Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 5 avril 1889, vendredi 5 avril 1889
33eine Armee 955-Edition quotidienne-llème Année Vendredi 5 Avril 1889 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS, TR CROIS.J’ESPERE ET TJLUdTR /110MAS 0LIA PAIS, Rédacteur en Chef.LEGER BROUSSEAU, Editeur-Proprietaire.LETTRES DEPARIS Paris, ce 8 mare, 1889.l\J I' Editeur.Ou m’assure que vous avez reproduit en entier, dans votre excellente feuille, la correspondance que j’ai adressée de Paris, il y a quelques semeuses, au Courrier des Provinces maritimes.C’est dire l’intérêl que vous y aviez pris et l’accueil que vous ferez à celle ci, datée également de Paris.Vous n’avez sans doute paa laissé passer inaperçue la correspondance que j'ai adressée au Moniteur Acadien, dans laquelle je l’ai entretenu de deux des plus grands amis des Acadiens, MM.Rameau et Marinier, Vous avez associé, comme moi, a ces deux noms, celui du Marquie de Montcalm ; et ce que vous en savez vous prouve qu’il en est digne.Vous me demandez peut être si le compagnon d’armes du général de Montcalm, celui qui l’a remplacé dans le commandement, le chevalier de Lévis possède aujourd’hui dans sa famille des représentants qui gordent, comme lui, l’amour du Canada et qui s’intéressent à son avenir.Nous allons le constater ensemble, si vous voulez bien me suivre, comme l’a fait le rédacteur du Courrier, auprès du marquis de Montcalm Nous voici à deux pas du Palais Bourbon, actuellement la chambre des députés.À l’entrée de la rue De Lille, numéro 121, au fond d’une vaste cour, gravissons, à droite, l’escalier monumental qui circule dans un large vestibule orné de gobelins.Le valet de chambre qui va nous ouvrir, nous laissera certainement entrer si le Marquis de Lévis Mirepoix est au logis ; car il n’est pas seulement pour nous une connaissance ; c’est un ami de cœur, non moins enthousiaste de notre pays que les illustres protecteurs dont je viens de vous parler.Nous traversons l’antichambre, et nous voici dans le salon, élégante pièce entourée de superbes portraits do famille.On conçoit ce que doit avoir de sacré le culte des ancêtres dans des maisons comme celle ci, où se croisent les alliances des Lévis, des Montmorency-Laval, et des Grillons.Le marquis Gaston de Lévis, la marquise, sa femme, et sa mère sont enchantés de notre visite ; car cVst pour eux un bonheur exquis qu * de parler du Canada et de l’À- cadio.% # jiî ne vous dirai lien delà distinction des manières innée dans cesj hautes sphères, ni de la rare affabilité ! qui dès l’abord vous met à l’aise, ni 1 enfin des charmes de cette conversation française qui n’a pas d’égale au monde.Vous avez compris ce!r.Ici ne craignez nullement, d’aborder des sujets religieux, de parler de l’Eglise et de tout ce qui intéresse notre foi.Nos amis en ont comme nous l’amour, et plus que nous les œuvres.Pèlerins de Rome et de Jérusalem, ils en ont gardé le parfum, avec la foi et le zèle des temps antiques.Le marquis et la marquise sont dans la vigueur de l’âge.La comtesse de Lévis, mère de Gaston, encore fraîche et alerte, est fille du dernier duc de Crillon, de la famille du grand capitaine à qui Henri IV écrivait : “ Pends toi, brave Crillon, ; nous nous sommes battus et tu n’y étais pas.” * La branche française de Brillon, originaire du Piémont, s’est éteinte avec le père de Madame la comtesse de Lévis.Un des frères du Marquis de Lévis, siège à la chambre des députés oü il suit les traditions véritablement français, c’est-à-dire catholiques.Je regrette de ne pas pouvoir vous parler qu’en passant d’un troisième frère, M.le comte de Mirepoix chez qui nous serions reçus avec la môme amitié ; car il est tout-à-fait dans les mêmes sentiments.Nous y trouverons M.le Marquis et Madame la marquise de Beaufort, dont il a épousé la fille, petite nièce de Châ-teaubriand.Si vous êtes amateur de souvenirs historiques, vous y passeriez une heure de fines jouissances à feuilleter toute une collection de lettres autographes de Henri IV, de Louis XIII, de Louis XIV, de Louis XV, adressées à quelques uns de leurs ancêtres ; au grand chancelier Lamoignon, par exempte, vous y verriez des lettres de leur aïeul, M.de Malesherbes, l’héroïque défenseur de Louis XVI.Mais je vous réserve ce plaisir quand nous irons ensemble visiter M.le comte de Lévis-Mirepoix à son château de Malesherbes qui n’est qu'à deux heures de Paris.Puisque je viens d’écrire le nom de Lévis, laissez moi vous raconter sur l’origine de cette maison une légende fort connue en France, mais fort peu au Canada.D'après cette légende, le premier auteur de la famille aurait appartenu, ni plus ni moins qu’à la tribu de Lévis dont elle porte le nom ; si bien qu’un jour ce Lévis, conversant avec sa parente, la Sainte Vierge Marie, lui aurait dit familièrement au cours de l’entretien.—Couvrez vous, mon cousin.—Pardon, ma cousine, lui aurait-il répondu ; c’est pour ma commodité ! Ce que je puis vous affirmer au sujet ae cette légende, c’est qu’elle ne se trouve pas dans l’Evangile.11 en est cependant résulté une touchante coutume qui date de temps immémorial : c’est que tous les Lévis, hommes et femmes, portent le nom de Marie et font profession d’honorer tout particulièrement la mère de Dieu.A cette dévotion qui les distingue, ils enjoignent une autre qui ne les distingue pas moins et qui nous touche de bien près : c’est une vénération extraordinaire pour Mgr de Laval qu’ils comptent parmi les illustrations de leur iamille.Ils conservent précieusement une relique de lui, une mèche de ses cheveux qui lui a été envoyée du Canada il y a bien longtemps.Ils s’intéressent infiniment à la cause de sa canonisation et voudraient en voir hâter les progrès.Quand jo lui ai dit qu’un écrivain Canadien dont le talent est fort apprécié M.l’abbé Gosselin du diocèse de Québec, vient de terminer une vie de Mgr dt Laval, que cette vie, qui n’aura pas moins-de deux volumes, est une étude approfondie de la carrière du saint évêque et de l’époque où il a vécu, ils en ont été dans l’enchantement et en attendent la publication avec une impatience que vous n’avez pas de peine à concevoir.Au reste, j’ai trouve le môme zèle, le même amour pour la mémoire de Mgr do Laval dans une autre branche de sa famille : celle des Pimodan, qui tient par le côté maternel aux Montmorency - Laval.Sur ma demande, M.le Marquis de Pimodan, fils du héros de Castelfidardo, a expédié à M.l’abbé Gosselin des détails précis sur la généalogie de Mgr de Laval et il s’est mis entièrement à sa disposition pour tout ce qui pourra lui être utile.—Voyez vous, ajoute M.le Marquis de Lévis en résumant notre conversation, qu’un double lien nous attache à votre pays : la mémoire de votre premier évêque, et celle de votre dernier défenseur.Nous tenons à la Nouvelle France par les deux points extrêmes de son histoire, son origine et sa fin.Ne soyez donc pas étonné si nous l’aimons tant ; si nous prenons un si vif intérêt à sa destinée.Elle fait partie, pour ainsi dire, de notre héritage patrimonial.Je ne puis vous dire combien nous sommes touchés du culte que vous avez voué à deux des plus illustres représentants de notre maison.Pour mieux garder leur souvenir, vous avez inscrit les noms sur divers points de votre pays.Vous avez les comtés de Lévis et de Laval ; il y a près de Québec, les paroisses de Laval et de Lévis.Je sais bien que le nom de cette dernière paroisse date d’une époque plus reculée que celle du héros de Ste Foye, qu’il lui a été donné eu mémoire d’un de nos* premiers vice-rois, M.de Lévis, duc de Ventadour; mais ce Lévis était aussi de notre famille.À ce propos, la paroisse de Lévis, si je ne me trompe est dédiée à Notre Dame.En connaissez vous le curé ?Certainement, M.le Marquis ; c'est un homme aussi zélé qu'intelligent et fort estimé de notre archevêque, le cardinal Taschereau.J’en suis fort heureux reprend M.Gaston de Lévis.Il n’apprendra pas sans intérêt ce que je vais vous dire.Nous possédons à Lévis, qui n’est qu’à une petite distance de Paris, l’ancienne abbaye de la Roche, dont l’église sert de lieu de sépulture à ma famille.Il y avait dans celte église une statue miraculeuse connue sous le nom de Notre Dame de la Roche et célèbre dans tout le pays.A l’époque do la révolution, elle fut enlevée et se trouve aujourd’hui dans l’église de la paroisse.Nous avons vainement depuis réclamé cette sta- tue.Quoique les habitants du lieu soient rien moins que dévots, ils y tiennent et ne veulent nous la rendre sous aucun, prétexte que ce 6oit.Voici, continue le marquis en ouvrant un magnifique album, différentes gravures de l’abbaye de la Roche qui ont été laites parles soins du duc de Luynes dout le château est dans le voisinage.Vous voyez que l’abbaye a un cachet d’antiquité et qu’elle est d’un bel effet dans le paysage.Voici maintenantlagravure de la statue, c’est une madone tenant l’enfant Jésus.Elle a plus de deux mètres de hauteur et elle est fort belle.Eu admirant cette statue avec le j marquis de Lévis, je suis frappé d’une idée que je ne puis m’empêcher de lui communiquer.‘ —L’église de Notre Dame de Lévi6 : (du Canada) lui dis je, devrait se pro! curer une copie de cette statue mira! culeuse.La paroisse de Lévis aurait ! ainsi une Notre Dame venant de j Levis môme, du luu dont elle tient j son nom.IP est-ce pas là une idée j tout à fait heureuse ?La paroisse est fort riche et pourrait en faire les ! frais le plus facilement du monde.; Le curé, l’abbé Gauvreau,est, comme ; je viens de vous le dire, un homme j à larges vues et qui comprendrait : parfaitement l’heureuse association I d’idées qu’il y a au fonds de ce | projet.| —Vous avez raison, remarque le le Marquis, et je m’offre avec le plus grand plaisir à lui en faciliter l’exé-i cution.Rien de plus aisé que de l'aire prendre une empreinte de la statue et de la faire ensuite exécuter à Paris.i Passant à un autre ordre d’idées, 1 Marquis me dit en me montrant un exemplaire de la nouvelle édition d’Un Pèlerinage au pays d'Evangéline ’ qui vient de paraître à Paris ;— J’achève la lecture de votre livre ; elle : m’a fait pleurer.Je ne connais pas .au monde une histoire plus intéressante que celle du peuple acadien.Quels braves gens et quel long martyr ils ont souffert ! il n’est pas : moins touchant do voir comme ils , sont restés fidèles à leur passé,à leurs traditions, à la religion catholique et jusqu’à la langue française qu’ils ! parlent encore aujourd’hui.Espérons que leurs descendants marcheront | sur leurs traces et qu’ils transmet-iront après eux cet héritage sacré • qui est la condition de leur exis-| fence.Vous me faites grande joie eu m’assurant que ces sentiments, au lieu de diminuer, s’accentuent chaque jour davantage, qu’ils sont entretenus chaleureusement par tout ce qu’il y a de plus éclairé parmi les Acadiens, par la presse Acadienne surtout qui est animée du meilleur esprit et du patriotisme le plus pur.La presse est plus puissaute que le levier d’Archimède.Elle peut lever tous les obstacles.Qu’elle continue seulement comme elle a commencé, et elle finira par élever autour de la nationalité canadienne un rempart que nul ennemi ne saurait renverser.C’est son devoir ; ce sera son éternel honneur.L’Aimé H.R.Casgrain.Le due d9Aumale a Paris Sous ce titre, le Journal des Débats raconte comme il suit les visites et paroles du duc d’Aumale à Paris dans la journée d’hier : M, le duc d’Aumale est parti de Chantilly le matin à dix heures, pour venir à Paris.Chantilly était entièrement pavoisé de drapeaux tricolores.Le prince est arrivé à Paris à dix heures cinquante minutes.A onze heures et demie, il s’est rendu à l’Elysée ; sa visite «à M.le président de la République a duré dix minutes.Voici à peu près les termes dans lesquels le duc s’est adressé à M.Carnot : En touchant le sol de la patrie,mon premier soin est de vous exprimer les sentiments que m’inspire l’acte que votre gouvernement vient d’accomplir, clans des conditions également honorables pour celui qui on et, se découvrant, lui ont formé cortège jusqu’à l’entrée.Aussitôt après le passage du duc, quelques agents ont barré le chemin aux personnes qui voulaient le suivre.Dans la cour du secrétariat, les membres des académies se sont portés à la rencontre du prince, l’ont salué et ont formé la haie sur son passage.Le duc a répondu par do nombreux saluts à ceux qui lui étaient adressés.Le nouvel arrivant a été reçu au seuil de la porte par M.Mézières ; ils se sont embrassés.—Ah! mon cher ami, quel bonheur! s’est écrié le duc d’Aumale.Puis il a pris le bras de M.Mézières et les deux académiciens ont gravi les deux étages oui mènent à la salle des séances hebdomadaires.Sur le palier du deuxième étage, MM.Camille Doucet et Rousse sont venus à la rencontre de leur collègue.M.Camille Doucet a dit : “ Monseigneur, c’est un grand bonheur de vous voir de nouveau parmi nous ”.Dans la salle des séances, le duc d’Aumale a été l’objet d’une chaleu- est l’auteur et pour celui qui en est -u- - l’objet, honorables surtout pour la ¦ reuse démonstration.M.Jules Simon France.C’est votre premier souci, ( l’a félicité au nom de l'Académie et je le sais ; c’est aussi le mien ; c’est J“L ce qui touche mon cœur ; c’est ce dont je tenais à vous remercier.Après cette entrevue, qui a été très courtoise, cordiale même, M.le duc d’Aumale a déjeuné en famille chez lui a dit : Vous avez demandé, Monseigneur, qu’il n’y ait rien de changé à l’ordre du jour, mais songez que c’est la première fois que vous venez parmi nous depuis le magnifique don que Mme la duchesse de Chartres.A ce j vous nous avez fait.Nous ne pou-déjeuner assistait Mme la comtesse vons en vérité nous dispenser de de Paris Le prince s’est rendu ensuite chez les secrétaires perpétuels des diverses vous exprimer notre gratitude et la joie que nous fait éprouver votre retour.Quoique nous n’ayons jamais Académies : MM.Camille Douoet, cessé de le désirer et de montrer par Jules Simon, J.Bertrand, Berthelot, tous les moyens en notre pouvoir à le vicomte Delaborde et "Wallon ; quel point nous le désirions, il nous chez les maréchaux Canrobert et.de semblait à nous même que cette Mac-Mahon ; chez M.le président du place vide au milieu de nous, nous esnseil, et enfin, à l’Académie Iran- accusait d’ingratitude, çaise.Vous étiez, Monseigneur, le dernier —La nouvelle de la venue du duc Français que dussent atteindre les d’Aumale à la séance de l’Académie lois d’exil, vous qui avez si noble-française avait attiré aux abords de ment et si correctement obéi aux lois l’Institut un certain nombre de eu- du pays dans les circonstances les rieux.Cette foule était d’ailleurs p us difficiles.convenable et ne paraissait pas avoir j Voilà, grâce à une décision qui d’autre désir que celui de voir le J honore le gouvernement, la famille prince à son passage.littéraire an complet.En regardant.A chaque ^voiture amenant un ! autour de vous,Monseigneur, vous ne membre de l’Académie, les curieux trouverez rien de changé, malgré s’approchaient.Dans la cour du ' quelques figures nouvelliTs.C’est tou-secrétariat de l'Institut se trouvaient i jours le même respect pour votre réunis les membres des diverses aca- personne et, s’il est permis de le dire demies.au plus humble de vos confrères, la A trois heures moins cinq minu- ! même chaleureuse amitié, accrue tes, M.Jules Simon, directeur actuel encore par trois ans d’exil que nous de l’Académie française, est arrivé en venons de souffrir, voiture.Très souffrant et pouvant à M, le duc d’Aurnale, visiblement peine marcher, M.Jules Simon est ému, a répondu par quelques mots, desceudu de voiture avec l’aide d’un remerciant M.Jules Simon des sen-valet de pied et est monté immédia- j timents qu’il venait d’exprimer au tement dans la salle des séances.¦ nom de l’Académie.A trois heures sept minutes, le! Voici, d’autre part, le compte rendu coupé amenant Monsieur le duc de la séance Je l’Académie française d’Aumale et 6on aide de camp, M.de Chazslles, s’est arrêté sur le quai Conti près de la porte de l’Institut.Le duc est descendu de voiture et a pénétré sous la voûte conduisant à l’Académie.Plusieurs personnes l’ayant reconnu se sont précipitées à sa rencontre, qui nous est communiqué : La séance de ce jour offrait un intérêt particulier, bien qu’elle ne dût être consacrée qu’à l’étude des ouvrages présentés à divers con-coixrs.On savait que M.le duc d'Aumale, rentré hier en France, se proposait I H'IU.KTON 1)U COURRIER OU CANADA 5 Avril 1880—N° 10 LA FILEE ERRANTE (Suite) Cri Idas quitta la salle.“ Quel beau et bon gaçon vous avez, dit Jean Paramé en posant son verre vide sur la table, vous devez l’aimer cncoro plus que votre argent.Vrai Dieu ! si j’ai jamais envié la situation d’un homme, c’est lu vôtre Jacques Kermoèl.llion no vous a manqué : votre femme était belle, douce et parfaite ; elle vous a laissé un fils dont vous pouvez être lier.Vos afluires ont prospéré plus que celles do tous les habitants do la commune ensemble, et il m’est avis que vous devriez conjurer le malheur à venir, en vous montrant bon et généreux ù l’égard de ceux qui n’ont j>as ou autant do chance.Je vous ai toujours aimé, moi ! On no me garde pas dans le pays comme un homme sérieux ; mais jo me range ; j’abandonne la vio des grandes routes, et quand j’aurai vendu tout ce qui me reste au fond de mon sac, je me fixerai aux Murel-les —Vraiment ! —Et j’épouserai Rose Tréguier dont je suis amoureux.—Rose ! Vous aimez Rose ?—Vons me trouvez sans doute bien orgueilleux d’oser la disputer ù votre fils ; mais le cœur nous mène, vieux Jacques.J’aurai beaucoup d’obstacles à vaincre,mais j’en triompherai comme je ferai de votre avarice, car vous êtes avare, père Kermoèl, avare comme Judas, selon le dire do cha.cun.—On pense mal, on dit plus mal encore.—Revenons au marché que je tiens à conclure avec vous.— Vos almanachs ?— D’abord.—Jo n’on ai pas besoin.—Vous avez tort.Il est toujours utile do savoir si l’on continuera à avoir pour soi le bon vent et le soleil, et d’apprendre si l’on mourra tranquillement dans son lit ou si l’on ne montera pas les marches de l’échafaud.—L’échafaud ! Jean Paramé, vous avez vraiment une lugubre façon de proposer votre marchandise.—Jo manque d’adresse plus que de ténacité.—Et vous ferez du commerce avec moi ?—Naturellement.Je vous offre toute ma boîte.>—Pour combien ?demanda Ker-moël —Vingt mille francs.—Vous y avez donc caché dix neuf mille neuf cent quatre vingt dix neuf francs soixante quinze centimes, car vos almanachs ne valent que vingt cinq sous ?.Qui vous a dit que je n’ai pas autre chose à vendre que des almanachs ?À force de rouler, j’ai agrandi mon commerce ; je ressemble aux auteurs dont je débite des livres ; je trafique de mes autres ! Tenez, par exemple, je possède un document unique, valant la moitié do votre fortune.Et cependant vous êtes riche, Jacques Kermoël.—Finissons ! dit le fermier, dont le regard vipérin se coula en dessous afin d’étudier la physionomie de Jean Paramé.Je dois travailler avant do me rendre à la ville.—Bah ! je vous affirme que vous n’avez rien do plus pressé que de m’entendre.Vous voulez terminer des affaires de famille, je vous y aiderai.Vous redoutez que votre Gildas devienne le mari de Rose Tréguier.Rassurez vous ; si je lo veux, elle n’épousera jamais votre fils.—Je l’espère bien, fit Kermoèl.—Elle le trouverait indigne d’elle ! ajouta froidement le colporteur.—Quoi ! cette malheureuse dont le père fut acquitté à la majorité d’uno voix, Gette Fille errante, que I l'on rencontre tantôt le long des routes, tantôt dans les taillis, trouverait au dessous d’elle G-ildau Kermoël.—Je n’ai pas voulu dire cela, fit Paramé.Cette belle Fille errante, comme vous l’appelez dans votre dédaid, e6t la plus sage, la plus belle, la plus dévouée des créatures.Je ne suis pas digne de dénouer les cordons de ses souliers, et tout en multipliant mes efforts pour devenir riche, je désespère souvent d'être accepté par elle.Vous savez bien que Tréguier n’a pas assassiné la Louvrrde.Pourquoi l’aurait il fait ?La mort de la créaucière atteignait pas la dette.Pour tuer, il faut des motifs plus pressants, plus implacables.Ah ! par exemple, si la Louvarde avait possédé contre Tréguier une pièce terrible, si elle avait connu un de ces secrets qui mettent un homme à la disposition d’une créature avare, haineuse, c’eût été différent.Tréguier ne niait point cetto dette contractée par tendresse pour sa fille, qu’il voulait voir riche.S’il laissait protester le billet de la Louvarde, les terres répondaient de sa créance.Rien ne se trouvait perdu ; les braves -eus l’auraient aidé.Mais la Louvarde gênait secrètement dans le pays plus d’un homme riche et considéré.D’un mot elle pouvait faire prendre à quelqu’un sur les bancs de la Cour d’assisss, la place, où le pauvre Tréguier est allé s’asseoir.Et la Louvarde a été tuée par un homme ayant à sa mort un intérêt de ce 1 genre >•«0 —Pourquoi, pendant le procès, n’arez-vous pas fait part de vos soupçons à la justice ?—J’ignorais alors ce que je sais aujourd’hui.Mais il importe peu que mon absence ait empêché des révélations curieuses ; Tréguier a été reoonnu innocent ; la justice peut et doit encore chercher le véritable coupable* Je puis lui aider dans sa tâche, et je le ferai.—Quel intérêt y avez-vous ?—J’en puis avoir deux, très divers et tendant au même but* Je vous l’ai dit, j’aime Rose Tréguier ; pour obtenir sa main, il faut plus d’une condition ; je tenterai de les remplir toutes.Vous ne comprenez rien dans le pays à la triste mission que cette iille s’est donnée.Ce n’est pas en s’enfermant au Moulin des Trépassés qu’il serait possible d’apprendre quelque chose sur le crime commis dans la lande du menhir.Sa vie vagabonde lui permet de recueillir des indices, de prendre des renseignements.Si je disais à Rose : “Je vous apporte mon aide, ou plutôt jo vous la vends ; jurez moi de devenir ma femme, et jo prouverai à tous l’innocence de votre père, en désignant le vrai coupable.” Rose me promettrait sa main sans hésitation.—Mais, vous l’avez dit, elle aime Gildas.—Soit ! mais son honnêteté domp- terait cette inclination.Croyez vous, d’ailleurs, qu’elle pourait songer a unir sa vie au fils de celui qui vivait daus la dépendance de la Louvarde, et que la Louvarde.—Paramé ! s’écria Jacques Kermoèl en se levant.— Vous le voyez, maintenant je sais tout.* —Moi ! dépendre de la Louvarde ! une semblable calomnie ne sera crue personne.• —De personne ! Quand je montrerai l’article d’un vieux journal racontant l’assassinat du marchand de bœufs.Quand je remettrai un mémoire écrit tout entier de la main de la sorcière de la lande, et précédant ce qui se passa sous ses yeux à côte du memîiir.Quand je présenterai une lettre de vous promettant à la Louvarde, pour prix de son silence, de lui donner tout l’argent qu’elle vous demandera.—Taisez vous ! taisez vous ! s’écria Jacques Kermoèl devenu blême.—Ah ! vous comprenez maintenant.—A votre tour, combien voulez vous pour quitter le pays 't {A suivre) Lé© Courrier du Canada, Vendredi 5 Avril d'y assister, voulant que sa première visite fût pour l’Académie française.Tous les membres de la compagnie s’étaient rendus avec empressement a la séance.De leur côté, usant du droit qui appartient à chacun d’eux, quelques membres des autres académies étaient venus spontanément se joindre à lours conirères et prendre part à cette réunion, qui avait le caractère d’une fèts de famille.Arrivé à trois heures le duc d'Aumale a reçu de tous ses confrères l’accueil le plus cordial, et c’est avec émotion qu’il a repris son ancienne place en exprimant le regret de ne plus retrouver à côté de lui son vieil ami, son vieux maître, M.Cuvillier Fleury.Après avoir souhaité eu quelques mots la bienvenue à celui que l’Académie était heureux de recevoir, M.Jules Simon, directeur, ouvre la séance ; il est assisté de M.Camille Doucet, secrétaire perpétuel.M.le comte [d'Haussonville étant retenu à Bordeaux par un deuil de famille, les fonctions de' chancelier sont remplies par M.Rousse.Sont présents : MM.Legouvé, Emile Augier, le duc de Broglie, Octave Feuillet, Alexandre Dumas, Renan, Xavier Marmier, Camille Rousset, Mézières, Taine, John Lemoinne, Gaston Bois-sier, Sardou.Maxime Du Camp, Rousse, Pasteur, Sully-Prudhomme, Cherbuliez, de Mazade, de Lesseps, Victor Duruy, Joseph Bertrand, Ludovic Halôvy, Léon Say, Leconte de Lisle, Edouard Hervé, Gréard, l’ami-*ral Jurien de la Gravière.Jules Claretie.Le secrétaire perpétuel rend compte des travaux auquels se sont délà livrées plusieurs commissions chargées d’examiner les ouvrages présentés aux différents concours de l'Académie.• La séance de l’Académie a pris fin à trois heures cinquante minutes.M.le duc d'Aumale est monté en voiture avec M.Mézières et s’est dirigé vers la gare du Nord pour prendre le train de Chantilly.Aucun incident ne s'est produit aux abords de l’Institut.Une centaine de curieux sont restés jusqu'à cinq heures du soir, espérant toujours voir sortir le duc d’Aumale qui était passé inaperçu au milieu d’eux.cale.Elles ont de plus pour coutume laquelle elle a conduit la présente affaire ., , chemins de for.Nous ne sous peine consknle de ^Dédier aucune affaire des Jésuites.Le Canari accuse carré- mstie des cliomms ut w t les .Jésuites d’avoir intrigué contre croyons pas quo Sir Hcctoi a tion, qu’il faut reconnaître ouuo conslante de n>expéd._.d’anathème, cet acte oblige stricte- : tant soit peu importante sans eu avoir men-„ .ment les catholiques commande leur préalablement référé au Saint-Père.rinHuence du cardinal et de la Iliérar-1 licle du principal journal emu,- ment si importanUpar ce sévère dis- uien français de la capitale.• • Une dôpècho de Montréal dit que .j l’article du Canadien a causé un véritable A ces causes, le saint nom de Dieu ; ^moi parmi la population de cette ville, invoqué, nous réglons et ordonnons ce * 6t qu*u n*est pasJ invraisemblable que qui suit : ; u i»Acte des Jésuites ” serait désavoué lo.Nous condamnons et réprouvons I r e|J fair0 retrancher, par la législa- nn séminaire romain ~ dit dans ses I *cril tendant à affaiblir* le respect j ture de Québec, les clauses qui sont au séminaire romain, air, aans ses p0^tssance Kql(S au Souverain Pontife, aux rlllsp (ip ja temnôto actuelle ” Notions de Droit public naturel et congrégations romaines, à l’Episcopat et : ‘ ______ * * "ïÆS f“,î.orsCnoÆUs,in« I • à manifester ce respect et cette obéis- nous a défendus ! Voila 1 œuvre do sance en s’abstenant de recevoir tout notre confrère f journal qui publie ou reproduit sans' Sillglüière déieuse dont no, adver.saires se servent comme cl’une admis- par les enfants de l’Eglise.Appartient-il aux écrivains catho- j * Isitif • liques, aux laïques surtout, de criti- * quer dans les journaux les actes du gouvernement pontifical ?Evidemment non.Mgr Cavagnis, professeur CANADA QVEHECN 5 AVüIIi 18*9 L’ATTITUDE DU -CANADIEN ” Notre confrère du Canadien défend sa déplorable attitude, clans un second article intitulé : L'Infaillibilité et les actes purement humains du St-Siège.Nos convictions intimes, les principes absolus que nous considérons comme le code des écrivains catholiques, nous imposent l’impérieux devoir de réfuter cet écrit, qui, clans notre humble opinion, fourmille d’erreurs.Le directeur du Canadien distingue entre l'Infaillibilité et l’administration du Pape.Le Pape, dit il, est infaillible sur les Îuestionsde dogme et de morale.Quand l prononce sur ces matières, les catholiques sont tenus de s’incliner et de croire.Hors de là, 11 ne jouit pas du privilège de l’infaillibilité.Ses actes administratifs, diplomatiques, sont sujets aux jugements des hommes, des catholiques comme des protestants.Cette distinction est reconnue de tous.Le Pape n’est infaillible que lorsqu'il définit ex cathedra une doctrine sur la loi et les mœurs.Quand le Pape parle comme Docteur infaillible, il faut s'incliner et croire, sous peine d’être hérétique.Mais quand il parle et ordonne autrement qu’en sa qualité de Docteur infaillible, il n’en faut pas moins s'incliner et obéir.Et ses actes administratifs comme chef de l’Eglise, ne sont pas sujets aux jugements des catholiques, au moins dans le for extérieur.Le Pape n’a pas seulement l’Infaillibilité, il a la Primauté et la Juridiction suprêmes.On lit au chapitre III de la Constitution dogmatique de Ecclesiô, adoptée par le concile œcuménique du Vatican : Si quoiqu’un doue dit que le» Pontife romain n’a qu’une charge d’inspection et de direction, et non un plein et suprême pouvoir de juridiction sur l’Eglise universelle, non-seulement dans les choses qui concernent la foi et les mœurs, mais aussi dans celles qui appartiennent à hi discipline et au gouvernement de l'Eglise lépandue dans tout l'Univers, ou qu’il a seulement Ja principale portion et non toute la pléuitude déco pouvoir; ou que le pouvoir qui lui appartient n’est pas ordinaire et immédiat, soit sur toutes les Eglises et sur chacune d’elles, soit sur tous les pasteurs et sur tous les fidèles et sur chacun d’eux ; qu’il soit anathème.Outre l’Infaillibilité doctrinale, le ecclésiastique : Dans la hiérarchie, il y a deux parties bien distinctes, l’Eglise enseignante et l’Eglise enseignée.A la première, appartient le droit de déterminer avec autorité ce qu’il faut croire et faire, c’est-à-dire le droit d’enseigner et de diriger.Adhérer aux enseignements reçus et remplir les ordres communiqués, s ont les seuls devoirs de la seconde.Les laïques n'ont donc aucun pouvoir dans l'Eglise, si ce n’est par concession ou délégation extraordinaire du Souverain Pontife.Leurs droits dans l’Eglise sont passifs.(Afoho/is etc., p.3*25).Ces principes étant posés,procédons à l’application.Le Pape a désigné les RR.PP.Jésuites pour traiter avec le gouvernement de la province de Québec.Voici le document qui en fait foi : Rome, le *27 mars 1888 Très Révérend Père, u J’ai le plaisir de signifiera Votre Paternité, que la question concernant la revendication des biens des Pères Jésuites dans le Has Cauada, ayant été référée à une commission spéciale de Cardinaux, le 20 mars courant, il a été proposé de résoudre le doute suivant : ki Si, comment, et à qui il convient de donner l’autorisation; de réclamer du Gouvernement de la province de Québec les biens qui appartenaient aux Pères Jésuites avant la suppression de la Compagnie.” u Alors les Eminentissimes Cardinaux ont répondu : “ Affirmativement, en faveur des Pères de la Compagnie de Jésus, et selon le mode prescrit ailleurs, c’est à dire, que les Pères de la Compa gnie de Jésus traitent en leur nom avec le gouvernement civil, etc.u La susdite résolution a été référée au Saint Père, dans l'audience de ce jour, cl Sa Sainteté a daigne l'approuver dans toutes ses parties.En conséquence Votre Paternité est autorisée à revendiquer les mêmes biens aux conditions déjà énoncées.En vous communiquant cette information, je prie le Seigneurde vous conserver et «le vous faire prospérer.De V.P., le très affectionné, (Signé) Jean Card.Simeoni.Préfet, D.Arciiev.ns Tvn Secr.Très Révérend Père Procureur d«s Jésuites de Montréal.Telle est la décision du St.Siège, communiquée aux Jésuites par le Cardinal Préfet de la Propagande.Comment le directeur du Canadien apprécie-t-il cette décision du Pape ?Il s’écrie : Evidemment, une intrigue de cour avait eu lieu : l'Institut, influent à Rome, avait, avec l’aide de M.Mercier.convaincu le Vatican que les Jésuites étaient plus en état de traiter avec le pouvoir civil que le cardinal Tasche.reau ou tout autre membre de l’Episcopat canadien.C'était souille ter, en face du pays, un prince de l'Eglise et ses collègues dans la hiérarchie, amoindrir leur prestige aux yeux des catholiques.Les circonstances dans lesquelles cet incident se développait, en aggravaient la portée.-.Une portion du clergé était en résistan ce ouverte contre l’Episcopat.Rome sans le savoir, s'en s'en douter donnait contenance à cette faction.Il dit, plus loin : La diplomatie papale a été vacillante, illogique et inconséquente clans toute cette au protestation, des articles injurieux Saint Siège, ou à l’Episcopat.11 Nous condamnons et réprouvons favorable à leur cause, et qui tout écrit tendant à affaiblir le res- donne un nouvel aliment à leurs pect et l’obéissance dûs au Souverain- fureurs anti-catholiques ! Pontife.aux congrégations romaines,v L’écrit du Canadien nous suggère disait Mgr l’archevêque de Québec, j encore d’antres observations, mais L’écrit de notre confrère où l’admi- ! elles feront le sujet d’un autre article, nistration du Saint-Père est accusé de j Nous terminerons aujourd’hui par vacillation,d'illogisme, de contradiction, j Ulie dernière citation.à'inconséquence, n’est-il pas injurieux ; En 1883, tous les évéques de la pour le St.Siège, pour la Cour de ; province étaient chargés collective-Rome, et de nature à affaiblir le res- ment par le Pape de régler la ques- leur est uù ?Lu réponse pect qui s’impose.Le Canadien Nous nous sentons en plein terrain laïque.et civil quand, à propos d’une né s'écrie tion des biens des Jésuites avec le gouvernement de Québec.Tout à coup, il fat insinué dans la presse que des efforts étaient tentés à Rome pour faire retirer le mandat du St- negociation.Ces vacillations, ces inconséquences, ces contradictions ont produit une mauvaise impression dans le pays,cl nous prions Dieu que le spectacle ne s’en renouvelle pas d’ici à longtemps.Si ce n’est pas là attaquer d’une manière outrageante une décision du St-Siège, nous n’entendons plus le français.Eh bien, nous protestons contre cette attaque injurieuse, contre ce manque de respect envers le gouvernement de l’Eglise.Et nous maintenons que rarement scandale aussi grave a été donné par un journal catholique canadien.Le 2 février 1882, Mgr l’arche-que de Québec, qui n’était pas alors revêtu de la pourpre, publiait un mandement sur le respect du aux décisions du St-Siège, Parlant du Souverain-Pontife, il disait : Quand donc, N.T.CVF., cette voix paternelle et royale tout "ensemble, se fait entendre pour juger un différend, donner une direction à suivre.le devoir de tout vrai catholique est d’obéir à cette autorité tutélaire, sans laquelle tout serait désordre et confusion dans ce vaste royaume.Mgr l’archevêque parlait ensuite du respect dû aux congrégations romaines : D’après les bulles d’érection di ces godât ion diplomatiquc-aur une o//aiVe | giége à l’épiscopat tout entier, afin d argent—imprudemment engagée et plus i , , n .imprudemment t-ncore terminée, toute ; taire confier a un seul évêque.* ., .1 .' ____ i .u .• i* une race est vouée aux gémonies et re En présence de cette insinuation, présentée comme déloyale à la Couronne | uu;ournal dc cetto vine prit feu ct ; ht la declaration suivante : Voilà maintenant le Saint-Siège, ., _ _ .° i Un se serait adresse a Home pour taxe d imprudence .Imprudente, mcon- faire changer en un mandat personnel séquente, illogique, vacillante, c’est un • Ifc mandat confié jusqu’ici à tous les journaliste catholique qui trace cette ! fvùiI,le* relativement « ‘a question des J , .• • i biens des desuites, qui sont des biens méprisante esquisse, cette insultante J de rEglise universelle.caricature de l’action papale.Et cela i Le bouverain Pontife n’a-t-il pas le sous les regards des protestants fana- !,lroit ([e chper, !fni il {"}, Plail * U re; .„ ° 1 j presenter dans telle ou telle circonstance ?tises .i a cette heure, tous les membres de Mais revenons au fait.“ Nous l'Episcopat sont les mandataires de Rome.Léon XIII n'a-t-il pas Je droit de révoquer ce mandat et d'en investir soit un seul évêque, soit un laïque.revenons au nous sentons en plein terrain civil et ; laïque ”, affirme le Canadien ; il s’agit d’une affaire d’argent.Ceci, c’est trop fort ! ! Vous êtes en plein terrain civil et laïque, lorsque la question débattue est celle des biens d’Eglise ! Vous ne voyez là qu’une affaire d'argent, lorsqu’il y a une question de droit naturel, et une question de droit canonique ! En vérité, notre confrère a d'étranges distractions.Le rédacteur du Canadien poursuit : Et quand nos accusateurs nous a ca blent d’ignominies, traînent dans la fange notre réputation, notre honneur, nous n’aurious pas le droit de nous défendre avec l’arme toujours permise il • la vérité historique ?Nous défendre ! soit, mais pas au détriment de l’Eglise notre mère.Nous défendre, en prouvant à nos frères séparé* la justice des réclamations ecclésiastiques, comme notre confrère avait commencé à le faire dan» une série d’excellents articles.Nous défendre ! mais non pas fournir des armes contre le Pape, l’Eglise et Que si quelqu’un croyait devoir faire des représentations sur pareil sujet est ce dans les gazettes qu'il conviendrait de parler ?C’est sur ce t.rrain que laquestion se place pour les hommes qui ont à cœur de conserver le respect dû a L'auloritc.C'est aussi sur ce terrain que nous voudrions ramener notre confrère du Canadien, parce 'que nous avons à cœur dt conserver te respect dît à l'autorité.Quant au journal qui faisait cette déclaration si catégorique, au mois de mors 1883, nos lecteurs ont-ils besoin que nou» le nommions ?.C’était le Canadien ! ! ! PETITE GAZETTE Le World de Toronto annonce que Mgr AValsh, de London, sera nommé dans quelques jours à l’archevêché de les Jésuites, à leurs ennemis jurés, j Toronto.Nous défendre ! mais non pas donner i au Mail la joie de vous traduire avec ces titres flamboyants : JRS11TE IVriUCJi 11 LE CANADIEN” MAKES SOME SIGNIFICANT ADMISSION A Tactical] Mistake in Papal Diplomatie — The Jesuits Loss Greater Then Their Gain.—Quebec Catholic Place in a False Position-The Quebec Hierarchy Snubbed.Nous défendre ! mais non pas de manière à faire hurler au World des infamies comme celle-ci : THE CARDINAL AND THE JESUITi THE ORGAN OK HIS EMINENCE CHARGES THEM VITH CONSPIRACY And Papal Diplomacy with Weakness THE BEGINNING OF A RITTER STRUGGLE BETWEEN THE HIERARCHY ANT) THE ORDERS Premier Mercier tilde* in w!th| Che latter Catholicism and Trench-Canadian Nationality Unnecessarily Mad?Offensive to Protestants for a Paltry 8160,000—.4n Insult to the Cardinal—The Orders Unless Kept in Subjection Become a Nuisance to the Church.Le Canadien est l’organe reconnu du cardinal, et toute» les questions du genre de celle oui occupe actuetkment l’opinion publique en Canada, qui sont Le Free Press, de Winnipeg, dit qu’il est probable que 2,000 Canadiens-français s’établiront dans la province de Manitoba durant l’année.AU aboard for the West ! Le 19 mars dernier, anniversaire de la consécration de Son Eminence le cardinal Taschereau comme archevêque de Québec, Mgr Benj.Paquet, prélat do la maison du Saint-Père, a chanté solennellement la messe dans l’église du Séminaire français, Rome.u Le *21 du même mois, a dû se faire la consécration dc l’Eglise du collège canadien, à Rome.Le Cardinal Vicaire, l’Em.Parocchi, a consacré le maître autel, et en même temps six évêques et archevêques ont consacré les six autres autels.Les faillites aux Etats-Unis ont augmenté durant le premier quartier de l’année 1889, en nombre et en passif ; tandis qu’au Canada, durant la même période, il y a eu une diminution sur l’année dernière.Les partisans de l’union commerciale viendront dire maintenant que le commerce est plus prospère aux Etats-Unis qu’au Canada.* L’on parle beaucoup de U succession de M.Pope, comme ministre des chemins de fer et comme représentant dans lu môme sens au nom des députés des Cantionsde l’Est.La chambre se forme ensuite en comité sur la loi du cens électoral.Une discussion pou intéressante se proion* ge jusqu’à C h.et la séance est suspendue.Seance du soir La chambre se forme de nouveau en comité sur la loi du cens électoral, et après avoir adopté plusieurs clauses, avec de nombreux amendements, s’ajourne et rapporte progrès.Les bills suivants passent ensuite en comité général, sont lus une troisième fois et adoptés : Bill amendant l’acte concernant les certificats de capitaines et seconds de navires, dont le but est d’étendre les clauses do la loi réglant la navigation sur la haute mer et la navigation intérieure et sur les côtes : Hill concernant le havre de Belleville, Ont.; Bill concernant le chemin de fer des comtés de l’Ouest.Bill concernant la vente de certains terrains dans la Colombie Britannique; Bill amendant l’acte d’inspection des bateaux à vapeur ; Bill amendant le chapitre des statuts refondus concernant l’intôrôt.La chambre s'ajourne à 1*2 heures 3Ô.Travaux Publics qui est l’un des plus importtaus du ministère, et auquel il est si intimement lié, depuis dix-huit ans.Quant à la réunion des doux département», nous pensons qu’elle a été beaucoup plus agitée dans le public que dans les sphères officielles.Oette réunion imposerait au titulaire des départements unis un terrible labeur.Il peut arriver qu’elle se fasse, mais le contraire ne nous sur prendrait nullement.Dans tous les cas, nous mettons le public en.garde contre tous les cancans de la presse oppositionniste au sujet du porte-leuillo des chemins de fer.Il n’y a absolument rien dc fondé dans tout cela, et la course au clocher dont les journaux libéraux et nationaux nous parlent, avec complaisance, n’existe que dans l’imagination des nouvellistes affamés de sensation.Pour ce qui est du représentant de la minorité anglaise dans le cabinet, nous inclinons à croire que les chances sont partagées entre M.J la chambre Hall, de Sherbrooke, ct M.Colby, de j ^Ij0ursuil Stanstead.Lun ou 1 autre choix En faisant celle demande, il passe en serait excellent.M.Colbv a conquis revue la carrière du général Boulanger la reconnaissance de toute la province le commencement et l’accuse de f travailler a la destruction de la républi- de Québec par son admirable discours qur> Celte offense, allègue-t-on, tombe dans le récent débat, et M.Hall est sous l'action de la partie du code pénal un des hommes dirigeants dans les lraile de ^ conspiration*et des ten- 1 tatives pour renverser le gouvernement établi.Les boulangistes et les députés de la dioite déconcertèrent M.Méline, président de la chambre, qui donnait lecture de ce document, et demandèrent que le ministre de la justice fit connaître sou œuvre., i il t i i Des journaux opportunistes et les Les iunérailles de 1 honorable John radicaux déclarent que lo boulangisme Henry Tope ont eu lieu hier à a cessé avec la fuite du général Boulan- Cookshirc ; la cérémonie a été simple, (JU?.lil P0,IISuile .ri • x A .contre le general soit continuée quand mais imposante.L assistance était1 * très nombreuse ; un train spécial fit le service entre cette ville et Sherbrooke et un grand nombre de AFFAIBCCS DK F lluro sur le general Houlaii-ger !—Ou dit que la fuite de l'agitateur sera la mort «lu boulangisme—Fia mise eu a«*-eusatioii «lu general.1 Paris, 4.—Le ministère a demandé à des députés de sanctionner le contre le général Doulau- Cantous de l’Est.Ft: X £ It A1IÆ ES DF I/1IO-VOIMHLi: J.II.POPE meme.La chambre des députés a consenti à la réunion immédiate des bureaux afin de nommer la commission qui sera chargée de s’occuper de la mise en ac-personnes du lac Mégantic, Sher-1 cusation du général Boulanger.brooke, Scotstown, etc, étaient pré- ^ .|:^m^sior.î se forma, pin* elle 1 ’ .* A1, i-, * soumit son premier rapportaiachani- sentes,y compris M.Albert I ope,Irere bre recommandant de poursuivre le du défunt, M.l’abbé Cousineau et général.autres membres du clergé.Leserrice ,û’ Lisant et Lellérissé r .sont ailes a Bruxelles pour se concerter funèbre a été chante par le reverend avec le générai Boulanger.Avant- son M.Falconer, de l’église anglicane.Parlement Fédéral Ottawa, 4 Avril 1 889.La séance est.ouverte à 3 lis.Avant les ordres du jour, Slit JOHN se lève et prononce un discours ému, faisant l’éloge de son ancien ami et collèguex feu l’honorable M.Pope.Il /lxir*T«it I Inmrnn ivii'Miiim >miI départ, M Laguerre a dit quo ses compa gnons et lui, reviendront samedi pour recevoir leur sentence.La chambre a voté l’urgence de Ja discussion des accusations contre Boulanger et le débat s’engage.M.Paul deCassagnac déclara que les accusations contre le général Boulanger étaient un tissu de faussetés et d’absurdités.Il dit que le vrai et unique arbitre entre Boulanger et le gouvernement est le suffrage universel.Le premier ministre Tirard demanda à la chambre l’autorisation de mettre le La presse a fait son éloge, il Ten remercie cordialemenUCet homme remarquable unissait la plus grande prudence à un esprit d’entreprise extrêmement rare, et il était un des plus influents qu’aient jamais produits les Cantons de l’Est.Il possédait à un haut degré le don de gouverner les hommes et de les diri ger.Ceux qui ne Tout connu que dan*» ces dernières années, alors que le tracas dos affaires et la faiblesse de l’âge l’avaient, fatigué, ne peuvent *e faire une idée de ses grandes qualités de cœur et de tête.Personne n’a pu connaître toute la valeur de M.Pope sans avoir siéger avec lui au conseil des ministres.Ses conseils étaient si précieux que ses collègues se rangeaient invariablement de sou avis, il u débuté par le ministère de l’agriculture, ctdansce départemoni, ainsi que dans celui des:chemins de fer, il a rendu les plus grands services au pays.Ses collègues le vénéraient, l’aimaient, et c’est un spectacle touchant de voir la douleur sincère manifestée par tous les officiers de son dôpartarnent.En octobre dernier on lui donna un banquet dans son comté (Compton) où a régné un enthousiasme indescriptible et un sentiment qui indiquait combien il était aimé.Tons sentaient qu’ils le voyaient et l’entendaient pour la dor-nière fois.il a perdu en lui le meilleur ami qu’il ait jamais eu.M.LAUBIE.Il— Quoique M.Popo ait été trente ans dans la vie publique, peu de gens comprenaient pleinement la force remarquable de son esprit.C’était un homme essentiellement pratique, n’ayant aucune prétention aux qualités de surface, n’ayant d’autre éducation de notre pays contre l’entreprise des factions et de prendre tous les moyens pour sauvegarder la France des horreurs de la guerre civile.Je suis cou vaincu que le peuple approuvera l’action du gouvernement.Après quelques autres discours un rocèda au vote sur la question de sanctionner la mise en accusation du gén.Boulanger.Lo résultat fut favorable à la poursuite : 355 contre 263.Bruxelles, 4—MM.Laguerre, Laisaut, Lellerissé, Naquet, Milteroy et De la Fauconnerie sont arrivés ici." Les étudiants essayèrent de faire une démonstration anti boulangiste, mais la police est venue calmer leur ardeur et les disperser.Lo général Boulanger a dit à un journaliste que s’il était expulsé de Belgique il irait se réfugier en Angleterre.Lchos 4 Nouvelles Navigation Trois goélettes de la Baie St Paul sont parties pour Québec.La goélette “ La Canadienne, ” cupi laine Jos St Pierre, est partie du Uic,' m.irdi, pour Québec.—Au lieu de ce sentiment de l'aibleses et de lassitude, la Salseparoillo d’Ayer vous donnera la force ot l’énergie.Elections municipales he vote par bulletin pour les élections municipales, commencera, à dix heures que celles des gens du peuple H était ce malin-remarquable surtout pour sa persévé- pourra voter devant le protouo- rance ; les obstacles n’avaient sur lui tairo> lü recorder, lo greflior do la paix d’autre cffetquedele rendre plus ardent *egreilier de la couronne et le shériT ’ à poursuivre sou but.__i .vii-.iii/.M.LAURIER a visité bien des fois le lrnvn MAm 6.’ 1 ?Pa‘' 6X08 dü comté do Compton, et il reconnaît que lravai,le ou pai’Ja maladie, est sûrement dans aucun comté du pays, il n’a vu un reslaur^° l,ar Salseparcillo d’Ayer.député ou un ministre qui possédait à tt« un tel degré la confiance universelle.n oDOUHs C’était le bras droit du premier mi- Mercredi après midi, des roches se mslre qui doit nécessairement ressentir sont détachées du cap on dessous do la vivement sa perle, lia, ainsi que la citadelle et sont venues tomber sur la famille du défunt, les sincères sympa- résidence de M.M.Huck, au havre au thies deffopposition.Diamant, en brisant les fenêtres et les M.HALL prononce quelques Holfl chassis, etc.Heureusement personne n’a 1880 élé blessé ; on peut dire cependant que i la famille Ta échappé belle.j C’est la deuxième ou la troisième fois que la maison de M.Huck souffre de semblables dommages ; les autorités devraient prendre les moyens de mettre fin a ces sortes d’accidents.Notre pique-nique annuel Il auia lieu en avril, cette année.En préparant votre lunch, dans la con-IVnHoii de vos pâtisseries nous vous engageons à vous servir de la poudre à f.»in* lever la pâte, dite Imperial Cream Tartar, qui est en vente chez tous les épiciers.C’est la plus saine et la plus parfaite.Elle est manufacturée par Gillett, Toronto, Ontario, est en vente chez tous les épiciers.Emigration ANNONCES NOUVELLES il est ai rivé, mardi, par le steamer t: Vancouver”, le plus grand nombre d’émigrants qui soient arrivés jusqu’à ce jour eu un seul voyage.Us se chiffraient par au delà de 900, parmi lesquels on remarquait 200 belges.Onze seulement sont à Montréal et les autres ont gagné Ontario, Manitoba et le Nord Ouest.Bièro-Labatt Nous alliions l’attention de nos lecteurs sur l’annonce publiée en quatrième liage de M.N.Y.Montreuil, agent de la célèbre Bière et Porter Labatt qui a remporté i a palme dans les diverses ( ^positions universelles.Celte bière est hautement recommandée comme tonique.Uno machine économique M.Noé Cameion conducteur des près-ns à l’imprimerie générale, ” de cette uiie, vient de construire une machine qui va populariser de plus en plus les clichés typographiques.A l’aido de cette machine, dont les dimensions permettent d’embrasser une forme de It pouces sur 15.un seul homme peut faire 20 à :10 moules par jour, sans dépenser pour le chauffage plus que deux chopines d’huile de pétrole.La machine Cameron est donc des plus économiques.Elle est simple dans sa construction, comme sont pics-que toutes les inventions bien réussies; et elle est facile d’opération.L’inventeur a eu des lettres patentes qui protègent son droit de propriété.Cependant, il vend à des prix qui vont mettre sa machine à la portée (le tout le monde.Directions complètes fournies avec la machine.Nous avons fait l’essai dans notre établissement d’une de ces machines et nous nous portons garantie de son excellence.Elle nous donne pleine et entière satisfaction.Ordres ou demandes d’informations peuvent être adressés à Noé Cameron, rue Artillerie, à Québec.Grande exposition de modes et de nouveautés-Mme Labrecque Bière et Porter Labatt—Voir 4ème page Meubles I Meubles t 1—C O Bedard Quelques conseils.Nouveautés I—Glover, Fry R Cie.L'expérience du Révérend Père Wilds.—Dr J.C.Ayer Co.Dentelles et broderies—Bclian Bros.Dernière Edition • prédisent qu’à cette époque Min» jneapolis aura englobé Saint Paul, Marché de Québec Farine et Grains.• * .Québec, .'J avril 1889.f ’tirine—Sup.extra, baril, 196.$ 5 50 a 5 75 Extra.5 45 a 5 50 Forte pour boulanger.G 00 a G G0 Extra du printemps.5 U0 a 5 30 Superfine No î.5 00 a 5 10 Fine.4 G0 a 4 75 Farines en pochos, de 100 livres.2 75 a 2 90 Provisions, Etc, Etc.Québec, 3 avril 1889.Beurre frais par livre.$ 0 25 a 0 30 Beurre salé par livre.0 20 a 0 23 Patates par minot.0 40 a 0 G0 Œufs pai douzaine.0 19 a 0 20 Sucre d’érable par livre.0 08 a 0 09 Fromage par livre.U 12 a 0 12J Oignons par baril.2 25 a 2 50 Pommer, par baril.1 75 a 3 00 Oranges par caisse.5 50 a G 00 (litrons par caisse.3 50 a 4 00 Tabuo en feuille par Ibs 0 15 a 0 18 Grande Exposition r-DL- MODMetdeNOIiVKAOTBS jyj ADAME LABRECQUE désire faire savoir i ses nombreuses clientes et au public que son assortiment de nouveautés telles que Grave accident Ce s jours derniers, un cultivateur de St Henri de Lévis nommé Roberge, qui conduisait son cheval par la bride, en descendant une côte, est tombé sur le chemin et a été si grièvement blessé à la tète parles sabots de l’animal, qu’on désespéré de le sauver.La débâcle du Richelieu M.Ch bot, gérant général de la com CHAPEAUX GARNIS, de Paris, New-York, RUBANS de toutes nuances, DENTELLES et GARNITURES de toute espèce, e'c., etc., Est maintenant au grand complet ! ! ! Pour donner l’avantage aux daines de les mieux apprécier, elle se propose de faire une exposition générale de ces marchandises, LUNDI et MARDI, S et 9 avril courant, en son établissement de commerce, coin des rues FABRIQUE et STE-FAMILLE.I'ous les dames Sont respectueusement invitées à s’y rendra.Québec, 4 avril 1SS9—4f 961 A vendre.Mécanisme de Moulin à Scie ! M/ iLÉOPHE LAVOIE de la Petite R1-• \J VIÈRE St-FrànçOIS, a en vente un superbe mécanisme de MOULIN A SCIE pour la somme modique de NEUF CENT DOLLARS.I-c tout en bon ordre.S’adresser au Courrier du Canada, ou sur les lieux i CLÊOIMIIÎ l.AVOIK.fils de MaKloire.Québec, S mars 1SS8.74 NO U VEAU T US De nouvelles consignations nous arrivent par le.Paiusian et autres steamers paguie de navigation de Richelieu j Nous sollicitons une visite à nos départements de Nouvelles Mar- ti Ontario, a télégraphié hier nr-uui de Soivl que le Richelieu est hbie de glaces de Ch.unify jusqu’à S Ours.On attend d’heure en heure la débâcle devant la ville «Je Sorel.Jn* di'j'C.nte des glaces s’opère avec beaucoup «H?tranquillité, et il n’y a aucun nan«'••r pou** l i Hotte de la compagnie, ’«•in étant extraordinairement basse.D’ordinairement la dubAcie du Riche lieu so fait huit ou dix jouis avant celle du St Laurent devant Montréal.chandises de Fantaisie.U, -n»lfVn vT.3l 'mm CONSEILS POUR L’USAGE OES PILULES D’AYER.0* g’S liosi:* - Pour agir douce• nient aur les intestins, dt - a l pilules.énergique» P»*- ment, de *1 a C» jointes.L'expérience ceule peut Ï déciiler de la dose dans ^ chaque cas.Pour la Constipation, Il n’y a pas do remède plus efficace que les Pilules d’ave».Elles assurent les fonctions journalières des ntestius et les remettent à leur état normal.Pour Indigent Ion, ou Dyspepsie, les Pilules d'Avkîi sont guérison assurée.Gnstralgle, Porto d’Appétlt, KM on me Chargé, Flatulences, Vertiges, Maux do Tète, Nausée*, tous sont soulages et guéris par les Pilules n’Avf.U.Dans les Maladie* du Foie, les Dé* sordrea lUllenx, et la «lamilsso, les PILULES D’Aveu doivent être données en doses assez ferles pour stimuler le foie et les Intea* lins, et déloger la constipation.Comme médecine du printemps pour purifier le sang, ecs Pi lulls sont sans égales.l.os Vers, engendrés par l’état morbide des intestins, sont expulsées par ce» Pilules.Éruptions, Maladie* de ln Peau, Hémorroïde*, résultant de P Indigestion ou do la Constipation, sont guérios par Pusngo des Pilule* d’Aybk.Pour les lthuine* et Refroidissement», prenez les Pilules d’Avek pour ouvrir les poros, et calmer la fièvre.Pour la Diarrhée et la Dyâsontcrle, causées par un froid subit, uno nourriture indigeste,etc., cto., les Pilule* n’Aviîhsont lo vrai remède.Les Ithunmt Unie*, la Goutte, la Névralgie, et la Sein t l.cent plus fort, et ce résultat je le dois A là Sa LSI:i :pAnKii.i.i:.que je recommande eu toute confiance romm** la meilleure médecine pour purifier le sang, «r» n prenais trois petites doses par jour, et avant que la deuxième flacon fût fini, ma santé était complètement rétablie, .le met* et s laits A votre disposition, vous devriez les publier dan* l’intérêt de nos semblables.A vous, avec reaper!, Z.I*.WlLOS." Lo cas cité ci-dessus est un entre mille.Nous recevons journellement des attestations do cures merveilleuses, toutes prouvent la faculté de la Salsepareille d’Ayer pour guérir toutes le?maladies provenant de l’Impureté et do la pauvreté du sang et d’une vitalité affaiblie.La Salsepareille d’Âyei purifie, enrichit, et fortifie le sang, stimule l'action de l'estomac • t des intestins, et pnr conséquent met le système à même de résister avec Succès aux attaques de toutes les Maladie* Scrofuleuse*, Éruptions de la Peau, Rhumatismes, Catarrhes, Débilité Générale, et tous les désordres résultant d’un sang pauvre et corrumpu et d’un système faible et débile.I'RÊI'ARfcn PAR LF.Dr.J.C.Ayer&Ca,, Lowell, Mass.Kn vente dans toutes les Pharmacies ; prix $1, six flacons pour $5.mnn &,mm impoutateurs d*instruments de musique DE FRANCE, d’aI.I.EMAC.NE ET DES ETATS-UNIS.Aussi : Instruments de fabriques canadiennes, ’ l-KIiS QUE I.ES CÉLÈlîllKS PIANOS : 11EINTZMAN & CIE, WM.BELL & CIE, MASON ik BISOU, DOM INTON fc CIE, Etc MÈm1 une,UES ET HARMONIUM8 ; WILLIAM BELL & CIE, DOMINION & CIE, THOMAS & CIE, SCHIEDMAYEK, Etc., Et Les dernières publications musicales reçues chaque semaine.MACHINES A COUDRE : New Williams, et Davis, à outrai nement vertical.aussi : COFFRES 1>E ttdllUTlà (Sales) VITKIXKN (Show Cason) 219, Hue St/ Joseph, St.Roch^Québec.Telephone : Boite 278 Québec, 16 janvier 1S89—1 an 921 N OTRE spécifique No 23 restaure d’une ma nière permanente les forces vitales épuisées, ia virilité perdue et la débilité générale, quand tout autre traitement fait défaut.Envoyés 6 coats en timbres pour notre TRAITÉ et les DI REC TIONS en vue de la guérison à domicile.TORONTO MEDECINE Co., 343, avenue.Spadina, Toronto, Ontario.Qo&K, 25 mal iS8S-.ian 801 CREDIT PAROI AL C.B.LANCTOT, 1864, Rue Notre-Dame Manufacturier de Statues de tous genres, Magnifiques choix de cbasubleries, calices, ciboires, bronzes Importateur d’ornements, bronzes, orfèvreries d’Eglisee, Soins, Mérinos, eU —TOUJOURS EN MAINS— Vins de messe Encens, Cierges, ^Chandelles, Huile d’Olive, Veilleuse Chapelets, etc., etc., Aux prix les plus modérés Une commande est respectueusement sollicitée.Québec, s mai 1888—lan 779 s OE MAUX DE DCa, CAR L'EMPLOI t»E l’Elixir, Poudre ot Pâte Dentifxicos * s s RR.PP.° BENEDICT! il l m 7 5t9' t, cio l’Abbaye cLo Soizlac (GriroxicLo?Dom XVZAGTJXlXiOIVTrE.Prieur 2 Médaillon d*Or:Bruxelles isso, Londres Iss4 Les plus hautos Récompenses INVENTÉ 10*70 PAR LE PRIEUR EN L’AN B *3 / *5 Pierre BCURSAUD « L'usagé journalier de i'Sllx^r Dentifrice des PP.bénédictins, à la dose de qiidhfib** gouttes dans l'eau, prévient et juérit la carie dus dents, qu'il >lancliit et consolide en forti-i lant et assainissant parfaitement; es gencives.cc.i il MEDAILLE D’OR, PARIS, 187& BAKER’S Cacaof garanti absolument mot, ou u u M .0,t aK-«-l Mai écrnomtv-ofl.M .H?1*' T'Cun sr.t /.: tauc.Il i W indoux, nourris-ar.t, ct ! 25?i * dipértr.autant adml- Ira jle pour les malade s quo pour •muiuî 1,i ^0Ql',sflnt «Fune I.-onne So vend chez tous les EpIcJtra.W.BAKER & Cl)., Dorcliesler, Mass.Québec, 10 décembre iSSS—tan ,)lo ELIXIR Préparée par les SŒURS DE L’IIO PITAL DU SACRÉ-CŒUR Cet elixir contient (A l’état soluble ct assimilable) ot s les principes du sang heureusement associes à i esprit de vin et au célèbre Fer /Mu ais.C est un composé alimentaire et médicamenteux qui demande le moins de travail possible de l’estomac, pour être absorbé dans le sang et qui de plus active l’appétit et la digestion, le rendant ainsi supéneur, dans son usage, i tous les extraits de ,
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