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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 12 décembre 1887
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1887-12-12, Collections de BAnQ.

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•Ilerne Année No 158'Edition quotidienne-llème Année Lundi 1& Décembre 1887 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JK CROIS.J’ESPÉRB ET J’AIME.77/ MA S Off A VA fS Rédacteur en Chef.LEO E ft R ROUSSE AV, Editeur-Propriétaire LES FRAUDES DE LAPEAIRIE üi r^ulurHé «Ich pcrinin tir votation INFLUENCE INDUE SUE LES EMPLOYÉS 1)U OKAND-TUONC $lO DONNÉES POUR ACHETER DAMASK EMOND AUTRES «M I RES I)K CORRUPTION REFUSÉES L’enquête dans la contestation de l’élection de M.Odilon Goyet te s’est continuée mercredi, devant Thon, juge Loranger.L’hon.M.Lacoste et M.Pagnelo, C.R, représentent le requérant, et M.Préfontaine, le défendeur.M.Horace Archambault, avocat, de Montréal, demande à ajouter quelque chose à son témoignage de la veille.Après information prise ce matin, dit-il, je me rappelle que l’autorisation donnée pour Joseph lïou-rassa se trouvait parmi celles qui ont été remises à M.Préfontaine, sur la demande de M.J.0.Pellaud.Je dois ajouter que je suis sous l’impression que quelques permis ont été remis à M.Henri Sénécal, le jeudi soir, sans que nous ayons vérifié si les noms des personnes y mentionnées se trouvaient sur la liste électorale.Nous nous sommes reposés sur la parole de M.Sénécal, aflirmant que cos personnes étaient électeurs.Nous n’avions pas les listes sous la main, dans le moment.Le permis en faveur de Joseph Bou-rassa est celui que l’on me montre et qui a été produit au poll No.11, Saint-Constant.Henri Têtu, journaliste,de Montréal.Je représentais M.Brisson au poll No.11, Saint-Constant.Je me rappelle que vers onze heures, un monsieur so disant Joseph Bourassa, cultivateur, de Laprairic, sYst présenté au poil pour voter.Je me suis opposé à son vote, parce qu'il y avait déjà deux représentants de M.Goyette, M.Cléophas Beausoleil, avocat (le Montréal, qui était là, a fait sortir un des représentants de M.Goyette.J’ai demandé que le \ otant fut assermenté.Il a prêté serment d’une manière satisfaisante.Sous serment à ma question : “Etes-vous M.Joseph Bourassa, mentionné sur la liste ?” il a répondu affirmativement.11 s'ost présenté au même poil, un homme disant se nommer Joseph Jacques, journalier de Laprai-rie, porteurd’une procuration et d'un permis de vote.Je l’ai fait asser-menter, et il a prêté serment d’une manière satisfaisante.11 a voté.J’ai rencontré cet homme le lendemain de la votation et je l’ai reconnu ; il est parfaitement reconnaissable,ayant la barbe rousse et la ligure balafrée.J’en ai parlé à; mes amis sur le bateau et nous avons parlé de le faire arrêter.Il en a eu vent et à l’arrivée du bateau il a sauté sur le quai et s’est sauvé à toutes jambes ; quand il a vu que nous le suivions il a pris un charretier et s’est échappé.Je ne l’ai pas revu depuis.M.Moïse Brossard m’a dit que cet individu s’appelait Rémi Provost, lils d’un boucher, de Montréal.L’honorable P.J.O.Chauveau, shérif de Montréal.J'étais officier rapporteur à cette élection.J’ai donné moi-même peu de permis de votation.J’en ai donné un grand nombre en blanc à mon secrétaire M.Archambault.Je me rappelle en avoir donné un à M.Sénécal, la veille de la votation, le soir, à La-prairie.Je ne me rappelle pas que quelque autre personne m’ait demandé des permis de vote à quelqu'un la veille de votation, mais je ne puis me rappeler à qui.Je ne me rappelle pas avoir donné le permis en faveur d’Edmond Lefebvre,qui m’est montré.J’ai chargé M.Archambault de vérifier les procurations données.Je suis presque certain que le permis donné par moi à M.Sénécal était pour lui-même.J’ai agi de la même manière pour M.Goyette et *pour M.Brisson, cherchant à me conformer à la loi que j’avais d’abord consultée.J’avais donné sévore instruction à M.Archambault de ne donner de permis qu’aprôs avoir vérifié si le nom des personnes so trouvait sur la liste.M.Toussaint Poirier, avocat de Montréal.J’étais sous-olhcier rapporteur au poll No 1, St-Isidore.Je me rappelle que deux individus se sont présentés pour voter, avec des procurations et permis de vote.Je ne me rappelle pas les noms.Je me rappelle qu’un individu que j’ai cru reconnaître pour l’avoir vu au collège.Le nom mentionné sur son permis no correspondait pas avec lo nom que j'attachais à sa ligure.Je le connaissais pour un nommé Lajeu- nesse, et je lui ai dit : “ N’ôtes-vous pas un nommé Lajeunesse Y ” Il me répondit : non.Mais j’étais si intimement convaincu que c’était La-jeunesse que je fai prié de prêter serment.11 a refusé et est reparti.Je ne me rappelle pas par qui ‘était signée l’autorisation que portait cet individu et je ne inc rappelle pas ce que j’en ai fait.Je suis sûr de ne l’avoirpas déchirée ; j’ai dû la mettre dans la boîte.En regardant le cahier de votation de ce poil je trouve quo la seule personne qui ait voté en vertu d'un permis est Paul Norman* din, forgeron, de Laprairic.Je ne trouve pas mention sur ce cahier d’un individu qui ait présenté un permis et ait refusé de prêter serinent, et je ne trouve pas parmi les documents de ce poil d’autres permis que celui de Paul Normandin.Je jure que je n’ai pas remis à l’individu la procuration qu’il m'a présentée, mais je ne me rappelle pas ce que j’en ai fait.Je pense que c’est Lajeunesse, fils de l’hôtelier du Sault ; c’est mon impression.J’ai passé le permis à M.Honoré Chassé, avocat de Québec, qui représentait M.Brisson nu poil et il m’a fait remarquer que c’était un télégraphe ; mais je ne pui9 dire ce qu’est devenu le permis.Aime Bourassa, cultivateur de Laprairic.J’étais électeur lors de l’élection en question.J’ai travaillé à l’élection en faveur de M.Goyette.J’ai assisté à quelques assemblées.Je suis considéré comme un homme à l'aise.11 y avait un comité de M.Goyette à Laprairic.Je crois que le Dr Longtin en était le président.Je suis allé plusieurs fois au comité.Le comité existait avant la nomination.Les membres les plus assidus du comité étaient MM.Henri Brossard chez qui se tenait le comité, Dr S.R.Longtin, Noël Bourdeau, rentier, D,r J.B.Brassard Louis Racine, voiturier, Alexis Maquin, cultivateur, Victor Barbeau, cultivateur, Adolphe Sainte-Marie, cultivateur, Alphonse Sainte - Marie, cultivateur, Cômo Charron, tous de Laprairic, Michel Campeau, huissier, L.II.Sénécal, et J.U.Pelland, avocat, de Montréal, M.Cardin, M.P.T., de Richelieu, Charles Champagne, R.Préfontaino et Cléophas Beausoleil, avocats, de Montréal, Charles Langelior, avocat, do Québec, P.A.Choquette, M.P.P.Tontes ces personnes travaillaient pour M.Goyette.J’ai va l’honorable James McShane au comité de La-prairie.Il cabalait, allant voir les gens privéraent, entr’autres MM.Carmel, Damase Emond, Lamarre et Laplante, employés du Grand-Tronc.Je suis allé avec lui voir ces gens.Il faisait valoir les qualités de son candidat.Chez M.Laplante ils se sont parlé quelque temps tout bas, sans que je pusse entendre.J’ai entendu M.McShane lui demander s’il voterait pour M.Goyette.Laplante a répondu qu'il ne savait pas.M.McShane lui a demandé s’il y avait d’autres employés du Grand-Tronc qui avaient droit de vote.Nous avons ensuite rencontré M.Carmel, à son ouvrage.M.McShane lui ayant demandé s’il voterait pour M.Goyette, il répondit négativement.M.McShane lui fit observer qu’il avait tort.Je ne me rappelle pas ju’il l’ait menacé (le lui faire perdre sa place au Grand-Tronc.Ils étaient là trois ou quatre employés, dont je ne me rappelle pas les noms.M.McShane leur dit que la compagnie du Grand-Tronc désirait que ses employés votassent pour M.Goyette ot qu’il serait dangereux de voter autrement.Je ne me rappelle pas les noms des employés qui étaient la.C’étaient des électeurs et nous allions là afin d’influencer ces électeurs.passant à quelqu’un des hommes.descendu seul et je suis resté dans la J’ai reçu de l’argent durant l'élcc- voiture : il est resté quelques munition.J’avais déboursé de l’argent tes dans la maison, puis est sorti et pour dépenses durant l’élection et m’a demandé de descendre.11 m’a j’ai été remboursé.C’était pour des dit en me donnant l'argent : “remets a flaires personnelles, qui n’avaient donc cela au père Je suis entré et pas, je crois, rapport à l’élection.j'ai dit au père : “ es tu pour nous ?” M.Prêkontaine s’oppose à ce que II m’a répondu ; quand même tu me le témoin donne des explications de- donnerais §100 je ne voterais pas mandées par l’avocat du requérant, pour vous.Nous avons pris un coup L’objection est rejetée.— Donnez des explications, dit au témoin M.Lacoste, dites tout- ensemble, puis nous nous sommes séparés.En lui donnant la main, je lui ai laissé dans la main, sans rien —Non, ne dites pas tout, s’écrie M.dire, ce qu'on m’avait prié de lui u Préfontaine.—Le témoin à M.Lacoste voudrez bien que je dise Puis il continue : J’avais avancé de l’argent pour Vous tout ! ” remettre.Je ne sais pas s'il a compris.Après cela, nous spmmes allés à différentes places dans le village.Nous sommes allés trouver deux personnes dans le champ au sujet de l’achat d’un cheval pour un individu l’élection.Leon Dupuis et Alphonse M.McShane leur a dit : 14 Venez vous voter aujourd’hui ?” Quelqu’un a répondu : “ Je ne sais pas.” Venez voter pour M.Goyette, ajouta M.McShane.44 Je ne sais pas ce que je vais faire.M.McShane dit alors : “ Vous risquez de perdre vos places, si vous ne votez, pas pourM.Goyette, car le Grand Tronc est en faveur de M.Goyette.’^T’ignore siM.McShane était connu de ces hommes.Il a demandé à Carmel s’il allait venir voter.Cela se passait le matin du jour delà votation.Si je me rappelle bien, l’un des hommes a dit : “je n’irai pas voter.” Je ne me rappelle pas s’il a pris de notes.Il a demandé a M.Laplante le nom de scs employés ; il avait un papier à la main et jo l’ai vu écrire quelque chose.lia pris ces noms en écrivant.Je ne pen-60 pas avoir dit à quelqu’un d’eux : “ Tu lais mieux do voter plutôt que de risquer de pordro ta place.” Je ne pense pas l’avoir (lit ; je puis l’avoir dit ; je ne poux jurer que jo ne l’ai pas dit ; je puis avoir dit un mot on qui voulait travailler pour nous comme charretier.Cet argent devait être rendu sur l’argent qu’il gagnerait durant l'élection.L’argent m'a été remis par le comité suivant les conventions.Q.—Combien avez-vous reçu ?R.—Quarante ou cinquante piastres.Je n’ai pas prêté l'argent à l'acheteur, mais à une personne qui le lui a prêté.Q.—L’argent vous a t il été remboursé par quoiqu’un du comité ?Objection à cette question.Objection rejetée pareeque les membres (lu comité sont mentionnés dans l’articulation do faits.R.—Je no crois pas que cet argent m’ait été remboursé par ces personnes.J’ensuis presque certain.Mais je ne me rappelle pas par qui cet argent m'a été remboursé.Il m’a été remis dans lo magasin de M.Henri Brossard, durant l'élection.Je ne puis jurer que ce n’est pas M.Henri Brossard qui me l’a remis.Je lie me rappelle pas du tout qui c’est.Je connaissais plusieurs membres du comité, mais je n’ai pas remarqué qui m’a remis l’argent.Je ne sais pas d’où ça venait ;jc ne sais pas s’il en avait été question dans le comité.Je connais Damase Sorel, c’est mon locataire.11 était électeur.Il no me devait rien lors des élections.J'ai pu lui parler d’élection, mais je n’ai jias insisté pour le faire voter.Si je me rappelle bien, je lui ai demandé pour qui il voterait.Je me souviens d’être allé là avec McShane le jour de la votation pour avoir des nouvelles, pour lui faire visite.Ce n’était pas pour lui parler de son vote ni de l’élection, car il m’avait dit qu'il ne voterait jamais.Ce n’est pas certain, cela, mais au meilleur de ma connaissance.Nous faisions une tournée électorale M.McShane et moi.Je dis à M.McShane : 44 entrons voir Sorel.” J’avais entendu dire qu’il avait été cabale.11 était couché : il s’est levé.Nous avons pris un coup et jo crois lui avoir demandé s’il allait voter; ce n’est pas certain, c'est presque certain.M.Sorel m’a répondu qu'il savait quoi faire.Je n’ai fait aucune promesse à M.Sorel.Je lui ai dit qu’il savait mieux que nous ce qu'il avait à faire.Il était dans le temps entre neuf et dix heures du matin.M.McShane et moi, nous étions, partis de l’hôtel Robert, nous sommes allés au comité, puis chez Lamarre.M.Sorel no devait rien dans le temps à la succession que le loyeide sa.terre.Jo n’ai pas tâché de l’engager à voter.Je connais Damase Emond, charretier, de Laprairie.Je savais lors de l’élection qu'il était électeur.Dans notre tournée nous sommes allés chez lui : ils étaient là quatre ou cinq : MM.Laplante, François Houle, notre charretier et un autre que je ne me rappelle pas.C’est M.McShane qui avait affaire là.Nous marchions poulies élections.C’est lui qui a dit au charretier d’arrêter là.Nous avons été là quelque temps.C’était le matin de la votation vers huit heures et demie.Je lui ai demandé s'il était pour nous.Il m’a répondu : 44 quand même vous me donneriez §100 je ne voterais pas pour vous.Q.—Lui avez vous donné de l’argent ?Le témoin demande s’il doit répondre à cette question, vu que sa réponse peut l’incriminer; Le juge dit qu’il lui sera donné un certificat, s’il montre de la bonne foi.Note est prise de la demande de protection du témoin Foucrault.Je leur ai demandé s'ils allaient voter.Dupuis a dit qu’il n’y allait pas, qu’il avait de l’ouvrage et qu'il ne voulait pas aller voter.Je lui ai offert une piastre, disant : 44 Va voter, nous te payons ta journée et tu n’engages pas ta conscience.Dupuis a refusé.J’ai insisté pour qu'il le prit il n'a pas voulu le prendre.J'ai essayé de le mettre dans son portefeuille.Je crois avoir gardé l’argent et je crois que je l'avais pris dans ma poche.En voyant ces doux hommes dans le champ, nous nous sommes dit M.McShane et moi : “ allons payer la journée de ces hommes et les envoyer voter.” Je connais Louis Mailloux.Je ne lui ai rien promis.le ne pense pas lui avoir rien donné a propos d'élection.Je ne me rappelle pas.J’ai employé Joseph Faille quatre ou cinq jours avant la votation et je lui ai payé son ouvrage.Faille était à la salle de comité, ainsi que Louis Mailloux, qui faisait des tables pour le comité.Je ne me rappelle pas si quelqu'un les a engagés en ma présence.Q.—Avez-vous traité les électeurs V Objecté à cette question parce que l’articulation de faits ne l’autorise pas Le juge dit qu’il est d’opinion qu'une articulation mentionnant des manœuvres frauduleuses généralement ne permet pas la preuve d’une traite générale, dont le statut a fait une offense spéciale.11 a déjà jugé dans ce sens, mais on a critiqué son jugement.Il désire consulter ses collègues et rendra jugement sur l'objection.Le témoignage de M.Aimé Bourassa est ajourné.M.Bisaillon damandc des règles de cour contre les témoins, Napoléon Cusson, Bernard Hébert et sa femme qui n’ont pas obéi à l’ordre de la Cour.M.PréFONTàINK demande que la cour soit ajournée jusqu'à lundi, pour lui permettre de communiquer avec M.Goyette, qui est malade à Saint-Constant et lui faire signer la déclaration qu’il a faite en cette cause.M.Lacoste insiste pour que la cause se continue.Le juge dit qu’il est l’esclave de la loi qui l’oblige à procéder de jour en jour.L'enquête se continue.Adolphe Dubois, journalier, de Laprairie.J'étais électeur et j’ai voté.C’est moi dont le nom apparaît sur le cahiei de votation.J’ai été assermenté.Je n'ai eu connaissance de de rien, la nuit qui a précédé la votation.Une lettre sans adresse a été remise à mon frère.Mon frère m’a dit : “ Il y a une lettre sur la table, tu la prendras, c’ost pour toi." Il y avait, une piastre dans la lettre.La lettre n’était pas cachetée ; mon frère l’avait décachetée : Mon frère n’a pas droit de vote.La cour est ajournée jusqu’à ce matin.Causerie littéraire .11.CIIVILUKIM LEBltY (de Y Univers) | suite 1 II M.Cuvillier Fleury retrouva Victor Hugo en 1850.Le vicomte Hugo est devenu, non le chef (il ne fut ja, mais qu'un homme à la suite), mais le principal orateur du parti ultra-—Oui.Je lui ai donné dix pias- démocratique dans 1 Assemblée Nattes, en deux billets de cinq piastres, tionale, Olympio a troque son man-Cet argent m’avait été donné pour teau de pair contre une carmagnole, lui remettre.Q.—Par qui cet argent vous avait il été remis ?R.—par l’honorable M.McShano qui m’accompagnait, lo matin de la votation.Il m’a donné cela sans me dire pourquoi.M.McShano était ot son chapeau à plumes contre un bonnet rouge.M.Cuvillier Fleury lui rappelle qu’il fut un temps où “ on le rencontrait au palais des Tuileries, où son habit rayonnait de broderies et de plaques étincelantes ’ ’ ; et, sans insister autrement, il lui fait entendre, dans un article, daté du 16 juin 1850, de dures, mais trop justes vérités : “ Pour le moment, disait-il, je tiens seulement à faire constater un fait : par son talent et sa renommée, par l'élévation de son rang, comme académicien, comme pair de France sous le dernier règne, comme représentant du peuple, M.Victor Hugo est aujourd'hui le premier démagogue de France, peut-être d’Europe, j’entends celui qui est le plus en vue, celui dont la voix porte le plus loin, qui réunit avec la supériorité la moins contestable les deux qualités principales de l’éloquence démagogique : l’éclat et la sonorité.Quant à son importance dans le parti, M.Victor Hugo, j'en ai bien peur, est un de ces orateurs qui ne deviennent jamais ministres, un de ces généraux qui ne sont jamais rois.Mais n’anticipons pas.Plus loin, le critique recherche les causes de la défection de M.Victor Hugo, comment il a passé dans les rangs ennemis 44 avec accompagnement de fanfare ” : La démagogie, dit-il, est comme le palais de ce roi des ombres que décrit Virgile : Mille chemins ouverts y coiului-sent toujours.On y entre par ambition, convoitise et perversité.On y entre par le royalisme, témoin Marat ; par les.coulisses, comme Collot-d'Herbois ; par le roman, comme M.Eugène S fie ; par l’évangile, comme M.Lamennais.On y entre par exagération, intempérance ou orgueil d’esprit, par faiblesse ou par sottise.On peut choisir.Tout l'article est rempli de choses fines et fortes, bien pensées et bien dites : 44 Le style oblige ; M.Victor’ Hugo, romantique endurci, devait aboutir à rendurcissement démagogique.” C’eci enfin, que l'avenir ne devait que trop justifier : “ M.Victor Hugo n'est plus jeune ; il ne peut plus avancer, mais il ne reculera pas.” Douze ans avalent passé sur cet article.Victor Hugo n'avait pas reculé.11 était allé jusqu'à cette limite de l’extrême démagogie au delà de laquelle il n'y a plus rien.Le talent pourtant n’avait pas sombré ; il était encore prodigieux lorsque parurent en 186*2, les deux premiers volumes des 44 Misérables.’’ M.Cuvillier - Fleury en rendit compte dans les Débats.La nouvelle œuvre do Victor Hugo était puissante et, par endroits,admirable.A côté d'énormes défauts, de scènes invraisemblables, absurdes même (je ne trouve pas d'autre mot), comme celle où l'évêque de l).,Mgr Bienvenu, s’agenouille devant un conventionnel régicide et lui demande sa bénédiction, ces deux volumes renfermaient des beautés d’un ordre supérieur.Sœur Simplicc et Mlle Baptistine, sœur de Mgr Bienvenu, sont deux figures charmantes, esquissées avec une merveilleuse délicatesse.Cosette qui, dans les volumes suivants, sera une jeune première assez insignifiante est ravissante, tant qu’elle est enfant chétive et laide.Malgré de fâcheuses retouches, il s’en faut de bien peu que le portrait de ne soit un chef-d’œuvre.Lo poète, il est aisé de le voir, l’avait jeté sur la toile à une époque où il n’était pas encore démagogue, bien avant 1848.—11 y a aussi de belles parties dans l'étude de Jean Val jean, qui s’élève des profondeurs obscures du crime jusqu’aux cimes lumiueuses de la vertu chrétienne.La scène où Jean Val jean se réveille au milieu de la nuit chez Mgr Bienvenu, qui lui adonné l'hospitalité et vole les six couverts d’argent, do l’évêque, est un tableau d’une beauté achevée.Non moins belle est la scène qui suit, lorsque Jean Valjean, le lendemain, vole à un petit Savoyard une pièce de quarante sous et que, l’intelligence sc réveillant en lui, il veut restituer, expier, puis se laisse ressaisir par l’esprit du mal, lutte encore,jusqu’au moment où, vaincu par la grâce, il vient tomber à genoux sur le pavé, dans l’ombre, devant la porte de Mgr Bienvenu.En d’autres endroits du livre, M.Victor Hugo s’élève à la même hauteur, et, pour ma part, je ne crois pas que rien, dans le roman moderne, puisse soutenir la comparaison avec les chapitres consacrés à peindre le drame qui commence à Montreuil-sur-Mer, dans la chambre de M.Madeleine, et qui se termine à Arras, dans la salle de la cour d’assises, drame qui se passe surtout au dedans de l’àme de Jean Valjean, ot dont les développements saisissent U li U l’esprit, remuent les entrailles,élèvent le cœur.A mon sens, dans l’œuvre entière du poète, il n’y a rien déplus beau.M.Cuvillier-Fleury admirait moins que moi,- il avait sans doute raison, —ces deux premiers volumes des “ Misérables.” A aucun moment il n’avait été romantique.Classique endurci, ce qu’il éprouvait, en présence des œuvres de Victor Hugo, même lorsqu’elles sont vraiment belles, c’était surtout de letonne-ment, presque de la stupeur.Très “ libéral ” en politique, très partisan des idées modernes, il n’avait jamais eu de goût pour ce que l’auteur de la préface de “ Cromwell ” appelait lo libéralisme dans Fart.” Malgré qu’il en ait, force lui est bien (le se rendre : s’il n'est pas séduit, il est.“ empoigné ” ; il lui en coûte bien un peu de l'avouer, mais il met à confesser sa défaite autant d'esprit que de bonne grâce.Lisez cette jolie page : Ce livre vous prend, il vous prend un peu cà la manière des habitants de Brobdingnac dans le 44 Voyage (le Gulliver : ” “ Je résolus, dit Gulli-“ ver, de ne taire aucune résistance, “ tandis qu’il me tenait en l’air à “ plus de soixante pieds de terre, “ quoiqu’il me serrât très cruelle-“ ment par la crainte qu’il avait que “je ne glissasse entre ses doigts.“ Cependant je ne pouvais m’empêcher de gémir et de verser des larmes ; et en tournant la tête, je “ lui faisais entendre, autant que je le pouvais, combien il me faisait de mal par son pouce et par son 44 index.” Victor Hugo joue par instant avec es lecteurs, sans calcul et sans scrupule, le rôle (le cet honnête habirant de Brobdingnac.Que de fois vous êtes tenté de crier en le lisant : “ Trop fort ! Ne serrez pas tant ! J’étoufle ! un peu d’air ! ” Malgré tout, vous êtes pris.Le conteur vous tient : tend, dit Horace ; mais l’importun de YEpitre aux Disons ne vous lâche que repu de votre sang.M.Hugo vous infuserait plutôt du sien, tant la source en est abondante et la veine inépuisable, tant il sent en lui de vie, de puissance, d'imagination active et de vigueur toujours prête (4).III Victor Hugo nous a entraînés jusqu'en 1862.Ce diable d’habitant de Brobdingnac, une fois qu'il vous tient, ne vous lâche pas facilement, aujourd’hui pourtant, jo me proposais de ne pas aller au delà de lrt4S.Revenons donc avec M.Cuvillier Fleury, à ces années qui précédèrent la révolution de Février, et qui furent les plus heureuses de sa vie.“ Ah ! c’était le bon temps ! Souvenez vous en ! ” s’écrie M.Dupin aîné dans ses mémoires, parlant du temps où il était l'avocat attitré, applaudi, renté et fêté de l’opposition “libérale” (?), où il était populaire presqu’à l'égal de Béranger, où les barreaux de Paris et de province se cotisaient pour lui dédier des dithyrambes dans le goût de celui ci : A côté des cyprès funèbres Il cueillit d'immortels lauriers, En vengeant ceux non moins célèbres Des grands et malheureux guerriers ! ! ^ Le “ bon temps,” pour M.Cuvillier Fleury, qui s’en souviendra toujours, ce fut celui où, jeune encore, il voyait toutes ses ambitions, tous ses rêves réalisés ; où il lui était donne de vivre auprès d'un roi qu’il admirait, au milieu de princes qui étaient pour lui des amis ;— (l'assister, en même temps qu’à l’épanouissement du régime parlementaire, aux victoires et au complet triomphe de sa chère Université ;— d’écrire enfin dans un journal qui était une puissance, ot ces articles de journal, ces “ Variétés, ” de les écrire, ce qui ne gâtait rien, dans les plus beaux lieux et les plus beaux châteaux du monde, à Saint Cloud, à Fontainebleau et à Chantilly.(d suivre) Cueilli dans les échos d’un journal américain : ' —John, où est le whiskey que je vous ai donné pour nettoyer les carreaux de la salle à manger ?—Je l’ai bu, maître.Mais je n’ai qu’à souiller sur les verres, ça fera le même effet. Le Courrier du Canada, Lundi IS Décembre 1887 EN VENTE AU buheau du “ Courrier du Canada j y PANS LE Isold do rAmeriquelSepIcntriuiiale fait déduis 1751 à 1761 Par .1.C.IL Manuscrit i>r(*cienx et aUsolniiiont inédit TIRAGE LIMITÉ ¦ $1.00 LE VOL.Broché—in*S—255 PAGES S O tVi M AIRE Les fraudes de La v rai rie.Causerie littéraire Honte aux vainqueurs de Lap rai rie.L’élection d‘uu chef.Lc^Canada Français.! eR< • - M John.Dépêches Les Defectives voleurs.ANNONCES NOÜVELLES Ecole de Cavalerie et Battterie IL Québec.—C.Eug.Panel.Académie de musique.—Bernard Al.aire.Avis rux entrepreneurs.—A.Gobeil.Avis au Clergé et au Public.—A.Toussaint L Cie Institutrice demandée.—Pierre Bédard.Avis.—A.M.Burgess Milice.—C.Eug.l’anet.Grande vente à l>on marché.—Behan Brothers.Institutrice demandée.—Jacob Cantin.Nouveauté 1 Nouveauté 1 1—Giguère o*4 Cie.Ligne Allan (voir 4ème page.) Histoire de la paroissejle Charleboarg OÂKADA tlUÊBEC, 12DECTMBKE 1SS7 HONTE AUX VAINQUEURS DE L APR AI RIE Au lendemain de T élection de Laprairie, YElecteur déployait ses drapeaux, chantait victoire, et se répandait en tirades indignées contre la corruption de ses adversaires.Citons quelques extraits de ce pompeux article : Il s'agissait d'une des luttes les plus formidables qui aient jamais marqué nos annales politiques, véritable duel entre les deux gouvernements d’Ottawa et de Québec.L'un des combattants n'avait pour lui que Vexcellence de sa cause Je succès de son administration et les bienfaits qu’il avait déjà opérés en si grand nombre.Son antagoniste avait au contraire vide son arsenal d'engins de corruption.u L'un des combattants n'avait pour lui que /'excellence de sa cause." Oui, .et les procurations du candidat Govette.y Poursuivons : A part cette corruption éhonlce, ou n’a négligé rien do ce qui pouvait réveiller les vieux préjugés d’autrefois.Les orateurs oppositionnistes ne commençaient jamais un discours que par des apostrophes enflammées aux “ vieux de Lr-prairie.L'hon.-M.Mercier, à la tétc de ses amis, est venu carrément braver la tempête : aux insultes, aux dénonciations passionnées de ses adveisaires, il a répondu par un appel raisonné à L'esprit de justice, de loyauté et de patriotisme de la population, énumérant ce que son gouvernement avait fait depuis cinq mois qu'il occupe le pouvoir, demandant l*approbation des électeurs pour toute récompense des efforts qu'il a faits pour tirer la province do ses embarras, pour tout encouragement à persévérer dans son œuvre régénératrice.en plein soleil ! ! Voilà une division électorale noblement régénérée ! ! Enfin, après avoir donné le chiffre de la majorité libérale-nationale Y Electeur entonnait un air de bravoure : Voilà un résultat qui fait également honneur aux électeurs de Laprairie cl ait gouvernement.Par toute la province, la population doit se sentir heureuse de constater que, même dans les comtés les plus conservateurs, l’esprit de parti sait se taire pour reconnaître loyalement les mérites du gouvernement le pins habile que nous ayons eu depuis la Confédération au point de vue du relèvement des affaires.Aussi sommes-nous convaincus d'être les fidèles interprètes du public en adressant nos plus chaudes félicitations au gouvernement.à son candidat et aux braves électeurs de Laprairie.Honneur aussi à toute cette phalange intrépide qui est accourue de tous les points de la province pour combattre vaillamment sous le commandement de son chef, l’hon.M.Mercier! Tous ont bien mérité du parti et du pays, et l’opinion publique le leur rendra par un surcroît de sympathie et de considération.Rapprochée des foudroyai!tes révélations de la contestation de Laprairie, cette tirade est d'un cynisme effrayant.Oui, honneur à qui l’honneur est dû.Mais honte à qui honte appartient ! Honte aux voleurs d’élection ! Honte aux organisateurs du parjure ! Honte aux tentateurs des consciences ! Honte aux courtiers de scandales ! Honte à ces hypocrites pharisiens qui ont la pureté plein la bouche, et la corruption plein le cœur.Honte, en un mot, aux misérables vainqueurs de Laprairie, et à leur œuvre scélérate ! .Combien de braves gens doivent être aujourd'hui désabusés.Ü11 leur avait lait croire que l'avènement d'un ministère Mercier était rinauguration d’une ère de revanche w nationale, et de pureté politique.Et, entraînés à la remorque d’un tas de faiseurs et d'exploiteurs, les voilà qui piétinent en pleine boue et qui sentent le rouge leur monter au front, en présence d'un des plus tristes scandales électoraux qui aient souillé les annales de la province de Québec.Ah ! ils n’y resteront pas longtemps, ces honnêtes gens trompés.La désagrégation commence déjà.On commence à comprendre que, si des élections conservatrices ont pu être entachées de manœuvres défendues, nos adversaires n’en sont pas moins restés les maîtres du jeu.Nous voilà revenus aux purs de 187*1 et de 1S78, les héros du bin;push et de la trappe.libérales, la Patrie, toujours malheu- tinées sur la terre d’Amérique.” reuse et empêtrée, s’écriait le jour Nous saluons avec un patriotique même où le juge déclarait inatta- espoir l’apparition de cette publica- quable l'élection du premier - ministre : La Minerve s’occupe beaucoup pour le moment de l'élection de Laprairie et des cas de corruption qui ont pu être commis par dos amis de M.(ioyette.La Minerve devrait savoir qu’il so juge en ce moment à Kingston une contestation où le grand chef du parti conservateur est sur la sellette.Il n'y a encore eu qu'une personne a'examinée et Sir John est sûr de l'annulation de son élection.Ces a liai res-là se font à deux, messieurs de la Minerve, et nous allons voir déshabiller un pen le grand chef conservateur.Infortunée Patrie ! Pauvre et candide M.Sauvalle ! L’organe libéral montréalais est certainement doué du don de prescience, et ses renseignements politiques sont d’une sûreté merveilleuse ! Maintenant, on a beaucoup parlé de règlements de contestations d’élection, de pairages, depuis quelque temps.Sans doute, lorsque deux élections sont sûrement viciées par la corruption ou les manœuvres frauduleuses, et qu’011 peut espérer changer le résultat par une contestation et un nouvel appel au peuple, le pairage n’est pas moral.Mais lorsqu’il s'agit d'une contestation vexa-loire comme on en a tant vues dans ces derniers temps, ou encore d'une contestation dans un cas où la nouvelle élection produira certainement le même résultat, ne vaut-il pas mieux s’entendre peur éviter des frais, et T ébranlement inutile d’uue seconde lutte ?Dans le cas de Kingston, par exemple, n’aurait-il pas mieux valu pour les libéraux abandonner cette contestation en retour de l’abandon par les conservateurs d’une contestation également peu fondée ?Nos adversaires auraient aussi évité le paiement de frais considérables et inutiles.Quoiqu’il en soit, le chef du parti conservateur, ce parti corrupteur et corrompu, est maintenu en possession de son vieux Kingston, et son élection est déclarée par le tribunal aussi pure et aussi inattaquable que possible.Un tel résultat nous paraît très significatif, après toutes les accusa tions de nos adversaires.Ah ! si M.Mercier n’avait eu que ses appels raisonnes, et sow œuvre régénératrice, il 11’aurait pas gagné l’élection de Laprairie.C’est en faisant voter les morts, les absents, les faux électeurs, c'est en achetant et enivrant les gens, que ses lieutenants ont volé le comté du loyal et intègre M.Charlebois ! “ U couvre régénératrice ” de M.Mercier ! ! ! C’e6t trop fort ! Un comté honnête et moral jusque là, débauché sans scupule, le parjure organisé en système, la corruption pratiquée par des ministres en personne, les buvettes clandestines encouragées L’ELECTION D’UN CHEF Sous ce titre : Sir John, le chanceux, le World de Toronto, journal indépendant, publie ce qui suit : Si Sir John A.Macdonald 1 st l'archi-corrupteur, que prétendent ses adversaires extrêmes, ils doivent manquer de la finesse nécessaire pour ie démasquer.Non-seulement sa contestation d’élection à Kingston ne révèle aucune corruption soit par lui-mèine, soit par ses agents— le dernier cas arrive généralement dans ces contestations—mais la cour a pratiquement décidé que la lutte avait été conduite d’après des méthodes presque aussi pures que le comporte notre humanité faillible.Et cette remarque s’applique aux deux partis, ce qui doit être une cause de réjouissance pour tous les bons citoyens de tous les partis, pour qui la corruption chez les advers^iies est une source de regret plutôt que de satisfaction.Ainsi donc le premier-ministre sort triomphant de l’épreuve.Au lendemain du 22 lévrier, 110s adversaires, stupéfaits de leur défaite, ont crié bien haut que les conservateurs 11e devaient leur succès qu’à un système de corruption inouï.Sans doute, dans un tel système, il 11e LE CAHm-FftASCAiS Le prospectus de la revue, dont nous annoncions l’autre jour l’apparition prochaine, vient d’être publié.Elle portera ce titre expressif : Le.Canada-Français, et paraîtra d’abord tous les trois mois, par livraisons de 150 pages environ, avec un supplément additionnel d’une cinquantaine de pages, de manière que les souscripteurs recevront, à chaque livraison, au moins 200 pages, format inoctavo royal.Le supplément sera paginé séparément et contiendra exclusivement des documents encore inédits relatifs à l'histoire de l’Amérique et spécialement du Canada.Le Canada-français est publié sous les auspices de la Faculté des Arts de l’Université-Laval.Le comité d’administration se compose de cinq membres : Mgr T.E.Hamel, gérant ; l’honorable A.B.Rout hier ; MM.les abbés H.Iî.Casgrain, L.H.Pâquet, secrétaire, et J.C.K.Laflamme.Le comité de révision pour Québec se ’compose de Mgr M.E.Méthot, l’honorable juge À.B.Rout hier, M.l’abbé L.H.Paquet, M.l’abbé La-flamme, M.le Dr Arthur Vallée, M.l’abbé O.Mathieu.Pour Montréal il comprend M.l’abbé Colin, M.l’abbé Vcrreau, l’honorable juge Jette, M* tion.Qu’011 nous donne une vraie revue, nationale, intéressante, sérieuse et attrayante à la ibis, une Revue digne de figurer à côté des grandes Revues européennes, et l’on aura bien mérité du pays.Voici le sommaire de la première livraison qui paraîtra en janvier 1888 : 1.Prospectus.L’Administration IL Le Canada Français, son but et hoii programme.A.B.Houthier.III.Le jubilé de 8a Sainteté Léon Xlll.Mgr M.E.Méthot.IV.Rôle politique de Mgr de Laval.Lo Conseil Souverain.L’abbé A.IL (Josselin.V • • • VI.Kôle de la Faculté des Arts dans la Faculté catholique.L’Abbé de Foville.VIL La bataille do Carillon.Ths ClmpaiH.VIII.Coup d’œil sur l’Acadie avant bidispersion de la colonie française.L’Abbé II.H.Casgrain.IX.Métallurgie électrique.L’Abbé J.C.K.Laflamme.X.Le réalisme en littérature.Xap.Legendre.XI.Revue européenne.P.J.O.Chauveau.DEPECHE^ EN FRANCE COMPLOT II É V O L U T10 N N A111 IC Paris, 11.— M.de Fallières lemlu aujourd’hui auprès du président el l'a informé qu’il était impossible de former un ministère sur la base d'un rapprochement des groupes républicain-.C’est pour ci la qu'il a décidé d'abandonner sou idée à c* sujet Le président a cliaigé ensuite lr sénateur Tirard de former un ministère.Plus tard.— M.Lockroy refuse d'entrer .la u s 1111 cabinet avec M.Tirard.A une reunion des collègues de ce dernier, il a été décidé qu'il était impossible de former un mimstèie'sans l’aide ie la gauche radicale.En conséquence, M.Tirard abandonnera la tâche de former un cabinet.Ou croit que M.Floquel sera chargé de cette tâche.Paris, lü.—Un individu a déchargé trois balles sur M.Jules Ferry dans les coulons de la chambre des députés celte après-midi.M.Ferry a été tire par un nommé Au ber lin.A libertin est venu dans les couloirs des députés et a demandé à voir MM.Ferry et Gobiet.M.Goblet ne vint pas mais M.Ferry s'y rendit et en le voyant venir Aubertin tira un revolver de sa poche et le déchargea à trois reprises sur lui.Il est âgé de 20 ans t-L appartient à un groupe de 20 révolutionnant}*.Ces derniers tirèrent au sort et c’est à lui que fut dévolu l’acte de commettre ce crime.Il a déclaré qu'il avait jure de tuer Ferry.Après que ses blessures eurent été pansées à l'hôpital, Ferr\ e*l retourné à sa demeure à pied.l'n bulletin fourni par ie docteur Tralat déclare que la blessure à la poitrine de M.Feriy n'est qu'une contusion.L’assassin est natif de Uembach.Lorsqu’il lit l'assaut sur M Ferry, il était accompagné d'un complice qui devait tuer M.Goblet, mais qui n’agit pas, donnant pour laison que sou revolver était tombé à terre.Lorsqu’on a arrête Aubertin ou a trouvé sur lui un document attestant qu’on avait tiré au sort pour choisir les assassins.Le document toi mine par ce?, mots : Mort aux intrigants, notre tache est de former un ministère iniellizeut, désintéressé el patriotique.Nous l’accomplirons.” La tentative d’assassinat contre M.Ferry a donné lieu à plusieurs querelles acharnées dans h s couloirs de la chambre des députés entre 1rs républicains modérés et les radicaux.M.K un it r a accusé ces derniers de provoquer des actes de lâcheté.LES DÉTECTIVES VOLEURS Montréal, IL—Samedi matin la nouvelle de l’arrestalion de deux détectives et d’un gardien de la paix, impliqués dans différents vols s’est répandue dans tout Montréal avec la rapidité do l’éclair et a causé le plus grand émoi Il y a quelques mois, dit la Pns*e, M.Marry Phillips, sportsman bien cou-nu, confia la garde de sa maison au détective Fahey, avant de partir pour l’Angleterre.mais que leur qualité de détective les mettait à l’abri de tout soupçon.C’est alors que Fahey proposa, il y a deux mois environ, de voler la caisse de la gare Bouaventure, et détail épouvantable, il ne parlait de rien moins que d’assommer le payeur, quand le détective de Boston s’y refusa et dit que l’on devait voler mais non pas tuer.Cependant il fallait pour effectuer ce vol obtenir la connivence du gardien de la paix de service à la gare et c’est alors que Na'glé lit qu'il répondait de Bureau constable de la police de la vide.C’est Bureau qui fit faire une clef semblable à celle du coffre-fort et le vol eut lieu en plein jour, le dimanche, entre midi et une heure, alors que plusieurs employés étaient absents pour prendre leur diner.L’argent volé représentait la somme de $1,800 environ qui furent divisées entre les complices, soit $îf)0 chacun.Le détective do Boston qui s’était l'ait voleur pour la circonstance retourna aux Etats-Unis et c’est quatre jours plus tard qu’il prévint les autorités du Grand-Tronc ot qu'il dénonça les auteurs du vol.Los directeurs do cette compagnie ci» informèrent leur détective Flynn qui so rendit alors à Boston ot alla voir son collègue.Tous deux décidèrent aloiH du tondre un piège à Fahey et à Naogolé, et comme lo Boston nais devait revenir à Montréal quelques jours plus tard pour se concerter pour d’autres v ‘-\Sahepa-sauces anticipées .Lune des feuilles croyons appelée a de brillantes des- qu’eux aussi volaient depuis longtemps, toute autre médecine.Les examens du barreau Les examens du barreau, tant pour admission à l’étude que pour cello à la pratique, sont ;fixés au 11 janvier prochain.A ce propos, il nous semble important de rappeler à tous ceux qui auraient l'intention de se présenter que le 10 décembre courant est le dernier jour fixé pour la réception des applications.Avis à (jni de droit.Election d’officiers A une assemblée générale du club Les Laurcntides, les messieurs suivants ont été élus officiers pour l’année : Président—dis Pentland.Vice-président—Edouard Garneau.Secrétaire—C.J.Burroughs.Trésorier—J.I.Lavery.Comité de direction—J.U.Méthot, L.F.Burroughs.Jos.Winfield, A.J.Pain-chaud et Major Lindsay.Statues do la Sainte Famille Les Pères deSt-Sauveur ont reçu un magnifique groupe de statues représentant la Sainte Famille Jésus, Marie et Joseph.C’est la confrérie des Dames de la Saïuto Famille qui a fait ce présent pour l’autel de la Sainte-Famille.Jeudi produit] à 7J heures, ces Dames feront chanter une messe solennelle à l'occasion de la béuédion de ce groupe, elle i'eioul en même lumps une communion générale pour notre S.P.Je Pape Léon XIII.—Les Scrofules, cette infection du système si redoutée, trouvent dans la Salsepareille d’Ayer une guérison radicale.Clefs trouvées Ou a déposé au bureau du Courrier deux clefs contenus dans un anneau trouvées samedi soir par un des employes de rétablissement, près de la porte St-Jean.Le propriétaire pourra les recouvrer en s’adressant an Courrier du Canada.Prochaine Eclipse Totale de Soleil \ isibie en Canada aura lieu lé 1er Octobre 1888.Notez cela dans votre livres de notes.La Crème de Tartre Impériale éclipse toutes autres.Elle est absolument pure.Ce que jo ferai ! Les symptômes de l’excès de Bile sont malheureusement trop bien connus, ils différent jusqu’à un certain point chez les différents individus.Un homme Bilieux est rarement un mangeur à son déjeuner*.Trop fréquemment, hélas il a u n excellent appétit pour les liquides mais il en manque le matin pour les solides.S i langue mérité d’être examinée en tous temps ; si elle n’est p is blanche et chargée, elle est rude, à coup sûr.Le système digestif est tout à fait en désordre et la Diarrhée ou la Constipation est un symptôme ou les deux peuvent alterner.Ou rencontre souvent les I Iémorrlioïdes et même perle de sang.Il peut y voir du vertige et souvent du mal de tête et de l'acidité ou flatulence et sensibilité au creux de l'estomac.Pour corriger tout cela sinon le guérir essayez la Fleur d'Août de.Green, elle coûte peu et des milliers de personn es attestent son efficacité.Les pilotes A l'assemblée annuelle des pilotes licenciés pour le havre de Québec et au dessous, tenue same li dernier, les messieurs suivants ont été élus pour l’année courante Arbel Bernier, Joseph Fortier, Louis E.Morin, Onézime Noël, Laurent Godbont, Adjutor Baillargeon.Onguent et Pilules Holloway Ces remèdes célèbres sont recommandées avec confiance aux mineurs, aux marins, et à tous ceux qui travaillent sous tern; ou dans des atmosphères.Les particules ténues de charbon ou de métal qui imprègnent l’air de ces lieux tendent à bouclier les poumons et les tubes aériens, donnant ainsi lieu a la bronchite, à l’asthme et à la palpitation du cœur.On trouvera dans les remèdes d'Holloway lin moyeu de guérison sûr et facile, car les propriétés pénétrantes de l’Onguent arrêtent les congestions locales et ces effets légèrement laxatifs des Pilules fout agir ie foie librement, et enlèvent l’embarras de la respiration.En ayant recours de bonne heure à ces remèdes pins d’une maladie sérieuse sera détournée, et l’on maintiendra un bon état de santé.M.S.David Après plusieurs séances donnée au Grand Séminaire de Beau vais, et une soirée publique présidée par l’Evêque et lo Préfet, Mgr Gignaut adressait la lettre suivante à M.David : u Je ne puis résister au désir que j’éprouve de vous exprimer ma reconnaissance pour le service que vous nous avez rendu en vous faisant entendre au milieu de nous.Votre parole si hello ct toujours convenable a produit sur vos auditeurs le meilleur effet.J’espère que vous nous reviendrez do lempsen temps; vous serez accueilli avec empressement et gratitude, n’en doutez point, .le n’ai pas besoin de vous dire Ions les vœux que jo forme pour vous.Si les personnes honorables auxquelles vous vous pré senterez savaient comme moi tout co qu’il r a en vous de talents, de parfaite convenance, do qualités estimables,elles vous recevraient comme vous le méritez.Puis le témoignage que je me plais à vous rendre ici contribuer à vos succès.i» J Josiîph Ahmand Gkinoux Evêque de Beauvais.Avis aux Mères !.« il syrop calmant do Mme iVmd>* devrait toujours être» employé pour la dean tion des enfants.Il calme l’enfant, adoucit les gencives^ apaise toutes les douleurs, guérit la ooliquo, et est lo meilleur romède pour la diarrnéo.Vingt oinq cents la hou j ilteulo. JLe Courrier du Canada ILundi 13 Décembre 188^ •MJ Une Merveilleuse Histoire RACONTEE EN DEUX LETTRES.nil CMC.*'2S Cedar St., Now York.(J U r I LO fl 28 Octobre, 1882.•• Messieurs.Mou pfrro demeure k (Mover Vi.Il :i beaucoupsouffert den Scrofule*,et la letlro ci-joiuto vous dira les mcrvcilloux cf-1 rts produitM par IaSalski'ARKillb ii'Ayeu.,!,• crois quo »on eang doit avoir été infecté drpuln dix an» au inoiuH ; san* autro signe extérieur qu’une légero plaio scrofuleuse au poigiiot.H y a cinq aim do nombreuses ulcère* commencèrent k so montrer, cl peu k l»« u sc multiplièrent à tel point qno sou corps riitier eu fut couvert.«Je vous assure, mes-t.iciirS, quo sa position était bien critique «liiuii'l il commença h sc servir de votre mode-Mite.Maintenant il y a très peu d'hommes do sou Age qui jouissent d'uno meilleure hante, .lo pourrai facilomont nommer cinquante personueH prêtes A ccrtilicrdo la vérité de» faits «|uc j’avance.A voua sincèrement, W.M.I’iiiLLirB." i\il ntpr, "C’est pour mol un plaisir, UIJ I LiiCi en même temps qu’un de-v,.ir.de venir auprès «le vous attester et reconnaître les bienfait» que j’ai obtenus par l'usaye de la Salsepareille d’Ay r.31 y :« * ix mois mon corps était complète liant ••«.•IV.rt d’uno terrible humeur et de p» île» m rol'iibMihOs.Celtu humeur mo cuuku., «les démangeaisons constantes et intolérables, et k chaque mouvement «lu mon corps le peau so lcntlail en différents endroits, et le sang coulait.Mes soutrraiicee étaient terribles, ln vio .tait |M»ur moi un fardeau, do commenvat l'usage do la Sai.hkpakki i.i.k au mois «l’Avril dernier, «*t je l’a» continué depuis lors, l'n chnng'unent inum dint commença n s’opérer ; t„.,| * j,pu les plaies sc sont cicatrisée», et ma santé c*t devenue purfaito en tous les points, «lo sorte quo je suis capable «le fairo une lionne journée «le travail, quoique j’aie soixante treize ans.Plusieurs ino demandent •‘Oiiiiuent je suis parvenu h obtenir une gu* ri-t .f i, sachant Îo français et VanKlais.acluellpment occupés à approcher de •K» S'adresser ITERRE BÉDARD.Président des Commissaires.Québec, io décembre 1SS7.—15j.712.Institutrice (h'innmièc.Les commissaires d’écoi.es de st- ROMUALD, (arrondissement du «,a«t «»e »* I iaTroisifeme à SlC-bouise.Chaudière), demandent une institutrice d école élé- une mentaire sachant le français et l’anglais.S’adresser ;\ .JACOU CANTIN, St-Uomuald, (S Québec, 1er décembre 1SS7.707am.) Pectoral-Cerise d’Ayer, Il n’y a pas de maladies nuFsl perfide» dans îeurs attaques quo colles qui atlectcnt la rorgo ot les poumous ; et aucune qui »o soit aussi négligée par la majorité des malades.Cepeudanl une toux ou un rhume ordiuairtj négligé n'est souvent quo lo commencement d’une maladie mortelle.I.o I'ectokal-C Kiel be a prouvé «on efllcacité par uno lut to triomphante do quarante aniu'-es contre les maladies do la gorge et des poumons ; l’important est de s’en servir à temps.Toux persistante guérie." En 1857 jo pris un gros rhiuue de poitrine.Uno violente toux s’en suivit et jo passai «le longues nuits sans sommeil.Je fus condamné pur le» médecins.K11 dernier rassort, j>«-«aval du Pkotokai^Ckicisk ii’Aveic.ot bien-t*It après, mes poumon* se dégagèrent, lo nonimeil, »l nécoefluiru h la réparation ch** force», me revint.Par un usage continu du Pkctora lt j’ai obtenu une guérison oomple^u et radicale.J’ai k présent «2 an», je suffi robuste ot vigoureux, «?t c'est k vwtre Pac-ToJIAL-Geüibe quo je le «lois; j«^ puis «lire eu toute sincérité q»i*il m'a sauvé la vio.IJOU \«'K FAIKHftOTHKR." Itockliighain, Vt., 15 Juillet, 1882.Croup — écoutez une Mère." Pendant un séjour k la campngno, l'hivor dernier, mon petit garçon, leé «b« trois» uns, fut atteint «lu croup ; en respirutiou devint ?‘I >éniblo qu'il sembluil près «te mourir, il émulait.Quelqu'un dam» la famille suggéra ’emploi du pectouai^Ceuisk o'Avkk, dont 1 y avait toujours un flacon dans la maison.Nous essayâmes k faibles doses, souvent répétées, et a notre grand loi»*, en moins d'uno hnni-heure, le petit nislade respirait lilire-a-.nl.I.o «lootour nous assura que le’Pkc- •tnAl^Cr.RiSE avait sauvé la vie «le mon chéri.Jugez do imt gratitiulo?A tous sincèrement, Mrs.i:m« • • ri»vrv." 159 West 128th Si., New York, : , Mai, 1582.Ilroucliltcr."Joaoiifïruisiiepu:» huit ans «le» lîrouchitos; en vain J’avais essuyé de tous les rcmèdos t»o»&iblo*, quand l’Idée 1110 vint «l’e»fcnyer lo PBCTOllAI.-CRI»I*-K Ii’AYEK, UUC hOUUO ill- spiratlon, connue vous voyez, puisque Je suis guéri.Joskim WaLDny." Dybalia, Miss., 5 Avril, 18S2.Il n'existe pas J'* cas 0Î1 une atfectlon de la gorge ou des ;x)Uiiioils ne puisse îtro grandement soulagée par remploi «lu Pkctokal-CeiilBE h’Aylu.I.a guérison est certaine quand ht nmladi*» e»t prise ft temps.IMtéPAItÔB PAU Dr.J.C.Ayer&Co., Lowell,Mas9.Vendu par tous les droguistes.Po'mmtQ YI (jUÉRISSEZ VOTRE ESTOMAC! PURIFIEZ VOTRE FOIE! ÜS PILULES D[ BRISTOL PUREMENT VÉGÉTALES veut le meilleur Purgatif et le Itcmkdo le plus elïlcace contre foutes les maladies «lo l’Ksto-mac, le Foie et la Dispepsie.La Véritable —1)K— CJ .t-i ¦- r„.Murray S Lanman.LF.PLUS EXQUIS de tous les ?arfums pour laToilett n r O U la nouvelle gare dans ce but là.Fromagerie M.Fis.Goudron, tie Ste-Anne Lapoca-tière, a acheté la fromagerie établie depuis trois ans à Ste-Louise, par M.Dionne.M.Goudron se trouve actuellement propriétaire de trois fromageries à Ste-Anne, une autre à St-Ptoch et VT.N-; Supérieure «l’Eau travaux .Pardessus a bo.ou entrepris ; il sera remis, m la soumission n est pas acceptée.Le Ministère ne s’engage à accepter ni la plus basic, ri aucune des soumissions.Par ordre, A.GOBE1L, Secrétaire.Ministère «les Travaux Publics, 1 Ottawa, *4 Novembre, 1SS7, ( Québec, 10 Décembre, 1S87.—3f.710.* 1 5 Les tlragCN uieiitfuels ont lieu le TROISIEME MERCREDI DE C IIAQLE DIOIS.:;’.:0>^-2ai-ra^iraEysagB«a5gg3 La valeur des prix qui seront tirés le MERCREDI, Décembre Pantalons à S 1*50 El oïis)C «ïeiïsSiîé Ma femme doit lui faire une visite depuis que je lui ai dit que ce magasin offrait en vente des Blouses à raison de 8L75 —SKUA DE— $60,000 MI LIG E, JJ DES SOUMISSIONS cachetées, marquées sur l’angle gauche de Pcnvcloppe “ Soumissions pour approvisionnements et nécessaires de la Milice,” et adressées à Tllonorablc Ministre de la Milice et de la Défense, seront reçues jusqu’à MIDI, le LUNDI, le 19 DECEMBRE.On pourra obtenir des formules imprimées «le soumission, contenant tous les renseignements voulus, en s’adressant au Département, à Ottawa, et aux magasins militaires suivants, où Ton pourra aussi voir des échantillons «le tous les articles, savoir :—Les bureaux «les surintendants «le magasins à I.ondon, Toronto, Kingston, Montréal, Québec, Halifax, N.E., et Saint-Jean, N.1».Aucune soumission ne sera reçue à moins d’être faite sur les formules imprimées fournies par le Dé| artement.Tous les articles devront être «le fabrique et «le produit canadiens.Chaque soumission devra être accompagnée «l’un chèque acce/té par une banque canadienne, pour une somme fçnle J dix peur cent du total «le soumission, lequel chèque sera confisqué si le soumissionnaires refuse de signer le contrat sur «lemai de «le ce faire, ou s’il refuse de compléter le service entrepris.Si la sourr'.sSion n'est pas acceptée le chèque sera remis.C.EUG.PANET, Colonel, Sous-ministre «le la Milice et de la Défonce.Ottawa, 25 novembre 1SS7.Québec, 3 décembre 1SS7—iof.70S COUT DU BILLET Première Série.$1.00 Demandez le catalogue des prix.Le Secretaire, 6.E.Lefebvre, RUm 8T-JACQVIS8* MONTREAL 8«* SOCIÉTÉ DE ’ll .23, Rue St-Jean, Québec a VIS est par le présent donné que le six courant le bureau «le «Erection a décidé d’avoir «les classes de prêts mobiles.Us parts sont de $50 chacune et le montant à paver par mois est de 25 cts pendant 12 ans.Üne nou t-elle classe sera ouverte chaque mois jusqu’à nou vcl ordre.Us souscriptions doivent se prendre au bureau de la société.G.GOURDEAU, Secrétaire.AVIS.Nous nous proposons «le commencer LUNDI, LE 5 DECEMKKE notre grande vente annuelle à Bon Marché afin «le donner aux acheteurs le bénéfice «le cette grr de réduction cn temps propice.Durant cette grande vente à BON MARCHÉ, chaque article «le notre assortiment sera réduit, et les acheteurs peuvent être sûrs «le trouver «le grands avantages «lans «les MARC 11 AN 1 )ISES fraîches et fashionables.Tous les prix réduits des marchandises sont marqués cn plein chiffre.TERMES : A rgen t Comp tan t.ISchan Kros.et en montant.Tu peux juger de la réduction sur les autres marchandises.Je te conseillerais, si tu tiens au bon marché, avant «l’aller ailleurs, de faire une J36UXièlTl6 Série - 0.25 visite au magasin de * _____ G IG GÈRE Sf CIE, No 352, Rue St-Jean.Québec, 30 novembre 1 SS;.—lin.7C^ Publications importantes NOUS avons le plaisir de recevoir «le la Librairie de J, A.Lang lais, les livres suivants qui étaient «lesirés depuis longtemps et nous félicitons M.Langlais d’avoir comblé cette lacune.Nous voulons surtout mentionner la Semaine Sainte notée, qui est surtout si utile pour ics personnes «jui veulent suivre les exercices «le la grande semaine.Ix: prix de ce livre relié cn pleine toile n’est que de 60 cts chaque vol.ou $6.00 la douzaine.I>e Paroissien noté, dernière édition, revue, corrigée, et augmentée, prix $1.00 chaque.Lx-trait du Paroissien noté, pour les enfants de chœur, contenant toutes les mrsses et les vêpres sur tous les tons, prix 10 cts.Le Graduel, et le \ espéral, sont certainement les deux livres les mieux imprimés qui soient sortis de l’imprimerie Delisle.La reliure est très forte, et solide.Prix des 2 vols.$3.50.L’on trouvera à la même librairie, vin de messe, Cierges Pascals, Encens, «le 1ère qualité Bougies, Lampions, Huile d’olive, etc., etc.Messieurs du clergé, et les communautés religieuses sont invités à venir faire leurs achats à cette librairie.Ils seront certains «l’être servis avec ponctualité, et à des prix très modérés.,1.A.Siîsniî'îzsss, LIBRAIRE-EDITEUR, 177, rue 81-JohcpIi, M-Kocli, QUÉBEC.Quél'cc, 29 Mars 1SS7 561 VICTOR MARIER, Agoni pour la vente des Billets, 83, Rue d’Aiguillon, Quebec Québec, 29 août 1SS7— 594 Merveilleux & CREAM P0WD La plus PLUIE, la plus PORT!?la MEILLEURE N K C O N T K N A N T N I Alun, Ammoniac,Chaux,Phosphates ou autres matières nuisibles, T III PII I CT TORONTO, Ont.-J t.W, bILLtl CHICAGO, Ills Fabr’t «le la “ Oolebrated Royal àenst Cake»*” Nous croyons qu’il est d notre devoir dans l’intérêt «le personnes qui souffrent, d’attirer l’attention «le nos lecteurs sur le certificat que publie dans une autre colonne la COMPAGNIE D’EAU DE ST-LÉON.l>cs propriétés curatives de cette eau pour toutes les maladies constitutionnelles sont tout simplement merveilleuses et nous ne saurions trop la recommander aux personnes souffrant de la dyspepsie, rhumatisme, constipation, maladies de la peau, etc.BUREAU DE POSTE, Burlington, V.1'., : A la Cie d’Eau St-Léon, .J Messieurs, Vous me demandez de vous «lire ce qne je connais de l’Eau St-Léon.J’ai le plaisir de vous informer qu’il y a cinq ans, lorsqu’alors je n’étais âgé cpie de quinze ans, je souffrais horriblement d’une maladie de la peau, je fis un usage copieux * «le l’eau St-Léon et au bout «le trois semaines j’étais couvert de boutons, de la tête au pieds, l’eau ayant eu l’effet de chasser les humeurs du système.A la fin de la cinquième semaine «le ce traitement, j’avais la peau aussi nette que n’importe quel autre enfant de mon âge et depuis j’ai toujours été bien portant.Je certifie ici avec plaisir, que je dois ma guérison à l’eau St-Léon.Votre dévoué, 275.2f Earlk S.Kioncsley.Cette Eau pour la maladie de la peau est en vente chez tous les détailleurs à 25 cts le gallon.Dcman-dcz-là à votre droguiste ou chez votre épicier.Vendue cn gros et en détail par MM.GINGRAS, LANGLOIS & CJE No 3.Port Dauphin, Québec.Agents pour lu Puissance Québec, 30 sept 1SS7— 539 052764 Le Courrier du Canada, Lundi, lî® Décembre 1887 s»*5?27! PRÉPARÉ PAR VSIQ LE6#'i P/*4RMACIEN-CHlM\Sf£ ^ BORDEAUX (France) ,>S -Ct- f Le plus Puissant ~ de tou^^ Ejrtçrr nur chaque 17n.•>.*» lr Timbre de garantie On ne saurait trop vous féliciter au sujet de votre excellente préparation dont les effets sont réellement surprenants.Docteur FLEURI, à Bèdée (France).Votre Rob Lechaux est excellent, car mon enfant est parfaitement guéri.Je vous autorise à publier ma , lettre et mon nom.Docteur LAROCHE, à Plègut (France).La reconnaissance me fait un devoir de vous rappeler que, sans votre Rob Lechaux, je ne serais probablement plus de ce monde.L’Abbé LAFARGE, Curé d’Eyruble (France).D'après les effets que je constate tous les jours, il y a évidemment dans les plantes déjmratives et dans la composition entière du Rob Lechaux comme un principe de renouvellement général, appréciable surtout dans les cas oà la médecine ordinaire est impuissante.L’Abbé LARDY, â Karman de (France).Je ne saurais assez faire l'éloge de votre Rob Lechaux.Les effets que plusieurs fois j'en ai vu obtenir sont trop consolants.Ainsi, tout récemment un eczéma général, presque désespéré, a été guéri au bout de trois semaines de traitement.Cependant, par précaution, je vous prie de m’envoyer six flacons de Rob Lechaux.Sœur St-Elol, Supérieure à St-Aubln-d’Aublgné (France).J'ai été très satisfait de votre Rob Lechaux.Veuillez m'en adresser six autres flacons.J'userai souvent de votre bonne préparation dans les affections scrofuleuses et lymphatiques.Docteur ROIflEC, C*/are (France).Ijc Rob Lechaux aux sucs concentrés iodurés de Cresson et de Salsepareille, est un excellent dépuratif, et j’ai eu l’occasion d'en constater les bons effets chez un grand nombre de malades.principalement chez les enfants.Dr IffARC, Docteur en IRédecIne de la Faculté de Paris.'Si 7 * - '-'s 0RIP1BR LE SAHC, FORTIFIER L3 SANG, 1 C’Liï i USURER LA SANTÉ A CEUX QUI L’ONT, C’EST LA DONNER A CEDI QUI NE L’ONT PAS Pas * Charlatanisme EN FRANCE! La Loi et l’École de Médecine défendent expressément la Vente des Médecines secrètes VOICI LA FORMULE DU ROB LE CHAUX Telle qu’ollo n ôté approuvée par Iob plus grands Médecins d’Europo : Extrait concentré de Quinquina Royal, Extrait concentré de Salsepareille Rouge, Extrait concentré d'Ecorces d’Oranges Amères, Suc de Cresson obtenu par des presses hydrauli- » a m • • 9 Spécialité vin blanc Pour Isa Itlrue - V* J'ai pour des états pathologiques différents, employé votre Rob toni-dépuratif, et Je dois à la vérité de déclarer qu’il m’a rendu de signalés services dans le traitement de ces diverses affections.C’est un médicament bien accepté par les malades et appelé, a mon avis, à l'avenir réservé aux bonnes préparations pharmaceutiques.Docteur BOUYER, ancien interne des Hôpitaux de Paris, Lauréat de l’Ecole de médecine.tir TCnlun dru t'a brieti ntn.Y?niin à M+utn'nl.n‘i UVIOLSTTE & NELSOS, LACUASCE.B1R1Ü03.M* MCSOLS, B.GRAY ft the* toolHUi bonne» Pb m des; a ##»/«* Or r.c*im MûR’.ïi et C- et Pharmacies •::i Orr.s G lüt'SAYr i ;t».p ulevard M t enta, t Pari/*.et U*: ru** Noti*••-Daiito, a Xfitntr.:ttl.ques, et concentré par évaporation au bain-marie., ^vlodure de Potassium purihé par recristallisatiom^ ON TKOUVK cher.JH.HH».POLYDi CiIIlUKlMn viticulteur et correipon* liant île notre JOURNAL, à Sandwich, Ontario.I.Les vins pour la Messe, lesquels ont été honoris des recommandation* du Révérend Père O’Connor, Supéricui nu Collège de Sandwich, et de Mgr Walsh, évécjtie deL ondon.2.Des vins de taldr, très apprécié* pat tous ceux qui en ont fait usage ji:.qu’à présent.Des jeunes plants de vigne, préu à être livrés sur demande.Les prix délient toute concurrence étrangère.Roui renseignements, comme poui traiter, s’adresser directement au pro.ductcur.Les échantillons serontj envoyés sur demande.Guide des Voyageurs Chemins de Fer rare Chemin de Perdu Pacifique Canadien Dkfàrt vt.Québec Train local à 9 h.a.m.Train Express direct à 3.00 h.p m.Train Express direct à 10.03 h.p.m.Les trains du dimanche partant de Quélcc pour Montréal à 9 h.a.m.et 3.30 heures p.m.Québec-Central Express—quitte Lévis à i.io p.m., arrive à Sherbrooke à S.00 p.m.et à NewAork, 11.45 a.m.t Mixte—quitte Lévis 2.30 p.m., arrive à St- François à 7.45 p.m.Express—départ de New-York à 4.30 p irrive à Lé*vis à 3.20 p.in.Mixte—quitte Saini-Erançois, 6.00 a arrive à Lévis 11.15 a.m.Isle d'Orléans et Québec De i.Tlk d’Orléans De Québec 0.30 A M S.30 A M 2.45 P M 2.00 P M TJX" Arrêtant à St-Joseph en allant et revenant.De Québec a St-Romuai/d De St-ROMUALD De Québec 5.00 A M 11 -3° A M 1.00 P M 4 00 r M 3JF Arrêtant à St-Romuald et quai Bowen’s Sillery, en allant et revenant.Êi\ VRNTK A LA LIBRAIRIE IH) “ Courrier du Canada ” Lignes d'Omnibus «sr.&cn s* m., m., (juébec et Lac St-Jean é .Allant au Nord 6.35 A.M.Train mixte laissera Québec pour * Caf-Rouge Départ du Cap-Rouge à SU a.m., arrive à Québec à 10 heures a.m.Départ du Bureau de Toste.Québec, pour Ber-ger.'ille et le couvent de Sillery à n 45 a.m.Départ de l’Eglise de Sillery à 1 heure p.ni., arrivé à Québec à 2 heures p.ni.Départ du Bureau de l’oste pour le couvent de Sillery et Cap-Rouge à 4 15 p.m.arc Ascenseurs •xy.-r.: c-; St-Raymond arrivant là à 10.10 a.ni.et se rendant à la Rivière à Pierre les mercredis et vendredis, arrivant là à 11.50 hrsa.m.5.30 P.M.Train de la malle tous les jours arrivant à St-P%aymond à 7.15 et à la Rivière à Pierre à S.15 p m A Hand au Sud O.co A.M.Train de la malle laissera la Rivière à Pierre tous les jours (St-Raymond 7.00 a m.) pour Quél>ec arrivant là à S.45 a m.2.15 P.M.Train mixte laissera St - Raymond tous les jours (Rivière à Pierre .es mercredis et vendredis à 12.20 p m.nour Québec arrivant là à 6.10 p ni Les lundis, mercredis, jeudis et vendredis, de 7 heures du matin à 9.30 du soir.Les mardis et samedis, de 6 heures du matin à 9.30 du soir.Le dimanche de midi à 9.30 h du soir.Prix : 3 cents, 5 cents aller et retour, ou deux passages.Chars Urbains Chemin de Fer Intercolonial Trains laissera Lévis pour Halifax et St-Jean à S.00 a.m.Pour la Riv.-du-Loupct Stc-Elavic à 11.15 a m.Pour la Biv.du Loup à 5.55 p.m.^ Ces trains circulent sur l’heure du Fasten: Standard Time.Grand-Tronc Train Mixte 2.00 P.M.—Train mixte laissera la Pointe Lévis pour Richmond et tous les points de PEst et l’Ouest, arrivant à Montréal à 8.00 P.M- Train du soir 8.30 P.M.—Express pour Richmond, Sherbrooke.Island, Pound, Gorham, Lewiston, Portland, Montréal et tous les points de l'Ouest, de l’Est, et du Sud-Ouest et du Nord-Est.Bateaux à Vapeurs Québec et Lévis Les bateaux font le trajet entre Québec et Lévis tous les demis heures.Prix 10 cents pour chaque passage.TRAVERSE DE QUEBEC A DEVIS.QUÉBEC | LÉVIS A.M.|P-M.7.30 M u 1 1 e pou i*j 2.00 Malle de la Riv Halifax.Accomodation pour la Rivière du Loup 10.30 Malle pour la Rivière du I-oup.P.M.5.00 Acc o m o d a t i o n pour la Rivière du IvOlip.du Loup.6.00 Malle d'IIaîifax.jPour le Québec Central P.M.12.30 Express pour Sherbrooke P.M.2.00 Train Mixte pour St-Joseph A.M 11.30 Train mixte de Saint-Joseph, P.M.3.30 E x p r e s s de Sherbrooke Traverse du Grand Tronc LAISSERA ST A TJOJV DE LEVIS Ligne de la rue St-Jean Voyagent tous les jours de S hrs du matin 8 heures du soir, et font le trajet tous les 10 minute entre la barrière Ste- Eoyc et le bureau du Courrier du Candaa.Prix : 5 cents.Ligne de St-Eoch l'ont le trajet tous les 15 minutes entre la barrière St-Valier et le marché Champlain, tous les jours depuis 6 hrs du matin jusqu’à 925 hrs Ju soir.Prix : 5 cents.auk* Télégraphe d’alarme 1 rue Ste Ursule, station centrale.2 Ste Anne et Auteuil.3 Grisons et Ste Geneviève.4 Haldimand et St Louis.5 Jardins et Ste Anne.6 Buade et Fort.7 Hébert et Rempart.8 Ste Famille et Hébert.9 Séminaire de Québec.10 Ste Julie et d’Artigny.12 St-Jean ci Collins.13 Palais et Mac-Mahon.14 S.Jean et S.Stanislas.15 Chantier Dinning, (Champ la in h 16 Epicerie Taylor.17 rue Champlain, 474.18 S.Jean et Sutherland.19 Déligny et S.Olivier.21 Maison Giblin (Champlain).23 rue Champlain, 103.24 Dalhousie et Arthur.25 Côte de la Montagne, au bas.2ô Sault-au-Matelot et S.Jacques 27 Côte Dambourges et S.Paul.28 S.François et la Chapelle.29 Pied de la rue de l’Egli&e.31 Lemeaurier, rue S.Paul.32 Marché S.Paul, station.34 Prairie et S.Dominique.35 Fossés et Pont.3G S.Valier et la Chapelle.37 L’Eglise et S.Joseph.38 Dorchester et des Commissaires.41 Dorchester et N.D.des Anges.42 S.Valier et Belleau.43 Colomb et Nelson.45 S.Anselme et S.Joseph.46 Caron et la Rcino.47 Reine et Couronne.48 Arago et Turgeon.49 Prince Edouard et Grant.51 Reine et Pont.52 S.Dominique et S.François.53 Dorchester et Ryland.54 Artillerie et Sle Julie.56 S.Augustin et S.Patrice.57 S.Patrice et Berthelot.58 Grande Allée et fccott.6! Artigny et S.Amable.62 rue S.Amable, Bon Pasteur.03 Grande Allée.Ste Brigitte.64 S.Jean et Salaberry.65 Ste Claire et Kicholieu.67 S.Jean et Ste Geneviève.71 itobitaillc et Latourellc.72 S.Augustin et S.Georges.73 Parlement.74 St-Jean et St-Eustnche.75 St-Eustache et Richelieu.Fleur du Carmel.par le Révd Père Antohi Braiin, $1.00.L'Hôtel-Dieu, par l’abbé H.H.Cuiu $2.00.Recueil de Decrllts et lo médecin k lu ma -r* 25 cents Choix des Vaches laitières, par .1.A.Cont«>* prix : 50 cent*.L’établissement du Cour/ter du Canada fait des impressions de luxe de tous genres, et cela sous U-plus court délai.Un atelier de reliure est attaché i\ l’établissement.Toutes les commandes sont remplies avec promptitude et à la satisfaction des clients.H.ERJSr Préparée par les SŒURS I)E L’IIC) PITAL DU SACRÉ-CŒUR » A aillai.Manuel de C aniioiies « a t V L" '¦‘u: contre*! aver ir :jr*Merfi/:inc-;U Canada ft de Ter reneuve veve transportai: Ma1 les *?» X7AIVJ/;?• v î< r** p ty« 7«.nyfs 1SS7 Arrangements (Uliver-ï^^^ j ES iignos «le celle compagnie se composant î 1 des vapours en fer à doubla engin suivants, construits sur !a Clyde.Ils coiïtbument ‘es compartiments à i’épreuve de l’eau, sont fans rivaux pour la force, ia rapidité et le çonfi •.soûl équippét» avec tout*::* !°s iniélioratlor.' modernes [ur !’»*.• uérî^nct* prutlqu* 3 pn suggérer.**t tous ont eii&ctué les plus ;»1* *3 traversées dont l! soil fait mention dans les anoui*»-maritlaxes.Vaisseaux ion- Commandants nage NUMIDIAN.G100 en construction PARISIAN.5109 Capt James Wylio.SARDINIAN.4650 Ll Smith R N R POLYNESIAN.4100 Capt J Ritcliie.SA B MA MAN.3600 “ .1 Graham.CIRCASSIAN.4009 “ \V Richardson.PERUVIAN.3100 “ H Wylio.NOVA SCOTIAN.3300 - II B Hughes.CASPIAN.3200 Lt H Barren H N CARTHAGINIAN^.iGOO Capt A Macnicol.SIBERIAN.iGOO “ II P Moo e.NORWEGIAN.3531 “ J G Stephen HIBERNIAN.3440 “ John Brown.AUSTRIAN.%.2700 “ J Ambiuy.NESTORIAN .2700 PRUSSIAN.3000 SCANDINAVIAN.3000 BUENOS A Y Fl KAN.3800 COREAN.4000 GRECIAN.3600 MANITOBAN.3150 CANADIAN-—.• 2600 PHOENICIAN.2h00 WALDENS! 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2 Janvier 24 o 9 \: i’AUL.—Mlle O.Dorval, Mmes A.Boucher et J.M.Tardivel.LINGERIE: TABLE kotrk-ijamk.—-Mme Ph.J.Jolicœur.1 able St-Josei'H—Mines J.(i.Tourangeau et E.-X.Berlinguctte.Table St-1*rançois d’Assise.—Mmes Gravel et M.Annct.i able S i-Roui.—Mmes F.Labrccquc et E.Marceau.Table du St-Rosaire.— Mmes F.Fillon, J.Richard et O.Migné.Table St-Sauveur.—Mme F.Auger.Québec, 4 novembre 1SS7.69^.La il LE K> S3 PART IFIfALKFAX m A DEUX HEURES P.M., ou (i l'arrivée des trains de VIntercolonial venant de l'Ouest.Prix du Passage de Québec via Halifax Gai ine.$60 00, $75 00 et $80 00 Suivant les accommodements.1 ijDtinéiljair0 .y.3 Lu t r ( j.ont.v - Billets de retour à prix réduits.Service Liverpool, Queenstown, St-Jean T.IV,, Raltlitiore et Halifax > • y f'- •• v‘ t - - r • -V.' *.K- 1 K et après LUNDI, le 6 JUIN 1*87 * J les trains circuleront tous les jours (excopt* les dimanches) pour «t fie la station du P*lui».Lhjêbec, comme suit : ALITANT AU NOIU) G.R.l yt.JIE.Train mixte tous les iour?pou St-Pûymond arrivant à 10.10a.m fd continuant jusqu’à la Rivière i Plurre le mercredi et vendredi arrivant h 11.50 a ni.5.,5** I*.W.1 rain fie la mallo tous le*, jour s arrivant à St-Raymond h 7.15 *t Rivière à I’ierre h 8.15 p» m.ALLANT AU SUD tLGo A.M• I rain «le la mallo laissera la Rivière h Pierre tous les jours (St-Raymond 7.00 a m) pour Què bec Arrivant à 8.45 a m.W, I rain mixte de St-Ravmond tous les jours (et de la Rivière à Pierre los mercredi et vendredi à 12.20 P ni) arrivant à Québec à 6.10 p m Le train de la mallo so rencontre h St Ambroise avec les omnibus allant au village Indien à Lorelte et à la station do Valcartier avec l’omnibus pour le village fie Valcartior.à st Gabriel avec le nouveau chemin pour l’établissement de la Rivière nux Pins, à Rivière à Pierre avec le chemin de colonisation pour Notre-Dame fiés Anges.Le fret pour les dillérents points des districts du Lac St-Jean el Saguenay sera enregistré À -a gare du Palais, jusqu’à 5 h.P.M.les mardi* tt jeudis.Pour information concernant le fret, h taux lu passage, s’adresser à Alexandre Hardy •*£‘‘iil général du fret et dès passagers, Québec* D“s billets pour le chemin de fer sont en vente chez R.\V.Stocking,en facedo l'ilôtel St-Louis, et par tous les sous-agents.Billets de retour do première classe au taux d’un simple billet, émis les samedis, valables pour revenir jusau’ou mardi suivant.J.G.S COI T.Sec.et Gérait», Chambres Coin merci -Dns Québec, 2) oct.1887 LOPJiS JOB1N, 8tat(ialrc COIN (U-K RUES CLAIR FONTAINE et BURTON, QUARTIER MONTCALM, «UIJBBEO Steamers.Do Liverpool à Baltimore via St-Jean et Halifax Do Baltimore à Liveipool via Halifax ot St-Jean ~5T" Haliiax via St Jean « a Liverpool Mardi Mardi Lundi N.Scotian .8 Nov.20 Nov.5 Déc Assyrian 22 44 • 3 Déc 19 •• Peruvian G Déc.27 “ 2 Janvier N.PCOTIAN.20 “ 10 Janvier IG Assyrian 1 3 Janvier 24 “ .LIGNE DE GLASGOW De Glasgow Steamers.Do Boston vers lo 27 Oct Manitoban .• MM •••••• •••• 4 Nov.Siberian 21 nov.11 “ Scandinavian 28 “ 18 “ 'Hibernian.•••••• ••••••• • 25 “ * M f t f 1 Carthaginian 12 Déc.” Via Halifax, De Philadelphie vers ie 17 Nov.î) Déc.SfitÊT Le.lits sont invariablement payables d’avance.Un médecin expérimenté se trouve dans chaque steamer.Des connaissances sont données n Liverpool et dans les ports du continent pour tous les ports du Canada et des Etats-Unis.Pour plus amples détails, s’adresser ù Québec, 26 décembre 1888.CSMFABilE-iil « llîffi Lk solide, fort et bien éouippê STEAMER 4i IUÏRAWICIIÏ,” Cnpt.A.Baquft, yant subi à Hull des réparations à ses bouilloires t machineries dans le courant de l’hiver dernier, ous la surveillance immédiate de l’Inspecteur des bateaux nommé par le Gouvernement, et étant actuellement clans un état de prcmière“classe sous tous rapports, fera voile, si rien n’cmpêcho, pour Pictou le MARDI, \er N O Y KM HUE, A 2 Heures p.M.arrêtant à la PoiNTB-AUX-PÉRES, GASPÉ, Mal-baieou Pointe St-Pierre, Percé, Summkksidk et Charlottetown, I.P.E., pour quelques heures seulement, afin de permettre aux passagers de débarquer.Ce steamer offre beaucoup de commodités aux passagers.Ll*s personnes qui expédient des marchandises sont priés «le marquer tout au long le nom du port où chaque paquet est destiné, afin d’éviter des erreurs au débarquement.Pour le fret et le passage, s’adresser à ARTHUR AHERN, Secrétaire, Quai Atkinson.K.M.STOCKING, Agent des passagers, En face de l’H Bel St-Louis.Québec, 20 Sept 1887.Courrier du Canaii; EDITION QUO Tl DI UHF b ( Ll ai*.J ($5 pnyahsc d’ututH-* .î *1* mois .;3iûéia.4L 3 «» F* s Si i< f Ur -»».•’ .> mois I i îîm.'ï .• «fMIKrftiK *• • .in • 611 jYSzfeiial^üuiiEiil t»E8 Au bureau du u Courrier du Canada, HISTOIRE DE LA Par orne du Cap Santé Dlî 370 PAUK8, ParM.l’abbû F.X.OATIKÎV.r,rlx .5o conte i \ ï : ! K MKk AN NO NO lia.•!-ntiiit'*v -c;il »,B*rf«s8 .I_u eorirtsiîoii.suivant».s.savoir * Six ligner, oi au-.l0sf.0u3.coulln, J our c.iaqui: inr.rrtian b:.- quont* .121 f I our Ica annonces d un», plus grande 5len»fuc 0IIO6 auront iïj&Vémi 4 rttluoM d
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