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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 3 octobre 1887
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1887-10-03, Collections de BAnQ.

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5?1 orne Année No JOO'Bdition quotidienne-! lème Année Lundi 8 Octobre £337 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS, J'EBPÏRE ET J’AIME.'UIOMAS OlîA PA IS JiêtltiH.cnr en Chef.Profession de foi Il y II quelques jours, nous avons rvou do U.Ad.Franck une lettre qui, en raison des vacances, a fait quelque stas^e dans nos bureaux.Voici co que ’ Franck : nous écrivait M.Monsieur le rédacteur, Un me communique seulement aujourd’hui votre numéro du 27 août, dans lequel vous avez bien voulu reproduire ma lettre à l’empereur du Brésil et la réponse eue m’a faite S.M.dom Petro II par l’organe de 6on ministère à Paris.lin vous remerciant de la publicité que vous avez donnée à cette corres-dance, je vous demande la permission de vous présenter quelques réflexions sur le jugement que vous suggère “ la" Ligue contre l’athéis- me.J» “ C'est à bonnes intentions, dites* “ vous, sans nul doute, qu’agit la Ligue contre 1 ’athéisme ; mais, tant qu’elle se maintiendra sur le terrain du déisme, cette action sera “ certainement inefficace.” U (1 a 44 Si je n’obusc pas de votre patience, laissczmoi vous soumettre encore une dernière observation.44 Me plaçant au point do rue du catholicisme, je lui demanderai : Qu’est-ce qui lui est le plus avantageux Y Que l’athéisme circule en toute liberté, qu’il se répande sans contradiction dans toute la .France comme le conseil municipal de Paris le répand dans les écoles primaires de la capitale ; ou qu’il soit combattu avec ardeur, avec persévérance, sinon avec talent ?Evidemment, c’est cette dernière situation et ce dont M.Franck ne 6e disculpe pas I! a beau jeu de plaider contre nous en invoquant saint Anselme.Bossuet et Fénelon, sans parler de la condamnation de M.l’abbé Bautain.Mais là n’est pas la question, et nous n'avons pas prétendu que la raison n’eût pas son rôle dans la thèse qui établit l’existence de Dieu.Mais puisque Dieu existe, et puisque M.Franck, n’étant pas déiste, admet la révélation, est-il admissible qu’on ne se préoccupe pas de ce qui nous est imposé par cette révélation ?Est-il permis, si on le sait, de ne pas en instruire ceux qu’on veut ramener à qui est pour lui la meilleure.“ Eh bien ! s’il en est ainsi, je ne la reconnaissance et à l’adoration de vois pas pour quelle raison les plus Dieu V A quoi servirait-il, au point fervents catholiques nous refuse- de vue social, d’amener la foule «à raient leur adhésion et leurs en cou- proclamer platoniquement ea croyan-ragements.ce en Dieu, si cette croyance demeure “ Je n’ai pas le droit, de vous improductive au point de vue des demander l’insertion de ces lignes actes de la vie ?A coup sûr, ni saint dans votre pieux journal ; mais s’il Anselme, ni Fénelon, ni Bossuet, vous plaisait, “ par amour de Dieu,” quand ils démontraient l’existence de leur ménager une petite place de Dieu, ne se contentaient de cette dans vos colonnes, je vous eu serais démonstration, qui était pour eux un bien reconnaissant.prélude à l’enseignement de ce que 44 Veuillez agréer, monsieur le Dieu, pratiquement, exige de scs rédacteur, l’assurance de mes senti- adorateurs.s- Cependant M.Franck insiste.Se Ad.Franck.' plaçant, dit-il, au point de vue du M.Ad.Franck, reconnaissant de catholicisme, il demande ce qui lui bonne grâce qu’il serait sans droit cst 1°# P-U;S avantageux : que 1 athéis-pour nous réclamer l'insertion de me circule en toute liberté, qu’il se cette lettre, nous tenons à lui faire répande sans contradiction dans bénévolement toute la part de publi- toute la France ou qu’il suit coinbat- 44 Dans aucun de scs actes, l’association dont vous avez la bonté de vous occuper n’a fait profession de déisme.Le déisme est un système bénévolement tonto la part cio p ., , i i i- ; „ rité nu neut désirer Mais il n’a tu avec ardeur et perseverance, smon philosophique assez pauvre et assez •CILL 4U1A I)tUL uct>IIX1* ^At.u .T.* i* 9 r .2- -, A , 1.% .• .i * 1 run; jmnno^é nue nous laisserions a\ec talent .La réponse est iacilA .mal défini, qui affirme sans doutej Pas «appose quo nous laisserions ., 1 _ % , , ¦»'»• 1 r •< 1 mssrr sans mot dire sa nrofession do oe ciu 1 est le plus n\ antageux au l existencc de Dieu, comme le fait 1 passer sans moi.uiru SA piuiu&aïun au 1 1 a L -î 1 r • 1 r ; foi catholicisme, c est que la vente reli- Roussoau dans la profession de loi Iül- ’ 1 d’un vicaire savoyard.Mais, et En parlant de profession de foi, même temps, il rejette, il condamne .nous nous servons d’un mot qui, à le l’huma-; force de trainer dans les batailles gieusc, et non seulement la croyance en un Dieu quelconque, 44 point invisible, selon M Franck, où toutes crovanccs doivent se rencontrer toute l’h’.stoiro religieuse d nité : électorales, a quelque peu perdu de .- , , , , x , , “ L’idée de Dieu, telle que notre j son sens primitif, car, à nous tenir «°U prêche* avec ardeur et perseve, | Ligne s’eflorce de lu défendre, est la ! dans ce scns-là, ce que nous écrit M.rd“Cc; v .„ .J pierre angulaire de toutes les reli-j Franck paraîtra tout le contraire :1 1 gions.le fondement nécessaire de d’une profe o 1 .- .J ’ssion de loi comporte ^ prêcnait sa docliine, consentait à catégorique de vérités no pas la montrer tout entière, dans ,tln mvnU» o.rif le but d attirer plus sûrement a soi toutes les théologies, le point invisi- l’affirmation ble sur lequel elles sont obligées de 1 précises, dont la croyance agit per- .,, se rencontrer.Elle ne peut être la , tinomment sur les actes de la vie, ceux qu.l venait enseigner / base de la foi que si elle est acceptée ! qu’elle dirige selon les règles de la De même, l’histoire de l’Eglise est comme le patrimoine éternel et conscience.Or, quel est proprement là pour nous montrer qu’elle a moins universel do la raison.; l’objet delà propagande à laquelle souffert des contradictions de Fathéis- “ Cela est si vrai qu’un philosophe se dévouent les membres de la Ligne me que des fureurs de l'hérésie.De religieux de la première moitié de ce nationale contre l'athéisme ?D’une nos jours encore, but que se propose saint Ansel- ! maintiendrait sur le terrain du déis- catholiques, en vérité, quand ils au-e Canterbury dans son 44 Mono- me ; et M.Franck proteste, attendu, ront opposé leurs noms à côté de est-ce qu’ils n’a fiée- i siècle, l’abbé Bautain, ayant soutenu certaine façon il est négatif, car il se tent pas de se dire croyants ceux qui, j dans un de ses livres que l'existence borne à cette lutte contre l’athéisme, par la neutralité scolaire, veulent de Dieu ne pouvait être démontrée sans aller au delà delà démonstra- amener par degrés l’enfance à no plus parla raison, le Souverain-Pontife tion raisonnée de l’existence de Dieu, rien savoir des enseignement* de lui imposa silence et l’obligea à se Tout en rendant justice aux inten- l’Eglise ?M.Goblet et M.Jules rétracter.tions des ligueurs, nous avons dit Ferry, pour ne citer que ces deux “ Et si vous remontez jusqu'à un que cotte campagne nous paraissait noms, n’ont-ils pas multiplié ces désaint docteur du onzième siècle, le devoir être inféconde, tant qu’elle se durations ?Le beau profit pour les seul but med w _ logium ”, c’est" la réfutation do 1 dit-il, que le déisme, tout en admet- ceux là sur les listes des adhérents l’athéisme dénoncé par les paroles tant l’existence de Dieu, condamne de la Ligne patronnée par M.Adol-du psalmiste : 44 L’insensé dit dans j la révélation, et, par suite, l’histoire plie Franck ! Au surplus, pour sc son cœur : 11 n’y a pas un Dieu ! religieuse de l’humanité.A la bonne rendre bien compte du programme s in corde suo : Non i heure ! Mais si, tout en admettant de la dite Ligue, nous n’avons qu’à l’existence de la révélation, Ton n’eu reproduire un extrait de ses statuts tient pas compte ; si l’on reste volon- et de l’appel dont les accompagne, en tairement en dehors des applications nous les adressant, le directeur de la qu’elle ne peut manquer d'avoir j Ligue.Aeçues par la volonté divine, quelle différence, au point de vue pratique, entre un déiste et le croyant qui “ Dixit insipiens est Deus.” Saint Anselme était-il déiste ?44 Je vous ferai la même question au sujet de Fénelon et de Bossuet.Le premier a écrit le traité de 1' “Existence de Dieu.” le second celui “ De la connaissance de Dieu et de soi tern du déisme et quo leurs écrits admi- j Or, c'est précisément ce que nous râbles ont été inutiles à la religion ?reprochons aux membres de la Ligue i-môme.Direz-vous que les au- j admet la révélation à condition de urs de ces livres étaient des apôtres n’en point lairo usage ?t, • i \ __ .__: l t i _________ i Voici donc ce que nous lisons aux articles 5 et G des statuts : 44 Art.5.—L'adhérent ne contracte d’autres liens moraux que celui de défendre partout, avec l’existence de Dieu, les principes sacrés do la morale et de lo.religion.11 doit prêche d’exemple et moralement s’engager * propager et à défendre les idées de la ligne, et à recueillir le plus grand nombre d’adhérents.44 Art.G-—Les discussions politiques ou religieuses sont interdites dans les réunions, la Ligue devant observer une stricte neutralité.Tout orateur ou écrivain qui ferait au nom de la Ligue de l’intolérance ou du prosélytisme confessionnels sera rayé.” Voici maintenant un extrait de l'appel destiné à commenter les statuts : “ La vérité n’a pas de date.Héritiers de ses conquêtes, nous marcherons avec tous les progrès intellectuels et moraux vers l’avenir.Et nous prouverons que la raison par toutes ses facultés, la science dans dans toutes scs branches, 1 aine humaine dans toutes ses aspirations, aboutissent à l’éclaircissement de cette éclatante affirmation : Une intelligence suprême existe.44 Peu nous importe le nom que les hommes lui donnent ; c'est un fait que les savants du jour proclament par leurs récentes découvertes.” C’est un fait éloquent, quo toute intelligence humaine qui jouit de la plénitude de sa raison doit confesser.*4 D'accord avec la raison, la science cl la religion, nous affirmons ces points lumineux et connexes de notre programme, à savoir : que l'homme possède son libre arbitre ou sa liberté morale en dehors de tout déterminisme, dans toutes les sphères morales et sociales oû se meut librement sa conscience.Or, il découle de cette affirmation qu'il y a dans la personnalité humaine un deuxième moi glorieux et immortel, indépendant et libre de son faible organisme, qu survit à sa dissolution fatale.Cos vérités, dont la triple lumière est le phare nécessaire, forment le critérium des forces vives et indépendantes des destinées humaines.44 Nous ne prétendons pas fonder une religion nouvelle, pas plus que nous ne sommes un parti politique.Nous nous tenons en dehors, nous dirions volontiers au-dessus des questions politiques.Mais dans toutes les communions religieuses, dans toutes ics opinions politiques, nous faisons appel à toutes les âmes qui croient en Dieu, et qui éprouvent le besoin de résister à l’invasion de l’athéisme.Nous ne demandons à personne le sacrifice de ses idées particulières ou confessionnelles ; nous demandons à tous, non seulement leurs sympathies, mais leur concours effectif et fraternel dans la grande affirmation qui nous est commune, qui fait notre unité et qui fera notre force : Dieu et Fame hu- * LEGER fiROmSc A O, Editeur- Propriétaire.veau les bonnes intentions des ligueurs, de ne pas s’inféoder à une propagande qui, sur le terrain oû elle nous elle appelle, ne saurait obtenir de résultat salutaire ou efficace.Quel bien peut sortir, au point de vue de la vérité religieuse, d’une entreprise dont les païens eux mêmes pourraient s'accommoder Y Auguste Roussel.M.Laguerre M.le député Laguerre, Fauteur de la fameuse dépêche signalée par le Radical, avoue.C'est bien lui qui a refusé, eu termes dignes d’un boulangiste mais indignes d’un patriote, d’assister à l’expérience de mobilisation.Naturellement, il soutient qu'il devait agir et parler comme il Fa fait On n’est point avocat pour rien.Et M.Laguerre, en particulier, qui a bien souvent déjà plaidé de fort mauvaises causes, ne s’embarrasse pas si facilement.Il ne s’excuse point, ce serait une lourde faute.Il se vante, s’applaudit,—et attaque violemment Je général Ferron.C’est à son ami Rochefort, autre boulangiste non moins considéré, qu’il s’adresse.L'Intransigeant, avec enthousiasme, publie la lettre du député de Vaucluse en premier-Paris, que le député de Vaucluse pa.îait, d’un général 44qni s’est fait d’encourir et de recevoir des démentis une imperturbable habitude ”, qu’il s’agissait là de M.Boulanger.La &uite nous a montré notre erreur.Et du reste, l'ami de M.Rochefort se connait aussi bien que ce dernier en hommes de guerre, et ne pouvait donc appliquer l’épithète d’41 insuffisant ” qu’au général Ferron.C’est évident.U poursuit et s’efforce de démontrer que, positivement, la 44 République est sortie ” du ministère le jour même oû le successeur 44 insuffisant ” du “ suffisant ” Boulanger y a fait s#n entrée, “ à la grande joie de l'Allemagne ”.—M.Laguerre en est sûr.Il cite, à l’appui de ce dire, deux eu trois nominations, qui prouvent, à l'en croire, que le ministre actuel est l’homme des conservateurs.Hélas ! si nous voulions discuter aujourd'hui cette question avec ïe député de Vaucluse, comme il nous serait facile, par dix, par quinze, par vingt laits, d'établir péremptoirement le contraire.Mais, d'après l’ami de M.Rochefort, le général Fei on ne se contente pas d’etre l’homme de Ja droite et de l'Allemagne ; c'est en outre un incapable, un 44 grotesque,” et, dans cette affaire de la mobilisation du dix-septième corps, tout par4 iculièremeni, il s’est conduit d’une faço i insensée, renversante ! Ecoutez, ce que révèle et son directeur lui-même déclare qu’elle peut remplacer parfaitement m!*Laguerre nTËurope": son article quotidien.° Il a raison.Sauf que M.Laguerre, Quel spectacle, s'écrie-l-il, nous a Ai «i 1.KJ** H i VjliVx ^.»A.I • • .jeune important, est plus grave et pitoyable ministre qui coin- s’abstient de faire le queue rouge, il lnaiî^° Pü’ur peu de t^mps a i a rince ! emploie presque le style et use abso- ! , ^ M.le général Bréart, appelé à la lament des procédés de son ami Ro- j ^ Ju^n au commandement du chefort.Il est, tout comme lui, incon-: corPs G qui sollicitait dans les scient furieux et portière.Sa lettre ! fermcs plus dignes son maintien n’est qu’un ramas de violences et de commérages, assaisonnés de mauvaise foi.Elle ne vaut pas la peine d'être donnée tout entière ; quelques extraits suffiront pour qu’on puisse I .r!]’ le Cellc‘nU -Grcart a eu, le 14 l’apprécier à sa juste valeur.juillet une croix vaillamment g ignée, Le député de Vaucluse publie d’a- : ^.a mo^lAl8.» mals “ 1° savai* bord le texte exact, dit-il, de son télé- depuis deux mois à la tête du 13e corps (qu’il connaissait et dont il était connu,) M.Ferron répondait : 44 Vous aurez la croix de grand-officier et vous mobiliserez.” M.le général Bréart a eu, le 14 manie.n • Nous ne saurions rien dire, contre l’esprit de la Ligue, de plus concluant que cet appel fait à son honneur.Il se peut que M.Ad.Franck établisse une grande différence entre un pareil programme et celui du déiste ; pour nous, elle est si petite qu'à peine pouvons-nous l’apercevoir.Aussi notre conclusion est-elle plus que jamais, tout en proclamant à nou- grammo.Il était, d’après lui, ainsi conçu : “ Ne peux ni ne veux assister à coûteuse et inutile comédie mobilisation du grotesque Ferron.” Certainement, c'est moins stupide et moins coupable que la version primitive, donnée l'autre jour par le Radical ; mais il en reste assez pour que ce soit encore, venant d'un homme qui a l’honneur immérité d'être l’un des représentants de la France, sot et injustifiable.Tel n’est point l’avis de M.Laguerre, manifestement très satisfait de sa dépêche, et pas fâché du tout de la voir jetée dans la circulation.44 ,1e n’ai pas, dit-dit, a en justifier les termes ; il faut bien rappeler cependant que, le jour où l'insuffisant officier général qui s’est fait d'encourir et de recevoir des démentis une imperturbable habitable, est, à la grande joie de l’Allemagne, entré au ministère de la guerre, la république en est sortie.” En commençant la phrase qu’on vient de lire, nous avons cru, voyant M.le colonel Guioth, chef d’état-major du 13e corps, est appelé, pour des raisons particulières, et en la même qualité, au 17e.11 suit son ancien chef, c’est fort bien ; mois comme il demandait un congé de deux mois pour aller à Vichy, ou lui a répondu en haut lieu, il y a six semaines: 44 Eh non, vous mobilisez!” C’est inouï ! Seulement une ques-tionse pose,à laquelle nous voudrions bien que le député de Vaucluse se donnât la peine de répondre.Comment sait-il tout cela ?Une simple affirmation de sa part ne suffit point.On ne s'explique pas que MM.le général Bréart et le colonel Guioth lui aieut pu faire de pareilles confidences.On n’a jamais dit, ce nous semble, que ces deux officiers fréquentassent les coulisses du Théâtre-Français, comme M.Laguerre et Boulanger.Oû l’ami de M.Rochefort les a-t-il donc vus ?Et s'il ne les a pas vus, de qui tient-il ces graves révélations ?On aimerait à le savoir.On ne le saura point.‘Quittons le député de Vaucluse.11 rend le ministre responsable, l’accuse à peu près rügawsta rro.^^KV-vtw^i.nnc'Lî.tvr/?: rc~>Tïei2?rj Feuilleton du COUIIRIEIX DU CANADA 3 Octobre —Ne» 50 LE CEI ME DES {SUITE —Ceci est mon secret, répliqua plus gravement Florent.Le dîner fut d’une gaieté communicative ; on se quitta assez tard, et, suivant le serment qu’il s’était fait à lui même, Florent so rendit à la Bibliothèque.Il y travailla jusqu’au "soir.— D’où viens tu V lui demanda vers cinq heures un de ses amis.—Du fond de la Chine.Et, rentré chez lui, il commença lo récit de ses aventures dans le Céleste Empire.Lorsqu’à la fin de la semaine Georges Hervius se rendit chez Florent, celui ci lui présenta un manuscrit soigneusement recopié, attaché do rubans roses, affectant les airs coquets d’une oeuvre préférée.—Etes vous satisfait de vous même ?demanda Georges.11 me semble que cela marche bien répondit Florent.Le même soir Georges se rendit chez sa cousine.Elle parut surprise, mais non contrariée de lo voir.Assis devant la table, Guy, absorbé par les découpures de carton d’un jeu géographique, tentait vainement de coordonner les Etats de l’Europe.11 s’appliquait pourtant de tout son cœur ; très rouge, les doigts nerveux, il allait brouiller sa besogne de colère, quand, avec une grande douceur, M.llervius se pencha au-dessus de l’enfant et rétablit en moins d’une seconde la carte rebelle.—Vois, mon petit homme, combien cela est facile, dit il.Ah ! géographie ! c’est tout ce que je sais, ma cousine, et c’est du roman géographique que je viens vous lire.Déjà ?^ —Je vous dirai comme les journaux : “ la suite au prochain numéro.” — Lisez, lisez, dit Thécla.Elle prit son enfant sur ses genoux et l’y garda tandis qu’elle écoutait attentivement la première gartie des Récits d'un voyageur.Florent possédait un talent réel.Sous sa plume colorée, les paysages •xotiqnes so déroulaient semblables à d’immenses panoramas.On eût dit qu’uno intuition étrange lui dévoilait les secrets grandioses do cetto nature inconnue.Les personnages qui s’y mouvaient existaient de la vie qui leur était propre.11 les avait connus, aimés ou haïs, l’arfois le voyageur cessant de parler de lui même, reprenait l’histoire de la découverte et do la conquête des pays qu'il traversait en curieux.11 approfondissait tour à tour les questions morales, politiques ou artistiques de ces royaumes d'Orient.Quant il le pouvait, empruntant une citation à leurs poèmes,une scène à leurs drames, une page à leurs chroniques, il les faisait revivre de leur vie propre.Le travail du voyageur se trouvait donc doublement intéressant et instructif.Tandis que Georges lisait, Thécla l’écoutait avec intérêt, et Fenfaut, bien qu’il ne comprit pas toute la portée de l’œuvre, ne dormait cependant pas en l’écoutant.Enfin le dernier feuillet du cahier noué de rubans roses s’acheva ; George le posa négligemment sur la table, et Thécla lui dit avec l’empression de la franchise : —Pardonnez moi ce que je vais vous dire, mais jamais jamais je ne vous aurais cru co talent d’écrivain.Pourquoi ne pas avoir donné à mon oncle Priraanguet la satisfaction de vous applaudir ?—Ma cousine, répondit Georges, dont la voix s'imprégna moins d’amertume que de tristesse, je n’ai jamais été le Benjamin de la famille.C’était ma faute, sans doute, ajouta t il en la voyant tressaillir, je no me sentais point créé pour un travail régulier comme mon frère ; il me fallait la liberté dans le désert, un navire sous mes pieds et la solitude des savanes.J'avais tort je le confesse humblement.Les plus belles années de ma vie ont été jetées aux quatre vents du monde.Mais je m’étais juré de reconquérir ma place do redoubler de zèle, et do mettre à profit une somme relativement considérable de connaissance.Si vous croyez co premier volume appelé à un succès, je sentirais doubler mon courage.Dans mes souvenirs je porte l’idée d’œuvres colossales, de drames terribles dont je fus le témoin, où parfois je jouai un rôle.La sincérité est une force, et je suis avaut tout un écrivain sincère.— Certes, répondit Thécla, si la suite de votre livre répond à cette première partie, je crois pouvoir vous prédire un beau succès.—Dis donc, fit Guy, a t on fait des jeux de géographie pour la Chine ?— Je ne sais pas mon enfant, je m’en informerai.—Et s'il n’y en a pas ?—S’il n’en existe pas j'en inventerai un.—Voyez vous l’indiscret ?lit Thécla en l’embrassant.Georges ne prolongea pas davauta-ge sa visite.Deux jours plus tard il envoyait à l’enfant une carte de Chine découpée façonnée, colorée par lui.Guy la reçut avec de grandes démonstrations de joie.Cependant son embarras fut encore plus grand que le première fois, car les noms de villes, de gouvernements et d’Etats lui paraissaient plus difficiles.Heureusement pour lui le professeur arriva le lendemain.—Merci pour mon iils, dit Thécla qui tendit la main à Georges pour la première fois.—Vous devriez me permettre de lui donner des leçons.—Vous ! —Pourquoi pas ?—Un grand voyageur.—Qui n’a jamais rien découvert.—Un romancier.—Connu de vous seul.—Enfin ! dit elle, vous offrez de si bonne grâce que je ne saurais vous refuser.Guy prendra deux leçens par semaine.—Quand commençons nous ?—A la fin de la semaine.Au jour fixé, Georges se fit accompagner d’un commissionnaire portant des cartes, des albums, des globes terrestres, des volumes remplis de gravures, représentants des animaux des fleuves, tout ce qui peut rendre la science attrayante et le labeur intelligent.—Vous lo gâtez, et je vous gronderai, dit Thécla.—C’est le seul enfant que ja connaisse et j’aime.laissez moi faire.rapprocher ces petits êtres là de son cœur le purifie s’il est souillé, le console s'il est triste.Sa leçon commença.Elle dura jusqu'à ce que Guy témoigna de sa fatigue en repoussant les cartes et on fermant les albums.Alors Thécla sonna.—Vous prendrez bien une lasse de thé, lui demanda t elle.-^-A la condition que vous me permettrez de vous apporter du maté.Guy est un enfant délicat que ce tonique fortifiera d’une façon rapide., La fin de la soirée se passa cordia-leinen t.Comme toujours Thécla ramena le nom de ceux qui n’étaient plus, llervius l’écouta la tête penchée,et sa voix était presque inintelligible quand il lui dit adieu Lentement par une série de faits imperceptibles, Georges parvint à se faire admettre fréquemment dans la maison de la jeune veuve.Il s’arrangeait de façon à lui devenir indispensable, se faisant son intendant et son conseiller, toujours doux, et si complètement respectueux que la jeune femme en vint à s’accuser d’avoir eu des préventions contre lui.(A suivre.) L*e Courrier du Canada, Lundi 3 Octobre 188^ trm ma, d’être le complice de l’odieuse indis- ses frais du voyage.Le gouvernement, crétion du Figaro, son “ jo^ nal à la vérité, accorde §1.00 de plus par officiel,” et termine sa lettre par une série de rabâchages qu’il déclare, lui-même, avoir lus bien dts fois dans la tête qu’aux autres maisons de réformes, mais cet excédant d’octroi est Lanterne et l’Intransigeant.Nous insuffisant.Les personnes cbarita-aussi.Inutile donc d’en rien dire, blés auraient une magnifique occa-Ku résumé, M.Laguevre eût beau- sion de faire une belle œuvre, en ai* coup mieux fait de ne pas écrire sa dant ces religieuses, soit de leur dépêche, et, sa dépêche publiée, de bourse soit eu fournissant des aiti- M • 111 * • »• ne pas écrire sa lettre, qui aggrave son cas.Pierre Veuillot.SOMMAIRE Profession de foi M.I .a gu erre Feuilleton—l e crime des bleiiAus Préfecture Apostolique île la CAte Nord Petite Gazette De Québec au Lac St-Jt-aa Dépêches Son Eaiinence à MontmagnY Le docteur L.E.K*»r Echos et nouvelle-.> i ' • i ï K » k Merveilleux.—Gingras LargloL c- Cie.Ecole 'S’étérinai;e.Chien à vendre Perdu Nouvelles étoffes à iobe£—Pehan Bnothers ( hemin de fer du I.ac St Jeun—voir 4emc page Ç A N A D A lil'ÈIJEC, :i OCTOHI5E ISS7 «Son Eminence le cardinal Taschereau est revenue â Québec, samedi l’après-midi.Elle désire exprimer sa reconnaissance à toutes les personnes qui ont lait de si grands efforts pour arrêter l’incendie de son palais, ou pour aider au déménagement : merci à M.le maire de Québec et à MM.les éche-vins et conseillers ; à M.le chef du département du fou et aux hommes de la brigade ; à M.le chef de police et aux hommes qu'il commande ; à M.le consul des Etats-Unis et â M.le chancelier du consulat de France ; aux membres du clergé ; aux mes sieurs du Séminaire et à leurs séminaristes ; à tous les citoyens de Québec.Il est particulièrement agréable à S.Eminence de pouvoir aussi re mercier M.le commandant du Bouvet pour l'aide si effective fournie par une partie de son équipage.Grâce à ce concours général, un désastre considérable a pu être évité pour notre ville.prefecturiTaposto LIQTJE DE LA COTE NORD Mgr F.X.Bossé, Préfet Apostolique db la Côte Nord du St-Laurent part cet après-midi par le Napoléon III pour ses pénibles missions.Le révérend M.Théberge, missionnaire du Sacré-Cœur de Jésus de Bonne Espérance* Mecatina et autres endroits éloignés, s’en retourne en même temps que Mgr Bossé.Tous deux amènent quelques institutrices attirées là bas plutôt dans l’espoir de faire du bien que de s’amasser un pécule.Chaque année, ces braves missionnaires dispersés sur trois clés do lingerie, meubles, etc.L’organisation ecclésiastique est â peu près complète dans cette Préfecture Apostolique.Mais les ressources pécuniaires font souvent défaut.Les missionnaires mènent une vie précaire ; si la pêche manque, ils sont exposes â souffrir de la faim, tout comme ces pauvres pêcheurs du Labrador et du bas du fleuve.Cette année la pèche a été assez heureuse.Une cause d’ennui pour les habituants de la côte vient du service des postes.Ils no reçoivent que quatre courriers par hiver.Le département a limité le poids de chaque sac â 50 livres.De sorte que ces gens vont se trouver privés de la plus grande partie de leurs journaux et des paquets qui leur seront adressés.Pourquoi 11e ferait-on pas comme par le passé en mettant autant de courriers que le besoin l’exigera ?Un autre grand ennui pour les missionnaires c’est la difficulté des voyn ges.Four n’en citer qu’un exemple récent,ce printemps le révérend M.Thé-berge a mis vingt-trois jours à franchir la distance entre le Blanc-Sablon et Québec.Le Napoléon 111 ne voyage qu’à de rares intervalles, et vu la pauvreté de ces missions, il leur est presque impossible de payer les frais de voyage exiges par le Département de la Marine.A venir jusqu’à cette année, les prêtres de ces localités et toutes les personnes attachées aux S.E.le CARDINAL TASCHEREAU galion, l’hospice de Monlmagny, et l’A-iCÔtâ som de bonne terre et bien bmsés.; do vS°T0Trm\l^iou^tr V^rn 'f „ cadémie des Frères du Sacré-Cœur.A i.30 heures notre convoi a atteint! leia ',vant parmi nous.Votro exemple, montmagny Lddumuuw I idles un cw ' - ^ vos paroles sont gravés dans noie Ann.la rive du lac Edouard ou un dîner de M^.ci don(% vénéré Pasteur, men-i' cadémie dos Frères du Sacré-Cœur.Le soir il y a eu en l'honneur de Son Son Eminence le Cardinal archevêque.Eminence, illumination générale de la deQuébectrst arrivée ici vendredi à neuf ville.Monlmagny présentait positive-lieures et demie du matin, par le con-( ment le spectacle d'une brillante chapel-voi de ITntercolotiial, et a été reçu à la le ardente.J'ai entendu un Québecquois gare par une foule considérable qui l'a escorté jusqu’au presbytère, 'l’outes les rues de la ville étaient brillamment et profusément pavoisées et sur plusieurs points d'élégants arcs-de-triomplie rehaussaient l’éclat des décorations.A l’arrivée du cortège au presbytère, le maire de Monlmagny a présenté, à Son Eminence, au nom des paroissiens de la paroisse de St-Tiioinas, l’adresse suivante écrite sur un carton artistiquement enluminé par la Sœur du Saint Esprit de l’hospice de Montmagny : A Son Eminence Elzéau - Alexandre, Cardinal Taschereau Archevêque de Quebec.Eminence, La présence, au milieu de nous, de notre premier pasteur, a toujours été pour nous un événement joyeux et nous avons toujours eu à cœur de lui faire un accueil digne de la haute position qu’il occupe.Mais, aujourd’hui, un nouveau motif s'ajoute au motif déjà si puissant que nous avions, par le passé, de vous entourer de noire lilial respect.En effet, depuis la dernière visit»' dont vous avez honoré notre paroisse, le grand Pape qui gouverne l’Eglise, arec une sagesse si consommée et un si étonnant prestige, a couvert vos épaules de la pourpre romaine et vous arrivez au milieu de nous avec le double caractère de pèie et de prince de l'Eglise.Veuillez, Eminence, permettre aux paroissiens de St Thomas de saisir cette première opportunité, que vous avez bien voulu leur ménager, de vous présenter leurs respectueuses congratulations à l'occasion de votre élévation à la haute dignité de Cardinal de la Sainte Eglise Romaine.Comme tous les catholiques de notre pays, nous avons compris que le Souverain Pontife, en vous appelant h siéger dans la plus auguste assemblée du monde, a voidu, non-seulement donner a 1 Eglise du Canada une preuve écla- préseut à la l’été répéter à plusieurs reprises qu’on n'avait jamais lait mieux les choses dans les grandes villes.L’illumination a été couronnée par un feu d’artilice qui a clos superbement cette journée de fête.Samedi matin.Son Eminence est parti à 8 heures pour le Cap St-lgnaee,escorté par une cavalcade composée des officiers de milice active de notre paroisse et par un certain nombre de citoyens.Son Eminence emporte le meilleur souvenir de sa visite à St-'lhomas et elle a exprimé à notre curé et aux membres du clergé présents â la fête, l’agréable surprise que lui a causé la brillante et enthousiaste ovation que lui a faite la ville de Montmagny.Montmagny, 1er octobre 1887.(Comm unique).De Quebec au Lac St Jean EN CHEMIN I)E EER 7 Q .v •• qui vous a été conférée nous a comblés accession au cardinalat en déposant à dévoués Daignez, Eminence, avec le crédit — — — - — — » • » ^ • ».• * • « • y Daignez lui dire, encore, que nous main toute puissante et d’en laisser , ,i.-y ,i tomber sur nous tous, cette douce bénê le public est unanime a demander | diclioil doiJt u ,;sl si „rodifflie el nni rtc toujours K.u En attendant cette précieuse faveur , ! i ir ii(lue Iî0,,s sollicitons avec tout l’élan passe a des œuvres de dévouement | dont nos cœurs sont capables, veuillez, Eminence, nous en donner des arrhes en nous bénissant, nous et nos familles.u Et, en retour, nous adresserons à Dieu nos prières les plus ardentes pour qu’il vous rende plus léger le lourd fardeau de l’administration épiscopale, pour qu'il .aplanisse ions les obstacles sous vos pas et qu'il vous conserve de l'Eglise du institutrices, et le succès ne vient pas toujours couronner leurs efforts.Nous sommes heureux d’apprendre de la bouche même de Monseigneur que le Gouvernement a nommé un ment pour votre premier pasteur, et vous venez de m’en donner une nouvelle preuve.Vous faites dans votre adresse allusion au tableau que vous m avez offert à l’occasion de mon élévation au cardinalat.Veuillez croire que saint sacrement de la confirmation à vos enfants, je piierai Dieu do donner le plus large effet à cette bénédiction.Sur ce, l’immense foule qui se pressait aux abords du presbytère et qui ment ému par ce spectacle, la bénit, pendant que le corps de musique de St- personnes qui leur seront désignées, puis les habiller, leur fournir la lite- 'après- Son Eminence a donnée la confirmation Après celte imposante cérémonie reli- / — visittf le couvent des sœurs de la Congré- XII DU LAC À B ELLE Y AU LAC EDOUARD Il est près de midi.Le convoi s'ébranle et nous filons à travers une région tout à fait sauvage.Quelques minutes encore et nous revovons le lac Bouehetlc el les log-houies qui entourent la gare.Une mission appelée St-Adolphe du lac Bouchette est confiée à l’habile administration du curé de St-Louis de Met a-betchouan.On calcule qu’il y aura quinze familles qui y hiverneront.Le sol est composé de sable mêlé d'argile et propice aux fins agricoles.On y a déjà fait d’excellentes récoltes La pruche et l’épinelte sont en abondance.Après avoir longé le lac Bouchette dans toute sa longueur, nous atteignons bientôt la région du Le Ls Cu nmissai-res qui mesure vingt et un milles de longueur sur un mille plus ou moins de largeur.Plus des trois quarts du terrain qui l’environne sont propres à la culture, bien boisés de toutes 1rs essences du Saguenay ; le commerce peut en retirer de grands profils.Plusieurs rivières qui s’v déchargent en tous sens égoutent une grande supin ficie de terrain.La principale serpente en partant de l’extrémité sud du lac dans une vallée d’un mille environ «le largeur, très unie et composée d’un sol riche et fertile.Après avoir suivi le lac des Commis saires sur un parcours d’environ sept milles, le chemin fait une grande courbe vm s le sud-est jusqu’au Q îaqua-kamaksis, magnilijue nappe d’eau, qui reçoit de tous côtés de petits tributaires.Le terrain environnant est généralement uni et 1- soi est bon ; les bois dominants sont i’épiuette, le sapin, le bouleau et quelques pin-.Le lac Quaquakamaksis prend la direction sud-ouest.Le chemin de fer le longe du côté ouest et continue ainsi jusqu’au lac Ecarté, formé de haies et do détours qui lui ont valu son nom.O.i s'aperçoit ici qu'on arrive avec peu d’eHurts sur la cime des Laurcntides.I) i sommet d’n te petite mo iLagn \ au su j-e-t du Lac, on aperçoit b*s rives du lac St-Jean, ainsi que les vallées «les iivièros Bostonais et Batiscan.Nousariivom bientôt dm* les envi rons des lacs Kiskisink et Najoualouank-Toute cette contrée à partir d i lac des Commissaires est unie et légèrement, ondulée.Le sol est composé de terre jaune de bonne qualité.Dans lesenvi.rons de ce dernier lac il va une grande quantité de pruche.Ce la»* est magnifique.Il est boulé par places de caps peu élevés.Notre train parcourt une contrée ou les lacs fourmillent.L’analogie avec le pays qui avoisine le Ire d*s Bois, situé, comme on sait, à peu piès à mi-chemin entre le lac Supérieur et la rivière Rouge, devient de plus en plus frappante, par cette succession presque ininterrompue de lues de toute dimension.Le lac Edouard que nous verrons bientôt n’est lui-même qu'un diminutif «lu lac dei Bois.Le lac Kiskisink, en français Lac «les Cèdres, v i « m 11 ensuite.Nous sommes arrivés sans nous apercevoir au sommet des Laurentides.Sur la rive «le ce lac une famille tic nt un espece d’hôtel où les pêcheurs reçoivent tout !e confort qu'on peut désirer dans un pays sauvage.La pêche est très a bond.* nie dans le lac des Cèdres ainsi que dans la Rivière du Poste qui s’y jelt«\ De ce dernier oudroit jusqu’au Lac Edouard nous traversons la hauteur des terres.Les environs sont pleins de lacs* Ce sont entre autres, le lac au Rat, lo lac Etoile, le lac Baptiste, le lac de la Hauteur, le lac Caribou.Ce dernier court du sud-ouest au nord-est ot sort par la rivière Batiscan eu passant ;ar deux autres petits lacs qui se jfitteiil dans le lac Edouard.Les fonds do chaque gala attendait les journalistes.M* Cressman, homme prévoyant s’il en fût, avait donné des ordres pour que les préparatifs ne laissassent rien à désirer* Une salle avait été décorée avec beau, coup d'art.Sur les murs on lisait les deux inscriptions suivantes : Hundred thousand welcome, et Success crowns our efforts.Cette attention délicate de la part de V*.Cressman a été fort remarquée île tous.Inutile de dire que le menu était de première classe et eût fait honneur' à n’importe quel Yatel de renom.Vers la fin du repus des santés furent proposées à M.Beeiner, à M.Cressman, à M.Cad ni an et aux autres employés de la compagnie.Comme on peut bUn le croire, 1rs discours ne firent pas défaut, et pluseurs des nôtres firent preuve «l’éloquence, même dans la langue d'Albion.Mais ce n’était pas la seule surprise qu'on nous ménageait.En sortant de table nous étions conviés à une promenade sur le lac, grâce à l'obligeance de Rothwôll, mécanicien en chef des boutiques où l’on répare les machines.Deux légères un bai cations s Rit attacfiées â une chaloupe à vapeur, propriété «le M.Rothwell.Et nous partons par une sii-rée charm mte pour une de ces promenades dont l’imprévu accroît le charme.Pendant que notre remorqueur longe les sinuosités du rivage avec une vitesse presque prodigieuse, nous avons tout le loisir d'examiner les paysages agrestes qui s’oflrent à notre vue.Le lac Edouard a une forme lies irrégulière.’Tout d'abord ou croirait que nous voyageons sur une livièr* plutôt que sur un lac.Buis tout à coup l’aspect change, cYst un beau et grand lac «le 50 milles de circonférence, et de 18 milles do long.S »s rives verdoyantes et s«*s baies profondes, les coteaux boisés qui dominent son contour en feront un «Fs endroits les plus recherchés du touriste.C'est la vallée du lac St-Jean moins la grandeur du panorama.L’üo du l ie Edouar l a également 18 milles de long et dire do grands avantages à l’agriculture.Le climat est le même quo sur les bords du lac S:-.loan, et le sol est de bonne qualité.On n y aperçoit «pie de légères élévations.Le bon v «*U très commit i, entre autres la pruche et l'épinette.Des chasseurs prétendent avoir vu dos érablières à qu**!quo distance du Le, Lu chaloupe à vapeur nous a déjà fait parcourir un long trajet.«:t nous allions songer au retour quand tout à coup une lumière apparaît sur le rivage à notre gauche.Deux individus, trappeurs, cou.reurs de bois, sauvages ou autres, qu’en savions nous, sont là laissant apercevoir à la réverbération «le lu lumière leurs silhouettes obscures.Nos esquifs se laissant remorquer, nous arrivons bientôt à terre où nous prenons pied.Une cabane en bois r u «1 s’olire à notre vue : nous y entrons tt serrons la main au maître de céans, M.Farnham, cor répondant d'une revue new-yorkaise, la Harper's Monthly Magazine, un journaliste eu lin.L’autre personnage est un M White : c’est un compagnon .ne sera autre que uo*.:o char «loi-loir où le tomuiMl ne devait pas tardei nos paupières ( suivre) à clore -’iiliMuu'S, tolled que Ulcères, Pluies, tlry»I-rc/éni:», Pustules, Impétigo, Tu-n»*urn, Charbon, Furoncles, Clous, et r.rnpti.)»* «le lu Peuu, sont le résulta direct *lo l'Impureté «lu sang.fjcpuid plus «le quarante ans, la SALSKI'A-xi.ii.li: iiVkVhitcst reconnue comme l’agent je pin* puissant pour le purifler.Elle délivre le *yslèmo de toute humeur luAbatno • ni oh it * l fortifie le sang, expulse toute traro di* traitement mercuriel, so montre en un moi lVnnomi redoutable et irrésistible ds toute»* l«*t* inalndioft scrofulcuscs.Une (lu6/1 son JUrrnto d'Uieàrea Scrofuleux.* 11 y a quelques mois, j’étais affligé d’ul-c«t«*h scroiiih-ux aux jambes.Elles étaient t-nllccs et enllamécs, et les pluies d«Vhnr-uaient «les quantité» de matières putrides, •remploval sans succès une grande variété «le t enu «le*.En «Ici nier ressort j’« us recours a la Sai m:i-\mi:ju.i: n'Avr.i: et le résultat obtenu fut «les plus satisfaisants, mes ulcère» • •nt disparu.*‘t ma santé s’est grandement améliorée, «h* von** suis très reconnnlratiut pour ie bien quo votre médecin»* ni'ti fait.Je suis, avec respect.Mur.ann oTèuia v." 14s Sullivan St., New Vork, «luin, 1 trj.fy Toutes Iok personnes li>t^r«*M.écs sont invitées fi sc rendrui faire parvenir la somme de 25 cents ou plus, ou remettre cette somme aux porteurs de listes revêtus do sa signature.Avantages spirituels : 10.Participation à six Grand’Messes chantées en Mars, Mai et Juillet scs années 1887 et 1888.20.Recommandations particulières aux prières i Québuo de l’Archiconfréris qui a lieu dans cette paroisse w ' les premiers dimanches de chaque mois.30.Prières spéciales dans toutes les familles pour les bienfaiteurs.fies études au collège de cette paroisse.Il avait pris ses degrés médicaux à Toronto en 1858.Il commença â exercer sa profession à St-Roch do Québec, et fut deux ans médecin interne à l’Hôpital de Marine.Plus tard il devint médecin du Bon-Pasteur, des sœurs de Charité, et d’un grand nombre de nos premières familles québecquoises.Il était entré en société avec feu le docteur Landry, comme propriétaire de l’Asile de Beauport, depuis une vingtaine d’années.Il était aussi chirurgien-major au Berne Voltigeurs Mgr Bûhs'*, piéfet apostolique tic la Cote Nord, a prêché hier après-midi, au salut de cinq heures, à la Congrégation de la Haute-Ville.La quête qui a suivie, laite par Mgr Bossé lui-même, au prolit des missions de la Côte Nord, a produit la somme de 863.40.rjcraskzncæc.Avantages Temporels : 50 chances pour tous, de gagner un objet.Le défunt était frère des docteurs Louis Roy,ancien médecin du porta Québec, et Salluste Roy de Saint Jean Port Joly, et de C.Y.Roy, ancien député de Kamouraska.Tous prochaii la direction les journau contrôle de cette loterie sera sous Cilié de la paroisse.J.E.ROULEAU, Pire., Curé.du Québec, 13 osai 1887—21x1 595 •cre juqcaanascptaBBa Merveilleux Nous croyons quM est de notre devoir dans l'intérêt «les personnes qui souffrent, d’attirer l’att -ntion de nos lecteurs sur le certificat que publie dans une autre colonne la COMPAGNIE D’EAU DE ST-LÉON.Ijcs propriétés curatives de ccttc eau pour toutes les maladies constitutionnelles sont tout simplement merveilleuses et nous ne sauri ns trop la recommander aux personnes souffrant de la dyspepsie, rhumatisme, constipation, maladies de la peau, etc.BUREAU DE POSTE, Burlington, V.T., A la Cie d’Eau St-Léon, Messieurs, Vous me demandez de vous dire ce que je connais de l’Eau St-Léon.J’ai le plaisir de vous informer qu’il y a cinq ans, lorsqu’alors je n’étais âgé que de quinze ans, je soutirais horriblement d'une maladie de la peau, je fis un usage copieux de l’eau St Léon et au bout «le trois semaines j'é-t.T.s cou veil «*c boutons, «le la tête au pic«ls, l’eau ayant eu l'effet de chasser les humeurs du système.A la fin de la cinquième cmaine de ce traitement, j’avais la peau aussi nc’.ie que n’importe quel autie enfant de mon âge et depuis j’ai toujours été bien portant.Je certifie ici avec plaisir, «juc je dois ma guérison à l’eau St-Léon.* Votre dévoué, 275-2f Earlk S.Kiongslet.Cette Eau pour la maladie «le la peau est en vente chez tous les détailleurs à 25 cts le g: lion.Deman-dez-ÎAà votre droguiste ou chez votre épicier.Vendue en gros et en détail par MM.GINGRAS, LANGLOIS & CIE No 3, Port Dauphin, Québec.Agents pour la Puissance Québec, 30 sept 1SS7— 539 Le jour du tirage des billets sera annoncé dans CCS frères l’avaient précédé dans 111 , iournaux et aura lieu l’automne prochain.Le tombe Le défunt était très charitable, et très zélé pour toutes les œuvres de religion.11 ne laisse que des amis parmi ceux qui l’ont connu.Nous prions sa famille en deuil d’agréer nos plus sincères condoléances.DEPECHES e.( m ttrapres mensuels oui lieu lo TROISIEME MERCREDI m: CHAQUE MOIS.6 i.M j Le valeur des prix qui seront tirés le MERCK EDI, 5 S?Octobre ?SS '7 —SERA DK— $60,000 COUT DU BILLET Première Série -Deuxième Série.- POLITIQUE EUROPÉENNE Berlin, l*’r.—La prochaine entrevue entre le prince Bismarck et SignorCris-pi, le premier ministre italien, relègue coinplètem-nt dans l'oubli l'incident de la frontière.On regarde cello entrevue comme de ia plus hauts importance.Elle a principalement trait au renouvellement de la convention militaire entre fiiaîie, l'Autriche et l'Allemagne.Une autre question d'intérêt spécial pour l'Italie sera les négociations avec le Vatic m dans un but de réconciliation.Une not ; a été envoyée hier par le cardinal Hampolla, secrétaire d'Etat du Pape, à tous les nonces aposliques leur donn ml instructions tU tenir cette question ni éveil par tous tes moyens possibles Les nonces out da plus reçu avis que le Pane avait r« le ré l'étendue des con* Ci ssions (pie le Saint Siège pouvait faire au cardinaux dont 1rs recommandations 1 seraient communiquées aux nonces aussitôt qu’il serait jugé opportun.«1 on .Monseigneur Ruflb-Scilla, le nonce $>1.UU ju pape a Munich, est attendu à Benin , * .i .» il .•_.• • a 0.25 Demandez lo catalogue dos prix.Le Secretaire, S.E.Lefebvre, lô, ST-JACMfcüES MONTREAL (g) © * % i P «a « l!S Cl CI Cl Cl 14 H VICTOR MARIER, Agent peur la vente dos Billots, 83, Ruo d’Aiguillon, Quebec fuéV.«, ,, a»ul iSï;— 5!K Manuel de Cantiques SAINTE-ANNE (Airs Notés) Cvutonaut «les prières \ Sainte Anne, suivies «1 u i meuvaine û Sainte Anne confession, communion, messe et canti«iues d'actions de grâces l*ar F.tlcnnc LEUAïHi» ebnutre Le prix comme suit : 15 cents par exemplaire.$2.m> IA ciouz.pour le commere# S’adresser au bureau du COURRIER.DU C AU AD A, .Terre a vendre.UNE TERRE EN BON ÉTAT DE CULTURE, située au 3ème rang «le la paroisse de St-AugüSTIN, comté de Portneuf.Conditions de paiement faciles.S’adresser sur les lieux à VveJEAN ROCHON, Prop.fuéitc, 16 septembre 1S87.6^7 i vois le milieu d’octobre.11 vient ici à propos des négociations avec le Vatican.Monseigneur Galimbsrti est chargé du soin de surveiller les relations entre i’Egiise et l'Etat en Allemagne.La question de dii iger les négociations entre l Italie et le Vatican ‘ou coniiée à Mgr Suilta.Un autre projet qu’011 dit devoir être discuté entre BÉinarck el Signor Crispi est la création d’un Zolverein central européen comprenant l’Allemagne, l’An-1 i i« lie, l’Italie, la Serbie et la Roumanie.Siguor Crispi restera trois jours avec le prince Bismarck et ensuite il se rendra il Vienne pour y rencontrer le comte Kasnoky.L’INCIDENT FRANCO-ALLEMAND RÉGLÉ Paiis, 2—'Tous les journaux du soir de samedi ont les mêmes idées à propos de l’incident de la frontière.Us disent ijuc puisque l’Allemagne a regretté cet incident et qu’elle a admis en principe qu’il était juste d’accorder une indemnité à la veuve du garde-chasse qui a été tué, il ne reste qu'une chose i faire cest d’établir le montant de celte indemnité, ce qui n'est qu’une chose d’un intérêt secondaire.LE CHOLERA New-York, 1er—Au bureau de la commission de la quarantaine aujourd'hui, rapportait trois décès par le choléra à Swinburne Island.On a transporté 5 nouveaux cas à file depuis leader-mer bulletin II y a actuellement 17 cas à Swinburne Island et la plus grande paitie sont en bon état de rétablissement, malgré le mauvais temps.Cour d’Appol La Cour d’appel s’est ouverte sunedi sous la présidence du juge-cn-chcf Sir A.A.Dorion ot des juges Tessier, Church et Cross., -, .A l'ouverture du terme, le greiher il Dimgan a lu la commission nommant M.Joseph Nadeau, avocat, députe- creflier do ce tribunal.Beaucoup de causes ont etc appelées, mais elles ont été ajournées a cette semaine alors que le tribunal sera complet.Décédé La mort vient d’enlever M.Wallon Smith, inspecteur des prisons ot de» P ectoral-Cerise d’Âyer.11 n'y a Rr.3 «te maladies au?.d perfide* (Uns '*urs attaques 2.11 n'existo pas de cas où une atVectlon de la gorge ou «les p-mnoiit no puisse être grandement soulagée par l'emploi «lu Put roK.u.-Cr.uisK n’AviiR.La guérison est ccrtniue quand ia maladh est prise A temps.l'RÊPARftr.PAU Dr.j.C.AyerSfays—Lustres à cristaux $oi:fasieM faites .sur mesures .VINS DE MESSE.CIERGES ET HUILE D’OLIVE.Une Spécialité *1*^2 Québec, 5 juillet 1SS7—11 avril 1SS7—lan.FAITES VOS CLÎWlf’S U US1 î f 1 I YPE man i PAPIER MACHE APPARÏII.EUT AO COM H ha u.achin«i cftt tcKcmcnt d> X-jcV Loi et riEjCole de IMIédeci'xio défendent expressément la Vente des Médecines secrètes VOICI LA FORMULE DU ROB XL1IEICZBLA.TJX.Telle qu'c U •* u vtu upprouvéo par les pins (/rancis Cresson et de Salsepareille, est un excellent dépuratif.Éj M ifachia d'Europe : et j'ai eu l'occasion d'm constater les bons cflets chez m g Extrait concentré de Quinquina Royal, grand nombre de maladt',8.principalement chez tes a faut.-.¦ 0 MARC, Docteur en Médecine de la Faculté de Pans.J’ai pour des états pathologiques différents, employé votre Rob toni-dépuratif, et je dois à la vérité de déclarer qu’il m’a rendu de signalés services dans le traitement de ces diverses affections C’est un médicament bien accepté par les malades et appelé, a mon avis, d l’avenir réservé aux bonnes préparations pharmaceutiques.Docteur BOUYER, ancien interne des Hôpitaux de Paris, Lauréat de l’Ecole de Médecine.de Union de* Fabricants.- fini* i Montreal, chez LATIOLETTE & HELS05, LACHANCE, BÀBIDOM.H* NICHOLS, H.GRAY et dias tiotis les bonnes Phirnncies ; i Québec, chez MORIN et C- et Pharmacies.* En Gros: G.LEFR1NC, 120, Boulevard Magenta, à Paris, et 1G10, rue Notre-Dame, à Montréal, Extrait concentré de Salsepareille Rouge, Extrait concentré d Ecorces d'Oranges Amères, Suc de Cresson obtenu par des 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l'estomac, »*oins ol iiitesli.-.Elles dan not?I If A'Vr?et la santé aux connu i»;oî.f.débiles, d.CASPIAN.NESTOBIA N Se-Ambroise (Jeune-Lorette.) Dépait de Québec, tous les jours, à 4 heures p.m de chez Ant, Blondeau, épicier, coin des rues de la Couronne et Sï-Yalier, St-Roch.De St-Ambroisc, (Jeune Lorctte.) pour Québec, tous les jours à S hrs A M.Prix, 40 cents aller et retour.CANADIAN.PHOENICIAN.WaLDKNSUN.LUCERNE.••••• •••••• mercredis et vendredis à 12.20 p m.peur Québec arrivant là à 6.10 p m G kand-Tronc Train Mixte 2.09 T.M.—Train mixte laissera la Pointe Lévis pour Richmond et tous les points de l’Est et l’Ouest, arrivant à Montréal à S.co P.M.Train du soir 5.30 P.M.—Express pour Richmond, Sherbrooke, Island, Pound, Gorham, Lewiston, Portland, Montréal et tous les points de l’Ouest, ce l’Est, et du Sud-Ouest et du Nord-Est.Arrêtant à la Baie St-Paul, les Eboulemenls, Malbaie, Rivière du Ixiup, Tadoussac, Anre St-Jean Ha ! Ha ! Bay et Chicoutimi.Yateur l- cal entre Quebec et Murray Bay Le vapeur Mapict, commençant après le 1er Juin, partira de Québec les Mardis et Jeudis à 10 heures A.M., et Samedis, à 1 hrs.P.M., arrêtant à la Baie St-Paul, Eboulcmcnts et Murray Bay.De Retour.—Partira de Murray Bay, à 7 hrs.A.M., les Lundis, Mercredis et Vendredis, arrêtant aux ports déjà mentionnés.On pourra se procurer des billets et ictenir des cabines pour les ports ci-dessus au bureau de la Compagnie, quai St-André.Chateau Richer Départ de Québec tous les jours à 4 heures PM., chez Jean I.emelin, épicier, 111, rue «lu Pont, St-Koch.Départ du Château Richer a 6 )< heures du matin, Prix , aller et retour 60 cents.Les dimanches de Québec à 6 heures du matin.Prix : aller et retour, 60 cts.3300 n H R Hughes.•-r n; a un .3200 Lt II Barrett H N îtiOÜS .ÎC00 Cap t A M&cnicol.-tir lof •?.4600 «i R P Moo e.;• : ’iK’-r .3531 11 .î G Stephen.•• .3440 u John Brown.• • .2700 n .1 Amburv.2700 u W Dalziol.¦ an 1 .3000 •i A McDougal.!*.: jasriv .3000 .1 John Park.•utfc3, pia 3800 « « .1 Scott.H es: ?*.: .4000 • n'*-' n,-: ov^drp » 1 .• J .ICuilOl!.Deux omnibus partiront du Pont Dorchester pour le Sault Montmorency, tous les jours, matin à 10 heures et uj^ heures.L’après midi à $l/z heures Déport de la Barrière du Sault, le matin à.7 | — heures.L’aprèsmidi à 2 et 4 heures.I*es dimanches, de la Barrière du Sault à midi et à 5 heures p.m.De Québec, à i)-j heure p.m.et 6^2 heures p.m.Prix : aller et retour, 20 cts.Du Liverpool St ailKI:, De Québec.• M s*.îu-js remède av le .•ec les passagers, arrêtant à Rimouski pour lous les lundis et vendredis, remontant le lendemain, service de la malle.arrêtant à la pointe à Aubain, Pointe aux Trembles Prix du passage de Québec : Cabine $60, et $So ; Cabihe secondaire : $30 ; Entrepont : $20.Stè - Antoine, Heure réglée par la marée.Grondines C03IPAGNIE DErs 1 »RT.DU GOLhE 1 \JEtoile% capt Taquet, part desGiondines tous le lundis et vendredis, remontant le lendemain, arrê Le Miramùki partiia de Québec mardi, le 4 I tnt au Cap Santé, Platon, Deschnmbault, Lotbinière octobre, à 2 h.p.m., pour Pictou, anêtant à la ^jointe aux Pères, Summersidc et Charlottetown.A’cnte des billets de passage chez Lève et Alden, vis-à.vis l’hôtel St-Louis.Grondines et St-Jean Deschaillons.Heure régi par la marée.De Québec a St-Tite des Cats La voiture transportant la malle pour St-Tite des Caps, prendra des passagers pour Sault Montmorency, Château Richer, Ange Gardien, Ste-Annc, St l'éréol St-Joachim et St-Tite des Caps.I>e départ a lieu tous les jours à 4 heures de l’après midi, de chez Evariste Drouin, épicier coin des rues Stc Margueritte et Grant, St-Roch.Ascenseurs 1 Juill, t 2 Juill.Polynesian .2*2 Juillet 7 4 4 8 •* Parisian 28 •• 14 II 15 “ Sa .14 A TI A .v 4 Août 2 •* •23 “ Circassian 12 J25 4 4 29 “ Sardinian 18 •« 25 Août G Août Polynesian 2G •• t 44 12 «« Parisian 1 Sej 1 18 11 19 Sarmatjan 8 « Ki «.127 “ Circassian 16 •• 21 Sept 2 Sept.Sardinian 9» •• % % 9 “ 10 “ Polynesian 30 •• 15 “ IG « Parisian 1 G Ocl.22 «.(23 “ Sarmat an 13 «* 30 “ 1 Oct.Circassian 21 •* G Oct.7 “ Sardinian 27 •• 14 i < 15 “ Polynesian 4 Nov.20 *• 21 “ Parisian j 10 “ 27 “ 2-i “ Sarmatian 1 17 “ •i OU;* T/:: -»l à V.’ 4 ship g ton, ' î- ’ •'HOvîAS HOLLOWAY, *•35, Oxford Londoa vaUrv 13*^0.00 ($3 payable d’artmc; Slx «mois .Trois mois.j.çf ANGLETERRE., ?V :-J; JUn an.*553 c,< .18.© v ?rois moi?.1 ' ' *n .#OFrano \ * .JJO 11 1 Doi« muif,.« TARIF DBS ANNONCES.Nkstoma.n.Pomehanian .Coke a.n.Austkian.Nestorian.POMKnAMAN .18 îjc p» 29 “ :ü oct 19 «• 2 No v# !(i < < On ne peut retenir bu chaint»r- saur, -ri romettro lo prix d’avance.Il y aà bord do chaque n&\ir«s un môdecii Des billets de connaissement] our la traversée sent donnés à.Liverpool et ux ports du Continent pour lous les points da Canada ci dos Etats do l’Ouest.Ces .steamers ne Iransj,orient pae de pasua-g»rs dans le voyage d’Europo.vapeur avec les malles 01 les passa-guis pour 'es Steamers de la Malle de Liverpool laissera 1 quai du Grand Tronc, i'oinloLôvis à HUIT houres, el 1® quai Napoléon, à NEUF heures précises, le matin du départ.Psmr 4e plus tmploo Uformatlone s’adresser & actuellement dans un état de p rem iè recela sue sous tous rapport?, fera voile, si rien n’cmpêch**, pour Pictou le 1 HARDI, i OCTOBRE, /I 2 Heures />.j/.arrêtant à la Pointe-aux-PAres, GAsrfî, Mai-nAiK ou Pointe St-Pierre, Percü, Summiîrside et Charlottetown, I.P.E., pour quelques heures seulement, afin de permettre aux passagers de débarquer.Ce steamer offrc beaucoup «le commodités aux I-es* personnes qui expédient des marchandises I suhxatw,"*fl7oTr :SUl ^ üonf,Ulo"t sont priés «le r» arquer tout au long le nom du port ' ' M.i .*•- - 8ix II g nus ot au-dessous.50 rontin* Pour chaque insertion «ubfiéquonto^.12é •• Pour les annonaos d’uns plue grande étendae olles seront insorAes à raison de 10 oontins fir • gno pour la première insertion, et de 5 oentm?pour les insti tioiifi RUI>66qu«ntos ftéclamos : 20 ocnlh la llgno " JïïESÜtto' “—•* 1 jcg’tT lïrouescts s j.EDITEUR PROPRlÉTAJP.r.où chaque paquet est destiné, afin d’éviter «les erreurs nu débarquement.l’«nir le fret et le passage, s’adresser à ARTHUR AI 1ER N, Secrétaire, R.M.STOCKING, W Agent des passagers, En face de TJIétel Et / euh.Québec, 2o Sept iSS7.
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