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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
vendredi 20 novembre 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1885-11-20, Collections de BAnQ.

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fZ«leaie t No 14 te-l&iitioii quotldieriitc-t^enie Aj'muo Vendredi Novembre H888 .rs*± t, i*QSSKt ^ ^ JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.TE CROIS, J'KS$»;èltE ET .PiHïÆR T HO MA.(':'j i Aïs, Rédacteur en Chef.**j ‘yg«/::/¦• ¦»«rr:-reogBSGftggraga ïitAXd: LEGER BROUSSE AUy Editeur-Propriétaire.^iTTrrrtc(7y«nngrgrgiL^! ?irrT.VT7r3CSOT 3isa&sja«g8waa8B Paris, 2 novembre.Ce qu’il y a de plus clair comme “ aboutissement ” du régime répu blicain, ainsi qu’aurait dit feu M.Gambetta, c’est la misère générale-Le commerce se plaint, les allai res languissent, l’industrie se meurt.lit dans les grands centres ouvriers, comme dans les dép trtements du Nord, du Rhône, de la Loire, de la Haute-Loire, de la Haute-Vienne, le chômage jette des populations .‘litières dans la gêne et la.souffrance Les ^derniers troubles qui se sont produits à Lyon ont inquiète les républicains, et les démocrates parisiens se sont misa chercher es qu’ils pourraient bien faire pour venir en aideaux victimes de la crise du travail.Ils n’ont pas cherché longtemps.Une idée lumineuse a jailli de leurs cervelles.11 Si nous donnions des fôtes, des réjouissances—non pas de charité, le mot est trop clérical — mais de bienfaisance ” ?Aussitôt dit, aussi’ôt lait.Nos démocrates ont convoqué la presse à lTIôtol de \ ilie ; les journalistes républicains se sont trouvés réunis là au grand complet.Je ne parle pis des feuilles socialistes.Alors il a été décidé qu’on donnerait toutes sortes de réjouissances, bals, carrousels, kermesses, procession des corporations ouvrières du un tou si vague qu’on peut douter de l’authenticité du démentie.Les feuilles officieuses ajoutent qu’en principe le projet reste arrêté.“ En principe ”, cela veut dire qu’au point de vue pratique on est loin, dans nos sphères gouvernementales, d’ètre d’accord sur l’utilité et la possibilité de l’Exposition.Après tout, les exposition?—depuis la première que M.de Manière (qu’esi-il devenue, ee mort virant !), sous le régime du maréchal de Mac-kuah'in, inaugura au sou de la Marseillaise jouée pour la première fois par nos musiques militaire — les expositions, dis-je, ont jusqu’ici assez mal réussi à la République.Elh s n’ont nullement relevé la situation de notre commerce et de nos industries, elles ont contribué à faire renchérir la vie à Paris et haussé les prix des loyers qui ne sont pas encore aujourd’hui redescendus à leur ancien taux, et finalement elles ont laissé des déficits énormes.Depuis quelques jours, il court dans les journaux républicains une communication curieuse, qui a pris source au bureau de la Ligue.Cette communication nous apprend qu’un certain M.Perrin, établi comme colon depuis quinze ans au Transvaal, est chargé par la république des Boërs d’ollrir le secours des Pours pour la prise et la colonisation de Madagascar.Les Boërs s’équiperaient moyeu-age, etc.lit pour coud aire a a leurs propres frais.Hs ne d bien c-j programme, il a été immédiatement nommé une commission de huit membres choisis parmi les messieurs les directeurs des journaux de Paris.J’espère que les feuilles conservatrices qui ont été si éloquemment eman- deut au gouvernement français que des moyens de transport de Pelagoa à la grande île pour cinq mille d’entre eux, Et ces cinq mille Poors so chargeraient à eox seul de conqué- mom ige, elles ne sauront m m- ^Gi5jlia^e anglais qui les gênera toiler d être reconnaissantes au grand jour3 a;l gU(j du continent noir, nde de la Repu nique de i aî ¦ : aient envie de s’établir définitive- st le chômage, elles ne sauront que rno (leur ave laquelle le dit grand monde va danser et inascarader au nom de leur misère et de leur dénuinent.! Mais je doute que cette méthode d * charité laïque tienne lie i a la masse j des ouvriers sans ouvrage de toutes les provinces et de toutes les réformes utopiques dont on les a si longtemps (fimpuissance, leurrés.Les républicains au pou- j voir sont bien placés pour se moquer de la banqueroute économique et politique de la République.Pourront-ils néanmoins sen moquer longtemps?J’en doute.Lîsull’rag* universel leur a récemment inllige significatif avertissement.La Madagascar.Ce secours ment serait précieux pour la République qui, parait-il, ne peut trouver ni dix mille hommes ni cinq mille hommes pour régler cette question de Madagascar.qui trame depuis trois ans.Mais l’accepter serait aussi un aveu N.un prochaine fois, au lieu d’un avertissement, ce sera un congé en règle, je veux dire un balayage définit if A propos de fête, on peut remarquer que renthousiasmo des républicains pour la fameuse Exposition du centenaire de 80 est joliment tombé depuis les élections du 4 octobre.Ces jours-ci, on disait même que M.Brisson et ses collègue-» étaient absolument hostiles à ce projet.Aujourd’hui cette information est démentie par les feuilles ollicieu-ses, mais avec une telle mollesse et M.a frttKic-raaçofiisct (De Y Univers) Dans un magnifique encyclique H u manu m genus.Notre Saint-Père le Pape Léon XIII recommande de faire reconnaître la franc maçonnerie en le démasquant.Plus la franc-maçonnerie sera connue dans ses agissements.et moins on se laissera prendre aux allures inofïensives quelle affecte encore pour tromper tant de naïfs.C’est donc faire une œuvre de la plus haute utilité que de contribuer à faire la lumière sur la franc-maçonnerie.A ce titre, nous nous faisons un devoir de signaler à nos lecteurs un ouvrage qui va paraître chez l’édi- teur Baltenweck sous ce titre : Maçonnerie pratique (1), et qui sera mise en vente le 23 du courant.C’est certainement l’un des traités les plu." complets qui existent sur les secrets de la franc-maçonnerie.L’auteur explique ainsi ton but dans une introduction ne ce s s'lire : Ün raconte qu’un des plus illustres médecins de ce siècle, après avoir veillé avec un soin jaloux sur la chasteté de son fils pendant le cours de ses classes, le conduisit un jour, avant de le placer dans le quartier latin, à l’hôpital de Lour-cine, où, pour son coup d’essai, il lui lit voir en même temps et sans voiles tout ce que la débauche produit de plus effroyable à Paris.C’était hardi ; mais le jeune homme fut sauvé.C’est dans le môme esprit que j’invite mon siècle à contempler sans voiles les horreurs que seule était capable d’écrire la plume d’un vrai Ira ne maçon.$ Rarement la langue française parla un langage impudemment matérialiste, si sacrilègement blasphémateur.Puisse cette lecture sauver mes contemporains de la maladie secrète et honteuse de la franc-maçonnerie.Lu maçonnerie s’est répandue dans le peuple comme une désastreuse épidémie.L’impiété qu’elle a souillée dans les loges envahit les sociétés et arme les pouvoirs civils contre l’Eglise catholique au nom de la liberté.Que faire alors pour sauver la France et la civilisation en péril ?Jeter à travers le peuple que dévore la contagion des pages comme celles-ci, pleines de poison sans doute,mais seules capables, par leur violence même, d’arrêter le fléau.Ne voulant aujourd’hui que signaler ce livre, d’une si haute utilité, nous ajouterons peu de chose à cette déclaration, qui en indique bien et le plan et le but.L’éditeur, dans un substantiel chapitre intitulé : ICngrcnaye philosophique, oppose au “ matérialisme maçonnique”, les vrais principes philosophiques ; puis il entre dans le vif du sujet.Nous passons successivement en revue avec lui les origines de la franc maçonnerie, les fondations des différents rites, et enfin les grades avec leur symbolisme et leur rituel, jusqu’au 33c degré du rite écossais qui est renvoyé «à un autre volume Dans ce tableau, rien n’est avancé qui ne soit appuyé sur le témoignage (les écrivains maçonniques les plus autorisés, et la lumière est faite sur la franc-maçonnerie, qui est bien réellement et bien complètement démasquée.Nous ne saurions trop signaler à tous ceux que préoccupe justement le développement de la maçonnerie, un ouvrage qui fait si bien la lumière sur un sujet si grave et si actuel.Nous aurons, du reste, l’oocasion d’y revenir.non i: Lettre du Saint- Père à l'empereur du Japon.Voici la traduction de la lettre de Notre Saint-Père le Pape à l’empereur du Japon : A Villustre et très puissant empereur de tout le Japon.LÉON XIII, PAPE FÉLICITÉ Très haut empereur, Malgré la grande distance qui Nous sépare l’un de l’autre, Nous n’ignorons pas le zèle singulier que vous avez mis, très haut empereur, à accroître la prospérité du Japon.Certes, vos efforts pour le progrès de l’Etat et surtout pour l’éducation des mœurs de vos peuples n’attestent pas moins la sagesse de votre conseil qu’ils ne sont dignes de la louange et de l’estime de tous ceux qui désirent la prospérité des nations et.la communication des liions que procure la civilisation.D’autant plus qu’un état do mœurs plus policé est une excellente préparation pour l’esprit à embrasser la sagesse et à recevoir la lumière de la vérité.C’est pourquoi.Nous vous demandons de recevoir aussi favorablement le témoignage de Nos sympathiques sentiments envers vous que Nous vous les dirons sincèrement.I.n ville de Tainulave Après la victoire un gravier, rien que du sable fin, dans lequel on a peine à marcher et , .où on n’avance qu’avec difficulté.Lest aussi pour vous exprimer î T .n Notre reconnaissance que Nous avonsf Les Stations des blancs, cons- voulu vous adresser cette lettre.Car sachez que les bons offices par lesquels vous vous ôtes attaché les missionnaires et chacun des chrétiens de votre vaste empire, Nous lient de la même manière envers vous.Par le témoignage des uns et des autres, Nous avons appris, en effet, très haut empereur, votre bonté et votre bienveillance.Et en cela, vous ne pouvez rien faire de plus convenable ni de plus favorable à l’utilité publique, vu le grand secours que vous pouvez tirer de la religion catholique pour le bien de l’empire.Car le fondement de tous les empires, c’est la justice, et il n’y a aucune partie de la justice qui ne se trouve dans les règles chrétiennes.Il en résulte donc que tous ceux qui font profession du christianisme sont particulièrement instruits, moins par la crainte des châtiments que par la voix de la religion,à honorer la majesté royale, à obéir aux lois, et à ne rien vouloir dans l’Etat qui ne serve à la paix et ne soit honnête.Nous désirons donc ardemment que vous ac-oOiuieZ lit piuS 2£iiiQuO nui-uu puaai-ble aux chrétiens et que vous continuiez à couvrir de votre patronage et de votre faveur leurs établissements.En échange, Nous demanderons instamment à Dieu, l’auteur de tons les biens, de favoriser toutes vos utiles entreprises, et d’accorder à vous et à tous le Japon des grâces et des bienfaits de plus en plus grands.Donné à Rome, auprès de Saint-Pierre, le 12 mai I88f>, l’un huit de Notre Pontificat.Il est fort question en ce moment I Le parti républicain se trouve cm-de Madagascar en général, et de Ta- Narrasse de sa victoire : qu’en fera-t-matave en particulier.Quelques\l\ f Chacun donne des conseils.La renseignements sur cette ville, point I République française propose de de départ (les opérations militaires “ constituer une administration ho-contre les llovas, sont donc d’une 1 uogène et laborieuse ” et 44 d’orgam-intéressante actualité : ser un bon et ferme gouvernement de .t la république ”.Le programme du Tamatave, vue de la baie, ofire I Siècle consiste à épurer encore une un coup d’œil véritablement enchan- lois le personnel administratif, judi-teur.Toute cette végétation colo- ciaire, financier, et à faire revivre la niale, cocotiers, palmiers, caroubiers, toute-puissance des clubs.On ne manguiers, choux-palmistes, etc., parait plus faire grand fond sur l’idée s élève majestueusement dans les I de la réunion plénière émise par M.airs, et, au milieu de cette épaisse Lockroy.L’embarras vient de l’im-verdure apparaissent de riantes et I portance de la minorité conservatrice, coquettes habitations; tout en ce 1 Qun faire avec une si forte opposi-Iieu semble respirer un.air de félici- tion ?Des invalidations en masse té, qui, au premier abord, lait mettre eussent simplifié la situation ; mais en doute la réputation légendaire de 0n n’est pas absolument sûr du suf-Madagascar, qui dit que les côtes frage universel, et le revirement sont fiévreuses.d’opinion qui s’est manifesté dans le Mais quittez la baie, entrez à Ta- pays n’est pas un encouragement à matave, et l’aspect change complète- tenter l’épreuve de nouvelles élec-ment.La verdure n’est pas aussi lions.Si cependant le parti républi-intense, les arbres ont l’air d’avoir la Icain ne domine pas au Parlement, fièvre jaune, et les habitations sont tout ce qu’on fera au dehors pour tout à fait ordinaires, construites affermir la domination républicaine presque toutes sur pilots.Les pro- ne servira de rien.L’épuration à priétés sont entourées de palissades nouveau du personnel administratif, confectionnées avec de vielles douel- l’organisation d’un bon et ferme goules de tonneau.reniement de la république ne sont Dans les mes, pas une pierre pas I que des mesures accessoires.Avant tout, il faut être inaitre de la situation parlementaire.C’est là l’important.Comment s’y prendra la majorité républicaine pour être legouver- lambrissées, garnies de nattes de palétuviers pour protéger du soleil.Seules, les habitations des consulats français, anglais, américain, etc., surmontées d’un mat où les pavillons nationaux sont arborés les jours de grande circonstance, ont un cachet assez agréable.11 y a une chapelle et une église catholiques : cette dernière est des plus simples ; au-dessus du portail est placée une Vierge en pierre blanche tenant sur ses genoux l’Enlànt Jésus.La population peut s’élever actuellement à 4 ou 5,000 habitants et comprent très peu (le Français, quelques colons de la Réunion et de Maurice ; on ne voit pour ainsi dire en ce moment que des naturels de la côte du Malabar, au teint cuivré, ces juifs de l’Orient, et des Malgaches.La partie sud de la ville offre un contraste frappant ; elle est habitée uniquement par des Malgaches qui logent dans des “ canins ”, cahutes se composant de quatre piquets fichés en terre, contre lesquels sont disposées de mauvaises planches ; le toit est fait de feuilles de palétuviers.Tel est l’aspect de Tamatave, où une politique intelligente immobilise depuis trop longtemps, sous l’action d’un climat délétère, les troupes, d’ailleurs insuffisantes, de l’amiral Miot.Le parti républicain a pu s’entendre aux élections : l’intérêt commun l’a uni pour un jour.Son succès même va le diviser.Sous le même nom de république, chacun combattait.pour un programme particulier.De quelle république les élections seront-elles la victoire i II y a de la marge depuis l’économiste Passy jusqu’au citoyen socialiste anarchiste Basly.Aucune action commune n’est possible entre les divers groupes élus du parti républicain.Il n’y aura pas tous les jours à sauver la république.Les conseils donnés par les uns et les autres n’indiquent aucun moyen d’arriver à l’union, aucune voie pratique pour aboutir à un accord.Il restera à constituer un gouvernement à adopter une politique, au milieu de toutes les dissidences de la majorité.C’est là que l’on verra l’inanité de la victoire électorale remportée par le parti républicain.Cette coalition ne sera jamais un gouvernement.Il n’y a tant de conseils, tant de projets, que parce que la situation créée par les élections de ces jours derniers apparaît maintenant dans toute sa confusion.Les plus avisés en voient le danger.On y cherche en vain des remèdes.Les élections produiront leurs conséquences.En réalité, elles sont le succès du radicalisme ; c’est le radicalisme qui en profitera.La Chambre est d’avance livrée à l’anarchie.Là où il ne peut y avoir ni entente, ni règle de conduite c’est la violence qui prévaut.Les hmlbt'ii du COURRIER !>U CANADA 20 Novembre 1885.—No 40 LES COMPAGNONS DE MINUIT (suite) 41 Presque aussitôt, mes regards tombèrent sur un papier dont la blancheur tranchait vigoureusement avec le vieux cuir brun qui recouvrait la table.14 C’était une sorte do lettre, sur l’enveloppe de laquelle je lus mon nom écrit en caractères rouges et qui me semblèrent de fou.44 ,l’étais fou ! 14 Je brisai le cachet.“ Cette lettre était bien pour moi ; elle ne contenait que ces quelques lignes : 44 Si tu sens on toi la volonté de Ion aïeul Sigismond, frappe par trois fois sur son bouclier, et, comme les siens jadis, tes vœux seront accomplis.” 44 Aussitôt après celte lecture, je relevai les yeux vers le portail.Au-dessus était le bouclier de Sigi6inoiul sur ce bouclier brillaient on relief les armes do Rosenthal.Los yeux (le Sigismond-le-Diable brillaient aussi ; sa lèvre hautaine s’entrouvrait comme pour crier : “-Va donc! lâche!.va donc ! Fais comme fou aïeul ; sois riche, subpuissant, sois heureux ! ” 44 Je ne sais quelle tempête bouillonna dans mon cœur et dans mon cerveau ; je ne sais quelle hallucination de l’enfer passa dans mes regards.mais je vous vis en ee moment Hélène.oui, je vous vis parée pour votre mariage avec cct autre à qui l’on vous destinait.je vous vis prête à marcher à l’autel avec le désespoir au front.44 Lâche ! me disiez-vous à votre tour, mais tu ne m’aimes donc pas.toi qui recules devant les seuls moyens qui puissent nous sauver tous les deux ?No te l’ai-je pas écrit ?Il faut que tu partes cette nuit même, et que tu partes riche ; tu n’as plus une minute à perdre.44 C’en était trop !.Je me relevai d’un bond.je courus au portail, et, tirant mon épée, j’en frappai le bouclier par trois fois, et d’une telle violence qu’il tomba avec fracas à mes pieds.44 L’image de Sigismond-le-Diablo aussitôt s’effaça de la muraille : ce fut un autre fantôme à sa place qui m’apparut.44 L’homme au manteau rouge était devant moi.XV LE PACTE Durant la première partie de la confession de Conrad, aucun bruit é ranger à ce grand drame intime n’avait troublé le calme profond dans h*quel semblait s’être rendormie la salle des Chevaliers.N’étaient les sièges en désotdre et les nombreuses traces laissées sur les dalles par tant de pieds poudreux, jamais on n’eût soupçonné qu’une heure auparavant la bande bruyante des Compagnons de Minuit avait tenu là une de ses séances nocturnes.Ils semblaient tous disparus ; rien n’indiquait que quelqu’un d’entre eux fût resté curieusement en arrière des autres.Cependant, l’une des draperies de velours noir avait eu quelques ondulations légères dans le fond de la salle.Peut-être était-ce le vont de la nuit qui doucement l’avait agitée ?Personne, du reste, ne s’en était aperçu, ni les deux jeunes filles, ni le jeune homme.Celles-là, trop terriblement absorbées, conservaient encore la même attitude, la même immobilité qu’au commencement du récit de Conrad : celui-ci no s’était interrompu qu’un instant pour essuyer la sueur glacée qui perlait à son front.Il avait repris haleine, il commençait à parler déjà.Le portrait de Sigismond s’était presque aussitôt replacé dans la boi- serie, derrière l’homme au manteau rouge, qui s’avançait cavalièrement ver$.moi et qui me dit : —Bonsoir, baron Conrad ! Vous voici plus raisonnable maintenant : asseyons-nous et causons ! Ce n’était plus l’heure de faire ni (l’écouter des phrases ; je posai donc nettement la question : -Faites-moi riche ! m’écriai-je, et prenez de suite vos garanties sur mon à me ! N’est-ce pas cela qu’il vous faut ?—A peu près.—A l’œuvre donc, Satan.A ce mot, je fus interrompu par un éclat de rire.—Ne me faites pas tant d’honneur, monsieur le baron ; je ne suis pas le diable.—Qui donc êtes-vous, alors ?-Je suis tout simplement le chef des Compagnons de Minuit.Et il me lit un profond salut.Muet de surprise, doutant encore, je reculai machinalement jusqu’au fauteuil dans lequel je retombai assis.Sans paraître étonné le moins du monde de ce mouvement, le tout-puissant bandit prit un siège à mes côtés, ralluma son cigare à l’une des torches et commença a s’expliquer plus catégoriquement.Les Compagnons de Minuit étaient vivement pourchassés à cette époque ; et quelque nombreux, quelque redoutables déjà qu’il fussent, une destruction radicale menaçait leur mystérieuse association.Pour échapper aux efforts du grand-duc • qu’on savait à bout d’argent et de soldats, il leur fallait une retraite nouvelle inconnue de tous et qui put au besoin soutenir un siège.Le vieux burg de Rosenthal leur semblait merveilleusement remplir ce but ; la bande tout entière pouvait trouver asile dans ses souterrains profonds ; elle serait à l’abri derrière ses épaisses murailles ; mieux encore que tout cela, l’honneur des Rosenthal les protégerait contre le soupçon.Quand bien même quelques voix diraient qu’ils étaient là, personne ne le croirait ; et d’ailleurs la légende même qui se rattachait au château tenait à distance les superstitieux habitants des alentours et achevait d’en faire le plus précieux repaire à bandits qui se put imaginer.Bref, les Compagnons de Minuit désiraient depuis longtemps déjà Rosenthal ; ils le guettaient comme une proie que la misère devait leur rendre facile ; ils étaient prêts à l’acheter à tout prix.Leur chef cependant y mettait, au nom de tous, une condition.11 l’allait que le dernier des Rosenthal s’enrôlât dans leurs rangs par un pacte écrit ; il* leur fallait non-seulement son château, non-seulement sa parole, mais encore la garantie do sa signature., Tout d’abord, oh ! croyez-le bien, Hélène.tout d’abord, je refusai hautement.Mais l’homme au manteau rouge insista.Ce n’était pas Satan, non ; mais il en avait l’astuce infernale, la parole tentatrice, le regard fascinateur.— Que vous importe, ^monsieur le baron ?disait-il.Nous ne prétendons nullement vous obliger à prendre part à nos prouesses ; vous resterez, si bon vous semble, complètement étranger à co qui se passera dans votre vieux manoir.Pour mieux encore sauvegarder les apparances, nous vous en bâtirons un nouveau, presque aussi rapidement que l’ancien.Vous oublierez cette rencontre, vous ne nous connaîtrez même pas.Seulement, dans l’hypothcse, bien invraisemblable d'ailleurs, que vous ayez jamais la fantaisie de nous trahir, nous garderons deux lignes de votre main dans nos archives ; jamais elles n’en sortiront, à moins que vous ne les en fassiez sortir.Tout l’avantage est donc de votre côté : un château neuf pour de vieilles ruines ; au lieu de la misère, de l’or tant quo vous en voudrez, en place du désespoir, l’idéal de vos rêves.Allons, monsieur le baron, n’hésitez plu® ! voici le talisman : un trait de plume, et celle que vous aimez est à vous.Elle vous attend., l’heure se passe.bientôt il no sera plus temps de partir.Signez.(A suivre) Le Courrier du Canada, Vendredi 5BO Novembre 18£5 inn KK».r.««(SK • t .! plus audacieux, les plus décidés j la douloureuse gravité des circons-j échappatoire.jYows ne croyons pas qu'il ir.ènerout les autres.On ira fatale- ‘ .— ment aux excès.C’est l’expérience de la politique.L’hisloire delà prochaine session peut s’écrire d’avauce : commencée dans la confusion, clic s’achèvera dans la violence.Mais combien de temps durera-t-elle et qu’v aura-t-il ensuite ?Arthur Lotu.QgBBHHBBPMBBaBMBBBBŒMM SOMMAIRE France J.a fran:-maçonnori«.Rome.La \i!lc do T&matftve.Après la victoire.FaruisTOK.—Le* oempi gnons de minuit.La comédie libérale et Y “ Klecterr.'* Justice égale.Petite gazeur.Dernière lettre de lîie! à sa mère.Rio! ù Montréal.La guerre en Orient.Le conflit Anglo-Birman.Les lies Carolines Echos A nouvelles.22SK2 annonces nouvelles 1).Blan- ClaEses «u soir.—M.J 2.Côte.Dans le Cour de Circuit de Quêb:c.blanchet, IT.C.S.Kn rente le calendrier da diocèse do Riniouski.Pcrscnr.es atteintes de débilités nerveuses.Vente snns réserve.—Behan Brother?.Département de la milice.—T.J.Duchés: ay.C A N A 1) A QVi:BEC.20 NOVEMBRE 1S35 - .«s La comédie îlbértsl “ l’Electeur ” u L'Electeur est mécontent de notre attitude dans les circonstances actuelles.11 nous le fait connaître en termes peu voilés, et bous dévoue sans merci à l'exécration de son public particulier.U Courrier du Canada, dit-il, se con tente d'épier froidement les événements sans risquer un mot d’appréciation.Il accepte Je fait accompli sans récriminer.Le reste des Métis serait pendu demain que cela ne lui ferait ni chaud ni froid.Nous avons pris souvent l’organe libéral en flagrant délit de fausseté volontaire.Le voilà qui donne une fois déplus la preuve de son absolue mauvaise foi.Non, nous ne nous sommes pas 44 contenté d’épier froidement les événements, sans risquer un mot d’appréciation.!î Non, nous n’avons donné à personne le droit de dire que 44 le reste des Métis serait pendu demain, sans que cela nous fasse ni cliaud ni froid.” Ce sont là d’effrontés mensonges, tout à fait dignes du triste journal qui les profère.Nos appréciations, nous les avons données sans hésitation, depuis huit jours.On peut se tromper sur leur signification ou les critiquer, mais on n’est pas justifiable de nier leur existence.Quant aux malheureux Métis, nous avons commencé à solliciter pour eux la plus large amnistie, il y a trois mois, et lundi encore, au moment où le gibet de Kiel jetait sur nous son ombre funèbre, nous avons crié aux hommes du pouvoir :44 Ali ! du moins, que ce gibet soit le dernier, ’’et nous avons demandé pour les soldats de Fish Creeket les vaincus de Batoche, le pardon, c’est-à-dire .la vie et la liberté.Ce n’est pas la première fois que VElecteur nous prête sur cette question des sentiments absolument contraires à ceux que nous avons si souvent exprimés.Pour mieux y réussir, il a tronqué lâchement un de nos articles, et, malgré nos sommations réitérées, il n’a jamais eu rhonnéteté de rectifier, ni de se rétracter.L’organe do M.Langelier nous accuse de froideur, quand, lui, jette des flammes par toutes ses colonnes.Eh bien ! oui, nous avons eu Tau- tances.Nous avons déploré et nous déplorons l’exécution do Kiel.Nous l’avons déploré en elle-même.Nous l’avons déploré pour ses désastreuses conséquences, que nous avions prévues.Malgré tout, nous avons dit que c’est une faute d’identifier la personne de Kiel avec la cause nationale.Cette opinion, nous la maintenons, car nous l’avons reçue d’autorités qui ont droit à tous nos respects.En tout cas, si c’est une erreur, c’est celle d’un esprit sincère et couvaincii.Quant aux brûlades à grand spectacle, à la sanglante Marseillaise, aux harangues incendiaires, à toute la bruyante mise en scène des saturnales démocratiques, non, jDieu merci ! nous n’en sommes pas, et nous n’en serons jamais.Nous ne sommes pas davantage du tionpeau des dupes, des bonnes gens qui versent des larmes en lisant les mauvaises élégies do M.Facaud, en écoutant les médiocres pathos de M.Charles Langelier, et les effusions sentimentales de M.F.X.Lemieux.Ah ! quelle comédie funèbre ! Certes, lorsqu'un homme comme M.Tardivel s’émeut et pousse un cri d’indignation, quoique nous n’approuvions pas tous ses jugements et que nous n’aimions pas toutes ses expressions, nous respectons sa conviction ardente, nous sentons que toutes scs paroles sont l'écho d’une conscience honnête et d'un cœur loyal.Mais les hypocrites déclamations de Y Electeur ; ses théories pernicieuses ; ses faux criminels ; ses appels intéressés ; ses divagations démagogiques ; ses calomnies, scs exagérations, ses injures ; tout cela nous inspire un suprême et invincible mépris.Patriotes ! ah ! oui, vous l’êtes comme les vautours qui cherchent à gagner leur vie sur les cadavres.Vous avez spéculé sur la mort de Kiel.! « Vous avez fait reposer sur son exécution vos plus chères espérances d’avenir politique.N ous avez escompté, trois mois d’avance, la douloureuse tragédie de’ Régina.Et aujourd’hui, au fond de vos cœurs, il y a un sentiment de joie hideuse à la pensée que les degrés de l’échafaud de Kiel vous serviront peut-être à escalader le pouvoir.Eh bien ! en présence du spectacle auquel nous assistons depuis cinq jours, nous ne.pouvons nous empêcher de crier : L’orangisme est exécrable Le fanatisme est exécrable.Mais l’hypocrisie libérale, et en particulier l’hypocrisie de Y Electeur, n’est ni moins détestable, ni moins digne de réprobation.soit irresponsable de ses acier.Le G lobe} de son côté, a dit : Aucun des grief: des Métis ne saurait justifier la conduite de IUel et le crime pour lequel il a été condamné semble ne devoir être attribué qu’à des sentiments de haine.Tous ceux qui ont lu les dépositions des témoins ne peuvent nier que Riel mérite richement la mort.Un pourrait multiplier ces citations.Mais outre que ce travail est fastidieux, les citations données ci-dessus suffisent à établir le fanatisme grit.Justice égale.PETITE GAZETTE U Electeur annonce qu’aujourd’hui n 7 S0 heures au village Bienville, demain à 8 heures sur la place du marché Montcalm, et dimanche à dix heures, à la porte de l’église de Charlesbourg, les orateurs dont les noms suivent parleront sur la question du jour : L’hon.M.Laurier, l’hon.C.À.P.Pelletier, Thon.T.Carneau, Thon.F.Langelier ; MM.L.P.Pelletier, président du club Cartier ; P.B.Casgrain, M.P.; F.-X.Lemieux, M.P.T.; G.Amyot, M.P.; Charles Langelier, J.Ê.Bedard, G.M.Dechênes, Arthur Delisle, etc.Ce qu’il s’est produit de sottises, de théories subversives, d’écrits démagogiques, de contre bon sens, de mensonges etc,depuis quelques jours, est chose incroyable.Le torrent du journalisme en a roulé dans le cours de la semaine qui s’achève ! Plusieurs caucus politiques ont eu lieu hier à Montréal.Une réunion a eu lieu au bureau de M.Laflamme, Etaient présents : MM.Louis Beaubien, M.P.P., J.G*.IL Bergeron, M.P.; George Duhamel ; Henri Archambault ; Marc Ethier etc.Dernière lettre ée Kiel à s:i mère Winnipeg, Î8.—Le Père McWilliams s’est rendu cette après midi à l’ancienne résidence de Riel pour remettre la lettre suivante à la famille du sup piieiê : 4; Ma chère mère, 41 .J'ai reru voire lettre de bénédiction et nier (dimanche) j’ai demandé au Pcre André de la placer sur l’autel pendant la célébration de la messe, pour que sou ombre se répandit sur moi.Je lui ai demandé après de m’imposer ses mains sur ma tète punique je pusse la recevoir elficacement, attendu que je ne pouvais me rendre à l’église ; et il a aussi répandu sur moi les grâces de la messe, avec l'abondance de ses bienfaits spirituels et temporels.u A ma femme, mes enfants, mes frères, ma belle-sœur et autres parents qui me sont tous chers, dites pour moi adieu.” 4‘ Chère mère, c’est Je vœu de votre fils ainé que vos prières pour moi moment jusqu’au trône de Jésus Christ, à Marie, à Joseph, mon bon protecteur, et que la miséricorde et l’abondance des consolations de Dieu répandent sur vous, sur ma femme, mes enfants et mes autres parents, de génération en génération, la plénitude des bénédictions spirituelles pour celles que vous avez répandues sur moi ; qu’elles se répandent sur vous surtout qui avez été pour moi une si bonne mère.Puissent voire foi, votre espérance, votre charité et votre exemple être comme un arbre chargé de fruits abondants pour le présent et pour l’avenir.Puisse Dieu, quand sonnera votre heure dernière, être tellement! satisfait de votre piété qu’il fasse rapporter votre esprit de la terre, sur les ailes des anges.u II est maintenant deux heuros du matin, en ce jour, le dernier que je dois passer sur la terre,et le Père André m’a dit de me tenir prêt pour Je grand événement.Je l’ai écouté et je suis disposé à tout faire suivant ses avis et se> recommandations.• u Dieu me tient dans sa main pour me garder dans la paix et la douceur, comme l’huile dans un vase qu’on ne peut troubler, de fais ce que je peux pour nie tenir prêt ; je reste môme calme conformément aux pieuses exhortations du vénérable archevêque Bourget.Hier et aujourd’hui j’ai prié Dieu do vous rassurer et de dispenser toute sorle de consolations, afin que votre “C'est au gouvernement fédéral Cœ,,r Ve,, SOi-LpasT troub!e Par !a actuel quechéait la grave responsabilité peme et l’anx.dlé Je sms brave ; je de trailer liiel comme U le mérite; e le vous embrasse en toute affection.^Justice 6;ule Lorsqu’on dénonce les orangis-tes et les fanatiques qui so trouvent dans les rangs des conservateurs d’Ontario, il ne faut pas avoir deux poids et deux mesures.Justice égale, et à chacun selon ses œuvres.Les fanatiques ne sont pas tous d’un seul côté.Nous avons démontré bien des fois que les grits ne le cèdent en rien à leurs adversaires.Comme question d’équité, nous voulons établir ce fait une fois de plus.Le Free Press d’Ottawa, du 22 juin dernier, disait : Riel est un rebelle, il a pris les armes contre l’administration des lois du pays ; il est coupable d’avoir excité les sauvages et les métis à la révolte; il est la cause immédiate des meurtres, des outrages, des grandes portes de bien et des dépenses de plusieurs millions de piastres.Us griefs des Métis sont quel-que chose cl les outrages perpétrés par Riel en sont une autre.Kiel à II ou Créai L’EXCITATION CONTINUE.—LES ÉTUDIANT» ET LES ANGLAIS Montréal, 1S.—On abandonne peu à peu l’idée de faire transporter à Montréal les restes de Kiel.M.L.O.David disait aujourd’hui que lui pour un ne s’occuperait pas de ce dessein.Il dit que les conséquences d’un tel mouvement pouvaient attirer do sérieux désagréments aux canadiens-français et il n’est pas du tout dispose à endosser une aussi grave responsabilité.MM, Joseph Doutre, C.Papineau, A.Papineau, II.Lacroix, R.Trudeau, C.O.Perrault et autres membres survivants du comité autorisé à percevoir la somme de î?5 000 pour l’érection du monument à la mémoire des patriotes de 1837, devront, diton, être consultés avant que Ton pot-mette d’enterrer Kiel dans le carré sur lequel est élevé le monument.Ce terrain a été donné par la Fabrique qui a fait assez d’opposition au comité, parce que les mots: Ce monnaient est érige sous tes auspices des canadiens y avaient été inscrits.Quelques-uns de ceux qui ont contribué à cette œuvre ne paraissent pas disposés à placer Kiel dans la catégorie des hommes de 1837.Plusieurs conseillers de ville se sont ^dressés aujourd'hui au président du comité de la police, Téclievin Jeannotte, et lui ont représenté qu’il est urgent pour les autorités civiques de mettre un frein aux démonstrations turbulentes qui deviennent intolérables pour les citoyens paisibles et qui pourraient à l’avenir provoquer des troubles sérieux.En conséquence, Téclievin Jeannotte a donné des ordres au chef de police Paradis qui a écrit aux autorités de Laval et de Victoria, pou.i le6 avertir que Ton s'opposerait dorénavant aux démonstrations publiques organisées par les élèves de ces institutions Le chef ajoute que Ton a pris des mesures pour qu’une force constabulaire suffisante soit en service ce soir et fasse respecter la loi.Une assemblée générale des citoyens a eu lieu celte après-midi et un comité composé de 23 citoyens a été chargé de nommer les orateurs or s’occupe des préparatifs pour l’assemblée qni doit avoir lieu sur le Champ de Mars, dimanche prochain.Au nombre des orateurs du jour, furent Téclievin Grenier, Thon.Louis Beaubien, MM.Girouard, M.P., Bergeron, M.P., Thon.K.Laflamme, Thon, sénateur Trudel, Thon.II.Mercier et autres.Quelques uns de ces orateurs ont accusé le gouvernement d’avoir trompé les canadians-français en simulant de vouloir nommer une commission médicale, tandis qu’il avait promis aux orangistes quo Kiel serait pendu.Une dernière réunion du comité chargé de la défense de Kiel, a eu lieu ce soir au Champ de Mars.Plus de 10,000 personnes y ont assisté.M.L.O.David présidait et au nombre de ceux qui firent des discours furent Thon.K.Laflamme et Thon II.Mercier.Des résolutions ont été adoptées condamnant le gouvernement, pour avoir fait pendre Kiel.Après l’assemblée 800 étudiants français ont orgrnisé une procession et ont défilé par la rue Craig jusqu’au qnartier ouest.Arrivés à la côte iis virent venir lo maire Beaugrand, et à sa demande M.Dandurand, l’un des chefs libéraux, avertit la foule de ne pas aller plus loin o l’ouest, pareequo 500 anglais les y attendaient.Les canadiens répondirent qu’ils ne craignaient pas, mais sur les conseils du maire ils consentirent à éviter un conflit.La troupe anglaise avait fait placer des espions un peu partout et c’est Tun d’eux qui donna le signal par le téléphone.gares ont repris Bresnick et mis en déroute les Serbes.Belgrade, 19.—Des nouvelles reçues de Izaibroad, qui sert de quartiers généraux à T armée serbe nous donnent des détails de la bataille qui a eu lieu hier à Slivnitza.Il fut impossible aux Serbes d’y amener toute leur armée et, par conséquent, ils furent défaits et forcés de se retirer à lu passe do Dragoman.Une dépêche dit encore que deux bataillons bulgares ont été défaits dans une bataille avec les Serbes sur le chemin entre Bresnik e* Pernik.Les Bulgares ont perdu 200 hommes tués et blessés.Les Serbes ont fait 00 prisonniers et ont pris une grande quantité de munitions et de provisions.Une dépêche reçue aujourd’hui de la frontière nous apprend que la général serbe Stavitch n’a pas réussi dans la tentative qu'il a faite pour s’emparer de Slaviyeni et n’a pu rejoindre les troupes de Slivinitza.On est vivement affecté dans les cercle;, .unitaires des conséquences de ces revers.L’on dit que la division commandée par le général Benilzlcys a occupé la route entre Slivinitza et Sophia.Vienne, 19—Un rapport officiel reçu de la Serbie aujourd’hui dit : Le compte-rendu télégraphié hier, disant que les Serbes qui menaçaient Slivnitza ont été repoussés par les Bulgares sous le commandement immédiat du prince Alexandre, est faux.Les.Bulgares ont réussi à approcher les positions des Serbes grâce â un épais brouillard qui les cachait, mais après un combat acharné ils ont été repoussés.Les Serbes ont surpris les Bulgares aux retranchements de Slaviyeni et dans tout cet engagement i! en a été tué et blessé 500.Les éclaireur?qui ont été envoyés dans la direction de Slaviyeni ont essuyé, deux heures durant, des escarmouches de la part des bulgares et se sont ensuite retirés en deçà des lignes serbes.Ilumla, 19.—Des informations dis-gnes de foi qui nous ont été données ici nous apprennent que les pertes de Serbes à Slivnitza.hier sont trois fois plus grandes qu’on ne Ta dit hier dans les rapports officiels, et dépassent actuellement la perte totale depuis le commencement des hostilités.Le prince Alexandre a été au plus fort de la mêlée depuis le commencement jusqu’à la lin de Taction.Les Serbes ont remarqué qu’il montait d’abord un cheval blanc et qu’ensuite il en montait un brun, ce qui donne â supposer qu’il a eu un cheval tué sous lui.Ee conlïH A’îgîo-Hirmnn Ran go u n, 19.— Le gén 6 ral P re n d e r-gast, commandant de l’expédition anglaise, a fortifié la ville de Minhla qu’il a enlevée â la Birmanie.Il s’attend à arriver â Mandalay mardi prochain.I.cs* â?e* Caroline?Berlin, 19 — Le reichstag s'est ouvert aujourd’hui, avec les formalités ordinaires.Voici en substance le discours du tiône : On pense que la médiation du pape réglera la question des i les Carolines d’une manière à ne pas rompre les relations amicales qui existent ent re l’Espagne et l’Allemagne.Les relations étrangères de T Allemagne arec les autres nations sont paisibles et amicales.L’empereur espère avec confiance que Ta flaire des Balkans ne troublera pas la paix nonce par Sa Grandeur Mgr TArchevô-qtie.LA VARIOLE A MONTRÉAL Le rapport officiel du Bureau dosante indique qu’il y a eu 18 décès dans la ville causés par la variole durant la journée dn mercredi ; 3 à l’hôpital de Mont Royal, -i à la côte St Louis, I au village St Jean-Baptiste et ü à Sto Cuué-gonde.Le nombre des personnes qui se sont fait vacciner depuis le commencement de l’épidémie à Montréal est maintenant de 75,000.• —Envoyez un timbre poste de 3 cenU au Dr.J.G.Ayer ê; G )., Lowell, Mass et vous recevrez la collection de sa belles cartes pour album.STATISTIQUES MORTUAIRES Le département de l’agriculture d’Ottawa vient de publier les statistiques mortuaires pour le mois d’octobre.Villes Montréal décès dot onto Québec Hamilton Halifax Winnipeg O) Ottawa St Jean, N.R .« ) t) Kingston 0) • ••••••••••• V St-Tlio:nas Charlottetown Guelph Belleville Chatham Sherbrooke ta Sorti Fredericton St Hyacinthe (’.ah .• ••• •••••••• ^ ^ V ^ V' RAQUETEURS Le club de raquette Lévis a tenu son assemblée annuelle, mercredi soir, et a constitué comme suit son bureau de direction : Président honoraire, T.i).Shipman—\ ice président honoraire, A IL Mac Dana! d — Second vice président honoraire, M.G.W.Carrier—Présidont actif, (leo.Shipman—Vice piésident, LA.Marquette—Sec.Trés.M.\Y.Crean — Comité : MM.G.Barktay, Geo.Ramsay, T.Dunn, K Atkinson, S.A.Piton, J.E.Do wdl et A.Russell.A L É POU VANTE Le cheval de M.Narcisse Dion, m ir-cliand-épicier, descendait à 10.30 h jures hi°r matin, dans la ru * d ?la O hi renne lorsque son cheval prit l’épouvante.La roue de la voilure est venue s ?prendre dans tes poteaux d’un garde-soleil.L’essieu s’est rompu »?u deux ei Ion timons arrachas.Le coursier est venu s a b Ut»e presque aussitôt après dans les environs do l'ancien m.iga-i.i de MM Robitaille N Savard.M.Baldwin qui était dans la avec M.Dion, a été précipité â blessé légèrement aux jambes.voiture terre et INCEN DIE Lundi dernier, vers sept heures du matin, on s'est a pari; u que la résilience de M.A.l'ai bot de Scots town, riait en feu.M.1 albot reside au dessus de son magasin.Malgré tous les efforts posn.blés la maison a été détruite de fond en comble.Lo leu s’est aussi communiqu-j à une m tison occupée par M.Laforost, dace do demeurer compos mentis, ^ie^rnZI^ra sin , " 7*%?J?^ lorsque tant de journalistes tom- j devoir, sans egard aux préjugés de race ou' i'ucux dld,L ° , toi, mai chere baient frappés d’épilepsie.Mais aux exigences de factions.i l’o'spri^ conjugal* des1 repris B^snick.es.J’embrasse tns gouvernement de la Roumanie frappés d’épilepsie pour cela, pour avoir maîtrisé notre plume et contrôlé nos émotions, nous n’avons ni moins souffert, ni moins gémi, durant ces jours de crise.Ceux qui crient le plus fort, et La guerre en' Orient DÉTAILS SUR LA DERNIÈRE BATAILLE Londres, 19—Le Times dit : 44 On rapporte que la Turquie et la Serbie ont consenti à accepter des conditions de paix après la prise de Sophia.La Turquie préfère donner de la force à la Serbie plutôt qu’à la Bulgarie et désire surtout humilier le prince Alexandre.La Serbie,toutefois, ne tient point à diminuer le prestige du prince Alexandre.Des centaines de prisonniers sont arrivés â Belgrade.On rapporte que les Bulgares ont de l’Europe et que les signataires du Ageron, qui a aussi vu brûler sa pro traite de Berlin réussiront à faire pnêté.Ges deux maisons étaient la respecter les traités par les nations propriété de M.Laforest et la perte est qu’ils ont rendues indépendantes, couverte par des assurance?-.Le fonds (le L’empereur est confiant que la bôné- commerce de M.Talbot était aussi diction du ciel sera accordée à l’ave- assuré, mais ou a pu en sauver une comme par le passé* à l’Allemagne bonne partie.Cet incendie est le cre-r les efforts quelle fait i>our | mjcr dont a en à souH'rir cetlo locality.Les pertes n’atteindront pas Ç2,000.—Salsepareille d’Ayor.Son passé de quarante ans est un constant triomphe snr les maladies du sang.nir pour maintenir la paix.Le discours du trône a été lu par Herr Vonbottschcr, secrétaire d’Etat.13 ch os & nouvelles f-ES TATATES CONS El E-rE-VIL LE Des rapports très étendus dans le New England Illustrated, venant de 700 Séance spéciale hebdomadaire ce soirl correspondants indiquent que la récolte à 7.70.Ordre du jour.Motion de M.le des pommes de tone dans la Nouvelle-conseiller Béland 11 ijno les services Angleterre et l’Etal de New-York est pour l’eau et lo drainage dans les pleinement un tiers au-dessous de la maisons sur les rues où l’eau est déjà moyenne, et un peu plus petite que introduite soient fournis selon l’ancien- l’année dernière.Les pommes de terre ne coutume sans exiger paiement on tardives ont presque toutes pourri dans pour eux île paiements des propriétaires, l’ouest et le nord-ouest du Vermont et CénéMUN-lE K K moi K use I ÎT- les f,oml6s *Iui cxpoitcnt de l’État (iç New-York.Le comté do Washington Le même journal s’écriait le 27 octobre dernier : Le sentiment dans Ontario parmi toutes les classes de la société, est que ' le ras se trouve être l'un de ceux nui conformément à 1 chrétiennes ceux qui cœur est capable.atermoie-] u Chère mère, mcnts} le plus haut tribunal ayant pro- tionnô, obéissant et soumis.q ront pas consom- , ., 1 - ., .i presqu’uno production n'appellent ni la clémence ni les alermbie.\-« Chère mère je suis votre fils affee- .Aui dernières nouvelles les divi-1 a.é‘e moyenne et moins de maladie que , x: ZV1:, .L-.’ 5 cc Bions serbes marchaient sur Sophia.1 Archevêque, assisté du Rérd.M.Racon l’année précédente.Les sections de font le plus do bruit, ne sont pas ¦ nonCé- On discute maintenant la nomi-I.’’ Louis-David Run., St-Pétersbeurg, 19 — Lo Czar a curé do l’Islet, et du Itévd M.Donneau, l’Arooslock County, qui donnent or toujours ceux qui ressentent le plus mmU cha^ Prison do Regina, 16 novembre 1885.une audience au général chapelain de l’Hospice des Sœurs de la dinairement un rendement ordinaire, .î nv» f nt /,nni nrftn liant In .1 „ r-1 —.-.• f .* J V.Ilom-.N, Proprietaire AfcJi/kuu lO’no) fl m; mrer, «lit.'* La Viorat’u us* Ohkyeiw h'AVKit eht nue excellent© preparation pour Je© cheveux.J'©» pari© per ©xpériouce.Mlle di>cl*.»ppc un© nourelîa ©roiavunc© «lo chereux «loux ot soyeux.Ia Vur irrn ©ai h met un remède *ûr pour la Uifcno.' XJ.Axuis MxinuAir.v, le chef d© la *{-lèbr© ** FnmilU Kairbairn," VocalUtv* Èeos-s^ir.dorit de Ilptlou, i/cii., fi Février, Ut© ; ** Ib-puis que mes cheveux ont tout m tracé a ftrieonner je ma sers U© la YiufRPn na-x Cuktn;x h’Ater, j’ai ainsi pu conserver nno apparvnco do jeun©**© — nue rhos© rei i-laidement u de toiioîrîs.” Nous 2T0».1* des Usîri© semblables at-t©siarions t:*.:* r©fT.eseiu .«» j.*\ Y:«t rt r: pra ( nKrrrx D’/YCS.t »«sr.»w;dscp:®r,recoa- ta!ncra !ei plna li c.r-îul vC.raârAttÿ.K ran Di*.J.C.Aycr& Co^Lowall, Masc.A‘©î«dee par Us l)re;ai*;*s.s*.Mar cité de Québec Farine et Grains.Quebec, lî) novrmbrs !S.fô.Farine —^u;*.extra, b2i-ii.195.?\ l.'Alfft .Forte pour boulanger.Extra dn printemps.Super fine No 1.1 111 .a.Farine* on poches, d-< 100 1 i r r - e.“ d- S9'g 0 -*:î ((liar t.• MxïiOii hDd'iirl- blunt par 500 iivro?.•* Xiiîsou filé d'Indejxuxie, par 500 livres .G t ai u* - H'.ê d.* semonce rouge p©r 6’J livres .Poi- “ “ .Kôv« s le minol .Avuin» 3 \ li vi^a.Foui par 100 bottes.I l Fai ir par 1 « 0 bottes.3 ( ïrg- p tr Tr.iuol.ü Son par 10 » ! vr-s.P Gruau par 0 ) livre?.4 O1» G 4 • i H 50 A 4 6 » 00 a 5 50 40 a 4 50 20 a 4 25 80 a 4 10 00 c •i 30 75 a 5 00 Î9 d 3 45 80 a 3 20 20 a 1 30 S5 a 0 £0 50 a 1 CO 3?a 0 40 (JO a 1 1 fit» 00 a t i i D ê .a u >0 80 a 0 «S 5 75 a 5 vo Provisions, Eté, Etc.Québec, 13 novembre 1885.H nrrr 1Y»is© pa« 1 v»*e.Bruits îsIî par liv w.Fi atrs par minol.*r b*.ri!.v.itrou» psr caisse ••«••••• •••• 20 a 0 22 .n 10 a 5 17 .r.30 c 0 40 .e 18 n * !0 .0 07 n û 0< 15 a 0 LS •• ^ 25 a 2 50 00 u 3 00 .10 00 a 10 oo .5 00 a 1Ü 00 1 .4.00 u 4 1.0 I .'I 00 Or d.50 Marché au Bois Prix pur corde Québec, ti novembn» 18S5 Brublo de 3 plods .$5.00 a 5.a0 « 2J Mirisier 3 « ‘ij * .- 3.00 a 3.75 Merisier du Saguenay, 3 pieds.3.50 a 4.00 ÏTélro 3 picvis.3.o0 fl 4.00 « 4 .3.30 a 3.50 Houioau [rouge] 3 pieds.3.40 a 3.GO , 1 24 « 3.00 a 3.10 i [blanc] 3” * 3.20 a 3 5G Kj incite [louge] 3 < 3,60 a 4.0t « [blanche] 2J * .3.00 u c.2l 1 [grise] 3 1 3.2b a 3.40 Cyprès 3 pieds *•*••.••*!«»,•• « .Il 00 fl II 50 * Kitift ihiai'-,*4 " .00 00 00 00 9ain iuix «n s:«4i2.i 70 .t *2 C0 ccffisi-îKsiTÆXsr&oK MSît^isr îssuBisicS De la société charitable des damts c.lh'j!iq\:es de Québec, sous le pitronaf: de Sa (ir •uteur Monseigneur E.A.Tjschcrenu, arch céqut de Québec.ï E public ©il respecta»niscm i;i iiifur é cpir* 1 J cü bazar, en faveur des or; h lins tt ncre j oir et de cooBur.J.A W.RKIO, 9S et 10 », rue SI-PhuI.Ouêbrc, 22 octobre 188) \ Do la Rivière-du-Loup .y or) a.M i Rivière-Ju-Loup.\ 47 p.\{ 1 Halifax r-t Riint-Jean .f, \ \ p v Le cnnr Pullman, ouillant Point» Lévis MARUIc, .IKLDIS et £ a M E DI s, sc* ren ©^p*.« qu'é Halifax, et celui partant les LL'Niiit V ERCREl.'lS et VENDREDIS arrêt** à L«s trains circulent sur i’h-uro Au Eastern Standard Time.Un peu» se procurer des billets n obtenir #t m d#* passagers ohez T.LATERü!tnSv 43, rue Dalhousie, D.POTTINGER „ SuriniecdARt -ri chef, nureau rtn chemin de idr, More ton.N.B., 2* mai i«R5.Québec, li novembre 1885 1105 J lou as S TA TUA IRE TRAVERSE DK ST-ROMUALD ET DE I/ILE D'ORLÉANS Vapeur Lévis Du l’Jle d’Orlkaxs Rk Qcécec 8.00 a.m.4.00 p.m.De Qufcr.Be Dr St-Romcald 8 30 a.in.11.30 a.m.2.45 p m 9.15 a in 1.00 p.m.2 45 p.m.USTÏÏTCKHUiacr'l y.53 ~ E e • r •— ’£5 o y.s: -1 -* «__ c o r c 2 1 -1 » £ » = •c — O _ li -r.?.rr B « - » rf — y.y.r, • r.\* .® J5., v e a !?W*« A c’ 5 * M» « 3 5 *1 FABRIQUANTS DE PAPIER A LA DK E \ Wll I , FABRIQUENT I iô feutre pour toiture, lambrlsage et pour m«ttr» r.cus les tapis.Aur.sl boites A allumettes en papier, certes, tapisseries ci jiaplcrs 4 envoiopper et à imprimer | i A la Papeterie du Pont Rouge ; On fabriqua las cartons an bols, pour boitas, csrton do paille, M pulpe de Lois Courriel du Canada «Se S’ABMmraesssesBf ; &DI Tl ON QUO T1DISNNE.CANADA KT KrATS‘Uyi8.Un an, (85 pnyabJed’üTnni*) S1*™018.03.00 L Trois mois- .1.50 ANGLETKI FRANCK.*’¦* le ^ointTw IjNB machine à tricoter ECLIPSE paiera U dans toute famille.Après avoir pourvu aux besoins do la famille, on peut tricoter pour les Toisin» ou pour lo commerce.U11 ne peut fain un meilleure usago de ses heures de loisir.Un MM.RK1D font l'importaunn .; Je toutes sortes de pap or,.nU-.it pour r-Vfeu’-V ' tapisserior.Ils çerrtan.loujou- ^ ut,(tenir, ur, ,Mon) meal rif- , s.-ie m.u .n 4r.trmrniturs.io.marin»:, v., ci* .foulards, mitaines, tuques, etc., dont ils ont besoin dans leur commerce pendant tonte la iaison, et do la sorto tenir lour9 commis constamment employés.Les FERMIERS peuvent convertir leur laine en differentes sortes de marchandises ot réaliser 400 pour cent do plus sur la laino qu’ils produisent.La seule machine à tricolor parfaite en est une qui possède an mécanisme (ribber) simple et sûr pour faire le» aélos.L’appareil do co ribber diffère des autre» presquo tous tous les rapports, et le» juge* «ompétents l’ont proclamé comme parfait.L'ECLIPSE est la seule machine propre à Cumae A*i la famille.91 ftéboe, I avril 1185—lanlfp» On paye lo plu* haut yr:?^ taile, copiages, chiffon*, sur 1 ,r(u t.toutes sorittë de vieut m twui.OuéT«»r.?f.or.*ohre 1 •»>; '.r 1 ELI XIR mr.PAHK MK I.RS Sonn e de C Hôpital du Saeré-Ccm, îj' MX IR A LB U MIN O* FE R RU61 NK CJ X_r» LU tonique paissant et reconstituant par ta ta r ju’il coiftient, jouit d’une grande o/îicaeité f Un an.*RK.«j Six mois ( Trois mo •.^ £5» eij; .ïa.o 44 44 an:.ftOFrar.c* ^*x.raois.it *>is mois.| r«j .TARIF des ANNONCES.Les annonces sont Insérées aux «ft34 suivantes, savoir : bix lignes et au-dessous.tn l'our d.uque ins,riion *’ Pour les annonces d’uno plus tfrund» 1 oilob seront insérées à raison de 10 contins ‘ ugno pour [d première insertion, et «ta 5 ”*1^! 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