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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 21 octobre 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1885-10-21, Collections de BAnQ.

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&9cmc Annee Ao tlO-Kimun quotui ionne—9«me AaDaoc Merer edi 31 Octobre 1885 t+içy üuffier JOUENAL DES INTERETS CANADIENS.jk crois.J’Eajp^sïiïï: et j-aimf.Vil O if AS nil A 1'AIS.Rédacteur en Chef.LEGER BROUSSE A U, Editeur-Propriétaire.4Ï‘ - îfSK* TZBOm i teftüTŒî'OtiiKWsrr: g amtaBBceaaifBPBaagaeagagtacgatoiaesaBcasBgBMsaBaaaBaia team t&zntéstssaeeazLc: nuLaisi: üscuar.-a.11CAMK Paris, G octobre.Ou n’a pas encore,à l’heure avancée où je vous écris, les résultats de Paris—que ce matin cependant on annonçait pour deux heures.Tout ce qu’on sait, c’est que MM.Lockroy Floquct tiennent la tête avec environ 150 000 voix.Après eux viennent en assez bon rang M.Allain-Targé, M.Brisson, M.Paul Bert, M.Sigismond- Lacroix, M.Tony-Ré Villon, M.Henry Maret.Les opportunistes bon teiiit, comme MM.Spuller et liane, paraissent absolument enfoncés et ont à peine jusqu’à présent l’avance sur les conservateurs, dont trois candidats, MM.Cal la, Hervé et Paul de Cassagnac ont un chiffre fort respectable de voix, 58 000 environ.Pour dos opportunistes, ce chiffre est lamentable ; pour des conservateurs, à Paris, il est inespéré.Pour la province, les résultats connus de façon certaine donnent lvSO voix aux conservateurs, 131 sièges aux républicains et 202 ballottages.Les républicains sont affolés.11 y a eu hier soir une manifestation tumultueuse devant le Gau/ois, qui avait affiché le chilire des premiers succès conservateurs.Un moment mémo on a pu craindre des désordres sérieux, car les lenétrcs du bureau de M.Mover ont été brisées 9 — à coups de revolver et à coups de pierres.Fort heureusement, aucun accident grave ne s’est produit, et la foule b’est bornée à accompagner e *tfe manifestation tapageuse du chant de la Marseillaise et du Ça ira Mais quand je dis qu'aucun accident grave ne s’est produit, il faut bien entendre que ce n’esi pas faute de violences et de provocations des bandes républicaines massées devant les bureaux du Gaulais.C’est miracle que personne n'a été atteint par les projectiles lancés contre les fenêtres du journal conservateur.La police n’est intervenue que très tard, du moins la police pour tout de bon.Car un commissaire de police, M.Tonny, requis par M.Arthur Meyer de l’aire respecter son domicile, l’a traité de perturbateur et lui a mis la mainjun instant pour l’arrêter.Ce n’est que sur des démarches réitérées à la prélecture de police que le personnel du Gaulois a pu obtenir le rétablissement de l'ordre et la dispersion des manifestants.On n’avait pas besoin de cet exploit pour savoir le cas que messieurs les républicains font de la liberté d'autrui.Au 16 mai, sous l’épouvantable tyrannie du maréchal Mac-Mahon et les ministère de MM.de Broglie et de Four-teu, la République française a pu tranquillement illuminer sa façade pour célébrer la réélection des 303.Mais aujourd’hui que nous jouissons des libertés de la République, il est défendu aux conservateurs de témoigner publiquement quelque joie de leurs succès.Ces étonnants libéraux sont toujours le3 mêmes.Quel beau jour que celui où l’on sera pour tout de bon débarrassé de leur glorieux règne ! .Au reste, la manifestation jouée devant les bureaux du Gaulais n’est pas la seule preuve d’affolement que donnent les républicains.Le Cri du Peuple déclare que la République est en danger et que le seul moyen de la sauver c’est un coup de main populaire pour refaire la Commune.“ La République, s’écrie-t - il, sera communiste ou ne sera pas.” Les journaux opportunistes ne montrent pas baaucoup de bon sens.Ilsjlaissent entendre, ils annoncent mémo que, pour conjurer les périls dont la réaction menace la République, on va expulser les princes.On dit même que des agents en bourgeois ont été expédiés à Eu, à Chantilly, au Tréport, où se trouve le duo de Chartres, pour arrêter les princes suspects à la République.Te suppose qu'il s’agir de conduire les princes à la frontière et non à la guillotine.Tout de même, cela est aussi odieux que ridicule,’et je suppose que la Providence a définitivement aveuglé ceux qu'elle veut perdre.Il ne faudrait plus que l’exil brutal des princes, exil que le comte de Paris n’accepterait point, espérons-le, sans lancer un appel à la France ; il ne faudrait plus qu’une pareille violence politique pour créer dans tout le pays un courant irrésistible contre la République.Soyons sûrs, d’ailleurs, , que les républicains vont créer ce courant-là.Il leur reste des fautes | à commettre, et ils vont nous le prouver en les commettant.N.I/ETAT fiïOKS DE E’ECOLE DISCOURS PRONONCÉ A LYON Pour Pouverture du congrès internalionel a enseignement I*AU M.LUCIEN BRUN, SENATEUR, Un Tl septembre 1885.(Suite) La Patrie, dit Robespierre, a le droit d’élever les enfants ; elle ne peut confier ce dépôt à l’orgueil des familles, ni aux préjugés des particuliers.” 44 11 faut, ajoute Grégoire, que l’éducation s’empare de la génération qui naît, qu’elle aille trouver l’enfant sur le sein de sa mère, dans les bras de son père.” Et Le Bon donne la conclusion : 41 II faut remplacer les pères et les mères par une éducation commune obligée.” Aujourd’hui on dit : éducation obligatoire.Les témoignages contemporains ne laissent aucun doute sur les consequences do l’éxpérimention révolutionnaire.Portalis a dit que c’était la barbarie.La Révolution avait tout détruit et n’avait rien remplacé.On ne peut pas en dire autant de Napoléon.En 1S0S il cré*> l’Université, c’est-à-dire le plus redouble instrument de domination que le génie du despotisme ait jamais inventé.(Mouvement prolongé.—Applaudissements ] En parlant de [’Université, je n’oublie pas qu’elle compte parmi ses membres un très grand nombre d’hommes dignes de la plus haute estime et, parmi eux, d’admirables chrétiens.Te n’ai pas besoin d'ajouter que ce n’est pas des hommes que je m’occupe, mais de l’institution et de sa raison d’être.On lit, dans le “ Mémorial de St-Iléiène, ” quelques mots qui dévoilent la pensée maîtresse de celui qui fut “ la Révolution couronnée.” Par lant de scs rapports avec le doux et saint Pontife Pie VII, Napoléon raconte les persécutions et les violences dont il l’a rendu victime et ajoute : “ Je fis transporter le Pape à Fontainebleau, mais là dovait être le terme de ses misères et la régénération de sa splendeur.Toutes mes grandes vues s’étaient accomplies dans le déguisement et le mystère.Dès lors, j’allais relever le Pape outre mesure, l’entourer de pompes et d’hommages, j’en aurais fait une idole ; il lut demeuré auprès de moi, Paris lut devenu la capitale du monde chrétien, et j’aurais dirigé le monde religieux ainsi que le monde politique.” [Sensation.] Puis il complétait, quelques jours après, sa pensée : 44 Cet aflranchisse-rnent de la cour de Rome, cette réunion légale, la direction religieuse dans la main du souverain, avaient été longtemps et toujours l’objet do mes méditations et do mes vœux.” On entend souvent demander quel est, en définitive, le plan des sociétés secrètes ?Qu’est-ce, enfin, que la Révolution Y Eh ! bien, messieurs, la Révolution la voilà.[Bravos r pétés.Applaudissement.] ’ L'omnipotence de l’Etat, allranchi de Rome et de la loi supérieure dont Rome est la dépositaire et l'in-laillible interprète ; l’Eglise catholique assujettie, devenue un des organes de l’administration ; les droits de Dieu, la liberté des âmes subordonnée a la souveraineté civile, voilà la Révolution.Quelle que soit la forme du gouvernement, monarchie, république ou empire, si ce plan est réalisé, la Révolution est faite.Ce n’est pas le dernier mot, sans doute.Le but définitif du travail des sectes, c’est d'abord la suppression du culte ; c’est, enfin, la ruine de toute croyance’au surnaturel.Mais ce n’est pas là l’œuvre d'un jour ; il y faut le temps Pour le moment, on se contentera d'enfermer dans là sacristie la religion asservie, on refusera à l’Eglise enchaînée tout rôle social et, pourvu que le pouvoir civil garde le monopole de renseignement, la Révolution ne doute pas du succès définitif, et elle saura attendre ce que les pontifes de la libre-pensée appellent, après Voltaire, le triomphe de la raison pure.(Sensation.) Si les ennemis de Jésus-Christ et de son Eglise, si les soi-disant libéraux se sont toujours montrés partisans du monopole et admirateurs passionnés de l’Université impériale, c’est que l’Université est l’Etat enseignant, maître absolu des programmes, dans lesquels il lait à la religion la part qu’il lui plait de faire, large en 1808, nulle en 1885 ; maître du choix des professeurs et des livres, dispensateur des grades et des diplômes qui ouvrent l’accès de toutes les carrières.(C’est vrai ! Très bien !) Laissez moi demander à un écrivain dont le nom ne peut être suspect quel fut le but et quel a été le résultat de ce qu’il appelle “ la grande création de Napoléon ”.Les paroles que je veux vous citer sont de M.Albert Duruy.“ Quel trait de génie, dit-il, d'avoir compris qu’il n’était qu’une grande corporation laïque pour disputer la jeune génération aux débris des vieilles corporations enseignantes et surtout à leur esprit ! Avant le 18 brumaire, on pouvait déjà prévoir le moment où la réaction aurait regagné, dans le domaine de l’enseignement, tout le terrain perdu depuis 1789.Eu créant l'Université de France à son image, en l’animant de son esprit, Napoléon écartait à jamais ce danger.Après avoir rivé le présent à la Révolution par le code civil et le Concordat, il lui assurait l’avenir par l’éducation [3].” Celui qui juge ainsi l’œuvre de Napoléon voit juste et loin.Crayez-en cette parole autorisée : Napoléon, en créant l’Université, assurait l’avenir à la Révolution.[Sensation.] Oui, c’est bien la révolution, c’est-à-dire la négation de l’ordre, car la main-mise de l’Etat sur l’enseignement public est une usurpation.Le monopole, lors même qu’il fait à la persistance des revendications légitimes des concessions toujours insufflai Usantes et essentiellement précaires, le monopole est un instrument de désordre et de ruine.L'Etat n'a ni la première, ni la pleine autorité sur l’éducation de l’enfant.C’est une vérité primordiale que l’autorité appartient à l’auteur, et par conséquent, avant tout et sur tout, à Dieu.Far délé ira- 9 c 'thèse du sénateur belge est loin de celle que j’ai entendu formuler, en deux mots, par l’homme qui a exercé l’influence la plus décisive sur la politique française des dix dernières années.Au moment où l’Assemblée nationale discutait la loi sur l’enseignement supérieur, j’eus avec Gambetta une rapide conversation, au cours de laquelle il prétendit que “ notre loi n’était pas libérale.” — Comment entendez-vous, lui répondis-je, qu’une loi ne soit pas libérale qui ne refuse la liberté à personne ?—En France, me dit-il vivement, en France, la liberté c’est l’Etat.(Sensation prolongée.) (A suivre) L'Osscrvalore Romano a reçu du cardinal-vicaire le rescrit pontifical qui suit : “ l)u Vatican, aux premières \èpres du Sain -Rosaire, le 3 octobre 1885.“Sa Sainteté le Pape Léon XIII, voulant pourvoir à ces temps exceptionnels par des secours exceptionnels de religieuse piété, a décidé d’accorder pour l’année prochaine au monde catholique un Jubilé extraordinaire.44 Sa Sainteté voulant placer sous le patronage de la Reine des Cieux le succès d’une si grande grâce, en donne la première nouvelle à l’heure même où l'Eglise commence à l'ho-norer sous le glorieux titre de la Vierge du Rosaire.44 Tous les fidèles de l’univers, spécialement les prédicateurs, les associés de la confrère du Rosaire, ainsi que les divers ordres du Séraphique Patriarche (la fête du Rosaire coïncidant cette année avec celle de saint François), salueront avec j'oie moyenne de la récolte durant les six dernières années, de 1879 à 1884 inclusivement, a été de 402,508,870 boisseaux et celle des exportations de 140,357.914 boisseaux, ce qui constitue un excédant considérable sur le résultat que l’on prévoit pour l’année courante.Mais, toujours d’après le Froduce Exchange "Weekly, il n’y aurait pas que la république américaine à plaindre en cette occurence ; les besoins des nations étrangères seraient aussi énormes et bien au-dessus du chiffre des exportations.Nous citons les états qu’il fournit à ce sujet : ¦ - •» • • DEMANDES ÉTRANGÈRES.Boisseaux 1 Royaume-Uni 145 millions 2 Erance 50 — 3 Belgique 20 — 4 Hollande 7 — 5 Suède 1 — G Allemagne 25 — 7 Suisse 10 — SEspagne et Portugal 10 — 9 Italie 10 — 10 Grèce et Méditerran- née 10 — 10 Amérique du Sud, 1 es Indes et la Chine 20 — 12 Divers O — Total 313 millions 1 cette nouvelle et se prépareront dès tion de cette autorité suprême du à présent à en profiter effectivement Créateur, l’autorité appartient, en matière d’enseignement, aux parents dans l'ordre naturel, à l’Eglise dans j % > « .« "W .«-% • à l’époque fixée.4‘ L.M., cardinal-vicaire.l’ordre surnaturel.L’Etat a sa partira récolte «I;a Lio aux Etnts-Unin 1Q E^vpte __ i .i_-T - h_.SURPLUS PROBABLES.Boisseaux Etats-Unis-Unis, ports de l'Atlantique 2 Etats-Unis, ports du Pacifique 3 Canada (net) 4 Russie 5 Autriche-Hongrie G Le Danube 7 Turquie 8 Indes Anglaises 9 Perse Le 44 Produce Exchange Weekly ” établit comme suit les chiffres de la récolte et des exportations du blé aux Etats-Unis, pour l’année 1885-86 : Boisseaux p; Divers Surplus de 1S84 encore disponible.90,008,042 Récolte de 18S5 estimée a 357,000,000 d’autorité, car il a la charge de l’or dre public et du bien temporel de la nation, il peut donc et doit intervenir dans l’école, lorsque l’ordre et le bien public l’exigent, mais seulement alors, et dans la mesure de cette exigence ; il a le droit et le devoir de suppléer à ce que les parents seraient dans l'impuissance matérielle ou morale de faire, par eux ou par autrui, pour l'éducation de leurs enfants.C’est pourquoi je disais que ! l’Etat, n’ayant pas mission directe d’enseigner, n’est et ne doit être qu'un professeur suppléant, et que dans les écoles où il n’exerce pas cette suppléance momentanée, il n'a qu'un droit de surveillance limité par la nature de sa l’onction sociale.C’est en ce sens qu'un orateur catholique, M.Laminons, cherchant la solution do la question d’enseignement, telle qu’elle se présente dans l’Etat moderne, dans l’Etat neutre, posait récemment, avec une haute éloquence, devant le Sénat belge, la thèse célèbre qu'il résumait en ces mots :44 L’Etat hors de l'Ecole ” Hélas ! nous sommes loin de là, messieurs, aussi loin en fait que la " (?.) L'Instruction publique et la Révolu- | Surplus exportai,cnvironllS,707.157 lion.i II est bon d ajouter ici que la 11 Algérie 12 Australie 13 Nouvelle-Zélande 14 Chili 15 Républiq.argentine 30 millions 40 — 4 — 40 — 10 — 4 — .*> - 20 — 1 — 1 — 1 — 5 — 3 -O 0 - 1 — 5 — Total 170 millions Déficit des surplus 143 — Existence totale.447,008,042 A déduire : Pour nourrir 5S,4S2,419 habitants au taux de 4] boisseaux par tète.203,170,885 Tour ensemencer 88,590,000 acres de terre, au taux de 1,38 boisseaux de l'acre.58,130,000 Consommation manufacturière.15,000,000 331,300,S35 Total 313 millions Ainsi, on le voit, suivant ces estimations, les exigences du commerce dépasseraient de 143,000,000 de boisseaux la production totale, ce qui ent rainerait nécessairement hausse dans le prix et gêne dans l’alimentation universelle.Il ne serait pas sage, cependant, d’accorder une confiance toute entière aux statistiques du Produce Exchange Weekly ; car en outre qu’elles sont fondées sur des données plus ou moins spéculatives, elles contiennent pour la plupart do grosses inexactitudes, quant à ce qui regarde surtout le chiffre des besoins de chaque pays.flVullMoü -u COURRIER DU CANADA 21 Octobre 1885.—No 23 LES COMPAGNONS DE MINUIT (SUITE) ;t Willicm frappa du poing la ipo do son cheval, qui se prit à dir en hennissant, tuant nu maître, il se promena ant quelques secondes à grands sur le plateau sonore ; il ne lais, plus échapper maintenant que paroles inarticulées, mais son ire fiévreuse, son geste impatient, èvre tourmentée, son sourcil en ;ail, tout annonçait que la pensée lillonnait en lui ; pour quiconque onnaissait, la solution cherchée pouvait tarder à jaillir.['ont à coup en effet, se frappant 'vont : —Une occasion ! s’écria-t-il, il ne : faudrait pourtant qu’uno occa-n pour revivre en un jour dix îées do ma vie.d’autrefois ! pour r prouver à tous que je suis joie le plus fort, le plus admit, le is brave, s’il en est besoin, le roi, fin ! toujours le roi !.Que je trouve une occasion seulement, et je redeviens le roi ! À peine l’impétueux jeune homme aclicvait-il cette invocation que le bruit éloigné d’un coup de leu monta soudainement jusqu’au sommet du mont Ivaiserstülh.Willicm Arnold s'arrêta prêtant l’oreille.» Une seconde détonation ne.tarda ; pas à se faire entendre, puis une i troisième, une quatrième et ainsi de suite à des intervalles presque égaux.—Dieu me damne ! lit enfin Wil-hem du ton de quelqu’un qiu se souvient ; nous sommes aujourd'hui le vingt mai.C’est la grande kermesse do Heidelberg qui commence ! C’est le tir à la carabine, c’est la grande joute annuelle où jadis je faisais toujours triompher les écoles en gagnant l’aiguillette d’or.Il y eut un silence, un long murmure d’acclamations apporté par la brise, puis les coups de feu recommencèrent de nouveau.Wilhem appela vivement son cheval qui s’empressa d’accourir avec la caressante familiarité d’un cliien favori.Tuis, après un dernier instant de réflexions, il sauta lestement en selle et descendit au grand galop l’escarpement boisé de la montagne.Le spectacle qui allait so dérouler aux yeux de notre héros était ^ quelque chose do vraiment curieux à ‘voir.C’était la solennelle plantation de l’arbre de Mai.C’était la plus pittoresque de toutes les fêtes badoises.],o ciel lui-même semblait être de la partie ce jour-là ; jamais, de mémoire allemande, on n'avait vu resplendir un aussi brillant soleil.Il semblait transformer le Kaiserstùlh en une montagne de feu, le Necker en un fleuve de diaments, la verte prairie qui s’étend sur sa rive méridionale en un immense tapis d’émeraudes.Par toutes les routes arrivaient eu chantant des groupes joyeux, de pittoresques charretées villageoises.Chacun avait revêtu ses plus beaux habits pour la fête.Chez les garçons, ce n’était qu’escarpins luisants, que boucles d’argent, bas multicolores, culottes beurre frais, gilets écarlate ou bretelles richement brodées pardessus la flottante chemise de lin.Ce n’était que vestes de velours ; ce n’était que chapeaux empanachés de verts bouquets ou do plumes d’oiseaux.Chez les fillettes, par ma loi ! c’était bien autre chose encore.Jamais la coquetterie rhénane n’avait déployé plus de clinquant et do couleurs.Que do jupes vermillon, mein Gr#tli ! que de cotillons indigo, bordés de velours noirs ! Jamais, non jamais les fleurs des champs n’ont imaginé plus de nuances, de rayures et de bigarrures que les fillettes des environs do Heidelberg ce jour-la ! Et les tabliers de soie, et les jaquettes, et les corsages, et les caracos, et les ruban» tressé» parmi les longues nattes blondes qui battent les talons rouges de tous ces petits pieds, do tous ces grands pieds alertement joyeux.Oh ! G retchen, Roschen, Lis* betli, Lolotte, Finn, Juin, comme vous allez valser ce soir, avec vos aigrettes de dentelles, avec vos to-quettes do satin à paillettes, avec vos petits casques d'or et d’argent.Mais avant d’entrer en branle, mes mignonnes, il faut d’abord rejoindre son fiancé, pactiser avec son valseur.Ils sont là-bas, ces beaux messieurs, là-bas sous les tentes blanches où les larges tonnes épanchent.la bière à grands Ilots écumants et dorés.D'autres sont plus loin encore, au màt de cocagne, au jeu de l’oie, aux courses do toute espèce qui tentent les ambitions au passage.Allez, allez toujours, mes belles impatientes, vos yeux sont trop bleus, vos joues sont trop roses, vos lèvres sont trop vermeilles, pour que vous ne trouviez pas enfin ce que cherche chaque fillette dans la kermesse de Mai.Allez, allez, ô mes blondes filles du Rhin, c’est aujourd’hui la fête du printemps, c'est aujourd’hui la iète de la jeunesse, c’est aujourd’hui la fête de l’amour.Mais quel est ce signal qui vient île retentir tout à coup ?Quel est cet attrait nouveau qui précipite toute la foule ainsi qu’une marée montante vers le plaisir ?Eh ! c'est ellective-ment la grande scène de la comédie .champêtre ; c'est, par ma foi, le tir à , la carabine ! .Là-bas, tout à l'extrémité de la plaine, sous ces grands arbres séculaires qui tamisent les ardeurs du jour et laissent à peine pleuvoir à travers leur feuillage comme une * rosée de soleil, la foule tout entière est bientôt réunie.Les moins favorisés s’entassent et s’étagent entre les arbres, les plus alertes grimpent allègrement sur i leuis branches ; déjà les plus heureux ont pris place sur les estrades officielles.Tout en haut, sous un dais de fleurs, trône la reine de Mai dans sa blanche robe tout étoilée de primevères, de pâquerettes et de lilas.Autour d'elle s’étale sa cour c’est la partie allégorique du programme.Au-dessous sont assises les autorités terrestres, un bailli phénoménal, des échevins et des bourgmestres impossibles.Sur les degrés inférieurs, on reconnaît à leurs manières toutes les associations, toutes les corporations imaginables.La vieille Allemagne tout entière est là ; pour vous la dépeindre en une page, il faudrait tout à la fois le crayon do Holbein et de Callot, la couleur de Véronèse et du vieux Floris.Passons ! .Dans l’intervalle libre entre les deux estrades qui bordent et closent la large allée, se tiennent les champions du tournoi.A part quelques tirailleurs incertains, ils sont divisés jeu trois bandes distinctes et faciles à reconnaître à leur uniforme caractéristique.Voici d’abord venir les chasseurs de la Forêt-Noire, les compagnons île Robin des Bois, les habiles arquebusiers à la jaquette verte, au conique chapeau surmonté d’une plume de coq.Plus loin, c’est un groupe tout formé d’oliiciers des divers Etats allemands.11 y a là des Autrichiens blancs, des Prussiens verts et des Bavarois violets ; il y a surtout le lumineux ondoiement des aiguillettes et des épaulettes d'or.^ Voici enfin la pétulante et Hère université d’Heidelberg ! En tête, le bedeau des écoles dans son pitoresque costume de grande cérémonie.Derrière ce digne héraut d'armes, les trois Premières Epées puis les trois Premières-Eponges : ces mots même expliquent suffisamment les fonctions qu’ils représentent.Ceux-ci, d’ailleurs, portent une chope brodée sur leurs casquettes orange ; ! ceux-là, sur leurs casquettes blanches une épée nue.Vient ensuite le conseil des Anciens, reconnaissables à leurs manteaux bruns.Puis, les Maisons-monstres, les Vieilles Maisons les Renards d'or les Renards enflammés.(jl suivre) Le Courrier du Canada, Mercredi 91 Octobre i U ».»».v S O M M A < R ' France.17Etat !iorf «ie l’école.1.2 récolt : «la i>l« aux Etats-Unis.Fkuii.mton —Les compagnons de minuit.Mauvaises raisons.Petite gazette.I.** testament du cardinal MiClofkev.L?s élections en France.Li lèpre.I e rédacteur Stead.Démission de Wadding ton.Ij*î contlit hispano-allemand.I*e choléra.La question ruuxnéliote.Eîlios A nouvelles.ANNONCES NOUVELLES Conférence sur la Terre Sainte.A vendre.—J.A W.Reid.Vente sans réserve.—J.A W.Reid.Société de Construction Permanente dr Québec J.G.Gourd eau.A vendre.—M.François Thi boulot.L'hu.ie astrale de Pratt.Economisez votre argent.—N.Carneau.faire arrêter les meurtriers de Thomas 1 législature, on combla de faveur Scott, qui se promenaient dans Manitobat Ontario, à notre détriment, a la lumière du jour.Si Riel ctaitx .aux Etats-Unis, Lépine n'y Hait pas.On nous enleva 1 école militaire et Il était possible que le crime de Jlirill'école de navigation.Nos compa- n^r^li^as SU1G\ a l’eHradition, 11ia*s lu! I gnies de chemin de fer demandèrent iM.Blake) niait que les troubles qui ~ „ * avaieut ou lieu au Nord Ouest dussent! des subsides ; M.Maclvcnzie îepon- rlre regardes comme un mouvement politiA dit non pendant qu’il disait oui à des (lue s excuses étaient alléguées compagUies ontariennes.Elles de- tour le meurtre de Scott i Non que son L offense était une offense politique.Le mandèrent le prêt de quelques tonnes meurtre aile accompli par pure vengeance de lisses d’acier ; M.MacKenzie ré- per sonne lie.11 était convaincu que I pondit non tandis qu'il répondait ouï le gouvernement aurait du, des le prin- \L .x , .4 T cipe, faire loul en son pouvoir pour arrêter R des compagnies anglaises.Nos rou- ces hommes, mais le gouvernement n'avait I ges courbaient la tête et rongeaient rien fait du tout, et déclarait qu'il 71 e;l" leur frein tendait rien faire.O11 les renvoyait d’une1 * place à une autre.Le ministre de la Justice terre Ottawa; d’Ottawa on les renvoyait à trouve on grande quantité sur Tile d’Anticosti.rcgi- Ali ! nous souhaitons que ce ice les avait renvoyés en Angle-1 me néfaste 11e revienne jamais pour 5; d Ontario on lcs> avait rein oyés à L provjace c]_e Québec! Ils n’étaient Manitoba.Où iraient-ils,.bafoués dans peut-être pas orangistes, ceux qui leurs efforts pour obtenir justice ?nous liront ainsi sentir leur domina- Comme on le voit, M.Bloke récla-'tion- Mais leur administration n’en a Ahern.?uf en WM OcoS-ifchan mait à ^ cris l’arrestation et le ^ ^é moins dure pour nous.Il Bros.-, T> • 1 Tv I n était peut-être pas orangiste, ce M.i.a compagnie îles steamers de Québec.—Artb châtiment de Kiel.Dans une autreI .1 • > i m iqm 1 in Huntington qui îetait le gant aux sion, le 10 avril 18il, le chel , 0 .3 .1 1 1.-, „ ^ catholiques du Bas-Canada, dans le el de 1 opposition avait prononce .% 'comte dArgenteuil, et -qui, apres cela, restait dans le cabinet.Mais son Il se défendait d’avoir essayé de tour-1 cri de guerre n'en était pas moins C A N A D A QUÉBEC, 21 OCTOBRE 1885 occa actuel les paroles suivantes : La lieutenant Gordon et le proles-seur Bell, qui viennent de faire une exploration à la baie dTIudson sur le steamer Alert, ont fait connaître le résultat de leurs observations.Ces deux explorateurs prétendent que le détroit et la baie d’IIudson sont navigables pendant quatre mois au moins, mais que la navigation, même dans la belle saison, offre beaucoup de defficultés, à cause de l'impossibilité où l’on est de déterminer la direction de la glace flottante dans le détroit.Les plus anciens capitaines, faisant la pêche à la baleine, disent que cette direction est inconnue, parce que le détroit est libre et couvert de glaces à des époques tout à fait variables.Le professeur Bell constate dans son rapp-/*t que cette région est très Quinn John McQuirk et William des puisauces, au sujet des prépara- O’Connor.Au dire des personnes tifs de guerre qui se font en d rèce, .• • 1 • x; dit que 1 union de la Bulgarie et de qui connaissaient le plus intimement la ArnAQPrftinSi ner en question de nationalité et de race odieux, ni moins haineux, le meurtre méchant, non provoque, et' damnable qui avait eu lieu dans le Heureusement, le 17 septembre Mauvaise* raison* Nord-Ouest.Ce meurtre rC avait pas ctc \ 1878 vint briser le sceptre de fer de pris en considération par tes autorité cons- jj Mackenzie.Sir John revint au tituies du pays, et il croyait que ces auto ^ rites devaient recevoir la condamnation de I POU\ oir Et qui pourrait nier que \j Electeur d’hier soir essaie d'ex-\tcutes classes, dans le Dominion, pour nous avons été mieux traités par avoir néglige de punir les meurtriers.I son gouvernement, que par celui des Ainsi, M.Blake 11e cessait de ré- grits ?Sans doute ce gouvernement clamer le châtiment de Kiel et de In.’est pas parfait.11 a pu commettre ____prive._ est question dans le testament, sont de rester impassible quand ses plus des propriétés ecclésiastiques.Sr!mds mlÊrftls sont mcnacé«- Les élections en 1 rancej Echos & nouvelles DEUX MINISTRES REMETTENT LEURS PORTEFEUILLES Paris, 20.—La nouvelle chambre sera composée de 391 républicains et de 205 conservateurs, contre 402 républicains et 95 conservateurs dans la dernière chambre.UN CONSEIL PAR JOUR Les pei sonnes qui soûl obligées d’écrire beaucoup et très vite j-ont sujettes â ce qu’on appelle la 4* crampe des écrivains, ” qui résulte d’une fatigue excessive et qui est très douloureuse.On l’évite en si; servant de porte pliquer sa singulière attitude au sujet des élections françaises.Il se plaint amèrement de la Vérité qui l'a attaqué.M.Tardivel est parfaitement on état de riposter.Quant à nous, voici ce que nous voulons relever dans l'article de VElecteur : Nous comprenons que le Courrier du Canada ait pu nous ranger, avec ce langage, da?is les rangs des persécuteurs de C église catholique, car le Courrier est un journal de parti et il se emit en droit de mentir et de calomhU r ses adversaires lorsque sa cause j eut en bénéficier.Mais pour la Vérité, qui se proclame un journal indépendant, ses remarques ri manifestement injustes à notre adresse ont lieu de nous étonner.Nous n’avons pas “ rangé C Electeur dans les rangs des persécuteurs de l’Eglise catholique.'' U Electeur a inventé cela.Voici ce que nous avons reproché à l’organe libéral.Au lendemain des élections eu France, il s’était écrié : En somme le parti actuellement au pouvoir est maintenu.Le résultat en définitive est satisfaisant.” Venant d'un journal catholique ce langage nous a paru justement répréhensible.“ Le parti actuellement au pouvoir," en France, c’est le parti de feu Gambetta, de Jules Ferry, d’IIenri Frisson de Paul Bert et de Goblet.C’est le parti de la guerre au cléricalisme, de l’article 7, des décrets d’expulsion, du crochetage des couvents, des écoles athées, de la spoliation du Panthéon etc.Et l'Electeur s’en venait nous annoncer que le maintien au pouvoir de ce parti était un résultat satisfaisant ! C’était trop fort, et nous avons dû protester énergiquement.huître les républicains soi-disant modères et les radicaux, la seule différence qui existe, c’est que les premiers sont repus et que les derniers ne le sont pas.L’attitude prise par Y Electeur a paru suspecte, à bon droit.Elle indiquait des tendances et des sympathies compromettantes.Nous l’avons constaté, et, en ce faisant, nous n’avons nullement calomnié l’organe libéral.La calomnie n’est pas notre arme.Et c’est une impudence suprême do la part de Y Electeur de traiter ses adversaires de calomniateurs, lui qui ne vit que de mensonges et de diffamation.Lépine, et de censurer le gouverne-1 ^es fautes.Mais au point de vue ment coupable de 11e pas se faire national, au point de vue bas-cana-Pinstrument -le la vengeance.De quelle différence avec le régime quel coté est le fanatisme ?nous le précédent ! demandons encore une fois.Est-ce L’influence française a repris son du côté du gouvernement Macdo- légitime empire.Nos ministres, nos naîd, qui résiste tant qu’il peut aux députés, comptent pour quelque sommations de MM.Mackenzie et chose.Que ce soit parce qu'on a Blake ; ou du côté de ces derniers, besoin de nous, ou autrement, nous qui demandent à grands cris le sang obtenons, dans une large mesure, ce de Riel et de Lépine ?que nous demandons.Ce 11’est pas Nous avons étudié particulière- encore l’idéal, mais cost une réalité ment, il y a quelques jours, le rôle relativement satisfaisante.Nos voies joué par M.Blake en 1871, 1S72 et ferrées sont équitablement subven-1873, dans l’affaire Kiel.Nous avons tionnées, nos pêcheurs sont encoura-prouvô qu’il se fit le porte-voix, ou I llos travaux-publics sont aeti\e-plutôt le provocateur du fanatisme.Intent poussés, notre trésor proxin- plut D blée * OrniigiutcH ft £rit«* IV A la session de 1871, un vieux libéral, M.Rymal, député de Wentworth, proposa la motion suivante : Cette chambre regrette que le gouvernement du jour n’ait rien fait pour assurer le châtiment des meurtriers de Thomas Scott, et qu’une humbie adresse soit présentée à Son Excellence le gouverneur-général, lui demandant de prendre telle mesure qui puisse amener ces hommes sous l’autorité de la justice.A l’appui de cette motion, M.Blake prononça un discoure, où l’on trouve ce qui suit : M.Blake aflirma que le gouvernement avait le pouvoir de s’occuper de cette matière.Son action de cette après-midi, en étendant la loi criminelle à Manitoba, démontrait que le gouvernement avait l’autorité suffisante pour PETITE GAZETTE ’abord dans l’opposition, à l’assem- cial est puissamment secouru; et lée législative d’Ontario, puis sur tout cela, malgré l’opposition achar-les hustings, puis enfin au pouvoir, U(*e ces mêmes grits, qui nous reconnue premier-ministre de sa pro-1 fusaient tout lorsqu ils détenaient le vince, on le vit évoquer sans cesse le pouvoir.cadavre de Scott, et surrexciter les Maintenant, que les allies polit i-passions’contre Riel et Lépine.Les ques qui nous aident à conquérir ces élections* do 1871 se firent sur la avantages soient des orangistes, tant question Scott-Riel, dans le Haut- P^s Pour eux- Nous 11e leur concé-Canada.Les grits poussèrent par- dons rien sur le terrain religieux, tout ie cri de1 vengeance.Partout Nous votons contre eux à l’occasion, ils représentèrent Sandfield Mac- savent bien que, dès qu il donald, Sir John, et leurs partisans s agira d un principe catholique, comme des traîtres, comme des n°R8 serons toujours inflexibles, lâches, comme des complices de Quant à leurs adversaires, ils sont Riel, qui complotaient pour le faire protestants comme eux, et sectaires échapper a la justice.Enfin, devenu | au^an* clu eux* premier - ministre à Toronto, M.Blake mit à exécution son programme de vengeance, et promit $5,000 pour la tête de Riel et de Lépine.Ce rôle de M.Blake était incontestablement le rôle d’un fanatique ; nous irons plus loin et nous dirons que c’était le rôle d’un homme implacable et sanguinaire.Quelle était la conduite de Sir John â la même époque ?Celle d’un homme d’Etat qui louvoie pour se tirer d’un embarras inextricable.D’un côte il avait sur les bras le peuple d'Ontario ameuté, soulevé et exalté jusqu’à la fureur, par les déclamations passionnées de M.Blake.De l’antre il lui fallait compter avec le Bas-Canada ; et lui-même était plutôt enclin par tempérament et par conviction aux mesures les moins rigoureuses.Dans cette situation, il tâcha de temporiser, de fatiguer et d’amortir l’ardeur ontarienne par des moyens dilatoires.On peut lui reprocher d’avoir été faible, de 11’avoir pas abordé carrément le problème de l’amnistie, d'avoir voulu ê;re trop diplomate, de n’avoir pas résisté assez énergiquement au torrent du fanatisme.Mais ce qui est évident, c’est que ce fanatisme ne venait pas de lui, et avait été souillé au peuple d’Ontario par les chefs et la presse grits.* Les conservateurs tombèrent du pouvoir en 1873, et M.Mackenzie devint premier-ministre.On sait quel fut son règne.Ce fut l’anéantissement de l’influence française.Tout le monde est maintenant d’accord sur ce fait historique.Le régime grit a été un régime d’humiliation et de M.Shelford, ingénieur anglais, est actuellement â Winnipeg dans le but d’étudier le projet de construire un chemin de fer d la Baie d’Hudson.Il déclare le projet réalisable, et annonce qu’un parti d’ingénieurs partira cette semaine pour la Baie d’Hudson pour explorer la route et évaluer le coût de la construction.Il dit que la plus grande difficulté qu’il rencontrera dans l’exécution de ce projet, c’est de se procurer les fonds nécessaires dans la Grande-Bretagne ; les capitalistes sont devenus craintifs à cause de certaines circonstances qui ont accompagné des entreprises du même genre.Les trois principaux articles d’exportations de l’Australie sont la laine, le blé et l’or.Le nombre de moutons dans le pays est de 80,000 ou 90,000, et la valeur moyenne de l’exportation de la laine varie de £18,000,000 à £20,000,000.Cette industrie fait de rapides progrès d’année en année.L’Australie Méridionale seule a exporté l’année dernière, 400,000 à 500,000 tonnes de blé.La production de l’or n’augmente pas, mais elle est encore aussi abondante qu’il y a dix ans.On a déjà essayé de coloniser l’île d’Anticosti, mais l’entreprise n’a pas été couronnée de succès parce que, dit-on, le climat est trop rigoureux et le sol stérile.Il paraît que des fermiers de l'Angleterre vont renouve- Paris, 20.—Le Président Grévy a accepté la démission de M.Pierre Legrand, ministre de l’agriculture,et I plumes spéciaux, jui piôsenir-nt un celle de M.Hervé Mangou, ministre gros renllement à ia partie inférieure où du commerce, qui n’ont pu se faire | se placent les doigts.Il en résulte au commencement une petite gêne avec laquelle on scfamilia rise promptement.—La Salsepareille d’Ay« r est fagoni le plus promt t poor la guérison des sont FORTIER VS REGI NA Un jugement a été rendu 11 io.* matin élre aux dernières élections.New York, 20—Une dépêche spe ciale de Paris dit : Il semble évident, .i-i malgré les espérances du comte de riche en minerais, et que le poisson Parig d,être appel6 U1?jour au tr6ne et le gibier y abondent.de France, que sa politique actuelle Quant à la praticabilité de faire du est d’attendre et de recommander à maladies du smg.Se:» ollets ou s détroit la grande route pour trails- scs amis de se borner a former une | imim d.».»s.porteries produits du Nord-Ouest opposition capable d’empôchcr les en Europe, elle n est pas encore déci- Un0 politiquc aussi prudente et pra-dée, car il reste à savoir si l’on peutrcndra plus forte la position trouver des capitalistes qui se char- ‘ .» » 1 geront d’établir une ligne de steamers équipés spécialement pour ce corn merce.Il sera difficile de trouver 1 argent nécessaire, si l’on 11e démon-1 aj0JS unc affaire facile.Si la chambre I condamnant le gouvernement à pavei tre pas que cette route pourra lutter adoPte la politique de M.Clé mon- au demandeur 8770,39 pour arrérages avec succès contre les voies ferrées etjceau qui est de pousser le pays dans à partir du 30 juin 1883 jusqu’à la date des mesures ultra-radicales de toutes de présentation de sa requête aux sortes, elle jouera, le sachant ou non, | tribunnux.le jeu do la monarchie.uquo T * \F en cour supérieure, par Son Honneur le des conservateurs dans le pays, et ., * ’ l, , .ers dans quatre ans les élections cirer- U"ge And.ruW«.«c'™rd,antl a" Jc-nia.idein- ,m- Iront à la chambre 400 conservateurs une pei'sion Je IGt'O dollars par amié», au lieu des 200 on 220 actuels.La Eduction faite des 11 pour cent an restauration de la monarchie serait fonds de pension sur 82,400, et de plus les communications par eau qui existent entre Winnipeg et l’Atlantique.C'est la question qui reste maintenant à décider avant de se lancer dans une telle entreprise.La cause do Riel sera entendue aujourd’hui devant le Comité Judiciaire du Conseil Privé, en terre.l.n lèpre I On lit Pesth, 20 —Le prince Guillaume | MVi;res : de Hohenzollern, a été atteint de la lèpre.Il a été envoyé à l’hôpital.VOIE FERRÉE dans le .tourna! des Trois- Angle- 12 n 1SS0, il v avait dans les Etats-Unis, G4,137 avocats, dont 75 femmes ; G4.G98 ministres du culte, dont 1G5 femmes ; et 85,071 médecins, dont 2,432 femmes.Il y a un avocat par 782 personnes, un clergyman par 775 et un médecin par 585.I.c Rcihiciétir Stead Londres, 20—Un 4* true bill ' a été rendu contre M.Stead, rédacteur du Pall Mall Gazette et autres prisonniers concernées dans Penlève-I ment de la jeune fille Armstrong dont nous avons déjà parlé.l>émls»iou «le .M.Wuririingtoii Londres, 20—Le bruit court que M.Waddington a offert sa démission comme consul de France on u Les travaux sont commencés sur !u (he.nin des Basses-Laurcntides.“Aujourd’hui 100 hommes sort à l’ouvrage.Il nous fait grand p aisir de constater que l’ingénieur et les chefs d’escou;:ili»5 sont canadiens-français.” VACCINATION Ou évalue à 15000 le nom lire de personnes qui ont été vaccinées à Québec jusqu’au 9 du courant.COUR CRIMINELLE lies sentences suivantes ont été ren- Dans un discours qu’il vient de lui et son gouvernement au sujet prononcer à Winnipeg, l’honorable des élections trançaiecs.Angleterre, vu des différends entre |^ucs 'd ^ :uuhv«> i l wi., Gatelior, Parke, Wells, L.Larue, Lavoir, M «okay et Alleyn.U \ a j us de trois mois que la picote exerce de., ravages à Montréal et menace de faire sabir le même sort à Québec, et ce n’est qu’hier soir (pie le Conseil commence à s’occuper de la question de protection contre le lléau en nommant un bureau de santé.Ce retard peut au moins paraître étrange RENSEIGNEMENT 'Ions les jours, nous recevons de diverses personnes de la campagne, et mémo de la ville, des lettres, nous demandant : Où elles peuvent avoir de bonnes chaussures, et à bon marché.Nous nous ferons toujours un plaisir comme par le passé, a leur indiquer : le No 257, rue St-Jean, chez Madame V* e Jos.Côté (qui a pour gérant sont fils).C’est là, certainement la place que nous considérons qui fait les meilleures chaussures et qui a les prix les plus réduits.De plus cet établissement • st fondé depuis 1850 LA VIGUEUR DES CHEVEUX D’AYER (Ayer’s Hair Vigor.) rend 1* brillant et la fraîcheur do la jettue*** aux cheveux gris ou flétris, en mente temps qu’elU leur donne un* licit* couleui chitai* ou noir foncé, ainsi qu'on 1* déaire.Ka »>« servantoa pent donner aux cheveux blonds ou roux, une teinte foncée, les veuille plus épala, et presque toujours guérit* la calville.Mlle arrête la ohtte de* ehevenx, bljuiulo et rend la vigueur à un* ctaoU*ance faibl* et maladive.Elle empêche «t gui rit les croûte» et la teigne, ainsi que toute* le* maladies du cuir ckevelu.Coauue article de Toilette pour Damon, In Vijointe, tout en l'imprégnant «l'un p.-ulum sauve et permanent.M.C.E.Hiucincr.écrit de Kirby, O.,2.lull-let, 18*2 : ** 1/aiitonine dernier me» cheveux coiiiniencèrent à tomber, et dan* nn court espace de temp* je devin* presque chauve, .ressayai la VluL’KUR intiCuHna i i/Atkk, etiivaiit que le premier flac*»n lrtt flui, la uhûte des cheveux s'arrêta, et une nouvelle crue comin*iiça a pou«»er.Maintenant ma tfto **t couverte d'un* ch*velur* abondante cl vigoureuso.” .1.Tf.RowKX, Propriétaire du A/r Arthur (Ohio) Enymrtr, «lit: ** l.a VlOl'Kflt DKH Chcvci'X D'jkTKR est un* excellente preparation pour les cheveux.J'en pari* par expérience.Mlle dérelopp* un* nouvelle cruipiaiire «le cheveux doux et *ojreux.Jjt Vioür.rit c*t HU?fci un rc;nè
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