Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 28 mars 1882, mardi 28 mars 1882
KGciiic Aimee No 84^-Edition quotidieime~5eme Aimee Mardi 28 Mars 1>S2 •: (i JJi ii » O'î i î * c: fl/j :*•: ; Uv-' JOURNAL DES INTERETS CANADIENS *ric .J K8PÉHE FÎT .f A JMT* Z?r AT.E.DIONNE, Rédacteur en Cïæf LÊ GE R BROUSS EA U, Editeur Propriétaire.1/Angleterre et le l*i«|»e La brochure do Mgr Capel sur le rétablissement des relations diplomatiques entre l’Angleterre et le Saint-Siège ne perd rien de son importance par suite dos dénégations opposées par le gouvernement aux interpellations de M.Wolff.M.Errington n’est chargé d’aucune mission officielle auprès du Pape, cela reste acquis ; mais il y a lieu de croire que sa présenco à Home et les services qu’il est en mesure d’y rendre à titre volontaire sont vus de très bon œil par le cabinet de M.Gladstone.Nous n’entreprendrons pas de résumer les arguments nombreux et probants invoqués par le prélat anglais à l’appui de sa thèse ; nous regrettons surtout que l’espace nous manque pour reproduire son vigoureux plaidoyer en laveur de l’Irlande, avec les citations vengeresses, de source protestante, qu’il appelle à l’appui de cette cause.Nous devons nous borner à donner la conclusion de cette œuvre dont le retentissement est si grand dans tout le Royaume-Uni, ut dont l’influence, il est permis de l’espérer, se fera sentir dans la politique des hommes d’Etat anglais : “ Que l’on gouverne donc l’Irlande comme une nation dont l’immense majorité est catholique avant tout, qu’on laisse donc la classe des paysans propriétaires s’accroître et se développer ; que les travailleurs reçoivent un salaire suffisant et soient mieux logés ; qu’on encourage le développement des manufactures nationales et des ressources de l'Irlande ; que la royauté prenne part à la vie publique de ce pays ; que les propriétaires traitent équitablement leurs fermiers, comme il convient à des hommes agissant avec des hommes ; qu'on permette à l'Irlande de se gouverner elle-même, dans les limites, bien entendu, compatibles avec les intérêts de l’empire ; que l’on fasse tout cela, et l’Irlande sera un pays dévoué, heureux et prospère ; son peuple acquerra vite l’énergie, l’économie et la sobriété qui lui font défaut ; la haine et le mécontentement disparaîtront ; l’Angleterre lavera son déshonneur, et le flot de l’émigration Irlandaise, qui porte à l’étranger‘la haine de la Grande-Bretagne et le désir de la vengeance, débordera au contraire de reconnaissance et de bénédiction.44 Si le gouvernement a enfin commencé à comprendre que l’Irlande est une nation catholique, avec des aspirations et un.caractère qui lui sont propres, et qu’elle devrait être gouvernée selon les idées catholiques, il faut le féliciter de se tourner courageusement vers Home, et de rechercher l’appui du chef de l'autorité spirituelle du clergé irlandais.C’est l’aurore de la gloire de l’Irlande et de sa paix durable avec l'Angleterre.La preuve la plus visible et la plus frappante que l'Angleterre sc dispose à adopter une nouvelle ligne de conduite envers l’Irlande, serait l’établissement de relations diploma-ques avec Home.Celui des deux grands partis politiques de notre pays qui le ferait y gagnerait un titre spécial à la reconnaissance des catholiques de l’empire entier.Et, si les malheurs de l'Irlande amenaient ce résultat, l’Irlande alors aurait conféré un bienfait de plus pour les catholiques de l’Angleterre, elle aurait ainsi donné son complément à l’émancipation catholique, obtenue surtout grâce aux souffrances des irlandais.*4 II est de l’intérêt de chacune des deux nations de contracter une alliance loyale, avec une force morale si grande,si universelle.Les hommes d’Etat ont essayé de n’en point tenir compte, et même de l’anéantir; mais eux ou leurs successeurs ont vu la folie d’une pareille politique.L’Angleterre est aujourd’hui l’alliée naturelle de l’Eglise catholique.Les deux puissances veulent la paix et la liberté, la soumission et le respect à l’autorité dans leurs lois et dans la forme de leur gouvernement, elles ont beaucoup de ressemblance ; pour la prospérité de chacune, une indépendance parfaite et des communications libres avec le monde sont nécessaires ; unies cordialement, elles rendraient les plus grands services à l’humanité, en faisant régner partout le droit et l’ordre,et en arrêtant le Ilot sans cesse montant de la révolution.Soit donc que nous considérions le bien-être de tant de millions de sujets de la Grande-Bretagne qui sont catholiques, ou l’honneur personnel qui rejaillirait sur chaque sujet catholique par l’hommage rendu au chef suprême de son Eglise ; ou le développement complet et chrétien qui serait donné à l’influence morale et sociale de l’Eglise catholique dans tout l’empire britannique ; ou l’extension que le christianisme prendrait parmi les sujets anglais encore païens ; ou l’aide immense que le pouvoir de l’Angleterre en retirerait pour remplir ses devoirs internationaux ; ou enfin le secours que l'Eglise catholique pourrait apporter pour arrêter, ou atténuer considérablement cette peste du socialisme qui corrompt les autres pays, il est de la plus haute utilité que le souverain do l’Angleterre entretienne des relations diplomatiques avec le Souverain Tontife, chef suprême do la mère et de la maîtresse de toutes les Eglises.* .Vn mot «le plus SUR AUGUSTE HARRIER (Du Paris Journal) On a beau être journaliste, c’est-à-dire victime de l’improvisation,il faut tâcher de ne pas être injuste, et je crains qu'il n’y ait un peu d'injustice dans le jugement hâté qu’un de nos rédacteurs a porté ce matin ici sur l'auteur des Ïambes.Notre collaborateur ne m'en voudra pas si j’ajoute quelques lignes aux siennes *, d’ailleurs, j’y ferai parler Saint-Bèuvb, si bon juge dans toutes les matières où quelque passion ne troublait pas sa vue, beaucoup plus que je ne pnr-1 lerai moi-même.Auguste Barbier fut un vrai poète à ses heures, heures peu nombreuses, je veux bien.Mais, la quantité n’est pas tout dans l’affaire.D’ailleurs, il n’y a pas que les ïam- bes, il y a le Pianto dont il faut tenir compte, et quant |à l’allure révolutionnaire de ses premiers poèmes, n’oublions pas que l’homme qui poussa, à la chaleur du soleil de jab-let 1830, ce cri d’une inspiration brutale, mais d’une si belle sonorité, d’un rythme si franc,n’eut guère que le déguisement artistique d’un révolutionnaire vite dépouillé.Le clairon des ïambes une fois déposé, Barbier resta ce qu’il avait toujours été de sa nature : un excellent homme, de mœurs patriarcales, d’allures tranquilles, modeste, sincèrement catholique et pratiquant avec exactitude sa religion, même avec une minutie touchante, à ce qu’on nous rapporte.» Gardons-nous donc de confondre l’artiste, dont un moment la couleur révolutionnaire à chargé la palet te, avec la tourbe de nos adversaires.Barbier, en 6orame, est à nous plus qu'à eux.Il convient de ne pas le leur laisser.Sainte-Beuve, dont je parlais tout à l’heure, résume dans ces quelques paroles son jugement sur le Pianto : “ Le Pianto de M.Barbier porte une empreinte originale, et prend sa place tout d’abord entre les plus éclatantes productions de notre poésie contemporaine.” L’éloge n’est pas mince, si l’on songe que les mots 44 notre poésie contemporaine ”,à l’époque où Sainte Beuve écrivit ces lignes, s’appliquent à 1 âge d’or de Lamartine, de Hugo, d’Alfred de Musset, de Brizeux,d’Alfred de Vigny, sans parler des dii minores.Sainte-Beuve dit encore en parlant du Pianto, trop oublié, que nous venons de relire on partie, profitant d’une retraite de quelques jours imposée à notre activité : 14 Le style du poème est large, abondant, et jaillit comme d'une source, en débordant quelquefois.Les défauts sont de rapidité, d’oubli, de hasard.” Cette appréciation nous paraît extrêmement juste.Il Pianto, dont la jeune génération présente ne connaît probablement même pas le titre, fut conçu par l’auteur durant un voyage en Italie, mais l’Italie de 1833, c’est-à-dire une tout autre Italie que celle d’aujourd’hui.Je cite encore Sainte-Beuve : 44 C’est l’Italie tout entière.” On n’avait rien rapporte jusqu’à ce jour,en notre poésie, d’aussi abondamment naïf et fidèle de cette contrée tant parcourue .M.Barbier a embrassé le sujet dans son entier.Son poème se divise en quatre masses principales ou chants : 1.Le Campo Santo, à Pise ; c’est le vieil art toscan catholique au moyen Age, que l’auteur y ranime dans la personne et dans l'œuvre du Peintre Orcagna, contemporain de Dante ; 2.Le Campo Vaccino,ou le Forum romain ; solitude, dévastation, mort; la majesté écrasante des mines ; 3 Cliiaia, la plage de Naples où péchait Masaniello ; c’est un dialogue entre un pêcheur sans nom, qui sera Masaniello, et Salvator Rosa ; 4.Branca, ou Venise, c’est-à-dire celte volupté italienne que l’étranger du nord aime tant.Telle est la distribution générale du poème, à laquelle il faut joindre, pour en avoir l’idée complète, un prologue et un épilogue ; puis, dans l’intervalle de chaque chant, un triple sonnet sur les grands* statuaires, peintres et compositeurs, Michel-Ange, Raphael, Cimarosa, etc ; l’ordonnance, en un mot, ne ressemble pas mal à un palais composé de quatre masses ou carrés (les quatre chantq, avec un moindre pavillon à l’extrémité de chaque aide (prologue et épilogue), et avec trois statues.Cette manière de traduire en architecture le plan du poète, toute singulière qu’elle peut paraître, le fait mieux comprendre que no le pourrait une plus longue analyse.- —¦ ¦¦¦¦ I/Egltoc et la elvillHation (Une lettre de France) Donosos Cortès a dit : “ L'histoire de la civilisation est l’histoire du christianisme ; en écrivant l’une, on écrit l’autre.Le Souverain-Pontife Léon XIII, alors qu'il se nommait le cardinal Joachim Pecci, archevêque de Pérouse, avait adressé à ses fidèles deux mandements fameux sur Y Eglise et la civilisation.44 Je vous ai montré, écrivait le prélat, que la civilisation n’est qu'un prétexte spécieux dont se servent les ennemis de l’Eglise, car il n'est nullement besoin, 44 pour la faire progresser, ” d’organiser une ligue contre nous, parce que nous ne pouvons pas ne pas être 44 les amis et les agents ” de la civilisation véritable.” Ces paroles confirment celles de Donoso Cortès,dont la vérité s’impose, ce semble, d’une manière plus éclatante quand il s’agit de la France.Nos conquêtes, nos * institutions, notre génie national, notre mission dans le monde, tout, chez nous, emprunte par quelque côté son caractère et sa force à l’Eglise, et c’est un acte de justice de reconnaître que, parmi les ouvriers évangéliques de la civilisation française, les moines ont toujours tenu le premier rang.Tandis qu’en Italie les écoles épiscopales avaient le plus grand ; îom, dans les Gaules les écoles monastiques acquéraient une prépondérance incontestable.C’élait de l'abbaye que rayonnait dans toutes les directions cette activité multiple et infatigable à laquelle rien de ce qui intéresse la vie physique ou la vie morale de l’homme ne semblait étranger.L’industrie, l’agriculture, les sciences, les beaux-arts la poésie, la religion sortaient de ces retraites profondes pour se répandre en une large et vigoureuse civilisation, semblable à ces fleuves bienfaisants dont les sources se perdent dans des monts inexplorés.Puis, quand cette œuvre de progrès fut suffisamment ébauchée, les portes des vieux cloîtres et des nouveaux monastères souvriient devant des légions de conquérants qai, pour rhonneur de leur pays et la crl«»ire de leur Dieu, allaient offrir au loin, toujours par la colonisation,la science et la religion, le triple capital du.sol, de l'idée et de la vertu.L’histoire des missions françaises en Chine est des plus importantes, et la Compagnie de Jésus y joue un très grand rôle.Depuis le jour où Saint François Xavier était mort à l’îlo de Sancian, en face de cet empire chinois qu’il avait rérolu d’évangéliser et auquel il donnait sa dernière bénédiction, il y avait près de deux siècles que s**s frères possédaient une résidence à Canton, lorsque le P.Amiot devint l’un des membres de cette petite communauté.C’est de cette ville que les premiers missionnaires avaient pu remonter peu à peu à Nan-King, puis pénétrer à Pékin môme, jusque dans le palais de l’empereur.Leur fortune avait été inconstante, tantôt en pleine faveur, élevés aux plus hautes dignités, leur puissance arrachait des édits pour consacrer le libre exercice du culte catholique : tantôt en butte à la persécution, poursuivis de toutes parts, martyrisés ou jetés hors des frontières, ils voyaient en un jour leurs efforts paralysés et leur œuvre anéantie.C’est dans cette dernière situation que le P.Amiot trouva les missions de la Chine : tout était à commencer.Instruit par ses devanciers, il profita d'un concours ouvert sur des questions économiques pour se faire appeler à Pékin, puis il basa 6on crédit, comme les Pères Schall et Yerbiest, sur l’enseignement des sciences naturelles et mathématiques, et sur ses connaissances variées dans les langues, les lettres et les arts.Bientôt intime de 1 empereur Kien-Long, et associé à son gouvernement, il continua la politique des Pères Gerbillon et Pereyra, s’efforçant, par des négociations habiles et par des armements supérieurs, de grandir au dehors le prestige de l’empire,afin de se concilier de la sorte les esprits au dedans, d’imposer silence aux plus jaloux,et d’avoir le droit d’apaiser la pérsécution religieuse.Ce fut le but qu’il poursuivit pendant 40 ans, et, lorsqu’il mourut, le 0 octobre 1793, on put graver sur son monument funèbre 44 que, sous les auspices et la protection du monarque tartare-chinois, il avait dignement soutenu, à l’ombre des sciences et des arts, la religion de Jésus-Christ.” Mais le côté original de la mission du Père Amiot est d'avoir voulu intéresser la France à ses travaux et à sa fortune, à ce point qu’il semblait regarder comme une dette d’apporter a son pays le profit de ses découvertes et de son influence, et qu’une de ses premières préoccupations était de payer ce patriotique tribut.,1 usqu a lui,l Europe ne connaissait 4?uère Ij1 Chine que par la carte du Père Ricci ei les relations mutilé, s des Pères Mari mi, Grueber, Kireher, Le Comte,et celle du moscovite Niki-posa.Quelques fiagrm-nt de littérature, et la traduction de Confucius par le Père Couplet, éveil‘aient, sans y «ion ner satisfaction, le désir d’apprécier la valeur intellectuelle de ce peuple.L^ Fcre Amiot rédigea de longs mémoires concernant l'histoire, les f sciences et les arts de la Chine, qu’il compléta par 44 l’Abrégé de l’histoire universelle ” de cet empire ; il traduisit de nombreuses œuvres littéraires, on particulier un poème de l’empereur Kien-Long, ainsi que tous les manuscrits sur l’art militaire, et il augmenta le prix de ces importants travaux par l’envoi de 25 volumes, de 38 rouleaux de peintures ou dessins, et de 33 planches, conservés à la Bibliothèque nationale de Paris, et capables de faciliter l’intelligence des mœurs, des usages, du caractère et de la civilisation des Chinois.Puis, comprenant qu’une science est superficielle, quand ou ne peut l’approfondir et la contrôler par soi-même, il réunit tous les matériaux du “ Dictionnaire tartaromantchou-fran-çais, et c’est son plus beau titre de savant, d’avoir été l'un des précurseurs des vastes études philologiques qui sont rhonneur de notre siècle.Enfin, désireux que son influence ne fût pas moins utile à sa patrie que son talent, le V.Amiot avait négocié avec M.Bertin, ministre d'Etat de Louis XVI, une alliance franco-chinoise, dont le succès lui était acquis, lorsque la révolution est venue rompre ces rapports diplomatiques.Depuis longtemps déjà les jésuites avaient été chassés de France ; mais loin de sentir son patriotisme affaibli par cette injuste proscription de ses frères, le P.Amiot n’avait pas cessé de léguer à sa patrie l'héritage de son crédit, et de réaliser dans l'Empire infidèle de la Chine la fière devise des missionnaires français : G esta Dei per Francos.! IjVh Nihiliste* • La Presse de Vienne raconte que la police de Moscou a découvert une association do nihilistes dans les circonstances suivantes : deux jeunes gens, dont l’un est le fils d’un colonel, louèrent, il y a quelque temps, un appartement situé en face du Kremlim ; quelques jours après leur installation, deux autres jeunes gens, le frère et la sœur du fils du colonel, louèrent dans la même maison un autre appartement qu’ils meublèrent très modestement.La jeune fille quitta bientôt son frère pour aller demeurer chez le fils du général : mais les autres habitants croyant que la jeune fille était la maîtresse du général, se plaignirent de cet état de choses : la jeune fille fut obligée de quitter Moscou, et de retourner chez ses parents, qui habitent tët-Pétersbourg.Les occupants des deux appartements recevaient beaucoup de monde, surtout le soir, c’est ce qui éveilla les soupçoiiô de la police.On lit une perquisition sur l’uu dos vi>itours, qui avait passé la nuit ch»*z les jeunes gens sans avoir fait une déclaration préalable à la jus tice On trouva dans un des deux appartements une quantité de poignards, (le revolvers et de pamph.ets révolutionnaires, et eu outre de» lettres »'t des dépêch* s émanant du colonel, dans lesquelles il priait ses fils et sa fille de rentrer dans la maison parternelle ; les trois jeunes g.-ns, Feuilleton du COURRIER DU CANADA 28 Mars 1882—No 45 L’IDEE DK JEAN TËTEROL [Suite] Comme il faut être raisonnable ot ne pas trop exiger de la Providence, le million de mes rêves avait soixante ans ou peu s’en faut,il était laid,caco-chync et n’avait plus de cheveux, et cependant, tel qu’il était, il ne laissait pas de me convenir.Le Ciel me comble : le million qu’il m'envoie a tous ses cheveux.Je ne pas trop, monsieur à quoi je puis vous servir ; ceci est votre affaire ; mais je sais très bien à quoi vous me servirez, et, puisque vous voulez bien me demander ma main, je vous l’accorde.—Ah ! mademoiselle, de grâce, chassez-moi ! répéta Lionel.—Non, vous ne me le ferez pas dire, ” répliqua Mlle do Saligneux.Et elle ajouta: —Est-ce que par hasard ma franchise vous offense ?—Votre franchise ! Convenez que vous jouez la comédie, et que cette comédie me paraît à moi indigne de vous.Elle le regarda d’un air si naïvement étonné qu’il ne sut plus ce qu’il devait penser.44 Vous vous imaginez que je joue la comédie ?repvi>elle.Je suis franche, monsieur, très franche, et d’une franchise à toute épreuve ; c’est ma plus grande qualité.Je ne me fais point d’illusions sur les autres, et je n’aime pas qu'on s’en fasse sur moi.Je vous dirai à mon tour : 44 Tour qui me preniez-vous?44 pour une fille romanesque ?” Oh ! détrompez-vous.J’ai l’esprit trèspositif, très pratique.C’est peut-être le résultat de l’éducation qu'on m'a donnée.On n’a pas attendu que je portasse des robes longues pour m’enseigner que le plus triste sort est celui d’une fille bien née dont la fortune ne répond pas à ses prétentions, et vous n’igno-Tez pas que les filles bien nées en ont beaucoup.* On m’a appris à considérer la pauvreté comme le pire des maux, comme un ridicule, comme une difformité.: , ; Oui, c’est une de ces maladies qui non seulement font souffrir, mais qui enlaidissent la vie, et j’en ai peur pour mon visage comme de la petite vérole.Après cela, je vous confesserai que, lorsque mon père m’a fait part do voire demande, j’ai commencé par me récrior.“ Mais c’est une mésalliance, lui 4 ai-jVdit.—Bah ! m'a-t-il répondu, 44 c'est tin si riche parti ! —N’en 44 pourrais-je pas trouver d’aussi riche 14 dans notre monde ?—Cela me 44 parait bien chanceux.—Mais m’as-“ surez-vous au moins que ce jeuno 44 homme me plaira ?—C’est assez 44 qu’il] ue te déplaise pas.” Eh bien ! monsieur, mon père avait raison, vous ne me déplaisez point, je vous crois un .galant homme, et je consens de bon cœprr.à la mésalliance.¦ » * , .i f, —Dieu ! que vous êtes bonne ! s'écria Lionel.Mon bonheur est extrême ; me mettrai-je à vos genoux pouT vous remercier ?.—C’est inutile, je vous tiens quitte do cotte formalité.: ; | —Je crois qu'en voilà assez,reprit- il en se levant, et que nous n’avons plus rien à nous dire.ulK u ! —Si fait, j'ai encore un fweu à Vous faire, un aveu qui me^pèae; et je désire m'en "débarrasser tout de suite.Je vous crois un peu jaloux,monsieur.Hier, quand j’ai eu le plaisir de vous roncontrer sur les bords fleuris de la Limourde, votre premier soin a été de vous assurer si j’avais le cœur libre, et vous n’avez eu rien de plus pressé que de me demander.—Qui était Théodore, interrompit-il.Je ne me soucie plus de le savoir * —Permettez, ma franchise m’oblige à vous le dire.—Qui est Théodore ?Je le sais aussi bien que vous, reprit-il.Théodore est un jeune homme délicieux, exquis, un jeune homme qui n’est pas un imbécile ni un vaniteux comme moi, un jeune homme qui non seulement ne vous déplait point, mademoiselle, mais qui vous plaît beaucoup, un jeune homme qui est de votre monde, mademoiselle,et que vous pourriez épouser sans encourir la honte d’une mésalliance.Pourquoi faut-il qu’il ne possôcïe pas ce million après lequel soupiraient déjà vos robes courtes ?* ! Ali ! ce pauvre Théodore ! vous me ! le sacrifiez sans remords et sans regrets.| —Sans remords, peut-être ; sans regrets, c'est autre chose., Bah ! ; coii'est qu'un amour de petite pensionnaire, et je vous prie de croire que je ne lui ai jamais promis de l’épouser.j —Mais vous avez encouragé ses espérances.—Quoi ! monsieur, nous nous disputons déjà ! que sera-co plus tard ?—Que voulez-vous ?vous aviez raison, je suis d’un naturel jaloux, e j’avoue que ce Théodore.Comment vous y prendrez-vous pour lui annoncer son malheur ?—Mon Dieu ! dit-elle avec une gaité forcée, je lui expliquerai tout simplement que dans ce siècle il n’y a qu'un dieu, le dieu dollar, ot quo M.Lionel Têterol est son prophète.” Il s’approcha d’elle, et, la regardant fixement, il s’écria : Voilà donc l’inconnue du bois de Boulogne ! voilà ce que renfermait ce chapeau à plumes que j’ai revu si souvent dans mes rêves ! voilà le cœur qui battait sous cette amazone que j’effleurai un jour d'une main tremblante ! ü douceurs du premier printemps! ô mystère de l'avenue des Poteaux ! ô mon roman ! ô ma folie !.Je ne saurais vous dire, mademoiselle, l’obligation que je vous ai.11 y a quelques instants encore, je me sentais profondément malheureux, j’avais le cœur triste et pesant.Je vous remercie ; grâce à votre noble franchise, me voilà sauvé, me voilà sauvé, me voilà guéri; je sortirai d’ici le cœur libre et léger.” Il la salua, et il s'éloignait déjà quand elle lui dit : 44 Où allez-vous, monsieur ?—Le fils obéissant et soumis, répondit-il, s'en va de ce pas déclarer à son père qu'il a vu aujourd’hui pour la dernière fois Mlle de Saligneux.” Elle était arrivée à ses fins ; elle avait exécuté tant bien que mal son plan de campagne, et sans se donner beaucoup de peine, elle avait efaerné la partie., * * ** Que se passa-t-il dans son esprit ou dans son cœur ?Elle se leva, se posta devant Lionel, lui barra le chemin, et.chan- g *ant tout à coup de vi>age, elle lui dit d'une voix frémis.-an te : “ Mais vous êtes doue un honnête homme, monsieur ?Je ne vous comprends plus.Ah ! monsieur, un hounête homme se propose, il ne s’impose pas.” Surpris de la métamorphose qui s’était laiie en elle, il recula d’un pas.“ Que voulez-vous dire?demanda-t-il.Quand donc ai-je essayé de m'imposer à vous ?” Elle dénoua brusquement les brides de son chapeau, qui gênaient sa colère ; le chapeau glissa à ses pieds elle no le ramassa point.’ La tête haute, les cheveux eu désordre, l’œil on feu, elle s’écria avec violence : “ Je veux admettre, monsieur, que c’est par irréflexion que vous vous êtes rendu le complice dune indigno manœuvre.Je consens même à croire que vous daigniez me trouver jolie, que j’ai ou le bonheur de vous plaire, que vous avez cédé à un entraînement de votre cœur ou de votre imagination en vous prêtant à une combinaison fort ingénieuse, que sûrement vous n’auriez pas inventée.Il n’en est pas moins vrai qui Jo personnage que vous repréeentez ici et que vous avez peine à soutoni: est indigne de vous, comme est indigne de moi la sotte commédie que je vious de jouer.(A suivre) LE COURRIER W CANADA dont.un tira un coup de fusil sur les et d’approbation pour notre politique agents de police, furent arrêtés jdans qui est vraiment nationale.” l’autre appartement, on trouva égale- Chaplcau cite ce qui s’ost passé ment une grande quantité d armes .cn c]iami,ro ior8 dictions ?0n a crié que pon et une gouvernante ; mais cos Uer- , niers, à l’exception de la fille, seront vendait le pays et que les intérêts probablement mis on liberté.j d'une section étaient sacrifiés pour Le colonel est un dos officiers les p-uitrc.Qui pourrait dire que cette plus distingués de 1 année russe, politique n’a pas produit des bien- Dans tous les cas, il sera oblige de r .?, .• • .____nuis i donner sa démission, sa position dans l’armée étant devenue impossible.SOMMAIRE L'Angleterre et le Pap** Un mot do plus sur Auguste Harbior.L'Eglise et la civilisation.Les Nihilistes.Fecillkton :—L'idée de Jean Tétcrol.Lettres de la capitale.Lu séance d'hier soir.Le député de Montmorency.Télégramme.A ssem Idée legist at ive.La médecine vétérinaire.Europe.Amérique.Petites nouvelles.ANNONCES NOUVEL U S Nouvelles importations.—.lus.Homel A 1 n-res.Remerciement.—Benjamin Paquet, pire.Jambons polir piques.- J.H.Penaud A 13azar annuel.—J.P.Sexton, ptre.Aux manufacturiers.A louer.—Charles Allain.Nouveautés j our le.j rinUmp'.—N.Gano’iiii.C A N A D A QUEBEC.2S MARS 1SS2 I.a séanee (filler soir discours de m.chapleau.C’était fête hier soir à lu Chambre d'Assemblée Législative.L'honorable M.Chapleau devait porter la parole au sujet de la vente de la section-ouest du chemin de 1er du Nord ; cette nouvelle répandue dans la ville avait suffi pour attirer une foule de sens avides de connaître le court et le long de cette transaction, et d'entendre cette parole éloquente, persuasive et entraînante de notre populaire premier Ministre.Aussi quelle foule dans cette enceinte, toujours trop petite dans des occasions aussi solennelles que celle d'hier soir.Malgré son faible état de santé, Est-ce qu’un chef n’a pas perdu le pouvoir (‘il 1SG2 lors du bill de milice qui fut voté en 1807 presque unanimement.Ce qui fut la cause que pendant près 2 ans, le pays lut en proie à un gouvernement qui priva les institutions de charité de leur octroi etc.La Confédération n'a-t-elle pas été exécrée et maudite, n’a-t-on pas prédit qu'elle serait la ruine de la Province ?11 n’est pas un seul homme qui ne dira pas aujourd’hui que la Confédération a été le salut du Canada.En 1870, Sir G.E.Cartier annonçait à Ottawa que le gouvernement avait décidé d’acquérir les territoires de la Baie d’Hudson ; comment cela fut-il accueilli ?On a essayé alors de fausser l'opinion ! Un homme distingué, Mgr Taché, croyait que cette acquisition ne serait ni bonne poulies Métis, ni utile au Canada.On vit quelques chefs conservateurs, un entre autres, avoir des doutes et faire un commencement d’opposition.J Quel est l'homme sérieux qui dirait : que cet acte n'a pas été immense comme résultat ! Acheté pour une bouchée de pain un million de dollars, ce pays vaut aujourd'hui plus de 50 millions.Cette clameur, qui a failli renverser le gouvernement, a duré jusqu'au jour où le véritable parti conservateur s'est rallié à la politique de son chef.Aujourd'hui tout le monde se demande si ce Pacifique ne sera pas une ère de régénération pour les affaires, s’il ne fera pas du Canada un peuple qui pourra compter avec les autres nations du monde." Nous publirons demain les réponses aux accusations diverses portées contre le gouvernement, et surtout contre l’honorable premier ministre.LETTKE l>i: JL A CM PI TAMS Ottawa, 24 mars 1882.Enfin ! la discussion sur le budget s'est terminée ce matin à 4.30 h.MM.Snowball, Kaulbnck, Mills, McDougall, Richey ont parlé tour à tour.Sir Léonard a fait le résumé malgré les pressantes sollicitations de du débat ; il a parlé pendant quatre heures et demie ; il n’y a pas eu d’amendement proposé par l'opposition.Dans les calculs que je vous ai transmis et que vous avez publiés avec ma correspondance mercredi dernier, il y a des erreurs de chiffres qui sans changer le résultat, le rendent plus difficile à saisir.Les voici corrigés ; il s’agit de la situation qui nous serait faite si nous conservions le chemin, les recettes augmentant de 15 o/o par année.Déficits.! 881-82.Intérêts ol amortissement .?33 4,900 ses amis qui redoutaient pour lui l’effort d’un long discours, l'honorable M.Chapleau a parlé et parlé pendant trois heures, et il n'est pas encore entré dans le vif de la question.11 devait d'abord dégager de son sujet toutes les accusations personnelles qu’une presse hostile avait portées contre lui.L'honorable premier Ministre les a réfutées victorieusement dans son discours d'hier soir, et il a commencé à faire l’historique du chemin de fer du Nord et de ses embranchements.Nous nous contenterons aujourd'hui de signaler les principaux passages do cette pièce d’éloquence, qui ; prouvera aux adversaires quand même de la politique du gouvernement, que, avant de porter un jugement sur une question aussi vitale pour nous, il faut mettre de côté les préjugés, le parti pris et les insinuations malveillantes.• “ Plusieurs mois avant que le gouvernement eut opéré cette vente,! dit l’honorable premier ministre, ; on avait érigé un système de correspondances dans le but de soulever une opinion hostile.Des gens ont1 1S87-88.intéiét* et amor, ^ ., i tissement .$834,900 correspondu dans tous les coins du j i^cm.net.gvj,313 pays, sans qu'ils connussent le pre-i , 0, f .- mier mot de la question.1 ai lu des j tissement lettres adressées à des personnes res-j pectables, religieuses, qui n'ont pas 1 habitude de se laisser prendre aux l8fcî).90.Inl,;r*ts *t ani01.Surplus.tissement .$«34,000 Revenu net.011,015 cos du commerce local, nous aurons eu ail bout de dix ans.Déficits.Surplus.• • •• • • • •« ••••••••• ••• ••••#•••••• *2,574,006 •213,457 *•2,300,009 ¦ • Balance • ••••••••• •••••• Si nous vendons notre chemin do IVr $S,000,000, il nous restera A payer les intérêts et l'amortissement sur $5,000 OC0, c’est-à-dire $300,000 par année ; soit en dix ans.S3,0^0,000 Mais si nous gardons le chemin, il nous faudra tirer du revenu ordinaire, pour payer l’intérêt et l’a-morlissement sur $13,915,000.$‘2,360,609 Bal en laveur de ce dernier \ lan.$039,390 Ainsi nous réalisons une économie de $639.891, en dix ans, le chemin de fer nous reste, et il nous donne un joli surplus ; n’est-ce pas que cela porte à réfléchir ?On dit M.le Dr Taché un peu mieux.Il souffre moins et les médecins espèrent qu’il guérira assez promptement.Itexonu net 300,000 1382 83.Intérêts et amor- tissement $834.900 Revenu net 345,000 1883-84.Intérêt* et amor- tissement $834,909 Revenu net 39G *50 188i.85.tntéiéts et amor- tissement $334,900 Revenu net 456,200 1880-86.Intérêts et amor- tissement $834,900 $534,000 $4 S0.900 Ottawa, 27 mars 1882.Vendredi dernier le gouvernement a demandé à la chambre de ratifier les changements qu’il voulait faire à la loi, cn abolissant le droit de 4 cen-tins par livre sur le tabac commun du Canada, appelé tabac on torquette, imposé par la clause 35, section 10, et en prescrivant qu’il sera sujet au même droit que d’autre tabac manufacture exclusivement de tabac du cru du Canada, conformément à la section 8, tel droit devant être réduit de 14 contins à 8 centins par livre, pour les deux années qui suivront immédiatement la passation de l’acte, et à 10 centins par livre, pour les deux années suivant les précédentes ; et en réduisant le droit imposé, en conformité de la section 0 de la dite clause 35, sur les cigares faits exclusivement de tabac cultivé en Canada, de 30 centins à 20 centins par livre.M.Vallée, député de Portneuf, a pris occasion de cette proposition pour exprimer son étonnement sur le changement de politique du gouvernement sur cette question.Car d’après la politique annoncée dans le discours du budget, la vente du tabac en feuille devait être libre, la taxe sur le tabac en torque t tes de quatre centins, sur le tabac fabriqué, huit centins,et sur les cigares, dix huit centins.M.Vallée s’est alors opposé fortement à l’adoption de ces résolutions et il a prononcé un discours dans lequel la question est traitée d’une manière si claire et concluante que le gouvernement a retiré ses résolutions, afin de les modifier dans le sens de M.Vallée et des députés de la Province de Québec.Ce discours, comme je l’ai dit, fait bien connaître cette question que les libéraux n’ont pas toujours résolue en faveur du producteur de tabac canadien, et les lecteurs, do votre journal, car ce discours sera publié dans ses colonnes, pourront puiser dans ces remarques de M.Vallée tous les éclaircissements désirables.M.Vallée a fait preuve en cette circonstance des qualités que doit posséder un représentant du peuple.Nous l’en félicitons.Paul-Emile.devenir une véritable nuisance dans la chambre.I Ce qui veut dire en bon français que M.Âmyot n’est pas muet en chambre comme bon nombre de carpes libérales, qui n’ouvrent pas la bouche durant les cinq sessions d’un parlement.M.Amyot est parfaitement renseigné sur les questions politiques à l’ordre du jour et ses connaissances peuvent être utiles à la Chambre ; voilà pourquoi le Star lui cherche noise.Télêsriuuuio L’honorable M.Chapleau a reçu hier soir vers la fin do son discours un télégramme d’Ottawa ainsi conçu : A l’honorable J.A.Chapleau, Québec.Vos amis vous souhaitent bonne santé et succès à votre politique.J.0.Blanche!, Ernest Ci mon, P.Dugas, R.P.Vallée, G.Amyot, A.Pinsonnault,F.Routhier, Joseph Bolduc, S.X.Cimon, P.E.Grandbois, D.Girouard, P.C.Beauchesne, .1.H.G.Bergeron, Joseph Tassé, C.J.Coursol, G.A.Girouard, M.P.Ryau, G.A.Gigault, J.B.Mongenais, Louis Tellier, D.A.Manson, W.B.Ives, Alonzo Wright, J.J.Lanthier, E.T.Brooks et F.Rouleau.AT.B.—Remarquons que sur ces 26 députés, 9 appartiennent au district de Québec, et représentent les comtés de Lévis, Chicoutimi,Portneuf, Bel léchasse, Beauce, Charlevoix, Témiscounta, Bona-venlure et Dorchester.Le député de Montmorency Revenu n« t.524,099 ISSfi-s J - O i , Intérêts ' t amortissement .Revenu not.$438,150 $378,CIO $310,201 $834,900 599,403 Revenu not.$834,900 792,709 fausses représentations, qui étaient, de nature à laisser planer sur le gou-j reniement des soupçons de malhon-j nêteté, etc.Voilà l’explication de ce mouvement qu’on essaie de créer contre le cabinet provincial.Mais le temps sera ma vengeance, car dans quelques mois ce mouvement qui n’est ni sérieux, ni sincère, aura cessé, 1890-9?.Intérêts et amortissement .$ 834,900 Revenu net.1,018,357 M.L.G.Desjardins, député de M ontmorency,a quitté la rédaction du Canadien, position qu’il occupait depuis sept ans.Nous regrettons sincèrement que notre ami abandonne une situation qu’il a toujours remplie avec tant de tact et de talent.Ce départ inattendu provient de ce que notre ami ne partage pas les vues du rédacteur en chef actuel du Canadien sur la question de la vente du chemin de fer du Nord.M.Desjardins en 06t arrivé, parait-il, à la solution que le gouvernement-Chapleau avait agi sagement en opérant cette vente, et il lui donnera son concours intelligent.Il ne lui restait $535,407 | donc d’autre alternative que de dire : adieu à son co-rédacteur, qui, de son -, ,r .j côté, voue le gouvernement aux géme- v I -1 U %) .I j u 1 nies.M.Desjardins a toujours été pour ses confrères do la presse un ami dévoué, et la députation toute entière le considère comme un homme instruit, sérieux, approfondissant toutes les questions.$47,191 $70,715 $213,457 Total.$789,172 De ce calcul il résulte ccci : en gar- M.Stephens présente un bill pour rétablir le double mandat.Qu’en pensent MM.Joly et Marchand?iMMMiiblêe lM » .«•, • 0 .Clicmins de Fer Vapeurs Océaniques ;£fp ¦ ffïfti tira CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL.ic t 1882-Artîaxoemexts d’Hiver-1882 Le ot après LUNDI, 21 NOVEMBRE, les trains marcheront comme suit les dimanches exceptés : Laisseront la Pointe Lévis Heure du Heure de Chemin de Fer.Québec.Train d’£r/>r«j pour _ Halifax et St.Jean.S.10 A.M.7.55 A.M.Train dAccommodn/ion et de la Malle.0.30 A.M.0.15 A.M.Train de Fret .7.00 P.M.6.45 P.M.Arriveront à la Pointe Lévis.• Train d'Express d’Halifax et de St.Jean 8.20 P M.S.05 P.M.Train dMccommoctofion et de la Malle.3.40 P.M.3.25 P.M.Train de Fret.5.25 A.M.5.10 A.M.Les trains pour Halifax et St.Jean se rendent à leur destination le dimanche tandis que ceux partant d’Halifax et île St.Jean demeurent à Cambelltown.Le char Pullman quittant la Poinlo-Lôvis les mardis jeudis et samedis va jusqu’à Halilax et celui qui part les lundis mercredis et vendredis, va jusqu’à St.lean.Bureau du C de F.Moncton.N.B, 15 nov.1 SSl.D.POTTING ER, • Surintendant en chef.Québec, 1S novembre 1881.1105 S?#.H mgm Nouvellemcnt reçu —CHEZ— RENA UB et CIE., 24, RUE ST-PAUL.1 Justement arrivé XEUROPE et de» ETATS-UNIS LIGXE ALLAN.UN MAGNIFIQUE ASSORTIMENT I)E Vase» en porcelaine et _____ d’objets en plaqué Sous contrat avec le gouvernement du I Do tous les prix et pour tous les goûts Canada pour le transport des Malles CANADIENNES ET DES ETATS-UNIS.¦a nn.\NC.event uni ver— CHEMIN DE FER Québec et du Lac St-Jean A PARTIR du 3 novembre, les trams pour le fret et les passagers circuleront comme suit (les dimanches exceptés).Allant au Nord.Quitteront la Station du Palais, Qu»,bec.Arriveront à St-Ravmond .9 Allant au Sud.Quitteront St-Raymond Arriveront à Québec.3.30 P.M.G.15 P.M.G.30 A.M.9 15 A.M.Arrêtant à la Petite Rivière, Ancienne Lorette, St-Ambroise.Scieries de Connolly, St-Gabriel, lac St-Joseph, lac Sergent, Bourg-Louis, et Ste-Catherine.g®“Le service des trains se fera sur l’heure de Montréal.Le fret est reçu et les billets sont vendus à la station du chemin de fer Q.M.O.A- O., au Palais.J.G.SCOTT, Secrétaire.IES lignes île cette compagnie se composent J des vapeurs en fer à double engins suivants, construits sur la Clyde.Ils contiennent des compartiments à l’épreuve de l’eau, sont sans rivaux pour la force, la rapidité et lo confort, sont équippés avec toutes les améliorai ions modernes que l’expérience pratique a pu suggérer.et tous ont effectué les plus rapides traversées dont il soit fait mention dans les annales ; maritimes.Vaisseaux Ton- Commandants.nage.1 PARISIAN.5400 Capt.J.Wylie.SARDINIAN.4200 U.Dutton,R N R CIRCASSIAN.3400 Lt.Synith, RNR , POLYNESIAN.4200 Capt.R.Brown.CO REAN.4000 - GRECIAN.3G00 Capt, Legallois.S ARM A T!AN.3600 Capt A.Aird.BUENOS A Y REAN.3800 U apt, N.McLean.SCANDINAVIAN.3000 Capt IL Wylie.PRUSSIAN.3000 Capt J.Ritchie.MO RA VIA N.2650 Capi.J.Graham PERUVIAN.-.3400 Capt.Bardai/.CASPIAN.3200 Capt.frocks'.HIBERNIAN.3400 Li.Archer, RNR i NOVA SCOTIAN.3300 Capt.Richardson AUSTRIAN.2700 Capt.J.Wylie.NESTO R IAN~.2700 Capt J G Stephens 1 MA N ITOU AN.3150 Ca pt.Home.CANADIAN.2600 Capt.J.Miller.CORINTHiAN.2000 Capt.Jas.Scott.PHOENICIAN.26C0 Capt.MenzOs WALDENSIAN.2300 Capt.Stephens.LUCERNE.2S00 Capt.Kerr.ACADIAN.1350 Capt.Cabel.NEWFOUNDLAND.1500 Capt.Mylius.' La voie la plus courte sur mer entre l’Amérique et l’Europe, la traversée s'effectuant en cinq jours seulement d’un continent à l’autre.Les vapeurs du service DE LA MALLE DE LIVERPOOL, Parlant de LIVERPOOL chaque JEUDI, et HALIFAX chaque SAMEDI, arrêtant à Queenstown pour prendre à bord et débarquer les passagers et les malles qui vont en Irlande ou en Ecosse, ou qui en viennent.—aussi— CHANDELIERS Depuis 2 jusqu’à 4 lumières, “PATRONS nouveaux:1 VjOUS olfrons toujours au public L’HUILE li ASTRAL,huile recommandable sous tous les rapports, et que nous garantissons être la vraie HUILE ASTRALE, la même qui est ollerte en vente chez Mess.Peverlev A Cio., et autres.aussi— L Huile Kerosene ! H t !*‘ employée communément pour l’éclairag des églises.AUSSI Sels à toilette, Pots à l'eau, etcetc, AINSI QIJE VENUES A VIN A Ô0 Cts LA DOUZAINE s;ï>.dolrec, Gérant.Québec, 23 décembre 1881.342 Oc Halifax : ' PARISIAN.Samedi IS mars t HIBERNIAN.• POLYNESIAN.tPERUVIAN.• CIRCASSIAN.JL u a n \i a Ti \ y | I I è*l 1 I * \ •••••• •••••« ••••••••••« ’ SARDINIAN.t PARISIAN.• •••••••• 25 * 1 avril 8 < 15 i 22 , 29 « 6 mai PUTS BEJftüT BOUT.Riches nouveautés ! Les steamers marqués de ce signe ’ partent, de Boston le jeudi avant la date du départ de Halifax.Les steamers marqués de ce signe 7 partent de Portland le vendredi avant la date du départ MM.Levé et Alden, agents pour les billets, I de Halifax.en foce de l’hôtel St-Louis.Québec, 3 novembre 1831.366 Prix du Passage de la Poinlc-Lévis : VOIE D'U 11 YFAX.Cabine.$02.65, $78.00 et $SS 00 Suivant les accommodements.Cabine secondaire.$45.00 Entrep0nt.m.11.00 Des billets de retour seront donnés à prix réduits.Horloges et Bijouteries de grande valeur —chez— i.« #1 < :*• I**** Joseph.Dcmati, 158, rue St-Jean, et 241, rue St-Faul, [VIS A VIS LA GAIIE DU CHEMIN PE FER DU NORD.J M.DON ATI vient de recevoir à CHFMINDE FER 1 MO & 0 CHANGEMENT D'HEURES.k PARTIR DR LUNDI, 2 JANVIER 1882, Les trains circuleront comme suit : Départ de Hochelaga pour Ottawa Arrivée à Ottawa .Départ de Ottawa pour Hochelaga.Arrivée à Hochelaga.Mixte Malle Exprès Départ de Hochelaga pour Québec.Arrivée à Québec .Départ de Québec pour Hochelaga.Arrivée à Hochelaga.Départ de Hochelaga pour St-Jé- rôme.Arrivée à St-Jérô-me .Départ de St-Jérôme pour Hochelaga.Arrivée à Hochelaga.Départ de Hochelaga pour Joliette Arrivée à Joliette Départ de Joliette pour Hochelaga.4rnn?e à Hochelaga.-.P.M.8.20 A.M.7.55 P.M.10.00 A.M.9.45 P.M.G.40 A.M.8.00 P.M.5.30 A.M.7.30 P.M.6.00 7.45 A.M.6.45 9.00 P.AJ.5.15 7.40 A, M.6.20 8.50 A.M 8.30 P.M.1.20 A.M.8.10 1.00 P.M.3.00 9.50 A.M 10.00 P.M.4.50 P.M.5.00 9.50 4.55 9.45 P.M.10.00 A.M.6.30 P.M.10.00 A.M.6.30 sts deux magasins, à l’occasion des fêtes de Noël et du Jour de l’An le plus riche assortiment d’horloges et de bijoux qu’il y ait dans Québec.M.DONATI a des horloges françaises d’un goût tout nouveau et des plus riches.Le pendule de ces horloges est formé par une balançoire où est assis un amour doré Le choix de montres, bagues, bracelets et LIGNE DE G T A.SGOW autres bijoux est des plus riches et dos plus \ J ru*s* Durant la saison d’hiver un vapeur partira Les amateurs qui désirent se procurer de chaque semaine de GLASGOW pour BOSTON beaux présents pour Noël cl le Jour de l’An, ou PORTLAND, [via Halifax s’il v a lieu,] et feront bien d’aller faire une visite u M.DONATI.chaque semaine de Boston directement pour M- DON ATT a des montres depuis la somme Glasgow.de $5,00 jusqu'à $200 ^t des horloges depuis Les connaissements sont accordés à Liverpool $1.00 jusqu’à $80.et à Glasgow, aux ports du Continent et à tous Tous ces articles sont marqués à une grande les points du Canada et des Etats-Unis, et de réduction à l’occasion des fêtes de Noël et du toutes les stations en Canada et aux Etats-Unis Jour do l’An, et la vente à réduction durera en destination île Liverpool et Glasgow, voie de loul Ie mois aux deux magasins.Boston, Portland ou Halifax.! Les montres, horloges, bijoux, boites de Il va dans chaque vaisseau un chirurgien i musique et de chimie sont réparés avec une expérimenté.[ attention toute particulière à des pa£^a"ancePClU relenir deS Chambr°S $i °n ne ! FRIX TRÈS MODÉRÉS.Pour de plus amples informations s’a iresser à j Quebec, 7 décembre 1881.399 ALLANS, RAJ * CIE., Agent.Québec, I l mars 1832 H ! ______________________ Ligne de Steamers DE LA Méditerrannée et New- York ! ! Il • M • • ••• • •••••••• min, Fini et mi.i AVOCATS, j Duiieau d’Affaihes : 28, Rue St-Piehre, BASSE-VILLE, QUEBEC, Suivent les Cours dos Districts de QUEBEC, MONTMAGNY et GA SPE.F.X.DROUIN, lion.E.J.FLYNN.LL.D.JEAN GOSSELIN, Québec, 23 juillet 1881.288 REID Kendalls Spavin Cure._______ V IÆ REMEDE LE PLUS EFFICACE qui ait jamais etc découvert, puisque scs cfj'ets sont certains et qu'il ne cause pas d'ampoules.LISEZ LES PREUVES CI-JOINTES Hamilton.Mo., 14 Juin 1881.B.J.KENDALL A CIE.Messieurs, La présente note est pour certifier que j’ai fait usage du Kendall's Spavin Cure et que je l’ai trouvé toi qu’il était recommandé et même meilleur.En l'employant, j’ai réussi à faire disparaître des eollosités, des esquilles, des excroissances ou d’autres dillormités des os; c’est un véritable plaisir pour moi (pi de le recommander en attestant qu'il est, pour les différentes maladies des os, le meilleur remède dont je me sois jamais servi, après en avoir employé un très grand nombre, ayant fait de ces maladies une étude spéciale pendant dos années.Votre très respectueux P.Y.CRIST.FABRIQUANTS DE PAPIER PAPETERIE1"' LORETTE FABRIQUENT le foutre pour toiture, lambrisago et pour mettre sous les tapis.Aussi boites à allumettes en papier, cartos, tapisseries ot papiers à envelopper et à imprimer.A la Papeterie du Pont Rouge On fabrique les cartons en bois, pour boites, carton de paille, et pulpe do bois.MM.REID Tont l’importation et lo commerce de toutes sortes do papiers, effots pour relieurs, tapisseries, Ils gardent toujours en magasin un assortiment do papier,do métaux, et de fournitures pour la murine, etc,, etc.1)U “PRESS” d’o.NF.ONTA, NEW-YORK Onéonta, New-York, G Janvier 1881 De bonne heure l’été dernier, Messieurs 15.1.Kendall A Cio., d’Enosburgh Falls, Yi., ont passé un contrat avec les éditeurs du Press pour la publication, pendant une année, d’une annonce d’une demi-colonne, établissant Its mérites du Kendall’s Spavin Cure.En même temps, nous avons fait l’acquisition, uo cette société, d’une certaine quantité de livres intitulés : Traité du Dr Kendall sur le Cheval ot scs Maladies, que nous donnons aujourd’hui en prime à ceux des abonnés du Press qui paient d’avance.A peu près au temps que l'annonce parut pour la juvmière lois dans ce journal, M.P.G.SCIIERMERIIORN, qui réside près de Colliers, avait un cheval attaqué dVpar\in.Il lut l’annonce, et sedécida à essayer l'efficacité il u remède, bien que ses amis se moquassent de sa crédulité.Il acheta une bouteille du Kendall’s Spavin Cure, et commença à en faire usage sur le cheval suivant l’ordonnaiKe.H nous a informés cette semaine que ce remède a opéré une guérison si complète, qu’un vétérinaire habile On payo le plus haut prix pour toute sorte de toile, cordages, chiffons, rognures do papier ot toutes sortes do vieux métaux.Québec, 11 septembre 1880.A BAZAR EN FAVEUR DU SANCTUAIRE DK Notre-Dame de Lourdes de 3t-Sauveur Avec approbation de Mgr l’Archevêque de Québec, 19 J U I X 1882, DANS LA SALLE DE K.-DAME DE LOURDES ST-SAUVKUH.Dames présidentes des tables : Table N -Damede Lourdes —Dame L.Marsan.Table St Jean-Baptiste.—Dames Mollet et L.Ma rois.Table St-Pülrick.- Dame J.Smith.Table St-Joseph.— Daine Fus kirouack.Table Ste-Famille —Dame F.Fortin.Table des Enfants de Marie.—Dlle Zoé Petit.Table St-Vincent de Paul.— Dame Frs Martineau.• Table du Sacré-Cœur.—Dame Jos.Lafrance.Table des rafraîchissements.— Daines lion.J.E (ïingras, Ed.l)olbec »*t Théodore Tremblay.C 7s.DUROCHER, O.M.I.Québec, 1er mars 1882.472 GRANDE REDUCTION Vente Ntaim reserve ! ! RA BAIS EXTRA ORDINAIRE ! ! ; Le soussigné, ayant déei le do faire de grandes améliorations duns son magasin durant l’inver profito du temps des affaires d’automne pour olTrirson immense fonds de commerce à une réduction considérable, pour ne nas dire sans oxomplo et qui défie touto compétition.C’est une occasion favorable pour les messieurs du clergé et les communautés religieuses qui désirent fonder des bibliothèques paroissiales, ou pour faire leur approvisionnement d’hiver.’ Je viens Jour ofTrir tous les articles nécessaires à une fabrique: Vins de Messe, Cierges, Encens, Registres, Ostensoirsf Calices, Ciboires, Encensoirs, Burettes, etc., etc Ainsi que toutes sortes do : .Bouquets pour autels, Papiers pour fleurs artificielles, Fleurs de toutes sortes, Apprêts pour fleurs MM.les marchands et MM.les commissaires d’Ecoles sont aussi invités à profiler de co rabais exceptionnel ot à venir faire chez moi leurs achats d’automne.JIs trouveron1 dans ma librairie tout ce qu’ils pourraient trouver dans n’importe qu’elle maison de commerce du mémo genre avec l’assurance de payer bien meilleur ma r chô, spécialement pour les articles suivants Classiques français et anglais.Papeterie de tou tos sortes.Livres blancs pour jla comptabilité Fournitures de Bureau, Enveloppes, etc.Un Escompte de 10 pour 100 sera accordé en sus delà réduction générale su tout achat fait au comptant.J.A.LANGLAIS, L1B RA IRE, 177, Kuo «Saint-Joseph, Québec.Québoc, 25 octobro 1881.1103 LA PLUS GRANDE MERVEILLE DES TEMPS MODERNE B * annuel KN r.VVKl II UK qui u examiné ranimai dernièrement, n'a m JJ Hôpital du Sarré-Comr de Jésu trouver trace de 1 eparvin ni de 1 endroit ou il • Qu epte S était situé.M.behermerhorn s’estplepuis procuré , Qui s’ouvrira dans le courant ou mois do un exemplaire du Traité du Dr Kendall sur le septembre, à la salle Jacques-Cartier, St-Roch, Les Pilules et Cheval et ses maladies, qu’il prise beaucoup et sous le natronagedistingué de Sa Grandeur Mgr dont il ne se dépai tirait pour aucun prix, s’il ne ' l’Archevêque de Québec et de Messieurs les pouvait s’en procurer un autre exemplaire.Voilà membres du clergé ce que vaut l’annonce de bon articles.Les dames dont les noms suivent présideront - les tables au bazar : D’UN E MIMENT MEDECIN.Les Enfants de Marie, St lloch : Madame K.Washingtonville, Ohio, 17 Juin 1880.Gam in, Mlle C.Gagnon Dr J.B.Kendall & Cie, Messieurs Après Tablc Si Roch : Mesdames F.Blouin, C.Gué-avoir lu l'annonce que vous avez publiée dans le rar'R Bruno «le Lamarre, J.B.Drouen, A.Dug-il, Turf, Field and Farm du Kenduli’s Spavin Cure, A.Lortie, Cunningham .^ -rr ayant un cheval de course de valeur, qui a été Table St Joseph: Mesdames J.Picard, E.\ JUOliOtCttl/ boiteux pendant dix-Luit mois, par suite d’un Renaud.I ” J êparvin, je vous en ai demandé par l’express une Tablc St I inccnt de Paul : Mesdames J.La bouteille, qui a fait disparaître toute boiterie et chance, J, Lalranco, F.X.Biron, P.Cunning toute tumeur, ainsi qu’un gros suros qu’avait un *,am autre cheval, et les deux chevaux sont au jour d’hui aussi sains que des poulains.La bouteille in’a valu cent dollars.Respectueusement, U- A.BERTOLETT, M.D.LES PILULES purifient sang, et guérissent tous les dérangements di ’oie, de l’Estomac, Table St Benoit Joseph : Mesdames E.Carrier, des Rognons et des Boyaux.Elles donnent la A.Lafrance, M.Mvler.force et la santé aux constii • ons débiles »*t Thblc Sir Claire-Monte fa! cn\ : Mesdames T.sont d'un secours inappréciable dans les indis- Lemieux, A.Kérouack.Table du Sacré Ca ur : Madame A.Laberge.Table St Jean Baptiste: Mesdames Dr Fisct, Damo Yve L.Fontaine.Table Sis Anges : (Rafraîchissements) Mesdames F.Gourd eau, S.Fortin.J.P.SEXTON, directeur.Québec, 2'i mars 1882.490 positions dos personnes du sexe de tout âge.Pour les enfants et les vieillards, elles sont d’un prix inestimable.- KENDALL’S SPAVIN CURE.” Frémont, Ohio, 25 janvier 1881.Dr.B.J.Kendall ik Cie.Messieurs .—Je crois qu’il est de mon devoir de vous offrir mes remerciements pour le bénéfice et le profit que j’ai retiré de l’usage de votre inestimable et célèbre41 Kendall’sbpavin Cure.” Mon cousin et moi avions un ingnitique étalon, valant .$4,000, qui avait un très mauvais éparvin, O ‘ que quatre .chirurgiens-vétérinaires éminents! 4 Lt • 7 / ty wj .% avaient déclaré inguérissable, et fini pour tou- j F-J ul olf C (tlf JfOll JL (ISICIIP^ EN FAVEL*R DE jours.En dernier ressort, je conseillai à mon cousin d’essayer une bouteille de “Kendall’ spavin Cure.’’ 11 eut un effet merveilleux : la troisième bouteille l’a guéri, et cheval est maintenant aussi bien que jamais.Le Dr.Dick, l’éminent chirurgien-vétérinaire d’Edinburgh, était mon oncle, et je prends un grand inbTèt dans le succès de sa profession.Sincèrement, JAMES A WILSON, Ingénu ur Civil.sors LE patronage de Sa Grandeur Mgr E.A.Taschereau, Archevêque de Québec.L ONG! E NT est un remède infaillible pour les douleurs dans les jambes, la poitrine, pour les vieilles blessures, plaies et ulcères.Il est excellent pour la goutte et lo rhumatisme, Pour les maux do gorge, bronchite, rhumes, toux, excroissances glanduleuses, ot pour toutes les maladies de la peaux, il est sans rival.Manufacturé seulement à l’établissement du professeur HOLLOWAY, 533, RUE OXFORD.LONDRES, et vendu à raison de 1 s.1 Je!., 2s.9d., 11s.22s., et 33s.chaque botte et pot et au Canada à 36 cents, 90 cents et $1.50 et les plus grandes dimensions en proportion.KENDALL’S SPAVIN CURE.SUR LA CHAIR HUMAINE I! a été employé dans des milliers de cas .-ur la chair humaine, avec un succès toujours si merveilleux, que nous sommes certain qu’il est le meilleur liniment découvert jusqu’à ce jour.11 a la force pour pénétrer où n’ont pu atteindre d’autres remèdes, et guérir les maux les plus difficiles, sans causer jamais aucune éruption ou autre altération de la peau, ni produire aucune douleur.Prix .$1.00 la bouteille, ou six bouteilles j pour $5.00.Tous les ! harmacicns l’ont en mains, ou pourront vous le procurer ; ou bien il sera encore envoyé à n’importe quelle adresse sur réception du prix par les propriétaires Dr B.J.KENDALL & CIE, Ehosburgh, Falls, Vt.En vente chez tous les Pharmaciens LYMAN, FILS A CIE, Montréal, P.Q., Agents généraux.Québec, 25février 1882—lan.468 i TL sera tenu un bazar pour le soutien de cette L Institution de Charité, le 12 JUIN prochain.Res personnes qui seraient disposées à fairo I a t , quelque don en faveur de la bonne œuvre, sont f®?1® Xs L j priés de vouloir bien le faire parvenir aux Lm-s f/iiro^'nttpntir n ^ rViim, | Dames directrices du bazar, dont les noms c; r.,! ‘L'l.T! suivent : Madame A.CANNON A.J.DUCIIESNAY, JOS.VANDBY, LS BILODEAU, ACHILLE CARON, ( HS PETERS, JOS.TOURANGEAU, LÉON AREL, ABDONCOTfc, THEODORE TREMBLAY.Mademoiselle MUNN.Mesdames A.B.ROUTHJER, P, DkBLOIS NAP BALZABETTI, J SHEIIYN et K BEAU DET présideront à la table des rafraîchissements Québec, 27 janvier 1882.437 AVEKTISSKMEXTS.-Je n’ai pasd’a- mes remèdes no sont .es acheteurs devront tiquetto sur les pots et les boites.Si l’adresse n’est pas 533, OXFORD STREET, LONDRES, il y a falsification.Les marques de commerce do mes remèdes sont enregistrées à Ottawa ot à Washington.Signé : THOMAS HOLLOWAY, 533, Oxford Street.London.Québec, 2 novembre 1881 — 1 an.C CONDITIONS -ou- A louer.• •• •••••• Service local entre Aylmer, Hull et Ottawa.fflTTous les trains de passagers^ont pourvus de Chars-Palais le jour et de Chars-Dortoirs la nuit.Les Trains voyageant entre Montréal et Ottawa correspondent avec les Trains voyageant entre Montréal et Québec.Les Trains du Dimanche partent de Montreal et de Québec à 4 P.M.Le- Trains circulent d’après l’heure de Montréal, et quittent la station du Mile-End dix minutes plus tard qu’à Hochelaga.BUREAU GENERAL, 13, PLACE D'ARMES BUREAUX DES BILLETS : 13, Place d Armes, ( uavtdl'a r 202, Rue St.Jacques, i W0N rBEAL-Vis à vis l’Hôtel St.Louis, Québec.L.A.SENECAL, Surintendant Général.Québec, 4 janvier 1882.J ‘1A A AAfi DEPOSEES dans lea liU A dl'UUU STOCKS WALL îTRKBT, conduisent à la fortune tous les mois Livres envoyés gratuitement expliquant tous, chose.Adresser BAXTER à GTE., Banquierte 17, Rue Wall, New-York.t î ES STEAMERS DE CETTE LIGNE SONT : EG ADI, SOL UNI O, PELORO, VINCENZO FLORIO, WASHINGTON, de 2500 à 4000 tonneaux, construits en fer, avec ( compartiments, et toutes les améliorations mo dernes pour le confort et la sûreté.Plusicur autres steamers d’un tonnage plus fort sont en construction.Les arrangements et confort pour les passagers sont tout ce que l’on peut désirer et sur quelques vaisseaux SUPERBE .La table ne peut pas être surpassée.La route est de NEW-YORK à : Gibraltar, Marne! Il en, CllneM, Aaplen, Mewilne, Païenne et au retour DE PALERME DIRECTEMENT à NewYork, touchant simplemenlà GIBRALTAR.La route suivie se trouvant à près de 500 milles au Sud do celle suivie par les steamers qui touchent au Havre, cette ligne Italienne est généralement favorisée par du beau temps.Les passagers pour lTtalie par cette ligne de steamers, évitent tes transports ennuyeux par chemin de fer qu’ils étaient auparavant obligés de faire.Les prix pour cabine et passage avec confort supérieur sont de $76 à $120 suivant les ports.Il y aura une grande excursion à Rome dans le mois de juin 1882.H y a un médecin et une garde-malade sur chaque steamer.Pour plus amp!t*3 informations s’adresser à L.\V.MORRIS, Brood way, New-York.A Québec, à M.BROWN, Agent pour le Canada.No 113, Rue «St-Pierre.Québec, .7 septembre 1881—lan.O firron.On demande UN fermier, sobre, actif, intelligent, ayant «les connaissances assez étendues en agriculture.Pour de plus amples renseignements, s’adresser au Du N.E.DIONNE, rédacteur en chef du Courrier du Canada.Québec, 24 octobre 1881.* 370 Ül Le liant de cette grando maison située No 56 et 58,ruesCouillard et St-Jenn et occupée pendant plusieurs années par Mme Thomas Cowan, comme maison de pension de première classe, il y a étables et remises pour voilures qui seront louées avec ce logement.^adresser au propriétaire résidant dans le bas de cette maison, W.M.MacDONALD, pointro, No 56 et 58 rues Couillard et St-Jean.Québec, 6 février 1832 460 Courrier du Canada Prix fie l’Abonnement EDITION QUOTIDIENNE.CANADA I | U n an i KT 4 ETATS-UNIS.| &ix mois [Trois mois ANGLKTEItlUÏ.j f Un an Six mois L Trois mois.’.FRANCK | f Un an Six mois [Trois mois 3.00 1.50 runes.« < I CLAIRETS I JBn vente LE VAPEUR “ Bienvenu,” C1ARACITE : G-iS tonnes, ayant deux engins à I basse pression de la force combinée do 50 chevaux vapeur.Pour le prix ot autres informations s’adresser à la Compagnie de Navigation à Vapeur du Saint-Laurent, quai St-André.A.GABOURY, secrétaire.Québec, 25 février 1882.S C0RYZ1NE.CONTRE LE RHUME DE CERVEAU (Coryza.) .CE remède d’un arôme agréable est sous la forme d’une POUDRE BLANCHE et contenu TARIF DES ANNONCES.Les annonces sont insérées aux conditions ?n •.r» i suivantes, savoir : Clairets en Barrique et en donn Banque importés directement de Bordeaux expédiés à Québec I .par lo navire Doilico Caria.I blx “BP08 ül au-dessous.50 contins.20 Caisses Blaye Yin Rouge, Bouteille et demie Bouteille 15 do Camblaimes do do do to do Bourg do do do 10 do Latresne do do do 25 do Fronsac do do do 10 do St-EstepJie do do do 16 do Maçon do do do SAUTERNES : 5} Barriques Sauternes | 25Caisses Sauternes 10 Caisses Sauternes Chateau Iquem.BRANDY : 5 Demi Barriques Jarnac Brands.10 Caisses Dutliiloy Dolloy flasks.5 Caisses Dutliiloy I 25 Caisses Jarnac Brnqdy Boutoilles.5 Caisses Dutliiloy.Dolloy J flashs ellov lins Champagne.Pour chaque insertion subséquente.12J Pour les annonces d’une plus grande étendue, elles soront insérées à raison de 10 contins par ligne pour la première insertion, ot de 5 c< ntins pour les insertions subséquentes.Les annonces, les réclames, les abonnement» doivent ûtro adressés à Léger Brousscaii, EDITEUR-FROPR1ÉTAIRE, Dn N.E.ÜIÜNNE, rédacteur en chef, FLAVIKN MOKFET, assist rédacteur.AUGUSTE MICHEL, pour lu partieeuropéonitfi.j dons une petite bouteille.Lo prix en est de 25 CENTINS.Prix en gros $2.00 la douzaine.Le but delà “ Coryzint" est d’empêcher toutes les sonsations désagréables du Coryza en agissant directement sur le mal, cette poudre se dissout dans les mucosités et tirolége les membranes enflammées du contact de l’air.En vente seulement au bureau du COURRIER I)U CANADA.VIN DE MESSE : 25 Barils Ingham Colli direct do Sicile.25 Demi Barils Octaves do do Nous invitons spécialement les personnes qui désiront se procurer des Vins purs à venir nous faire visite a notre chambre d’Echnnllllons.; « .m •>.'*.t> i l i Gingras & Langlois, Québec, 10 août 1881.54, RUE DU PALAIS 384 RUE BUADE, HAUTE-VILLE QUEBEC.IMFKIMi n PUBLIÉ PAB LEGER B RO US SE A ü * 11 i O ’ 1 M&tUur-ProprUtain, No 9, Rtto Buade, H.V., Québec
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