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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mardi 7 mai 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1889-05-07, Collections de BAnQ.

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3«Seinc Aiinee Wo 881-Edition quptidienne-1 lème Année Hardi 7 Mai 1383 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS, .fie OR.OIS.J’ESPERE ET JT’AIIVTBI THOMAS UI1A PAIS, Rédacteur eu Chef.IK LEGER ÊR 0 U SSE A TJy Editeur Proprietaire.ilv ESclgique Bruxelles, le 18 avril 1889.Le grnéral Boulanger ù Biuxcîle?.— La fin de la grève du Huénasi.—Un scandale rendu retentissant.— Les gauches de nos Clminlnes—1e ministère et les catholiques—l’r «messe île réforme électorale !‘rc « e le mariage de la princesse Clémentine—1/éléva‘ion «i * Mgr Cîoosicns au cardinalat.Peut-on, en quelques pays du monde que ee soit, parler politique sans parler do Boulanger '{ Comment dès lors, écrivant de Bruxelles, pourrais-je ne pas dire un mot du personnage ?Le “ brav* général ” est arrivé ici d’une manière qui, au premier abord, a paru manquer de bravoure, mais qui, après mure réflexion, n’a point semblé le déconsidérer, étant donné son étoile et surtout les incroyables façons d’agir de ses adversaires, à commencer par le peu scrupuleux Coustans jusqu’au dernier membre de cette bande de fous furieux qui constituent la majorité de la Chambre française.Aussitôt débarqué, il a eu ici à ses trousses des nuées d’ 41 interviewers ”— je demande pardon du barbarisme à cette langue française si délicate et si civilisée.—Les uns ont pu causer avec lui et les autres ont du rester à la porte ; mais tous ont également— la décadence du métier ei la crédulité du lecteur l’exigeaient —rendu ; compte des plans et des idées qu’il .leur a exposés, En lait, le général, comprenant sa position ditlicile, a évité le bruit autant que possible et s’est borné à recevoir quelques amis de France.11 a fait remettre sa carte ait chef du cabinet et a eu la visite d’un envoyé spécial du ministère de l’intérieur, qui l a assuré que la Belgique n’est point dure^nux proscrits politiques, et leur demande en échange seul* ment de ne pas la compromettre par des imprudences.L'Indépendance belge a bien inventé et soutenu, devant d“.s démentis très concluants, avec une audace étonnante, que le général avait eu une entrevue avec le prince Victor ; mais on connaît ici l’origine de ces canards, qui doivent aider les opportunistes, radicaux ou non, de France à préparer la cuisine qu’ils veulent servir au sufirage universel pour le ramener à eux, et la “ nouvelle ” a manqué son elle!.11 faut reniar pier, en elle!, que toute notre pi\_-se 44 libérale ”—je demande pardon du solécisme-est attach e, corps et a me, à votre gouvernement de tripoteurs et de persécuteurs et ne recule devant rien, reniant tous les principes de 89 et toutes ses anciennes déclarations en faveur d«’s droits de l’homme pour soutenir le honteux gouvernement qui domine la France.Vous avez des enragés de boulangeophobie ; nous possédons qui valent les vôtres et tous vos Arène, vos Reinach réunis n’atteignent point par exemple le cynisme d’une Flandre libérale que rédigent à Garni des 44 libéraux ”, professeurs à l’université de cette ville.Plus juive, plus sournoise, plus modérée, Y Indépendance belge, ù la tête de tous les autres,soutient les memes théories et les mêmes hommes.C’est [que votre gouvernement est, avant-tout 41 anti-clérical,” et la rage antichrétienne do toute notre pressse libérale, que cette qualité commune ne lui permet plus le moindre souille de raison, le moindre scrupule de dignité, lorsqu’il s’agit de défendre et de servir un gouvernement qui comprend et partage si bien ses mauvais instincts et ses passions.Ne s’entendant pour le reste, sur rien, ils s’unissent dans une même haine, la haine du Christ et de l’Eglise ; et ce sentiment va si loin qu’il éclate au moindre soupçon.Qui voit en Boulanger le champion de l’Eglise et du bon droit?Personne; seulement il se pourrait que, forcé par les circonstances, le général donne un peu d’air au catholicisme opprimé, dont on ne saurait suspecter .les Constans, les Ferry, les FIo-quet, ni M.Carnot.C’est plus qu’as-sez pour qu’à l’égal du 44 cléricalisme ” ce pauvre Boulanger devienne “ l’ennemi ”.Et pour 44 l’ennemi ”, il n’y a plus droit.C’est ce qui vous explique pourquoi notre presse *4 libérale ” applaudit à toutes les insanités morales et juridiques de la vôtre et il ne faut nullement s'étonner si, par des canards comme ceux de 17«-dépendance belge, elle s'efforce de ren-* dre de bons et peu loyaux services à vos Constans et à vos Thévenet.Dans le premiers jours aussi, elle s’est essayé à exciter quelque “ lièvre émotionnaire ', comme elle eu excita en 1875 contre le comte de Chambord, mais la chose a raté, et le public ne s’est pas laissé 44 emballer” par la presse gueuse.Les jours des “ spontanéités foudroyantes ” faites on laveur du libéralisme semblent passés pour bien longtemps.La semaine dernière, M.Boulanger s’est permis une sorte 44 d’escapade.” Un de nos députés indépendants, M.Somzée, donnait ce jour-là une grande soirée, à laquelle assistait le monde diplomatique et gouvernemental.Au beau milieu de la fete, voilà le général qui arrive accompagné de M.Dillon, je me hâte de dire que ce n’était pas en intrus : il avait été très correctement invité.Grand branle-bas, dès qu’on le voit entrer donnant le bras à Mme Zom-zêe ; on se bouscule pour le voir, ci la salle prend tout l’air d’une salle de meeting.Les ministres s’esquivent, de crainte de se compromettre envers M.Spulier.Le reste de la salle n’éprouve nullement cette envie et se félicite de voir de si près le 44 lion du jour.” Quant au général, je dois le dire, il n'a pas déplu.Son attitude a été fort aimable et très correcte.Après quelques tours de salle, il est retourné à son hôtel, jouir d’un sommeil dont il n'abuse pas plus ici qu’à Paris.Te ne sais si nos ministres et les diplomates auront trouvé la surprise tort agréable.Quelle belle histoire que celle du prétendu R.P.Delcourt.logé à l'hôtel Mongolie, auprès du général Boulanger ! Le Gaulois, que vous avez cité à ce propos, a fort bien rétabli la vérité des faits.Avec des gens moins ridicules que vos gobeurs antibou-langistcs, on devrait dire qu’nprès celle-là on petit tirer l'échelle.Mais le fond de leur betise n’est certainement pas épuisé, et l’on peut raisonnablement s’attendre à tout de leur part.Mais en voilà assez sur Boulanger.Parlons un peu de notre politique intérieure.Cette singulière grève des carriers de Ruénast, où les ouvriers se sont montrés si raisonnables et le patron, c’est-à-dire le directeur de la société anonyme, si déraisonnable, a pris fin après plusieurs semaines.Pas un acte de violence n’a été commis par les grévistes, qui ont été soutenus par à peu près tout le monde, y compris les “ cléricaux ” et les socialistes.Ce sont les actionnaires qui ont forcé leur directeur à 100,000 de négocier avec les ouvriers, et, des gens prudents s’étant interposés,tout s’est arrangé.Les ouvriers, qui demandaient une juste augmentation de salaire et qui ne voulaient pas recourir à la philanthropie obliga-loire et suspecte du directeur, ont eu gain de cause à peu près sur tous les points.Heureuse fin d’une grève qui, malgré son caractère peu révolutionnaire, aura cependant produit beaucoup de misère, dont les résultats se feront sentir encore bien longtemps.Il est certain que le libéralisme fait perdre peu à peu tout sentiment de pudeur à ses adeptes.L’autre jour un des chefs de la gucuserie anver-soise, un ancien insulteur du comte de Chambord en 1875, se trouvant à la veille d’une faillite désastreuse, s’est tué d’un coup do revolver.De quoi relever M.Yander Taelen.Avec un peu de bon sens, ont eut jugé que ce qu’il y avait de mieux à faire, c'était de faire le moins de bruit autour de ce scandale.Pas du tout ; ne comprenant ni ce qu’il se devait à lui même, ni ce qu’il devait au mort, à ses enfants, à sa famille, le libéralisme anversois a fait à cette triste victime do la libre pensée des funérailles grandioses et pompeuses ! On voit de quelle aberration sont capables ceux qui cherchent à se passer de la morale et de la vérité chrétien nés.Dois-je vous parler de nos chambres ?Elles sont bien peu intéressantes.La gauche décimée n’est plus capable, malgré ses grandes fanfaronnades, de soulever une discussion sérieuse à propos d’aucun budget Elle se perd dans des chicanes et des vétilles, qui fatiguent même le public libéral.Au reste, ses anciens chefs, MM.Frère Orban, Tesch, etc., commencent à se faire vieux.M.Frère Orban a des indispositions sans gravité, mais assez fréquentes, qui semblent devoir l'empêcher désormais de jouer encore un grand rôle sur la scène parlementaire.M.Tesch, qui depuis nombre d’années s’enfonce dans les affaires financières n'apparait plus à la chambre qu’aux fins du mois, lorsqu’il s’agit de toucher son indemnité parlementaire.M.Bara prend de l’embonpoint et son éloquence s’en ressent ; elle devient de plus en plus vulgaire et triviale.M.Eudore Firraez, un “ modéré ” est aussi très convenablement loti dans de belles sinécures financières et ne sort de sa placidité que lorsqu’il s’agit des impôts sur le sucre, qu’il voudrait voir disparaître absolument.Le jour où tous,pauvres et riches, pourront manger du sucre, la Belgique sera, au dire, de M.Eu-doro Pirmez, le pays le plus heureux de la terre.Les libéraux moins importants se donnent bien un peu de peine, mais leur éloquence les sert mal.Il faut dire aussi que les libéraux ont peu à se plaindre de notre ministère.Il y a tel et tel ministre qui laisse sa bureaucratie, livrée à la franc maçonnerie, faire ce qu’elle veut ; il ne permet pas d’en dire du mal et il s’en déclare presque solidaire.Les catholiques ont souvent à se plaindre de cette manière d’agir, et plusieurs journaux catholiques, le Pateide de Bruxelles, Y Escaut d’Anvers, Y Ami de l'Ordre de Namur, ont assez vivement réclamé contre une conduite qui mène le parti catholique au découragement et prépare sa ruine.Dans un arrondissement, celui de Mous, les choses sont allées .si loin que.lasse de voir toutes ses observations, toutes ses réclamations les plus justes jetées au r but, l’association catholique de l’arrondissement a donné toute entière sa démission, en faisant connaître publiquc-quement les raisons qui la décidaient à ne plus continuer un travail que la politique du ministère rendait inutile et sans but.Cette décision, comme on pense, a fait du bruit.Te n’oserais dire qu’elle, doive être approuvée de tout point.Mais elle est un indice de l’état d’exaspération où en sont arrivés des membres du parti catholique, en face de certains agissements du ministère.Celui-ci croit qu’il doit contenter ses adversaires pour les empêcher de crier ; il ne les convertit pas ; en revanche il décourage ses amis, et il en pourra résulter aux élections des imprévus très douloureux.Il est vraiment étrange que certains politiques puissent croire qu'ils doivent s’appuyer sur leurs adversaires, et non sur leurs amis.L’inaction du ministère sur le terrain politique, où aucune mesure de réparation, sauf celle incomplète de 188-1, n’a été prise jusqu’ici, commence à soulever de vives réclamations.Il semble qu’à force d’insistance, on aura cependant bientôt, par voie d’initiative parlementaire, une réforme électorale.De 1878 à 1884, quatre ou cinq lois de parti ont remanié les listes électorales ; ces quatre ou cinq lois subsistent encore.Elles ont pour résultat de réduire chaque année l’influence de nos campagnes, qui vont bientôt n’avoir plus, toute proportion gardée, qu’un chiffre ridicule d’électeurs, et de permettre aux villes de fournir de plus en plus les listes électorales d’éléments tarés et ne présentant aucune garantie.La presse catholique s’émeut de cette situation, et.la droite a pris la chose en mains.Une commission, dont les éléments pros veut que le travail avancera bien, s’occupe de préparer un projet de loi de réforme électorale.Il est temps : nous sommes en 89 et les élections générales ont lieu en 90.cross» Espérons toutefois qu’on arrivera à temps.Revenant toujours sur une question déjà finie, des journaux à la solde do la Révolution ont annoncé que S.M.la reine des Belges, allant avec la princesse Clémentine rejoindre à Miramar l’infortunée archiduchesse Stéphanie, aurait, soit en allant, soit en revenant, rencontré à Milan le prince de Naples, pour qui on avait demandé jadis, avec insistance, mais vainement, la main de notre jeune princesse.Ces journaux prennent trop leur désirs’pour des réalités; mais, au moins, ils devraient donner à leurs nouvelles quelque vraisemblance.Or, pour qui connait les sentiments de la reine (les Belges, ce n’est jamais elle qui se prêterait à des démarches en vue de ce prétendu projet de mariage.Je vois aussi que des journalistes aux abois marient notre jeune prince Baudoin avec l’héritière de la couronne des Pays-Bas.Ce sont là des nouvelles en l’air, sans fondement sérieux.Vous aurez déjà appris l’élévation prochaine de S.G.Mgr Goossens, archevêque de Malines, à la dignité cardinalice.Cette nouvelle a été reçue avec une grande joie dans le diocèse «*t dans le pays.Ainsi la Belgique reprend sa place traditionnelle dans le Sacré-Collège.On parle aussi du départ de notre nonce Mgr Ferraia, qui irait occuper à Rome un poste important.Sans être déjà officielle, la nouvelle parait certaine, et Mgr l’archevêque de Pérouse viendrait le remplacer, Mgr Fcrrata laissera de sérieux regrets derrière lui ; sa connaissance des mœurs belges, son amabilité inépuisable l’avaient fort bien 41 acclimaté ” dans notre société,qui l’estimait beaucoup: R.C.cher les œufs et sans lui enlever ses propriétés germinatives.” Le degré de température que doit avoir cette eau, n’est pas donné ; probablement de 00 à 70 degrés environ.Pourtant, il importe de le savoir, pour obtenir la destruction de l’ennemi, en sauvant la faculté de germination de la graine.Cette découverte, en y réfléchissant, nous fait penser que l’immersion dans l’eau chaude de graines de semences pourrait produire des ré* sultats aussi utiles dans d’autres plantes que dans la betterave.C’est surtout aux graines a surface inégal ejet rugueuse, comme celle des betteraves et des carottes, qu’il nous paraît utile d’appliquer des essais ch* ce genre.Ce journal ajoute, avec raison, une observation qui peut mettre les cultivateurs sur la voie de quelques utiles moyens de se débarrasser avant la semence des ennemis iuvieibles de nos plus précieuses récoltes dont les œufs se logent dans les replis les plus imperceptibles de la .surface ü’une graine.Voici cette observation : 44 II est probable que la nature, voulant assurer la propagation des êtres les plus infimes, procède à leur égard de la même manière Ce m* serait donc pas seulement sur la graine de betteraves que se trouveraient les œufs du ver parasite de cette plante, mais sur les graines de j bien d’autres végétaux qui ont pour ennemis ceux de la plus petite taille.Dès lors, il devait suffire pour en débarrasser les semences, de leur faire subir une préparation analogue à celle que nous venons d’indiquer.’’ Cette pratique contribuerait beaucoup, sans doute, à débarrasser nos | cultivateurs d’une multitude de parasites qui échappent à nos regards et déciment les récoltes ire LE VKlt DES GRAINES DK SEMENCE L»* lait suivant, raconté par un journal d’agriculture de France, semble montrer que le ver de la betterave existe dans la graine employée pour semence, et qu’on peut l’en extirper, par une simple immersion de la graine dans l’eau chaude.44 Un fermier des environs de Douai voulait réensemencer de betteraves une terre dévastée par les chenilles.Comme la saison était avancée, pour aller plus vite il mouilla ses graiues avant de les semer.Quelque temps après, entrant dans le local où l’opération avait été faite, il découvrit une multitude de petits vers qui s’agitaient au milieu des graines restées sans emploi.En homme intelligent, le fermier pensa que le ver de betterave à l’état parfait devait déposer ses œufs invisibles sur la graine elle-même et les y faire adhérer par un liquide visqueux.Il en conclut qu’il devait être facile do se débarrasser de cet insecte, en plongeant la graine dans une eau assez chaude pour en déta- CARACTÈRES EUTÉR1EURES AUXQUELS ON PEUT RECONNAITRE UNE BONNE GRAINE Les signes exiérieurs auxquels on reconnaît une bonne graine varient avec les espèces ; cependant, il y a des caractères généraux que l’on peut préciser.Les graines récoltées bien mûres, so reconnaissent facilement, d’une part, par leur poids et par leur couleur, et, d’autre par!, par l’examen des organes internes.Les bonnes graines doivent avoir un bel aspect, être lisses, brillantes et non ridées.Si on les coupe par le milieu, on s'assure que leur qualité est bonne lorsque les racines sont pleines, saines et présentent une bonne odeur.Un moyen facile qu’on peut employer pour vérifier la qualité des semences, consiste dans ce qu’on appelle Yépreuve par l'eau.On prend une pincée de graines à éprouver et on les jette dans un vase rempli d’eau ; les mauvaises graines surnagent, tandis que les bonnes vont au fond.* Cette expérience n’est cependant pas toujours concluante, parce que souvent une graine peut avoir son S «f* • V Krimi.lkton du COURRIER DU CANADA 7 Mai 1889—N° 17 (Suite) Une première fois le général de la Hotte des Indes d’Espagne informe par des espions, que presque tous les boucaniers avaient passé le canal pour chasser sur la grande île, arriva subitement au port, alors sans défense, y opéra le débarquement de nombreux soldats, fit passer au lil de l’épêo le peu d’hommes qui osèrent résister et pendre avec les femmes et les enfants ceux qui vinrent plus tard faire leur soumission, puis, retournant à Saint-Domingue, il y organisa des compagnies appelées cinquantaines pour exterminer tous les boucaniers, ensuite de quoi il continua sa route vers Cuba.Informés de son départ, les chasseurs français et anglais, en expédition sur la grande terre, se réunirent sous les ordres du capitaine Villis, repassèrent le canal et revinrent s’établir sur notre île, après avoir à leur tour massacré la garnison ennemie.Quelque temps après, j’étais alors engagé du Léopard, votre parent, et avec lui en chasse dans la grande Savane, quand nous y apprîmes que les govachos se disposaient à faire une nouvelle descente.La chasse fut bientôt finie.Sans nous donner le temps d’emporter nos cuirs, nous partîmes tous en courant jusqu'au bord de la mer, sautâmes dans nos embarcations, et au nombre de deux cents, tant maîtres qu’engagés, nous traversâmes le détroit de nuit et à l’aviron.11 en était temps.Au moment où nous débarquâmes à la Baste-Terre défendue alors par un fort, appelé fort de la Roche, nous apprîmes de notre gouverneur, M.Levasseur, quoies ennemis ignorant l’existance de ce fort, s’étaient déjà présentés la veille à l’entrée du port d’où le canon de la Roché les avait forcés de ce retirer, mais que no renonçant pas pour cela à leur dessein, ils étaient allés mouillés à Cayenne, à doux lieues plus bas et avaient pris terre au nombre de six cents sous les ordres de don Manuel Bidassoa, pour venir attaquer lo fort armé seulement du côté de la mer.Lo Léopard, l’Olonnais, Vent-en-Panne, le Crocodile, Côtes-de-fer, et les autres maîtres tinrent aussitôt conseil, après quoi nous reçûmes l’ordre de cacher nos barques et de rentrer en silence dans le fort où la plus grande partie des habitants s’étaient retirés.Nous n’y étions pas depuis deux heures, quand les govachos arrivèrent tambours battant, trompettes sonnant, drapeaux volants, qui nous croyant à la Grande-Terre et sachant que la garnison du fort ne se composait que de vingt hommes, dont ils pensaient n’avoir à en faire qu’une bouchée, envoyèrent sommer le gouverneur de.se rendre à discrétion, s’il ne voulait être pendu avec tous ses soldats.M.Levasseur leur répondit qu’il n’avait aucune envie d’être pendu, mais encore moins envie de se rendre.Sur quoi, les Espagnols commencèrent le feu auquel répondirent j assez mollement les soldats de telle 1 sorte que don Manuel pour en finir ' plus vite ordonna de planter les échelles.Alors tous les Espagnols se formant en colonne se précipitèrent vers le.fort en criant : viva Espngna ! Au même moment les portes s’ouvrirent toutes grandes et aux cris de: vive la France, par deux côtés à la fois nous nous élançâmes sur cette masse qui, nous voyant an nombre de plus do deux cents, et reconnaissant nos costumes de boucaniers, recula en désordre en criant : trahison ! trahison ! puis trouée par nos balles de seize à la livre dont pas une no s’égarait, s’ébranla et s’épar pilla dans toutes les directions.Mais si les fuyards coûtaient bien, nous allions plus vite qu’eux.L’Olonnais et le Léopard furent les chefs de la journée.Trop pressés de tuer pour se donner le temps de charger, ils avaient pris leurs lourds fusils par le canon et tapaient dans le tas avançant toujours sans regarder derrière eux.Moi.naturellement, je suivais mon .maître, c’est l’ordre.Je ne sais si une racine ou un cadavre le fit trébucher, le fait est qu’il tomba.Nous étions tout auprès du capitaine des gova-chos, une canaille c’est vraie, mais un homme pour le courage ; d’une main il tenait son épée, de l’autre un pistolet : Demonio, cria-t-il, lu es vieurto, et il se lança sur lui.Moi, vous savez, je n’avais pas autre chose à faire qu’à sauver mon maître, c’est l’ordre ; d’un coup de crosse, je fendis le crâne du govacho, d’un second j’enfonçai la poitrine do son altérez ou lieutenant ; ça m’avait mis en goût et je continuais à taper comme un sourd, quand tout à coup je reçus par derrière un coup pied, mais un coup de pied qui me fit voir les étoiles, et j’entendis une voix qui mo rugissait dans l’oreille ; —Arrière donc, chien d’engagé, qui t’a permis de passer devant to maître ?J’avais déjà reconnu lo coup do pied et je me hâtai d’obéir.Il s’était relevé, monsieur, mais quelle fureur ! les yeux lui sortaient de la tête, il était plus rouge de sang qu’après avoir écorché vingt bœufs.Eu fait U un tas de govachos autour de lui ! Moi, j’étais confus parce que je me disais gare ton dos, mon garçon gare ton dos, après la tuerie.Eh bien ce fut le contraire.Quand tout fut fini et que les plus agiles eurent regagne leurs vaisseaux, le Léopard qui revenait avec Michel le Basque se tourna tout à coup de mon côté et dit à son camarade : cet animal m’a sauvé la vie en cassant la tête à don Manuel ; si tu connais un frère qui ait besoin d’un matelot, c’est un solide ; parle lui en, je l’exempte des six mois qu’il me doit encore.Et tous deux me tendirent la main.Doux jours après le conseil me donna le grade de frère boucanier,en me baptisant Bras-de-fer} ce n’est que depuis mon accident de la pendaison qu’on m’a nommé Poignel-d'Acier.Le même jour mon ancien maître me remit la récompense due aux engagés ayant servi pendant trois ans : un .fusil, celui qui est pendu au dessus de cette table, deux livres de poudre, six livres do plomb, deux chemises, deux caleçons et un bonnet, comme d’usage.Deux heures apres j’étais déjà matelot de Trébutor, celui qui d’un coup de fusil me défendit si fort à * propos.Pour la première fois de sa vie, Raoul se trouvait en présence d’un vrai boucanier.Ce mélange de simplicité rude, d’héroïsme inconscient Bétonnaient mais lui plaisaient et tout en écoutant Poignet d’Acier, il se disait que lui aussi pourrait abréger le temps de son engagement et entrer dans la redoutable association sur laquelle seule il pouvait compter pour sauver sa fiancée.Sans se douter de* l’etlet produit, le vétéran intarissable sur le sujet de la boucanerie poursuivait : * —Un peu plus d’une année se passa sans apporter de changement à la situation de notre île et nous pensions n’avoir plus rien à craindre puisque ne pouvant même nous chasser de Saint-Domingue dont nous parcourions plus de la moitié du territoire, les gavachos n'oseraient jamais attaquer de nouveau la Busse-Terre, d’où ils étaient sortis en fuyards, laissant autour du fort leur commandant et plus de deux cents des leurs couchés sur la poussière.Oh bien oui f les brigands ne s’occupaient qu’à guetter une occasion favorable.(A suivre.) Le Courrier du Canada, Hardi 7 Mai 1889 germe altéré sans que cela lui enlève de sa densité.Un examen interne est donc toujours indispensable.Il y « bien aussi l’épreuve du feu, mais qui est spéciale à certaines semences qui, jetées sur une braise rive, éclatent avec une détonation lorsqu’elles sont bonnes, tandis que les mauvaises brûlent sans bruit.5-"*' ’ " AN A t >NCE3 NOT! VELLES Cimetière St-Charles.—Jos.Parent.Avis aux marins.—A.H.Vcrret.^ Tcctoral Cerise d’Ayer.—Î)î J.C.Ayci ^ Co.Quelques conseils.mu* njoflg»a ans que je sois forcé d’aller comme certains confrère ((’expression est consacrée) faire , du brokerage politique à Québec.Mon quelques mois après la vente, 1 ac-1 lilre libérai, après vingt ans de luttes quéreur ou les acquéreurs reven-1 actives, sur tous les hustings du pays, y LES LIEUTERARTS-GOUVERNEURS DE G AS PE (SUITE) V L*- j^cond lieutenant-gouverneur de L- f i» T.w.l?nnl-\nr M\T Hnrrl compris la NonVellü-Ecossd et 1* \ou- Daspé fut Francis lu Maistre, natif de datent le Table-Rock aux MM.mua- véaul.Bruilswicki n«a p:is besoin du ,:er- 1 i'" J«M>ey.D’abord secrétaire de Cm- man pour $12,000.tificat de civisme de ceux qui.pour lem ma h*-, puis colonel sous Carleton en set, profit que le gouvernement de la province aurait pu garder pour le trésor public.Il y a plus L’honorable sénateur bée aux habitants de la Rivière sa sainte et digue garde.Calixtk Lebeuf Us l’avaient payé $3,000.Un profit propre compte, trouvent moyen d’on* 1775.Le Maistre occupa plus lard la de £0,000 tombait dans leur gous- blior les traditions dU pas,é pour n’en- J® Haiidimaîid ' ‘‘ff’îeinnîi t’le ’ v * n ° 1 j vi sage r que les benefices du présent.ur-camp ac naïuunaiiu.u îenipiit les x « .Lu attendant, je prends note du fait mêmes charges sous son ancien chef que c’est vous qui avez commencé la K’arlpion devenu Lord Dorchester.discussion sur le terrain des personnel- L’année qui suivit le départ de son jités.prédécesseur nous constatons la présence Sur ce, mon cher monsieur Pacaud.de be Maistre à Percé.Lue de-ses Clémow a offert à MM.Hurdman, [je vous présente mes salutations et j* I ordonnances est restée.Elle est ad res- PO» 10* rie* «I—»» «ta T«bl«-1 Sïïo t Rock, $15,000 comptant.Enfin des connaisseurs estiment que cette propriété a une valeur de $50,000 à $60,000.On le conçoit assez facilement.Il y a là d’immenses • pouvoirs d’eau dont la puissance et.f la valeur sont inappréciables.A Mgr Bégin, évêque de Chicoutuni, vente publique, avec compétition, le | est ,arrlvô ^Qnébec d.manche.Il ost gouvernement aurait peut-être réalisé $80,000 ou $40,000 pour une propriété qu’il a vendu $3,000.ün remarquera que M.Rowe ou VI Deux légendes sont restées attachées au noiii du lieutenant-gouverneur Le Maistre.Quand il abandonna définitivement de séjourner à Percé, il avait laissé pour prendre soin de sa maison, un nègre qu’il avait à son service depuis plusieurs années.Ce pauvre diable, se voyant seul, condamné à l’isolement, commença d’abord par s’ennuyer un peu, puis beaucoup et en lin il trouva la vie si monotone, qu’il la prit en dégoût, et finit par se pendre.—On le trouva un jour suspendu au bout d’une corde, et quelques citoyens lui firent la charité de confia r sa dépouille à la terre.— De ce moment les habitants aperçurent des lueurs vacillantes courant d'une fenêtre à l'autre du château abandonné.Poulies uns, c’étaient des feux-follets enfermés dans ces murailles de granit ; pour d’autres, c’était quelque esprit méchant, peut être fame du nègre demandant des prières pour sa délivrance.—Toujours est-il que la légende semble s’être perpétuée jusqu'à nos jours, puisqu'un ancien missionnaire de Percé rapporte que dans certains coins «le cette paroisse, un homme ne se risquait jamais seul à aller chercher le piètre la nuit pour un malade.Quant au château du gouverneur,une tradition veut qu’il ait été transformé plus tard en chapelle pendant un an et qu’un missionnaire du nom de Desjardins y ait dit la messe—Il fut démoli par la suite, et aujourd’hui, il n’en reste piU3 le moindre vestige.—Ainsi périssent les choses de ce monde î La seconde légende — qui pourrait bien ne pas être légende du tout—a (A suivre) N.E.Dionne liKS KO V A JL C PKS FKAIV- I/XL\|h>sI'ny»*r 1* *i;cTOHAi.-Cr.ni*u: d’Avlh, une bonne ii -spiration, comme von» voyez, puisqiffi je suis guéri.JOSCIMI W ALDE.V." Rylmlla, Miss., r, Avril, ISMîî.Il n'existc pas de cas où uno alfoctlon do h» gorge ou des poumons no puisse être grandement soulagée par l'emploi dn Perronw Cxihsk ii'Avi-:».I.u guérison ott certaine quand lu maladie est prise à temps.I'Hêj'aii&k i*ar Dr.J.C.Ayer A Co., Lowell, Mass.Vendu pm t'»u» les droguistes.LE BANQUET TAILLON Sir John Macdonald a définitivement accepté d’assister au banquet qui sera donné à l’honorable M.Taillon, mercredi, le 29 courant.Il sera accompagné de la plupart de ses collègues.Ce banquet promet d’avoir un im-monse succès, beaucoup de conservateurs de toutes les parties de la province ayant déjà manifesté l’intention d’y assister.Dans les circonstances, il aura une signification toute particulière.Il sera à la fois un grand compliment au vaillant chef de l’opposition et une protestation solennelle contre la politique ruineuse qui prévaut, aujourd’hui à Québec.La date du banquet étant définitivement arrêtée, le comité va se mettre à l’œuvro incessamment et énergiquement pour lui donner tout l’éclat possible.La démonstration du 29 mai, aura d’excellents résultats, on ne saurait en douter.VXMON SAKHP-JOSEPH De Saint-Jean-Baptiste de Québec Comme nous l’avons annoncé Vautre jour, cette société célébrera, dimanche prochain, le 15 courant, sa fête patronale.Il y aura à cette occasion messe solennelle à l’église St-Jean-Baptiste à 9.30 heures.Sa Grandeur Mgr Ant.Racine, évêque de Sherbrooke, officiera ponti-iicalement, et le sermon de circonstance sera prononcé par M.l’abbé Rouleau, principal de L’école Normale.Avant la grand’messc, si lo temps aura procession avec d’attention que le système nerveux', I bannière, drapeaux et un corps de eut la santé et la vie.Les .A Ü5ÜÜ5559 Pilules d’Holloway Débilite nerveuse.—Aucune partie de la machine humaine ne requiert autant Ile permet, y d’où dépend Pilules sont les meilleurs régulateurs musique tours et fortiliants des nerfs,
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