied qu’aux Etats-Unis, où les catholiques sont obligés de supporter par leurs taxes les écoles communes ou irréligieuses, tout en maintenant leurs v oles à grands frais Au Canada, rien de tel.Les taxes catholiques sont affectées aux écoles séparées partout où les catholiques sont assez nombreux pour les maintenir, et les catholiques reçoivent aussi pour leurs écoles le bonus per capita du fond général.Suivant moi, le Canada est le pays le plus libre et le mieux gouverné qui existe, et le peuple est • heureux.Un pays qui mérite un pareil certificat a mille taisons d’être satisfait de son sort.A ce témoignage laissez-moi ajouter celui d’un autre vénéré prélat d'Ontario, lui aussi descendu trop tôt dans la tombe, Mgr Jainot, évêque de Peterborough.Invité à parler à la convention des Canadiens de RoChester, le 18 août 1885, Mgr Jamot ne put s’empêcher de faire une comparaison entre les Etats-Unis et le Canada à notre avantage.Malgré la somme de liberté dont vous jouissez, les impôts payes par vous à l’Etat vont au soutien des écoles communes ; c’est une grave injustice.Vous auriez droit de recevoir de l’Etat, au bénéfice de vos écoles catholiques, l’équivalent de l’impôt que vous parez.Mais vous êtes sous ce rapport, dans la même position que les Irlandais et les Allemands catholiques.Eux comme vous, se voient obligés ’de soutenir leurs écoles de leurs propres deniers, après avoir payé à l’Etat une somme qui serait suffisante pour pourvoir à leur maintien.Eh bien, laites comme eux et pourvoyez généreusement au soutien de bonnes écoles catholiques, afin de sauvegarder la foi de vos enfants.Sous ce rapport les catholiques dit Canada sont dans une meilleure position que vous.Eux, ont leurs écoles séparées.Après des années de luttes, les catholiques de la province d’Ontario ont réussi à faire reconnaître se principe de l’école séparée catholique subventionnée par l’Etat dans une province en majorité protestante.Et chose remarquable, voilà que maintenant les protestants, même dans Ontario, sont devenus en certains endroits la minorité et sont bien aises de bénéficier du principe des écoles séparées, d’abord soutenues par des catholiques seuls.Vous étiez le secrétaire de la grande convention des Canadiens aux Etats-Unis, tenue à Rutland, Vermont, au mois de juin 1880.Or, vous vous rappellerez que les membres de la Convention ont eux-mêmes admis que les catholiques des Etats-Unis ne sont pas aussi bien traités que ceux du Canada, à tel point qu'ils ont demande à la république de nous emprunter le système d’écoles séparées qui produit ici des résultats si avantageux pour la conservation de notre foi.Les résolutions suivantes qui confirment tout ce que je viens d’avancer, furent même adoptées à l’unanimité : Résolu : I Que les Canadiens-français réunis en convention générale à Rutland, Vermont, les 22 et 28 juin 1886, et représentant huit cent mille citoyens américains, prient respectueusement les législatures des différents Etats de l’Union Américaine de considérer, si les écoles paroissiales catholiques, n’ont pas droit à une part dans la distribution des sommes prélevées pour le soutien des écoles publiques, et ils les prient de vouloir bien passer une loi accordant à leurs dites écoles paroissiales catholiques, une juste part dans la répartition des deniers publics., De plus, ils prient respectueusement les législatures des differents Etats de l’Union Américaine de bien vouloir décréter une loi défendant l’emploi des enfants au-dessous de Il ans dans les manufactures.Que cette convention recommande avec instance aux Canadiens-Français des Etats-Unis de se conformer au plus tôt possible aux décrets du dernier concile de Baltimore, en assurant la fondation et l’entretien des écoles françaises catholiques comme le moyen lo plus efficace de conserver notre langue et notre foi.La première de ces résolutions fut proposée par M.l’abbé A.Notebaert, recteur de la congrégation canadienne do Rochester, dans un discours dont je crois devoir reproduire quelques passages.“ Travaillons avec énergie pour établir partout de bonnes écoles catholiques et nous verrons bientôt le jour où les citoyens catholiques de cette grande République auront une juste part dans la répartition des sommes prélevées pour le soutien des écoles.Je demande qu’à cet effet une requête *oit rédigée par un comité de cinq et envoyée à la législature de chaque Etat.Cette réclamation publique de nos droits faite par les représentants de 800,000 Canadiens-français (?) citoyens américains, contribuera puissamment à faire cesser l’injustice criante qui nous impose des taxes pour le luxe d’écoles que la conscience d’un bon catholique ne peut approuver.Cette agitation peut ne pas porter des fruits immédiats ; mais elle donnera à réfléchir à ceux qui disposent des deniers publics, nous fera prendre un plus vif intérêt dans la question scolaire et nous en fera mieux comprendre toute l’importance.L’Etat n’a pas et ne peut s’arroger le droit exclusif d’élever les enfants ; sa mission consiste uniquement à diriger et à protéger l’instruction de la jeunesse ; mais c’est le privilège des parents de donner l'éducation à leurs enfants ou de la faire donner par des personnes dont 1rs principes et les vues leur inspirent confiance.C’est la famille qui offre l’enfant à la société.Mais la société peut-elle le former à son service sans qu’il soit perdu pour la famille ou que la famille soit perdue à cause de lui.L'Eglise répond que l’enfaut soit formé pour le lien de la famille, germe et principe do la société ; et que la famille loin d’être perdu par l’enfant voit dans l’enfant la fleur et l’espérance de la famille, de la société et de la religion- La question scolaire considérée au point de vue catholique et vrai, a lait d’immenses progrès depuis que l’évêque de Rochester, N J., Mgr McQuade, s’en est déclaré l’infatigable champion.Les conférences que Sa Grandeur a été invité de donner à Rochester en 1871 et en 1872 ont créé une profonde sensation : si bien qu’une société de libres-penseurs de Boston a résolu de prier Mgr de discuter dans leur cercle lo sujet important des écoles.C’est alors que l’éloquent évêque de Rochester a tenu, pendant trois heures, sous le charme irrésistible de sa logique, une assemblée de 3,000 personnes, qui l’interrompaient à chaque instant par de chaleureux applaudissements.Les conférences et l’agitation due à l’initiative de Monseigneur l’évêque de Rochester ont singulièrement modifié l’opinion publique.Si tous les catholiques des Etats avaient conscience de leur devoir ; s’ils voulaient disposer du pouvoir qu’ils ont entre les mains, nous ne tarderions guère d'obtenir de la Législature un arrangement fondé sur des bases solides, de vérité, d’éga- lité et de justice distributive ; c’est ainsi que disparaîtrait le premier obstacle sérieux à la fondation de nos écoles catholiques.” Passons maintenant au discours prononcé par M.l’abbé Joseph Ker-licton, de Burlington.Il est tout aussi accusateur que celui de son vénérable confrère contre le système d’écoles sans Dieu qu’il vous faut soutenir do vos deniers, que cela vous répugne ou non.Tout le discours mérite d'être lu : je me contenterai de quelques extraits.“ En Amérique comme à Rome et à Athènes autrefois, nous avions des écoles sans Dieu.Cepenant ne jetons pas la pierre à nos amis les Américains.Vous êtes aujourd’hui leurs compatriotes ; vous les aimez, vous savez apprécier leurs nobles qualités, et vous ne pouvez leur vouloir que du bien.Ils ne vous en voudront pas si vous leur dites qu’ils se sont trompés et qu'on les a trompés.Du reste, nous entendons partout les pères et les mères de famille pousser des cris d’alarme.Ils voient s ouvrir devant eux le gouffre béant de l'infidélité où tons leurs enfants sont menacés de tomber.Il y a quelque jours à peine, M.Eliot, président de l’Université Harvard, déplorait l'absence du sentiment religieux dans l’école et cherchait un moyen pour y ramener Dieu et la religion.Mettons sous leurs peux l'exemple des écoles catholiques du Canada, cela ne pourra que les encourager à revenir aux principes vrais de l’éducation chrétienne.Au Canada, les enfants reçoivent partout une éducation chrétienne, et tout porto à espérer qu’il on sera toujours ainsi.Vous pouvez y être aussi heureux qu’au Canada, et vos descendants après vous, à une condition : c’est que vous conserviez à vos enfants l’héritage que vous ont légué vos aïeux, Y éducation chrétienne et canadienne.Vous ne devez pas, s’il est possible, envoyer vos enfants aux écoles sans Dieu.Je sais cependant que, pour plusieurs, il est très difficile d’envoyer leurs enfants aux écoles catholiques, parce qu’ils demeurent dans les campagnes.A nous, membre» du clergé de donner l’exemple en faisant tous les sacrifices possibles.A vous, messieurs de nous seconder de rôtie mieux Votre tache et la nôtre ne seraient pas si difficiles s’il n'y avait pas à se défendre contre les écoles sans Dieu ; s'il ne fallait pas payer doublement : payer pour les écoles publiques et payer encore pour les écoles paroissiales.C’est une injustice contre laquelle vous avez le droit et même le devoir de réclamer.La loi qui exige l’impôt de* écoles publiques est une loi établie.Vous ôtes et vous serez toujours de bons citoyens.Obéissez à la loi et payez.Mais en donnant votre argent, ne manquez pas de protester.L’Américain aime la loyauté, l’indépendance et la justice.Quand il sera persuadé que la loi est injuste, il la fera disparaître.Rappelons donc à nos concitoyens cette parole célèbre ! qui, il y a un siècle, soulevait tout Kkujli.kton m» COURRIER DU CANADA 15 Mai 1889—Nü 24 ‘(Suite) Rentré daus son cabinet, il y lisait sa correspondance, dictait quelques lettres à sou secrétaire, puis vers onze heures du matin,il redescendait1 rasé de frais, poudre, correctement vêtu, le visage venait de s’éveiller, présentait à baiser ta main chargée ; de bagues à son plus jeune lils, baisait au front la belle et langoureuse Pépita, sa fille ; puis, seul, couvert de son tricorne gallonné d’or lin, il absorbait lentement, silencieusement une imperceptible tasse de chocolat, buvait par-dessus un grand verre d’eau sucrée avec des azucarilles ou mousse do sucre parfumée, roulait une cigarette de Porto-luco dans une feuille soyeuse de maïs, et son jonc à pomme d’or à la main sortait pour favoriser sa digestion par une lente promenade.C’était une manière de persuader à ceux qui no connaisaiont pas ses habitudes, que sortant à peine de son lit, il éprouvait le besoin do faire un exercice modéré, l’exercice d’un paresseux de première classe, il ne demandait que cela.Dans la journée, il descendait à la ville, se rendait d’abord à la chancellerie, puis soit au palais du gouverneur, soit, au cabaret de Y Ecu de Castille, où.en été, il prenait tantôt un verre d’orgeat de chou fia, tantôt un bol de cervoise refioidie avec une orangeade glacée, causait une heure ou deux avec des conseillers au Présidial, ou autres hauts fonctionnaires, lisait sans avoir l'air d’y ajouter la moindre importance la feuille annonçant chaque semaine les départs ou les arrivées de navires, le prix des denrées, les nouvelles de File, s’entretenait comme par condescendance avec les principaux négociants, puis remontait vers son hatto bien renseigné sur tout ce qu’il lui importait de savoir pour ses opérations commerciales.Agé de quarante-sept ans seulement, suffisamment replet sans être pourtant obèse, avec cela haut eu couleur, la démarche solennelle quand il se croyait vu, le visage sévère, les yeux étincelants très rapprochés d’un nez en bec de faucon, se recourbant sur d’épaisses moustaches qui, couvrant ses lèvres minces et plates, s’allongeaient sur les côtés jusqu’à se confondre avec la touffe de barbe d’un noir tirant sur le troux et taillée en pointe qui lui allongeait lejmenton, il possédait toutes les qualités physiques du descendant d’une noble race, tous les traits distinctifs d’un vrai gentilhomme.Avec Son Excellence, plusieurs personnes habitaient le hatto, à la tourelle duquel se déployait la flamme mi-partie bleue et jaune à son centre l’écusson où, sur fond de1 gueules, étincelaient les cinq fontai-nés d’or posées trois en chef et deux eu pointe.Quatre de ces personnes faisaient partie de la famille du marquis : sa mère, un fils et deux filles, les six autres dont la première en dignité occupait la position de lecteur et de secrétaire de Son Excellence, appartenaient à la domesticité composée en outre du secrétaire, de deux femmes de chambre, un valet, un cocher et un cuisinier.Tous étaient non seulement de race blanche, mais d’origine espagnole.Quant à valetaille de couleur noire ou rouge, car parmi les nègres se trouvaient deux Caraïbes descendants do la race autochtone de Saint Domingue, race à peu près entièrement détruite par les conquérante, elle était parquée plutôt que logé daus une dizaine de cases d’osier à toit de chaume dissi-j initiées derrière le hatto par un énorme massif de camélias gigantesques.Les marins prétendent que chaque navire a son àme à lui ; celle du hatto do Yaldemar s’appelait dona Inès, Isabella de Yaldemar, marquise des Cinq Fontaines, fille du comte de La Torre d'Oro et mère du marquis actuel Ponce de Yaldemar.Despote absolu, quand il s’agissait de sa famille ou de ses serviteurs, Ponce de Yaldemar se courbait entièrement sous la volonté de sa mère.11 était roi, elle gouvernait.Surnommé par ses admirateurs la perle des Antilles, alors qu'à Maracaibo elle brillait de tout l’éclat de son seizième printemps, dona Inès de Ribeira de la Torre d'ilüro, devenue marquise de las Ciuco Fuentes, ne pouvait se consoler ni de la perte de la plus grande partie de sa fortune, ni surtout des cruels outrages laits à sa beauté par l’impitoyable faulx du temps.Rien dans sou visage/ aux traits jadis si purs, n’avait conservé sa forme première.Obèse autant qu’elle avait été svelte, digracieuse daus sa lourde démarche, les joues fiasques et tombantes au-dessous d’un menton qui couvert de gros bouquets de poils rudes et hérissés se choquait à chaque mouvement d’uue mâchoire dépourvue de dents contre un nez on bec de perroquet, les yeux enfoncés sous des paupières formant d’épais bourrelets, les cheveux clairsemés, grisâtres, disséminés par paquets crépus, la voix grêle et criarde, doua Inès, ne pouvant plus ee faire admirer, n’aspirait plus qu'à se faire craindre et qu’à se venger eu tourmentant ceux quiTapprochaient.Pleine de mépris pour les autres nations que la sienne, des nombreuses provinces de l’Espagne elle ne faisait exception que pour la Castille, berceau de sa famille et encore n’es-timait-t-ellc dans la noblesse de cotte province que les parents ou alliés des Ribeira ou des Yaldemar.Plus avide encore que haineuse, c’était elle qui, quoique détestant par dessus tout les Français, avait ourdi uu premier complot pour faire épouser à sa petite fille Je lils de l'opulent chevalier de la Morelie, et, après la mort de ce jeune homme, avait tout mis en œuvre de la manière la plus déloyale, afin d’enlever Léonore dont elle convoitait la fortune pour redorer l’écusson bien terni des marquis de las Cinco Fuentes, par un mariage avec don Manuel son fils aine, âgé de vingt ans et déjà capitaine d’un escadron de lanciers.Quoique désirant ardemment une union qui n’était qu’un vol odieux, elle ne cachait pas la haine profonde que par jalousie elle portait à une jeune fille aussi accomplie que la fiancée ravie par Ponce de Yaldemar au vicomte du Terme-Rouge, et s’en étaitjj fait la geôlière plutôt que la gardienne.Pendant les premières semailles qui avaient suivi l’enlèvement de Léonore, la hautaine Espagnole avait pourtant essayé de forcer son caractère pour obtenir de 6a prisonnière qu’elle appelait mi querida, ma chérie mou trésor, ma blanche colombe, un consentement à ses projets, se réservant de lui faire payer cher plu* tard cet effort do pénible hypocrisie Mais Léonore, loin de répondre à ces caresses intéressées, avait osé résister.Furieuse de voir ses efforts infructueux, doua Inès jetant alors le masque avait eu recours à la violence, à la séquestration, aux coups même, aux menaces les plus atroces.—Stupide sentimentale, lui dit-elle un jour dans un accès de farour, tu n’épouseras jamais ton ridicule vicomte du Terme-Rouge, e’e*t moi qui te l’affirme.—Je suis sa fiancée, madame, et n’épouserai que lui.—Tu épouseras le mari que je t’ai fait l’honneur do choisir pour loi, quoique tu n’en sois pas digne.—Jamais, madame.—Dusse-je te tenir en prison avec du pain et de l'eau pour toute nourriture, dussé-je te fouler aux pieds, et labourer avec rues ongles ce visage vulgaire dont tu es si iière, tu l'épouseras, dit la vieille duègne en trépignant.' —Jamais.—Ah ! tu crois pouvoir luttei contre moi, fille de la lron.(A suivre) Le Courrier du Canada, mercredi 15 mai 18S9 un pouvoir tyrannique.No taxation without representation.Cette parole était vraie, elle était juste, et la France s’est levée et a répété avec 1* Amérique: No taxation without representation.IA suivre) ANNONCES) NOUVELLES 1-a vigueur des cheveux d’Ayer Une merveilleuse histoire—Dr J C Ayer ^ to Compagnie Richelieu et d’Ontario.— Julien Chabot.Soumission—A.Gobcil.Ligne Allan voir [4èmc page.) CANADA QUEBEC, 15 MAI 1889 BANQUET TAILLON Le banquet offert par les Conservateurs de la province à l'honorable M.Taillon, chef de l’opposition, aura lieu mercredi, le 29 mai.à T heures p.m.Sir John Macdonald premier ministre du Dominion, sir Hector Lan-gevin, sir Adolphe Caron, Thon.M.Chapleau et la plupart de leurs collègues ont accepté d’y assister.Le nombre des billets étant nécessairement limité, les souscripteurs sont priés de se procurer leur carte d'ici au 22 MAI, alors que les livres seront fermés.Le prix d'admission est de §3.00.Le comité est à prendre des mesures pour des prix réduits sur les lignes de chemins de fer et de O steamers.Une convention du parti conservateur aura lieu le même jour dans la grande salle du Saint-Lawrence Hall, à 10 heures a.m.Nos amis des différents comtés de la province sont instamment priés d’y envoyer de nombreux délégués.Par ordre, A.L.DE MARTIGNY, G.F.Cooke, Secrétaires.Montréal, 9 mai 1889.IYL BEAUSOLEIL Il a été souvent question de M.Beausoleil, dans la presse conserva trice, depuis quelques mois.Mais, quoique cela paisse paraitr» fastidieux, notre devoir est d'en parler encore, jusqu’à ce que M Beausoleil soit rentré dans l'ordre et qu'il ait payé à la province ce qu'il lui doit.À la page 301 des Procès-Verbaux de l’Assemblée Législative, on lit les interpellations suivantes : Par M.Beauchamp: l.M.C.Beausoleil a-t-il reçu instruction de percevoir les frais taxés dans les causes des corporation commerciales ?2.Combien a-t-il reçu de ces frais 1 3.Combien le gouvernement a-t-il reçu de ces frais ?Réponse par l'honorable M.Shehvn : Oui, M.Beausoleil est actuellement à compléter ses états de compte relatifs à cette matière.ParM.Beauchamp: 1.Le gouvernement a-t-il réglé ses comptes avec M.C.Beausoleil, à propos de la perception des taxes sur les corporations commerciales?2.Si oui, à quelles conditions ?Réponse par l’honorable M.Shehvn Non.Les conditions ne sont pas encore arrêtées.C’est toujours avec des réponses comme celles-là que le gouvernement répond aux questions concernant M.Beausoleil.En attendant, l'associé heureux de M.Mercier détient §31,000 des deniers publics, depuis dix-huit mois.Il n’a pas rendu compte de cet argent.On ne sait pas ce qu’il en fait, à qui vont les intérêts que cet argent doit produire ; on ignore quand cet état de choses va changer.Et M.Mercier permet que son associé occupe cette posit ion délicate vis-à-vis le Trésor public.Voilà pourquoi la presse conservatrice continue de crier contre M.Beausoleil.L’AUGMENTATION DES DEPENSES Comment nos adversaires votent Les chiffres sont beaucoup plus éloquents que les longues démonstrations.Nous avons bien souvent dénoncé les extravagances du gouvernement économe et réparateur qui nous administre.Yoici comment les fidèles ministériels accueillent les motions faites par nos amis contre l'augmeniation des dépenses.On lit à la page 439 des Procès-Verbaux de l’Assemblée : M.Desjardins propose en amendement : u Que tous les mois apiès que ” soient retranché et remplacés par les suivants : u Cette Chambre est prête à voter les subsides à Sa Majesté pour les besoins du service public dans cette province, mais elle regrette de constater que coin parées aux déboursés tails pendant l’exercice de 1S85-SG pour les branches du service public ci-dessous énumérées, les dépenses de l’exercice 1887-80 par le gouvernement actuel pour les mêmes tins ont été augmentés d’une manière alarmante pour l’avenir des finances de la province, comme il appert par les chiffres officiels suivants extraits îles comptes publics de 1S85-80 et 1887-88 : Intérêts de la dette,rachat et frais d’admiuistr.IS87-S8.81,103.710,91 do do 1885-86.'*977,760.32 l’islet), DeGrosbois, Dumais, Forest, Augmentation.S 125,950.6*2 Lég i sla t i on 1887-88.8228,994.88 do 1885-86.181,987.75 .Mgr Duhamel, archevêque d’Ot- Gagnon, Lafontaine, Lemieux, Lussier, tawa t acfnnliPTT|ftnf à Ûnéhoc • il McShane, Martin (de Rimouskl).Mer- «wa, est actuellement a «uCDoc , il cior, Morin, Murphy, Pilou, llinfret, doit procéder à lu bénédiction dun Robidoux,(Rocheteau, Rochon, Shchyn, autel à la basilique de Ste-Anne de Sylvestre, Tessier, l rudel et l urcotle.]}ettUpré et sera absent do son diocèse pendant une semaine, do même que Nous demandons à tous nos amis de garder soigneusement ces votes et ces noms.le Révd Grand-Vicaire Routliier, qui est actuellement en cette ville.AFF1IUES DE FHABTCE LES JESUITES VS LE 44 MAIL" Election sénatoriale— 1*© banquet a Pliotel-dc-vflle—Eu reception u VWXysce* Paris, 14—M.Poirier, opportuniste, a été élu aujourd’hui sénateur dans le département de la Seine.Paris, 14—Le conseil municipal a donné hier soir un banquet en l’honneur Soixante et neuf congrès internatio- président Carnot.Six cent cinquante - — - invités étaient présents.On s est mutuel- lement félicité du grand succès de l’exposition.ï naux seront tenus à Paris au cours ! de l’exposition universelle, et seront J ugemeait préliminaire .„ ._ _ , appelés à traiter de presque toutes sur la plaidoirie »/1 ,.1 1 ne mmcfimia nm nnnnnrm les questions qui concernent les sciences, la médecine, le génie civil, le travail, la statistique et la législa- .Une foule considérable avait en- # # .vahi le parquet hier matin pour en- ! **on ^n^erna^ona^e-tendre prononcer le jugement sur les ! plaidoieries préliminaires dans la cause de la compagnie de Jésus contre la compagnie de publication du j ‘ Mail.~ Le juge Loranger, qui est saisi de la cause, a motive longuement la décision du tribunal.Voici les parties les plus importantes du libellé : La demanderesse demande le rejet des allégués 4, , 6, 10, 11 et 13 parce qu'ils sont irréguliers, vagues, M.L.G.Desjardins, M.P.P., député de Montmorency, fera une conférence ce soir devant lo club Cartier m à Montréal,château Ramezay “ sur la situation financière do la province de Québec.” Augmentation.?47,007.13 Gouvernement civil 1887-88.8208.677.61 do do 1885-86.183,675.41 Augmentation.S 25,002.20 w Adininislr.dt-.la jmt.1887-88.843S,755.10 du do ‘do 1SS5-86.363,746.48 Augmentation ¦5.008.62 Police 1887-88.819.090.00 do 1885-86.14,050.00 M.Edison prépare depuis six mois son exposition à Paris.Il dispose de 800 pieds et il se propose de réunir des modèles de toutes ses inventions.Le “ clou ” de son exposition sera une énorme lampe à incandescence de 40 pieds de haut dont le globe ne comprendra pas moins de 20,000 bougies électriques.Cette lampe suffira à éclairer tout le bâtiment principal.Augmentation.8 5,000.00 Inspec.des bur.pub.1887-88.87,592.84 do do do 1S85-86.6,337.33 Augmentation.81,255.50 Institutions littéraires et scientifiques 1887-S8.8 11,739.78 Institutions littéraires et scientifiques 1S85-86.8,388.75 Augmentation.8 3,352.03 Travaux et édifices publics 1887-88.8145,096.91 Travaux et édifices publics entrés comme dépenses spéciales à la p.13 des comptes publics de 188788 .66,922.83 —-8212.019.7i Travaux et édifices publics en 1885-86.82,584.40 Augmentation.8129.435 34 Institutions de bienfaisance 1887-88.$280,316.00 iln ilo 1885-86.267,776.00 Augmentation .S 12,540.00 Divers en général 1887 88.8 31,419.75 do w do 1885-86.29,000.00 Augmentation.8 2.4 ! 9.75 Commission royale des asiles d’aliénés.S lO.OÛO.ÜO Département des Terres de la Couronne 1887-88.$184,594.93 do 1885-86 do 136,000.00 Augmentation.8 54,594.93 Paiements par les officiers du revenu à munie les perceptions faites par eux 1887-88$ 41,666.05 do do 1885*86 26.531.79 Augmentation.$ 15,13 i .26 u La Chambre est d’opinion, qu’avec une sage économie et une politique financière, prudente, ces augmentations dans les dépenses de la province ci-dessus énumérées pour l’exercice de 1887 88.comparée** ;à celles de 1885-86 pour les mêmes fins, auraient pu être évitées, et que le gouvernement n’avait pas des sources de revenu suffisantes pour les défrayer, sans avoir recours aux recettes extraordinaires qu’il aurait du employer au paiement des subventions auxehemins de fer et des autres obligations extraordinaires de la province.Que pour ces augmentations dans les dépenses du service public, contrairement aux promesses d’une politique d’économie qu’il a faites aux électeurs de la province, le ministère a mérité la censure de celte Chambre.” L’amendement étant mis aux voix, il est rejeté en la division suivante : Pour : MM.Baldwin, Beauchamp, Blanehet, Casgrain, Déchêne (de Terniscouata) Desjardins, Duplessis, Faucher de Saint-Maurice, Flynn, Lapointe, LeBlano, Martin (do Bonaventuref, McIntosh, Owens, Picard, Spejicer, Taillon et Tourignv.— 18, o —.•—, .indéterminés et non suffisamment libellés.La défenderesse préliminaire oppose d’abord l’Article 144 C.P.C, qui déclare que nulle formule n'est requise pour les plaidoieries et prétend en second lieu que la demanderesse est non recevable à attaquer l’exception à la forme par une motion.Quant à l'objection tirée de l’article 144 elle n’est pas sérieuse.Cet article ne s'entend que de la forme même de la plaidoirie, mais né dispense pas la partie de l'obligation d’énoncer clairement ses droits et ses moyens de défense.La demanderesse au lieu d’engager contestation sur l’exception à la forme par une réponse en droit a employé la procédure plus sommaire de la motion.Je crois qu’elle doit être admissible de le faire si toutefois il est vrai de dire que les allégués de l'exception sont vagues et incertaines.Ce mode est maintenant admis et passé dans la pratique du barreau de Montréal et ne comporte rien qui répugne aux règles de la saine procédure.Il importe pour l’expédition dos causes que la cour soit mise en position de juger sommairement sur les procédures qui, à leur face, sont frivoles ou inutiles pour les fins de l’instruction du procès.Ici, il n'y a qu'une question en litige, savoir, que l’acte de Québec, 50 Viet, chap.28, est inconstitutionnel et tout ce qui ne tend pas évidemment à le démontrer doit être considéré comme un élément étvan- / ger au procès.Il en est de même des allégations vagues et indéfinies qui laissent la partie adverse dans l'incertitude des moyens à opposer en réponse.Ils ne lui permettent pas d’assurer la défense avec sûreté, De plus, il s’agit dans l’espèce d’une exception à la forme où l’on met en question la qualité de la demand» -resse à ester en justice et il est de rigueur que tout ce qui se rattache à la qualité de la partie, lorsqu’elle est niée, soit spécifiquement énoncé.Les propositions delà défenderesse quoique formulées de différentes manières, se réduisent en réalité à une seule, savoir que l’acte d’incorporation de ja demanderesse est inconstitutionnel et ultra vires.Le savant juge a conclu son jugement en disant qu’il ne retrancherait pas des plaidoieries l’allégué où il était question de la constitutionnalité de l'acte accordant une charte aux Jésuites.Il fait biffer de l'exception à la forme les autres allégués mentionnés dans la motion de M.Lamothe.Il y aura, ce soir, une assemblée publique, à Sorel.Cette assemblée a été convoquée pour demander à M.Cardin de rendre compte de sa conduite parlementaire, pendant la dernière session, et relativement à la requête que les ouvriers de Sorel lui ont mise entre les mains au sujet du comme réponse j partage des §112,000, votées par la législature, pour payer les ouvriers qui avaient des réclamations contre le Montreal Sorel.M.Wiinan, appelé à donner son témoignage devant le comité du sénat américain siégeant à New-Xork, a dû avouer qu'il fallait renoncer à tout espoir d’annexion tant que Sir John A.Macdonald vivra.C’est uu témoignage flatteur poulie grand homme d’Etat et ce n’est pas la première fois que nous nous doutons que les ennemis du Canada, attendent avec impatience le jour de sa mort.Mais nous avons la consolation de penser que lorsqu’il plaira à la Providence de mettre fin à cette carrière longue et glorieuse, son dévouement et son patriotisme auront fait école et que la patrie ne manquera pas d’hommes capables de continuer son œuvre.ROl'LAXGEK Aüentat contre ezar .Stanley ba grève Sl\DS Situation alarmante— 90.000 hommes sans travail Berlin, 14.— La grande grève des mineurs se propage toujours.Le comité des grévistes de Dortniund a lancé un manifeste signé par Biute, Schroedu (.*t Seigel déclarant que les grévistes no reprendraient pas leur 11 avail tant que toutes leurs demandes ne seront pas accordées par les propriétaires des mines.Les mineurs dans le district de Essen se sont mis en grève.Cela porte le nombre des grévistes à 90,000.L’empereur ayant consenti à recevoir une députation des grévistes de Westphalie, trois délé gués arrivés hier ont dû avoir aujourd’hui une entrevue avec l’empereur.Un conseil du ministre prussien a été tenu hier pour prendre en considération la grève des mineurs de charbon.La séance s’est prolongée.Le prince Bismark présidait.Au plus fort de la discussion, l’empereur Guillaume est arrivé et a pris une part active aux débats.Sir Hector Lungevin, Sir Adolphe Caron et l’honorable M.Chapleau porteront la parole au banquet L.0,1,,di} 1U0 le conseil dcs ministres a Tfiillmi u | décidé de convoquer en cetto ville des xamon.députations de propriétaires des mines et soumettre ses griefs à un arbitrage de Les verres à vin, au nombre de cinq, représentaient, pour chaque service, les couleurs des fontaines lumineuses au Champ de Mars.Plus de quinze cents personnes assistaient ;\ la réception qui a suivi le dîner donné vendredi à l’Jïiysêe par le président Carnot.Les ambassadeurs ont reparu soudain, trouvant sans doute qu’il était puéril de bouder plus longtemps la République.La nouvelle galerie de l’Elysée, pour laquelle le parlement avait voté une forte somme, est vraiment superbe.Elle entoure lo palais.Sa largeur est de huit mètres et sa longueur est de soixante.Elle.se termine à un bout J par un salon rectangulaire et à l’autre par une immense salle de trente mètres sur trente-cinq.Les murs sont recouverts de vieilles tapisseries des Gobelins.L’effet est magnifique dans sa simplicité.Les sujets Je ces célèbres Gobelins sont : “ L’automne, ou io triomphe de Bacchus”, *‘ Apollon et les Muses ” et La naissance d’Apollon L’élection municipale, à Narbonne, avant-hier, s’est terminée par la victoire des socialistes.Une bataille a eu lieu dans la salle do votation.Un certain nombre de socialises ayant à leur tète M.Ferroul, membre de là chambre des députés, ont paradé dans les rues en chantant La Mitvsci Inise.Bureau dTiygiône Les membres du conseil d'hygiène dü la province se sont réunis hier matin au palais législatif.Dans l’après-midi, ils ont eu une entrevue avec NN.SS.les évêques au sujet de la préparation de statistiques.Les membres de la commission qui résident ailleurs qu’a Québec sont ropar -tis le soir môme.Une voie d'évitement De nombreux ouvriers sont en ce moment occupés à enlever le macadam sur la rue St-Pierre, près de la Côte (h* la Montagne, afin d’y placer une non voile voie d’évitement pour les chars urbains.Ces travaux seront terminés à la fin de cette semaine.* Pierre pour la chapelle du S* minaire .On oharroie en ce moment d’immenses blocs de pierre destinés à la cons truction de la chapelle du Séminaire.Ces lourds morceaux de pierre d’une longueur de 9 à 10 pieds sont tiaînés par six chevaux.Ces pauvres bûtes ont fort à faire pour monter *a Côte de la Montagne.Sur la rue St-Je an La corporation vient de faire l’acquisition de la propriété Alford, sise à Pencoignuie des rues St Jean et St-Stanislas.Cette propriété sera mise en vente dans quelques jours, ainsi que la propriété des héritiers Tourangeau.Les Daines Ursulines ont commencé la démolition de la maison qu'elles ont achetée dernièiemont sur la rue St Jean.Les travaux marchent rapidement.M.Shaw, marchand quincaillier, v nm i de donner le contract pour la reconstruction d’un splendide magasin sur la rue St Jean.M.Coté est chargé lo la maçonnerie, M.Hatch, de ta IL*57\posit ion de 1*15 ris l’fi'otfc.slaiion.s contrr falwlrn*-lion de Lord Lynlon Londres, 14.—Plus d’une centaine de députés aux Communes ont apposé leur signature à un réquisitoire adressé au président Carnot, protestant contr * l’absence de Lord I.ylton, ambassadeur britannique, en France, aux fêtes à Versailles, le 5 mai, et à l’ouverture de l’exposition, le 6 de mai.il est rumeur que le lord maire de cette ville a abandonné l’idée qu'il avait originairement de se rendre à Paris officiellement, par avis royal, qu’il faisait mieux de ne pas aller à Paris en cetto qualité.Paris, 14.— Des visiteurs anglais et américains ont tenu leur réunion pendant laquelle ils ont décidé de demander aux exposants de donner congé à leurs employés le dimanche.JLa vice-royaule d'Irlande Londres, 14.—Aux communes hier, M.Iloworth, conservateur, a demandé si le gouvernement, après la démission du marquis de Londonderry, comme vice-roi d’Irlande, nommerait un prince royal et verrait à ce qu’il ait une résidence et un salaire convenables.M.Edward Herueage, libérai unioniste, a demandé au gouvernement do prendre en consideration la question de l’abolition de la vice royauté d’Irlande et de transférer le devoir de cette charge au secrétaire en chef d’Irlande.M.Smith a promis que le gouvernement prendrait cette question en sérieuse considération.Il a déclaré en même temps que le gouvernement était dans l’impossibilité de s’engager maintenant à adopté une politique déterminée à ce sujet.tchos 4 Nouvelles Au lao S.-Jean Un grand nombre de familles doivent passer l’ôte ait lac St-Jean.Peu Lundi, ou voyait de la ville, ia lueur d’un incendie dans les bois, du coté nord de l’église de Beau port.j On annonce que M.T.D, Oraig, Contre : j député do Durham-Est, va résigner MM.Bernatchez, Bourbonnais, Came- j80n sieKe au parlement d'Ontario ! comTtés^pour* s’entend^et "opérer un ron, Cardin, Champagne, Déchèno (de ! pour aller s’établir en Californie.* règlement des difficultés présentes.la part du gouvernement.Les propriétaires de raines de ckarbon et les mineurs grévistes ont nommé des —Nulle autre preparation ne répond aux besoins d’un système allai ldi,comme la Salsepareille ü’Ayer.Le prix du pain lies houlutigei> sont venus à de tneil-I leurs sentiments ; depuis lundi matin, ils ont réduit le piix du pain à 18 cia, au lieu de 20.—Chaque année accroît le popularité du Pectoial üerise d’Ayer.Recommandé pour tontes les affections des poumons.Embellissements Depuis quelques jours des ou triers sont employés à construire uuop lissade en bois autour de la fontaine devant la Basilique.Tribunaux H ier, deux vieilles vagabondes ont 6lé envoyées en prison, une pour quatre mois et l’autre pour deux.A la cour de police rien.Personnel L’hoit.juge Billy est parti hier do Québec avec sa famille, pour se rendre à sa résidence à New Carlisle.—M.l’abbé Marcoux, recteur de l’Université Laval, de Montréal, est en celt ville.Pèlerinage L'*s membres de la confrérie des enfants dj Marie de la Haute-Ville, ont fait, hier matin, leur pèlerinage annuelle.à l’egliso N-D.des Victoires, Basse-Ville.Une messe solennelle a été chantée par le rév.M.Paradis, chapelain du Monastère des Ursulines, et il y a eu à l’orgue chant et musique.menuiserie.M.Slaveiey, architecte, a préparé les plans du nouvel édifice.Les travaux commenceront prochainement.Accident Hier matin, un lourd camion traîné par huit chevaux et dans lequel se trouvai tjune gro.-so pierre (insurant 8 pieds (le longueur, 3 d’épaisseur et 4 pieds 8 pouces de largeur, a brisé une de ses roues, sur la voie des petits chars, en face de chez \ï.iMiidime H not, près de la gare du Datais.La circulation des omnibus a été interrompue pondant 20 minutes.Ces blocs de pierre qu’on charroio sont destinés à la construction du monument Jacques-Cartier et sortent des carrières de M.Bélanger, do Québec, au lac St-Jean.Sympathique démonstration M.le curé do St.Gervais, le Révérend Messire Gingras, a cté l’objet d’une sympathique démonstration de la part de ses paroissiens.Dimanche, après la messe, les différentes sociétés de la paroisse se sont rendîtes au presbytère où le Dr Paradis a lu une adresse.Un beau soleil de tnai, une foule considérable, une musique ravissante, tout a contiibuôà rendre la fête aussi digne que possible du zélé pasteur et du parlait citoyen que l’on fêtait.M.le curé fut très sensible à cetu marque d'estime de la part de ses ouailles et ses paroles émues nous ont prouvé qu'il était toujours digne, de l’amour et de la vénération de ses "paroissiens.La fanfare de Sl-Gei vais assistait à la démonstration et a fait entendre de la belle musique.La Banque de Montréal L’état des opérations de la Banque de Montréal pour l’année dernière, a été publié, samedi.Les profils réalisés pendant l’année terminée le 30 avril 1889, déduction faite des charges d’administration et de la somme couvrant les lottes mauvaises ou douteuses,s'élèvent à 81,357,175.01.Le 30 avril 1888, la balance au compte des profits et pertes était d#e 8690,341.52, ce qui forme un total de S2,0G7,417.53.De cette somme il faut déduire 81,250,000 pour un dividende de 5-pour cent, payé, en décembre 1888, et un autre dividende de 5 pour cent payable le 1er juin 1889, et pour la réserve faite pour les édifices de la banque en cours de construction.En sorte que lababmco qui reste au compte des profita et pertos e3t de 8817,417.53.Inhumations OA NB LK CIMETIÈRE ST-CHARLKS KS AVRIL DERNIER UT CAUSES DKf DÈCÈii : Hémorrh.de l’utérus.3 Maladie du sang.1 Consomption.4 Cong.des poumons.2 Infl.des intestin*.t Infl.du cerveau.5 Infl.des poumons.3 Dyspepsie.1 ••••••••• •••*•• poumons Morts-nés .3 Débilité .m.3 A la naissance.2 Dysscnteric.1 Noyé.j Dentition .3 Lièvre puerpérale.1 Paralysie .1 3 Consomption de gorge 1 1 Rhumatisme in H.1 Maladie des nerfs.! ___ Total.30 De cc nombre 12 sont morts au dessous de I an : 6 Agé j de 1 A 4 tai 4 Agés de 50 à 60 ans Maladie du creux.4 Rougeole.2 Pendu A un arbre.î Bronchite.2 Vieillesse Pleurésie.• •••••••«• I A 4 à 10 A 20 à 30 5 40 \ ^ Garçon*.22 Homme* mariés.4 Vmf.i 3 o 6 4 4 « < 11 < t < « .« io 4* 20 11 30 14 .;o 44 D 1 2 U • 1 11 11 « < 60 à 70 “ 70 à 80 “ 80 A 90 “ 60 A 100 11 Morts nés 3 Filles.13 Femmes mariées.b Vcur**.^ , 5° J os.Parent Gardien.Arrivages au havre du Palais 14 mai 1889, Goélettes Troii Saumons, Anselme Fortin, Port-neuf, e.i bas, bois.— St.Fulgcnce, Germain Lajoie, Si-Fuigcnce, piquets.— Pélican, Albert Bouchard, Québec, madriers, 3 pouces.liatenu Elr.éar Muot, Québec, madriers 3 pouces, Le Courrier du Cana/* Mercredi Iff fiai 1889 W5555H mm icrab LA VIGUEUR DES 0HÉV6ÜK X>’A.YÊlFfc (Ayor’û Hair Vigor.) rtnJ lo brillant et la fraîcheur tie la jeune**.r.QX chevaux gris ou Il»*tria, un mOiue lump* qu'elle leur donne une iloUo couleur chAlain nt» noir loucé, nhul qu'on le désire.En s’on servant ou peut donner aux cliovoux blonde ou roux, uno Mille fon.'ée, le» rendre plus épais, et presque toujours guérir la calvitie.Kilo nrrfito ht cliûto des cheveux, stimule ut rend la vigueur :t une croissance faible et maladive.KHe empêche et guérit les croûte» • onttillc.I.na liouitillr* de 35 c* »tu » >nt p-.ur l'nfcomndAilcn d« Vus qui d» il frit .!•«• c .-ni nu r*'M.*ie pour le rhumo lilocrouy.C*ux q I ' Jralent nn rrtaàdo p,iürlac''ü.(ainptlou îBesîe Moaxtr éal FABRICANTS 1 Le Bazar de Sillery Sou* la bienveillant ^patronage de Son Em.le Cardinal Tasclierean En faveur de L’KCOLE 1>ES FICEBER I)E CETTE PAROISSE, S’ouvrira au mois de JUILLET prochain.Voici les noms îles Dames qui ont la direction des tables : Table St-1'atrick ou du Village.— Mmes Jus.Mclncnly, Jas.Timmony, M.Philipps.Table de Bridgewater.—Mmes O.(îigr.ac, N.Falardcau, J os.Langlois, J.Gauthier.Table St-Michel.—Mmes Chs Dubé, Dr Ph.Dubé, T.Mahoney, F.Murphy, P.Cassidy.Table de Bergkrville.—Mmes Nap.Lamontagne, Jos Boivin, Alb.Kumiss, D.Falardcau.Table kdks Rafraîchissements.—Mm«s W.Aubin, S.Connolly, J.Eagan.J.O.E.VERRKT, Ptuk, Secrétaire Québec, 15 février 1SS9.*243 ON recevra à ce Bureau jusqu’à VENDREDI, le 31 MAI 1SS9, des soumissions cachetées, adressées nu soussigné avec la suscription 4< Sou-pou r le Bureau de Poste, etc., de Brandon, Manitoba,” pour les travaux de la construction d’un bureau de poste, etc., à Brandon, Manitoba.On pourra voir les devis au Département des Travaux Publics, à Ottawa, ainsi qu’au bureau de A J.Baker, agent du gouvernement pour les Immigrants, à Brandon, à partir de JEUDI, le 9 MAI 1SS9.L’on ne prendra en considération que les soumissions faites sur les formules imprimées que l’on fournira, et qui seront signées de la main des soumissionnaires.Chaque soumission devra être accompagnée d’un chèque de banque accepté payable A l’ordre de l’Ho.iorable Ministre des Travaux Publics, égal à cinq pour cent du montant de la soumission.Ce chèque sera confisqué si le soumissionnaire refuse de signer le contrat après notification, ou s’il 11e le remplit pas intégralement ; il sera remis si la soumission n’est pas acceptée.Le Ministère 11e s’engage pas à accepter la plus basse, e\\ aucune des soumissions.Par ordre, A.GOBEIL, Secrétaire.Ministèle des Travaux Publics, j Ottawa, 25 avril 1SS9.\ Québec, 11 mai 1SS9—Cf 994 Pot Pourri Japonais, Pots de Pot Pourri Japonais ou Jares de Rose Coussins en Caoutchouc remplis d’air.Oreillers “ * “ “ “ Brosses à la Main nour Bains d»s Bsle\ Enquête Le coroner Bellcau a tenu une enquête hier sur le corps do William Sullivan dont nous avons rapporté la mort subi te.Le jury a rendu un verdict do “ mort d’apoplexie cérébrale.” Personnel — L’honorable juge Bossé est parti hier pour Montréal où il doit siéger en Cour d’appel aujourd’hui.—Les honorables MM.Mercier.Gagnon et Duhamel sont revenus à Québec, hier.A Bellevue Sa Grandeur Mgr Langevin, évêque do Rirnouski est allé dimanche l’après-midi, chanter lo salut à Bellevue.Une adresse lui a été ensuite présentée par les élèves du couvent, il y a eu aussi ihant et musique.La léunion était strictement privée.Hymenée.Hier matin, à la chapelle St.Louis, M.Almanzor Guay, de cette ville, con-, ., , duisait à l’autel Mile Delphine Richard J elJuruun, »$L00 cinquième fuie de notre concitoyen M.UBôUIDitu, par l’abbé H.K.Casgram.Mok Jean-Baptiste Richard, employé au | Missel contenant les messes de la bienhoureust bureau du shérif.La bénédiction nuptiale a été donnée parle Révd.M.G.Têtu, vicaire à la Basilique.Les nouveaux époux sont partis pour Ottawa.Nos meilleurs souhaits.Sn rice ndt itlif, exact el prompt.Ouvert toute la nuit.J.E.MO BRIS SO N, CiaitlISTK et DKtlGCISTE, 31, fôJîwe b* Llio:uon»1 y • mèin?.* -Prix, ! \ I à l*.m t !>-• • | La Voit Douloureuse du Cheoun ** ta Crois: prix : 5 corn?.Nous avons reçu, ce lliatiu, un e.\em-| tecrctcr?Orthographiques >ur lt»> plaire do l’Indicateur de Québec, pour la grammaire irançoiee de 1889-90, par T.L.Boulanger et Marcotte.(|aol^*aineX°’ ,mr le Nous n’avons pu que jeter un coup\ nec*tilie facettes etie médecin d’œil sur cet ouvrage volumineux, con- *.-5 ct.nls tenant 680 pages.Il nous parait irré -\ Le c Undrier du Diocèse de Himouski.prochable.sous le rapport typographique \LcsUanses ci les mus, Sermons, m9 Notes et de la reliure, et MM.Boulanger et Documents, p*»r M 1« cuit» de Qu*.*!)mc, prix Marcotte méritent des félicitations pour) °Z*i\w-SanU, Pur fabi.i v avoir réussi du premier coup à en faire j p,jX âo ceats.un ouvrage aussi complet et aussi inté- GMHV.US & HüDOX l il FORTaTKL’HS d’instruments de musique DK FRANCK, d’aLLBMAC.NK ET DKS ETATS-UNIS.Aussi : Instruments de fabriques canadiennes, TELS QUE i.ts CâhàRHSS PIANOS ; ilElNTZMAN GIE, WM.BELL ^ CIE, MASON éi BISOU, DOMINION A CIE, Eu ressant.Chou de Vaches laitières, par prix ; 50 cents.»L A.•au Tapis î Tapis î lapis de Tapisserie depuL 28c ou 2ÔJjC net.Tapis de Bruxelles depuis S5C ou Soc net.Rideaux en Dentelle depuis $1.25 ou $1.19 ne la paire.Nous défions de montrer un meilleur choix que le nfitre sous le rapport de la qualité tt des dessins de nos l'apis de Bruxelles et Tapisserie.GLOVER, FRY & GIF.Québec, 24 avril 1SS9, 957 À vendre.UN BEAU MOULIN MU par la vapeur dans la plus belle partie du .village de bt-Simon, comté de Rirnouski, en face de l’église, contenant un moulin ù scier les billots, un moulin à bardeaux, contenant cinq scies rondes,une moulange avo*ne et une moulange à crible, un moulin a carde, foulon et presse, avec un arpent de terre de front sur 20 de profondeur.La bâtisse est de 55 pieds de long A quatre étages avec une aille de 22 pieds, une étable et un engrais.Ce moulin sera vendu en tout temps, le prix variera suivant les conditions du marché.S’adresser h REVOCAT BÉLANGER, St-Simou, RiniotifkL Québec, 30 avril 1SS9—3* 9S1 Paroisse du Cap Santé DK 670 PAGES, Par M.l’abbô F.-X.GATIEN.prix ntt.K »•• MtlIllMl IIIMt «MMM On peut obtenir nos PAMPHLETS ILLUS TRÈS et les Billets d’Kxcursion de l’Agent des Billets ou en s’adressant à K.B.WHITCOMB, Ü.P.A., Détroit, Midi.Compagnie de Navigation à Vapetrr de.Dltroit et Cleveland.(0 vCnls , Québec, 37 avril 1889— 97* Steamer rapide Lu course rapide fournie far ie nouveau steamer de la ligue Inman, le City of Paris— une traversée de 2855 milles en cinq jours, vingt-trois heures et sept minutes—a provoqué l’étonnement et* l’admiration, et sert aujourd’hui de1 thèm^ de controverse» à tous les gazet-liers du continent.Le progrès qu’a fait la navigation a supprimé de moitié la distance qui j ai / ^lé sépare L’ancien et le nouveau-monde.Et ,1M.kj vi Tenue des Livres, eu partie simple et en parue diable, par M.Napoléon Laçasse, Prof.N.L., $6.la douzaine.Journal ri Education, lero aimée, $1.00.Guide indicateur des sanctuaires et lieux -**#.%«•-riques de la Terre Sainte, en 3 volume », | $?.00.* > vendre.Mécanisme de Moulin à Soie ÉOPllE LAVOIE de la Petite Ri-litrr St-FrançOIS, X en vente un il n’ost pas dit qae UOUS sommes parve-! «uperUc mécanisme Je MOUUN A SCIE 1>0UI nus à la limite extrême de vitesse.Celle '* Nfc-L* CEN1 I)0LLA s*.traversée en Cinq jours rapproche 1 Amé* S’adresser au Courrier du Canada, ou sur les rique de l’Europe et contribuera large* Heux i clÉOpiie lavoie, fill de Magloire.ment au développement des relations Québec, 8 man 1888." , 74 (inc,UES El UAKIIONIUMù : WILLIAM BELLA CIE, DOMINION & CIE, THOMAS & CIE, SCH1EDMAYER, Ere.Et, Les dernières publications musicales J repues chaque semaine.MACHINES .4 COUDRE : i New Williams, et Davis, à outrai-uemeiit vertical.aussi : COFFKEN 1>E NVUItTU (Sntek) VITU INKS (Show C»«h) 2111, Rue St.Joseph, St.Roch, Çiiébec.Téléphoné : Boîte 278 V« Québec, 24 avril 1889 CO;>TDiTIO;V ; —DU— Courrier du Cnw < soi y ion Qvorimwa A i '-AN A DA HT K râTft-L'ffij*.[ Ln nu —.CTî.tjî) tDtviu .OM Prois moiv^ .f i A N0 UUTBftRH.• i \N».»:.f a"-t-.ïa.y iTiviUmols.! £,J *1' ;.ttOKrdus ) mois.V ?T»fb aniç.;;-3 .1 TAllltf LES ANNONClîS.957 A vendre.«mtioue5 ct du public en général sur le grand 1 able hte-Leciie unes J.liiliy, stockdc chaises de tout genre qu'il vend A bas prix.C.PIourde, E.Lchcl, L.Meagher.stocL o -nnninri : labié des rafraîchissements—Mmes Lafemère, O.U.JjÜJJAxtU, ; Carcaud, Gosselin, Ménard et D’Anjou.JULIETTE BILLY, Secrétaire 950 oca rue Saint-Joseph, Saint - Rocli, Québec, j voisine de chez M.J.Gauthier & Frère, P peintre-décorateur.! Québec, 18 mars 1889 Québec, 2 avrils 1889—1 an 9O0 1 SOUS le patronage de l’honorable sénateur Théodore Kobitaillc, et sous la présidence honoraire de Mme T.Kobitaillc.Mme juge Billy, Présidente active ; Mme F.D.Gauvrcau, Vice- j agricole dont les rendements sont très considérables \ ;î f \UMAIS a ouvert son bureau à S.Louis Présidente ; Dlle J.Billy, secrétaire.dans les Etats delà Nouvelle-Angleterre, et qui j JY1 « VJ de Métàbetchouàn, (Lac S.Jean, Voici les noms des dames qui ont la direction des fournirait à nos cultivateurs un moyen sûr et facile ! P.O., Chambord), près de la jonction du chemin tables : de faire de l’argent., de fer de Québec et du Lac S.Jean, où il n fixé sa Table Canadienne-Française.—Mmes L.A.1 S’adresser à leur école d’incubation artificielle, à résidence.Billy, L.J.Riopel, F.D.Gauvrcau ct L.P.! Sainte-Anne de Beaupré, ou chez A.Toussaint « éditeur propriétaire, rut, Gu ado Haute-Ville, GuôLcc.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.