Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 12 septembre 1882, mardi 12 septembre 1882
Meme Aimee J^To 80-Edition quotidieime-Oeme Aimee ?ri ^ „.rf, jyimJBWSW” Mardi 12 Septembre 1882 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS •TE CROIS.JTC8nP^ÎR,E ET J’AIME Dr N.E.DIONNE, Rédacteur en Chef LÉGER BROUSSEAÜ, Editeur Propriétaire.FIIAKCK LA PEINE DE MORT Nous signalons aux meditations du public les justes réflexions qu’un organe spécial, le Journal de.s* Irtbu-mux> dirigé par M.Edm.Picard,peu suspect de cléricalisme, lait à propos de la statistique de la criminalité en France, sur les conséquences qu’entraîne l’abolition de la seule peine qui, constituant le vrai châtiment des assassins, peut arrêter la multiplication effroyable des crimes.Ces réflexions montrent l’erreur commise par une fausse philanthropie en vertu de laquelle on garantit la vie aux coquins et nullement aux gens.Elles rant aux chances de mort dans eertai-sont aussi de nature à faire tomber ; nés professions telles que celles des l)jon des illusions sur les bienfaits de ! mineurs, remarquant également que, lu prison moderne sécularisée, au [ dans les statistiques belges et anglai-noint de vue de la moralisation et de! ses—les seules publiées—les auteurs l’amélioration des condamnés.Voici des trois quarts des crimes dénoncés ces réflexions : U la justice restent inconnus, qu’un criminel seulement sur G peut être graves enseignements que portent en eux ces chiffres ; mais n’est-il pas remarquable qu’A MESURE QUE la PEINE 1)E MORT DEVIENT PLUS RARE, LES CRIMES AU(«MENTENT RAPIDEMENT ?N’est-il pas évident qu'il y a là un terrible argument contre la suppression de la peine de mort '{ Un savant économiste, M.cleMoli-nari, a fait récemment des calculs instructifs sur les chances de mort, auxquelles on s’expose en exerçant régulièrement le 44 méfier d’assassin” ou certaines professions dangereuses, comme celle de mineur.Prenant en considération le nombre des crimes commis annuellement, et le compa- rai enferme annuellement 011“ Ils oe< cont- vices, et corrompre ceux qui les lourent par leur funeste exemple.Si, prenant une période de dix ans.écrivait un président de la cour de cassation de France, M.Bérenger, on additionnait le nombre de détenus qui se succèdent chaque année dans nos prisons, on trouverait que plus 44 d’un million ” (l’habitants sont venus “s’y plonger plus avant dans le crime, ” et que leur seul entretien a coûté à l’Etat plus de “ cent trente millions.viner mineur, et “ qu’une compagnie d’assurance qui assurerai! des assassins et des ouvriers mineurs, pourrait demander aux premiers une prime inférieure à celle qu’elle serait obligée d’exiger des seconds.” Un journal belge ajoute à cotte citation les réflexions suivantes.Si ces conclusions s’imposent dans un pays où la peine de mort est encore appliquée, quoique rarement, à plus forte raison doivent-elles s'im- empnsonnes plus grand, et la somme coûtent a presque doublé.Quant aux récidives, elles croissent avec une rapidité considérable, comme h» prouve le tableau suivant : Nombre (les accusés en récidive condamnés en cour d’assises et par les tribunaux correctionnels en France : ' u,jj s’en donnent à cœur joie.I ‘ C’est surtout chez nous qu’il est vrai de dire que 44 le métier d’assassin est beaucoup moins périlleux que celui d’ouvrier mineur !.’’ “ Que MM.les assassins commen- dans le but d’examiner les progrès que l’éducation a faits dans le pays, et d’étudier les mesures qu’il y aurait à prendre pour obtenir un plus grand perfectionnement, voulait que les catholiques, qui sont les plus nombreux dans le sud de l’Inde, fussent représentés au sein de la commission, par un membre résidant dans cette partie de la péninsule.“ A la réception de mon télégramme, je pars pour Trichinopoly, et je fais des instances auprès de Monseigneur pour obtenir qu’un autre soit envoyé à ma place.Tout fut inutile, je dus obéir.Après trois jours d'une superbe traversée, je débarquais devant le fort William, à Calcutta, et l’archevêque, Mgr Goethals, me recevait dans son palais.• 44 Nos meetings commencèrent.11 y en eut vingt-six, dans l’espace de huit semaines ; j’ai assisté à peu près à tous.44 La commission comptait vingt-deux membres.Il y avait des protestants de toutes sectes, des musulmans, des païens, des hommes qui semblaient no croire ni à Dieu ni au diable.44 C’est au milieu de cette Babel que j’avais à siéger, en soutane noire, moi catholique, religieux et prêtre.4i Eh bien ! je n’eus qu’à me louer du bon ton, de la politesse, même des prévenances de tous mes collègues.” Sans doute leurs idées étaient fausses en bien des points, leurs préjugés et leurs erreurs aussi enracinés que lamentables, et sous ce rapport, ils sont incorrigibles.4* Mais on ne peut s'empêcher d’estimer et de louer leurs qualités naturelles, et particulièrement 44 leurs bonnes manières.La nouveauté de ma position d’abord, jointe à mon ignorance de ces sortes de discussions et des formalités qui les accompagnent.la nécessité de m’exprimer dans une langue que je suis bien loin de posséder suffisamment, me fermèrent la bouche pour un temps ; bientôt je commençai à parler, et vers la i • • i 11 1 1 *“ lUl lv ' viU iiyui ci p vu i l i .•- i > v, a o i %.\ cent, disait Alphonse lvarr aux par- *.• 4 , • _ • , -, , t .1 .t ! lin, ie n étais pas celui qui parlait le tisans de la suppression de 1 echa-1______„ * 1 faud.• MM.les assassins n’ont pas coin- Amilw.187 2 187:» 1874 187.S 1870 Nombre de- rCcidivi.-.cs rnencé, bien au contraire, et ils sont décidés à ne pas finir de sitôt le cours de leurs exploits.Quand donc cessera la terrible expérience à laquelle on se livre en Belgique aux dépens des honnêtes récidives ont, gens V augmenté de - rondumnC1!'.59 078 G3 469 70 80G 09 809 70 257 fl,< * Têsuiten alan» i’Imlt* En cinq ans, les comme on le voit, 11 181.En même temps quo les récidives — augmentent, que, sousl’inliuence des Le révérend Père A.Jean, jésuite, idées 44 humanitaires (!!) ” les chàti- recteur du collège Saint-Joseph de ments deviennent plus doux, et que Négapatam ( Maduré), écrit à son la peine de mort est de plus en plus frère : rarement appliquée, les crimes aug- u Q’etait le 4 février.Nos élèves mentent rapidement.Les chiffres sui- étaient rentrés au collège depuis deux vante, puisés aux sources officielles, ,*ours Mon grand souci était de en fourniront la preuve catégorique : Nombre de crimes contre les per- sonnes (assassinats, parricides, blés- «lires, empoisonnements, etc.) : Année*.Nombre des accusé.*.l'cinca de mort exéeut.187*2 t 884 26 1873 1 954 15 1874 l 972 13 1875 2 023 12 I87G 2 101 S Je ne veux pas trop insister sur les jours caser ce jeune monde, lorsque tombe sur ma tête comme une bombe ce télégramme de Calcutta : 44Le vice-roi 44 vous nomme membre do la Coin-44 mission de l’Education, qui doit tenir sa première séance le 10 février, à Calcutta.Vos dépenses “ seront payées.” 44 En deux mots, le gouverneur (le l’Inde, ayant établi une commission U K moins.Nous signalons à nos libéraux, dit le Counter de Bruxelles, l’exemple que leur donne le gouvernement de rilindoustan, qui organise une sorte d’enquête scolaire, non au moyen de la force ou de la calomnie, mais au moyen de la liberté, en faisant un appel aux catholiques.Ce gouvernement n’a pas craint d’appeler un jésuite à siéger dans le sein de la commission d’éducation.Ici la commission se compose uniquement le francs-maçons.Mais ce n’est pas tout.Ce jésuite, assis au milieu de protestants, de païens, de musulmans, déclare n'avoir eu qu’à se louer du bon ton, de la politesse et^ des;, prévenances de tous ses collègues ! Quelle leçon pour d'autres pays, soi-disant civilisés ! Education confctkiionaclle ün se souvient peut-être de ce gentilhomme protestant qui, après avoir épousé une catholique et promis d'élever ses enfants dans la foi catholique, viola sa parole et lit éle- ver ses enfants dans la religion protestante.La mère en appela à la justice anglaise, qui, prenant la loi à la lettre, décida que le père avait toute autorité sur scs enfants, et pouvait leur faire donner renseignement religieux qu’il jugeait convenable.Il parait que la justice anglaise n’est plus aujourd’hui de cet avis.Un enfant du nom de Clerk, était né d’un père protestant et d’une mère catholique.Le père avait promis de le faire élever dans la religion catholique, et il tint parole.Mais, à la mort de M.Clerk père, l’enfant ayant été mis en tutelle de chancellerie, des membres de la famille espérèrent lui faire embrasser le protestantisme.Le juge Kay, de Londres, leur a donné tort, et il vient d'ordonner que l’enfant serait élevé dans la religion catholique.Le juge, en rendant son jugement, ! a fait une réflexion piquante à ‘ l’adresse des écoles anglaises.Faisant allusion à l’école ou il faudrait désormais envoyer l’enfant, il a fait remarquer que cette question ne ferait point difficulté,attendu, dit-il, qu’ “ étant donné l’état, des écoles publiques en Angleterre, il no pouvait, trouver désavantageux pour le jeune Clerk, qu’il fût élevé dans une école catholique.’’ .faniez C*oj*(ton iScniactt Singulière figure que ce M.James Gordon Bennett, fils d'un simple journaliste, simple journaliste lui-même, se trouvant partout, excepté là où l’appellent ses affaires, ayant l’air de s’occuper de tout, excepté de son métier, ce qui ne l’empêche pas d’en tirer tous les ans des millions; excentrique comme un lord dix fois millionnaire de nos jours, prodigue comme un traitant, comme un fournisseur du dix-huitième siècle,étonnant, par son luxe et ses extravagances, Paris, le foyer par excellence des extravagances et du luxe ; républicain dépensant sa vie dans les monarchies, bourgeois ne frayant qu’avec de grands seigneurs, enfant du nouveau monde prodiguant son temps et son argent dans l’ancien : vous le voyez tantôt, fréter des navires pour aller à la découverte du Pôle J ord, absolument comme Beaumarchais armait jadis des vaisseaux pour aider l'Amérique à s’affranchir ; tantôt promener dans son yacht un président de Washington à Yorktown, et durant la fêle la plus solennelle peut-être qu'ait eu à célébrer une nation pendant tout un siècle, se faire l’am-phyirion du gouvernement de son pays ; tantôt frayer presque d’égal à égal avec le Grand-Turc ; offrir ï’hos-pitalité de son navire à tous les représentants de l'Europe, à tous les hauts dignitaires de l’empire ottoman : puis se transformer complaisamment en porteur de dépêches du Sultan en Egypte, comme un ami, partant pour un long voyage, se charge des commissions d'un ami.Un jour qu’il s’ennuyait probablement de son inaction : 44 Si nous allions faire l'ascension du Tic de Ténériffe, dit-il à son entourage ?I Que l'on chauffe le Nomouna ! ” 44 Et le voilà cinglant le 5 juin ver6 les îles Canaries.Le 18, il est en vue de Ténériffe, et jette l'ancre devant Santa-Cruz.Le 21 il est à Funchal, ile de Madère ; le 24, à Gibraltar, le 29, à ÀlgerJ; le 1er juillet, à Palermo.Là, il fait réparer ses machines, ce qui ne l’empêche pas (l’être le 2 à Catane, et le 3 à Malte.Tout en vivant partout, excepté dans son pays, M.Bennett est bon américain.Le 4 juillet, grandes réjouissances à bord du Namouna, banquet princier.Le 11, le voilà à Constantinople ; il y donne une poignée de main au Sultan, qui le reçoit comme un potentat.Pendant trois ou quatre jours son navire sillonne les Ilots du Bosphore, dont il visite tous les palais.Le 17, il est sur la route d’Alexandrie, porteur des dépêches du Sultan au Khédive, et à Arabi Tacha.Le 23, il touchait à Corfou, le 24 à Biindisi.Quelques heures après il reprenait sa vie de parisien.” Tel est ce grand original, dévorant à la fois l'espace, le temps et les millions, et remplissant le monde entier de sa personne, sans cesser de remplir son journal des affaires du monde entier.Le Napoléon des excentriques, il en a eu jusqu'ici toutes les gloires.Il ne lui manque plus que d'en avoir le Ste-Iiélcne.Pensez-vous qu'un Waterloo financier qu’il rencontrerait sur sa route puisse briser l'âme (1e ce brillant coureur d’aventures ?Non certes ; vous le verriez sc rembarquer gaiement sur un navire d’émigrants, et, de retour à New-York,reprendre gaillardement.le crayon du reporter.(Propagateur) Pour orner une loge?On écrit de Blaye (France) : * Gonzague Filatreau est un épicier doublé d’un franc-maçon.Dans le domaine de l’épicerie, Filatreau est un homme à mœurs douces et sans originalité; mais, comme franc-maçon, c’est un homme à idées abracadabrantes.Un de ces jours derniers, G onzague Filatreau fut pris du désir d’orner la loge maçonnique de la localité.Comment le faire convenablement ?L’épicier-maçon, la tete dans les mains, réfléchit quelques minutes et s’arrêta à l’ornementation suivante : suspendre aux murs de la loge des ossements humains ! ( Il s’agissait d'une tenue funèbre.) En conséquence, dès le lendemain, Filatreau s’en alla à la cueillette au cimetière de Lansac.11 tenait son panier d’une main, une pioche de l'autre.Après quelques bons coups de pioche dans les tombes, il put remplir abondamment son panier.Il rentra ensuite à la loge, où il étala devant ses FF.*, les tibias, les fémurs, les cranes qu’il avait récoltés.C'était, à vrai dire, des ossements de choix : par malheur, il n’y en avait pas assez.Pour compléter sa collection, le F.*.épicier retourna au cimetière de Lansac, une fois,deux fois, trois fois.On le rencontra sur la route avec son chargement funèbre ; des fémurs sortaient du panier trop plein Renonçant à attendre des poursuites de la part du parquet, vingt-sept habitants de Lansac, ayant des parents inhumés dans le cimetière profane, se sont adresssés à la justice par voie de citation directe.Ils demandent au funèbre épicier la restitution des ossements, à peine de 50 francs par jour de retard, et ils réclament en outre une somme de 10 000 francs, destinée aux pauvres, à titre de dommages-intérêts.w Ce que peuvent les Frère* On lit dans Y Avenir belize : O La distribution des prix à l’établissement de Malonne a eu lieu mercredi, sous la présidence de M.le chanoine Picard, vicaire général du diocèse.La salle était bondée de monde.Avant la distribution, monsieur le vicaire-général Picard, dans un discours plein d’élégance et souvent interrompu parles applaudissements, a remercié l’auditoire d’être accouru en si grand nombre à cette fête, et il a félicité, avec toute l’expansion de sa parole si chaleureuse et 8i sympathique, les élèves, les Frères qui les forment, et les parents qui confient leurs enfants à des maîtres si intelligents, si soucieux, si attentifs, si dévoués.L’éloge que M.le clionoine Picard s’est plu à faire de renseignement religieux et de l’établissement des Frères, et notamment de rétablissement de Malonne, a excité dans la salle le plus vif enthousiasme.Le public,transporté,applaudissait à tout rompre.On ne saurait d’ailleurs trop louer l’établissement de Malonne.Ses succès vont sans cesse en grandissant.Cette année-ci encore, huit élèves de rhétorique se sont présentés aux examens d’admission à l’université de Louvain, pour l'école du génie ; tous ont été admis, et les 4 premiers sont élèves de Malonne.Dans les divers examens de passage, les élèves de Malonne ont été classés premiers avec la note de la plus grande distinction.17 élèves de seconde ont obtenu le diplôme de géomètre-arpenteur devant le jury du gouvernement, et plus de la moitié ont eu la distinction 37 élèves-instituteurs ont obtenu le diplôme de sortie, 10 avec la plus grande distinction, et les autres avec dis/in cl ion.31 des mêmes élèves-instituteurs ont obtenu le diplôme de géomètre-arpenteur devant le jury de l’Etat.Il n’est pas étonnant que le nombre d'élèves d'un établissement si bien dirigé et où les études sont si solides augmente chaque année.Cette année il y avait à Malonne 300 internes, 150 externes, et 100 élèves instituteurs.En tout G10 élèves.Voilà ce que peuvent les Frères.Feuilleton du COURRIER DU CANADA 12 Septembre 1882—No IG Natalie mmm Par Georges du Vallon.[Suite] ment, qui, sous l’empereur Nicolas, retraite restait possible ; aujourd’hui renaquit en quelques mois de ses son honneur et son existence étaient cendres, se dressait comme une im- entre leurs mains._ l posante sentinelle veillant au repos Le palais du Sénat et de l’Aiui-1 d’un peuple.Le tzar ne l'habitait rauté, l’église d'isaac, la statue éques-| pas actuellement ; mais son retour j tre de Pierre-le-Graiul qui, de son 5 de Liradia était prochain.Quel ! bras étendu, semble protéger la serait alors le résultat de la lutte ville, s’effacèrent successivement dans qu’avait entreprise contre lui une la nuit.La voiture roula sur le sol minime partie de ses sujets ?Le j humide, jusqu’à ce qu’elle arrivât au crime avait été leur seul moyen, carrefour du Vassili-Ostrof.Son discours, prononcé d’un ton il faut qu’on nous redoute, puisqu'on monotone, émaillé d invectives contre ne nous aide pas ! Délivrons à tout de briser La tête haute, le nihiliste s’approcha du chef.—L’avis est envoyé, fit celui-ci.Au-dessus du cachot nihiliste une tête de l’empereur entre un revolver et un poignard — étaient écrits ces mots : • 44 Venez ce soir à l’endroit convenu ; une affaire importante réclame votre présence.” Huit heures sonnaient aux horloges voisines.Sourief consulta sa montre, jeta sa cigarette et appuya le doigt sur un timbre placé devant lui.Le domestique qui se présanta reçut cet ordre formulé d’un ion bref : Un quart d’heure plus tard, Serge montait dans sa voiture, après avoir dit très bas au cocher : —Vassili-Ostrof.Yvan dont la mine majestueuse égalait l’inébranlable fidélité, secoua légèrement les rênes et le trotteur Orof partit à son allure la plus rapide.En traversant la place d’isaac, moyen d’attaque et de défense, ils en avaient | Sourief descendit en ordonnant au use sans remords.Aujourd’hui la .cocher de l’attendre, et sc dirigea > .s • k .a « .1 ( a V 1 autocrate, lie captiva pas son audi- , prix ce peuple qui refuse toiiy.Blasés sur les déclamations ses chaînes ; qu’aucun moyenne nous j Dans vingt quatre heures, nous con-qu ils jugeaient eux-mêmes en partie répugne quand il s’agit de reconqué- 1 naîtrons la réponse.Si, comme c’est stériles, les nihilistes pressentaient jrir la liberté ! probable, elle n’est pas satisfaisante, que la n (‘tait peint le but de la con-, Mais notre dévouement personnel ! tu frapperas sans tarder : ce sera un vocation.| ne suffit point.L'argent nous man-! avertissement pour les autres, i ., uup frange spectacle que [ qUe : prenons-le dans la caisse de nos —-K- suis prêt,répondit froidement 1m de ces ligures, sous les rayons ; ennemis ; destiné à nous combattre, ! D?jeune homme.blafards d une l^mpe fumeuse.Qitj ji deviendra notre plus puissant aux:* ques-unes—et c était le plus grand j ]jajre# _____ _____ __ , _________ w nombre—portaient les traces dj pri- T r 1 t> T .police à son tour était devenue ro- .vers la partie la moins éclairée du j rations ou des vices qui avaient mis 1 „ L ?-mi îcso u c unoyei une doutable, et frappait implacablement | décale qui l’environnait.Tl marcha ces âmes en guerre avec la société.1 a °tUL (lue personnage ceux que pouvaient atteindre ses longtemps ; la pluie étouffait le bruit coups.! de ses pas dans les ruelles désertes.Toute la population s’ôtait déclarée S'arrêtant enfin à la porte d’une mai-contre les réformateurs qui prélen- son de la plus chétive apparence, daient la vouloir affranchir d’un joug il frappa cinq coups inégalement qui lui pesait fort peu.Les plus espacés.pauvres étaient ceux qui têmoi- j Un battant fut ouvert avec précau-gnaient le plus d’attachement au tion.On prononça une parole à la-régime sous lequel avaient vécu leurs l’officier répondit: “Terre et liberté! " pères.L’attentat de Solovief exas- Puis admis par son invisible intro-pérait particulièrement une classe ductcûr, il put franchir ce misérable dont le tzar avait été le libérateur en seuil.abolissant le servage.Les nihilistes, Il traversa de long corridors, dépo-contraints de dissimuler, n’étaient sa ses armes dans une sorte d’antiplus à craindre comme parti sérieux, chambre qui en contenait déjà d’au-L’ancien conspirateur avait oublié très, et entra dans la salle où étaient 3C8 folles utopies au milieu dopréoc- réunis ceux qu’il venait rejoindre, cupations plus douces.Mais la dé- Quelques hommes s’approchèrent, pendance dans laquelle il s’était de lui et lui parlèrent à mi-voix, placé vis-à-vis d’hommes capables Fédor Mikaélovitch l’entretenait avec de toutes les infamies l’obligeait à animation, quand celui qui assumait • « • .« .« .% A « % » • % i n i • % D’autres, au contain?, révélaient une éducation et une supériorité complètement en désaccord avec le triste milieu où elles apparaissent.Mais un caractère leur éteit commun : celui de l’homme qui conspire contre l’ordre de choses établi, sans que la noblesse des ses desseins puisse servir d’excuse à ses arguments.qu'il se réserve de faire connaître en tempsJopportun.On leur imposera une amende de deux Jceut mille roubles ; en cas de refus, ils sont condamnés à mort.L'un d’eux sera prévenu domain : le sort va nous désigner celui quoi s’il le —Il te reste à savoir le nom du condamné : c’est le prince Koumia-ro f.La foudre, tombant aux pieds de Sourief, ne lui eût pas causé la commotion qu'il ressentit à ces mots.Il s'élança eu avant, il allait parler.Une main se posa sur ses lèvres, Fédor le retint en murmurant : —Silence ! Pas ici ! Tu serais faut, accomplira la sen-1 P2I.^lV., i .' Le lieutenant courba la tete, écrasé tence.,, ‘ tt ., ., par une inexprimable douleur.Sou .o.- Des applaudissements Rateront ; Lmi reutmînait : Us furent bientôt Serge calculait déjà la possibilité >s cotres du progrès goûtaient fort |cnsemblc daus lrt rU6| oCl quelqu.s d’une visite à l'iiôtel Koumiarof i ^ de souscription qui ne s a- omijros s'éloignaient furtivement, après la séance, quand un autre ac- j dressait pas a leur générosité.Sans entendre les conseils que lui, cent frappa son oreille : un nouvel | Serge écoutait, plein de stupeur et prodiguait le compagnon de ses im-orateur avait succédé au premier.jd indignation.Il n osait plus reculer, I prudences, sans prendre congé de lui C’était un des plus fougeux ad- bien que sa conscience se soulevât j ^erge se jeta dans sa voiture, qui Pat! versaires du Gouvernement ; son ’ * 1 1 1 passé restait inconnu, mais oir le savait émissaire du Comité secret do _ W %- ., 'j-^- X _-* Sourief fixa un long regard sur le les ménager encoro.Il avait été trop lo rôle de président fit signe qu’on Palais d’hiver.Ce grandiose monu* 'faible pour s’éloiguer d’eux quand sa eût à l’écouter.avec une énergie depuis longtemps 1 tendait au carrefour, inconnue: il plongea sa main dans Yvan dut demander deux fois ses l’urne quand vint son tour.ordres avant d’en recevoir une ré- Pétersbourg, ét l’on ne discutait ja- j Le hasard ou plutôt la Providence : pouse ; et cette innocente question mais ses ordres.en laquelle il refusait de croire, lui causa au burin un tel accès de colère, épargna une dernière honte : ce fut ' ‘ ' —Frères, s’écria-t-il d’une voix âpre et stridente, l’intimidation nous 1 devient chaque jour plus nécessaire : que le pauvre cocher prit le plus un étudiant qui amena le néfaste j court chemin du logis, où son iras-bulletin, cibld maître se pourrait reposer.(il continuer) LB COURRIER DU CANADA SOMMAIRE France.Les Jésuites liant l'Inde.Education confessionnelle.James Gordon Hsnnett.Four orner une loge.Ce que peuvent les Frères.Fecilliton :—Natalio Roumiarof (.4 continuer).Excursion au Nord-Ouest.M.Pierre Aubry.Une belle fête.Europe.Afrique.Petites nouvelles.ANNONCES NOUVELLES Sto Anne, Rivière Ottawa.—A.P.Bradley, La compagnie de navigation du Richelieujet d’Ontario.—A.Desforges.La compagnie de navigation à vapeur du Saint Laurent.—A.Gabourv.L’huile Astrale de Pratt.A vendre à la librairie de I.G.Lépine.Avis.—Thomas Craig.Demande d'une institutrice.Pépinière du Village des Aulnaies.CANADA QUÉBEC, 12 SEPTEMBRE 1882 notre estime et de leur faire apprécier la bonne renommée d’hospitalité dont jouit à si bon titre notre bonne ville de Québec.Les excellents rapports que nous avons eus avec eux durant ce long trajet de dix-huit jours sen acccroîtront davantage ; et c’est ainsi que nous réussirons à faire disparaître les préjugés qui existent dans la province-sœur contre la nationalité canadienne-française.Iis sont déjà, disons-le, à moitié disparus, grâce à la part si large que Québec a prise dans cette excursion, et comme me le disait un journaliste libéral mais distingué du Nouveau-Brunswick, la •' French domination n’est pas le mot •• propre, on devrait dire la French in- • fluence (l’influence française».Car partout où les Canadiens français se •i montrent, ils font preuve d’une grande supériorité, et avant aujourd’hui j’a- • voue que je ne les connaissais pas.* Du reste les confrères d'origine étrangère nous ont portés sur la main, du moment qu’ils ont compris que nous n’étions ni des ogres, ni des cannibales.Le president de l’Association M.Pense, et le secrétaire M.Climie, nous ont entourés de prévenances dont je ne saurais trop les remercier.(A suivre) ¦as EXCURSION La retraite de MM.les vicaires du diocèse de Québec 6e termine aujourd’hui.AU NORD-OUEST.I Tous les ans les membres de la presse d’Ontario font une excursion dans diverses parties du Canada et des Etats-Unis.Ils ne sont pas encore sortis de là.Le fait est qu’il est bien difficile de songer à traverser l’Océan pour un voyage de deux à trois mois ; il n est pourtant pas impossible de réaliser un tel projet, et nous connaissons plusieurs de nos amis de la presse ontarienne qui rêvent de le mettre à exécution.Cette année comme à l’ordinaire l’excursion devait avoir lieu.Dans un temps où tout le monde parle du Nord-Ouest, du Manitoba et du chemin de fer du Pacifique dont on a tant glosé sur tous les tons, il était tout naturel de songer à une excursion vers ces contrées qui font rêver tant de jeunes ambitions.Les principaux olïiciers de la Presse associée s’étant mis en rapport avec M.J.W.Leonard, agent général du chemin de fer de “Credit Valley ”, reçurent l’appui le plus cordial de cet homme qui jouit d’une grande popularité et qui occupe dans sa sphère spéciale une posi.tion très honorable.Le surintendant général de cette même ligne, M.James Ross, et M.Osler, vice-président se mirent à la’tête du mouvement, et grâce à leur concours actif, l’organisation se fit avec célérité,et les divers compagnies de l’ouest se mirent bientôt à la disposition des organisateurs et offrirent de transporter les excursionnistes sans aucun frais.De l’aveu même des journalistes d’Ontario, jamais excursion ne fut plus populaire et dans les fastes de l'histoire de la presse associée, on se rappellera longtemps celle de 185*2.Faire un voyage de près de deux cents lieues, ce n’est pas une mince affaire.Les fatigues et les déceptions sont grandes, mais quand il s'agit de voir du pays, il n’est pas de sacrifices qu’on ne soit disposé de faire.Et voilà pourquoi taut de journalistes d’Ontario, du Nouveau Brunswick.de la Nouvelle Ecosse et de Québec se sont acheminés vers le Far West, le grand et l’immense Far West-II y en avait cent quatre en tout, plus une vingtaine de dames de Toronto, de Bowmanville.de Perth, deSt-Thomas et de London.Neuf journalistes de la province de Québec avaient accepté la gracieuse invitation de leurs confrères d’Ontario.Les journaux de Québec qui comptaient des représentants étaient: Le Canadien, le Courrier du Canada, le Journal de Québec, VEvènement, le Nouvelliste, la Minerve, VElecteur, le Cultivateur et l’Opinion publique.La presse anglaise de Québec a cru gage de s’abstenir de participer à cette fête de famille.Nous ne croyons pas devoir la féliciter de cette non-intervention, car elle a eu tout simplement pour effet de démontrer à nos amis d’Ontario que leurs coreligionnaires de la province de Québec ne sont pas ceux qui ont la plus grande largeur de vues, ïls l’ont certes fort bien remarqué et ne se sont pas gêne u’exprimer leur dissatisfaction.Aussi quand il s’est agi de décider où aura lieu l’excursion de l’année prochaine, tous ont déclaré qu’ils seraient fort heureux de visiter la province de Québec, mais à condition qu’ils se mettraient en rapport avec l’élément canadien-français.Le Comité exécutif de la presse associée n’a pas encore fait son rapport, mais nous avons tout lieu de croire qu’il décidera en faveur de notre province.Nous aurons l’occasion de leur prouver La retraite des élèves du Grand Séminaire est commencée de samedi dernier.Le Révérend Père Fièvez en est le prédicateur.La retraite des élèves du petit Séminaire commencera mercredi soir.M.Desjardins, ci-devant vicaire de St-Anselme, ira desservir le poste de Betsiatmitz, sur la côte Nord.Sir Hector Lange vin est parti hier soir pour Ottawa.M.le juge A.B.Routhier est de de retour de son voyage d’Europe.M.Jules Cloutier qui a exercé le professerat pendant dix ans au Patronage et dans d’autres endroits sera, dit-on, bientôt nommé à la place de M.W alsh, démissionnaire comme comptable de la Corporation.Ce choix aérait bien vu du public.M.Onésiphore Anselme Joseph Cantin, de St-David l’Auberivière a été fait diacre dimanche dernier.Nous accusons réception du premier numéro du journal Le Saguenay " publié à Chicoutimi une fois par semaine.Le prix de l'abonnement est $1 par année.Nous souhaitons à la nouvelle feuille longue vie et prospérité.M.Lanthier, député de Soulangee, vient de mourir.Nous avons eu le plaisir de serrer la main hier à un de nos compatriotes résidant à "Washington, M.Smolenski.Sa famille demeurait autrefois à Québec, où il est né lui-méme.M.Smolenski, après avoir fait ses études à Paris, est venu séjourner aux Etats-Unis «à l’époque de la guerre de sécession où il prit de l'engagement.En récompense de ses services, le gouvernement le plaça dans le département de la guerre.M.Smolenski a commencé sa carrière par le journalisme.PIERRE AUItlt Y Nous regrettons d’apprendre la mort presque soudaine de M.P.Aubry, fils de M.Auguste-Eugène Aubry, chevalier de St-Grégoire le Grand, et professeur de droit romain à l’Université catholique d’Angers, autrefois rédacteur du Courrier du Canada.Ce jeune homme avait devant lui une carrière toute faite.Jeune avocat encore, il avait cependant toutes les connaissances voulues pour briller au barreau.Catholique convaincu comme son père, il était facile de prévoir qu’il se rendrait utile à la cause de la religion.Il a succombé à une attaque de pthisie galopante, qui s’est développée durant son voyage d'Europe au Canada.Nous publions aujourd’hui des détails intéressants sur la mort do notre jeune arni, grâce à l’obligeance du R.P.Désy, qui a bien voulu nous les communiquer.iLa lettre qui raconte ces faits est adressée d’Angleterre par un frère scholastique, S.J., compagnon de route de M.Aubry.A bord du Steamer « Circassian, * Dimanche, 27 août 1882.Révérend Pure, Malgré que la mer soit très forte et qu’il me soit presqu’impossible de tenir la plume, je saisis la première occasion pour écrire afin que vous puissiez apprendre plus promptement la mort du jeune M.Aubry,et que vous en informiez ses amis de Québec que je sais être aussi désireux que vous d’avoir de ses nouvelles.Je serai aussi court que possible.Lors de notre passage dans le golfe St-Laurent, il paraissait assez bien.Nous lui donnions alors tous nos soins.Nous le montions sur le pont et nous restions avec lui pendant plusieurs heures, et la nuit nous le veillions tour à tour.Mais tout fut inutile.Quatre jours après notre départ de Québec, île mardi) il commença à faiblir et à G heures du soir il rendait le dernier soupir.Je ne puis vous peindre la la douleur do son père, malgré les consolations que je lui offrais.Le capitaine m’appela quelques instants après, ainsi qu’une autre personne qui avait donné ses soins au défunt.Il nous annonça que le voyage durerait encore six ou sept jours et qu'il n'y avait aucune possibilité de garder le corps à bord du steamer.L’enterrement devra avoir lieu le lendemain, dit-il, à cinq heures et demie du soir.M.Aubry croyait que le corps pouvait être transporté à Liverpool, et je fus chargé de lui en annoncer l’impossibilité.Vous pouvez facilement vous imaginer combien cette tache m'était douloureuse.mais j’y apportai tous les ménagements possibles.M.Aubry est un bon et fervent catholique, et il accepta avec une résignation chrétienne cette dure nécessité.Mais il ne voulut pas permettre, suivant le projet du capitaine, que son fils fut enterré avec le cérémonial protestant.Ii n’y avait pas de prêtre catholique à bord, et quoique dans les ordres mineurs je fus chargé de la cérémonie.Le cher frère Justinien des écoles chrétiennes à Montréal, était à bord, et nous décidâmes quo nous réciterions tous deux lors de l’enterrement le Miserere et le De Profondis,ei que je réciterais la prière : Oremus, Absolve, etc.avant que le corps soit jeté à la mer.Je retournai voir le capitaine.Il me montra son rituel, et par respect pour les cinq catholiques qui étaient à bord, il promit de ne pas le mettre à exécution, à l'exception de la formule que son devoir lui impose de dire : Je confie ce corps à la mer, etc, etc.Une heure et demie après la mort du jeune Aubry, les matelots enveloppèrent le corps dans une toile afin de prévenir une décomposition immédiate.Les passagers du “ Circassian ” out témoigné beaucoup de sympathie à M.Aubry, et pendant la soirée les daines protestantes ont fait une magnifique croix eu fleurs qu’elles déposèrent sur le corps.M.Aubry ne pouvait se faire à l’idée que son fils était mort, et il fit découdre la toile et laisser la figure découverte jusqu’au moment de l’enterrement.Je souffrais beaucoup moi-même de sa douleur, mais je lui donnais toutes les consolations en mon pouvoir.A ô\ heures du soir, mercredi, le capitaine m’a appelé de nouveau, et m’a montré une petite croix noire qu’il avait faire, et que je devais porter du lieu où le corps ae trouvait, à celui duquel il devait être jeté à la mer.Le capitaine donna ensuite ordre aux olïiciers du navire de mettre leur uniforme, et la procession funèbre se init en marche* Le capitaine marchait le premier.Je venais ensuite portant la croix.En troisième lieu, les officiers du navire.Buis M.Aubry, s’appuyant sur le bras d’un passager.En cinquième lieu le corps porté par quatre matelots, les autres passagers fermant la marche.Le cortège étant rendu à l’endroit d’où le corps devait être lancé à la mer, je donnai la croix au premier olïicier et je commençai le Miserere, puis le De Profondis, auxquels répondaient le frère Justinien et M.Aubry à genoux.Je récitai ensuite la prière Absolve, et après la dernière parole que je prononçai lie qui c scat in pace, le capitaine fit arrêter le steamer, et commença la lecture de la formule légale pendant laquelle le corps fut jeté à la mer.M.Aubry était abimô dans la douleur et ne put supporter la vue des matelots jetant son fils à la mer.Nous eûmes beaucoup de peine à le consoler, mais son esprit de religion lui a fait accepter avec résignation ce grand sacrifice.Le corps a été jeté à la me»* â 12SO milles d6 Québec par 52’ de la Tude, et 55* de longitude.Me recommandant à vos piièrcs, je demeure, * Votre.Edouard Devine.S.J.Une Relie fêle Jeudi, le 7 septembre, était un beau, un grand jour pour la paroisse de St-Simon, diocèse de Rimouski : la voie publique bordée d'arbres, les pavillons ondulant sur le village,une foule énorme tant de la paroisse que des lieux voisins, en habits de fête, se dirigeant joyeuse vers l’église paroissiale, tout annonçait un événement extraordinaire.Quelle était donc cette fête qui faisait cesser les travaux agricoles et conviait ainsi,au milieu de la semaine le peuple au Saint Lieu ?Ah ! C’est qu’en ce jour mémorable l’Eglise Catholique conduisait dans le temple du Seigneur trois jeunes lévites, trois enfants de la paroisse de St-Simon pour leur taire imposer les mains par le Pontife, comme aux premiers jours de son existence.Elle conduisait ses jeunes diacres aux pieds de Pierre et des autres apôtres, pour la même imposition des mains pour les élever au sacerdoce.C’est ainsi que la jeunesse de 1 Eglise est sans cesse renouvelée, que la beauté des anciens jours se perpétue «à travers les siècles.“ Postulat Sancta Mater Ecclesia Catholica ut hos pressentes diaconos ad onus presbyterii ordinetis.*' L'Archidiacre, s’adressant à l’évêque, lui dit : très Révérend Père, la sainte Eglise catholique, notre mère, vous demande d’élever ces diacres ici présents à la dignité de sacerdoce, comme le 19 septembre IGOô, l'Eglise de Québec présentait son premier diacre, Germain Morin à Mgr de Laval pour qu'il élevât au sacerdoce le premier prêtre Canadien.Sa Grandeur Mgr Langevin, heureux de donner cette marque de considération à la paroisse de St-Simon, y arrivait la veille accompagnée d’un nombreux clergé et des ordi-nands, puis le lendemain, 7 septembre, à heures commençait la grand’messe pontificale de l’ordination.Lesordinands étaient : MM.J.-Btc.Alphonse Bélanger, Achille Thibeault et François Xavier Cloutier, tous trois comme nous l’avons dit enfants de la paroisse de St-Simon.Ces jeunes gens revenaient dans ce même temple rajeuni et embelli après vingt et quelques années, comme les élus du Seigneur qui devait être désormais la portion de leur héritage, pars hœredi-ta/is.La première lois, au jour sacré du baptême, ils franchirent à peine le seuil du temple, et les anges du saint lieu inscrivirent leurs noms dans le livre éternel comme enfants de Dieu, comme enfants de l'Eglise.La seconde fois, les mêmes anges les conduisaient à l'ombre de leurs ailes jusqu'à la table mystique pour y recevoir pour la première fois ce Dieu qu’ils donneront un jour eux-mêmes.Aujourd’hui les voilà rendus aux pieds de l’autel, aux pieds de la Ste-Montagne du Dieu de leur enfance et de leur adolescence, salués par l’Eglise du ciel, désirés par l’Eglise du Purgatoire, présentés par l’Eglise de la Terre.Peuple, à genou, jeunes diacres couchez-vous sur le pavé du sanctuaire, le front dans la poussière, et vous saints et Esprits bienheureux de la Jérusalem céleste, prenez vos harpes divines, chantez les gloires de Jéhovah, unissez vos vœux et vos supplications à celles du Tontife et du clergé, des mystères insondables vont s’accomplir.Ste Michael.Ste Raphael ovines sancli et archangeli, orale.Sic Joseph, Ste P être, omîtes sancli et sanclœ Dei, intercedilc.L’évêque alors impose les mains sur la tête des ordinands ainsi que tous les prêtres présents, il consacre leurs mains avec le St-Chrême, il leur fait toucher le calice en leur conférant l'auguste pouvoir de dire la messe pour les vivants et pour les morts, enfin l’évêque leur donne le pouvoir de pardonner ou de retenir les péchés, quorum remise rit is peccata etc “ les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, et seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez.Lève-toi, jeune homme, c’en est fait, tu es sacerdos in œternum, tu es prêtre pour toujours.Cette lois je vois bien encore les anges.Mais ils cèdent le pas aux prêtres, ils les surpassent de toute la hauteur de leur sacerdoce.Quel sublime et émouvant spectacle pour les anciens de la famille sacerdotale qui se retrampent dans la ferveur de leur jeune sacerdoce, pour le peuple, pour une paroisse et pour une famille de consacrer au Seigneur un enfant préparé par ses soins pour devenir la victime, de ce grand sacrifice.s’écrie un “ Et remarquez-le, s’écrie un des illustres orateurs des temps modernes, Lacordaire, ce ne sont pas des vieillards réduits par les glaces de l’âge.à Bmpuissance du mal, que la doctrine catholique choisit pour ses prêtres ; non, ce sont des jeunes gens, c'est l’homme dans la sève et la Heur de la vie ; c'est saint Jean couché sur la poitrine de son maitre, c’est saint Faul courant vers Damas à bride abattue ; c’est saint Antoine emportant tout son printemps au désert de Kolsim.Voilà le prêtre catholique, selon la règle générale.L’Eglise prend par les cheveux la jeunesse toute vive, dévouée par «on cœur, séduite par l’imagination ; elle la purifie dans la prière et la pénitence, l’élève par la méditation, l’accomplit par l’obéissance, la transfigure par l’humilité, et le jour venu, elle la jette par terre dans ses basiliques : elle verse sur elle une parole et une goutte d’huile ; la voilà chaste ! ils iront ces jeunes gens, ils iront par toute la terre, sous la garde de leur vertu, ils pénétreront dans le.sanctuaire des sanctuaires,celui des âmes ; ils écouteront des confidences terribles ; ils verront tout, ils sauront tout, mille tempêtes, en vingt jours, passeront sur leur cœur.Ce cœur restera de feu par la charité, de granit par la chasteté, c'est à ce signe toujours que les peuples reconnai-tront le prêtre.” Monseigneur de Rimouski adressa lui-même la parole aux ordinands et à la foule qui encombrait l’église D'une voix émue et paternelle, Sa Grandeur parla de la sublimité du sacerdoce, de la sainteté qu’il exige, du respect qui doit l'entourer.Vous aviez de l’affection pour vos enfants, dit-il aux parents des jeunes prêtres, maintenant vous aurez pour eux aussi du respect, vous les avez souvent béni, aujourd’hui c’est a eux à vous bénir ; vous les appeliez mon fils, désormais vous pourrez les appeler mon père, ils seront vos pères en Jésus-Christ et en l’Eglise.Sa Grandeur félicita les paroissiens de St Simon du zèle, de la générosité dont ils faisaient preuve en donnant au diocèse un si grand nombre de sujets distingués.Bien des larmes coulèrent pendant ce discours, larmes douces et suaves que les anges recueillent pour en par* ! fumer les parvis célestes.1 Voici les noms des membres du clergé presents à la cérémonie : Mgr de Rimouski, M.le grand Vicaire Langevin.MM.les chanoines L.Desjardins, D.Vézina, M.Bilodeau, P.Audet, M.M.Lachère, Dion, Guilmet,M.Fournier, Gravel, Bérubé, Duval, Sylvain, LeBel, Brillant, Lavoie, Bernier, Délàge, Frémont et le père Bouchard, et un grand nombre d’ecclésiastiques.* C’est le temps de dire qu’un chœur nombreux sous l’habile direction du Révd M.LeBel et de M.Alphonse Lavigne, Instituteur de l’école modèle de Trois-Fisto-les, exécutèrent très bien la messe du second ton et d'autres morceaux.Le dîner fut donné par Messieurs Thomas Bérubé, l'aimable et digne curé de St Simon ; non seulement les membres du clergé prirent part à ces agapes chrétiennes, mais encore les heureux parents des nouveaux prêtres.Après quelques paroles de Monseigneur de Rimouski, à la fin du repas, Messire Alphonse Bélanger, un des jeunes ordonnés, remercia au nom de ses confrères et au sien, ainsi que de la part de la paroisse, Mgr Langevin qui s’était empressé de tout quitter pour venir à St Simon y faire F ordination, puis s'adressant à son curé, il sut par des paroles délicates le remercier de s’être multiplié pour assuror le succès de cette belle fete.M.le curé en réponse sut trouver dans son cœur des pensées et des paroles heureuses.Le S septembre, fête de la Nativité de la St Vierge, les trois jeunes prêtres ont célébré en meme temps, dans l'Eglise de St Simon leur première messe, au milieu d'une nombreuse assistance et aux] accords de l’orgue, St Simon ne compte que 180 familles, cependant, la paroisse a donné à l'église déjà sept prêtres.M.M.Joseph Bérubé,TobieThébcrge.Cajétain Bérubé, Jules Bernier, et les trois nouveaux ordonnés.MM.Bélanger, Thibault et Cloutier.Dans ces dernières années près de $7.000 ont été données par les paroissiens pour des améliorations à leur église et une nouvelle sacristie.Honneur à la paroisse de St Simon et à son digne curé, ils peuvent être heureux et fiers de leur belle église, de leur splendide sacristie et de la belle couronne de prêtres qui fait le plus bel ornemont d'une population franchement catholique.VI DI.AFRHIIE EGYPTE EUROPE * ANGLETERRE Londres, 11 sept.1882 Francis Hynes a été exécuté ce matin à Limerick.Il s’est préparé avec calme à l’exécution, en récitant des prières.Le procès des meurtriers de la famille Joyce va se faire à Dublin.Le gouvernement a commandé à Calcutta pour l’année d’Egypte, des tentes pour 5 000 hommes, et des équipages de campement pour 2 000 hommes.ITALIE • Rome, 11 sept.Un italien résident à Tunis ayant attaqué un soBat français, a été condamné a un an de prison par le conseil de guerre français.Ce fait cause un grand émoi dans la colonie Italienne, et dans toute l’Italie.ESPAGNE Madrid, 11 sept.Le sud de l’Espagne a beaucoup souffert des orages et de» inondation».Alexandrie, 11 sept.Le 9, le général Wood a fait une reconnaissance sur les côtes entre llamleh et Aboukir.La famille Rothschild a envoyé à l’armée anglaise 12 tonnes de tabac et 5 000 pipes.# On a des doutes sur la sincérité de 4 officiers qui disent avoir déserté le camp d’Arabi.La récolte du coton est perdue ; celle du sucre est bien compromise.Tout le monde dan* la IMiImkhiicu» du f'Uuudu y ont intéressé Voici encore quelques noms clos centainoK des principaux citoyens du Canada qui ont été guéris du catarrhe, do la bronchite, do l’asthme et des atlections des poumons par lo spiromètre du Dr Souvielle, qui porte les propriétés médecinales directement au siège de la maladie.Lisez et jugez par vous-mêmes : u Plusieurs membres de ma famille et de mes amis ont été guéris de la bronchite, de l’asthme et du catarrho par l’usage du spiromètre.’’ John P.Whelan gérant du Font and True Witness, Montréal.M.DcBoucherville, au département des sauvages, Ottawa, catarrhe «le plusieurs années maintenant guéri.M.Geo.Ager, Ottawa, caUrrho et maladie des poumons, guéri.Mme Smith, London, épouse du détective médical, guéri d'un catarrhe.Goo.Maguire, Toronto, 4S2, rue Adelaide ouest, sa tille guérie de l’asthme.(îeo.Willis, Exeter, Ont., catarrhe et bronchite.J.D.Armstrong, 1S6 rue Young, Toronto catarrhe et surdité résultant du catarrhe guéris.Thomas Telfcr, 13 rue Melinda, Toronto asthme guéri.N.Benj.A.Drake, rueSt-Urbain,Montréal, souffrant depuis nombre d’années do la bronchite et de l'asthme, est maintenant guéri.Aussi la guérison non moins surprenante de Madame Benoit, 114, rue Cathédrale, fille deM.David Perrault,qui soutirait de l’asthme et de la bronchite, depuis au-delà, de S ans, et qui est maintenant complètement guérie.Mad.Adamson, de Belleville, guérie tie la bronchite, et sa sœur guérie d'une bronchite et d'une affection des poumons.Je n’hésite pas à dire que lo spiromètre du Dr Souvielle guérira le catarrhe et la bronchite, John C.Fleming, éditeur du Post and True Witness.Ce qui précède est suffisant pour convaincre le public des mérites du spiromètre.L'instrument sera expédié à n'importe quelle adresse.Venez ou écrivez, en envoyant un timbre à M.Souvielle, ex-aide chirurgien de l'armée française, 13, Carré Phillipe, Montréal.Les médecins et les malades peu vont en faire l'essai gratis.13 jiii iei 1NS2.I an-SX l n remède infaillible pour les fièvres malignes existe dans F ** Ayer Ague cure.' Ce remède ne contient pas de quinine, peut être pris sans aucun danger et est efficace.Il n’est composé que de plantes végétales Petites nonvclks calendrier.— Québec, le mardi 12 septembre 1S82.1er jour de la Lune.Il y a eu nouvelle lune le inaidi 12 septembre, à 8 heures 1 i ni mu tes du matin.Le jour dure 12 heures i i minutes, et la nuit il heures 10 minutes ; le Soleil ae lève à 5 heures 3i minutes, passe au méridien à midi moins -i minutes, et se couche à G heures 18 minutes ; à midi, sa hauteur au-dessus de l’hoiizon de Québec est de 47 degrés et 2 dixièmes.La Lune se lève aujourd'hui à 5 heures i\ minutes du matin, et se couche à â heures 5S minutes du soir.cercle catholique.—-Conférence Mercredi par le Rev.B.Faquin O.M.I.Les membres peuvent amener leurs amis.l’excursion des typographes.—On ne pouvait désirer de plus belle tempéra lure que celle d’hier pour l’excursiou des typographes au lac St-Joseph.Aussi en a-t-on profité.Trois cents personnes en faisaient partie.Les excursionnistes se sont piomenés sur le lac ou ont dansé au sons d’un orchestre puissant qui acco m pagn ai t Tex c u rsi o 11.A cinq heures et quart les excursionnistes partaient du lac Si-Joseph pour St-Raymond, où ils ont eu plus de deux heures pour visiter cette magnifique paroisse.L’ordre le plus parfait n’a cessé de régner pendant toute l’excursion, qui a été un succès sous tous les rapports.mort accidentelle.—Hier matin, un jeune homme du nom de Costello, âgé 25 ans, est tombé d'un échafaud à la maison que l'on construit dans le moment pour M.Giguère sur la rue St Jean, et est mort instantanément.Il était célibataire.militaires a lévis.— Les compagnies de volontaires de Lévis et du comté de Québec se sont rendus à leur camp hier .i .* a Levis.UNE TENTATIVE ODIEUSE.—U itT llailS la matinée, deux hommes disant njipartonir à la police secrète, ont décimé leur prisonnière une jeune lillo qui montait le grand escalier de la rue Champlain an Cove Field et l'obligeaient; à les suivre quand l’arrivée d’une autre personne les fit prendre la fuite.pho.mi'titude.—Si yousconnaissez quel -qu’un qui souffre derrhumalisme, écorchure ou blessures, dites lui de se servir de l’huile St Jacob, dit M.Rosenthal de l’imprimerie bien connue de Rosenthal Roesch, 538 rue Californie, San Francisco, Cal.” Nous connaissons tous l'huile St Jacob, et sommes fixés sur la promptitude des guérisonsqu’ello opère.alarme.—La brigade du feu a été appelée a la boite 37 hier l’après-midi.Une lampe à pétrole venait de faire explosion dans la cave de M.Robitaille et Savard, rue de la Couronne.Pas de dommages.¦ Cette nuit, vers deux heures, la brigade a été appelée à la boite (52.Les pompiers ont éteint le commencement d’incendie.Peu de dommages.accident.— Un travailleur do bord lt& GUUKMi£iitt DU tAMADA NO du s’e*t cassé une jambe hier en tombant dans la calle d’un navire.engoue i.es volkuhs.—Des voleurs ont tenté de s’introduire dans la pharmacie de M.Burke, avant hier, la nuit.Moirr suiiiïe —Un prisonnier, du nom Octave Bourgouiu, *toiRa« , des rc-ins et des intestins.Elles donnent .a forco et la santé aux constit « ons de biles.sont our le confort et la sûreté.Phisieur autres steamers d’un tonnage plus fort sont en construction.Les arrangements et confort pour l».*s passagers sont tout ce que l’on peut désirer et sur quelques vaisseaux SUPERBE .La table ne peut pas être surpassée.La route est de NEW-YORK à: Gibraltar, Marseille*, Gène.'*, XapleN, Itle&Mine, l’alerme et au retour DE PALKRME DIRECTEMENT à New York,touchant simplement à GIBRALTAR.La route suivie se trouvant à près de 500 milles au Sud «le celle suivie par les steamers qui touchent au Havre, cette ligne Italienne est généralement favorisée par du beau temps.Les passagers pour l'Italie par cette ligne de steamers, évitent les transports ennuyeux par chemin de fer qu’ils étaient auparavani obligés «le faire.Les prix pour cabine et passage avec confort supérieur sont de $75 à $120 suivant les ports.11 y aura une grande excursion à Rome dans le mois de juin 1882.Il y a un médecin et une garde-mala»le sur chaque steamer.Pour plus amples informations s’adresser à L.W.MORRIS, Broodway, New-York.A Québec, à M.BROWN, Agent pour le Canada.No 113, Rue St-Pierre.Québec, 7 septembre 1881—lin.O DU “ PRESS ” D’ONHONTA.NEW-YORK.Onéonta, New-York, G Janvier ISS! De bonne heure l’été «iernier.Messieurs "B.J.Kendall h Cie., d'Enosburgh Fails, Yt., ont passé un contrat avec les éditeurs du Press pour la publication, pendant une année, d'une annonce d'une demi-colonne, établissant les mérites du Kendall’s Spavin Cure.En même temps, nous avons fait l’acquisition, lie cette société, «l'une certaine quantité de livres intitulés : Traité du Dr Kendall sur le Cheval et ses Maladies, que nous donnons aujourd’hui en prime à ceux des abonnés du Press qui paient d'avance.A peu près au temps que l’annonce parut pour la pr-xnière fois dans ce journal, M.P.G.SCJIERMERHORN, qui réside près de Colliers, avait un cheval attaqué d’eparvin.Il lut J’annonce, et se décida à essayer l’ellicacité du remède, bien que ses amis se moquassent de sa crédulité.11 acheta une bouteille «lu Kendall’s i Spavin Cure, et commença à en faire usage sur le cheval suivant l’ordonnance.li nous a informés cette semaine que ce remède a opéré une guérison si complète, qu’un vétérinaire habile qui a examiné l'animal dernièrement, n'a pu trouver trace de l’éparvin ni de l’endroit où il était situé.M.Schermerhorn s’estrdepuis procuré un exemplaire du Traité du Dr Kendall sur le Cheval ei ses maladies, qu’il prise beaucoup et dont il ne se départirait pour aucun prix, s’il ne pouvait s'en procurer un autre exemplaire.Voilà ce que vaut t’annonce de bon articles.LE MAGNIFIQUE VAPEUR £C Hjanr©ntides35J Capt.E.FORTIER, Commencera le 17 JUIN prochain, ses voyages entre Québec et Ste-Annc, TOUS LES JOURS A C H.A.M., EXCEPTÉ* LES MARDIS ET SAMEDIS.Où les voyages suivront les heures de la marée.L’ONGU i- NT est un remède infaillible pour ieà douleur* da;:s les jambes, la poitrine, pour l*ra vieilles b!*.-pures, plaies et ulcère?.11 est excellent pour la goutte et I- rhumatisme, Pour les maux de gorge, bronchite, rhumes, toux, excroissances glanduleuses, «?t pour tout»*-les maladies de la peau, il est sans rival.Manufacturé seulement à rétablissement .Ju professeur HOLLOWAY.533.RUE OXFORD.LONDRES, et vendu à raison de 1 s.Ijd., 2* 9d., Ils.22s., et 33s.chaque boite et jk>-, et au Canada à 3G cents, 90 cents et $1.50, vl les plu grandes dimensions en proportion.D’UN EM IM EN T MEDECIN.Washington ville, Ohio, 17 Juin 1S80.Du J.B.Kendall A Cie, Messieurs -Après j avoir lu l’annonce que vous avez publiée dans 1*.* ' Turf, Field and Farm du Kendall’s Spavin Cure, ayant un cheval de course de valeur, qui a été boiteux pendant dix-huit mois, par suito d’un éparvin, je vous en ai demandé par l’express • bouteille, qui a fait disparaître toute boiterie cl toute tumeur, ainsi qu’un gros suros qu’avait uu autre cheval, et les deux chevaux sont aujour d’hui aussi sains que des poulains.La bouteille m’a valu cent dollars.Respectueusement, H- A.BKRTOLETT, M.D.F VISANT un voyage régulier tous les Dimanches.à partir du ^courant.Le départ aura lieu à G HEURES du matin, et le prix aller et retour sera «le CINQUANTE CENTS.Nous annonçons au public que le vapeur Laurentides a subi de grandes réparation* dans ?a ccque ; ayant une bouilloire neuve, il aura par conséquent une vitesse inaccoutumée jusqu'à ce jour.H s'occupera aussi des pèlerinages engagés d avance.Il défie toute compétition tant sous le rapport du prix que du confort.„ , , .„ Capt.E.FORTIER.\ .PO I \ IN.Agent, No 11, rue St-Pierre, .Basse-Ville, Québec.Maison Potvj.v à Gauvond, Marchands-Epiciers.Québec, 12 juin 1882—2m.548 AVERTISSEMENTS.—Je n’ai pasd’a-gents aux Etats-Unis, et mes remèdes ne sont pas vendus dans ce pays.Les acheteurs devront alors faire attention à l’étiquette sur les ï»ots »*i les boites.Si l’adresse n’est pas 533, OXFORD STREET, LONDRES, il y a falsification.Les marques de commerce de rno* remède* sont enregistrées à Ottawa At à Washington.Signé : THOMAS HOLLOWAY, 533, Oxford Street.London.Québec, 2 novembre 1881 —1 an.C CE JOURNAL VS* ; I Chapeaux en Paille ! » tv - KENDALL’S SPAVIN CURE.” Frémont, Ohio, 25 janvier 1881.Dr.B.J.Kendall A Cio.Messieurs.— Je crois qu’il est de mon devoir de vous offrir mes remerciements pour le bénéfice et le profit que j’ai retiré de l’usage de votre inestimable et célèbre “ Kendall’s apavin Cure.” Mon cousin et moi avions un mgnifique étalon, valant $4,000, qui avait un très mauvais éparvin, et que quatre chirurgiens-vétérinaires éminents avaient déclaré inguérissable, et Uni pour toujours.En dernier ressort, je conseillai à mon cousin d’essayer une bouteille de “ Kendall’s Spavin Cure.” Il eut un ellet merveilleux ; là troisième bouteille l’a guéri, et le cheval est maintenant aussi bien que jamais.Le Dr.Dick, l’éminent chirurgien-vétérinaire d’Edinburgh, était mon oncle, et jo prends un gran«I intérêt dans le succès dosa profession.Sincèrement, JAMES A WILSON, Ingénieur Civil.KENDALL’S SPAVIN CUliE.SUR LA CHAIR HUMAINE Il a été employé dans des milliers «le cas sur la chair humaine, avec uu succès toujours si merveilleux, que nous sommes certain qu’il est le meilleur liniment découvert jusqu’à ce jour.Il a la force pour pénétrer où n’ont pu atteindre d’autres remèdes, et guérir les maux les plus difliciles, sans causer jamais aucune éruption ou autre altération de la peau, ni produire aucune douleur.Prix .$1.00 la bouteille, ou six bouteilles pour $5.00.Tous les Pharmaciens l’ont en mains, ou pourront vous le procurer , ou bien il sera encore envoyé à n’importe quelle adresse sur réception du prix par les propriétaires Dr B.J.KENDALL A CÏE, Enosburgh, Falls, Yt.En vente chez tous les Pharmaciens.LYDIAN, FILS A CIE, Montréal P.Q., Agents généraux.Québec, 25 février 1882—1 an.4G8 s aujourd’hui la balance de mes Effets en paille, A mm GRANDE RÉDUCTION, afin de diminuer l’assortiment.AUSSI CHAPEAUX LÉGERS EX FEUTRE /t TRES BAS PRIX.JAMES C.PATERSO N 27, RUE RUADE.Québec, 19 juillet 1S62.trou va ur au bureau d’annonce de journaux de GKO.P.HOWELL A CIE.(10, rue Spruce) où l’on peut pa-ser Jes contrats d’annonces pour oe journal t Xcw-York.Québec, 25 mar* 1880.VS7 CONDITIONS •DU- Courrier du Canada Prix «le l’Abomicm em EDITION QUOTIDIENNE.CANADA ETA lNADa f KT 1 TS-UNJS.( .^ I ANGLETERRE kn an.&G.OO mois.3.00 Trois mois.|.5u Un an.25* Six moie.12.0 Trois mois.0.3 j Vn an:.OO F «anus r KAN LL.^ Six mois.On) •* Trois mois.14 • ICG2 J.I w FABRIQUANTS UE PAPIER PA PETERIE DE LORETTE FABRIQUENT le feutre pour toiture, lambrisage et pour mettra sous les tapis.Aussi boites à allumettes en papier, cartes, tapisseries et papiers à envelopper et à imprimer.A la Papeterie du Pont Rouge On Fabrique les cartons en bois, pour boites carton de paillo, et pulpo de bois.’ MM.RE1D font l'importation elle commereo du toutes sortes de papiers, eircls pour rolieurs tapisseries, r ’ Ils gardent toujours en magasin un assorti, ment de papior.de métaux, et de fournitures pour la marine, etc,, etc.* On paye le plus haut prix pour toute sorte de toile, cordage9, chiffons, rognures de papier U toutes aortes do vioux mélaux * Québec, 11 septembre 1880.* a TARIF DES ANNONCES.Les annonces sont insérées aux cumR'iou* suivantes, savoir : .Six lignes et au-dessous.0 Cv: tin* J'our chaque insertion subséquente.124 •• Pour les aunonces d’une plus grande riondu*' elle* seront insérées à raison de 10 contins 1.,! ligne pour la promièro insertion, et «le 5 c m pour les insertions subséquentes.Les annonces, les réclames, les aJionn doivent être a»iressés à liment* JLeger Brousscuu, EDITEUR-PROPRIÉTA JHE, Da N.E.DJONNB, rédacteur en chef FLAY IFN MOFFKT, assist rédacteur AUGUSTE MICHEL, pour la partie car OJHJtiJiiitî •U RUE BUADE, HAUTE-VILLE qU£B£C.IMPRIMÉ KT PUBLIÉ PAR LEGER BROUSSEAC iditrur-ProprUtain, No 9,rno Bnada.Hanta.Vil^Quôbeo
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