Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 28 avril 1885, mardi 28 avril 1885
20orne vrince No 971-Edition quotidienne-8eme Annee Mardi 98 Avril 1885 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JS CROIS.J’KSPIlSRE ET J’AIME.THOMAS G II A PAIS, Rédacteur en Chef.LEGER BROUSSEAUy Editeur-Propriétaire.F1C AN CE Paris, 1er avri].Nous venons d’avoir un bout de séance au Palais Bourbon, et, chose rare, nous avons vu faire de bonne besogne.En un tour de main, M.Provost de Launay, député conservateur des Côtes-du-Nord, a proposé, fait accepter comme urgent et voter un projet de loi destiné à empêcher le ministère démissionnaire de distribuer des médailles et des croix d’honneur, sauf pour faits militaires.Il n’était que temps de voter le projet.Ce matin même commence dans VOfficiel la liste des créatures ministérielles dont les maîtres, en s’en allant, récompensent les services et le dévouement aux dépens delà Légion d’honneur et du Trésor.Dans 1* s couloirs de la Chambre, il n’était question naturellement que du nouveau mini&tère.M.de F **y-cinet a définitivement accepté la charge de composer son cabinet.A ce qu’oti prétend, il n aurait pas encore trouvé son personnel.Mais il est évident que les bonnes volontés ne lui manqueront pas.Des hommes d’Etat de quelque valeur hésiteraient peut-être à accepter la lourde succession de M.Jules Ferry.Les tristes illustrations de notre monde républicain n’hésiteront pas à acc»*p-1 ter tous les portefeuilles qu on voudra lui offrir.M.de Freycinet n’a qu’à mêler dans un chapeau tous les noms de ses collègues ; il peut lirer j au hasard.A part M.Jules Ferry, j dont la mésaventure qui fait encore , du bruit aujourd’hui est gênante,1 tout député ou sénateur républicain dont le nom sortira du chapeau, se jugera capable et digne de taire les affaires de la République.Vous voyez plutôt les meneurs de l’Union républicaine.Ils se remuent avec adresse et avec rage pour retrouver des portefeuil es.Parce qu’ils ont lestement sacrifié M.Jules F«-rry, ils se figurent qu'on leur doit des compensations.M.liane et les autres meneurs opportunistes ont signifié à M.de Freycinet que s'il n’infusait pas dans son cabinet et en suffisance (!) des éléments opportunistes, il aurait contre lui toute l’ancienne majorité de M.Ferry.Voilà donc M.de Freycinet bien embarrassé, il lui est difficile pour ne pas dire impossible, de gouverner s’il n’a pas derrière lui la plupart des mameloucks de l’ancien cabinet.Et d’autre part, si le j vote d’avant-hier a une signification, j il signifie que le pays en condamnant la politique de M.Ferry, a condamne aussi la majorité qui le soutenait.• Dans une République où les règles,, d’ailleurs bizarres, du parlementarisme seraient respectées, nous aurions eu tout de suite, un ministère improvisé pour la dissolution de la Chambre et la liquidation ou la reprise vigoureuse des opérations du Tonkin.Mais ici où tous les plus graves intérêts de la patrie sont remis à un Parlement divisé en deux groupes qui songent, surtout à leurs petites ambitions, nous verrons M.de Freycinet chercher par des concessions, des équivoques et des transactions, a végéter au pouvoir le plus longtemps possible.La France ira, si elle v.-ut.aux abîmes, mais nos grands hommes du moins auront tàté du pouvoir.de ses douceurs et de ses profits.Pendant que l’on discute à tort rt à travers les chances du ministère Freycinet dont nous connaîtrons peut-être ce soir ou demain la composition officielle, les ministres de la guerre et de la marine continuent à prendre les mesures nécessitées par la gravité de la situation.Vous savez que, vu l’urgence, la Chambre et le Sénat ont voté un crédit de 50 millions pour le Tonkin.Le gouvernement s’est mis en rapport avec diverses compagnies de paquebots et hier soir, à 5 heures, il a conclu avec la Compagnie Transatlantique, les Messageries Maritimes, la Compagnie Nationale et la Compagnie Fraissinet un traité aux termes duquel les dites compagnies, moyennant 500 francs par homme, s'engagent à transporter par chaque paquebot de 1.300 à 1,500 hommes au Tonkin.Comme le traité est signé pour dix paquebots, et que ces paquebots, parfaitement aménagés, sont d’excellents marcheurs, nous pourrions en 30 ou 35 jours au plus tard avoir à Hanoi de 12 à 15,000 homme* qui seraient pour hi général Brière de lTsle un précieux n nfort.Ceci est évidemment pour parer au plus pressé.C'est seulement quand nous aurons le nouveau ministère qu’on saura à quoi s’en tenir sur la nouvelle direction que les meneurs du parti républicain comptent donner à notre politique.Le manque de nouvelles où l’on était depuis dimanche laissait craindre que la situation au Tonkin ne fût devenue plus grave.Grâce à Dieu, il n’en est rien.La retraite du général de Négrier, dirigée depuis sa blessure par le colonel Ilerbinger, s’est effectuée, sans encombre et avec un ordre parfait.Mais il est inutile de songer à une marche en avant avant l’arrivée des renforts.Quant à l'état du brave général de Négrier, les renseignements sont contradictoires.Pendant que les dépêches continuent à donner son état comme très satisfaisant et sans gravité, on colporte dans le public des nouvelles 44 privés ” d’après lesquelles ses blessures seraient d’un caractère très alarmant.Le gouvernement a tout de suite télégraphié au général la nouvelle de sa promotion au grade de divisionnaire.Vous savez sans doute que la rente qui, lundi, avait dégringolé de plus de 3 francs remonte depuis hier.Mais la Bourse reste fort agitée et la moindre complication étrangère provoquerait une baisse inutile.N.due correspondance de Berlin que f prend le mot d’ordre contre le.Tournai publie le Français en son numéro du de Rome ; c’est là qu’on affirme que 27 mars, où ce journal reprend à son nous sommes vendus à la Prusse et à compte quelques-unes des infamies I l’Italie.de la Germania I La Germania, reproduite par le Nous avons consenti à arrêter ces Français, a remarqué l’importance et polémiques, dont l’origine est ici le la sûreté d’informations des corres-Monitcur de Rome et l’éditeur mora- poiulances romaines du Rcichsbotc.lement responsable Mgr Galimberti, “ Il y a là des choses de nature très à la condition qu’elles prissent fin intime, informations sur le Saint-aussi du côté où Mgr Galimberti dis- Père, sur son opinion pour telle ou pose d’une souveraine influence.telle question, telle personne, tel Ces conventions n’étant pas obser- organe de la presse, etc., etc.Nous-vées par les amis de ce prélat, nous mêmes, dit la Germania, bien que reprenons notre pleine et entièro li- beaucoup plus familiers avec les berté de défense personnelle.hommes et les choses du catholi- La correspondance prétendue de cisme, nous ne sommes pas en état Berlin qui ramasse contre le Journal de contrôler même bon nombre de de Rome quelques-unes des attaques ces informations.II y a là des choses de la Germania ne peut venir de de nature si intime, que le Reiclisbotc Berlin.Elle vient de Rome.En ne peut évidemment les tenir, direc-la preuve ; cette correspon-1 tement ou indirectement, que du rédacteur en chef du Journal de Rome ou de son entourage le plus immédiat.” Si cela était, que deviendrait cette autre affirmation de la Germania, du Journal de Bruxelles, de la Défense, du Français, en un mot de tous les journaux dont un des dogmes est la l'infaillibilité de Mgr VOICI douce débute par ces lignes 4‘ Il y a environ un mois, plusieurs journaux catholiques italiens recevaient, d’une main inconnue, ** sous bande portant le timbre de Berlin, ” un numéro du journal, le No 40 du Rcichsbole.” S'il est vrai, nous l'ignorons, que , .des journaux catholiques italiens, I JT°7aiY'e} ln Voirhvhnto Galimberti et de lâché à la suite d’une ordonnance de non-lieu.Pendant qu’il était ainsi sous les verroux, le Moniteur de Rome a publie contre ce malheureux, reconnu ensuite innocent par ses accusateurs eux-mémes, les plus ignobles imputations.S’il y a honte en cette affaire, elle n'est pas pour nous.Nous aimons mieux avoir affaire aux diffamés qu’aux diffamateurs.Si le Français a la moindre bonne foi, il publiera notre réponse.On remarquera que nous restons sur la stricte défensive, nous contentant seulement de jeter lias les masques de nos adversaires.Si nous ne prenons pas à notre tour une offensive qui nous serait trop facile, c’est parce que nous avons horreur de ces polémiques, auxquelles on ne cesse de nous entraîner, malgré notre répu- j gnance.Mais nous devons parer le coup qu’on nous porte.La tâche est i aisée, celle de la risposte le serait encore plus.Nous ne désirons qu’une chose, c’est de n’y être jamais contraints.Un grave incident Le Journal de Rome harcelé par des dénonciateurs multiples dont on trouve des représentants dans les bureaux du Français, et de la Germania a adressé à ses adversaires anonymes, l'article qui„suit : On nous communique une préten- Cet article a provoqué une note journaux catholiques italiens, I .^ "o* comportant un blame iormel a aient reçu ce numéro du Rciclisbote,] Galimberti et de son organe, affirma- l’adresse du Journal de Rome.Nous ce n’e*t pas à Berlin qu’on a pu le i011 mamtes fois renouveler que le donnons toute la suite de l’incident : savoir, ni en regarder Ja bande.Les '^ourua^ de Ro"‘e et son directeur sont, .premières lignes’de la correspon- mal “‘‘ormes, n’ont aucune relation1 Notre directeur.M.Henri des dance du Français trahissent donc avec k Vatican, y sont réprouvés, Houx, était absent de Rome, retenu l'inexactitude volontaire de H cKte désavoués, persona ingrat a, etc., etc.?par une indisposition, quand il a de la lettre on nous écrit de Ber- Mais nous renonçons de grand cœur reçu la dépê lie l’informant de la 1 ’ ‘ * au bénéfice, très superflu, de cette note suivante publiée hier soir par contradiction.Garni le directeur du VOsservalore romano.La rédaction a Journal de Rome ni ses rédacteurs attendu son retour pour publier cette n’ont aucune relation avec le RciJis- note, qui d’ailleurs n’a pas été olli-bole, et c’est le Français qui nous ciellement communiquée au Journal apprend le nom du directeur de ce journal.Il est vrai que, cet été, nous avons reproduit, par ordre, plusieurs correspondances romaines du journal allemand, correspondances très remarquables, très concluantes sur les lin, ” et dénoncent sa véritable origine italienne.Or, en Italie, le 44 Journal de Rome, ” contre qui est organisée cette étrange croisade du catholicisme libéral, n’a que deux ordres d’ennemis : le gouvernement italien, d’une part ; Mgr Galimberti et son entourage, d’autre part.Cet entourage est en relations intimes avec le Français et sa succursale actuelle, la Defense, puisque ce sont MM.Carry, Boeglin, Guthlin, etc., rédacteurs ou amis intimes du 44 Moniteur de Rome, ” qui fournissent à ces jour naux leurs correspondances romaines, ainsi qu’aux autres organes dont la secte libérale catholique dispose en plusieurs pays.Mgr Galimberti esc le coryphée de cette agence.C’est donc de lui ou de son entourage que partent ces attaques, à moins que ce ne ooit du gouvernement italien, ce qui serait invraisemblable.Le gouvernement italien nous écrase, sans nous calomnier.Le correspondant de la Germania, M.Marsorati, dont on reproduit quelques-unes des calomnies (reconnaissons, à l'éloge de la pudeur du Français., que ce sont les plus menues), est un familier de Mgr Galimberti et des bureaux du Moniteur de Rome.C'est là, et là seulement, qu'il puise ses renseignements.Car il partage avec quelques personnes la persuasion que le Moniteur de Roms est un annexe du Vatican, mieux que cela, un autre Vatican, plus puissant que le vrai.C'est de là en effet qu’on télégraphie au Matin de Paris que Mgr Galimberti rédige des encycliques publiées ensuite sous le pseudonyme de Léon XIII.C’est là aussi, et de là seulement, qu'on ptfrrryT!rj!f:r»c?*rc «w* ses soins à défendre les intérêts de la religion et du Saint-Siège, il a pu mériter des encouragements et des éloges.Mais quand sa conduite doit servir à rompre l’union si nécessaire entre des journaux qui défendent la même et très noble cause, on ne peut faire moins que de trouver que cette attitude est tout autre que louable.” Tous les blâmes qui sont contenus dans cette note communiquée à VOsservalore romano frappent personnellement le directeur du Journal de Rome et lui seul.Nous revendiquons la pleine et unique responsabilité des articles écrits pour notre défense ; mais l'œuvre du Journal de Rome doit demeurer indépendante de toute personnalité.C’est pourquoi, nous acceptons pour nous, et pour nous seul, la note de VOsscrvatore Romano et nous donnons une preuve suprême de notre obéissance et de notre absolue soumission, en attribuant à cotte note la seule sanction qu’elle comporte.Nous avons donc le regret d’adresser aujourd’hui même notre démission de directeur aux administrateurs du Journal de Rome.Il y a un an, le 0 avril, nous sortions du Careeri Nuove, où nous avons eu l’honneur d’être enfermé pour la cause du Saint-Siège.Aujourd’hui, 11 avril, nous quittons la direction du Journal de Rome par respect pour cette même autorité pontificale, à laquelle nous ne cesserons jamais de donner tout notre dévouement.IÏEXJII DES IIOUX-MoRIMÎUU.de Rome.On lisait hier dans VOsservalore romano : “ Quelques c orrespondances insé- .i ., .i 0 , rées en des journaux étrangers ont points controverses entre le Saint- i , l: J • i , ' iii) l • l 1 donne lieu, ces jours derniers, a un Siege et la rrussc, et qui ont été i i i : -i • \ l; * il) 1 , regrettable incident qui se publient aussi, pour la plupart, reproduite par , x f, i .t / * i it •.vn , n i' a Rome, le Journal et le Moniteur de 1 Usservatore romano, mais elles n ema- ^ liaient en aucune façon du Journal i ' n i a .• , n ., , , 4* 11 nous est pénible de devoir de Rome qui n a meme cesse de corn- v } T » i 4.f rr .i .1 dire que le Journal de Rome n a pas, battre et de reluter les réponses qui 1 ^ • • • 1 -i i .1 pas, en cette occasion, suivi une y étaient laites par le Rcichsbole.!• ’ , , .V* * - 1 .ligne de conduite regulicre et cor- Ainsi tombe donc le seul argument ! recte.que la Germania, le Français et leurs j “ Si, à propos de ces correspon-inspirateurs aient pu trouver pour! dances, il avait sujet de se croire dresser la plus petite vraiscmblace, lésé, il y avait un moyen d'en appe- leur grosse calomnie que le Journal de Rome est vendu à la Prusse.Reste un point : “les relations du rédacteur en chef du Journal de Rome avec ce fameux Schumann, dit 'Walgreen ", qualifié à tout hassard “d'agent prussien ” par la Germania ci le Français.Nous nous sommes expliqué jadis sur nos relations avec ce reporter, en effet employé par nous, reporter très bien renseigné, très actif; et, nous ne craignons pas de le dire, très précieux.Nous n’avons rien à désavouer de nos relations avec ce reporter, qui ont toujours été celles qui doivent exister entre un directeur de journal et un fournisseur d’excellents renseignements.Et après ?Nous ne sommes juges que des renseignements.Il fut, il est vrai, mis en prison préventive par le gouvernement italien et re- ler légitimement à l'autorité supé rieure, qui aurait avisé suivant la justice.44 Au lieu de cela, il a préféré rendre publiques les accusations, en les faisant dégénérer en une controverse d’une nature personnelle, et par suite trest délicate ; d’autant plus que les accusations n’étaient ni certaines ni prouvées, et que la personne prise à partie appartient à la prélatnre romaine.On devait réfléchir en outre que, mettant en doute la bonté des doctrines librement professées et librement propa- j gées à Rome par la presse catholique, on va atteindre indirectement jusqu’à l’autorité suprême do l'Eglise elle-même, qui la tient sous sa vigilance et lui accorde protection et faveur.“ Quand le Journal de Rome a mis Angleterre LE PIUNCE DE GALLES PROTECTEUR DES CATHOLIQUES Tandis que les députés nationalistes conseillent aux Irlandais de s’abstenir de toute manifestation lors du voyage du prince de Galles, le clergé catholique ne cesse d’engager les fidèles à faire bon accueil à Son Altesse Royale.Un prêtre catholique de Cork, le chanoine Ilegarty, vient d’écrire une lettre remarquable dans laquelle il dit que le prince de Galles a droit à la reconnaissance des catholiques irlandais.Voici ce que raconte M.Ilegarty : 44 Aussitôt après son mariage, le prince, au cours d’un voyage qu’il fit à Rome, alla trouver le R.P.Mulloo-ly, prieur de Saint-Clément.A cette époque, les trésors de l’Eglise étaient sous la protection du drapeau anglais.On n’osait pas les laisser dans des endroits où ils auraient pu tenter la cupidité des Italiens.Le prince s'informa si les trésors de Saint Clément étaient en sécurité.Le Père Muliooly répondit qu’on n’y avait pas encore touché, mais qu’il ne savait pas combien de temps cet état de choses devait durer.44 Chaque 44 fois que vous serez inquiété, répli-44 qua le prince, envoyez-moi un 44 télégramme, et je ne manquerai pas 44 de vous rendre service.” A plusieurs reprises le gouverne- Fenillleton du COURRIER DU CANADA 28 Avril 1885.—No GG LE CRIME DE GAIN (Suite) Un matin, après s’ôtre débattu sous treinte de plus en plus poignante i remords qui semblait user sa vie prendre un corps pour le châtier, sc leva le front baigné d’une sueur >ide, les membres tremblants.11 ulirait comme s’il allait expirer, et 5 enfants blottis dans l’angle le plus isctir de la cave le regardaient de Lirs yeux grands ouverts.Le soir le rêveur no bougea pas.Les enfants avaient faim et deman-rent du pain.Ces petites créatures, viciées de unie heure, sentaient encore depuis iclque temps s’atrophier le peu de lisibilité qui restait en elles.Loin i se soutenir, de se consoler, ces ifants se haïssaient.Souriceau qui ait le plus fort arrachait souvent is mains de Grain-de-Mil son unite croûte de pain ; Grain-de-Mil se •ngeait des ongles et des dents, tins ce trou immonde, dans cetto ait horrible, les deux enfants s’étrei- I gnaient avec rage, se mordaient, se 'déchiraient, et l’objet de la convoitise foulé aux pieds sc trouvait souvent perdu pour tous deux.Ce soir-là leur part fut maigre ; le Grè-veur 11e pouvant sortir, il fallait se contenter des restes de la veille.Chaque enfant reçut une croûte de pain durci dans laquelle il mordit avec un appétit qui se ressentait d’un long jeune.Souriceau dévora sa part en un instant, et voyant que Grain-de-Mil avait à peine mangé la moitié de la sienne, il lui dit brusquement : —J’ai encore faim, donne m'en un peu.—Non, répondit Grain-de-Mil, en cachant son reste de pain dans sa main fermée.—Donne ! donne vite de bon gré, répéta Souriceau, ou je tape.—Essaye voir ! répéta Grain-deMil.# —Tiens ! lit Souriceau en appliquant un coup de poing sur la figure do son frère L’enfant aveugle hurla de douleur mais ii serra davantage la croûte de pain dans ses doigts raidis, et ni répéta d’une voix rauque : —Prends garde ! Souriceau, je vais me revenger.Mais Souriceau bondit sur Grain-de-Mil et tenta de lui arracher do force le pain que celui-ci s’obstinait à défendre.I Giain-de-ü[il se baissa contre le sol, comme s'il tentait d’échapper à la brutale étreinte de son aîné ; mais ce qui l’attirait et le faisait ramper à terre, c’était, moins la peur que le désir de s’emparer d’un couteau ébréché qu'il voyait reluire sous le rayon de la lanterne.Souriceau se jeta sur son frère, et mit un genou sur son dos.Alors Grain-de-Mil leva celui de ses bras qui touchait le sol, et enfonça le couteau dans la poitrine de Souriceau.Celui-ci poussa un cri et roula aux pieds de la Faraude.La mère crut qu'il s’agissait comme d’ordinaire d’un échange de rebuffades et de taloches, et secoua Souricsau brutalement au lieu de le relever, mais Grain-de-Mil brandit son couteau d'un air de triomphe, et mordit dans sa croûte de pain.Puis désignant l’enfant qui perdait son sang en abondance, i —Je le disais bien ! Je me suis revengé ! Alors la Faraude releva Souriceau et comprit.Le Grôveur bondit jusqu'à Grande-Mil, l’empoigna par le cou comme s’il voulait l’étrangler.—Misérable ! dit-il, tu as tué ton frère.Grain-de-Mil regarda son père en face *, — Et toi ! répondit-il.Le Grôveur lacha Grain-de-Mil et recula jusqu’à la muraille; il resta longtemps dans un angle, pareil à un tigre atteint par le fer rouge du dompteur.Le front dans ses mains crispées, il se demandait ce qu'il lui restait à faire.ison fils venait de le condamner ! L’hérédité du crime com man-çait dans sa race maudite.Conrad était déjà vengé.Las d'une existence qui lui devenait insupportable, bourrelé de remords, possédé par ce besoin impérieux, instinctif, qui force les criminels à crier leur crime, et à trouver dans le châtiment de la loi un allégement à leurs tortures intérieures, le Grôveur étourdi par ce dernier coup prit une résolution subite.11 se leva, repoussa Grain-deMil du pied, et tendit la main à la Faraude.—Adieu ! dit-il, quitte cette maison avec ce serpent maudit si tu ne crains pas qu'il te dévore les entrailles.—Où vas-tu ?demanda la Faraude.—Je vais me livrer, répondit le Grèvent- en s’élançant hors de la cave.XXVI I ; FOLIE I I j Le misérable allait devant lui, au hasard, il se faisait tard, les rues devenaient désertes.En passant à l’angle de la place du Panthéon, le Grôveur aperçut un groupe d’officiers do la mobile.Sans réfléchir qu’il n’appartenait pas à des mem* lires de l'armée d'arrêter les malfaiteurs, poussé seulement par le besoin d'en finir au plus vite avec une situation terrible, il s’approcha, et croisant ses bras sur sa poitrine, il dit d’une voix rauque : —J’ai tué mon frère ! Je demande qu’on m'arrête.Les officiers crurent avoir affaire à un fou A cette époque, il n’était pas rare de rencontrer des malheureux que la terreur, le désespoir, le souvenir de hideux spectacles avaient privés de la raison.L’un djs jeunes gens, mû par un sentiment de compassion, répondit au Grèveur : —Je veux croire que vous n’êtes point coupable d'un tel crime, un regret poignant vous abuse sans doute.Où demeurez-vous ?Faut-il vous conduire dans votre famille ?— Ma famille ! dit le Grôveur, est ce que j’ai une famille, moi! une louve, un louveteau dans ma tanière, voilà tout.Je vous en supplie, messieurs, faites moi conduire chez un magistral, menez moi au poste voisin ; mon crime me prend à la gorge, il * m'étouffe, j’ai tué mon frère ! —Même si cela était vrai, ajouta l’un des officiers, nous ne pourrions faire ce que vous d« mandez.Nous appartenons à l'armée et non à la justice.—Mais je suis un fédéré ! ajouta le Grèveur.En voyant que les officiers se détournaient sans lui répondre, il poursuivit : —J’ai participé à l’arrestation des otages.J’ai incendié les Tuileries.J’ai tué de ma main l’abbé Conrad.—L’abbé Conrad ! répéta un des jeunes gens ! vous avez assassiné l’abbé Conrad ! .—Et c'était mon frère.ajouta le Grèveur.Arrêtez moi, par pitié.Qu'on méjugé, qu’on me fusille.J 'aime mieux payer la dette du sang que de souffrir ce que je souffre ! Le jeune officier des mobiles était devenu d'une effrayable pâleur.Ses lèvres s’agitaient comme si des pleurs l’eussent étouffé ; il retrouva cependant assez do sang froid pour répondre au misérable : —L’abbé Conrad était mou meilleur ami, presque mon frère.Cependant il ne m’appartient pas de vous livrer.faites ce que vous ordonne votre conscience.Mais si ce noble martyr vous tenait par les liens du sang.Le Grèveur se pencha vers l’officier : —Monsieur Belleforge est mon père, dit-il, et mon père est devenu fou, en voyant son ills assassiné par moi.(A suivre) Le Courrier du Canada, Mardi 28 Avril 5 »u«r^&i«5rcaaai ment italien a essayé de prendre Saint-Clément sous sa protection paternelle, mais il n’a jamais ose franchir le seuil do cet ancien monument catholique.Le prince de Galles a tenu sa parole et Saint-Clément est inviolable.SOMMAIRE ÿrar.ce.Un grave incident.Angleterre.Feuilleton.—Le crime de Cain.Double jeu.Un important document.Petite gazette.Parlement fédéral.Législature locale.L'insurrection au Nord-Ouest.Petites nouvelles.ANNONCES NOUVELLES Nouvelles marchandises.—Belian Bros.Certificat d'une gumson.—Gingras, ‘Langlois.Jazar.La compagnie de navigation à vapeur n Sl-Laurent,—A.Gaboury.Departement de Tapis.—Joseph Hamel A Frères Abandon du commerce.— L.G.Léj inc.Bazar en laveur de l'église de Notre-Dame de la Garde.—P.Lessard, pire.En vente.—N.S.Hardy.CA N ADA QUEBEC, 2S A VEIL 1885 l>oal»lc jeu Le club National, dit la Minerve, a renouvelé sa petite comédie au sujet de Kiel, jeudi soir.Le parti rouge, c’est clair, a résolu de tirer tout le parti possible de l'insurrection, et il lance de T avant sa jeunesse.11 est malheureux seulement, ainsi que nous le disions hier, que ces manifestations hypocrites s'accordent si peu avec celles des libéraux d’Ontario.La ficelle est trop visible, et le public n'est pas assez naïf pour s'y laisser prendre.Il faut pendre Riel, hurlent les grits de Toronto.Il faut lui rendre hommage et pendre sir John Macdonald, vocifèrent les rouges de Montréal.Ce q\ie ces honnêtes gens veulent, c’est tout bonnement d’arriver au pouvoir ensemble, après avoir trompé le public d’un commun accord.Malheureusement pour eux, ce sont là de simples rêves, qui ne tarderont pas à s’évanouir.Un important «document Tous les troubles du Nord-Ouest peuvent avoir des résultats très graves au point de vue de la colonisation et de l'immigration.La province de Manitoba elle-même pourrait en souffrir.Pour combattre la mauvaise impression produite dans le public par ces malheureux événements, Mgr Taché, l’évêque anglican de Rupert, le premier-ministre de Manitoba, et le président du comité d’agriculture ont publié la déclaration suivante : Comme il a été dit dans certains journaux que les troubles du Nord-Ouest arrêtaient l'émigration à Manitoba.les soussignés désirent déclarer explicitement qu'il n'y a aucune émeute ou malaise quelconque dans aucune partie de la province de Manitoba ; * Que les troubles du moment sont bornés aux districts d’Alberta et de la Saskatchewan sur la branche nord de la Rivière Saskatchewan, et qu’ils ont lieu à plus de 550 milles de Winnipeg, soit à plus de ‘200 milles d’aucune partie connue du Manitoba ; ^ Que la présente saison est extrêmement favorable pour les semailles, assurant un bon rendement pour les récoltes de cette année ; Que tous ceux qui ont l'idée de venir à Manitoba cette année, peuvent le faire en parfaite sûreté et avec la conviction que la saison est commencée très favorablement pour la culture.Y Alex.Archevêque de Saint-Boni* face, O.M.I.The Bishop of Rupeiit’s Land.1.Xodquay, Premier de Manitoba.C.J.Bkydges, Président du comité d’Agricultu re.PETITE GAZETTE On pense que les troupes anglaises abandonneront bientôt le Soudan.La garnison de Senaar a défait les troupes du Madhi, qui avaient attaque cette ville.Le prince et la princesse de Galles sont partis hier soir pour l’Ecosse.Les républicains ont remporté la victoire aux élections sénatoriales qui ont eu hier, à Bordeaux.Un correspondant de St-Péters-! bourg écrit : 44 Je suis informé sur bonne autorité qu'il y a eu un nouvel engagement sur la frontière afghane, et les 1700 russes qui ont attaqué les afghans ont presque tous été tués.La situation entre l'Angleterre et la Russie est toujours très tendue.La guerre est regardée comme imminente.Le projet de loi de Sir John sur le cens électoral donne le droit de vote aux curés et ministres du culte comme occupants d’un presbytère et aux supérieurs, directeurs des universités, collèges, et ayant un salaire d'au moins $400.L’honorable M.Onimet, surintendant de l’Instruction Publique a donné hier soir un grand dîner à sa résidence, rue d’Artigny.Samedi dernier, avait lieu à Boston, dans les bureaux du Dr H.Desjardins, une assemblée des' zouaves pontificaux canadiens émigrés aux Etats-Unis.Ils rencontrèrent là leur ancien aumônier, M.l’abbé Moreau, curé de Saint-Barthélémy.P.Q.Nos zouaves des Etats-Unis ont fondé l’automne dernier l'Union Charette ; ils sont au nombre de 18 à 20.PAKEMENT FEDERAL CHAMBRE DES COMMUNES 27 avril.M.Gauy, le nouveau député de Lévis est présenté à la Chambre par MM.Blake et Laurier.La chambre se forme en comité générai pour prendre en considération le projet de loi concernant le cens électoral.M.Townsend propose d’amender la deuxième clause en rayant du projet de loi les lignes suivantes : u Et lorsque le dit mot u propriétai ie ” a rapport au droit de propriété possédée par une personne du sexe, non mariée ou veuve, dans des immeubles situés dans la province de Québec, il-signifie la propriétaire, usufruitière de propriété foncière, tenue en franc alleu ou en franc et commun soccage dans cette province." Son but est de connaître, dit-il, l'opinion de la Chambre sur le su lira ge des femmes.M.Cour sol dit que la province de Québec en général s'oppose au suffrage des femmes.M.Charlton se orononce en faveur de ce suffrage.M.Royal parle en faveur de l'amen dement et prétend que la femme ne doit pas s'occuper de politique.M.Shakespeare est bien prêt à donner droit de vote à toute femme, mariée ou non.M.Mills est opposé-à l’amendement et veut que les femmes aient le droit de voter aux élections.M.Cameron dit qu’il votera pour l'amendement, parce que le sentiment dans la province de Quebec, est universellement hostile au suffrage des femmes La discussion est continuée par MM.Casgrain, Casey, Fleming, McCroney, McNeil et autres.A trois heures du matin, la Chambre siégeait encore.LÉGISLATURE LOCALE Conseil Législatif.27 avril.Présidence de l’honorable M.Boucher de LàBruère.Les projets de lois suivants sont reçus de l’Assemblée législative et votés en première délibération : Projet de loi constituant en corporation l'Orphelinat de Farnham ; Projet de loi pour constituer en corporation l’Association agricole des Cantons de l’Est ; Projet de loi intitulé : 44 Acte amendant les statuts relatifs a l’acte d'incorporation de la cité de Sherbrooke ; Projet de loi intitulé : Acte amendant les actes relatifs à Y incorporation de la Compagnie du chemin de fer de Saint-Jean et Sorel.Les projets de loi suivants sont adoptés en deuxième délibération : Projet de loi intitulé; “Aideamendant le statut 40 Victoria chapitre 4, intitulé ; 44 Acte pour constituer en corporation la compagnie du chemin de fer urbain St-Jean : ” Projet de loi intitulé ;44 Acte amendant îes statuts concernant la compagnie du chemin de fer de la vallée de Missisquoi ; Projet de loi intitulé : * *’ Acte constituant en corporation la ligue de tempérance du comté d’Arthabaska ; Projet intitulé : 44 Acte constituant en corporation 44 La compagnie du chemin de fer du parc et de l’île de Montréal.” .Sur proposition de l’honorable M.Ross, la Chambre se forme en comité général pour prendre en considération le projet de loi intitulé : 41 Acte relatif aux dépenses de la commission chargée de faire une enquête concernant le chemin de fer de Québec, Montréal, Ottawa et Ouest.” Le projet est adopté par le comité, sans amendement, et la troisième lecture est fixée à demain.La Chambre s’ajourne à demain sur proposition de l'honorable M.Beaudry.CHAMBRE DES DÉPUTÉS .27 avril.Les projets de loi suivants sont déposés sur le bureau de la Chambre : Acte pour amender le code civil et le code de procédure civile.Acte pour amender l'acte concernant le Barreau de la Province de Québec, (4445 Viet, chap.27) Acte pour amender les lois concernant la tenue de la Cour Supérieure.Acte pour amender l'acte 32 Viet., chap.3, concernant l'indépendance de la Législature, et pour étendre au Couscil Législatif les dispositions de l’acte 47 Viet., chap.2.INTERPELLATIONS AU MINISTÈRE ET RÉPONSES M.Carbray.—Est-il à la connaissance du gouvernement que, dans le cours de mars dernier, M.Amyot, député de Bellechasse, a posé au gouvernement fédéral la question suivante : A la réquisition de qui et en vertu de quelle autorité, ordonnance ou statut, la somme d $7200 a été payée et portée au débit de la province de Québec, comme étant, le 30 juin 1884 pour une année d'intérêt sur les bons du chemin à barrières de Montréal, ainsi é-culalion et qui aimeraient à spéculer sur une petite échelle, nous offrons les suggestions suivantes : choisissez de la liste des stock de New-York ou les grains ou les provisions sur le marché de Chicago, ce que vous voulez acheter ou vendre et donnez votre ordre.Notre commission pour acheter ou vendre est de 3/8 par cent (3/16 chaque côté) qui est ajouté au prix du stock ou du grain.Bar exemple, si vous donnez un ordre d’acheter 25 paris de Lake Shore quand le prix est de 101.nous ajoutons la commission, et remplissons l’ordre à 101 3/8 net, et tous prolits au-dessus de ce chiffre est à vous.Si le prix de Lake Shore monte à 102 3/8 vous avez fait $25, si à 103 3/8, $50, et ainsi de suite sans limite jusqu’à ce que vous donniez l’ordre de clore voue contrat, quand nous vous remettons votre marge et votre proüt de suite.Si cependaut, après l’achat, le prix au lieu démonter, baisse jusqu’à 100 3/8 votre $25 est perau, à moins que vous ayez mis une autre marge en temps.Si vous achetez 2000 minots de blé à 85 contins vous pouvez le faire avec $20 de marge, c’est-à-dire, 1 centin par minot, si le prix du blé monte à 87 centins vous pouvez faire $40 de protit! S’il monte à 90 centins vous pouvez iaire $100.S’il baissait à 84 centins vous pouvez mettre un autre centin c’est-à-dire $20 de plus de marge ou vous pouvez ciore à $20 de perte, ainsi le montant risqué est tou.jours limité, tandis que les prolits peuvent se multiplier sans limite.Vous pouvez clore une transaction en aucun temps et régit-r au prix du marche ; ainsi olFrant des facilites jusqu’ici inconnues aux acheteurs en dehors de New-York et de Chicago.Privilèges s dictés en aucun temps.Ces contrats deviennent de-plus en plus populaires dans le monde de la speculation.Aucun intérêt n’est chargé sur achats sur inaige fait dans notre bureau.Comme mentionne plus haut, il est mieux de partir avec un dépôt d’au moins $2 ou $3 par part, ou 2 ou 3 centins par minot sur le grain, parce que les parts achetées à 101} pourraient baisser à 100J, justement assez bas pour épuiser la marge de $1 par part, et après cela remonter jusqu’à 104 et 105, 100} ayant été le plus bas.$i le stock monte, de suite 1 par cent est ausri bon que 50.Nous prenons des ordres arrêtés depuis 5 parts eu montant, ci dans les grains depuis 500 minots en montant, le lard depuis 25 quarts en montant, saindoux 5000 livres en montant, et nous exécutons nos gros ordres par nos agents à New-York et à Chicago sur une marge de 5 f/0 soutenue, d’après les règlements ordinaires des transactions de courtiers sur le bureau d’Echange à Ne^-York, et le bureau Je Commerce à Chicago.Des occasions se présentant constamment de chaque côte, les prix étant toujours en hausse ou en baissa si les stocks sont tranquilles, soit le blé, le blé a’hide, le lard ou le saindoux sont très actifs ou vice versa, ainsi, ceux qui jugent le marché correctement, peuvent toujours trouver une occasion de faire de l'argent.Si les valeurs sont en baisse, vous prolitez pour vendre court, si en hausse, pour acheter : elles ne peuvent aller que de deux manières, ainsi ignorant les avantages d’information et le choix de la valeur, les chances sont égales.Ceux qui sont déjà familiers avec la spéculation savent exactement quoi Iaire.A ceux là nous n’avons qu’à dire que nous acceptons des ordres pour acheter eu vendre aucun stock acti» en lots de 5 à 100 parts ou les grains ou provisions sur une marge de 1 par cent ou plus a leur choix ; que nous exécutons les ordres de suite et attendons jusqu’à l’épuisement complet de la mage avant de vendre.Les marges doivent être payées en donnant 1 ordre.Notre bureau est toujours ouvert pour l’accomodntion du public.G.H.BURROUGHS ET Cie., YTis à vis la Banque de Québec.105 et 107, rue Saint-Pierre, Québec, et 62, rue Sault-au-Matelot.9 décembre, 1884.—107.1 rue Sle Ursule, station centrale# 2 Ste Anne et Auteuil.3 Grisons et Ste Geneviève# 4 H&ldim&nil et St Louis.5 Jardins et Ste Anne.6 Blinde et Fort# 7 S.Eustache et S.Georges J 8 Sté Famille et Hébert.9 Séminaire de Québeo.10 Ste Julieet d'Artigny 12 S.Jean et Collins.13 Palais et Mac-Mahon.14 S.Jean et S.Stanislas.15 Chantier Dinning, (Champlaiu).16 Epicerie Taylor.17 rue Champlain, 474.18 S.Jean et Sutherland, 19 Déligny et S.Olivier.21 Maison Giblin (Champlain).23 rue Champlain, 103.24 Dalhousie et Arthur.25 Côte de la Montagne, au bas.26 Sault-au-Matelot et S.Jacques 27 Côte Dambourges et S.Paul.2S S.François et la Chapelle.31 Lemesurior, rue S.Paul.32 Marché S.Paul, station.34 Prairie et S.Dominique.35 Fossés et Pont.36 S.Valier et la Chapelle.37 L’Eglise et S.Joseph.41 Dorchester et N.D.des Anges 42 S.Valier et Belleau.43 Colomb et Nelson.45 S.Anselme et S.Joseph.46 Caron et la Reine.47 Reine et Couronne.43 Arago et *f urgeon.51 Reine et Pont.52 S.Dominique et S.François.53 Dorchester et Ryland.54 Artillerie et Ste Julie.56 S.Augustin et S.Patrice.57 S.Patrice et Bertkelot.61 Artigny et S.Amable.62 rue S.Amable, Bon Pasteur.63 Grande Allée, Ste Brigitte.64 S.Jean et Salaberry.G5 Ste Claire et Richelieu.67 S.Jean et Ste Geneviève.71 Robitaille et Latourelle.72 S.Augustin et S.Georges.73 Parlement.OEG U ES-H AEMONICJMS DOMINION —FABRIQUÉS SPÉCIALEMENT POUR— 5 U GRANDE MERVEILLE DO TEMPS MODERNE L.B.N.PRATTE —: par là :— Compagnie d’Orgues et de Pianos Dominion, Bowmanville, Ont, , y$\ r \*f Les plus éminents Organistes du pays recommandent les Orgues-Harmoniums “ Dominion." 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