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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
samedi 6 octobre 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1888-10-06, Collections de BAnQ.

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33eme Année No 106-Edition quotidienne-llème Année Samedi 6 Octobre 1888 \ % ^ JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS.J'ESPERE ET J'AÏME.ï rom as cm/'ms RH "7.LEGER BROUSSE AU, Editeur-Propriétaire.Nouvelles dos Etats-Unis Funérailles fcéiwral SIDridan —Ovations faites M.I*>Uine.—Kxé-,«ti >n «le Maxwell.I.anevre j.iunt: «lans la 1* l**ri*.le.Les fiuiéiaii! *3 du général Sliéri-dan ont eu lieu à Washington, le 11 août, avec celle simplicité et cette majesté qui caractérisent les cérémonies de rEglise oatholique.Les journaux américains s’accordent tout sur cü point et reconnaissent queles catholiques savent dignement honorer leurs défunts.L’église Saint Mathieu est petite, irrégulière dans sa forme.Dans une vi*le où tout est nouveau, elle peut passer pour vieille.Les catholiques ne sont pas très nombreux dans la capitale des Etats-Unis.Les sectes protestantes ont des temples nombreux.Les grands hôtels, les batiments des différents ministères, le Capitole, la Maison-Blanche, le musée, voilà ce qui apparaît surtout à Washington.Le district de Colombia fait partie du diocèse de Baltimore, et les catholiques tiennent peu de place dans ie monde officiel.Dès le matin, la foule se pressait près de Saint-Mathieu, non pas qu’on pût espérer d’y entrer, mais pour voir défiler le cortère.~Le cercueil du général était, depuis la veille, déposé dans l’église, sur un catafalque, recouvert d’une étoile noire aux franges d’argent ; des candélabres tout autour et des drapeaux étoilés.Sur le cercueil, l’épée du général et une croix de fleurs.L’extérieur, l’intérieur étaient revêtus de tentures noires et sur les autels des chapelles, se trouvaient des Heurs apportées par des mains amies.A i) heures les portes étaient ouvertes et les officiers en grande tenue recevaient les invités et les conduisaient à leur place.Point de tumulte ni de désordre, tout so faisait avec un calme respectueux.A droite, du côté de l’autel de la sainte Vierge, se tient le corps diplomatique.A gauche les députations du Sénat, de^ la Chambre, puis les hommes d Etat, les juges, les otliciers de P année de terre et de mer, tout coque Washington renferme d’illustrations, se presse dans la modeste église de Saint-Mathieu.Mme Sheridan s’avance lentement appuyée sur les bias du colonel Michel Sheridan, frère du général.Elle s’agenouille sur un prie-Dieu en face du cercueil, ayant à ses côtés les deux fi ères du général ; autour sont les olliciers qui formaient comme la famille du général.L’orgue fait entendre une marche funèbre et les enfants de chœur, les acolytes, les prêtres s’avancent autour de l’autel.Le cardinal Gibbons, avec son ample vêtement rouge et la barrette, forme la procession, et après avoir prié un instant au pied de l’autel, va prendre place au trône qui lui a été préparé.À ce moment, il se produisit un léger mouvement de curiosité.M.et Mme Cleveland, ainsi que Mme Folsom, font leur entrée, et derrière eux viennent les ministres.Un siège d’honneur avait été préparé pour le président, mais il préfère une modeste place près du cercueil, autour duquel on remarque ce que nous appelons les porteurs du drap funéraire; le général Sherman, l’un des héros de la guerre, le président de la Chambre, des membres du cabinet, etc.Après la messe, le cardinal Gibbons monta en chaire, et après avoir un instant contemplé le cercueil et l’auditoire, il donna lecture de son texte dans lu Bible ainsi qu’il est d’usage en Amérique; puis, d’une voix claire, nette, sympathique, il raconta les faits héroïques de Sheridan, et remercia la providence d’avoir conservé Turnon des Etats.Ce iTest pas seulement le héros que le cardinal venait louer, il s’éleva bientôt à des hauteurs, où sans doute beaucoup de scs auditeurs avaient peine à ie suivre ; il montra la beauté et l’unité de la vie chrétienne, qui remplit sa tache sous l’œil de Dieu, et parvenue à son terme, va recevoir la récompense éternelle.Le cardinal prit ensuite la chape noire, la mitre blanche et la crosse en mains et se plaça au pied du cercueil, pour réciter les dernières et si touchantes prières de l’église.A la porte de l’église, pendant que la foule sort lentement et se met en procession pour le cimetière, la musique de la marine joue le morceau que Ton aime à entendre “ Plus près de toi, 6 mon Dieu, Nearer .my God to Thee! 11 fallait une longue marche pour se rendre à la tombe, et les soldats, les olliciers, les piétons qui bravaient ainsi les ardeurs du soleil, succombaient à la fatigue.Le monument de Sheridan est situé sur une petite éminence près de l’historique maison d’Arlington.La vue est splendide.On domine Washington et ses monuments, le Potomac et la campagne de la Virginie.Le cercueil ayant été déposé près du monument, le prêtre bénit la tombe, et alors Tartillerie se fit entendre ; les soldats déchargèrent leurs fusils; quand le cercueil eut été descendu dans le caveau, un vétéran s’avance et sonne de la trompette.C’était un souvenir des camps.Pendant qu’à Washington ou se préparait à rendre les derniers honneurs au général Shéridan, la ville de New-York était en fête le 10 août pour recevoir le leader du parti républicain, James Blaine, retour d’un voyage dans le vieux monde.M.Blaine avait décliné toute candidature à la présidence et, après avoir séjourné en Italie, en France et en dernier lieu en Ecosse, il rentrait recevoir les ovations de ses concitoyens.Dès que le steamer City of New• York eut été signalé, une ilôt tille de bateaux fut à sa rencontre ; les hurrahs, les sons de la musique se liront entendre quand on aborda.M.James Blaine peut reconnaître combien son parti lui est fidele, car jamais conquérant au retour des batailles n’a été si chaudement fêté.Dès le lendemain de son arrivée, M.Blaine parlait à son bon peuple; il annonçait la victoire des républicains, et promettait la permanence du systè- me de protection, qui seul fait le bonheur et la prospérité de l’Amérique.Si on adopte le bill de M.Mills pour ces tarifs, Vest Y abomination et la désolation pour le pays.M.Blaine est la gloire de l’Etat du Maine, et les républicains ont failli enlever son élection en 1884.La convention de Chicago n’a duré si longtemps que par le fait des amis de Blaine.Enfin on a choisi Harisson et demande si M- Harisson ne ferait pas bien de se retirer et de laisser la place k M.Blaine.Le feu n’a cessé de causer beaucoup de désastres sur plusieurs points du territoire ; mais le 13 août, il éclatait d’une manière terrible et soudaine dans le couvent du Sacré-Cœur, à Manhattauville,faubourg de New-York.Les sœurs étaient à la prière du soir, quand le clocher annonçait l’incendie qui s'était déclaré dans T intérieur.Elles ne perdirent pas leur sans-lïoid et assurèrent la sortie des enfants.Le couvent est situé sur les hauteurs d'Harlem,et le leu pouvait être aperçu de toute la ville.Les secours furent impuissants, taut la marche de l’incendie fut rapide, et le bâtiment n’offrit bientôt qu’un amas de ruines.Les frères de Manhattauville offrirent asile aux sœurs et aux petits enfants, en attendant qil oil puisse trouver un autre abri.La perte est considérable, et c’est une rude croix pour les sœurs et les familles catholiques.Liô avril 1885 dans St-Louis, un crime affreux avait été commis : un Anglais M.Teller,avait été tué à l’aide du chloroforme, dévalisé de Tor qu’il portait et enfermé dans une caisse.Le criminel avait pris la route de San Francisco, puis était parti pour l’Australie.C’était un jeune Anglais Hugues Brooks, prenant le nom de Maxvell, et qui avait quitté l’Angleterre avec M.Teller, s’était lié avec lui durant la traversée, et enfin était devenu son ami inséparable.La police fut bientôt sur la piste du fugitif, et en arrivant à Aukland, il fut arrêté et ramené prisonnier auxEtats-1 nis.Le procès fut assez long, mais les preuves étaient si convaincante.-, que le jury le condamna à la pendaison.C’était en mai 1S8G ; M.Maxvell avait inutilement affirmé son innocence.11 fit appel devant la cour de l’Etat, qui confirma le jugement.Mais le prisonnier et les avocats ne perdirent pas courage ; ils employèrent toutes les ressources légales et Ton s’étonnait de voir i* affaire se prolonger ainsi.Voilà plus de deux ans que Maxvell est légalement condamné et l’exécution était toujours différée.Le gouvernement anglais est intervenu, et lord Salisbury a demandé à M.Bayard la révision du procès.Le gouvernement de Washington n’a rien à voir dans les affaires d’un Etat.M.Bayard a envoyé la lettre de Salisbury au gouverneur de l’Etat du Missouri.Ce dernier n'a pas jugé à propos d'accorder un nouveau délai et, le 10 août, on a exécuté à Saint-Louis, Brooks-Maxvell.Brooks s’était réconcilié avec Dieu et un prêtre l’assistait à ses derniers mo- ments.11 a toujours protesté de son innocence et s’est plaint de la justice américaine.La fièvre jaune cause de grands ravages dans la Floride, surtout à Jacksonville ; la terreur s'est emparée de la population, et les villes voisines ne veulent pas recevoir de fuyards.La ville est donc bloquée, et cependant le fléau poursuit sa marche.On ne peut espérer d’en être délivré qu’à l’arrivée des froids.Cette terrible fièvre jaune semble se limiter près du golfe du Mexique.Elle s’étend rarement vers le nord, et ce qui est le plus effrayant, c’est qu’une fois quelle vous saisit, les remèdes sont presque toujours impuissants.On meurt bientôt dans d’affreuses souffrances.Les nègres sont rarement atteints par le fléau, et la science cherche la cause de cette immunité.J-E.Martin LA LIBERTÉ DE L’ÉGLISE [dk L'Univers.] Le gouvernement n'ose pas dénoncer le Concordat et supprimer les sièges épiscopaux établis en vertu de cette convention.Il se rabat sur les siffles qu’il qualifie de non concordataires et qui ont été élevés, sous les règnes précédents, d’accord avec le Saint-Siège.On ne voit cependant pas la différence.Ce qui ne permet pas de toucher aux évêchés créés à la suite du Concordat, c'est qu'en ; effet ils ne résultent pas du fait de la seule puissance française ; l'Eglise y est intervenue connue puissance indépendante, comme le chef de cette puissance le Pape a signé le traité.Si des évêchés ont été postérieurement institués en France, ils l’ont été comme ceux de 1801 en venu d'un accord entre le Tape et le pou-j voir civil.Le Tape n'aurait pas voulu instituer les évêques qui ne fussent pas dans les mêmes conditions que les autres.Et, d’un autre côté, il est évident que le pouvoir civil ne pouvait de son plein gré tracer des circonscriptions religieuses et j fabriquer des évêques.Tout évêché ; en France est donc concordataire, et j résulte d'un concordat ou accord particulier avec le Saint Siège.Comment cet accord cesserait-il d’exister ?Les deux pouvoirs contractants ont entendu fonder une œuvre perpétuelle.Il n’est pas permis à T une des parties d’interrompre ses engagements quand l'autre remplit fidèlement les siens.L’accord est nécessaire.C’est comme puissance distincte et indépendante que le Saint Siège est intervenu.Et dans ce sens, le pouvoir civil, eu supprimant un évêché, rompt un pacte iu ternational.S'il ne faii la chose qu’indirectemem et.avec précaution il manque à la probité la plus vulgaire ; entre puissances qui ne sont pas soumises à un tribunal, la bonne foi est de première nécessité.En droit, tout les évêchés sont sur le même pied ; ils ont été fondés par l’accord des deux puissances.Et, dans la pensée des meneurs qui eu-trairont cette campagne, on doit voir Vj U L ^ un essai d’abrogation ou de dénonciation du Concordat.Bien des gens se méprennent sur la portée du Corcondat : elle est immense.Le Concordat signifie que l’Eglise est une puissance indépendante, que par conséquent, dans Tordre de la religion et de la morale, elle n’est pas soumise à la puissance civile.Ceux qui parlent de remplacer le Concordat par la liberté de l’Eglise, trompent la France, ou plutôt ils sont tellement connus qu'ils ne trompent personne.La liberté de l'Eglise repose sur le principe des deux puissances.Si la liberté de l’Eglise se développe aux j Etats-Unis, c’est que là règne un principe analogue à la distinction des deux puissances ; le Décalogue y est considéré comme supérieur à la puissance publique et l’Etat ne s'y considère comme faisant le droit et la morale.En France, l’Etat est tout, et de lui découlent tout droit et toute autorité.Sa tendance est de refaire la constitution civile du clergé.C'est dans ce sens qu’il pénètre dans les affaires administratives de l’Eglise pour les rapprocher de plus en plus d un idéal contraire à l’Eglise.Aussi, quand il s’est agi de l’abrogation du Concordat, a-t-on parlé d’une loi d’association pour régir TEglise.Nous n'examinons pas si l’Eglise est une association.î>i c’est une association, on est obligé de convenir que cette association est universelle, et nous tombons dans cette anomalie d’appliquer la loi française à une association qui s’étend sur le monde entier : sous les noms de liberté ou de droit commun.ce serait la persécution.Par l’abolition du Concordat, le Tape n’aura plus en France d'autorité légalement reconnue ; il n’y sera plus un souverain protégé par T immunité des souverains, et la société religieuse dont il est le chef et à laquelle appartiennent tant de Français perdra en France sou indépendance.Il est possible que les républicains du jour hésitent longtemps avant de se lancer dans l'aventure où ils sont conviés* Ils comprennent, en effet, que les catholiques, ne reconnaissant aucune de leurs lois sur la religion, se maintiendront toujours en état cT hostilité contre eux.La fureur de laïcisation est tout-s protestante, le mot l'indique.Nos républicains reprennent à leur compte T axiome protestant qui a triomphé au traité de Westphalie : Ejus est retigio cujus et regio.La religion du pays est celle du maître : les républicains sont les maîtres du moment; et ils veulent en user à leur guise avec la région catholique.Elle n'est pas la religion de l’Etat, mais elle est celle du pays.Et si nous n’étions pas sous le régime de la souveraineté du peuple entendue à la façon césa-vienne, nous comprendrions que les catholiques français, faisant partie de l’Etat ou de la nation, ont droit à la liberté de l’Eglise.Mais l’Etat en France est une abstraction.C’est le ministère ou la Chambre des députés Les familles, les populations ne comptent pas.Aussi, la séparation de l’Eglise de l’Etat a directement pour beu de déchristianiser la France, et n >n simplement de déclarer que M.Bloque! et ses collègues ont • essé d’être catholiques.Les partisans de la sépara tion croient y arriver en ruinaur le clergé par une confiscation totale ; mais ce n'est que le commencement des mesures répressives qui devront suivre.Et déjà on nous en a fait entrevoir la série dans les projets de loi sur ou contre les associations.Sous cette somme de dix mille francs retranchés du budget, il v a bien des eho-ses.Il est bon, toutefois, d'être prévenu et de savoir où Ton va.Coquille.« - UNE LETTRE DE DON CARLOS Le Figaro publie la lettre suivante, adressée par le duc de Madrid au prince de Valori : Venise, 14 septembre 1888.Mon cher Valori, Un monument a été élevé à la mémoire de Henri V.C est à Sainte-Anne d’Auray quoi i piété des fidèles va le placer, près du Chamyd^s-martyrs sur cette Navarre et cette Bisave w françaises où les orages sont impuissants à effacer les souvenirs, où il suffit d'un rayon de soleil pour faire germer d'un sol glorieux les héros et les grands dévouements.Exilé comme lui, je ne puis envoyer à ce roi de l’exil qu'un lointain et supreme témoignage, avec le légitime orgueil d'avoir compris connu • lui la grandeur, la sainteté du dépôt, royal qui m'a été confié par I histoire salique et dix fois séculaire (T* n i race.L’Espagne et la France s'étonneraient à bon droit, si je n'élevais pas la voix dans cette circonstance so lennelle.Vous serez, mon ch r prince, mon interprète auprès de c-ux qui.eu France, m'ont conservé leur affection.Ces cœurs loyaux n'ont pas regardé comme des étrangers lesdesceii tints de celui qui au Sud, a abaissé les Tyrénées pour que la race latine soit une, et qui, au nord, a armé les bastions de Lille, de Sedan et de Strasbourg.Plus respectueux des imités que lE’urope qui les a vingt fois violés, j’appartiens à T Espagne.n* ré- clame pas une double et légitime couronne ; mais je n'en sais pas moins reconnaissant a ceux qui.dans leur loyale et ardente fidélité, gardent le culte de ma famille et rattachent à sa grandeur lu gr tiuleur de la France.Vous me représenterez,cher Valori, auprès d’eux.Si devant l'image vénéré * do Henri V on vous interroge s ir ma politique, vous direz que, comme l'auguste défunt en France, je suis, eu Espagne, le roi de toutes les libertés nationales, mais que je ne serai jamais le roi de la Révolution Vous leur direz qu’il n’y a que deux droits politiques en présence dans l’histoire contemporaine : le XSB&XaûCB5B£SSBZ2323Z ÛIÔÏ UhBSSKü ttUAEtiSbESBaXt Feuilleton nu COURRIER DU CANADA 0 Octobre 1888—N° 81 IÆS MYSTÈRES DU I! HAT li A li H A l i I I IT [Suite) Pauvre Molda ! Elle vous connaissait mal ’• .Il faut lui pardonner de ne point avoir compris à quel clegvé d’abaissement les passions avilisent les hommes.Mais vous avez étr plus loin que nous ne le prévoyions tous ! Vous avez voulu violer son àmc, attenter i\ sa liberté, la livrer pour prix d’un marché odieux à un homme dont cllo ne veut ni ne peut devenir la femme.Alors sa conscience l’a rendue forto.Elle a compris qu’elle ne pouvait jurer d’aimer cet étranger dont lo nom seul l’eflraye.Elle s’est réfugiée dans un cloître, ol doublcmeet protégée par la religion et par lu loi, elle y attendra que l’ége do la liberté sonne pour elle, et lui donne le droit de disposer do sa personne' .A mesure que parlait; le juge, si la colère de Komorn restait la mémo, son esprit raisonnait davantage.A tout prix il voulait reprendre Molda.Le reste le regardait.Il plia donc au lion de se révolter.— Je croyais assurer le bonheur de ma fille en lui choisissant pour époux un homme dont la science excite l’admiration générale, et qui possède une fortune sans limite ; je suis prêt cependant à renoncer à ce projet, si Molda eu fait l’expresse condition de son reronr.—Qui répondra de cette parole ?—Mon honneur.—'Mauvaise caution ! fit lcjugc.Je considère le père comme déchu de ses droits, le gentilhomme comme indigne de confiance.11 faut que Molda échappe désormais à un pouvoir tyrannique et cruel ; elle no le peut qu’en restant où elle est, sous la garde de Dieu et des anges, ou en acceptant un mari digne d’elle.Le souvenir des paroles de dame 111a traversa l’esprit de lvomorn.—Paulus ! murmura-t-il.Il ne le prononça point.S’il acquiesçait à cette condition, il s’aliénait à jamais l’amitié si précieuse de Palma, tandis qu’en allant près de lui raconter la vérité et demander assistance, il pouvait espérer garder non pas lasympathiode l’alchimiste, mais de nouveau droit à sa générosité.Komorn releva la tête, et regardant Samper en face : —Je plaiderai ! dit-il, j'irai jusqu’au Roi s’il le faut.—A votre aise, monsieur le comte, répondit le baron Samper.Il adressa un salut rapide au comte Komorn, se pencha sur son bureau, et reouvrit le dossier des bandits auxquels semblait si fort s’intéresser Mathias Rath.Komorn comprit que l’audience était terminée et, la rage an cœur, il quitta l’hôtel du juge.XX LE FBÉCiriCE ^ # Paulus connaît la vérité ; il sait que Molda, pour échapper à un mariage qui l’épouvante, s’est réfugiée au couvent.Il comprend que Palma n’ignore point le refus de Molda de devenir sa femme, car le comte Komorn est venu au château du Danube, et pendant plusieurs heures les deux hommes se sont entretenus ensemble.Après le départ du vieillard, Palma s’est abandonné à une de ces colères dont Paulus connaît et redoute la violence, puis il a fait appeler lo jeune homme, et lui a demandé fièvreusement : —Crois-tu qu’il soit possible de composer des philtres assez puissants pour exercer uno inliuenco victorieuse sur les cœurs qui nous haïs- sent.En est-il qui fassent aimer ?—Vous oubliez, maître, que j.e ne suis point alchimiste.—Je sais ! je sais! mais tant de ibis tu as feuilleté mes livres.—Ces mêmes livres, vous les savez par cœur.—Peut-être, répondit, le comte, mais, Paulus, les plus forts esprits hésitent ; on voit les plus sûres mémoires faiblir.Nul n’est certain de conserver pure et brillante la clarté divine de la science.Certains jours je regrette mon audace, ou je voudrais anéantir le passé, et vivre comme le plus pauvre des chevriers des Abruz-zes.—Vous vous montrez injuste envers Dieu, monseigneur ! —Me crois - tu donc heureux ?s’écria Palma avec une explosion inattendue?Heureux moi ! quand j’ai perdu le sommeil ! heureux quand mon cœur déchiré ne trouve nulle part un adoucissement à ses blessures ! Ah ! ce bonheur là.Panins, je ne le souhaiterais pas à mon plus cruel ennemi ! .La voix de Talma s’étrangla dans sa gorge, ses yeux prirent une expression "de fixité terrible comme s’il voyait apparaître un fantôme menaçant, puis il étreignit le poignet de Paulus et répéta : —Des philtres pour se faire aimer ! réponds-moi, en exislo-t-ii ?—Ü.ui, répondit le jeune homme.—Quel livre en fournit la formule, quel manuscrit en contient la mix* turc i Paulus sourit.Rien n'était plus charmant que le sourire de Paulus.La jeunesse, l’espérance y rayonnaient à la fois.Ge sourire avait vingt ans et l’avenir ! Le philtre pour être aimé, répondit il, c'est d'aimer soi-même ; de garder pur lojcœur dans lequel se reflète une image adorée ; de vouer sa vie a un culte, et de lui sacrifier tout, hors sa conscience.L'amour vient du ciel, maître.11 ne se trouve ni dans les •creusets comme l’or, ni dans les entrailles de la terre comme le diamant.A Celle que uons aimons doit nous être ! sacrée ; nous osons la nommer à Dieu dons notre prière, nous sommes prêts pour elle à nous dévouer comme à mourir.Certains des mots de Paulus glissaient sur l’Ame de Palma sans qu’il en comprit bien le sens.Le sentiment qui l’attirait vers Molda, ne ressemblait en rien à la noble et sainte tendresse décrite par Paulus.11 jalousait ce jeune homme, et sans savoir qu’il était son rival il en venait à le haïr.La pensée que la fille de Komorn lui échappait le rendait fou, aussi reprit-il d’une voix plus Apre : —Je ne saurais comprendre la tendresse de cette façon.11 me huit un phiitre de l’enfer, pour attirer celle qui refuse d’entrer ici en dame et en maîtresse.Feuillette les livres, cherche, trouve ; appreiuls-moi.Il n'eut pas le te aps d’achever Abraham Zek se précipita dans la chambre.—Maître ! dit-il, mnitre, ma fille se meurt.—Qu’y puis-je i lit Pal ma avec accablement.—Tout, répondit le Juif, tout, —Rien ! répliqua Palma ; j-* me sens atteint d'impuissance.—Ah ! fit Abraham, je comprends.Il manque quelque chose au breuvage de vie.c.—Oui, répondit rapi l nient Ta!-ma.—Ce quelque chose, je te le procurerai.—Vous ! —Oui, moi.Jure-moi que rien ne s’opposera à l’accomplissement du prodige que je réclame.—Rien., —Ta achèveras l'Elixir la nuit prochaine ?— La troisième nuit, répondit Palma.— Ma fille vivra-t-elle jusque-là ?— Elle vivra.—Alors je te donne rendez-vous pour ce soir-là, dans ton laboratoire.—J'y serai.-C'est une question de vie et do mort.[A suivre) Le Courrier du Canada, Samedi 6 Octobre 188& MMta • Electeurs de Montréal-Est.vous hommes avant le jour de la votation, ni ou itique ni en religion.H ne j R.Dupuis $172, Alfred Boivin S107, ‘ 4 ' ” .et Israel Damais S2G0 de Kamourasko.droit traditionnel et le droit popn- ** Vous avez voulu voler l'élection m fai- liraient démettre.tlie certainement l’asitatiou anti-seme- aient reconnu l’usurpation triom- phante * soit.Un jour viendra qu’eux- saut maculer, grâce à la connivence, de vos L'affaire a été ajournée à vendredi, tique.mêmes ou leurs* descendants béni- j amis, chargés de la surveillance des boi- 10 12 du courant.‘‘onile UouSlas il ai,Ssii dit (ll,(r a«re de mon pieux souvenir à mon traquer d’autres journaux cent fois personnes* m assemblée a la;;»te ce de chasse au daim, l'empereur Guil-, 5x i; ,• Y nmiv mn r^nnubr à I • ii .i„; 1 bst •uijounl iiui pour ncelnm.v le la u me a pris part à un lunch au palais uk ien-ai ,p *11 i moins coupables que lui.général B mlanger à son retour à l\ui*.Sohoelbrunn.Il a ensuite fait ses adieux rout ma mémoire.Je leur aurai gar- : UM5 bulletins de* M.David et en ve- i i i liant vous meme devant le juge Doherty de inviolable le droit des bourbons, tlemaiJ(ier u.renvoi de 0fSJb5lletins.• dont je sms le chei, droit qui ne .^j/i'aiüou ayi z au moins la pudeur s'éteindra qu’avec le dernier reje- vous taire, toits, l'honnête hommr.” ton de la race issue de Louis XIV.M T) , , n Cost dans ces sentiments que je M- Beaugrand a belle façon maiii- m'adresse à vous pour porter l’hom-j tenant de se voiler la figure et de mage oncle bien mes amis de France.Votre bien affectionné, Carlos.Cette lettre où il y a une parole si sévère contre le comte de Caserte, Irère du roi de Naples, qui a fait sa soumission au gouvernement espagnol, soulèvera sans doute diverses observations.Nous pourrons y revenir.WKlK-i".- l'empereur Frédéric avait autorisé réponse de l'empereur Guillaume à se mettre à la tête de la mission de la ville de Berlin.Ce discours a camé sensation, parce que le comte Douglas est en relations intimes avec la cour impériale.I\iiis, a.1 ne ioule uVnviron iu.ouii Vienne.5— Do retour d une excursion ÜEPËCH I.K GHNK1ÎAI.i’.orbANV.Kl! Scs attaques à 1 adresse de 1 hono- Le gênerai s est montré revècli*?1 à cet;** à l'impératrice Elizabeth et aux : ruble M.Taillon méritent la Jlétris- déinon>tration et il ^’esquiva par une membres delà famille impériale.nitres L'empereur partira pour l’Italie le 10 courant.LE BILL DU TARIE ANNONCES NOUVELLES Avis lie soumissions—1).Ouellet Chemin de fer du Lac St-Jcan.C ur Supérieure—A.Bender.Banque française.l.r.Banque Nationale—1\ Lafrance .T m .n , ., voie détournée, sure.Aussi M.caillou n a pas nesite un seul instant a poursuivre le di- ; recteur de la Patrie pour un montant ; m tTT fnii-°llicieile; de $25,000.i lVanro-umisie» soiimolia.u les école* , Washington o.-lhor le rappor de pub ujues et .rivées à l’inspection d.s :la “‘«J0"» de la minorité sur le b)ill du !m.to ri tés françaises, ne ra pas accepté lanl a, ett> au Ces deux • * 11 - j i .’ ' rapports sont très longs et très explicites.LE MOUVEMENT EElîEÉTnîL I A Tunis k-i seules nh ornunisèssl som d!»lin&à«rcdiilrlbutacoaime CANADA Q1CBEC, O OCTOBRE 1SSS LES AMÉNITÉS DE LA PRESSE Nous annoncions hier que M.Beaugrand, propriétaire de la Patrie.a pris des actions en dommage contre îrois journaux de Montréal, pour des articles à son adresse qu’il prétend diffamatoires.C'est le même M.Beaugrand qui, au cours de l’élection de Montréal-Est.se servait d’un langage incendiaire, digne du plus vil démagogue, et qui diffamait l'hon.M.Taillon.Qu’on en juge par les extraits suivants : Septembre 10—Les brefs sont lancés pour l'élection de Montréal Est.Les patriotes de cette grande division doivent se rallier autour de leur chef et se donner la main pour porter un coup au funeste personnage qui trône à ( Mtawa.La proxince de Québec vient de recevoir un coup qui est le signal d’une tentative d’écrasement longuement méditée * * ’ A Londres on nous empêche de régler nos affaires financières.A mtawa on nous interdit [’administration de la justice clans notre province.Unissons-nous contre l'ennemi des Ca-nadiens-franeats, contre le persecute 1 r des provinces.mis à sir .1 olin Macdonald.Septembre 10—Ainsi donc, ce désaveu indigne est un empiètement sur les droit.- de la province.C'est une tentative d’écrasement.Canadiens de Montréal Est, relevez la tête.Septembre 11— Grande assemblée, jeudi, le 13 courant, à 8 heures p.m.au marché Jaint Jacques, rue Ontario, pour piotester contre le désaveu de la toi des magistrats î Electeurs, rendez vous à cette assemblée ! La province de Quebec est en danger.Septembre 21— Electeurs de Montréal-Est attention ! Si nous cédons, sir John aura mis le pied dans l’étrier pour nous imposer î’Union Législative.LT mon Législative, c’est l’écrasement des Canadiens.Allez-vous laisser faire sir John, votre ennemi acharné ?é Relevez la tête, ralliez vous Venez en masse protester demain.Septembre 12—Nous avons dit alors que ia seule cause de tout ce tapage c’était qu'on n’avait pas offert aux Anglais de faire la conversion, et surtout qu’ils soupçonnaient M.Mercier d’être entré on pourparlers à cet effet avec une maison française.C’est là surtout ce qu’on ne pardonne pas à Londres.Les all a ires avant tout.De là leur colère rouge Largent français n’est-il donc pas aussi bon que l’argent anglais ?Où allons-nous aller avec cet anglicisme à tous crins qui semble posséder jusqu’au doyen du conseil ?fSeplunbré 13—Les Canadiens français vont-ils sc laisser tondre la laine sur le dos sans broncher ?Nous lie le croyons pas.car ce n’est pas leur habitude/ Ils n'ont pus ni peur lorsque Sir John appelait contre eux les bataillons de Winnipeg ; trembleront-ils devant un veto fantaisiste ?Septembre l7—La bataille est engagée entre sir John et les Canadiens-Français, qu’il veut écraser eu leur enlevant leurs droits, mais ils(sfc) ne sont pas g» ns à se laisser faiic.Sir John Macdonald est notre ennemi invétéré .I'honor'?* le W.Laurier est de notre sung et de notre race.Septembre 25—C’est demain la vota-tiii dans Montréal-Est.Vous avez à choisir rntre M.Laurier, un Canadien et S.n John, un Anglais é • Sepu iubre 25—Propriétaires, méfiez M.Louis Honoré Fréchette vient de faire part aux abonnés de \'Electeur qu’il aurait découvert, en collaboration avec un M.lveely, le mouvement perpétuel que l’on cherche en vain depuis le commencement du monde.feraient-ce quelques-uns de ses amis de fraîche date qui auraient inspiré à M.Fréchette l’idée du mouvement perpétuel ?j D’après une prétention de notre poète, doublement national, pour avoir droit de critiquer des vers il faut en avoir fait ; est-ce que pour uger sainement de la nouvelle découverte de MM.Fréchette et Keely, il faudra aussi tourner perpétuellement ?C’est probable, puisque jusqu’à présent M.Fréchette seul a pu comprendre les savantes conceptions de Keely.Les physiciens ordinaires n’ont rien compris et rien cru-( Union Libérale).Paul-Emile; L ,, A 1 unis les seules écoles organisées iJ, ., I sont des écoles italienne*.1., memier !Je campagne é ectorale.ministre, M.Crispi, n donné in* ruction : If1raPPort f l;! niaJonU‘’.au chargé dallaiU italh n à Pan*, d’.n, ,aul !es Vlie1s Ac* séna,cu.« rép' bl,cains former M.lîoblet, minis! c des allai,vs',Ju c0-m* l,lia,u'es du sema se corn- ment liaiien est désireux Je traiter la question avec le plus grand c dme ei qu’il souhaite ou venir à une entente.Si la F ran ce persiste.Ella lie exercera des leprésaiiies en soumettant à fixup c-tion italienne les nombreuses écoles pi i-maires et secondaires à Borne et (pii sont dirigées par de- congrégations red-! gieusrs française.-.V— « LE IJiiCPiKTdi l'JiK.SIDKM'CAliNo l Londres, a.—Le président Carnot, à | des tableaux.Ces tableaux renferment des états comparatifs détaillés des principaux poinisdu bill de Mills avec ceux de la loi actuelle et ceux du nouveau bill du tarif du sénat.Echos 4 Nouvelles r«r >«*» «?ioi «w»-Ci.ü;, ^ > ,l,s ntr ,ng.M> m, J'1' ntv, est dirige sur- accident avant-hier, en face de la g; i?;'1 ' 1 '' 11:1 ' ' i,h«;m.iiius (]e l’imercolouial à Lévis, ne prend ; Depuis qm-lque» années, r .mini-r.t*o.Ulieil,.u affaiblit toujours et des italiens »n franco *•.rapidousout augmente r¦*-sidani i n Franco :t tri nié en tr e ’.le-riud ans.* RECEPTION PAU L’EMPEREUR GUILLAUME Vienne, 5.—L'empereur G ni laume a reçu h s principaux diplomates dr ce te ville à l’ambassade allemande, hier.En l’absence de M.deCrais, l’ambassadeur franc iis en Autriche, le marquis de Moutenariu.conseil er de l a législation représentait la Fiance à la réception Le prince Lobau i.de l’amba.-sadeur russe, n'etait pas prêreut ; sou absence ainsi que celle de i'ainbassadeur de la France sont considérées dans tes cercles »dfici»*!s comme ayant une grande bigniiicatiun., .Ti • i Un banquet a été donr le soir.L’ern- La presentation des candidats dans p .reni Frai rois-Joseph .souhaité la PETITE GAZETTE La présentation des candidats pour remplir la vacance dans la législature d’Ontario, dans Kingston, a eu lieu jeudi.Deux candidats ont été proposés : Hugh Smith, conservateur, Thomas Stark, libéral.Pas mieux On nous apprend que le jeune Rel- péuible :are au- tonjours et les médecins n'ont plus d’espoir de le sauver.le comté de Northumberland pour la législature provinciale, a eu Heu, mardi.C.A.Mallory, de Work-worth.préfet des comtés unis, a été mis en nomination par les libéraux et le Dr Willoughby, ex-M.P.P., de Colborne, par les conservateurs.L’honorable M.Taillon a intenté une action en dommage de $25.000 contre la Pairie pour libelle.L’hon.M.Thos.Johnson a refusé de se sacrifier dans Shelburne et M.Ferd.T.Congdon, jeune avocat d’Halifax, a consenti à se laisser prendre pour victime.Le général Laurie n’en aura plus qu’une grande majorité.L’élection de M.Cochrane, député fédéral de Northuraberland-est, a été annulée pour corruption par un agent.Les rapports complets de l’élection dans l’élection de Cardwell, donnent à M.Robert S.White, une majorité de 155 sur M.Stubbs.M.White est parti pour Toronto, en route pour Montréal.Du Courrier de St-Hyacinthe : Jeudi prochain, onze octobre, St-Hyacinthe aura la visite de Son Honneur le lieutenant-gouverneur Angers.Son Honneur a gracieusement accepté l’invitation que lui a faite le maire de cette ville :1e se rendre ici lors de son voyage à Montréal.Tout St-Hyacinthe accueille avec plaisir cette bonne nouvelle et chacun souhaite que le distingué visiteur rapporte un lion souvenir ! ‘ai’ors'su iVÏe'par ïa de son passage au milieu de nous.j i.a grandeur de l’Allemagne, le - i maintien des privilèges monarchiques À la reprise de l’enquête dans la ;sont les seuls objets des inclinations < t contestation de l’élection de M.ides v,|esde l'empereurGuiUaume._r T ., .„ .: \ u la conlnnce que le peuple repose Rochon, M.Laliberté a jure avoir i dans Pcinpereur, ce même peuple ne se reçu $18 pour faire venir des élec- j demande plus ce que deviendra l’Aile bienvenue à lYinprrenr Guillaume, i*i f” dernkr a oilert .'¦es • • uirn:iin*-uts pour l’accueil cordial dont i! a élè i o i »j t* t.LE ROI MILAN Londres, «-»,—()n croit a Belgrade que .-i le roi Milan peut se débarrasser de la rviue Nathalie il epou>L*n Madame Christies, lu femme de sou secrétaire particulier.Celle-ci n’aurait pus grand peine à divorcer car M.ChiLties, son complaisant mari, ne fera sain doute aucune opposition.Mme Ghristirs .si grecijue.Kl e est belie et de plus !ir-> h-ibiit*.I va quelques semmies, elle est partie de Belgrade pour Cou - tan ! : nople en emportant les supeib s d arn an t s et d'autres joyaux de la Gourou-ne que le roi Mil in lui a récemment donnés.La supposition que Mme Christies a l’intt:iition de devenir reine de Serbie n’augmentera pas les chances du roi Milan puni robtentiun d'un divorce et il est probable qu’une simple sépara lion sera le résultat final de ses »iueiv les ave*- la reine Nathalie.LA RUSSIE ET LE VATICAN >t Pôtersbourg, â — Le cz-wa envoyé N.Zvolskv, comme envoyé spécial au Vatican, pour faire un dernier effort» n vue d’une entente.M.Vlangali, t’a^si.Mam do M.D*.Giois.est nommé ambassadeur au q)ui-ri liai.M.DeGieis prépare un projet radie,il de réformes dans le service oculaire.LES ETRANGERS EN FRANGE Paris, 5.— L'enregistrement des noms des étrangers, coml’ormément au decret récemment émané par le président Carnot a commencé aujourd’hui à Pi préfecture de police.Jusqu’à : résout 1,000 étrangers ont été enregistres.L’EMPEREUR GUILLAUME Berlin, Le comte Douglas, député conservateur inlluentjdu landtag, dans un discours qu’il a adressé à ses constituants, a fait allusion aux qualités personnelles de l'empertur* Guillaume et à ses vues religieuses.Ii déclare que lorsque l'empereur Guillaume assista aux manœuvres russes en 1880, il usa avec excès de son influence contre la politique qui était vous d, s théories socialistes des dénia- t u nu poll.M.John Johnson, i ma8,,1e '!u;md allü sera Prive« ,!f! Mi- gogues echeveles qui entourent M.Le-| 1 ’ | marck.pine.Mc-liez vous des Keys, Warren, arpenteur des terres de la Couronne.Lus efforts qu'on a faits pour ntti-ibnur Lauer et du juif ileîbrouner.! de Hull, qui a été nommé par le à l'empereur des pariisamieries person- Ils sont bienvenus les bleus de crier ffftnmnpmpnt Ross a déclaré dans radies pour un certain parti ne fout ni à l’avance à la fraude électorale.gouvernement Loss, a declare dans f|!ug nj moins (JU0 dénaturer les fails.u Rs sont bienvenus de conseiller aux .8011 témoignage que pendant qui! comte Douglas dit que l’empereur bleus do se méfier.j montait à la Gatineau avec huit Guillaume n’a pas de vues extrémistes Encan de meubles, piano, etc.etc MM.Oct.Lemieux v\ Gie feront la vente à l’Encan du mobilier de la résidence de Louis Lefebvre Ecr, No 24 rue Ste Famille mardi le 9 octobre.li sera vendu un magnifique piano cottage, meubles d»* salon eu crin et noyer noir, tables à caries, tables de c ntre.ameublement de s.iîl-» à d i n er.service à dîner et à thé, argenterie, ameublenuMit de chambre à coucher, ustensiles et poêle de cuisine et quantité d’autres effets.Tout sera vendu absolument sans réserve et la vente corn nuancera à 10 hrs.précises du matin.N’oubliez pas mardi 9 octobre.Leyatch Ninie Le joli petit yatcli, le Ninie, propriété de ia succession Wm.Garrier, Lévis, a été vendu cette semaine à un américain de New-York.Hier après-midi, le nouveau propriétaire, et plusieurs touristes, sont ailés faire uie promenade sur le lieuve à boni du Ninie.Fameux Morrisson A la demande de M.Bélanger, substitut du procureur-général dans le district de Sherbrooke, on a fait émettre hier trois mandats de cour contre le fameux Morrisson à ia poursuite duquel les agents de la police provinciale vont finir par s’i minor taliser.Accidents — Un ouvrier canadien employé à murtM* le roc sur la rue St Patrice, près du marché Montcalm, se tenant trop près du rocher au moment Je l'explosion d’une mine, a reçu sur la t»'*t«* une pierre qui heureusement ne l’a pas blesse grièvement.— Un des hommes de cour de la station de cette ville nommé Lnprise, :Jest fait presser entre deux chars lundi piaiin.L * malheureux eut une épaule disloquée et plusieurs lésions internes.Malgré ses blessures, M.Laprise eut assez d¦- courage pour se mettre en route à pied pour son son logis.En chemin il a rencontre, M.A.R.MacDonald, surintendant de l'Intercolonial, qui i’a fait monter dans sa voiture.Les trayaux sur la Terrasse Les travaux de réparations qu’on est à faire au mur de le'l’errasse Frontenac sont poussés avec vigueur.Cependant il y ;i beaucoup à faire encore et on n’espùre pas pouvoir les terminer cet automne.L’aqueduc L’aqueduc ne fonctionne plus depuis jeudi soir, une rupture s'étant faite à un tuyau, au même endroit qu'il y a quelques jours.On dit que c’est la même partie du tuyau qui a été brisée.On espère que l’accident sera réparé ce matin.Nouvelle fanfare L’on vient d'organiser une fanfare à St Roch.Le nouveau corps de musique se compose d’une quinzaine d’instrumentistes ayant déjà des notions assez complètes de ia musique.uns de nos lecteurs poudre à pâte G ré nie , nous le.s engageons fortement à le faire, car elle est réellement la meilleure que l’on puisse trouver, eî elle (ait des biscuits qui sont réellement délicieux.Une action déboutée Nous avons annoncé l’autre jour qu'une action avait été intentée contre un pharmacien de cétt4* ville.Muintenant nous appivimons avec plaisir que cette action prise en cou:* de circuit a été déboulée hier.Directeurs eu excursion Les directeurs de la compagnie de navigation de Richelieu et d’Ontario, MM.Alex.Murray, président ; A.Desjardins, vice président, l’hoti.M.Mc-Greovv.l’hon.M.Starnes, IL Beauche-min et te capitaine J.B.Labelle, M.R.gérant, partiront demain soir pour Boston.Le lendemain ils voyageront jusqu’à New-York à bord des vapeurs de Fall River et ils remonteront ensuite l’iiud-son par la ligne dos vapeurs u Albany.Ils prendront tics notes sur le service et l’amenagement de ces deux belles lignes de vapeurs et le printemps prochain ils amélioreront les bateaux du Richelieu et Ontario.Les hommes du pouvoir qui tombent Les ministres provinciaux accompagnaient jeudi M.Beausoleil à l'inauguration du chemin de fer de St Gabriel de Brandon, lorsque pendant le trajet, un caillou sur l.t voie lit chavirer les chars et faillit amener un changement de ministère.Les hommes du pouvoir tombèrent dans un fossé, et ils si?rele* vèrent sans U moindre blessure, heureusement.Nos ministres ont eu à peine le temps de méditer combien il est facile de renverser les hommes du pouvoir.Travaux d’église MM.les entrepreneurs d’église verront dans nos colonnes que des soumissions sout demandées pour 1»?parachè veinent de l’intérieur de l’église de Ste Pétronille I.d’O.M.D.Ouellet est l'architecte de ces travaux.Bénédiction de cloches Le sept octobre prochain il y aura bénédiction solennelle de trois cloches, à Sainte Claire, comté de Dorchester.Un train spécial quittera Lévis, le matin du sept octobre, à sept heures et demie, et repartira de Saint- Vnselme, le soir du meme jour à sept heures.A.G i nouas, P tre.Nouvelles de la Beaucc On nous écrit de St-Joseph : Les Jegats causés à la réculte par la rivière, la semaine dernière, sont estimés àSOjOOO.Un seul cultivateur nommé Poirier a perdu pour sa nart fiOo minois d'avoine.— Les Revus Pères Fiévez et Poiette, deSte-Anne de Beaupré prêchent actuellement deux retraites en cette transmise à M.le Secrétaire du Club Cartier, annonce qu’il espère pouvoir se rendre à Sherbrooke dans une hui.laine de jou rs.-Samedi 22 septembre dernier dans la chapell e du Séminaire St-Charles Borroinée, Mgr.Antoine Racine a fait les ordinati ons suivantes : .Tonsure, M.François Bourgeois • Minorés : MM.Alex.Martel; Na„ Fi nard ; J.A.Lavallée.’ —Sa Grandeur officiait pontificale, ment dimanche dernier, à krgrand'mes-me de la cathédrale, à l’occasion du service de Requiem ordonné p.u 8a Sainteté Léon XIII.Prêtres assistants : h- T.Révd.A.E.Dufresne, vicaire-général.Diacre : M.Pabbé Lefèvre du Séminaire.Sous-diacre : M.Pabbé KA-guin, de l’Evêché.Maître des cérémonie» : M.l'abbé A.O.Gagnon du séminaire.Monseigneur a donné le sermon de circonstance et fait ressortir la beauté du dogme de l’Eglise concernant la prière et les bonnes mu vres en faveur des | p t% C il delunts.JjC Pionnier Départ pour Rome Mardi soir, 2 octobre, le Révérend Me.^sire F.X.Jeannette, chanoine, curé de Ste Marie de Monnoir et supérieur du petit Séminaire de la même localité laissait cette paroisse pour un voyage en Europe et en 'Pene Sainte.A l’occasion de ce départ M.le curé fut l’objet des plus sympathiques démonstrations de la part de ia paroisse, du Petit Séminaire, du couvent et de l’hôpital ; comme témoignage de gratitude pour les bienfaits reçus, ou lui présenta la somme de quatre cents piastres.Monsieur le Curé a devancé de quelques jours Sa Grand*, ur Mgr de Saint Hyacinthe et les aulies messieurs qui doivent être du voyage.Tons les augustes voyageurs se réuniront à New-York vendredi soir, et laisseront cette ville pour ie Havre sainedihnalin à (ij- heures lion voyage.L’Affaire de Danville Du mande de Riclimon i que Pauli-m* véritable du meurtre de la fille Lilli»» Powell, vient d’être décou vert et qu’il va être incessamment arrêté.^ün se rappelle les circonstances qui se rattachent à la mort de la malheureuse jeune fille, (la se souvient sans doute aussi que les trois jeunes gens arretés sous soupçon ont été relâchés dès qu’on a constaté leur innocence.Ordinations dans le Diocèse de" St Germain de Rimouski ’ Sa Grandeur Mgr J.[.angevin à conféré dernièrement les ordres suivants: lo Mercredi le 12 septembre dans la chapelle privée.La tonsure, a M.Joseph Edouard Emile Gauvreau, Les ordres mineurs, à MM.Mari»?Zoniu A1 pliée Perron, i s Ignace Hor-ci id is Langlois et Charles Arthur Petti, grew.2o Samedi h* la, dans la chapelle du Séminaire.l.t?Sous diaconat, a MM.Séraphin Malien et M trie Xénon A lobée Perron.Jo Dimanche,le 10 dans U cathédral»*.se t Séraphin Lo Diaconat, a M NI.Joseph Alplions paioisse.La première e.-t pour les en-1 7 IJ ^L*11 Gauthier et Séraphin fanls audessoiis de 1 i ans et celle qui \ , 11 MM.J os François commencera jeudi, est pour tou?lesy;;ine * Eugène Klzéar Pelletier autres fidèles de la paroisse.I et George Gagnon.paroisse Victoire du “ Bernadette ” Aux courses d** yachts qui »,nt eu «o Ei.lin, mardi, 1»?18, dans l'église de l’Assomption :McNider).La prêtrise, à M M.Antoine Poirier u lieu, hier, 1»?Bernadette, appartenant à I Séraphin Malien.M.Landry, a eu les honneurs delà Ions ces Messieurs appartiennent au journée, il est arrivé Jtl minutes en Mi;:,,es* .avant des autres.Echos des Laurentides Le Montagnais, est arrivé en second.il y a deux coupes pour cette course ; S cu es (‘u i*unl 1,11,1 Clique de la c*-lie «lu club de yachts que le hcrnadctle I-Luban* sont terminées.Le tablier est se trouve avoir gagnée, et ht seconde, all
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