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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 19 juin 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1882-06-19, Collections de BAnQ.

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I Meme Année Wo 13-Edition quotidienne—Oeme Annee Lundi 19 Juin 1S83 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS Dr N.E.DIONNE, Rédacteur eu Chef J’AIME L'UMEUTE A 1* A K IS Taris, 31 mai 1882.Depuis quelques jours de graves désordres éliraient la population paisible à Taris, dans ce qu’on appelle le quartier Latin.Non seulement les rues et les boulevards, mais les jardins publics memes sont le théâtre de scènes tapageuses qui vont jusqu’aux actes de violence.La manifestation qui a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche a été la plus grave et la plus regrettable.On en sait déjà quelques détails.Disons ici sommairement que les agents de la police ont chargé à plusieurs reprise une bande nombreuse:: d'étudiants dont l’attitude et les cris leur semblaient avoir un caractère de provocation, qu’il y a eu des blessés de part et d’autre.On a même fait courir le bruit qu’un jeune homme avait succombé aux coups reçus, mais la nouvelle a été reconnue fausse.Elle prouve en tout cas l’émotion qui s’était répandue dans le quartier des étudiants.Les députés de la capitale se sont réunis, et on annonce une interpellation pour aujourd’hui même.Le préfet de police est des plus embarrassés.On connaît le motif ou le prétexte de ces échauffourées.Nos lecteurs nous sauront gré de ne pas insister.11 est impossible de toucher à la boue sans se salir les doigts.Le tribunal correctionnel de la Seine est.d’ailleurs, saisi des plus notables incidents, et il ne nous appartient pas de devancer son jugement, en distribuant à l’aventure l’approbation on le blâme.Mais nous pouvons dès aujourd’hui tirer une ou même plusieurs leçons de ce qui vient de se passer, et nous croyons utile et convenable de le faire, en laissant de côté toutes les questions personnelles.Vu des plus grands maux qui puissent affliger un pays, c’est la licence publique des mœurs, et l’un des plus sérieux dangers pour un gouvernement, c’est l’indignation populaire, quand elle s'allume à propos de scandales provoqués ou simplement tolérés.Sans rappeler ici les souvenirs classiques de Lucrèce et de Virginie, qui amenèrent à Home la chute de deux institutions, à savoir, celle des rois et celle des décemvirs, il est permis de croire que les saturnales du Directoire contribuèrent, autant ?uo les assassinats juridiques de la îonvention, à Teffrondement du gouvernement républicain, qui s’opéra si lestement au 18 brumaire, sinon aux applaudissements, du moins au grand soulagement de la France.Nous ne voulons pas aujourd’hui annoncer à une courte échéance la chute du régime qui a rendu nos boulevards inabordables, à certaines heures, pour les femmes honnêtes, et des quartiers entiers inaccessibles pour les citadins d’humeur pacifique ; mais le fait seul d'avoir ému moralement et bouleversé matériellement toute une population par la tolérance du vice allant presque jusqu’à la protection, ne donnera pas une bonne renommée à un gouvernement depuis longtemps dénué de toute espèce de prestige.Laisser Feuilleton du COURRIER DU CANADA 19 Juin 1882—No 42 Par Mme Augustus Craven.(Suite) insulter Dieu et prendre indirecte* ment la défense de certaines personnes inavouables, c’est se faire une étrange idée du rôle des protecteur de la paix publique.Que nos gou* ver liant s y prennent garde : la pire des émeutes est l’émeute du mépris et du dégoût.Léonce de la Rallaye OiMcoiirm «lu Pape aux 4léputnlioiiM ouvrière* Le dimanche 21 mai, Léon XIII a reçu dans la salle du Consistoire les députations ouvrières du Tiémont et de la Ligurie.Dans l’entourage du Saint-Père on remarquait LL.EEm.les cardinaux Sacconi, Chigi, Oreglia Ledochowski, lîartolini, Nina, Ali -monda, Ludovic Jacobini, Mortel et Ricci, et LL.GG.Mgr Schiaflino, évoque de Nissa et président do l’Académie des nobles ecclésiastiques,et Mgr Mermillod, qui s’intéresse si vivement à l’organisation chrétienne des classes ouvrières.M.le chevalier Marietti, chef de la députation piémontaise, a eu l’honneur d’exprimer, au nom de l’assistance tout entière, les sentiments de foi et de filial attachement des pèlerins.Léon XIII a répondu par le discours suivant : “ Plusieurs fois, dans le cours de Notre Pontificat, et cette année encore, Nous avons vu réunis devant Nous les ouvriers catholiques, et, toujours, nous avons eu pour eux des paroles de louange et d’encouragement.Ces paroles, Nous les adressons aujourd’hui à vous, très chers fils, qui, de la Ligurie et du Piémont, êtes accourus en bon nombre à Rome, pour retremper votre foi, pour confirmer votre dévouement à l’Eglise et votre soumission à son chef visible, le vicaire de Jésus-Christ.44 Pour Nous, qui récemment encore avons recommandé on ne peut plus vivement l’union de toutes les sociétés catholiques, afin d'écarter des populations italiennes les -périls qui menacent leur foi, Nous considérons comme très louable que les artisans et les ouvriers italiens s’unissent en associations fraternelles, à l’ombre et sous la bienfaisante influence de la religion catholique.44 Ces associations ont toujours été favorisées et bénies par l’Eglise qui a constamment professé pour les classes ouvrières une prédilection spéciale et une sollicitude vraiment maternelle.Que si elle a pourvu tout d’abord à leur salut éternel, elle n’a pas omis, cependant,de s’occuper aussi de leur bien-être temporel.De même que l’Eglise catholique, propageant et promouvant partout, avec le sentiment religieux, la vraie civilisation a constamment favorisé le progrès des lettres et des sciences, de même aussi elle a eu à cœur et elle a procuré le développement des arts et des métiers.C’est elle qui sanctifie et ennoblit le travail, qui eu allège le poids en voulant que tout excès de rigueur en soit tempéré par les règles de la charité.C’est elle qui a inspire et pris sous sa tutelle tant d’institutions qui ont pour but de venir en aide au pauvre et à l’ouvrier dans les diverses nécessités de la vie.“ Les cités italiennes qui, de préférence aux autres, ont ressenti davantage la salutaire influence de l’Eglise sont aussi celles qui ont été dotées d’un plus grand nombre d’instituts de bienfaisance, tels qu’hôpitaux pour soigner les malades, hospices pour accueillir les pauvres, écoles pour instruire la jeunesse, en un mot toutes sortes d’institutions pour secourir les malheureux lorsqu’ils sont inhabiles au travail ou réduits à la misère.Que si par suite des vicissitudes des • temps et de l'affaiblissement du sentiment religieux, un grand nombre de ces secours sont venus à manquer, il a été procuré par d’autres moyens de subvenir aux besoins spirituels et temporels des artisans et des ouvriers.Vos sociétés même l’attestent et le prouvent, car elles visent à resserrer parmi les membres qui les composent le lien de la plus suave vérité, a améliorer leur sort, à promouvoir parmi eux la vie chrétienne, à les instruire, à les soulager dans tous leurs besoins.“ Il n’en est pas ainsi des ennemis de l’Eglise.Par les flatteries et par las plus amples promesses, ils s’efforcent de séduire et d'attirer à eux les ouvriers ; mais ils cachent sous de belles apparences le criminel dessein de se servir des ouvriers comme d'un instrument pour mettre à exécution leurs sinistres projets.Ennemis du vrai bien des peuples et uniquement soucieux de bouleverser l'ordre providentiel de la société humaine, ils ont besoin d'avoir à leur disposition des hommes audacieux, auxquels ils savent inspirer l’insubordination à toute autorité, le mépris de la religion, la haine des riches, le désir immodéré des jouissances ; et, une ibis engagés dans cette voie, ils deviendront le fléau dont le Seigneur se servira, peut-être, pour punir la société égarée ; mais, eux-mêmes, ils seront victimes de leurs méfaits, en tombant sous les coups de la justice humaine et divine.44 Pour vous, très chers fils, vous témoignez, par le fait, d'avoir compris ces choses, et c’est pour cela que vous avez voulu vous réfugier à l'ombre de la religion et de l’Eglise.Aimez-la cette Eglise, très chers fils, adressez-vous à elle comme à votre meilleure bienfaitrice ; accueillez-en avec docilité les enseignements ; sui-vez-en fidèlement les préceptes ; soyez animés entre vous de l’esprit d’union et de concorde, et faites en sorte que vos sociétés se multiplient et s’étendent de jour en jour, pleines de vie pour exercer autour d’elles une action chrétienne.44 C’est dans ces sentiments que accueillons de bon cœur les dons que vous Nous avez offerts, et, mieux encore, l’hommage que vous Nous avez rendu de votre fidélité, de votre soumission, de votre dévouement.“ Nous prions vivement le Seigneur de vous maintenir dans cette concorde indissoluble et de vous confirmer dans vos saintes résolutions.“ Comme gage des célestes faveurs et en témoignage de Notre particulière bienveillance, Nous accordons à vous tous ici présents, à vos familles et aux sociétés que vous représentez Notre bénédiction apostolique.” - ^— ¦ ¦¦ ¦¦ f.c MiitlraKU uiilvcrM-1 Voici ce que M.Zola écrivait, il y a un an, dans une causerie publiée par le Figaro, de Paris : “ Le suffrage universel n’a rien encore de scientifique, il est tout empirique.Avec la masse considérable de nos électeurs illettrés, avec les honteux trafics sur la coquinerie des uns et la bêtise des autres, il est toujours impossible de savoir ce qui sortira du scrutin.Le total de l’opération est quand même falsifié, jamais le vrai ne sera obtenu parce qu’il est le vrai.Les candidats qui méritent d’être élus en sont réduits à descendre aux mêmes manœuvres louches que les candidats qui n’on cueune bonne raison pour l’être.En un mot, le principe superbe de la souveraineté du peuple disparaît, il ne reste que la cuisine malpropre d’un tas de gaillards qui se servent du suffrage universel pour se partager le pays, comme on se sert d’un couteau pour découper un poulet.“ Et cela explique que les hommes politiques se fâchent, quand il leur faut, en trois semaines, pétrir les élections, les cuire et les manger.C’est que la besogne ne va pas toute seule ! 11 s’agit pour chacun de conquérir l’électeur, de l’amener à ses idées, de lui brouiller la cervelle au point de lui arracher son vote.Cela, en langue polie, s’appelle l’éclairer.Mais comme chaque parti et même chaque candidat a la prétention d’éclairer à sa iaçon, vous vous doutez du bel effarement qui doit se produire dans la tête de celui-ci.Un le tire à hue, on tire à dia, et plus souvent il vote au petit bonheur, cédant aux considérations les plus étranges du monde.“ La vérité est que, jusqu’à présent, le suffrage universel est à qui sait le prendre.C’est une affaire d’habileté et d’énergie.On se rappelle avec quelle carrure le second Empire s on était emparé.Pendant dix-huit ans, il l’a tenu docile sous le fouet, et si la bête lui échappait vers la fin, c’est qu’il devenait maladroit, et qu’il ne savait plus la monter.Aujourd’hui la République tient les guides ; mais il ne faudrait pas qu’elle lit la moindre faute, car elle serait vite jetée sur les cailloux, les reins cassés.” Après cct éreintement en règle, reproduisons la description que fait M.Zola de la campagne électorale en France : “ On ne peut, dit-il, s’empêcher de sourire en voyant de quelle façon puérile et effarée s’engage la campagne électorale.C’est un ahurissement universel.Tout le monde à commencé par demander un programme, comme un troupeau demanderait un chien.Songez-vous à cela, pas de programme ! pas de poteau indicateur ! pas de guide-âne ! Le suffrage universel, qui est ax'eugle, reste terrifié au milieu du chemin, en réclamant à grands cris la main du premier passant venu ; autrement il est certain de ne pas faire trois pas sans culbuter.“ Voilà où l’on en est.Les journaux Elle ne voulut ni l’écouter ni lui répondrc.Tont en étant un peu dérouté, Horace se borna alors à chercher l’explication de cette attitude imprévue, et cette explication, il crut l’avoir trouvée lorsque, la veille au soir, Eliane avait répondu à ses instances par les paroles dont on se souvient., Ce fut donc avec une parfaite bonne foi que M.de Trôvnls vint plaider sa cause auprès do Mme de Liminges.Elle était, on le sait, disposée à le fort bien accueillir, et le fut bien d’avantage encore lorsqu’il avoua qu’il avait osé exprimor scs sentiments à Mlle de Liminges, mais qu’elle avait su lui faire comprendre qu’il devait se conformer aux usages ordinaires et nu’il croyait lui obéir en venant formellement lui demander sa main.On devine si la marquise fut satisfaite, et si l’entente entre eux fut prompte et facile.Toutefois, pour co jour-là, elle avait encore une autre chose à cœur,et cette autre chose,celle-ci pourrait la faciliter.Elle demanda j donc à Horace de retourner à Taris, ¦ et d’y attendre la réponse d’Elianc 1 jusqu’au lendemain.j Horace se soumit, et quitta le chà-1 teau, intimement convaincu qu’avant vingt-quatre heures il y serait rappelé, par la volonté d’Eliane, en qualité de prétendu.A peine M.de Trévnls était-il parti que Raynald parut à son tour, avant que sa mère eût le temps de le faire appeler.Un long entretien avec Malseigne, la veille au soir, l’avait instruit des intentions de la marquise relativement à Mlle de Longvilliers, et cetto révélation avait porté le comble à l’irritation que lui causait déjà l’encouragement accordé par elle aux prétentions de Trévals.Il pouvait se convaincre de la nécessité de sacrifier au devoir lilial le penchant de son cœur, mais c’était là le dernier terme que sa soumission pût atteindre.L’entretien entre la mère et le fils fut bref.La marquise, qui n’accordait peut-être pas à son fils autant de tenacifé dans ses résolutions qu’il en possédait réellement, discerna cependant assez vite que, sur l’article du mariage projeté, il lui fallait abandonner la lutte.Cela reconnu, elle ne la prolongea pas un seul instant.Com- me tous ceux qui savent commander ou gouverner, elle ne faisait rien d’inutile, ot savait se contenter d’un succès obtenu lorsqu’elle no vovait aucune possibilité immédiate d’en obtenir un autre.Tour le moment, elle se contenta d’avoir étouffé dans son germe le projet insensé de son fils et malgré le déplaisir que lui causait tout échec, elle l’eût congédié sans rieu dire de plus, si Raynald, cédant à une dernière impulsion, n’eût ajouté : “ Ma mère, vous savez quelle est celle que, seule, je puis aimer.Si vous me refusez le consentement que, pour la dernière fois, j’implore, vous le comprenez, je ne puis rester près d’elle.Je dois partir.La marquise réfléchit pendant un instant.un instant dont elle 11e devina pas l’importance, puis elle lui dit ; “ Peut-être.Pour un certain temps en effet, c’est, je le pense,ce que vous aurez de mieux à faire.—Je parterai donc.Ce sera un adieu plus long, cette fois, que vous ne le prévoyez peut-être, ma mère.Ma mère, répéta-t-il avec agitation, en se mettant à genoux devant elle.songez-y, je vous en supplie !.c’est pour la dernière fois que jo vous en conjure.—Ma vie tout entière, mon àme elle-même, est on ce moment entre vos mains !.” Il eût été heureux que la marquise comprît par elle-même la gravité de cet appel suprême, et que la portée de son inflexibilité lui fût montrée d’avance ; mais elle avait pour ce qu’elle nommait la “ langue sentimentale ” l’aversion la plus vive.Elle n’en faisait pas plus de cas que de celle qu’on parle en délire.Son fils, en ce moment, lui lit l’effet de lui parler cette langue, et elle lui répondit sans ménagement et avec ironie : “ Tour aimer, il faut être certain d’être aimé : pour épouser, il faut être certain d’être agréé.” Et lorsque son fils, quittant brusquement son attitude suppliante, l’interrogea du regard, elle lui répondit par un récit qu’elle croyait exact, qui venait de se passer entre elle et Horace.C’était là, en résumé, ce qui avait eu lieu dans le petit salon de la marquise avant l’entretien qu’on a lu à la fin du chapitre précédent.Si Eliane eût tout vu et tout entendu, cille eût mieux compris la scène qu’elle venait d’avoir avec son cousin, et elle en eût emporté peut-ètre un souvenir moins amer.Au lieu de cela, rentrée dans sa chambre, elle essayait vainement de se calmer.Pour la première fois de sa vie, elle ne pouvait parvenir à reprendre possession d’elle-mème.Elle souffrait de ce qui se passait autour d’elle et dans son propre cœur.Une heure auparavant tout lui avait semblé dans lo présent, clair et limpide, LÊ OER BROUSSE AU, Editeur Propriétaire.ouvrent une enquête.On s’arrête aux coins des rues et on s’interroge en se demandant avec angoisse pourquoi et sur quoi l’on vote.Cela, à mon sens, est d’un assez bon comique, et juge d’une façon piquante notre politique française, qui est une politique romantique, à coups de théâtre, toute dans la bataille des principes et des personnes, au lieu d’être une politique d’affaires, une politique do braves gens travaillant à la 6eule prospérité du pays.“ En France, je le répète, il nous faut un homme ou un principe, pour que nous nous passionnions.A cette heure, l’homme a fait un faux pas, et les principes sont trop en menus morceaux, cassés et secoués ensemble.Dès qu’on ne fait plus des élections d’opposition, le suffrage universel devient maussade, et il pose cette étrange question, que je n’ai pu trouver sans rire dans les journaux de la semaine : “ Dites-moi donc pourquoi et 6ur quoi l’on vote ?” “ Mon Dieu ! on vote, parce que la Constitution le veut, et on devrait voter sur les besoins de la France, sans autre programme que de lui donner des représentants dignes d’elle, capables d’assixrer sa grandeur.La raison réclame des capacités, lorsque la politique nous donne des hommes de parti.Personne ne semble se douter de la simplicité de la question ; un programme tout naturel s’impose aux électeurs : qu’ils choisissent, parm i eux, le plus éclairé, le plus honnête, et qu’ils l’envoient à la Chambre, en lui disant uniquement : *• Faites de la bonne besogne.’’ “ Seulement, que deviendraient les médiocres, si le suffrage universel, échappant à toute cuisine politique, était enfin l’expression même du bon sens de la nation ! “ Ah ! je la hais, cette politique ! “ je la hais pour le tapage vide dont “ elle nous assourdit, et pour les “ petits hommes qu’elle nous impose ! “ Vous allez voir, quoi qu’il vous “ arrive, quelle pauvre Chambre elle “ nous enverra.C’est comme une “ écume d’ignorance et de vanité que “ le suffrage universel jjousse dans “ Paris.Pantins d’un jour, illustres “ inconnus retombant dans le néant, ‘ plats ambitieux venant faire le jeu, “ du plus fort et se contentant d’un “ os à ronger, cerveaux malades rô-“ vant de venger leurs continuels “ échec, tous les appétits déréglés, et “ toutes les sottises lâchées ! “ Lorsqu'un homme simplement “ raisonnable passe, et qu’il jette un “ regard sur ce grouillement qui “ fermente, il s’arrête, stupéfait et “ navré.Quoi ! est-ce possible, est-“ ce donc la France qui est là ?Non, “ la France est ailleurs, elle n’est pas “ avec cette vermine qui la dévore, “ elle est avec ceux de ses enfants qui “ pensent et qui travaillent.’’ Oli ! cos bons républicains ! Les horions que le citoyen Jules Roche a rçus de l’éminent évêque d’Angers, le jour où il a porté devant la Chambre sa proposition de spoliation, 11e l’ont nullement découragé, les jacobins l’ayant amplement dé- dommagé par la prise 011 considération.Maintenant il vient demander l’abrogationjde la loi du 29 avril 1829, sur les sacrilèges et les délits commis dans les églises.Cet honnête citoyen veut qu’on puisse impunément s’en aller troubler et bousculer les ministres de la religion, et faire enfin un scandale dans le lieu saint.Les chrétiens ne doivent plus avoir la liberté de se rassembler pour prier, sans être exposés aux outrages des athées et des libres-penseurs ; c’est dans l’ordre,et il y alieude croire que la proposition doM.Jules Roche sera accueillie très favorablement par lo gouvernement et par la Chambre.*** 11 en sera de même sans doute d’une autre proposition du mémo M.Jules Roche, et qui lui est inspirée, naturellement, par le même esprit.Nous voulons parler de la démolition de la chapelle expiatoiro de la mort de Louis XVI.D’abord, c’est une chapelle ; et ce serait déjà un titre suffisant pour qu’elle offusquât les yeux du personnage.Ensuite cette chapelle a été élevée en expiation d’un acte que M.Roche ne considère pas comme criminel, mais au contraire digne de tous les éloges.La condamnation à mort et l’exécution d’un roi, quoi de plus méritoire aux yeux d’un si parfait républicain ! L’existence de cette chapelle dans un temps ou l’on élève des statues aux régicides est un anachronisme et un non sens.M.Gambetta est, parait-il, très préoccupé des dîners d’apparat que donne depuis quelque temps M.Henri Brison.Autrefois, “ l’austère ” Brisson affectait des habitudes de Spartiate, et bannissait de sa table les somptuosités gastronomiques si chères à M.Gambetta.Maintenant, il n’en va plus de même ; sans avoir un “ chef ” égal à Trompette, M.Brisson s’est procuré un cuisinier que le Jockey-Club a réchauffé dans son office.Et non seulement ce “ chef ” est habile, mais les convives appelés à savourer ses plats sont maintenant choisis parmi ceux que les amis de M.Brisson appellent “la meilleure société.” Le président de la Chambre réunit autour de sa table des artistes, des financiers, des hommes de lettres, des journalistes, et même quelques officiers.Bref, M.Brisson tourne au Gambetta.Qu’est-ce que cela veut dire ?Les courtisans du grand ministre jasent fort, et se demandent si cet affreux Brisson ne songerait point par hasard à se mettre dès aujourd’hui sur les rangs pour la future présidence Y I/» RroH'e do lu peau D’après le New-York medical record, le docteur John Girdner aurait appliqué sur les parties dénudées d’une plaie devenue granuleuse des fragments de peau recueillis sur le corps d’un suicidé, sic heures après sa mort.La peau fut coupée en petits frag- dans l’avenir, brillant et lumineux.Maintenant, comme dans un miroir qu’un souffle a terni, elle 11e voyait plus rien qui ne fût troublé et confus.Elle éprouvait surtout le malaise le plus contraire à sa nature, car elle en voulait à sa tante, elle en voulait à Horace.Hélas ! elle en voulait à Raynald, et parce qu’elle lui en voulait, elle s’en voulait à elle-même.Elle se promenait depuis une heure dans sa chambre, sans pouvoir maîtriser son agitation, lorsqu’un pas précipité approcha de sa porte, et Mlle de Longvilliers entra sans frapper.“ Ouf ! ” dit-elle en se jetant dans le seul fauteuil qui se trouvât dans la chambre, “ en voilà de belles !.J’ai besoin de venir ici exhaler ma mau-xaiso humeur.—Nous sommes seules, n’est-ce pas ?.personne ne peut nous entendre ?—Non.—Eh bien ! Voilà M.de Liminges parti !.“ Parti !.Raynald ! balbutia-1-elle.—Oui, à cinq heures, et Horace, une heure auparavant.—M.do Trévals n’est plus ici non plus ?—Non, il est parti à quatre heures, et ce matin M.do Malseigne ! c’est une fuite générale, une vrai bourrasque qui les a tous emportés ! Ce n’est guère flatteur pour voub et pour moi, Eliane.Mais j’aurais plutôt envie d’en rire que de me creuser la tête à deviner quelle mouche les a tous piqués, si mon grand-père 11e.prenait pas la chose au tragique, et si lui aussi, maintenant, ne voulait pas partir aujourd’hui même ! —Aujourd’hui !.—Oui, il prétend que le départ du maître de la maison pendant que nous sommes encore ici, est une impolitesse qu’il ne veut pas subir.—Mais, on effet.—En effet, dit Constance en se levant, avec une hauteur qui, eu ce moment lui seyait assez bien, M.le marquis de Liminges aurait dû 11e pas oublier les égards dus au duc et à la duchesse do Longvilliers ; mais, quant à moi, ce que je regrette surtout c’est de n’avoir pu lui montrer à quel point il m’est indifferent.J’aurais voulu, j’en conviens, qu’il 11e pût avoir le moindre doute à cet égard.Eliane la ragarda en silence avec surprise.Quoi, pensait-elle, hier, il lui plaisait, plus qu’aucun autre ; aujourd’hui, il lui est complètement indifférent !.Elle avait cru devenir sa femme.(la femme de Raynald !).et maintenant sans regret, sans effort, elle ne pense plus à lui !.Toutes ces pensées lui traversèrent l’esprit en un instant et n’y ramenèrent point la tranquillité.(ù suivre) * LE COURRIER DU CANADA mente et appliquée sur la plaie avec un taffetas protecteurs, puis modère-ment serrée.Après quatre jours, on enleva le taffetas et un quart seulement des greffes partit avec le lavage.M.Girdner réclame donc la priorité pour la greffe de peau de cadavre, et voit dans ce procédé un avenir considérable pour la réparation des cicatrices.Accordé au susdit M.Girdner la priorité de faire des greffes avec la j peau des cadavres.Oh ! ces américains !.üfiECTEUKN DE QUÉBEC MANIÈRE DE MARQUER LES BULLETINS DE VOTE Nous donnons ici des modèles de bulletins, indiquant la place où il faut mettre la croix, pour voter en faveur de MM.McCreevy, Bossé et Rhéaume.District électoral de Québec-Ouest 1882.SOMMAIRE Franc**.Discours «lu Pape aux députai ions ouvrière*.Oh ! ces lions républicains.La greffe de la peau.Fecillkto.n :—Eliane : (.4 suirre).Un dernier mot.Les réclamations McCreevy.Aux électeurs de Québec.Saint-Hyacinthe.Europe, Notes commerciale.La mouche d pitate.sa destruction.Petites nouvelles.ANNONCES NOUVELLES Enseignement.—Madame veuve Boulay.Havre de Toronto.—F.H.Ennis Avis aux entrepreneurs —Ernest Gagnon do do do do CANADA QUEBEC, 19 JUIN 1SS2 lin dernier mot Nous n’avons pas besoin de recommander à nos amis de réunir tous leurs efforts pour faire triompher les candidats conservateurs.Le temps des discours est passé.Il faut maintenant que chacun se mette à l'œuvre pour faire voter ses amis.C’est le gage du succès.Pas d'abstention.Ne soyons pas confiants dans notre force au point de négliger d’enregistrer quelques votes A l’œuvre donc, et le succès couronnera notre travail.Québef-Eftt Une réunion des électeurs de Québec-Est est convoquée pour ce soir à 7 heures, au carrefour des rues Saint-Vallier et Saint-Ours.Sir Hector Langevin doit y prendre la parole.Le 4i Courrier du Canada Le mardi 20 juin,jour des élections générales, le Courrier ne paraîtra pas ; mercredi, il donnera,sur les élections tous les résultats qui seront alors connus.—- - - - - - Demain soir, les bureaux du Courrier du Canada, No 9, rue Buade, ainsi que les nouveaux bureaux du Canadien (rue de La Fabrique, N° 30, porte voisine de M.Morgan, marchand de musique), seront ouverts pour recueillir toutes les informations électorales, et les communiquer ensuite au public québecquois.Le quorum.à la Chambre des Communes, est, on le sait, de vingt voix.Nous avons déjà vingt députés conservateurs élus par acclamation.C'est le quorum.————— - •• Lu réélu mai Ion .MoCîmny La sentence abitrale à été rendue unanimement le 14juin 1882, parles trois arbitres W.Shanly, Chs Odell et Sand ford Fleming, ingénieurs civils, accordant $147,473 à Thon.Thos M.McGreevy, sur sa réclamation contre le gouvernement de Québec, qui était plus de $1,700,000 (donnant environ D12).La sentence a été signifié par L.-N.Dumouchel, notaire à Québec, aux deux parties le lendemain.Du Star : L’élection par acclamation de vingt conservateurs contre un seul libéral augure mal pour les destinées de ce dernier parti au prochain parlement.Ce résultat indique à l’évidence le sentiment qui prévaut dans le pays.Les conservateurs retourneront au pouvoir appuyés par une grande majorité.H ON.THOS.Mr.GR EEV Y.M.GEO.HUMPHREY.District électoral de Qmébec-Centre 1882.M.(i.HOSSÉ.M.MALOUIN.District électoral de Québec-Est 1882.Ai.J.J\ RHEAUME.HON.W.LAURIER.Tandis que le Globe répète partout que les Bleus dominent leurs alliés d’Ontario, le Mail déclare que les rouges sont les serviles valets de leurs alliés d'Ontario.Votez pour les conservateurs, qui ont aboli les taxes sur le thé, le café, le tabac, les billets promissoires.Ce sont les conservateurs qui ont fait disparaître les déficits, diminué la dette publique, assuré la construction du Pacifique, fait renaître l’industrie, et disparaître les faillites.Que chacun se rende au poil de bonne heure, mardi matin, pour enregistrer son vote en faveur de la protection de nos industries et de notre agriculture.Le service anniversaire des Fondateurs et Directeurs défunts de la Caisse d’Economie N.-D.de Québec aura lieu à la chapelle de St-Jean-Bapt is te, le mercredi 21 courant, à 8 heures A.M.Monseigneur lioiirgct Nous lisons dans 4i Le Monde " ce qui suit : Mgr Bourget est passé à Montréal jeudi soir, venant de visiter, pour l’œuvre de l’Evôche, les paroisses des comtés de Soulanges et de Vaudreuil La santé de Sa Grandeur est très bonne, et malgré les fatigues de son long et pénible voyage, il doit repartir, après deux jours de repos, pour visiter neuf autres paroisses du côté de St-IIermas.Partout Monseigneur a été reçu avec enthousiasme et le plus grand bonheur Dans toutes les paroisses, les populations ont été rencontrer Monseigneur, remplissant partout les églises, chacun voulant le voir et recevoir encore une fois sa bénédiction.La collecte pour l’Évêché a été très abondante.Elle s'est élevée à $5,480.Dans une paroisse il a été donné $1,341, dans une autre $1,000 et dans une autre $757.Le zèle pour l'œuvre de l’Evêché de Montréal, loin de se ralentir, semble au contraire se ranimer.Il n'y a pas une paroisse dans le diocèse qui ne veuille inviter Mgr Bourget, et qui 11e veuille donner généreusement pour coopérer à cette belle œuvre, qui paraissait d’abord impossible, mais dont le succès maintenant est bien certain.Ce sera un grand honneur pour tout le clergé d’avoir ainsi réussi à régler une affaire si difficile.Quelle grande récompense en aura devant Dieu l’illustre archevêque Bourget, qui aura ainsi tant travaillé pour payer cette dette, s’imposant tant de fatigue malgré son grand Age.Il reste encore une cinquantaine de paroisses que Monseigneur visitera dans le cours de l’été.La somme recueillie par Mgr Bourget pour l’œuvre de l’Evêché dépasse $64 000.FRANCE.Paris, 18 juin.—Un médecin de Paris déclare avoir guéri un cas de rage par trois injections sous-cutanées d’un centigramme de “ pelocarpiae.” Une dépêche de Londres dit que, d’accord avec la France, des troupes anglaises vont veiller à la sécurité du Canal de Suez.La Conférence projetée doit se réu-à Constantinople le 22 juin : le Sultan, toutefois réitère ses objections.ANGLETERRE.Londres, 18 juin.-11 parait q ue les troupes de Dublin ont reçu ordre de se tenii prêtes à toute éventualité ; une circulaire confidentielle a tout réglé.La police a saisi dans une étable, à Clerkenwell, cent mille rondes de munitions prêtes à être expédiées en Irlande, ainsi que 400 carabines avec leurs baïonnettes, et 25 caisses de revolvers.On a arrêté Thomas Walsh, qui tient la maison.On dit que le projet de loi de Davitt, de nationaliser la terre d’Irlande, a été discuté à toutes les réunions irlandaises de New-York et qu’il y a eu beaucoup d’acrimonie, la grande majorité de land leaguers y étant opposée.M.Davitt a débarqué du “ Ger-maic, ’* le 18, à New-York ; un petit steamer est venu au devant du 44 Germaic, ” mais il n’y a pas eu de démonstration.M.Davitt fera une tournée de conférences pendant dix jours.On a vendu à Londres 80 tableaux appartenant au duc d’Hamilton ; la vente a produit 43 000 livres ; le tableau 44 Daniel dans la fosse aux lions ” a donné 5 145 livres.RUSSIE.Saint-Pétersbourg, 17 juin.—L'entrevue d’adieu du généra Ignatief avec l’empereur a été très cordiale.Le Golos déclare perdue pour l’empire l’année d’administration du général.Le Journal de Saint• Pétcrsbourg se réjouit de cette retraite.Le comte Tolstoï ayant refusé d’assumer la responsabilité de la direction de la police, le département sera divisé en deux sections, et l’on créera un ministère de la police.Le général Tropoff sera probablement mis à la tète do ce nouveau ministère.XoIcm C'ominerciiile* (Dr Moniteur du Commerce.) Il est arrivé la semaine dernière 379 wagons de fret à Halifax, et il en a été expédié 104.• L’assistant-receveur-général a reçu d’Angleterre trente-six caisses contenant $900,000 en argent monnayé.L’Australie Méridionale avec une population de 279,866 habitants, a vu grandir sa dette : de 811,000,000 en 1878, elle a atteint $50,000,000 en 1881.Les haricots ont do nouveau haussé à New-York,et les premiers choix de haricots-peas, triés à la main valent $3.70 : les second, choix $3.60.Suivant Booker, consul anglais à San Francisco, les armateurs anglais ont reçu en 1881 $9,625,000 pour le tranport du blé de San Francisco en Europe.Le dernier recensement japonais accuse une population 35,358,000 habitants, ce qui montre une augmentation considérable sur le recensement précédent.Durant ces six dernieres années, la foudre a causé la destruction de plusieurs miniers et de centaines de réservoirs à pétrole, contenant environ 30,000,000 de gallons d’huile brute.Le capital action du chemin de 1er St-Paul, Minneapolis et Manitoba, a été porté de 15 à $20 000 000.Cette augmentation est destinée à perfectionner la route et le matériel roulant.A la nouvelle de cette augmentation, le cours qui était à 131, est descendu à 120.Cette même compagnie a déclaré son dividende ordinaire de oh pour cent, payable le 1er août.w Des capitalistes de Muskegon, Michigan, ont l’intention d’acheter un certain nombre de comtés de la Floride,renfermant des forôtsdepins, capables de produire 1,000,000,000 de pieds de bois.Un marchand d’huîtres de NewHaven dit qu’environ 250,000 minots d’hui très de semence ont été vendus à Oyster.Point ce printemps, et que le prix en a été de 65 à 70c le mi not.L'an dernier 100,000 minots avaient été vendus à la même place.La recette des péages sur les canaux de l’état de New-York, du 1er au 7 juin, a été de $20,976.33 contre $19,180.41 reçus pendant la même période l’an dernier.Le tonnage a été en 1882 de 206,422, contre 154,402 pour la même semaine en 1881.L’association mutuelle de Prévoyance du Canada, dont le bureau principal est au No 214, rue St-Jacques, Montréal, vient de publier son 1er rapport annuel, qui, par ses résultats,et les exemples qu’il cit.edu succès de ce genre d’assurances coopératives, dissipe en grande partie les préventions que les compagnies d’assurances sur le plan ordinaire ont répandu dans dans le public.Le nombre de certificats délivrés pendant les onze mois se terminant au 30 avril dernier,s’élèvent à 877, couvrant un montant de $1,512,000 d’assurance.Aucun décès n’ayant eu lieu pendant l’année, l’association met en évidence ce fait que chaque $1,000 couvert par elle l’a été à un montant nominal de $2 pour l’assuré.On ue peut que désirer a l’association et à ses membres la continuation d’un état de choses aussi satisfaisant.par M.Alex.Préfontaine, est en opération, et promet de devenir une excellente affaire pour le district où elle s’est établie.Pendant la semaine finissant le 11 juin, il a été amené 12,140 livres de lait ayant produit 566 livres de beurre.La crémerie a reçu une demande do beurre au prix de 22c.C’est avec plaisir que nous voyons nos populations se lancer sérieusement dans l’industrie du beurre.Monsieur C.Asselin, dont les capacités sont bien connues, vient de bâtir une crémerie à Ste-Mélanic (Daille-bout), district de Jolicttc, qui doit rendre de grands services aux cultivateurs de cet endroit.Nos fermiers comprennent parfaitement aujourd’hui les avantages nombreux qu’ils peuvent retirer d’une pareille institution,économie de travail A la maison, et plus grand bénéfice à retirer du lait, par suite de la qualité supérieure que l’on obtient toujours dans les crémeries.Les nouvelles fabriques de lainage A Ilare-Foint, Québec, sont entièrement terminées, et toutes les machines sont en position.Les opérations oui commencé partiellement, dans quel- de construction de machines de toute espèce, emploie constamment depuis six ans, 25 ouvriers, et les machines sorties de ses ateliers ont répandu au loin sa réputation.Nous avons également a rappeler que c’est à St-Hyacinthe que Mr A.-S.Beauchemin a établi sa fabrique de chemises, qui donne un travail constant à 35 personnes.M.Beauchemin a pris, par son bon marché, une position à Montréal dès l’introduction de son industrie.MM.Côté et frères, fabricants de chaussures,sont trop connus des acheteurs pour que nous énumérions le9 nombreuses machines perloctionnées qu’ils emploient dans leurs ateliers, qui donnent du travail a environ 50 personnes.# Les deux tanneries de messieurs Duclos et Payan, qui sont en opération à St-Hyacinthe depuis plusieurs années, ont dû être augmentées cette saison, pour faire face A la demande, et soixante et dix ouvriers y sont régulièrement attachés.Enfin, M.P.-A.Blanche!, fabricant de harnais, vient de fahv construire de nouveaux bâtiments de 43 pieds sur 30 pieds, et de 16 sur 1S, pour établir sa nouvelle manufacture d’Attelés de Concorde, article si justement apprécié, et pour lequel la demande sera grande, car ces articles sont reconnus veront de l’emploi!dans|celte nouvelfi usine.La culture de l’arachide (pea-nut) est une des industries des plus profitables de la Virginie.Le produit par acre, même pendant les plus grandes sécheresses, ne descend jamais au-dessous de $50 par acre, et parfois atteint.$300.Le meilleur terrain est celui qui est léger et sablonneux.Pour que le fruit soit parlait, la pluie doit être abondante en août.Les arachides sont classées sur le marché en trois qualités, la première de choix,la première, et la moyenne, ; c’est cette dernière qui est vendue par les marchands en détail.Les meilleures qualités sont exportées à l’étranger, et vendues pour servir A la confection des bonbons lins.Examinez attentivement les boites de conserves que vous achetez, l'aspect du ferblanc doit être blanc, presque de la couleur de l’argent.Si l'apparence du métal est gris, n'achetez pas, car ce métal contient du plomb, qui est un poison.N’achetez pas non plus de boites soudées à l’intérieur, la soudure contient du plomb, qui, avec les acides contenu» dans les fruits, forme un acétate de plomb, produit éminemment dangereux.La crémerie établie à l’Epiphanie ques départements, et on pense que les quelques détails inachevés seront finis dans quelques semaines, et qu’a- # lors la fabrique sera en plein fone-iles meilleurs."Vingt ouvriers sont tionnement.300 A 400 ouvriers trou- activement occupés A cette fabrication.' Dans une autre ligne, qui est un signe de l'importance que prend comme place de commerce St-Hyacinthe, M.E.Morin vient d'y ouvrir une maison de gros pour les marchandises sèches, afin d’être à même de fournir aux détaillants, tant de la ville que des environs, toutes les marchandises que leur commerce peut demander.Bien entendu que les prix n'y sont pas plus élevés que ceux que les marchands paieraient aux maisons de Montréal.11 serait difficile de trouver ailleurs un ensemble plus complet d'industries diverses, répondant si bien aux demandes de la ville et de ses environs.Tous les besoins de la consommation y sont satisfaits,et si nous ajoutons que le commerce de détail cîe St-Hyacinthe est éclairé, intelligent, se tient au courant de tout ce qui concerne ses intérêts, nous aurons montré une ville où tout semble être combiné pour lui assurer une prospérité commerciale durable.- • ?Sfr ?- lai moiiclic A palate sa «lest ruction I llya sept ou huit ans, l'insecte que l'on appelle vulgairement la mouche à patates lit son apparition dans la province de Québec, après avoir ravagé les contrées de l’Ouest et des Etats-Unis.11 y avait lieu de ne pas s’étonner de son apparition dans notre pays, à laquelle 011 devait s’attendre, car 011 savait que l’insecte opérait une migration constante vers les régions de l’Est.11 y avait aussi lieu de ne pas être surpris des ravages dont son apparition allait être le point de départ, puisque les journaux des contrées qui avaient d'abord vu la mouche à patates étaient remplis de doléances au sujet de son action destructive, et qu'ils nous avaient à l’avance initiés à ses mœurs ; et pourtant, tous, ou presque tous, furent pris au dépourvu.La stupéfaction et le découragement furent complets, lorsque l’on vit les plus beaux champs de pommes de terre totalement dévastés en quelques jours sous l’action destructive de myriades d’ennemis qui se renouvelaient, qui se multipliaient sans cesse avec une prolifi-quité désespérante.On en vint même à se demander, en lace d’une telle calamité, si le règne de la patate n’était pas arrivé à sa fin, et si le précieux tubercule,qui trône avec tant d’honneur aussi bien au milieu des festins somptueux du riche que sur l’humble table du pauvre, n’allait pas disparaitrede l’alimentation générale, si enfin cette ressource inestimable n’allait pas être enlevée à toui jamais A l’économie domestique.Cependant, le premier moment de surprise, de stupéfaction, de découragement passé, il en arriva ce qu’il en arrive avec les fléaux qui viennent de temps en temps aflliger le genre humain : la réflexion surgit, et avec elle, l’idée de combattre.Le premier mode de combat qui se présenta tout naturellement A l’esprit des cultivateurs fut la chasse.C’était la guerre A l’état rudimentaire.La guerre basée sur les données de la science, sur les ruses stratégiques, pas encore inventée.L’insecte s’attaquait avec acharnement et de vive force à notre subsistance môme, il lallait leïcombattro de vive force,sans relâche, le prendre en masse, l’écraser ou ïe brûler vif sans pitié.Quelles affreuses hécatombes, quels effroyables auto-da-fô n’en résultèrent pas ! Pendant plusieurs années, on dut se borner à ce genre de destruction* Mais si cette méthode pouvait suffire pour des exploitations restreintes, il n’en était plus ainsi lorsqu’il s’agissait de grandes cultures ; elle était d’une application assez pénible, très lente et très peu efficace, puisqu’elle laissait toujours derrière elle des germes qui ne tardaient pas à M.S.Neelen, de Ste-Catherine, Ontario, a l'intention d’élever immédiatement un moulin à farine, capable de produire 400 barils de farine par jour.Les nouveaux moulins seront bâtis sur un terrain contigu aux anciens, et ces derniers seront employés comme magasins.La nouvelle bâtisse sera construite pour l’emploi du procédé hongrois, et aura tous les derniers perfectionnements ; elle aura 200 pieds de longueur, 60 de largeur, et une hauteur de cinq étages.Los fruits des tropiques sont apportés en grande quantité dans les villes du Nord.Les principaux, comme quantité, sont en ce moment les bananes et les noix de coco.30 cargaisons de bananes sont arrivées en deux jours A New-York.Les bananes jaunes sont plus demandées que les rouges, quoiqu’elles soient moins bonnes.Les régimes de jaunes contiennent environ 150 fruits et celles de rouges 60.¦— —¦ - -— • Snlnt-lFyncintlic Une des villes, qui, sous l’influence du régime actuel de protection accordée à l’industrie nationale, semblent avoir pris un développement considérable, est la ville de St-Hyacinthe.Non content de la réputation de ville aux fortes études et de voir les élèves de son collège occuper dans le clerrr'* et les professions libérales les positions les plus élevées, St-Hyacinthe s’est fait une place parmi les centres les plus actifs de l’industrie.Enumérer les nombreuses fabriques qu’activent de puissants moteurs, serait l’exposé le plus* complet de la vie nouvelle introduite dans le pays pendant ces deux dernières années.La compagnie manufacturière de Saint - Hyacinthe, incorporée au capital de $50,000, emploie près de 150 ouvriers dans les différentes usines qu’elle exploite.A son moulin a farine, à sa Garderie de laine, elle vient d’ajouter la fabrication des flanelles et des tweeds.La compagnie Abel, fabrication des articles de bonneterie, augmente considérablement ses ateliers, elle élève un nouveau bâtiment de 140 pieds sur 75, et un à l’arrière de 140 pieds sur 62.Elle pourra fabriquer tous les articles qui rentrent dans la ligne si étendue comprise sous le nom de bonneterie, et prendra dans le marché une position importante.MrF.-X.Bertrand, dans ses ateliers réapparaître sous forme de larves, état dans lequel la mouche est surtout nuisible par sa voracité extraordinaire.J’ai vu, cependant, en 1878, dans le jardin de la prison, à Québec, un terrain assez considérable planté de pommes de terre qui était totalement infesté, et qui a été complètement sauve par l’application de lâchasse seule.Mais il est bon de dire que le geôlier mettait à la disposition du jardinier autant de prisonniers qu’il eu voulait, avantage qui manque aux cultivateurs, réduits le plus souvent au seul personnel qui compose leurs familles.Il fallait trouver un moyen moins coûteux, plus prompt, plus efficace.On essaya les fumigations, les saupoudrages, les arrosements, sous les formes les plus diverses, mais sans obtenir le résultat attendu.Comme on ne possédait pas des données bien précises pour diriger les recherches, on dut nécessairement procéder par tâtonnement jusqu'à ce qu'on découvrît les propriétés merveilleuses du reri de Paris.C’est à partir de là que Ton connut enfin une méthode facile et efficace pour détruire l’ennemi commun.Quoique l’emploi du vert de Paris, pour détruire la mouche à patates,soit maintenant connu de tout le monde, je crois qu'il ne sera pas inutile de revenir sur cette importante question, au moment où la lutte contre le terrible insecte va bientôt recommencer ; sans doute la quantité de mouches à patates a notablement diminué en 18S1, mais ne nous faisons pas illusion : malgré les efforts multiplié* faits dans les dernières années, l’ennemi n’a pas disparu complètement, i 1 va revenir, et il ne faut pas nous départir de notre vigilance : autant il est acharné à l’attaque, autant nous devons l’être à la défense de 110s récoltes.Je vais donc rappeler les moyens à employer,afin de prémunir les cultivateurs contre toute surprise, et pour qu’ils ne soient pas pris au déprouvu lorsque fi* danger sc montrera de nouveau.Il Rappelons d’abord que le vert de Paris est la seule substance connue jusqu'ici qui agisse efficacement pour détruire la mouche à patates par 1*empoisonnement.Cette substance tue invariablement l’insecte à l’état de larve ou à l’état partait, dès qu'il a rongé une feuille ou partie de feuille sur laquelle se trouve la moindre parcelle de vert de Paris.La principale condition à observer, c'est de l'employer aussi divisé que possible, ce qui est rendu facile par son état de poudre impalpable.Il ne peut être employé pur, et il est nécessaire de l’étendre avec un corps solide amené à lin état parfait de division par fi* tamisage.De là deux méthodes : Y arrosage et le saupoudrage.Arrosagepispersion.—Cette méthode est la plus simple, la plus expéditive, la moins fatigante, en même temps qu’elle est la plus efficace.On prend une cuillerée moyennement haute de vert de Paris, que l’on met dans un seau plein d’eau, et l’on brasse parfaitement.Le vert est insolubre dans l’eau, mais par brassage répété de temps à autre, il est facile de le faire tenir en suspension, ce qui est suffisant.f>i l’on exploie l’aspersion on prend une poignée de tiges de Yhcrbe de St-Jean, ou toute plante analogue, on en plonge les extrémités dans l'eau chargée de vert de Taris, cl passant dans les sillons, on asperge les verts de pommes de terre, de manière à ce que toutes les feuilles, surtout celles des plantes infestées, reçoivent un peu de liquide empoisonné.Mais l’arrosoir est plus commode et surtout moins fatigant.L’opération, du reste, se conduit de la même manière.Un parcourt ainsi tout le champ.Si vous avez bien manœuvré, vous pouvez visiter vos pommes de terre le lendemain ; c’est à peine si vous découvrirez encore par ci par là quelques rares larves de mouches vivantes qui ne tarderont pas elles-mêmes à subir le sort de leurs congénères ; en regardant dans les si Ions, vous verrez celles-ci gisant sans vie éparpillées sur le sol.Le bon vert de Paris se vend de 30 a 40 cents la livre, et en opérant bien, il on faut de deux à trois livres pour un arpent de pommes de terre.Quelquefois, après quinze jours, trois ou quatre semaines, les insectes se montrent de nouveau.Il faut alors faire une seconde opération, qui sera définitive.Plus tard ils pourront encore apparaître, mais alors ils ne pourront plus causer de dommages aux tubercules.Ce procédé, comme on le voit, est d’une application excessivement facile.Il n ’en est pas de même du saupoudrage, dont il va être question.Saupoudrage.—Emploi du plâtre.— Le plâtre, par sa composition, par sa composition, par l’état sous lequel il se présente, semble être la subsistance la plus convenable pour être mélangée avec le vert de Paris lorsqu’on adopte la méthodo de saupoudrer, et c’est lui en effet qui a été choisi.I/3 plâtre présente cet avantage, que si son emploi occasionne une uno certaine dépense, cetfe dépense n’est pas perdue, puisqu’il forme un r amendement précieux, et même un engrain.On passe le pl&tre au tamis lin ; on le mélange intimement avec le vert de Paris,à raison de 100 livres pour 2 livres de vert, et Po:t saupoudre les verts de pomme» de terre avec un vase de ferblanc lermé, muni d’un manche,et dont le fond est percé comme un tamis.L’opération, outre qu’elle est très pénible n’est pas sans danger pour celui qui l’exécute.D'abord,celui qui fait le mélange ne peut éviter de respirer une quantité plus ou moins grande de poudre empoisonnée.Il est vrai que l’on peut se procurer le mélange tout préparé.Pendant l’opération, s’il fait le moindre vent, une notable partie de la poudre est entraînée ailleurs que sur les feuilles de pommes de terre, et Pellet utile est diminué d’autant : si le temps est calme, il s’élève un nuage de poussière qui est forcément absorbé par les poumons de l’opérateur, ou qui se dépose sur son corps et sur ses vêtements ; la sueur aidant, cette couche durcit et forme une croûte que l’on a toutes les peines du inonde à faire disparaître.* Je puis en parler à bon escient, ayant pratiqué moi-même les deux méthodes, l’arrosage et le saupoudrage au plâtre, après avoir essayé aussi de la chasse.Somme toute, si Ion veut préserver les pommes de terre de la voracité de leurs ennemies, les mouches à patates, il faut employer le remède radical, le vert de Paris ; et le plus avantageux sous tous les rapports, c’est de l’employer en arrosage, délayé dans l’eau.Dans le principe, l’emploi du vert de Paris a soulevé quelques préjugés qui’disparaissent peu à peu.Il est vrai que le vert de Paris est un poison très violent, aussi est-il absolument nécessaire d’user avec lui des mêmes précautions dont on use avec les autres substances vénéneuses.D’ailleurs sa couleur caractéristique test une garantie contre toute substi-*tion « rronnée ou contre la malveillance On a prétendu que le vert .employé demeurait un danger permanent pour les animaux domestiques.Mais il y a là une grave erreur, démontrée par le fait même qu'il arrive souvent que les insectes apparaissent et se propagent de nouveau sur les plantes qui ont été arrosées de vert de Paris.Si le poison subsistait, il est évident que les mouches périraient à mesure qu’elles attaqueraient les feuilles qui avaient été empoisonnées.Ce fait s’explique par la raison que le vert déposé sur les feuilles est lavé par la première pluie, et ne tarde pas à être décomposé par l’action des inlluences atmosphériques.Si le danger existe réellement dans les premiers jours, il ne tarde pas à disparaître.D’un autre coté, il est clair que la place des animaux .domestiques n’est pas dans le champ • de pommes de terre, où ils causeraient .autant de dommages que les mouches.»C’ost le cas de dire : “ Champ bien clôturé.Champ bien gardé.” Oct.Cuïsskt.Montréal, 20 mai 1882.Petites nouvelle* .calendrier.— Québec, le lundi 11) juin 1882, 4e jour de la lame.Il y a eu nouvelle lune le jeudi là juin, à 1 heure 48 minutes du soir.Le jour dure lf> heures al minutes, et la nuit 8 heures 0 minutes ; le Soleil se lève à 4 heures G minutes, passe au méridien à 12 heures 01 minute, et se couche à 7 heures 57 minutes ; à midi, sa hauteur au-dessus de l'horizon dé Québec est de GG degrés et G dixièmes.La Lune se lève aujourd'hui à 8 heures 05 minutes du matin,et se couche à 10 heures 11 minutes du soir.IIÉNÉDICTIOX DK DEUX CLOCHES.'—Le l évè-Père Meunier, missionnaire, remercie bien cordialement toutes les personnes ipii ont répondu à sou invitation, ainsi que tous les paroissiens de Suint-Koch, dont la générosité a dépassé toute attente : la quête faite à la cérémonie de la bénédiction a produit 275 piastres.La cloche de Saint-Zacharie, présentée par messieurs et mesdames J.A* Langlais, J.-E.Martineau, I’.Uoudre au i»t J.-E.Latulipc, a reçu le nom de Marie-Osilie-Emi-lie-Marcelline.La cloche de Saint-Prosper, présentée par messieurs et mesdames E.Angers, K.Turgcon, N.S.Hardy et O.Rochette, a reçu le nom de Marie-Etriilic-Zoé-Kmilia.départs.—M.le curé Labelle et lo Hév.Père Raynul, S.-J., sont partis mercredi de Montréal pour le lac Nominin-gue, où le dernier vase fixer.Deux autres révérends pères Jésuites iront fv rejoindre, en juillet prochain.M.E.-K.Taché prépare les plans d’une église, d’un collège et d’un couvent pour la nouvelle colonie.LES JUIFS AU CANADA.— Quai'AIltC-huiL juifs venant de la Russie sont arrivés à Montréal.retraite.—M.Dois, consul-général de Belgique, a résigné sa position, et par.tira dans quelques jours pour l’Europe la viande.—Le prix de la viande est liés haut en Amérique en ce moment.L’exportation finit par la rendre rare au Canada.Aux Etats-Unis, les boucliers tiennent les prix tellement hauts, qu’on «•st à la veille de voir les citoyens s’entendre pour exercer sur les boucliers, par une abstinence volontaire, un Boy cottage de dix jours.accident.—Dans la nuit de samedi à dimanche, il est arrivé un bien terrible accident à la gare de Louiseville.Un nommé William Dudley, forgeron chez M.A.Thérien, a été tué par les chars, au moment où le train reculait pour prendre de l’eau.Dudley avait commis l’imprudence d’essayer de monter sur la couverture d’un char de fret, probablement avec l'intention de se faire conduire à une autre station sans payer de passage, et c’est en voulant monter qu’il est tombé sur la voie, et s’est tué inslan-taiiément.Le Gononer a rendu un verdict de l< Mort accidentelle.” rien de pa il El l.—Ma mère a soullert de rhumatisme inflammatoire pendant les quinze dernières années, écrit M.J.J.Schubert de Kankakee, Illinois.Pendant tout ce temps, elle a essayé de nombreux remèdes.En dernier lieu, ses membres étaient tellement perclus qu’elle ne pouvait plus marcher, et j’avais abandonné tout espoir de guérison.Comme dernière espérance, j’essayai l’huile St-Jacob.La première application lui donna du soulagement, et l'usage de six bouteilles l’a guérie complètement.Elle peut aujourd'hui marcher aussi bien (pie jamais.siNuiJLiKii coi.is.—En ouvrant nu sac de la malle américaine, les employés de la poste de Québec ont vu s’échapper deux petiIs serpents, qui avaient sans doute été placés dans une boîte.LES PILULES ET ONGUENT HOLLOWAY.— On doit exercer beaucoup de surveillance dans le temps présent sur les commencements de maladie de gorge, diphtérie, bronchites et autres maladies pulmonaires,que l’on peut prévenir par l’usage de l’onguent et des pilules Holloway.Ce traitement bien simple mais efficace, esl d’un grand secours dans les maladies des enfants.D anciennesmaladiesd’aslh-me ont été guéries par l’usage des remèdes Holloway,alors que plusieurs antres remèdes n’avaient eu aucun elfet.coua du iiEcoaDKii.—James Rickey et William Lin m, ivres, ayant donné caution, ne comparaissent pas ce matin.Des warrants sont émanés contre eux.Christie Johnson, ivre, 15 jours.Pierre Thibaudeau, ivre, 84.40 cts et les frais, ou 2 mois.NOUVEAUTES ?NOUVEAUTES ! .• .UU^‘h !,U *¦*•*’• Vil'itÇy i m "MALUM jW LE GRAND üttÛU FOUR RHUftlA ISIWE, La Névralgie.Sciatique.mbngo.le X?1 il*.* Itcins, Douleurs de l'Estomac, • i ^ |eur destination le dimanche tandis que ceux •labié des rafraîchissements.—Dames Honi J.,,artant ,1’Halifax et de St.Jeun demeurant ù î.Uingras, hd.Dolhec, Théodore Tremblay cnmljelltown.I.e char Pullman quittant la Poinle-Lévis les mardis jeudis et samedis va jusqu’à Halifax et celui qui part les lundis mercredis et vendredis, va jusqu’à St Jean.Bureau «lu C de F Moncton.N.B.15 nov.1881.D.POTTING ER, Surintendant en chef.Quebec, 13 novembre 1881.H05 De Québec : POLYNESIAN.Samedi 13 mai PERUVIAN.i 20 * CIRCASSIAN.c 27 « NOVA SCOTIAN.« 3 juin.I* A R1SIA N .i lo c SA RM ATI A N •••••• •••••• •••••••••••• i 17 i 24 Train d’Accommodation ut «le la Malle.9.30 A.M.9.15 A.M.Train de Fret .7.00 P.M.G 45 1».M.Arriveront à la l’ointe Lévis.Train d'Express d’Halifax et de St.Jean.8.20 P.M.8.05 i*.M.Train d’/4ccommO(fczL‘on et de la Malle.3.40 P.M.3.25 P.M.Train «le Fret.- 5.25 A.M.5.10 A.M.Prix du passage de Québec : Cabine.$ /0.00 et $30.10 Suivant les accommodements.Cabine secondaire.$40.00 Entrepont.-.25.00 el J.Alain.C.Z.DUROCHEH, O.M.I.Québec, 2 mai 1882.472 Librairie ! Librairie ! Nouvelles Importations.Un immense assortiment de UH RAI DIE venant d'etre reru à la 40, rue St-Pierre, Basse Ville, Québec, CHEMIN DE FER 9 Québec et du Lac SR Jean L E COMMERCE et le PUBLIC en général trouveront à cet établissement l’assortiment E et APRÈS JEUDI, le 1er JUIN, les trains circuleront tous les jours comme suit (les dimanches exceptés).Allant au Nord.Ml.MK Mailh.5 15 P.M.7.15 « L le plus complet qui se soit jamais oirert dans Quitteront la Station celte ligne.La quantité immense de marchan- ! du Palais à Québec.9.15 A.M.dises de ce genre qu’on y tient constamment, , Arriveront à St-Rav-permet au propriétaire de les ofirir à des prix déliant toute compétition.On attire spécialement l’attention sur le grand assortiment de LIVRES BLANCS pour comptabilité, etc., que l’on vient de recevoir, ainsi que les PAPIERS et ENVELOPPES de toutes sortes.Une grande variété d’articles de Bureaux des genres ies plus nouveaux.Encre Française, Anglaise et Américaine, Livres de Prières, depuis la plus simple jusqu'à la plus et Bourg-Louis.riche reliure; ainsi que Chapelets, ™nture service .les trains se fera sur l’heure en argent, etc.Boites mathématiques des plus ' complètes, Toiles et Papiers à dessin, Classiques, mond .m .1 ».1 d i Allant au Sud.Mali K Quitteront Saint-Raymond «•*••••••••• «•••••••••*•• G.i ) A* M# Arriveront à Québec .8 45 < Arrêtant à la Petite Rivière, Ancienne Lorette, St-Ambroise.St-Gabriel, Ste-Catherino, lac St- Mixtk, 7.40 P.M.10.35 i assortiment au complet par tous les auteurs.Dictidînaire Bescherelle, Académie, Flemming et Tibbin, Surennes, Webster, Nugent, George, Bénard et llocquart.Aussi Presses et Li\ res à copier de toutes les grandeurs.Escompte libéral accordé au commerce.En gros et en détail.I.P.DERY, LIBRAIRE.Québec, 1er mai 1882—1 an.M J.TW- RÉID FABRIQUANTS DE PAPIER PAPETERIE^ LORETTE FABRIQUENT le feutre pour toiture, lambrisage et pour mettre sous les tapis.Aussi boites à allumettes en papier, cartes, tapisseries et papiers ù envelopper et à imprimer.de Montréal.Le fret est reçu et les billets sont vendus ù la station du chemin do fer du Nord, au Palais.Des omnibus rencontrent les trains à St-Ambroise, pour la Jeune Lorette.Des billets do retour les samedis, au p ix d’un passage simple de première classe.* J.G.SCOTT, Secrétaire et Gérant.[ MM.Leve et Alden, agents pour les billets, en face de l’hôtel St-Louis.Québec, 1er juin 1882.366 COMPAGNIE DU SAINT-LAURENT (f _ Les vapeurs du service «le la malle de Liverpool, Queenstown, Saint-Jean, Halifax et Baltimore, doivent eirectuer leur départ comme suit : De Halifax : 1 21 Oi«N 1C< l A N ••••••••••••• •••(•• ••••• ••••••••• H mu i• HIÜEHNIÀN • ••••••••• ••••!•••• •••••••• ••••••• % % I PR U SS IA ?L.o juin.PHOENICIAN .19 « Prix du passage entre Ifalijux et Saint-Jean : Cabine.Cabine secondaire.Entrepont.F KENDALL’S SPAVIN Tapis Bruxelles, Tapis Tapisserie, Bordures pour appareil 1er Bruxelles et Tapisserie, Tapis Impérial, Tapis Koossuis, Tupis (Union), Tapis Tapisserie et laine pour esculi*Ti Tapis Bruxelles, i « Tapis Cocoa, • « PRÉ L ARTS.Ostensoirs, Calices, Ciboires, Encensoirs, Burettes, etc.Ainsi que toutes sortis de : Bouquets pour autels, Papiers pour Heurs artificielles, Fleurs de toutes sortes, Apprêts pour Hears Mil.lus inuruhaiiils cl MM.|,;s commissaire .1 hcolus sont aussi invités 4 jirofitur du eu rubai-exceptionncl ut ù,venir iiiiie chez moi leurs achat-d'automne.||s trouveron* duns ma librairie tout ce qu'.ls pourraient trouver dans n'iinnori,, i|u elle inalsou de commerce du mémo e'm,,.uyec l’assurance de payer bien meilleur ma ehè, spécialement pour les unifies suivant' iglais, Américains, et Canadiens (de toute Classiques français et anglais, l'apeteriu de ion largeur).*VS sort,es' pour 11 comptabilité Prélart pour Escaliers (de toute largeur).| ruuniiliires de Bureau, Envelop] es.etc.Un Ehcoinple de 10 pour i()(j ILendalVs Spavin Cure.LE REMUE LE PLUS EFFICACE qui ail jamais etc découvert, puisque ses effets sont certains et qu'il ne cause pas d'ampoules.LISEZ LES PREUVES CI-JOINTES : Hamilton, Mo., 14 Juin 1881.ü.J.KENDALL A CIE.Messieurs, La présente note est pour certifier que j’ai fait usage «lu KmdalTs hpavin Cure et que je l’ai trouvé tel qu’il était recommandé et même meilleur.En ^’employant, j’ai réussi à faire disparaître des collosités, îles esquilles, des excroissances ou d’autres dilfornntés des os: c’est un véritable plaisir pour moi que de ht recommander en attestant qu’il est, pour les différentes maladies des os, le meilleur remède dont je me sois jamais servi, après en avoir employé un très grand nombre, ayant fait de ces maladies une étude spéciale pendant des années.Votre très respectueux I*.V.CRIST.NATTES EN LAINE.Nattes en Bruxelles, Nattes en Tapisserie, Nattes en Cocoa, Nattes en Caoutchouc, Crumb Cloth (tie toute largeur).RIDEAUX EN POINT [au patron et à la verge] Mousselino a Rideaux [à la verge.] DAMAS DE SOIE Pour rideaux et couvertures de meubles.Repps «le soie, pour rideaux »*t couvertures de i meubles Repps de soie et laine * i « Nouvelles étoiles à Rideaux, laine et soie.Velours de couleurs et Cretonnes, [nouveauté ).Tapis de table et de piano.| FRANGE DE LAINE (pour rideaux) Glands de laine, « < Pôles et corniches en cuivre et en noyer noir Mains et ornements en cuivre, Baguette en cuivre [pour escaliers ) MIROIRS, MIROIRS Do toutes dimensions pour corniches et ti uni eaux d'aides Jardinières, Etagères, etc., etc.ORNEMENTS D’ÉGLISES.Chasubles, Châsses, Dais, Croix, [pour ornements].Damas soie i Drap [or et argent J.Frange [or et argent], Frange soie [blanche et jaune) Calons [or et argent], Calons soie [blancs et jaunes], Dentelles [or et argent], Paillettes et cannetilles.Glands [or et argent), ENCENS, ETC., ETC.—AUSSI— Mérinos français [double] pour soutane.Bas d’aubes [au patron et à la verge) Dentelles pour Bas d’aubes, Cordons d’aubes.sera accordé eu sus de la reduction générale M, tout achat fuit au comptuni.J.A.LANGLAIS libraire, 177, Hue Saint-Joseph, Québec.Québec, 25 octobre 1881.| ;l.;i LA PLUS GRANDE MER VEIL! E TEMPS MODERNE DL .r Id ‘f?Pilules et Onguent Holloway • ••••• •••••• ••• •••••••••••••«••••••• » •••••••• ••••••• !•••••• , •••• ••• •••••• • • •• ••• ••••• • •••• $20 $15 $ G A la Papeterie du Pont Rouge On fabrique les cartons en bois, pour boîtes, carton de paille, et pulpe de bois.MM.REID font l'importation et le commerce de toutes sortes de papiers, effets pour relieurs, tapisseries, ils gardent toujours en magasin un assortiment de papier,de métaux, et de fournitures pour la marine, etc,, etc.j On paye le plus haut prix pour toute sorte du toile, cordages, chiffons, rognureB de papier et toutes sortes de vieux métaux.Québec, 11 septembre 1880.A Le vapeur “ Sngiiciisiy, ” Capt.M.Lf.couks, USQU'A nouvel ordre partira du quai St-André, les MARDIS et VENDREDIS, à 7.30 A.M., pour Chicoutimi et la Baie des lia ! Ha ! et arrêtant en allant et revenant à la Baie St-Paul, Ile-aux-Coudres, Eboulements,Malbaie, Cap à l’Aigle, |si la chose est praticable), Rivière «In Loup.Tadousac et l’Anse St Jean.Pour de plus umples informations, s’adresser au bureau de la Compagnie, quai St-André, A.G ABOLI R Y, secrétaire.Québec, 25 mai 1882.F l ATT PM Àï Peul“ôlr® trouvé sur IjCi JUUilnAIj la file au bureau d’annonce de journaux de GEO, P.ROWELL A CIE.(10, rue Spruce) où l’on peut jMisse des contrats d’annonces pour ce journal à Naw*York« 1 Québec, 25 mars 1880.Wî Les vapeurs du service de GLASGOW ET QUEBEC, doivent partir de Québec pour Glasgow : BUENOS A Y REAN.le ou vers le 12 mai.LUCERNE •••••••••••••••••••••• C C 19 « GRECIAN ••••••••••••••••••••••• f f ^0 i HANOVERIAN.* .11 juin.MANITOBAN.4 4 18 • Il va dans chaque vaisseau un chirurgien expérimenté.gÇk_()n ne peut retenir des chambres si on ne paie d’avance.Des billets île connaissement pour la traversée sont donnés à Liverpool et aux ports du Continent 1 our taus les points du Canada et «les Etats de l’Ouest.Un vapeur avec les malles et les passagers pour les Steamers de la Malle de Liverpool laissera le quai Napoléon, chaque SAMEDI matin, à NEUF heures précises.Pour de plus u tuples informations s’adresser ù Allans, Rae & Cie, Agent*.Québec, G mai 1882.H TJgne de Steamers DE LA Méditerrannée et New- York ! ! ES STEAMERS DE CETTE LIGNE SONT I EG ADI, SOLUNIO, PELORO, VINCENZO F LORI O, WASHINGTON, de 2500 à 4000 tonneaux, construits en fer, avec compartiments, et toutes les améliorations ino denies pour le confort et la sûreté.Plusicur autres steamers d’un tonnage plus fort sont en construction.Les arrangements et confort pour les passagers sont tout ce que l’on peut désirer et sur quelques vaisseaux SUPERBE .La labié ne peut pas être surpassée.La route est de NEW-YORK à: Gibraltar, Marnellle**, Gènes, JVii|i1ch, Menai ne* l*tt tenue ?*t un retour DE PALERME DIRECTEMENT à Ne wY or k*, tou c h a n t sim p Iemen t à GIB R A LT A R.La route suivie se trouvant à nrès de 500 milles au Sud do celle suivie par les steamers qui touchent au Hdvre, cette ligne Italienne est généralement favorisée par du beau temps.Les passagers pour l’Italie par cette ligne de steamers, évitent les transports ennuyeux par chemin de fer qu’ils étaient auparavant obligés de faire.Les prix pour cabine et passage avec confort supérieur sont de $75 à $120 suivant les ports.il y aura une grande excursion à Rome dans le mois de juin 1882.II y a un médecin et une garde-malade sur chaque steamer.Pour plus amples inforraationa s’adresser à L.W.MORRIS, Broodway, New-York.A Québec, à M.BROWN, Agent pour lu Canada.No il3, Rue »St-Pierro.Québec, .7 septembre 1881—Un.O I»U “ PRKSS D ONKONTA, N HW-YORK .Onéonia, New-York, G Janvier 1881 De bonne heure l’été dernier, Messieurs B.J.Kendall A Cie., d’Enosburgh Falls, Yt., ont passé un contrat avec les éditeurs du Press pour la publication, pendant une année, d’une annonce T)Pp A PTFM KNTT RFQ \T TrTTPsî d’une demi-colonne, établissant les mérites du 1JÏL,L Aiti 1 -ULo MLoolbUJik Kendall’s Spavin Curo.En même temps, nous Tweeds Ecossais, Anglais et Canadiens, avons fait l’acquisition, lie cette société, d’une Serge, Drap noir et Casimir, certaine quantité de livres intitulés : Traité du Canots Caoutchouc, .- U L ES PILULES purifient fi* sang, et guéris>enl tous les dérangements du foie, de l’enomuc, îles r»*ins et des intestins.Elles donnent la force et la santé aux constil it*ons d.biles, et sont d un secours inappréciable dans les indispositions dos personnes «lu sexe de tout ûgr*.Pour les enfants et les vieillards, elles tout d’un prix inestimable.Dr Kendull sur le Cheval et ses Maladies, que nous donnons aujourd’hui en prime à ceux des abonnés du Phkss qui paient d’avance.A pou près au temps que l’annonce parut pour la première fois dans ce journal, M.P.G.SCIIERMERHORN, qui réside près de Colliers, avait un cheval attaqué d’eparvin.Chapeaux feutre noirs et couleurs, 11 lut l’annonce, et se décida à essayer l’eflicacité Bonnets écossais, du remède, bien que ses amis se moquassent de ; su crédulité.11 acheta une bouteille du Kendall’s Fpuvin Cure, et commença à en faire usage sur ! lo cheval suivant l’ordoniiaiice.Il nous a infor- I ’Isters en tweed imperméables, Chemises blanches et couleurs, Cols.Cravates, Gants, Parapluie et Cannes, Chapeaux salin français.Chapeaux salin anglais.Epinglettes, Boutons de fantaisie pour ch< mises.niés cetto semaine que ce remède a opéré une guérison si complète, qu’un vétérinaire hubile S0,e?qui a examiné l’animal dernièrement, n’a pu trouver trace de l’éparvin ni de l’endroit où il était situé.M.Scherinerhorn s’esqdepuis procuré un exemplaire du Traité du Dr Kendall sur lu Chéval et ses maladies, qu’il prise beaucoup et dont il ne se départirait pour aucun prix, s’il ne • pouvait s’en procurer un autre exemplaire.Voilà ce quo vaut l’annonce de bon articles, D’UN EM IM EN T MEDECIN.Washingtonville, Ohio, 17 Juin 1880.Du J.B.Kkndai.l A Cie, Messieurs :—Après avoir lu l'annonce que vous avez publiée dans lo Turf, Field and Farm du Kendall’s Spavin Cure, avant un cheval de course de valeur, qui a été boiteux pendant dix-huit mois, pur suite d’un éparvin, je vous en ai demandé pur l’express une bouteille, qui a fait disparaître toute boiterie et toute tumeur, ainsi qu’un gros suros qu’avait nu autre cheval, et les deux chevaux sont aujour d’hui aussi sains que des poulains.La bouteille m’a valu cent dollars.Respectueusement, H- A.BERTOLKTT, M.D.•• KENDALL’S SPAVIN CURE.” Frémont, Ohio, 25 janvier 1881.Dr.B.J.Kendall A Cie.Messieurs .—Je crois qu’il est de inon devoir de vous olTrir tnes remerciements pour le bénéfice et le prolit que j’ai retiré de l’usage de votre inestimable et célèbre “ Kendall’s bpavin Cure.” Mon cousin et moi avions un mgnilique étalon, valant $4,000, qui avait un très mauvais éparvin, et que quatre chirurgiens-vétérinaires émintmls avaient déclaré inguérissable, et fini pour toujours.En dernier ressort, je conseillai à mon cousin d’essayer une bouteille de •* Kendall’ Spavin Curo.” Il eut un elTet merveilleux; la troisième bouteille l’a guéri, et le cheval est maintenant aussi bien que jamais.Le Dr.Dick, l’éminent chirurgien-vétérinaire d’Edinburgh, était mon oncle, et je prends un grund intérêt dans le succès de sa profession.Sincèrement, JAMES A WILSON, Ingénieur Civil.KENDALL’S SPAVIN CURE.SUR LA CHAIR HUMAINE Il a été employé dans des milliers de cas sur la chair humaine, avec un succès toujours si merveilleux, que nous sommes certain qu’il est le meilleur liniment découvert jusqu’à ce jour.Il a la force pour pénétrer où n’ont pu atteindre d’autres romèdes, et guérir les maux les plus dllliciles, sans causer jamais aucune éruption ou autre altération de la peau, ni produire aucune douleur.Prix .Sl.00 la bouteille, ou six bouteilles pour Ç5.U0.Tous les Pharmaciens l’ont en mains, ou pourront vous lo procurer ; ou bien il sera encore envoyé à n’importo quelle adresse sur réception du prix par les propriétaires Dr B.J.KENDALL A CIE, Enosburgb, Fulls, Yt.En vente chez tous les Pharmaciens.L.YMAN, FILS A LIE* Montréal P.Q., Agents généraux.Quéhe.c, 25 février 1882— lan.$68 DÉPARTEMENT DES DAMÉS noires [gros grain], oies couleurs [gros grain], Soies brochées noires »*t couleurs, Satins merveilleux noirs et de couleurs, Satins moirés [«le tout**s nuances, Moires antiques, Ornements et garnitures, Etc., Etc., Etc.PLUMES D’AUTRUCHE Blanches, noires (;t couleurs.Fleurs et Rubans do nouveauté, Franges soies noires et couleurs, Cols et Poignets, Fichus et Cravates.TOILES A DRAP Toiles ù oreillers, Toiles à nappes, Toiles à serviettes, Toiles ù verres, Coton à drap, Coton il oreillers, Serviettes toile, coton, etc., etc., Couvrepicds blancs et couleurs, Couvertes blanches et couleurs.Matelas en laine, „ Matelas en crin.% GRAND ASSORTIMENT D’ÉTOF FES POUR DEUIL.—TELLES QUE— Mérinos, Para malus, Cachemires, Repps, Thibet», Canton Crape, Persian Cord, Etc., Etc.CRÊPE DE COURTAULD.Parfumeries DE L.T.riVERütdc MJBIIV, Etc., Etc.GANTS KID D'ALEXANDRE Valises, Portemanteaux, Etc.N.B.Conditions faciles.Escompte au comptant qiI’HW SEIJI, PRIX Jos.HameUFreres ÆN* Rue 8ou§»Ioport, No «2, COTE DE LA MONTAGNE.Québec, 29 avril 1882.j L’OIVGU i-, NT •*st un remède infaillible pour les douleurs «lut.s les jambes, la poitrine, pour les vieilles biosures, plaies «*t ulcères.Il est excellent pour la goutte et le rhuma tisme, Pour les maux «le gorge, bronchite, rhume*, toux, excroissances glanduleuses, et pour toutes les maladies de la peau, il est sans rival.Manufacturé seulement u l'établissement .lu nrofesseur HOLLOWAY, 533, RUE OXFORD.LONDRES, et vendu à raison de 1s.Hd , 4>>.9d., 1 ls.22s., et 33s.chaque boite et po-, et au Canada ù 3G cents, 90 cents et $1.50, et les plu* grandes dimensions en proportion.A V E HTISN E M ENTS.—J e n’ai pasd’a-gents aux Etats-Unis, et mes remèdes ne sont pas vendus dans ce pays.Les acheteurs devront alors faire attention à l’étiquette sur les pots et les boites.Si l’adresse n’est pus 533, OXFORD SI RE ET , LONDRES, il y a falsification.Les marques de commerce de mes remèdes sont enregistrées à Ottawa et à Washington.Signé : THOMAS HOLLOWAY, 533, Oxford Street.London Quebec, 2 novembre 1881 — 1 an.C CONDITIONS —DU— Courrier du Caiiad; Prix .le l’Abonnement EDITION QUOTIDIENNE.CANADA (Un an.M#t ,Er | Six mois.ETATS-UNIS.(Trois mois.f.i OO OO 511 ANGLETERRE FRANCK.( Un 1 î.\ Six ( Trot ( Un .•( Six ( Troi Un au.25m slg mois.ni.tt ois mois.
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