Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 24 avril 1889, mercredi 24 avril 1889
3>iciiic Aimée No 5170-Edition quotidieime-llèiiie Année mercredi 514 Ayril 1880 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JJC CTROIS.J’ESPERE ET J’AIME.THOMAS OU A HAIS, Réducteur eu Chef.LEGER BROUSSEA l\ Editeur Proprietaire.L’EFFACEMENT.CATHOLIQUE Le général Boulanger ayant dit que les croyances religieuses doivent être respectées, que les catholiques doivent jouir du droit commun,vingt feuilles républicaines l’accusent de cléricalisme et font rage à ce propos contre le “parti prêtre’’.Nous avions donc raison de dire que la manifestations de Tours n’éclairerait point le parti qui depuis dix ans tient le pouvoir 11 voit son adversaire le plus redoutable chercher un accroissement de force dans un appel à la pacification religieuse, et, loin de mettre à profit cette leçon, il demande que la persécution continue et s’accentue.Que de haine ! et dans cette haine que d’imbécillité ! Mais si la manifestation de Tours n’a pas éclairé les républicains, nous éclairera-t-elle complètement, nous catholiques ?Les avances du boulangisme, la conduite du ministère rapportant un décret de laïcisation, l’attitude significative de la Chambre lors de l'interpellation île M.Rivet contre Mgr Freppel, nous feront elles comprendre combien nous serions forts si neus avions rii unir, non pas pour faire de la politique de transaction u d'effacement, mais pour affirmer carrément nos principes par la parole et par les actes ?Qu’avons nous gagné depuis quelques années à chercher des accommodements avec les parlement litres, les tacticiens ; à ne pas agir sur le terrain politique en notre propre nom, à ne plus être, en un mot, Je parti catholique ?Nous y avons gagné qu’aujour-d'hui, lorsqu’on voudrait traiter avec nous pour les élections, on ne sait où nous prendre.On nous fait notre part au hasard des cire *n-tances, et d’autant plus chichement qu’on n’est point sûr de pouvoir compter sur nous Le peuple catholique, si bien organisé au point de vue électoral en Allemagne, en Belgique, en Suisse, ne forme plus maintenant en France qu’une foule sans chefs.Lorsque l’un ion conservatrice a perdu toute force et n’est plus qu’une formule sans valeur, lors jue le parti royaliste et le parti napoléonien n’ont plus de politique, pourquoi rester à la suite de ces armées en d«*b imlade, où nous n’aurions jamais dù figurer qu’à l’état de volontaires ayant leur propre drapeau : la croix, et formant un corps à part ?Nous savons que cette situation n’a pas cessé île passer à beaucoup de ceux que les catholiques aiment à suivre ; nous savons aussi qu’ils avaient de sérieuses raisons de l’accepter.Mai?des fait nouveaux se sont produits, les cadres donnés pour excellents sont rompus, des devoirs plus pressants s’imposent.Ne ferons-iiou* rien ?Allons nous consentir, dans l'état présent des choses, à n’ôtre qu’un appoint électoral sans volonté propre, dont un comité quelconque disposera : ici pour un bou-latigiste, là pour un royaliste,ailleurs pour un napoléonien ?Il y a lieu hélas ! de le craindre.Nous avons tellement pris l’habitude de l’effacement que, même à celte heure décisive, nous continuerons de nous effacer.—Taisez vous ou parlez bas, nous dira t on, sinon vous pourriez faire échouer les savantes combinaisons qui vont enfin nous mener au but.Et cet-e consigne sera généralement suivie.Par crainte de compromettre l’élection de quelques uns de nos amis ou alliés plus ou moins sûrs, nous voilerons notre drapeau.Nous prions nos amis, et particulièrement les feuilles catholiques, de songer à tout cela.Le scrutin d’arrondissement nous donne en beaucoup d’endroits de puissants moyens d’action.Saurons nous en user ?Nous pouvons faire payer notre concours, le donnerons nous pour rien Eugene Veu illot.LA FUGUE du GEN.BOULANGER M.Boulanger est à Bruxelles.Tandis que MM.Laguerre, Tur-quet, Laisant, Naquet, Gallian, Dé* roulède et Richard, scs meilleurs amis, ses plus fidèles défenseurs, comparaissent devant la police correctionnelle, avec des chances très sérieuses de passer, d'ici vingt quatre heures du Palais de.Justice à Sainte Pélagie ou Mazaz leur chef a jugé bon de partir secrètement pour se mettre à l’abri, en Belgique.Les journaux antiboulangistes du soir le disaient, hier ; les journaux boulangistes du soir ont fait aussitôt paraître une seconde édition, afin de démentir sur-le-champ ce qu'ils appelaient une fausse nouvelle, afin de déjouer tout de suite ce qu’ils qualifiaient de misérable manœuvre.Le Général savait que son devoir lui commandait de rester à Paris ; il y resterait, attendant l’ennemi de pied ferme, etc., etc.Paroles de premier mouvement, paroles imprudentes ! Car, les feuilles antiboulangistes avaient dit, par hasard, la simple vérité.Ce matin, tout le monde est d’accord pour le reconnaître.La nouvelle du départ est exacte.Il faut bien se rendre, puisque le général Mahomet confirme lui-même son hégire, en adressant au peuple français une proclamation datée de Bruxelles, 2 avril.On la trouvera plus loin.M.Boulanger y déclare qu'il ne peut se faire à l’idée de se soumettre à la juridiction du Sénat.“ Les devoirs ”, ajoute-t-il, “ que m’in)posent les suilrages de tous les Français légalement consultés, m’interdisent de me prêter à tout acte d'arbitraire.” Or, en appelant le général à comparaître devant l’assemblée du Luxembourg,— Chambre ardente,— précipitamment constituée en haute cour de justice, le gouvernement cpmmet un acte d’arbitraire- S’il restait à la disposition du gouvernement, M.Boulanger se “ prêterait ’’ donc à un acte d’arbitraire.Cela est incontestable.11 aime mieux s’en aller.C’est très simple.Ce n’est pas héroïque.Est-ce très adroit ?Naturellement, • tous les républicains parlementaires, qu’ils soient opportunistes ou radicaux, se livrent aux transports de la plus frénétique des allégresses.Ils triomphent.A les en croire, ils avaient toujours prévu ce dénouement* Car c’est un dénouement.Le [boulangisme est mort.Ils le disent et le répètent, avec les accents, — l’éloquence en moins,—de Cicéron saluant le départ de Catilina.Evasit ! Cette fois, ils sont bien surs que c’est fini.Comment ne serait-ce pas fini?Comment le boulangisme pourrait-il vivre encore, après cette “ lâcheté ’ ’ commise par son chef ?Fini, fini, fini le boulaugisme !.Messieurs, il faudra voir! Jusqu’à présent, les morts que vous tuez se portent trop bien pour que vos arrêts ne soient pas sujets à caution.Il est possible que vous n’ayez point tort d'etre joyeux ; seulement, «à notre avis, vous l’êtes avec une agitation folle.Vous vous répandez en gros mots, selon votre vilaine habitude.A quoi bon ?Vous ne ferez croire à I personne que le général ait eu “peur”, qu’il se soit enfui, parce qu’il est “lâche”.Non, il a été.prudent, et cette prudence, outre qu’elle ne paraiira pas fière, constitue, nous le pensons du moins, une faute de tactique.Voilà.Conclure que le boulangisme est fini, fini du coup, c’est absurde.Les trente jours d’arrêt de rigueur donnés par le général Ferron ; le rapport du général Logerot signalant les lunettes bleues et Ja claudication simulée ; la mise à la retraite, véritable condamnation militaire ; la blessure, quelque peu humiliante, reçue dans le duel avec le sexagénaire avocat Floquet ; l’échec indirect, puis l'échec direct infligés par les électeurs de la Charente et de l'Ardèche ; la dissolution de la Ligue des patriotes, etc., etc.; toutes ces mesures, tous ces accidents devraient tuer le boulangisme.Il a grandi ! Un an (rien qu’un an !) s’est écoulé depuis le jour où le général a été banni de l’armée.Voyez le chemin parcouru ! Ce qui caractérise le boulangisme, c'est que, non pas dans ses causes, mais dans son origine et dans sa marche, il déroute la logique.Pourquoi donc ne la dérouterait-il point une fois de plus ?Le général s’est enfui.Vous dites, républicains parlementaires, que cela doit le perdre.Il est certain que cela devrait le diminuer.Il est possible que cela le diminue.Cela, peut-être, va, au contraire, le grandir encore.— On voulait le prendre, il s’est sauvé ; il est plus fin que ses ennemis ! voilà ce que beaucoup penseront.Car, depuis douze ans que dure votre règne, le sens de la fierté est un peu émoussé dans notre pays.Pierre Veuillot.‘ SOCIETE! ST-JEAN-BAPTISTE RAPPORT DU COMITE U ORGA N ISA TI ON AU Comité Général de Régie.Messieurs, À votre réunion du 26 novembre dernier, en acceptant l’invitation faite à la Société St Jean Baptiste, par le Comité Littéraire et Historique du Cercle Catholique de Québec, d’inaugurer le monument qui sera érigé le 24 juin prochain à l’immortelle mémoire de Jacques Cartier et des premiers missionnaires martyrs au Canada, vous avez nommé un comité charge spécialement de l’organisation de cette belle et patriotique démonstration.Ce comité à l’honneur de vous faire rapport et de ses travaux et du résultat obtenu.Il a adressé au nom de la Société St Jean Baptiste de Québec, un manifeste à toutesles associations franco-canadiennes des Etats-Unis et du Canada, ainsi qu’à la Société Saint Jean Baptiste de Paris, leur faisant connaître le projet de la fête du 24 juin prochain, contenant un chaleureux appel au patriotisme des Canadiens-français et leur demandant leur concours pour que cette fête soit une date mémorable dans l’histoire de nos célébrations nationales.Ce manifeste a été publié le 26 janvier dernier, dans tous les journaux de Québec, et les journaux du Canada et des Etats-Unis, en ont fait dans le temps une mention des plus Ilatteuses.Une partie de la propriété Parke, avoisinant le terrain du monument Jacques Cartier a été louée par votre comité pour permettre à la Société de réunir à cet endroit toutes les les associations qui prendront part à la démonstration.Ce terrain située au confluent des rivières St Charles et Lairet est l’un des sites les plus enchanteurs qui environnent la vieille cité de Champlain, il est spacieux et l’organisation de la grande procession nationale pourra s’y faire très facilement.Votre comité à le plaisir de vous annoncer qu’ayant adressé copies du manifeste de la Société à nos principaux hommes d’Etat Canadiens-français, a reçu des réponses pleines d'encouragement d’Ottawa et.de Québec, avec des souhaits formulés de tout cœur pour le succès de la fête.Dans le manifeste de la Société, il est dit en parlant de li messe qui sera célébrée le 24 juin*, pir Son Eminence le Cardinal Archevêque de Québec, sur cette plage où il y a cinquante-trois ans, Dont Guillaume Breton et Dam Anthoine la célébrait pour une poignée de matelots français perdus au milieu de peuplades infidèles : “ l'éloquence chrétienne “ fera attendre ses accents auxquels “ répondra le généreux écho de “ l’éloquence patriotique ”.Votre comité ne doute pas que vous serez heureux d’apprendre, que le Révd Père Plessis, de l’Ordre des Frères Prêcheurs et l’honorable P.J.O Chauveau seront les deux orateurs du jour.C’est la France, l’ancienne mère patrie et la patrie canadienne française, qui par la voix de deux orateurs éloquents et aimés évoqueront pour notre peuple les glorieux souvenirs du passé et lui rappeleront les grandes promesses d’avenir qu’il renferme.Nous vous disions eu commençant que votre comité a adressé le Manifeste de la Société à toutes le3 associations franco-Canadiennes des Etats Unis et du Canada.Un très grand nombre de Sociétés ont répondu à l’invitation de se joindre à nous pour cette belle et.grande fête de la patrie.Entre autres : La Société St Jean Baptiste de Biddeford avec fanfare.La Société St Jean Baptiste de Haverhill, avec fanfare.L'Union St Joseph d’Ottawa.La Société St Jean Baptiste de Ste Foye.Le Sociétés suivantes enverront des délégations : Spencer, Mass.; Three Rivers, Mass.; Union Saint Joseph de Lewiston, Mass.; L’Union St Joseph d’Ottawa ; L’Association Canadienne de Minneapolis.Les Sociétés suivantes ont pris en considération l’invitation, et nous recevrons les réponses prochainement : La Société de Rochester, du Club Crémazie de Biddeford, la Société de AVinnoski, Vt.de Lymn, Mas.; Club Champlain de Vinosski, Vt.; de Southbridge, Mass.; de Plattsberg ; de Northbrookfield, Mass.; de la Société de St Antoine de Padoue, d’Ottawa, de la Société de Valley-field, de l'Union St Joseph de Montréal.Votre comité s’est mis en rapport avec les différentes compagnies de Chemin de Fer et de Navigation, pour obtenir les conditions les plus favorables de prix et de temps pour les associations qui se proposent de venir à Québec pour les fêtes du 24 juin, et considère que cette importante question va obtenir une solution très avantageuse.Beaucoup de Sociétés des Etats-Unis et du Canada n’attendent que ce règlement pour se préparer à se rendre ici avec un très grand nombre de leurs membres.Désirant avoir pour les membres de la société St-Jean-Baptiste, un souvenir commémoratif de la fête du 24 juin prochain, notre comité s’est adressé à M.E.E.Taché, député commissaire des Terres de la Couronne, et lui a demandé de vouloir bien lui préparer un dessin spécial pour les cartes des membres actifs de la société, pour l’année 18S9-90.M.Taché a préparé un dessin qui a élé accepté et nous déposons avec le présent rapport, les cartes de membres.Nous espérons que tous les canadiens - français de Québec, se feront un devoir de prendre cette année leur carte de membres de la société.En faisant une œuvre patriotique, ils acquerront aussi pour la modique somme de cinquante cents, un souvenir qu’ils tiendront à conserver dans leur famille.Le 24 juin étant cette année un lundi, la plupart des associations qui viendront à Québec, arriveront ici le dimanche matin.Nous vous demandons de vouloir bien nommer ce soir des sous-comités chargés de parties dinstinctes de l’organisation, tels que comités de réception et de renseignements.En terminant, permettez-nous de vous suggérer d’avoir pour le dimanche au soir, des concerts qui seraient donnés sur la terrasse Frontenac, l’Esplanade, la place Jacques Cartier et la place St Pierre, par les differentes fanfares alors à Québec ; pour le lundi soir, un banquet national et pour le mardi, vous pourriez vous adresser aux associations de sport, leur demandant d’organiser des jeux athlétiques, et le soir, concert pendant lequel, 1er lauréats du cou-cours qui a été ouvert par le comité Littéraire et Historique, recevraient les prix qui leur sont décernés.Si ces suggestions sont acceptées vous voudrez bien nommer des sous comités, tel que ci-dessus mentionnés.Le tout humblement soumis, Pour le comité Jos.Beauchamp.Secrétaire.Agriculture TRAITEMENTS A R EGARD DES JEUNES POULAINS* Dès sa naissance, entretenez le poulain dans la plus grande familiarité avec tout le monde.Habituez-le à se laisser caresser, flatter, manier, dans toutes les parties de son corps.Faites qu'il aime la voix de l’homme ot y réponde gaiement.Que les femmes surtout en fassent leur bijou ; qu’elles l’amènent au point d’accourir en galoppant à leur appel et de manger dans leurs mains quelques friandises.Jamais do rudesse à l’égard des poulains, surtout par de coups : tout par la douceur, par la sympathie.La mère doit être traitée avec douceur et le plus grand soin.Elle doit être également familière ; si elle ne l’est pas, on doit tout faire pour l’amener là.Elle doit être régulièrement étrillée, bouchonnée, en un mot soigneusement pansée.Quant au poulain, ces soins lui sont inutiles ; la mère s’en charge.L’écurie sera toujours bien aérée et suffisamment chaude, et rien ne manquera au bien-être de la mère et du petit.Si cette méthode était généralement suivie, on ne verrait jamais ce que l’on voit tous les jours : des chevaux vicieux, ombrageux, rétifs, etc., qui ne sont dangereux pour l'homme que si l’homme a été brutal et maladroit pour eux dans le bas âge.Kkuii.lkton du COURRIER DU CANADA 24 Avril 1889-N° 5 MISTMS n HITS (Suite) Dans l’impossibilité d’atteindre les ravisseurs, les pêcheurs se dirigèrent vers la maison où mon oncle rendait le dernier soupir, et auquel ils ne purent arracher que ces mots: C’est lui, c’est lui- * * L’un d'eux courut aussitôt au château donner l’alarme.M.le gouverneur, des soldats, d’autres personnes parmi lesquelles sc trouvait le juge principal, se rendirent aussitôt sur le théâtre du crime.Ils n’y trouvèrent qu’un cadavre à peine refroidi, le fusil déchargé qui avait servi à perpétrer le crime, et le chapeau perdu sur le sentier par l’assassin.L’arme fut reconnue pour appartenir au père de ma fiancée et le chapeau à son domestique au traître, gagné par l’infâme Ponce de Yaldemar.Quant à Léonore, elle avait disparu.Cet événement, qui eut nécessairement à l’ile do la Tortue un grand retentissement, n’arriva à ma con- naissance que plusieurs mois plus tard, lorsque étonné du long silence do mon oncle, j’eus pris, le parti d'écrire à différentes personnes que j’avais connues dans l’île et en particulier au gouverneur.C’est par lui que j’ai appris dernièrement et la mort tragique de mon oncle et l’enlèvement de ma fiancée qui, conduite à Saint Domingue, a été laissée à l’auteur de l’assassinat de son père.J’ai su depuis que la misérable a ou l’impudence de provoquer un jugement du tribunal de cette, le déclarant, en qualité de plus proche parent de l’orpheline, son tuteur chargé de sa garde, et que, no pouvant vaincre la résistencc de ma fiancée à ses infâmes projets, il l’a séquestrée dans quelque couvent, on ne sait lequel, ou peut être même incarcérée dans sa propre maison devenue sa prison, jusqu’à ce que, trompée sur mon compte, exténuée par les privations, intimidée par les menaces ou môme les mauvais traitements, elle ait consenti à accepter de sa main, don Manuel pour époux.—Sangdiou ! jeune homme, à présent je comprends et j’excuse votre colère, mais êtes vous bien certain do la véracité des renseignements que vous avez reçus?s’exclama le capitaine.—Sûr comme de mon existence, monsieur le comte, car je les tiens * du Léopard lui mémo qui m’écrit de « venir le rejoindre et me promet son Le vieux capitaine lui serra la concours et celui de ses frères pour , main.Vous êtes un vaillant, fit il à découvrir le lieu de détention de ma un homme de votre trempe rien n’est fiancée et la délivrer, à la condition impossible.toutefois que je me fasse recevoir Cinq minutes après les cheveux dans les rangs des boucaniers ou des étaient prêts, le protecteur et son flibustiers, condition sans laquelle il protégé partirent, lui serait interdit par les règlements Deux heures plus tard le vicomte de l’association d’agir pour moi au- du Terme Rouge avait entre les.trement que personnellement et par mains non pas l’adfeept&tion de sa conséquent d’une manière complète- démission, mais un congé illimité ment inefficace.délivré pour causes secrètes et excep- Maintenant, monsieur, vous con- tionnelles.naissez les motifs de ma détermina- Le même soir il quittait Paris pour tion, vous voyez qu’elle est légitime, le Hâvre, emportant dans sa mince j impérieuse, qu’elle n’admet pas de valise plusieurs lettres de recom- ! retard, j’ai recours à vous pour ob- mandation, une de M.de Louvois tenir de M.de La Morélie, mon ca- pour le gouverneur de File de la pitaine et, au besoin, de M.de Loti- Tortue, le chevalier d’Ogeron.vois, l'autorisation de quitter l’ar ; —Vicomte du Terme-Rouge, lui j méo ; le reste me regarde, quoiquîit j avait dit le comte d’Àrtagnan en puisse m’en coûter, je ne faillirai T’embrassant, vous êtes digne de pointa l’honneur.! voire oncle le duc de La Fère, l’hom- Àu lieu de répondre, M.d’Arta- me du monde que j’aime et j’estime gnan sonna de nouveau, la porte de le plue:' son cabinet s’ouvrit.j • —Faites seller deux do mes cho- j vaux, dit il, à l’instant môme.Puis il ajouta : De l’auberge de la Salamandre —Je vais parler moi même à vo-1 a l’ile de la tortue tre capitaine, Vous viendrez avec moi, * s’il me refuse l’autorisation que je j Le Ilâvre-de-Grâco avait bien lui demanderai, je verrai le ministre-; • grandi depuis le jour où sous Char-si le ministre refusé, je m’adresserai les VII les Anglais 6’emparèrent des au roi ; si le roi refuse.;.il n’alla pas deux tours élevées à l’entrée du port plus loin etrcgardSlo lieutenant.et qui, avec quelques* misérables —Je déserterai, dit le vicomte, là huttes do pêcheurs, composaient où est le devoir, là est est l’honneur- toute la ville.Redevenue française CHAPITRE II sous François 1er qui en fut le véritable fondateur, elle ne comptait encore qu’une douzaine de maisons groupées autour de l’antique chapelle de Notre Dame de Grâce, lorsque ce roi en fit tracer une nouvelle enceinte, agrandir le port qui pénètre dans l’intérieur, ouvrir des rues et construire des fortifications qui, se développant sous les règnes suivants, en même temps qu’à l’ancien port s'en joignant des nouveaux, en firent une des places les plus importante pour le commerce français,mais aussi, une des plus exposées aux attaques des Anglais jaloux de sa prospérité.François 1er, fier de son œuvre, avait voulu la baptiser de son nom en l’appelant Franciscopolis ; mais le souvenir de la protection accordée par la Vierge miraculeuse de la vieille chapelle l’emporta sur celui des bienfaits du monarque et le Havre ne fut plus connu que sous le nom Havre de Grâce.La mémoire du roi n'y était cependant pas éteinte en lüüfi, car ce fut en lace de l’auberge de la Salamandre, ainsi nommée à cause de son enseigne en fer ouvré à laquelle se balançait grinçant à tous les vents une magnifique salamandre verte couronnée d’or, placidement couchée sur un bûcher de flammes rouges et jaunes,que le 18 maiade cette année vint s’arrêter tout au pied de la tour François 1er, existant encore aujourd’hui, le coche d’eau do Paris.L’arrivée de cette lourde machine qui ,traînée par cinq chevaux et suivant tous les détours de la Seine ne mettait pas moins de trois jours et trois nuits à accomplir le trajet hebdomadaire de la capitale au port d'embarquement des engagés pour la compagnie française des Indes-Occidetales, était un événement pour les bourgeois de la ville, curieux d’apprendre des nouvelles de la cour, de lire les feuilles ou même simplement de voir débarquer les nouveaux arrivants.A vrai dire le coche était une véritable arche de Noc où s’entassaient hommes et bêtes, colis de toute sorte, meubles, étoffes, coffres énormes bardés de fer pour les voyageurs d’outre-mer.minces cartons protégeant des articles de mode, sacs de grosse toile, ou ballots informes refermant la pauvre pacotille d'un émigrant.La société n’était pas moins disparate que les bagages ; sur le pont les simpless soldats coudoyaient les officiers de marine revenant de Paris et partant pour l’extrémité du inonde ; de riche négociants cousus d’or y voyageaient en compagnie de pauvres hères dont le diable seul habitait la bourse ;des dames de haut rang et des paysannes revenant de l’escale la plus voisine pour vendre leurs denrées.(A suivre.) Le Courrier du Canada* Mercredi 24 Avril 188*1 annonces nouvelles Hupr.cs.«UROUS, etc.—r.T.Légarf-Voir4*»» Marchandises nouvelles—Glover, t O' 1 .'expérience du Révérend l'érc Vulds.-Dr J.U Ayer &* Co.Pilules d’Aver.CANADA QUEBEC, 24 AVRIL 1889 LES CAROTTES DE M.LANGELIER Décidément, c’est une bonne aubaine pour l'honorable M.Irauçois Langelier, maire inamovible de Québec, et député de Québec-Centre à la chambre des communes, que la présence de M.Mercier à Ja tête du gouvernement provincial ! Depuis que le ministère réparateur est au timon des a flaires M.Langelier cultive avec un succès marque ¦ le champ du budget, et y tait pousseï à son profit de superbes carottes.Encore les $8,000, vont sans doute s’écrier quelques lecteurs trop vifs ; mais vous nous en avez parlé il y a quatre ou cinq jours ; pourquoi retourner si souvent le for dans la plaie ?Tardon, lecteurs charitables, il ne s'agit pas aujourd’hui des $8,000.11 s’agit d’une autre carotte moins grosse, mais encore de grosseur raisonnable, d'une carotte de $500.C'est notre ami M.Leblanc qui nous on a révélé l’existence, durant la dernière session.Nous lisons à la page 419 des procès-verbaux de l’Assemblée Législative, pour 18S9 : Par M.Leblanc.—A quelles personnes a été pavée la somme de S1081.22 mentionnée à l’état des recettes et des dépenses de la province de Québec, pour la péiiode écoulée du 1er juillet au 31 décembre ISS8.sous le titre de *• arbitrages entre Ontario et Québec.’’ Combien à chacune d’elles ?Réponse par l'honorable M.Shehyn : lion.F.Langelier, pour frais d'arbitrage.ç-„X'nn “ -luge -I- B.Bourgeois.oOO.UU “ ,1.Shehyn, pour frais de voya- ye à Qliawa.Encore $500 pour notre député ! ! Vive M.Mercier ! L'année a été bonne, comme on le le voit.Dans l'affaire Lockwood, pour avoir découvert sa bévue de 1878 : $200.Dans l'arbitrage entre Ontario et Québec : $500.Dans la cause de Manitoba contre le Pacifique à la Cour Suprême, pour avoir remercié poliment le juge-en— chef qui lui offrait la parole : $3000.Nous allions oublier un autre $300 dont on trouve la mention à la page 7o des Procès—^ erbaux de 1 Assemblée Législative pour 1889.Nous laissons la parole à cet indiscret document : Par M.LeBlauc : L’honorable F.Lan-celier et M.L.I*.Pelletier, avocats de Québec, out ils été- employés comme conseils à M.J- G.Bossé, a\ocat de Québec,dans les causes de McDonald vs La Reine, et de McGreevy vs La Reine, ainsi qu’il appi-rt par la leurs suivante : 11 Québec, 3 février 1887.lt ,ï.G.Bossé, Lcr., G.R.Québec, “ Monsieur, U .]•>,; ordre de Monsieur le Procureur Général d’accuser réception de votre lettre du 1er de ce mois, au sujet des pétitions de droit de l'honorable f.McGreevy et D.McDonald, et de vous autoriser à continuer d occuper pour la Couronne dans ces deux cause?.u Le Procureur Général vous sait parfaitement capable de conduire ces causes à bonne tin ; cependant, il vous prie de vous adjoindre comme conseils, M L P Pelletier dans la cause McDonald, et l'honorable F.Langelier, dans celle de McGreevy.l'ai l’honneur d’être, Monsieur, Votre obéissant serviteur, (Signé) : «L A.Dbfoy.Asst.0.L.C.Si, oui, quelles sommes d’argent ces messieurs ont ils reçues chacun pour leurs sei vices dans ces causes .Réponse par l’honorable M.Turcotte : Les honorables MM.Langelier et Pelletier ont été autorisés à agir comme con-«eils à l'honorable M.Bossé, maintenant juge de la Cour du Banc de la Usine dans les causes de McGreevy et McDonald vs la Heine.L* h ou.M.Langelier a reçu $300.[ylion.M.Pelletier n’a rien reru.Yoilà donc encore $300.00 à ajouter au budget de M.Langelier.On remarquera dau6 la réponse à la première interpellation que M.Shehyn ne réclame {que $81.00 pour frais de voyage à Ottawa.M.Lan; gelier, lui, "dans son fameux compte, inscrivait pour cet item une somme de $300.OO.D’où vient cette différence entre le ministre et l’avocat, différence qui nous montre l’avocat plus fastueux que le ministre ?Maintenant, en récapitulant ces quelques chiffres que nous avons cueillis au hasard dans les documents publics, $200.00 pour l’affaire Lockwood, $300.00 dans la cause Mc-Greevy vs la Reine, $500.00 dans l’affaire d’arbitrage, $3,000 dans le procès Manitoba vs Pacifique, nous arrivons à une somme de $1,000, pour l’année fiscale 1887-88.Et nous avons de fortes raisons de croire que ce n’est pas tout.Nous n’écrivons pas ces choses pour injurier M.Langelier ; ce n’est pas un déshonneur que d’émarger au budget.Mais nos adversaires ont tant crié au carottage quand ils étaient dans l’opposition, ils ont tant échenillé les comptes-publics pour trouver combien celui-ci avait gagné, combien celui-là avait reçu des gou vernements conservateurs, que nous voulons leur rendre un peu la monnaie de leur pièce, et prouver au public que ces austères ne sont pas insensibles aux attraits du vil métal, et qu’ils sont doues d’aussi robustes mâchoires que n’importe qui pour croquer le picotin ministériel.D’autres encore y passeront.PETITE GAZETTE M.Dubail, consul général de France au Canada, est parti hier soir pour Montréal.*11 prendra le convoi à 4 hrs cet après midi pour New-York où il s’embarquera samedi pour la France.Monsieur le consul sera absent environ deux mois.ms iiouii Le correspondant du Globe à Ottawa, annonce que l’honorable M.Chapleau serait appelé au ministère des finances et M.Abbott aux chemins de fer.Nous sommes d’avis que toutes ces rumeurs doivent être prises etnn grano salis.Le Monde d’hier publiait cette dépêche spéciale d’Ottawa : Ottawa, *23—Il est probable que le gouvernement retirera la mesure relative à l’augmentation du traitement des juges.11 y a eu cet avant-midi un caucus général des amis du gouvernement.Rien n’a transpiré cependant.l*a pm.se et lloiiluiiger.—Sou expulsion de Paris.: Taxis, 23.—La presse boulangiste dit, que le général Boulanger n’est pas! expulsé de Bruxelles.La Presse déclare | que le général ne quitte la Belgique que ; temporairement rît qu’il a l'intention1 d’y retourner.Le Gaulois prétend que le général se rend eu Angleterre pour son plaisir et» qne son absence de Bruxelles a été entièrement spontanée.Si les assertions ue Y Indépendance belge ci les explications données au A7AV Siccle, par le comte Dillon, soin exactes, le general Boulanger ne se serait décide j à quitter Bruxelles, qu’après avoir été ! informé par lo ministre de la justice, que le cabinet belge désirait le voir partir.(le n’est pas une expulsion dans le sens strict du mot, mais un avis olliciel prévenant le général que le gonveriic-iiement ne pouvait pas lui permettre de comploter contre le gouvernement français sur le territoire belge.11 est amusant de voir quo l’adversaire déclaré du parlementaiisme est réduit à se réfugier sur la terre classique du parlementarisme.Il se peut que, lorsqu’il aura vu ce système du gouvernement sage et paisiblement pratiqué, il se réconcilie avec les institutions parlementaires.Cette conversion n’est cependant pas probable.» Kent les bois clans le voisinago d’ici.Dix nistres pourront constater milles carrés de terro à bois ont déjà été progrès étonnants qui ont 1 consumés.demiis sa fondation nar l’éi Echos & Nouvelles Retour de Mégantic Les hommes du De Voltigeurs de Québec, qui étaient allés faire la chasse à Morrison, en qualité de constables spéciaux, ainsi que les gardes do la prison, sont de retour.Le soleil du printemps leur a bronzé la ligure.—La Vigueur des Cheveux d’Avcr restaure aux cheveux gris leur couleur primitive , et les rend vigoureux et abondants.L’AUGMENTATION DES DEPENSES L'Electeur et ses pareils ont beau se débattre et protester contre l’iniquité de la presse conservatrice qui crie à l’augmentation des dépenses, j cette augmentation est indéniable, | évidente, impossible à expliquer.Nous avons déjà signalé bien des j items du budget où cette progression ascendante dans [la dépense prend des proportions alarmantes.Voici, par exemple un chapitre des Comptes-Publics ou l’extravagance libérale s’accuse avec un éclat tout particulier.C'est celui des dépenses d’entretien du nouveau Palais du Parlement, sous le titre de Loyers, Assurances, Réparations etc.ries édifices publics.Comme toujours, nous allons citer nos autorités, les documents officiels.Qu’on ouvre les Comptes-Publics pour l’année expirée le 30 juin 1886, la dernière année contrôlée entièrement par les conservateurs, aux pages 75 et 76.On y verra que les dépenses d'entretien du nouveau Palais Législatif n'ont été que de $28,112.60.Maintenant qu’on ouvre également les Comptes-Publics pour l’année expirée le 30 juin 1888, première année entièrement contrôlée par les libéraux, aux pages 83 et 84, et l’on constatera que les dépenses sous le même chef se sont élevées à $50,566,10.Soit une augmentation de $28,453.80, dans une branche du service public absolument contrôlable.Notre ami M.Beauchamp, député des Deux-Montagnes, a attire l’attention de la chambre sur cette aug-mention inexcusable, à la dernière session.Nous citons les Procès- 0 Verbaux de l’Assemblée Législative, pour 1889, page 446 : L’honorable M.Shehyn propose que ia Chambre se forme de nouveau en comité des subsides.M.Beauchamp piopcse en amendement, que tousles mots après “que ” soient retranches et remplacés par les suivants : u Cette Chambre est prête à voter les subsides à Si Majesté pour les besoins du service public dans cette province, mais elle regrette de constater, que pendant l’exercice de 1887-88, le gouvernement actuel a dépensé la somme de $56,566.40 pour le nouveau Palais du Parlement ", entrée sousce titre dans le chapitre des comptes public de 1887—88, intitulé : “ Loyers,'.assurances, réparations, etc., des edificos publics,” lorsque l’ancien gouvernement n’a dépensé que §28,112.60 pour la même fin pendant l’exercice de 1885-86.Cette Chambre croit de son devoir de blâmer le gouvernement pour cette augmentation des dépenses de la Province.” Le vote s’est pris, avec le résultat suivant : Pour l'amendement:—MM.Baldwin, Beauchamp, Blanchet, Casgrain, Des* jardins, Duplessis, Faucher de Saint-Maurice, Flynn, Lapointe, LeBlanc, Martin, (de Bonaveniure), McIntosh, Picard, Poupore, Spencer, Taillon et Tourigny.—17.Contre .—MM.BtrnalchezJJourOonnais, Cameron, Cardin, Dcchcne (de l’Isiet), I)e-Grosbois^Dumais^uhan^l,Gagnon,Goyetle, Lemieux, Lussier, McShane, Martin (de RimouskQ, Mercier, Morin, Pilon, Rinfrcl, Jlobidou.v.Rocheteau, Shehyn et Turcotte.—22.Voilà de quelle façon administrent les économes, voilà comment ils votent ! Nous engageons les électeurs à bien retenir ces noms et ces chiffres.M.Edison prépare depuis six mois son exposition à Paris.Il dispose de ’• 800 pieds et il se propose de réunir des modèles de toutes scs inventions.Le clou de son exposition sera une énorme lampe à incandescence de 40 pieds de haut dont le globe ne comprendra pas moins de 20,000 bougies électriques.Cette lampe suffira à éclairer tout le bâtiment principal.Le général Boulanger ne se trouvera pas en Angleterre dans des conditions aus>i favorables qu’à Bruxelles.La nécessité de traverser la Manche refroidira le zèle des conseillers du général.Quoiqu’il en soil, il n'est pas probable que ces obstacles matériels modifient sensiblement la situation du parti boulangiste qui continue à avoir ses journaux, ses comités et ses agences électorales.Pour le Canada M.et madame Alfred White, M.Jack Sharplesget madame Sharpies, s’embarqueront demain à Liverpool sur le paquebot u Parisian” pom revenir à Québec.Au séminaire de Chicoutimi Mercredi soir, Mgr Bégin s’est rendu aux désirs de la Société St-Pominique du petit Séminaire de Chicoutimi en donnant une conférence,sur ses voyages en Terre-Sainte.Tous les prêtres et les élèves du gand et du petit séminaire assistaient à cotte intéressante causerie, pleine d’actualité durant la Semaine Sainte.—Expulsez les furoncles, les pustules, et les éruptions de la pi au, en prenant la Salsepareille d’Ayer pour purifier le de visu les élé accomplis depuis sa fondation par l’école des arts et métiers do Québec.Le public est invité sans carte.Des discours seront prononcés dans celle circonstance par ¦ les honorables MM.Mercier, Rhodes et autres.L’exposition se continuera jus; qu’à dimanche après-midi.Rouge et bleu Il y a eu hier soir, à la résidence ch* l’auteur, une répétition générale de la jolie comédie, Bouge et bleu, do M.Pamphile Lemay.M.Lemay avait invité quelques journaliste.|La répitétion a été très réussie,et présage une charmante soirée pour vendredi.Jeunesse en goguette Trobjeunes garçons de Québec, dont le plus âgé no dépasse pas la quinzaine, s’enfuirent du foyer paternel pour prendre leurs joyeux ébats, lisons nous dans la Patrie.Pour jouir de la fête, l’un d’eux vola $165 à son oncle.Ils vinrent à Montréal et malgré leur lendre jeunesse, réussirent à se procurer assez de boisson pour s’enivrer.L’onde avertit la po’ice qui captura les jeunes gars, ail moment où ils jouaient une partie de poker dans un reMuurant de la partie Est.Des perquisitions sui leur personne aboutirent à la découverte de $75.Comme l’oncle ne voulait pas pousser l’a fiaire, on les laissa partir.Le Révd.Père Nolin, S.J., doit partir samedi de "Winnipeg pour visiter le lac des Chênes, Qu'Apelle et Régina.Le Révd.Père qui terminé une brochure sur le .Manitoba, vent voir par lui-même les avantages qu’offre à la colonisation cette partie de la province et des Territoires du Nord-Ouest.Le Révd Père Nolin est chargé spécialement bar Messeigneurs Fabre et Duhamel, de prêcher la colonisation dans les diocèses d’Ottawa et de Montréal.Il AO us dit qu'il a 450 comités de Colonisation de former pour favoriser le départ des colons, établir dos missions, aider les missionaires et les prêtes ; de plus, 5,000 zélatrices travaillent avec ardeur ea persévérance à cette œuvres.Les missions de Mgr Grandin viennent de subir une perte sérieuse.On avait réussi à construire sur la rivière Etuigeon, à quelques milles en bas de St-AlbeTt un moulin dispendieux qui, non seulement procurerait la farine aux missions et au voisinage, mais qui aussi scierait et préparerait le bois dont on avait besoin pour la construction.Les incendies désastreux qui ravagent le pays du haut de la Saskatchewan, ont pénétré jusqu’au moulin de la mission qui est devenu la proie des flammes.Le moulin, toutes les machines, les bois sciés et à scier, les blés et la farine, tout a été consumé, infligeant à la mission une perte dont nous ne connaissons pas le chiflre, mais qui doit être énorme.De la Presse : L'honorable M.Garneau était à Montréal hier : il est allé visiter le palais de justice en compagnie de l’honorable M.Mercier, pour étudier le moyen de l’agrandir.Il s’agit, parait—il, de mettre là-dessus une couple de cent mille piastres, le prix d’un nouveau palais qui serait honnêtement construit.C’est avec les retailles de ce gros contrat qu’on espère former un fonds électoral.Nous protestons de nouveau contre ce projet de mettre $200,000 pour hausser notre palais de justice.Il y a un moyèn très simple de fournir l’espace nécessaire aux juges, au barreau et aux plaideurs : c’est d’affecter toute la cour actuelle aux tribunaux de juridiction civile, tandis que le château de Ramezay serait réservé aux cours de juridiction criminelle.De cette manière on pourrait s’exempter de faiie une dépense aussi énorme quo la dépense proposée.Un contrat de $200,000 c’est une affaire de $400,000 pour le gouvernement actuel.La chambre sera-t-elle prête à consacrer une pareille extravagance.POfiJTHtr K A > U IL A IS 5-1 Discours «le lor«l Salisbury—fil dose.Après un tc.mps très-court la .lèvre d n**« ilémnnçcaisoiiH se calmèrent, et tout sijine d'irritation de la peau disparut.Mon catarrhe et ma toux disparurent aussi, • t ma santé «’améliorant graduellement est ib'Vemm excellente, .le me sens cent pour cent plus fort, et co résultat je le «lois à la S \i.sr.i-AltRii.i.t:, quo Ju recomninmlo en l**tite confiance comme ir meilleure médecine pour puriller le sang.l’en prenais trois pc'ltca «losos par jour, et nvnnt que la deuxième llucon (rtt Uni, ma rnntê était complètement rétablie, de mets ce« faits h votre 'Ms|«osition, voua devriez, b s | ublier dans l’intérêt «le nos semblables.A voua, avec respect, Z.1*.WlLIïB.*' Le cas cit«5 clnlcasus est un entre mille.Nous recevons Journellement «les attestations •le cures merveilleuses, toutes prouvent la faculté do in SAi.SEPAnr.ti.Ln d'Aviir pour guérir toutes les maladies provenant do l'Impureté et de la pauvreté du «nng et d’iino vitalité alTalblIe.La Salsepareille d’Ayer purifie, enrichit, et fortiAo lo sang, stimule l’action do l'estonine et «les intestins, et par conséquent mot le systèiuo h même do resistor avec succès aux attaques du toutes les Mii-ludlcM Scrofuleuses, riruptlons «lo lis l'eau, l’iiuumfUnies, Catarrhes, Débilité Générale, ot tous Ion désordres résultant «l’un sang pauvre et oorrumpu et «l’un système faible ««t débile.pnil’AltfcK PAU LE Dr.J.C.AyopACo.,Lowoll,Ma88.En ver;to dans toutes les Pharmacies ; prî* 91.six flacons pour |5, . Le Courrier du Canada, Mercredi 24 Avril 1889 Pilules et Onguent d’Holloway Qih’lqnos constitutions ont une tendance au rhum«tisiiA** et en sont torturées pendant toute l’ani oc.Faites bassiner les membres malades avecde la saumure chaude, ut après frottez avec de l'Onguent, on trouvera que c’est le meilleur moyen de diminuer l’agonie, et av, i; les I’mi'es d'Holloway lemeil-lem moyen d’aricicr la maladie.Il n’est pas 1 esoiu de plus de quelques jours dVs-ai de ce remè-îe sûr et adoucis saut,poui*guérircouiplèteineutde ce mal.Les fmleurs *n"l enlevées sansdiilicultô ptr les remèdes peu coûteux d’Holloway, qui ûO.iüOi.11 u confort en modérant les vaisseaux engorgés et un calmant les nerfs t» op excitas AVIS AUX IYIEUCS Le “ syrop calmant de Mme Winslow devrait toujours être employé pour la donation d» s enfants.Il calme l’enfant, adoucit les gencives, apaise toutes les douleurs, guérit la colique, et est le meilleur remède pour la diarrhée.Vingt cinq cents L* bouteille d,t la/a‘*- i promesse de devenir apres la session, pré- ! f'ou.s CU ,Ia /,0rtun° d ï \ sidenl de la chambre haute.j entendre M.I'anchor de St Maurice qu: j .| y adonne une .conférence très* intéres C’est fait ! M.Starnes a reçu son sanie.Les sujets choisis par M.Faucher; salaire.On lit dans VElecteur de ce,fle s- Maurice étaient Maximilien, i liûTime de lettres, et Noies de voyages.M.Faucher de SL Maurice, comme i toujours, a eu un succès complet.M.Clark, cornettiste de Montréal,s’est bien acquitté de sa tâche.La fanfare de l’Union Musicale a bien rendu les morceaux pour lesquels elle était inscrite sur le programme.Nous devons des éloges tout particuliers â Madame Dr Panneton pour la manière habile avec laquelle elle a accompagné sur le piano M.Ularke.La fête de Pâques, à St-Charles de Bellechasse I^a fête de Pâques a été célébiée, hier, â St-Charles de Bellechasse, avec un éclat inaccoutumé.L’Eglise avait revêtu ses plus belles parures et ses plus somptueux ornements.Les oflices de la journée ont été célébrés par M.le curé.Pendant le sermon de circonstance, donné par le Rév.M.Giguère, vicaire de la parois>c.Le prédicateur, dans une touchante allocution, a sans cesse tenu l’auditoire suspendu à ses lèvres, et animé de l’enthousiasme que la fête d .* Pâques inspire â tous les lidèles, il a déployer tout le #èle qu’un pareil sujet peut donner pendant prés d’une heure.Le chœur de l’orgue a chanté avec ensemble la messe rovale.w Mais, sans contredit, la nouvelle fin-fare de St-Charles, a grandement contribué â rehausser l’éclat de cette solennité.Celte jeune fanfare organisée depuis un mois à peine, débutait, hier, avec un succès brillant.Bien qu’elle en lût à ses premières armes, celte fanfare a étonné non seulement par le succès mais encore par le nombre et le choix de ses morceaux.Nos plus chaleureuses félicitations à qui de droit î Les instruments qui composent cette fanfare viennent de la maison Bernard et Allaire, de Québec: inutile de dire qu’ils, sont de premier choix et foui honneur à cette maison.Un témoin.matin : L’hon.Henry Starnes a été nommé, hier, président du Conseil législatif en remplacement de M.Laüruère.Jje public s’attendait depuis assez longtemps â ce changement,et l’accueillera, nous en sommes convaincu, avec satisfaction.Avec satisfaction !.un des plus honteux scandales politiques que le gouvernement Mercier nous ait encore étalé ! Avec satisfaction !.l’accolade du ministère de la revanche nationale avec ce rebut de tous les régimes ! Ah ! ça, les gens de l'Electeur ©nt-ils perdu la tête, et sont-ils déterminés à tuer leur journal à force de cynisme ?Demain, nous donnerons cours aux observations que suggère cette nouvelle évolution dans la carrière de l’illustre M.Starnes.LA SOCIETE SAINT-JE AN-BAPTISTE Nous appelons l’attention de nos lecteurs sur le rapport de la société Saint-Jean-Baptiste, publié en première page.On constatera que le comité d’organisation de la société Saint-Jean Baptiste, pour la grande démonstration du 24 juin prochain, n’a pas été inactif, et que son œuvre est en pleine voie de succès.Les sociétés des Etat-Unis ont déjà commencé à répondre à Fappel du comité.Les compagnies des chemins de fer et de navigation vont,nous l’espérons, réduire leur taux pour la circonstance.Le comité recommande l'organisation d'un grand banquet, pour le lundi soir, jour de la Saint-Jean-Baptiste, et d’un concert pour le mardi soir.Le rapport annonce aussi, olliciel-lement, que le R.P.Plessis, Dominicain, et l’honorable M.Chauveau ont accepté l'un et l'autre l’invitation du comité, et seront les orateurs de la circonstance.En un mot tout semble aller à merveille, et présager une démonstration grandiose pour le 24 juin prochain.L'Electeur dément la rumeur de la nomination de M.Cardin à un emploi sous le gouvernement Mercier.Souscription généreuse L’Union Commerciale de Québec a souscrit S50 pour le concert destiné à secourir la famille du clarinettiste Jules Xhrouet.Personnel Le Dr Coote t st ariiré lundi.#de Franc» A VKMDB1 us DF.L'EGLISE KR N-Dïiinc des Victoires BASSE-VILLE DE QUEBEC ST par le présent donné à tous ceux qui ont Ci des réclamaûons conire la successiou de feu le révérend M.THOMAS AUBERT de G AS LÉ de vouloir bien les filer, dûment attestées, entre les mains du soussigné, exécuicur-iestamentnirc, sous nn délai d’un mois.Les débiteurs de la dite succession devront égflement régler avec le soussigné sous le même délai.C.E.CARRIER, Ttrc, Exécuteur-testamentaire, Collège de Lévis.Québec, 20 mars 1S8S— im 951 mm.m.Deuxième centenaire 10S8-1SSS Par N.E.Dionniî .»5 Vrix.Québec, 20 juillet 1888.VT OTRK spécifique No 23 restaure d’une nia-Il nière permanente les forces vitales épuisées, U virilité perdue et la débilité générale, quand tout autre traitement fait défaut.Envoyez 6 cents en timbres pour notre TRAITÉ et les DIRECTIONS en vue de la guérison à domicile.TORONTO MEDECINE Co., 343, avenue.Spadina, Toronto, Ontario.&Québ;C| as mal 1888—un 801 — M.Charles Stuart King et mademoiselle Florence King, dont la famille résidait autiefois à Quebec, sont arrivés en cette ville hier, et sont descendus au Saint Louis.Inondation A St-Pierre, comté de Montmaguy, nous apprenons que la rivière Mont-inagny s’est considérablement gonflée, et a même inondé uuo grande surface de terrain.Les ponts ont été sérieuse meut menacés.Cependant, il n’y a pas eu de grands dommages de causés.Funérailles de madame Massue Les funérailles de madame Massue, ont eu lieu, ce matin, à la Basilique, au milieu d’un concours considérable de parents et d’amis.Le cortège est parti de la résidence de madame Alexandre Lemoine, à 9j heures.Le deuil était conduit par MM.Gas pard Lemoine, Jules Lemoine, T.C.Casgrain, L.Taschereau, etc.On remarquait dans le cortège, Son Honneur le lieutenant-gouverneur Angers, avec sou secrétaire-, M.J.do L.Taché, l’honorable juge Caron, M.G.Dochône, M.P.P*, etc., etc.Les Sœurs do la Charité, avec leurs petits orphelins et leurs potites orphelines, assistaient en corps aux funérailles de cette insigne bienfaitrice de leur maison.La levee du corps a élé faite par M*i ! Bolduc.M.le curé do Québec a chanté le service assisté de MM.les abbés Mathieu, .du séminaire, et Bôlauger, chapelain Pilules d’Ayer.La plupart des maladies qui affligent l'humanité proviennent du dérangement de l’es-lonmc, des intestins et du foie.Les Pilules Cathartiques d'Ayer agissent directement sur ces organes, et sont spécialement destinées ù la guérison des maladies causées par ces désordres, telles quo Constipation, Dyspepsie.Maux «1e Tète, Dyssentcrle, et une fouie d'autres indispositions, pour lesquelles elles sont un remède sûr, prompt, Infaillible, et agréable.L’usage général de ces Pilules par un grand nombre do médecins distingués de nos universités, démontre clairement en quelle estime elles sont tenues par la profession médicale.Ces Pilules sont purement et simplement préparées avec des substances végétales, absolument pures do calomel et autres ingrédients pernicieux.Une Victime E SURETE (Sales) VITHIXES (Show Case*) 219, Hue St.- Joseph, St.Roch, Québec.Téléphoné : Boite 278 Québec, 16 janvier 1SS9—1 an 921 Le Courrier du Canada, Mercredi, A4 Avril* l88i> MEUBLES ! MEUBLES ! ! A CEl’X qui ont besoin de meubles, nous con.conseillons de s’adresser à la maison C.O.Bedard.Cette maison est connue pour faire des meubles de première classe, 'routes commandes seront exécutées avec soin et promptitude.On y exécute Set de Salon, de Salle à Dîner, Chambre à Coucher AUSSI Réparation de Meubles Couture et Rosage de Tapis Matelas de tout genre Le souss'gné attire l’attention de ses nombreuses pratiques et du public en général sur le grand stock de chaises de tout genre qu’il vend à l as prix.C.O.BEDAIÏD, rue Saint-Joseph, Saint - Rocli, Québec, po:te voisine de chez M.J.Gauthier dr* Frère, peintre-décorateur.Québec, 2 avril 1SS9—lan 960 EAU ST-LEON .ctilUat «te l’clHcacilC* de cette eau merveilleuse m - m z/ is&te-TU ; iiv c2« An ':kÛZb^ ________ _ j La lettre qui suit parle d’elle-même : Chers Messieurs.*— Durant trois ans, j’ai eu à lutter contre cette maladie mortelle, la Dyspepsie, tellement que j’étais privé de presque toute nourriture niais surtout de viande.Ayant entendu parler des diverses guérisons opérées par TEA U ST-LEON.je commençai à prendre régulièrement deux ou treis verres par jour après les repas, et maintenant je mange tout ce qui me plaît et jouis d’une santé parfaite.Ce résultat, je l’attribue à L’EAU ST-LEON, la plus merveilleuse des eaux minérales.Je conseille à tous ceux qui soutirent de quelqu’indisposition ce faire usage de L’EAU ST-LEON et je suis sûr qu’ils seront guéris.LOUIS LAROSE, Maître-maçon, 32, rue Artillerie, Québec.Cette eau est en vente en gros et en détail par MM.GINGRAS LANGLOIS Cie, En face du PalaisCardinalicc, Québec.Québec, 2 juillet 18S8.BIERE m M d ET PORTER LABATT, DE LONDON, ONTARIO.•000O000* Preuve que la Célèbre BIERE ET PORTER fabriqués par John Labatt, de London, Ont., est la meilleure du Canada et même pouvant rivaliser avec les meilleurs Bière et Porter importés ; les prix remportés aux expositions universelles de Philadelphie, Australie et de Paris le prouvent ainsi que les certificats d’analyse ci-dessous : M.Kl SET, M.D.L., Analyste du Gouvernement, Québec, dit : 44 Je lésai trouvés très purs et des meilleurs qualités de houblon et orge.C’est un bicuvnge hautement recommandé aux invalides et aux convalescents surtout comme tonique” Le Révérend P.J.EDOUARD PAGE, professeur de Chimie, Université-l.aval, Québec, dit : “ J'ai analysé la Bière ** INDIA PALE ALE ” fabriquée par JOHN LABATT, LONDON, Ont, embouteillée par M.N.MONTRE UI L, QUEBEC’, c’est une Bière légère contenant peu d’alcool d’une saveur délicieuse et très agréable, d’une qualité supérieure et pouvant rivaliser avec les meilleures Bières importées.J’ai aussi analysé le PORTER (XXX STOUT) de cette même brasserie qui est «l’excellente qualité, sa saveur est très agréable, c’est un tonique plus énergique «jue la bière précédente, car il est plus riche en alcool, pouvant etc coin paie avantageusement avec tout Porter importé Ces BIERES KM’ PORTERS DE JOHN LABATT, LONDON, ONT., sont fabriqués «les ff meilleures qualités «l’orge et houblon et ne contiennent aucun ingrédient nuisible ’ à la santé.” JJ6T Faites usage de la célèbre BIERE ET PORTER LA B AIT et n’en prenez pas d’autre en substitution.! m qn ©ÎÉfs % BUGGIES, WAGONS, INSTRUMENTS ARATOIRES, P.T.IÆG-AKÎS, lOl, RI E ST-VAL1EK.ST-S1I VKI K, QUEBEC .Québe , 24 avril 1SS9—4m.973 HARAS NATIONAL BUREAU, 30 RUE St-JACQUES, MONTREAL FERMES, OUTREMONT, PRES MONTREAL CHEVAUX FRANÇAIS TROISIEME IMPORTATION NI>», p e; rc h ï;ko\s, r r rtons, Aux sociétés tPuf/ricultitrc, aux cercles (Ujricoles et aux cuttirutcurs Pot Pourri Japonais, Pots de Pot Pourri Japonais ou Jares de Rose Coussins en Caoutchouc remplis d’air, Oreillers “ “ “ u Brosses à la Main pour Bains de Bale\ t&r Service attentif, exact et prompt.Ouvert toute la nuit./.E.MORB.ISSON, CIIUHISTE et DRUGGI8TE.31, d^Rue lîiiade,^) 31.{^Téléphone No 95.Québec, 25 mai iSSS—lan.799 Télégraphe d’alarme Quartier Saint-Louis Boîtes 1 rue Ste Ursule, station centrale 2 Ste Anne et Panet.3 Grisons et Ste Geneviève.4 Haldimand et St Louis.5 Jardins et Ste Anne, 6 Bu&de et Fort.Quartier du Palais 7 Hébert et Rempart.8 Ste Famille et Hébert.9 Séminaire de Québec.12 St-Jean et Collins.13 Palais et Mac-Mahon.14 S.Jean et S.Stanislas.Quartier Champlain 15 Chantier Dinning, Cap Blanc IG Epicerie Taylor, Cap Blanc.17 Station du feu, Prés-de-Ville.21 Maison Gibliü, do 23 Maison Grant, rue Champlain.Quartier Saint-Pierre 24 Dalhousie e.* Arthur.25 Côte de la Montagne, au bas.26 Sault au-Matelot et S.Jacques 27 Côte Dambourges et S.Paul.31 Lemesurier, rue S.Paul.32 Marché S.Paul, station.Quartier Jacques-Cartier 34 Prairie et S.DoccLiâque.35 Fossés et Pont.36 S.Valier et la Chapelle 37 L’Eglise et S.Joseph.41 Dorchester et N.D.des Anges.42 S.Valier et Belleau.43 Colomb et Nelson.45 S.Anselme et S.Joseph.48 Arago et Turgeon.Quartier Saint-Roch 28 S.François et la Chapelle.29 Rue de l’Eglise, chantier Bertrand 38 Dorchester et des Commiesairee.46 Caron et la Reine.• 47 Heine et Couronne.49 Prince Edouard et Grant.5J Reine et Pont.52 S.Dominique et S.François.53 Dorchester et Ryland.Quartier Montcalm 10 Ste Julie et d’Artigny.54 Artillerie et Ste Eustache.56 S.Augustin et S.Patrice.57 S.Patrice et Berthelot.58 Grande Allée et fccott.61 Artigny et S.Amable.62 rue S.Amable, Bon Pasteur.63 Grande Allée, Ste Brigitte.73 Edifices du Parlement, Grande Allée 74 St-Jean et St-Eustache.Quartier Saint-Jean 18 S.Jean et Sutherland.19 Dêligny et S.Olivier.64 B.Jean et Salaberry.65 Ste Claire et Richelieu.67 S.Jean et Ste Geneviève.71 Robit&ille et Latourelle.72 8.Augustin et S.Georges.75 St-EuBtache et Richelieu.76 Jettée Louise.39 Rue Saint Louis, Académie de Mu- sique.r | OUT en continuant à vendre des étalons la Cie du HARAS NATIONAL est prête à en placer da JL les comtés, sous la garde de ses serviveurs, les louant pour la saison.Montréal, 1er avril iSb’9 LOUIS BEAUBIEN, Président de la Cie., K.AUZIAS TU RENNE, Gérant.Québec, 10 avril 1889—Im 964 s de maux de De*,.* l’Elixir, Poudre et Pâte Dentifrices RR.PP.BÉNÉDICTINS ns r- /I de l'Abbaye do Soulac [Gironde: Dom 2VÏAGT7ZXiCrrN£, Prieur 9 Médailles tUOr:Bruxelles ISSO, Londres Les plus hautes Recompenses 8373 PAH LE PllIKUIt Pierre BCURSAUD V.:-1 INVENTE EN L’AN « L’usagé journalier de l'Elixir Dentifrice des RR.PP.bénédictins, it 11 dose de quelqu < gouttes dans l’eau, pré vient L guérit la carie des dénis, uu’il» blanchit et consolide en fort:-a liant et assainissant parfaitement\ les gencives.• «'.’est un véritable service à rendre à n >s lecteurs de leur signaler cette antique et utile préparation, le meilleur curatif et 1 • feu 1 préservatif des Affections dentaire*.» Québec, 5 Avril, 1889 -la « ma: SEUL AGENT, A QUEHEC, I7ÎK Bill K ST.-1MBII.«tlTKIIGC.sa b ^ ^ 962 LA PLUS GRANDE MERVEILL 1)U TEMPS MODERNE -meter '*•/ it- Lift NE A S A A Sont contrat avec ie çcuver Canada et de Terr meuve .r transport des Malin CANADIAN K ES KT B S3 RVVite-s J É*'/i SEGUIN Bordeaux Maison fondée en 1807 Se trouvent dans toutes les bonnes Parfumeries, Pharmacies et Drogueries.Garrigue & Jalras.16, RUE S T-JE AN.Seuls agents pour Québec et la province.Québec, 15 décembre 18SS—3m ISSS-Arrangements d’hiver-lSSîl Les lignes de cette compagnie se composent des vapeurs en fer à double engin suivants construits sur la Clyde.Ils contiennent des compartiments à l’épreuve de l’eau, sont sans rivaux pour la force, la rapidité et le confort, sont équipés avec toutes les améliorations modernes que l’expérience pratique a pu suggéicr, et tous ont effectué les plus rapides traversées dont il soit fait mention dans les annales maritimes.Vaisseaux Ton- Commandant: .nage NUMIDIAN.6100 en construction PARISIAN .5400 Capt James Wylie SARDINIAN 4650 Lt Smith, R N*R POLYNESIAN.4100 Gapt J Ritchie S ARM AT i AN .3600 *• j Graham CIRCASSIAN.4000 “ W.Richardson PERUVIAN.3400 “ II Wylie NOVA SCOTIAN 3300 “ II R Hugues CASPIAN.3200 Lt R Barrett R N CARTAG1XTAN.4600 Capt A Macnicol SIBERIAN.j6oo “ TM> Mon» NORWEGIAN.3534 HIBERNIAN.3440 AUSTRIAN.2700 NESTORIAX.2700 PRUSSIAN.3000 SCANDINAVIAN 3000 BU h N OS Ayrean.3800 COR KAN.4000 GRECIAN .3600 MANITOBAN.3150 CANADIAN .2600 PHOENICIAN .2S00 WALDEN SI AN .2C00 LUCERNE .2200 Newfoundland .140c ACADIAN.1350 POMERANIAN.43O4 ASSYRIAN .;5 ROSA RIAN.350° MONTE-V1DEAN.3500 La \o!o la plus courte sur mer entre l'Amérique et l’Europe, la traversé-* s’etrectu&ut on cin ; Jours seulement d’un .*.orliner.1 î % l & w.R P Moore J G Stephen 44 John Brown 44 J.Ambury 44 W Dalziel 44 A McDougal John Park J Scott C J Menzies “ CE LeGallats “ R Cariuthcrs John Kerr b.McKdlop D I James 44 W S*Main 44 C Mylius 44 F.McGrath “ W Dalziel 44 J Bendy 44 D McKillop 44 W S Main < * * 1 11 n « « ^ « * I PHtiIes ut Onguent Holloway ! • }'fr 1.PlfjUVP *Purlfieat b saeg, et iuèrlasoa *cuf les dérangements da foie, de l’estomac ;fs rftlns, 61 tes intestins.Elles donnent U .orcfi et la santé aux constli nions débiles, »• ont d un secours Inapt.; ôdahle dans !ô‘- In lis L0A*t ?P3 Personnes du sexe de tout f °urtles plants pt loq vieillards, elles sont ,l" prix inesllraeble L’OIVGü F.NI’ ;£i un remède infaillible pour les douleurs .u».esjjmjes, la poitrine, jour les vieilles h>.* '•tires, piales et ulcères.U est exceller*, pour la goulu .1 [« rhu*o.• • C fïî f* | °our les maux de gorge, bronchite, rhum.*.*-¦oui, excrc.ssances gianduleuses, et pour toui*-t3 maladies -le la peau, li est suns riva! Manufacturé seulement à l’établhs^n.>nt •• J-?S?SS«fl0LL0WAy- 533’ nxroHi O» i»' 00 61 ven(iu à raison de H.1 ^ ., l is 2ks., et 33s.chaque boite at pot, et ai* •L'lîa'Ja -J?6 cents, 90 cents et $1.50.et les «.!•:• «Bmensions en p*-oj>ori,on.A VEK'l'ÏS.NKlWEMTS.- Je n*et r.M(|* i-cn.s aux Etats-Unis, et mes remUles ne so ^ vendus dans ce pays.Les acheteurs d l'iibriqiiiinU «li; I>n|>im, lîîl, Rue .SY-IMIH., QUEBEC.MOULIN DE PAPIER A LORETTE.Pni.ie V?VkT envelopper f utre .1 lambns, feutre à tapis, feutre à cou vilu r sec et goudronné.carton de bois." Ul'>e WAY.*** Wî fhforil :.(.ORdcx * 1 '.ov-TObra 1581—1 tu G y V ‘ «nû y - .v t • r.*’ a-.** -* I »¦ ~C- L-r.K*n Nq % u JS213LLÎ St 9 LE et après SAMEDI, le 8 DECEMBRE 1888, les trains partiront de la station du Pacifique, Québec, et y arriveront comme suit, excepté les dimanches : ALLANT AU NORD .8 00 A.M.—Express direct pour le Lac St- Jean, tous les jours arrivant a la jonction Chambord à 6.30 : P.M., et à Roberval à 7.10 P.M.P.M.ALLANT AU SUD r.ir A M ____Train mixte de St-Raymond ’ ‘ *¦ * tous les jours, pour Québec, y arrivant^ 9.35 A.M.BANQUE FRANÇAISE, 5, BROADWAY, NEW-YORK.Pour $5 par mois, ou $1 26 par semaine, On peut acheter a crédit une obligation a lots de la ville île Paris, (Emprunt 1871), PRODUISANT INT kP.T ET PARTICIPANT A 4 Tirages Par An *.= Les vapeurs du service DE LA MALLE DE LIVERPOOL De Liverpool à Toit land via Halifax Jeudi 2S février 14 mars 28 44 11 avril Steamers De Pert land % a lircr/ool via Halifax Jeudi Circassian.21 mars Parisian.i 4 avril Peruvian.iS 44 Sardinian .2 mai De Halifax à 1.i: er/ocl MEDAILLE D'OR, PARIS, 187R BAKER’S De Quebec aux Antilles notes de voyage Par M.l’abbé MONTMINY (e r Lu mant ouvrage qui vient de far ai ire est en vente chez tous les libraires de Québe, au prix modique de 30 CENTS Comme le tirage de cette brochure est limité, le public voudra bien sc la procurer sous le plus court «lélai.I>es deux cents pages de matières qu’elle renferme sont des plus attrayantes.Raconté dans un style sobre et facile, le voyage «le M.l’abbé Mont-miny ne saurait manquer d’intéresser toutes les personnes désireuses de s’instruire et de sc renseigner sur une contrée aussi peu connue que les Antilles • sun climat, les habitudes, les mœurs et coutumes de scs habitants, la topographie et la description de chacune des îles, le danger de la navigation pour s y rendre.1 I.e livre de M.l’abbé Montminy peut être mis entre les mains des étudiants des collèges des académies et .les écoles.Ils trouveront dans’quelnues pages tout ce qu’il faut pour rendre complètes leurs études géographiques sur ces lieux que les rapports commerciaux et autres avec le Canada rendent des plus en plus intéressants.Samedi 28 mars 6 avril 20 44 4 mai f (ten o, ga retnt i absolu trient Vurt dont l’excès «I»* l'huile a èt.j ,1 , «'Xtralt.II est j lus que trois fois l ’ , « P u* fort que h* racao uiélanpé avec 1 île I amidon, de !‘arrow* not, ou du l sucre: c’c^î aussi pins Cconoino.eoQ.t'int moins qu'un tou Ai taste, p est délicieux, nourrissant, et fort!-fiant, facile \ dlgén r.autant adml-raol»! pour l«s malades #jue p
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