Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 10 mars 1882, vendredi 10 mars 1882
&6cme Année Mo 328-fiditi quoudieiuie-5eme Vendredi 10 Mars 16«S2 DES INTERETS CANADIENS K HH CROIS.J’ESPÈRE ET .P4IMF Dr N.E.DIONNE, Rédacteur en Chef LÉGER BROTTSSEA U% Editeur Propriétaire.REVUE OEMURAIÆ (G mars 1882) ' France Une nouvelle banque, que Ton se propose do for nier pour ressusciter l’Union generale, aura un capital nominal de 50 000 000 de francs.Des obligations donnant droit à une par-lie des bénéfices seront allouées aux actionnaires et aux créanciers de l’Union générale, pour les dédommager partiellement de leurs pertes.Angleterre* Maclean auteur de l’attentat contre la Iteine, a été transféré samedi à la prison de Iicadling.De “solliciteur de sa famille écrit qu’il possède des certificats des médecins éminents Mandsley et Godrich, attestant que )e prisonnier est atteint d’aliénation mentale depuis longtemps.Il n hésite pas à dire qu’il ne sera pas difficile d’établir le fait de sa folie.Il ajoute qn’il est vrai que le prisonnier est la même personne qui a tenté de faire dérailler un train de chemin de fer en 18G4, et qu’il a été enfermé dans l’asile de Wells ; mais il est faux que deux docteurs de Windsor l’aient déclaré sain d'esprit.Un correspondant spécial du Daily News à Limerick, qui fait une enquête sur les relations entre proprié-, taires et tenanciers, dit : 11 Sur beau-j coup de propriétés, l’argent pour le j paiement de6 fermages a été mis en • banque au crédit commun du propriétaire et du tenancier, celui-ci s’engageant à donner sa signature ¦ pour le retrait de l’argent aussitôt après la relaxation des suspects.” Trois hommes et deux femmes ont été arrêtés à Bruxelles sous l’inculpation d’avoir pris part au vol de la poste de Hatton Garden, à Londres, au mois de novembre dernier.Une quantité de bijoux ont été trouvés sur eux.l.n Caruncle Bretagne et Home La brochure de Mgr Capel, La Grande-Bretagne il Borne, a eu, dès son apparition, un grand retentissement.Plus de soixante feuilles politiques l’ont signalée à l’attention du public ; des journaux de premier ordre lui ont consacré des articles do fond, la plupart dans un sens favorable ; on la voit aux vitrines des principaux libraires de Londres et dans toutes les gares de chemins tie fer.Une des objections que Mgr Capel s’attache à réfuter, c’est que “ le Pape est un étranger A priori, cet argument de nos adversaires ne parait pas bien solide, attendu que c’est exclusivement auprès des puissances étrangères qu’on accrédite des ambassadeurs.Cependant, auprès des Anglais — dont Henri Heine disait que non seulement ils sont une nation insulaire, mais que chacun d’eux est une île,—ce raisonnement spécieux n’est pas sans influence.Mgr Capel réfute l’objection, et en tire un argument ingénieux en faveur de la souveraineté temporelle du Saint-Siège : “ En présence de la défiance naturelle que T Anglais .éprouve à l’égard de l’étrantrer, les hommes politiques de l’Europe devraient comprendre le motit qui pousse les catholiques à affirmer avec autant de persistance qu’il ne faut pas que le Pape soit le sujet d’un souverain quelconque, ni, pour ainsi dire, qu’il appartienne à aucune nation.C’est qu’ils sont convaincus que le Pape, lorsqu’il exerce son office, doit être à l’abri du moindre soupçon d’influence étrangère ; voilà pourquoi ils soutiennent qu’il lui faut un lieu de résidence où son indépendance soit visible pour tous, et où tous puissent avoir accès auprès de lui, en temps de paix et en temps de guerre.“ Il est étrange que l’Italie, dans son propre intérêt même, ne se soit pas rendu un compte exact de tout ce qu’il y a de vrai dans ce principe ; favorisée de Dieu, qui a choisi Rome pour être le siège de son Vicaire, l’Italie devrait être la première à ôter aux catholiques de toutes les parties du monde la moindre cause d’inquiétude ou de défiance touchant la parfaite liberté d’action du Pape; l’Italie devrait se rappeler qu’elle n’a pas le monopole de la Papauté.Elle trouverait dans la reconnaissance, affectueuse des catholiques du monde entier, dans un commerce constant avec tout ce qu’il y a de plus grand et de plus noble sur la terre, enfin dans les avantages matériels qui découlent de cette situation, une compensation abondante aux sacrifices qu’elle aurait à faire pour assurer complètement l’indépendance temporelle du Souverain-Pontife.” Ce passage exprime une opinion admise même parmi beaucoup de protestants, et exposée avec talent par une revue célèbre.La réponse de Mgr Capel à l’objection que la reconnaissance du Pape serait une violation de la suprématie spirituelle delà reine, n’est pas moins concluante.Elle est d’autant plus piquante que l’auteur y introduit un brin d’argument ad hominem.Il fait observer que les souverain étrangers ne paraissent pas s’être sentis blessés des actes de juridiction spirituelle que la reine Victoria,en sa qua-qualitéde chef suprêmede l’Eglise anglicane, a cru pouvoir accomplir dans leurs Etats.C’est ainsi qu’une dizaine d’évêchés anglicans ont été fondés à l’étranger et que l’évêque de Gibraltar a été muni d’une sorte ae juridiction volante sur tout le littoral de la Méditerrané,qu’il exerce jusque dans Rome elle-même.Un des passages les plus intéressants de la brochure a rapport au bill que lord Landsdowne présenta en 1848 pour établir des relations diplo-matiquesravec la Cour de Rome.Le projet de loi fut accepté par les deux Chambres ; malheureusement on y introduisit un amendement déclarant que l’Angleterre ne pourrait recevoir un ecclésiastique comme envoyé du Pape.Cette absurde prétention fit échouer le projet.“ Trente ans se sont écoulés, dit Mgr Capel, depuis la présentation du bill de lord Lansdowne.Depuis lors les préjugés ont presque entièrement disparu, et l’on a tout lieu d’espérer que si l’opinion publique était de nouveau sondée, l’établissement de relations diplomatiques avec Rome serait accepté avec plus d’empressement encore.Le Pape est dépossédé aujourd’hui du pouvoir temporel.Ce fait, tout douloureux qu’il soit, n’est qu’un accident.Il était roi temporel parce qu’il était Souverain-Pontife.Depuis le soi-disant Réforme, les possessions temporelles du Pape ont été la condition, nécessaire de son indépendance spirituelle ; avant la Réforme, le Pape exerçait, en outre, du consentement des nations chrétiennes, une royauté terrestre.” journaux de bureau ù bureau, d’une région de Paris à l’autre.Ce serait là un auxiliaire important pour le service des postes, et il leseraitd’autant plus que les deux services des postes et des télégraphes se trouvent aujourd’hui réunis.Il y a donc là évidemment un progrès réel à accomplir, et il est permis de croire que l’on ne se refusera pas indéfiniment à le réaliser.Espérons aussi qu’on ne laissera pas à des étrangers l’honneur d’appliauer à Paris un système sur lequel l’atten- j tion de l’administration a été appelée • pour la première fois par des Français.* le seul espoir de la littérature contemporaine, traquée par les huissiers.“ Cordialement à vous.41 Emile Zola.” Tnimway électrique Le tramway électrique, qui a fonctionné l’été dernier entre le Palais de l’Industrie et la place delà Concorde, tramway déjà expérimenté à Bruxelles, à Vienne, à Londres et à Berlin, y a apporté une nouvelle preuve de la praticabilité des chemins de fer électriques.À la question des chemins de fer électriques proprement dits se rattache celle des chemins de fer électriques de petite dimension, servant au transport des dépêches.L’idée de remplacer les tubes pneumatiques par un véhicule mû électriquement à été émise en 1870 par M.Bontemps ; l’année suivante, des expériences furent faites avec un plein succès par M.Marcel Deprez, sur un chemin de fer circulaire construit dans la cour de l’administration des télégraphes.Malgré ces résultats encourageants, dit la Lumière électrique, le projet que l’on avait formé d’établir une poste électrique dans les égouts a été abandonné.On connaît cependant toute l’économie qn’il y aurait à remplacer les tubes peumatiques par la poste électrique.En supposant en mouvement sur le réseau, à un instant donné, quarante véhicules électriques, pesant chacun quinze kilogrammes avec ses dépêches, et marchant à une vitesse de dix mètres par seconde, le travail total exigé par le transport des dépêches sur tout le réseau souterrain de Paris ne serait que de douze chevaux.Or, le travail fait aujourd’hui avec les tubes peumatiques est de 120 chevaux.Avec les tubes peumatiques, on a à faire mouvoir, non seulement la boite contenant les dépêches, mais encore une colonne d’air considérable qui détermine un frottement beaucoup plus grand que celui de la boîte elle-même.On dépense donc une très grande force pour arriver à transporter un nombre relativement restreint de dépêches.Avec la poste électrique, pour une dépense de force beaucoup moindre, le nombre des dépêches transportées serait beaucoup plus grand.La capacité des véhicules permettrait même de ne pas borner leur application au transport des dépêches, et il serait très facile do les faire servir au transport des lettres et môme des Une lettre «le Zola On sait que M.Zola a perdu sa cause dans le procès que lui avait intenté M.Duverdy.A ce sujet, M.Zola a adressé au directeur du Gaulois la lettre suivante : 44 Eh bien ! voilà qui est jugé.L’honorable M.Duverdy va disparaître de mon roman, et nous le remplacerons par M.Trois-Etoiles.Je choisis ce nom, espérons qu’il n’est pas trop porté.Cependant, s’il existait quelque vieille famille dont il fût l’honneur, je supplie cette famille j de m’adresser sa réclamation au plus tôt.j 44 II parait que le jugement rendu par la première chambre du tribunal civil est plein de finesses juridiques.Je n’y entends rien.44 Est-ce à dire que M.Duverdy n’aurait pas eu à réclamer si le per- ! sonnage avait offert un heureux mélange de toutes les vertus unies à tous les héroïsmes '! Est-ce à dire que mon crime est d’avoir un Duverdy conseiller à la cour d’appel, lorsque le vrai Duverdy est avocat à la même cour ?Est-ce à dire enfin que l’auteur de Y Assommoir et de Nana, se trouve hors la loi, comme l’a déclaré l’académicien M.Rousse ?Autant de points à discuter, car les considérants laissent la porte ouverte à toutes les interprétations imaginables.Sans doute le tribunal n’a pas voulu chômer de procès.“ Des amis me poussent à aller en appel.Us prétendent qu’on pourrait peut-être y obtenir quelque clarté.Je n’en ferai pourtant rien.Et voici mes raisons : “ Je suis trop seul.11 me suffit que riionorable M.Rousse m’ait dénoncé aux tribunaux comme un écrivain dont la société devrait se débarrasser.Traîné dans la boue par certains adversaires couvert d’injures par les feuilles de M.Gambetta, qui tâchent d’atteindre par-dessus ma tête la direction politique dxxGautois, j’estime que je serais un grand niais de jouer plus longtemps le rôle d’un don Quichotte littéraire.Je désirais faire régler une question de droit, et l’on a répondu en voulant m’étrangler.C’est bien, j’ai assez de l’expérience pour le moment.“ Certes, la question demeure.Je souhaite qu’un romancier agréable au tribunal, M.Sandeauou M.Feuillet par exemple, la reprenne un de ces jours.Us restent à cette heure Be Mpectre clérical On lit dans la Liberté, journal peu clérical : Les réformes posthumes par lesquelles les membres et les amis du ministère défunt espéraient éblouir le monde et couper l’herbe sous les pieds du nouveau cabinet, n’ayant pas produit l’impression profondo qu’on pouvait en attendre, on essaye maintenant d’une autre tactique.On fait apparaître de nouveau le spectre clérical, pour épouvanter les populations et discréditer le gouvernement.Les porte-voix de l'opportunisme se sont mis à crier tout à coup, à l’unisson : u Les jésuites rentrent ! Les congrégations se réorganisent ! J vile, à l’immortelle Déclaration des droits de l’homme, et dès lors, qui serait à l’abri ?.Violer la liberté contre quelques* nns, c’est la violer contre tout le monde.Ne pas respecter les privilèges du citoyen dans le .Jésuite, .dans le Dominicain, dans le Barnabite, c’est les menacer chez le juif, chez’le protestant, chez le libre-penseur, * chez le franc-maçon, chez tous ceux qùe les partis en possession du pouvoir auraient intérêt à frapper.Quand comprendra-t-on, d’ailleurs, que tous les gouvernements sont impuissants à cette tâche, et que, dans cette lutte de la force contre l’idée, c’est toujours la force qui est vaincue ?Les décrets du 29 mars n’ont eu aucun effet, et ils n’en pouvaient avoir aucun.Quelques religieuxrsont partis, ne _ .pouvant supporter le chagrin, do voir L’ennemi, le cléricalismeT est de leurs maisons fermées et leurs cha-nouveau dans nos murs ! Et le mi- Pelles profanées ; mais.la plupart nistère souffre cela ! et le ministère sont demeurés, changeant ou ne chan ne fait * .L J’1-1-* T1 ft-1- ^ mes noir6 de rependre peu à peu _ _ positions offensives !” r* j autour d’eux le même public et les \ -îx rr i-i • mêmes fidèles qu’autrefois.A ces cris de terreur affectee, le Que pcut.on ‘faire pour les empê- gouvernement a eu beau opposer pVi0r?pipni tous les démentis officieux possibles ; ‘ ' la presse impartiale a eu beau réclamer des indications précises et des faits positifs ; on a crié plus fort encore ; “ Les jésuites rentrent ! Les jesuites sont rentrés .rance ne peuvent plus, dans notre A qui peut-on faire croire qu an 8ièclc d’égalité, atteindre leur but, et ministère ou figurent ceux-là memes Vclles 6\sent on peu dc jours com.de qui émanent les decrets du 29 ie ]cs dents du serpent sur la lime mars, favorisera jamais la reconstitu- y • 1 Qu’a-t-on gagné à les persécuter ?Rien, absolument rien ! Et c’est une consolation pour les amis sincères de le liberté de constater que la persécution et l’intolé- tion des congrégations que ces décrets ont dissoutes ?d’acier.Revenons donc à la vérité et à la T i; • ui .n .justice.Ne nous effrayons pas de la il L"7rav^mblallcfe.cs^laSrante.f présence parmi nous* dequeues ü faut avou- une foi robuste en a * étions V) 14 crédulité populaire pour tenter de donner là-dessus la change à l’opinion.w Mais l’opinion sera plus sage que ceux qui veulent l’effrayer de fantômes.Il n’est pas vrai que les jésuites rentrent, ni les Dominicains, ni les Barnabites, ni les Maristes, ni au- guitbau en fiuson.—Un visiteur qui a cun des congréganistes frappés par été admis dimanche auprès de Guiteau congrégations vouées à des œuvres de piété et de charité ; ayons assez de foi dans les conquêtes de la Révolution et dans l’esprit libéral du dix-neuvième siècle, pour croire qu’ils n’ont plus rien à redouter des derniers représentants du moyen âge.les décrets.Et ils ne rentrent pas par une raison décisive, c’est qu’ils ne sont jamais sortis.Non, ils ne sont pas sortis.On les a dispersés comme communautés religieuses, mais on n’a pu ni les expulser, ni les exiler.resume ainsi ses impressions L’aspect du prisonnier est remarquablement meilleur qu’à l’époque du jugement.Son teint est clair et annonce la santé.L’expression particulière de l’œil est à peine perceptible pour qui ne l’observe pas avec attention.Il a deux cellules à sa disposition, une pour bureau et l’autre pour chambre à coucher.Dans la première ü y a plusieurs chaises, un pupitre et “tout ce qu’il faut pour Ils sont restés, parce que, cessant d’être membres d’une corporation irrégulière, ils ne cessent pas d’être écrire.” La vente de ses autographes et Français, d'en avoir les droits et les photographies lui rapporte S2o à S30 par garanties et de les exercer comme •'our- h,;s photographes le représentent ?___ dans quatre positions différentes.Il n a- vait jamais de sa vie connu une pareille opulence, et il ne se prive d’aucun des petits 44 conforts ” qu'on lui permet.Il fait notamment une grande consommation de fruits, et il lit les journaux avec ponctualité, s’intéressant par-dessus tout à les autres citoyens.On a pu fermer par la force les institutions congréganistes, mais on n’a pu créer le délit de jésuitisme, ni punir d’ostracisme ceux qui le commettraient.Certes, ou ne demanderait pas ce qui s’écrit sur sa personne.Il désap- mieux que de mettre les jésuites hors la loi, mais comment faire {Il faudrait, G;il.(leU1 eldu président Arthur, et il lui pour cela, porter atteinte aux plus a écrit pour lui défendre d’écrire à l’a-fondamentaux des principes de 89, à venir à qui que ce soit en sa faveur, la liberté, à l’égalité politique et ci- Il a retenu pour défenseurs le général Feuilleton du COURRIER DU CANADA 10 Mars 1882—No 31 L’IDEE DE JEAN TETEROL [Suite] 11 prononça ce nom de trois syllabes comme s’il en avait eu dix.“ Cela ne mo fait ni peine ni plai- sir.—Eh bien ! moi, cela me fait quelque chose.Et puis, tu ne comprends pas que nous persuaderons à ton panier percé de beau-père de nous quitter la place ?Nous lui ferons des rentes,nous le rendrons à ses plaisirs, nous l’enverrons flâner sur son cher boulevard, et il laissera Saligneux à sa fille.Ce qu’elle aura seia à toi ; ce que tu auras, je l’aurai.Toi et moi, n’est-ce pas la mémo chose ?Nous mettrons tont en commun : plus do clôtures, plus de frontières pins de Limourde ; nous reconstituerons l’ancien domaine de Saligneux, qui sera désormais le domaine des Têterol, et nous le posséderons par indivis.Ce sera notre France et notre Navarre.Dis-moi, Lionel, no sera-ce pas gentil ?” Là-dessus il ae gratta péniblement le front comme pour en faire aortir une pensée timide qui se dérobait, père.Je te soupçonne d’avoir laissé qui n’osait pas se montrer, et il pour- à Paris une coquine.” suivit avec un peu d’embarras : —Tu- te trompes, répondit-il froide- “ Et enfin, il ne sera pas immor- ment, je l’ai amenée ici dans une tel, le baron de Saligneux ! Après sa malle, je la déballerai demain, mort il pourrait te laisser.ce sont —Je t’ai déjà dit que, quand je suis des choses qui se font.|On dit qu’en sérieux, je n’admets pas que pevson-s’adressant au gouvernement.Cela ne plaisante, s’écria M.Têterol oxas-s’est vu.Pourquoi ne serais-tu pas péré.quelque jour un baron ?j —Sans plaisanterie, mon père, je —Ah ! par exemple, s’écria Lionel, te déclare que, si je répugne à épou-est-ce bien toi qui me parles, toi qui ser Mlle de Saligneux, ce n’est pas me prêchais tantôt les principes de que j’aime une coquine ; les coquines 89, l’égalité des hommes, le mépris «’ont jamais réussi à se loger ni dans des titres et do coux qui les por- nia vie ni dans mon ‘"¦'°* tent ! —Ne cherche pas à me mettre en contradiction avec moi-même, lui repartit M.Tôterol en colère.D’abord je ne me contredis jamais ; et puis s’il cœur.C’est très sérieusement aussi que je te promets de ne jamais me marier sans ton aveu, de ne jamais t’adresser de sommations respectueuses.Dieu qu’il est bon ! délicieux me plaisait de me contredire, n’en 1 jeune homme 1 interrompit M.Tète-ai-je pas le droit ?ne suis-pas assez roi.riche pour cela ?—En retour, je te supplie d’avoir Et tirant de sa poche une poignée quelques égards pour ma liberté.Ac-de pièces d’or, il les jeta brusque- corde-moi du moins lo temps de me ment sur la table, où elles s’éparpil-1 retourner, d'examiner.Peut - être, lèrent en roulant avec fracas ; co fut quand j’aurai vu la jeune fille que tu un geste vraiment espagnol.Cependant, pour la vérité, nous ajouterons désire me faire épouser.—Que je désire te faire épouser ! qu’il s’empressa doles ramasser, et ' interrompit encore M.Têterol.qu’avant de les réintégrer dans sa ; Quelle façon de parler.! Je ne désire {>as, je veux ; l’affaire est conclue, ’affaire est dans le sac.” Et frappant sur la table, qui se le tint pour dit : - Mlle de Saligneux est boiteuse, “ Sais-tu quoi, Lionel ?lui dit son bossue, bancale, manchote et laide à poche, il les compta.Il n’est pas donné à tout le monde d'être Espagnol jusqn’ au bout.Lionel était retombé dans son si • lence.faire peur.C’est égal, tu l’épouseras, parce que cela me plaît.” Lionel se leva en disant : “ Je me sens un peu las, permets-moi de me retirer.Si tu le veux bien nous reprendrons cette conversation demain.” Et il s’approcha de son père pour l’embrasser.Celui-ci lui tendit sa joue sèche et osseuse, et reçut son embrassade sans la lui rendre.Puis le retenant par le bouton : “ Domain, monsieur, lui, dit-il je dois aller à Bourg, où j’ai une affaire, à régler, et je ne serai pas de retour avant demain soir.Fais tes réflexions d’ici là, et tâche de répondre toi même à tes objections ; j’ai la sainte horreur des paroles inutiles.” Resté seul dans sa chambre, il était médiocrement satisfait de cette journée après laquelle il avait tant soupiré, et qui n’avait pas répondu à son attente.Il venait de découvrir que le prince do Galles avait des araignées dans son plafond, ce fut son mot, et il sc promit d’y donner un coup de balai, d’épousseter à fond son héritier.Il avait beaucoup do reproches à lui faire : 1° Lionel u’a-! vait pas assez admiré la Masson-1 Blanche ; 2° il avait trop admiré les j né nu fars ; 3° il avait avancé que les ' hobereaux peuvent servir à quelque chose ; 4 il avait soutenu qu il y a dans ce monde quelque chose de plus respectable que les millions ; 5° il avait imploré la grâce d’un maraudeur.Mais ce qui était plus grave que tout cela, il avait demandé à voir Mlle de Saligneux avant de l’épouser, et témoigné pour l’idée sublime que caressait sou père plus de répugnance que d'enthousiasme.M.Têterol allait et venait, et, pour passer sur quelqu’un sa mauvaise humeur, toutes les fois qu’il rencontrait une chaise dans sou chemin, il la bourrait, comme si elle eût été un hobereau ou un voleur de champignons, un réactionnaire ou un socialiste, un infirme ou un fou.X Lionel Têterol n’avait pa3 fermé l’œil dans son wagon, et le tour du propriétaire l’avait tenu sur pied pendant près de sept heures consécutives.Il était fort las en se mettant an lit.Malgré ses vives préoccupations et le tracas qu’elles lui causaient, à peine eut-il posé la tôfe sur l’oreiller, il s’endormit profondément et ne fit qu’un somme jusqu’au matin; mais, en s’éveillant, il retrouva sous son chevet ses pensées qui l’attendaient: elles nous attendent toujours.Il se leva, il s'habilla, sansêtrcn-ner les deux brosses à ongles ni le fl icon d'eau de Cologne qui venait de Cologne.Après avoir achevé sa toilette, qui fut sommaire, il passa une grande heure accoudé à sa fenêtre.La campagne venait de s’éveiller comme lui, le jour naissant la regardait d’un œil doux ; elle était heureuse de refairo amitié avec la lumière.Les gazons, trempés de rosée, exhalaient une fraîcheur délicieuse.La Limourde semblait coqueter avec scs bords, que ses eaux luisantes frôlaient amoureusement.De hauts peupliers, rangés en file, rayaient de leurs ombres transparentes la blancheur d’un champ de sarrasin fleuri ; sur les coteaux, des bruyères faisaient çà et là des taches roses; des fumées montaient lentement dans l’air, oscillant à droite et à gauche comme si elles avaient dû rapprendre leur chemin.A l’horizon, deux nuages d’un gris argenté voguaient dans l’azur, semblables à des voiles pleines de vent ; on eût dit qu’ils partaient pour une joyeuse aventure.Dans toute la vallée régnait une paix profonde, un silence tranquille, tombé du ciel.Tas d’autre bruit que le chuchotement de la brise causant avec un tremble, et lo bourdonnement confus d’uue guêpe qui s’était levée matin pour courir les treilles, dans la chimérique pensée d'y trouver une grappe déjà mûre.Cepon-' dant Lionel entendit peu après le cri I d’une faucille qu’on aignisait, les ! coups cadencés d'un fléau dans une grange, et la voix forte d’un marteau de forge retombant sur son enclume, i (A suivre) lifi COURRIER DI; CANADA Butler et le juge Merrick, du Maryland.Il ne doute pas qu’il obtiendra un nouveau jugement, et que la cour en banc lui donnera raison.Il a cotnposé un nouvel ouvrage, contenant une revision de son travail sur la Bible, son «iuto-biographie, et un résumé de son jugement.il compte faire publier ce livre à Baltimore, et le plus tôt possible, car chaque jour de retard lui fait perdre 850.Gomme le visiteur se levait pour se retirer, Guiteau lui a dit : u 11 faut que je vous donne du sentiment.” Et il a tracé ces mots sur une feuille de papier : 44 Le parti républicain, ruiné par Garfield, sauvé par l'inspiration de Guiteau et la sage administration d'Arthur.Je suis bien portant et heureux, et je n’ai pas de craintes d’une autre condition ici ou dans la vie future.” SOMMAIRE Revue générale.La Grande-Bretagne et Home.Tramway électrique.Une Jeltre de Zola.Le spectre clérical.Guiteau on prison.Feuillkto.n :—L’idée de Jean Tèterol.Lettre de la capitale.Echos de la Chambre.Le syndicat dit Pacifique.Discours de S.S.Léon XIII.Europe.La correction paternelle.Petites nouvelles.ANNONCES NOÜVELLES Soumissions.—G.J.L.La franco.Nouveautés pour le printemps.—N.Garneau.R.Morgan, marchand d*‘ musique.En vente le vapeur Dietivenu—A.Gabourv.CANADA QUEBEC.10 MARS 1882 LETTRE DE I.A CAPITALE Ottawa, 9 mars 1882.Hier, en réponse à M.Charlton Sir Léonard Tilley a produit devant la chambre un état de la dette du pays au 1er juillet 1881 et au 1er janvier 1S82.Elle était de $155,395,780 au 1er juillet 18S1 et de $154,085,910 au 1er janvier 1S82, donnant ainsi une diminution de $1,309,870.C est un état de choses très satisfaisant, principalement quand on sait que pendant cette période la somme de $3,531,139 a été payée sur compte du capital.l’absence du minisire des douanes.Il a dit qu'il ne manquerait pas de faire connaître cètte injustice au ministre des douanes, afin qu’il y soit porté remède.Comme Sir Hector parlait en français, M.Casgrain, député de l'islet a cru faire de l'esprit eu demandant de donner sa réponse en anglais.Mais il en a été pour sa peine, car Sir Hector lui a répondu qu’il parlait dans sa propre langue, et que si M.Casgrain voulait parler anglais il était libre de le faire.M.Àmyot doit demander lundi prochain copie de toute requête des clialoupiers de douane, de la cité de Québec, demandant qu’un costume officiel leur soit fourni, et les réponses données à ces requêtes.Il demandera aussi si c’est l’intention du gouvernement de venir en aide, cette année, à la municipalité de St-Michel,'dans le comté de Bellechasse, au sujet de la réparation et entretien du quai construit sur le fleuve St-Laurent, en face de cette paroisse.Paul-Emile.un mot dans le discours de Son Honneur.Tout le monde n’en veut et personne en parle.Est-ce que par hasard l’école polytechnique de Montréal comblerait cette lacune ?- **# Aujourd’hui il y aura force discours sur la politique du gouvernement.MM.Blanchet et Owens ont la parole.EoIion de ln Chambre Il est un fait digne d’être remarqué, c’est qu’à l’occasion de la lecture du discours du Trône par Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur Robitaille, il n’y avait aux places d’honneurs que des membres du clergé, plus deux consuls.Le clergé était représenté par Sa Grandeur Mgr l'Archevêque, M.l’abbê Méthot, recteur de TU niversité Laval, M.le Grand Vicaire Légaré, M.T abbé Auclair, M.l’abbé Pilote, curé de St-Augustin, M.l’abbé C.Bacon, curé de l’islet, M.l’abbé T.E.Beaulieu, chapelain des Ursulines, M.l’abbé T.De Gaspé, M.l’abbé II.Têtu, de l’Archevêché.M.le comte de Sesmaisons, consul de France, assistait à la cérémonie en costume officiel ; il y avait un bon nombre de dames présentes ; les galeries étaient encombrées.Le Nyndicut du l’ucdllqiie La Chambre fédérale a demandé la publication de tous les ordres passés en Conseil relativement à la charte octroyée au syndicat du Pacifique, et de toute la correspondance échangée entre le gouvernement et les syndics, au sujet du dépôt d’un million de piastres que ces derniers étaient tenus de faire.Les souscripteurs et le montant des souscriptions sont donnés dans l'ordre suivant : George Stephen, Montréal.8 500,000 Duncan McIntyre, Montréal.25,000 Duncan McIntyre & Co.Montreal.475,000 J.S.Kennedy & Co., New- York .450,000 J.S.Kennedy, New-York.25,000 J.Kennedy Tod, New-York.25,000 J.J.Hill, St-Paul.500,000 R.B.Angus, St-Paul.500,000 II.S.Northcote, Londres.180,000 Donald A.Smith, Montréal.500,000 Morton, Rose & Co., Londres.741,000 Frederick Grieninger, Paris.S.Prapper, Paris.Jacques de Reinach, Paris.Ldouard Kolin.Paris.» Oscar de Remaib, Paris.Charles Kolb, Paris.Joseph Billitzer, Paris.Emile Mouleaux, Paris.JacquesSiegfred & Co., Paris Martin RikofT, Paris.Camille Kolh, Paris.Hugo Finally, Paris.Max Von Springer, Paris.M.Ephussie J* Co., Paris.Paul Marix, Paris.Otto Wilhelm Hoffman,Paris Banque Franco Egyptienne, Paris.Alexander Ellisson, Paris.Banque Parisienne, Paris.Charles Morrawity, Paris.Wm.Ritzold, Paris.Aburoa & Goguel, Paris.A.et M.Heine, Paris.Louis Cohen & Sons, Londres P.Du P.Greenfell, Londres.Chas U.Rose, Londres.Gebruder Subzbach, Frankfort.Albert De Rainach,Frankfort Ernest Cassel, Londres.J.De P.Fiffel, Londres.C.Roseroad, Londres.lieorge Levy, Londres.Duncan McIntyre, Montréal.100,000 10,000 25.000 20.000 22,500 2,500 5.000 5,000 10.000 15.000 32.000 10.000 35.000 50.000 20.000 10,000 00,000 85.000 00,000 10.000 58.000 25.000 15.000 100,000 25.000 25,000 100,000 22,000 •15.000 5,000 2,500 2,500 1,100,000 Total.80,100,000 Les capitalistes canadiens ont donc souscrit §3,600,000, les français §745,500, les américains §1,500,000, les anglais §1,132,000, et les allemands §122,000.La Législature de la Nouvelle-Ecosse sera prorogée aujourd’hui.Le discours du trône, que nous avons publié hier, est long et fort substantiel.On y a consacré deux grands paragraphes à la grande, question de la vente du chemin provincial.Le je I gouvernement, avec cette prudence qui fait le fond de sa politique, ne désire, qu’une chose, c'est que la Chambre étudie sérieusement à son La députation delà province de [mérite le projet de vente, sans s’ar-Québec est très active ; elle ne rêter aux considérations mesquines néglige aucune occasion de défendre que l’esprit de parti suscite ordinaire-les droits delà province de Québec ment.C’est précisément comme cela et de réclamer ce qui lui est dû.que nous l’entendons, nous-môme.Hier M.Tellier, de St-Hyacinthe, en L'agriculture n’a pas été oubliée demandant un état des importations dans ce discours-programme.—On et des exportations, au port de St.doit travailler à utiliser les produits Hyacinthe, et un état des recettes et de la ferme.Tant mieux donc, car il des dépenses du même port, a fait y a beaucoup à faire dans ce sens-là.voir à l’aide de chiffres très détaillés Une proposition que nous avons déjà que la province de Québec est une de faite est celle d’établir une ou deux celles qui donnent le plus de revenus écoles de laiterie, afin de rendre nos à la confédération ; elle a donné cultivateurs compétents dans la fa-§8,133.064 de revenus durant la der- brication du beurre et du fromage, nière année, tandis que la province Le gouvernement, toujours sur le) D’après le télégraphe la majorité d’Ontario, qui vient ensuite, n’a même sujet, ne devrait pas oublier de M.Pouporc serait de 34 voix, et donné que §6,401,522 durant la non plus de nommer quatre ou cinq l’on ignorait encore le résultat d’un même période.Il y a là, une diffé- conférenciers, afin de donner auxeer- petit poil, rence de revenus, entre les deux plus clés agricoles déjà existants une vita-grandesprovincesdelaConfédération, lité plus grande encore.Il y a aujour-de §1,732,141.Cependant la province d’hui de 25 à 30 de ces institutions, et qui donne la plus grande somme de il est impossible qu’un seul homme, revenus n’est pas celle où les appoin- malgré toute sa bonne x'olonté, puisse tements sont le plus élevés.En effet, répondre aux demandes qui lixi sont si nous consultons les rapports de la adressées.dernière année, nous voyons que Le peuple est avide d’entendre ces Ontario a reçu en appointements, conférenciers agricoles.Un étranger pour le service des douanes, une est généralement mieux apprécié, somme de §223,577, tandis que Que- mieux écouté qu’un résident.Le probec n’a reçu que $195,229, faisant une verbe qui dit “que personne n’est différence de §28,338 que la province prophète dans son pays ”, n’aura d’Ontario aurait reçue de plus que la jamais de meilleure application qu’en province de Québec.agriculture.Il ne faut pas cependant Dans la province de Québec, au s’exagérer la portée do cet adage lieu d'augmenter les salaires comme | populaire, dans la province d’Ontario, on les a diminués.Ainsi, Québec recevait en j Une école des mines sera une excél-appointements, en 1878, une somme lente institution, pourvu qu’elle soit de §148,417, tandis qu’en 1881, les conduite par des hommes experts, salaires étaient réduits à §139,693, Or, il n’y a personne dans la province donnant, par conséquent, une dimi- qui soit apte à mener à bonne fin une nution de $8,723.D’un côté, la pro- oeuvre aussi utile.Nous ne voyons vince d’Ontario qui donne moins de qUe les Frères de la doctrine chré-revenus que la province de Québec, tienne qui possèdent dans leur ordre reçoit plus d’appointements, et de les éléments convenables, et on se verdict le moins sévère sur les deux qu’il avait à rendre et je ne suis pas prêt à dire que cette décision n’est pas aussi bonne qne l’autre.“ Vous avez tué un de vos 'semblables sans lui donuer une seconde de préparation à la mort.“ N’était le bon caractère que vous ont donné plusieurs personnes demeurant dans l’établissement où vous étiez employé, je vous aurais infligé la plus forte condamnation que la loi impose.Je veux cependant qu’elle soit exemplaire, les lois de la société ne peuvent pas être violées impunément.“ La sentence do la cour est que vous soyez détenu pendant vingt cinq ans dans le pénitencier.” Une des deux buvettes que l’on avait installées sur le pont de glace, sans la permission des autorités a disparue, mais colle qui se trouve du côté de Québec tient encore bon et son propriétaire s’occupe en ce moment de faire signer une requête qui lui permette de continuer son commerce.Nous mettons le public en garde contre ces sortes d’hôtel qui sont le plus souvent pour les passants une cause de trouble et de déplaisir et nous espérons que l’on réfléchira avant de les encourager par les signatures demandées.avec tant de zèle aux catholiques pas me mettre dans le coin, car je suis italiens et étrangers, A l’occasion de le prince de Galles.” leurs pèlerinages.Nous rappelons En parlant ainsi,d’un coup de pied aussi l’œuvre des cuisines économi* il brise un carreau.Miss Hillyard se ques, au- moyen desquelles, pendant ! lève de sa chaise.“ Vous devez ap-les années de plus grande misère, le prendre votre leçon, dit-elle, ou je cercle de Saint-Pierre est venu en serai forcée do vous mettre dans le aide à la classe pauvre.Nous rappe- coin.—Je ne veux pas, ” dit le prince, Ions, enfin, l’institution des dortoirs et un second carreau vole en éclats, publics, où l’on fournit un asile sûr La gouvernante sonne.—La votation pour l’élection d’un député aux Communes dans le comté de New-Westminster, C.A., a eu lieu hier.Deux conservateurs, messieurs A.-A.Homer et J.McLennan, sont sur les rangs.C’était M.Mclunes, qui vient d’ôtre nommé sénateur, qui représentait auparavant cette division électorale.Nous apprenons avec peine que l’honorable W.W.Lynch a dû se rendre hier chez lui, à la nouvelle que deux de ses enfants étaient gravement malades.La discussion de l’adresse en réponse au discours du Trône doit B’ouvrir dans la soirée.Le jury, dans l’affaire de Charles Albert Smits, accusé du meurtre de Hayes à Montréal, a rendu un verdict d'homicide après deux heures de délibération.Le prisonnier a été condamné à vingt ans de pénitencier.I.u correction paternelle Le jeune prince de Galles était devant la fenêtre de sa chambre au château de Windsor ; au lieu d’apprendre la leçon qu’on lui avait indiquée», il regardait au dehors dans le jardin, en tambourinant avec les doigts sur les gouvernante, miss Ilil-ubservé ce jeu, pria le de s’occuper de sa leçon, répondit : “ Je ne veux .•'Ontarioon.M augmenta do S4,|Oita onf.m,d„ YtaMM.La- {SETS £,&omou,^4K deTSVde la7%+TNonsTb SSt Le juge Ramsay a prononcé la sen- •« -î , , i • I ._ , , « lence contre le prisonnier dans les plus on les augmente ; et la province gardera bien de leur en parler, car,'termes suivants.de Québec, qui donne plus de revenus soit préjugé ou autre chose, onnej “Prisonnier, vous avez subi votre Di.scourM «le H.H.E^oii XIII Le 6 février dernier, Sa Sainteté Léon XIII admettait à l’honneur d’une audience particulière, tous les membres du Cercle de Saint-Pierre, de la Société de la jeunesse catholique italienne.A cette audience nombreuse et dis-# tinguêe assistaient, outre l’antichambre secrète de Sa Sainteté, Leurs Eminences les cardinaux Sacconi, de Hohenlohe, Chigi, Ledochowski, Bar-tolini.S.Em.le cardinal Oreglia di Santo Stefano, à titre de protecteur de la jeunesse catholique italienne, a présenté à Sa Sainteté le Cercle, dont le président a lu une adresse où étaient exprimés les plus nobles et les plus dévoués sentiments.Sa Sainteté a daigné répondre par une allocution dans laquelle elle a loué les saintes œuvres que la jeunesse catholique italienne accomplit, au moyeu de ses cercles.Le Cercle de St-Pierre est bien connu parmi les membres du Cercle catholique de Québec.Voie! le texte de l’allocution du Saint-Père aux jeunes gens du cercle catholique de Saint-Pierre de Rome.Nous l’empruntons à un journal belge, les grands journaux de Rome ne l’ayant pas publié : “ Nous voyons, avec la plus vive satisfaction, les jeunes gens du cercle Saint-Pierre, que la favorable occasion du renouvellement des charges amène aujourd'hui en Notre présence.Avec une égale satisfaction, Nous accueillons les sentiments et les protestations par lesquels le cercle de Saint-Pierre Nous exprime son respect et son dévouement illimités envers Notre personne et envers ce Siège apostoli que.La jeunesse a toujours été pour Nous l’objet des soins les plus tendres et les plus empressés ; mais, aujourd’hui, elle réclame plus spécialement l’affectueuse sollicitude de notre cœur, et parce que Nous la voyons plus particulièrement circonvenue et assiégée, et parce que c’est sur elle que se fondent en grande partie les espérances de l’avenir.Tout le monde sait, en effet, que les ennemis du nom chrétien profitent de l’inexpérience de la jeunesse pour en flatter les passions et pour abuser des belles qualités qui la distinguent.Us se sont efforcés d’abord d’en énerver l’esprit par la corruption des mœurs, et de répandre dans les jeunes cœurs la semence funeste de l’incrédulité et de l’indifférence religieuse.Us ne so bornent pas d’ailleurs à l’étreindre dans leurs filets ; mais ils se proposent aussi de se servir de la jeunesse comme d’un instrument docile dans la guerre acharnée qu’ils dirigent contre la religion et contre ses saintes institutions.1 ‘ Ça été par conséquent une sage et sainte pensée de réunir les jeunes gens dans une société où ils pourront trouver les secours voulus pour conjurer les périls qui les menacent, en même temps que l’occasion de donner leur concours à la défense des intérêts religieux.Cette société, déjà bénie par Notre prédécesseur et par Nous-même, encouragée par les pasteurs spirituels, a porté les fruits précieux qu’on en attendait.Votre accomplissement chrétiens.C’est en raison de ces au sujet de son fils.Le prince Albert souvenirs que Nous voulons rendre arrive aussitôt, et quand miss Hil-publiquement au cercle do Saint- lyard lui a raconté ce qui vient de se Pierre des éloges mérités.passer, il se tourne vers son fils,et lui “ Mais en même temps, c’est aussi indiquant un petit escabeau, notre intention de vous animer et de “ Asseyez-vous là, dit-il, restez-y vous exciter, bien chers jeunes gens, jus.j’uà ce que je revienne.” Il sort à persévérer dans les œuvres entre- et revient un peu après avec une Biprises, à no laisser jamais refroidir ble.“ Ecoutez, dit-il au jeune prince, dans vos cœurs l’ardeur de votre ce que l’apôtre saint Paul dit à vous zèle, et à l’enflammer chaque jour et aux autres enfants de votre trem-davantage, ainsi que l’exigent les né- pe.” Puis il ouvre VEpîlre aux Galn-cessités urgentes de notre époque, /es (iv, i et 2) : “ Je dis de plus : tant Vous connaissez bien, chers jeunes que l’héritier est encore enfant, il gens, les attaques que l’on dirige n’est point différent d’un serviteur, tous les jours et de mille manières quoiqu’il soit le maître de tout : mais contre la religion.Vous connaissez il est sous la puissance des tuteurs et notre situation et les sauvages des- des curateurs jusqu'au temps marqué, seins de nos ennemis.Eh bien ! que par son père.” cela vous suffise pour ranimer votre II est vrai,continua le prince Albert, courage, pour affermir votre cons- vous ôtes le prince de Galles, vous tance, et pour vous grouper tous pouvez devenir un gra»id hommo ; étroitement dans une sainte et par- vous pouvez un jour, après la mort faite union.de votre mère, que Dieu nous con- “ La bonne jeunesse romaine, Nous serve, devenir roi d’Angleterre.Mais en sommes certain, ne faillira pas à maintenant vous êtes encore un petit ces devoirs, même dans les moments garçon,qui doit obéir à ses maîtres et les plus difficiles ; mais pour cela, il à ses tuteurs.Ecoutez encore une est nécessaire que votre cercle con- parole du sage Salomon (Prov., XIII, serve intact et plein de vigueur l’es- 24; : .prit qui l’animait au moment, de sa “ Celui qui épargne la verge, hait fondation.Il est nécessaire que vous son fils ; mais celui qui l’aime se hâte vous teniez prêts aux sacrifices que de le châtier.” la défense de la cause catholique Puis, le père ayant été prendre une pourra un jour exiger de vous.Il est verge, administra au futur héritier nécessaire d’unir vos efforts à ceux royal une solide correction, et le mit des autres sociétés catholiques, qui dans le coin en lui disant : “ Vous y bien que par des voies différentes, resterez pour apprendre votre leçon, visent à un même et très noble but.jusqu’à ce quil plaise à miss Hilly art Et afin que ces désirs reçoivent leur de vous en faire sortir.Et n’oubliez plein accomplissement, pour votre jamais qu’en ce moment vous dépen- bien et pour celui de tous, Nous im- dez de vos tuteurs et de vos cura- plorons de Dieu l’abondance des teurs, comme un jour vous dépendrez célestes faveurs.De ccs grâces, ainsi d’une loi donnée par Dieu lui-même.” que de la spéciale affection que Nous Voilà, en vérité, .une manière d’é- vous portons, ayez un gage dans la lever son fils aussi ingénieuse que bénédiction apostolique que, du fond chrétienne ; et tout homme qui a des du cœur, Nous accordons à vous, enfants fera bien de le méditer et de monsieur le cardinal, en votre qualité la prendre pour modèle.de protecteur du cercle, et à vous - tous, très chers jeunes, gens, ainsi Puiasance«1cmengrais qu’à vos familles.” — .Souvent il nous arrive de lire dans les journaux qu’un certain cultivateur acultivé plusieurs centaines de mi- FRANCE.Paris, 9 mars 1882.—I nots ,de, %umes sur un esPace dt> KU’KOPi; On vient de publier une lettre à sen sation de Victor Hugo, dans laquelle le poète français proteste contre les sentences prononcées contre les nihilistes à St-Pétersbourg, et; implore le gouvernement russe de pardonner aux dix infortunés qui attendent maintenant la mort dans leurs cachots.On a arrêté un espion prussien aux Brotteaux, faubourg de Lyon.On a trouvé dans son bagage nombre de cartes et de plans de travaux de défense.Il prétend être capitaine dans l’armée allemande.Le capitaine Meade, du vaisseau des Etats-Unis Vandal ia, a dernièrement visité l’Isthmo de Panama, et rapporte que, nonobstent ce que l’on a dit de contraire, on a exécuté des travaux considérables dans la construction du canal de Panama.Toute la ligne a été défrichée.ANGLETERRE.Londres, 9 mars.—L’élection du comté do Malmesbury pour remplir la vacance dans la Chambre des Communes causée par la mort de M.Walter Powell qui a péri dans une ascension en ballon, s’est terminée par la victoire du colonel Mills, conservateur, qui a eu 491.voix, contre 435 données à M.C.Luee, libéral.L’ancien député était aussi conservateur.Des états publiés par la chambre de commerce montrent que durant le mois de février, les importations ont diminué en Angleterre de cC3 600 000, comparées à celles du môme mois l’an dernier, et les exportations ont augmenté de £2 100 000.L’opinion publique est excitée ici à propos de D’affaire Bradlaugh.On craint sérieusement un soulèvement populaire.Une baisse soudaine s’est produite aujourd’hui sur toutes les valeurs européennes à la Bourse de Londres.On attribue cette baisse à ce fait que la Russie aurait carrément refusé de donner à l’Allemagne une réponse satisfaisante au sujet des discours de Skobeleff.274.| Salle.Sir Hector Langevin a répondu en \ De l’école des arts et métiers, pas terrain très limité, qu’un autre a récolté des betteraves d’une grosseur prodigieuse, etc.Mais ce que l’on ne dit pas, c’est la quantité d’engrais employée pour arriver à ce résultat, et quels sont les travaux préliminaires qui ont été exécutés.Ces rendements extraordinaires, annoncés par les journaux, pourront donner à quelques cultivateurs l’idée qu’une ferme de quelques arpents pourrait bien les rendre milionnai-res ! Mais, arrêtons un peu, n’allons pas si vite, et disons, pour que des illusions mal fondées ne nous fassent pas faire fausse route, que si ces quelques arpents bien cultivés peuvent arriver à donner ces résultats, une grande quantité de terre mal dirigée ruinera un aussi grand nombre de cultivateurs,qui s’obstinent à ne faire que de la culture routinière.On dira au cultivateur qui a obtenu une abondante récolte de légumes sur un terraiji très limité : “ Vous avez mis une énorme quantité d’engrais, peut être pour $50 ”—C’est possible, répondra le cultivateur, j’en ai peut être mis plus.Malgré cela je pourrais assurer que j’ai été plus économe que vous, qui avez mis dans un de vos champs, de môme dimension, que vous avez consacré à la culture des légumes, pour §10 d’engrais.Seulement vos betteraves, par exemple, au lieu de peser dix livres pièce n’ont pesé qu’une ou deux livres pièce.Et cependant il vous a fallu autant de temps pour labourer votre champ, les sarclages ont été aussi considérables, la plantation aussi dispendieuse, et l’arrachage le même.Tout vous a coûté aussi cher qu’à moi, et le produit de votre champ a été quatre fois moindre.Gazette des Campagnes.taire, cela aurait été parfaitement mons à rappeler, avec une véritable —Je ne veux pas T légal.Le juré a préféré choisir le satisfaction, l’assistance qu’il a prêtée qua fièrement l’enfi Petites nouvelles CALENDnmn.—Québec, le vendredi 10 mars 1882, 2le jour dé la Lune.Il y a eu pleine lune le samedi -i mars, à 7 heures 55 minutes du soir.Le jour dure II heures 37 minutes, et la nuit 12 heures 28 minutes ; le Soleil se lève à C heures 22 minutes, passe au méridien à midi et 10 minutes, et se couche à 5 heures 5.9 minutes; à midi, sa hauteur au-dessus de l’horizon de Québec est de 30 degrés et 3 dixièmes.La Lune s’est levée hier à 11 heures 7 minutes du soir, et se couche aujourd’hui à 8 heures 36 minutes du malin.démission.—Il parait que le lieutenant Ashe, à l’observatoire de la citadelle, a donné sa démission.voua MAMTOiiA.—Plusieurs personnes de cette ville partiront pour Manitoba, le seize du présent mois.coMMKncE.—Messieurs R.-R., Dobell enfant, et je ne dois fc Cie, do Québec, ont acheté de mes- apprendre, répli LU COUKUIËB DU CANADA rieur* Connolly et McLean, propriélai- F.Lcliel, Kamouraska ; Jules Bélanger, res de chantiers sur l’Ottawa, 800,000 lie Verte ; E.M.Mckenzie, St-Gervais ; pieds de bois.On ne connaît pas le prix Alph.Pelletier, St-Roch des Aulnets ; *- * * n_.____ r»____i* m__• r>:.a.iU.h de la vente.ciiiNiQUY.—Chiniquy fri en ce moment à Springfield, Massachusetts, où il cherche à évangéliser les Ckn;îdiens^françai?.nomination.—M.George Edwin Allen Jones a été nommé second lieutenant du 8e des carabiniers royaux.L.O.Hudon, du comté de Témiscouata, a été promu au grade de major.EN ville.—M.Hunt, commerçant de thé, de Hioga et Nagassaki, Japon, est acluellement au St-Louis.nomination.—M.A.Louthood, comptable en chef du Q.M.O.et O, a été nommé assistant de M.Van Horne, gérant général du chemin de fer du Pacifique.en route.—M.F.Carbray, M.P.P.est parti avant-hier de Liverpool par le Polynesian pour revenir au Canada.élu.—M.F.Kirouac, maire de St-Sauveur, a été élu hier pour la douzième fois, préfet du comté de Québec.poim sa majesté.—En mars 18F0, deux dames anglaises de Montréal commencèrent à recueillir des signatures de femmes par tout le pays pour être apposées à une adresse à la reine Victoria.Ce travail est maintenant terminé, et les différentes feuilles, portant environ 50, 000 signatures, viennent d’être reliées en un magnifique volume de 10 pouces sur 19 J de grandeur, par MM.Dawson fi ères, de cette ville.Le volume contient aussi une courte adresse de la part de femmes hnronnes, ainsi que leurs noms, au nombre de deux cents, qui ont été écrits par une d’entre elles.Le cadeau sera probablement présenté à la reine le 24 mai prochain, jour de l’anniversaire de sa naissance.lac st jean.-—On a maintenant transporté une grande quantité de bois de bouleau par le chemin de fer du lac Saint-Jean.Samedi dernier encore deux trains de treize chars, chargés de ce bois appartenant à différents expéditeurs, sont arrivés au Palais.Ce bois est coupé au lac Saint-Joseph, à Saint-Gabriel, mais la plus grande partie est tirée des forêts de St-Raymond.On dit que plusieurs personnes de Bruno Duval', Trois-Rivières ; Arthur LeBel, St-Arsène ; Alfred Leltel, do L.D.Caron, Toronto.couaaiKK de lévis.—Avant hier, deux jeunes garçons se rendaient à l’école.Chemin faisant, comme ç>st l’habitude des enfants généralement, on s’en donnait a cœur joie.C’était à qui eut renversé son camarade dans la neige.Tout à coup l’un deux donna un croc-en-jambe à son compagnon, celui ci tomba, mais en se relevant, il ressentit une douleur aigue et se mit à pleurer a chaudes larmes.Jl retourna chez lui, et quelques instants plus tard, le médecin constata que le pauvre petit s’était démis le bras.Cet enfant est le fils de M.Hilaire Lachance.— Il y a quelques semaines nous annoncions le dépait probable d’une douzaine de résidents de cette ville pour Manitoba.Aujourd’hui, nous annonçons qu’ils sont partis.A l’heure qu’il est même, ils ne sont plus qu’a quarante-huit heures du but de leur voyage, qu’ils atteindront sans encombre, nous l’espérons.Les uns se sont embarqués lundi soir, les autres mardi, mais tous se sont rencontrés à Montréal.Ceux qui sont partis mardi ont été accompagnés par un grand nombre de parents etjamis jusqu’à la jonction de la Chaudière.Quotidien.Æ» DU COM * ^ LE GRAND Raymond.mo ht subite.—Madame Vve Gagnon, lusidant à l’Hôpital-gênéral do Québec, ci-devant de l’islet, est décédée subitement hier soir, en apprenant la maladie très grave d’une de ses filles, Sœur M.du Mont-Carmel, religieuse au monastère des Ursulines.Celte pauvre mère, âgée de 81 ans, avait tout d’abord pensé que sa fille était morte.Madame Gagnon n’avait que deux filles, la Sœur Ste-Anloinette et la Sœur du Mont-Carmel, toutes deux au monastère des Ursulines.OHPHEL1NATS AGRICOLES.—M.le Cl! lé Rousselot a parlé, dimanche dernier, au prône de l’église de Notre-Dame, Montréal, de l’œuvre dont il avait conçu le plan et commencé l’exécution, l’année dernière, celle de la fondation d’orphelinats agricoles dans le canton de "Wentworth, l’un des nouveau cantons du Nord.Cette œuvre est en voie do succès, et M.le curé a annoncé que l’on comptait sur la venue prochaine de deux congrégations, Tune de religieux français, l’autre de religieuses, qui se chargeront de la conduite des deux maisons.Les deux orphelinats en question seront établis dans le canton de Wentworth, là où doit s’élever la colonie fondée par M.le curé Rousselot et M.l’abbé Deschamps.—(La Minerve.) échappé belle.—Ce matin vers neuf lieu res trois quarts Son Honneur le juge Mathieu a échappé à la mort d’une ma-inière providentielle.Il montait le grand escalier conduisant au deuxième étage du Palais de Justice lorsqu’une ro.-ace en plâtre pesant environ 300 livres se •détacha du plafond et tomba avec fracas :sur le premier palier.^ La lourde masse s’écrasa à quelques pouces seulement de l’honorable juge.Le plafond du palais est rongé par la vétusté et l’humidité et menace de causer quelques accidents.Le shérif a donné ordre à M.George Laurent de réparer les dégâts et de mettre le plafond en bonne condition.excursions.—Des billets d’excursion, seulement de première classe, bons pour partir le samedi et revenir le lundi, sont vendus par la Compagnie du chemin de fer du lac St-Jean, à toutes les stations de la ligne.Les trains partent à 3.30 P.M., le samedi et arrivent à 9.15 A.M., le lundi.Billets en vente chez Leve et Alden, Gingras et Langlois, chez tous les agents et à la gare du Palais.populaire.—Un moyen assuré d'être utile, et par le fait de se rendre populaire, au moins dans cet endroit, est d’avoir toujours chez soi de l’huile St-Jacob.Alors, si quelqu’un est malade, souffrant de rhumatisme ou (le névralgie, ils s’adressent à vous, emploient votre remède, en éprouvent du soulagement, bénissent votre nom et en achè lent quelques bouteilles pour l’avenir.cour nu recorder.—Le 9 mars, le Recorder de Québec a condamné a 2 mois de prison le nommé Joseph Thé-berge, pour ivresse et pour tapage à la porte d’une maison mal famée ; et la nommée Célina Pouliot à 1 mois, pour vagabondage et pour arrêt des passants accident.—Une dame d’IIuntingdon massant hier au coin des rues Saint-,pierre et Saint-Paul, a été renversée et blessée grièvement par une voiture.arrivées au mountain hill—P.H.•Grandbois, St-Casimir ; Elzéar Côté, St-Paschal ; J.Wilfrid Chapleau, Montréal ; George St-Arnaud, Trois-Rivières ; .John Nault, do ; P.Nadeau, Rivière du Loup : B.Théroux, fils, Arthabaskaville ; L.P.Forgues, St-MLhel ; H.A.Jutras, Somerset ; F.X.de Lachevrotière, Des-chambault ; Emile Dumais, Montréal ; POUR RHUMATISME.La Névralgie, Sciatique.Lumbago, le Mal de Heins, Douleurs de l'Estomac, la Goutte, rEsouinnncie.Inllammatiou du Gosier.Enflures et Foulures, Brûlures.Kchaudements, Douleurs générale du Corps, et pour le Mal de Dents, d’Orcilles.pour Pieds et Oreilles Glacés, et pour toutes autres Douleurs et Maux.Aucune préparation sur la terre est égale à l'Huile St.Jacob comme remède externe sain, certain, simple et bon marché.L’essai coûte peu, seulement la petite somme de GO cents, et tous ceux souffrants de douleurs peuvent avoir une preuve positif du mérite que cette médecine réclame.Les directions sont publiées dans onze langues différentes.Ycadue Pnr Took Los Drop (listes Et Commercants Do Médecines.A.VOGrELER «te CIE., liai timoré, M«l.U.«S.A.Q téboc, *0 septembre 1881—lan ! AVIS! N.146, RITî ST-JEAN, VIS-A-VIS LÊ MARCHÉ MONTCALM.v -O- AYANT constaté le désir général d’acheter à bon marché, tout on ayant une bonne valeur pour son argent, nous espérons obtenir l’approbation de tous nos amis et des gens bien pensants, en faisant, à dater du 9 JANVIER courant, une réduction considérable sur les prix: de toutes nos marchandises.Ce nouveau système d’affaires nécessitant un changement complet dans nos achats, NUUb NE VENDRONS STRICTEMENT QUE POUR ARGENT COMPTANT ; ceci sera à l’avantage i Nous avons la conviction que ce genre d’affaires, quo nous inaugurons à Québec, sera bien wi et apprécié du public, qui saura sauvegarder ses intérêts en venant juger par lui-même de la vérité de nos assertions.# Béland, Garneau & Cie., 146, RUE ST-JEAN, (près de la Porte).Québec, 5 janvier 1882.___________ LF.S PILULES IjE HOLLOWAY.— DllDS ltiS cas do débilité générale, irritabilité nerveuse, il n’y a pas de médecine pour guérir aussi promptement.Elles purifient le sang, adoucissent le système nerveux et lui donne de la force ; en un mot elles révolutionnent complètement le système.Elles peuvent être recommandées comme la meilleure médecine à l’usage des familles.Bien que puissamment efficaces, elles sont très douces dans leur opération et peuvent être données sans crainte aux femmes et enfants faibles.Elles ne contiennent pas un grain de mercure ni aucune autre substance nuisible.Bulletin t'oimuercial MARCHES DE QUEBEC.Farine et Grains.Québec, 10 mars 1882.a 8.50 « G.50 a 8 60 fl G.50 fl G.20 a 5.GU fl 3 20 a 0 OU R.MORGAN, Marchand de musique, Désire appeler l'attention du public sur un assortiment d’articles récemment reçus, (six caisses) où ceux qui désirent acheter un cad**au pour un ami pourront choisir, à un prix modéré.Cet assortiment est trop considérable pour qu’il soit possible d’en faire ici J’enuméra-tion, mais on se bornera à mentionner deux livres qui seront bien accueillis et formeront un magnifique complément aux œuvres musicales de la famille, savoir: Chansons de la France, contenant GO des plus bebes romances françaises, etc., avec accompagnements complets do piano-forlo et accessoires.Prix : en brochure, $1.00 ; richement relié en toile bleue et dorée, $1.50.Les Chansons populaires du Canada, volume magnifiquement relié dans le même genre que le précédent, sont aux mêmes prix.Des exemplaires seront envoyés par la poste franco sur la réception du prix spécilié.Une visite est respectueusement sollicitée.R.MORGAN, Marchand de musique, 8, rue La Fabriqua.Québec, 25 février 1882.R Nouveautés pour le Printemps Au Bon Marche • ; Coin des Rues St-Jean et Collin, Haute-Ville LES acheteurs trouveront à cet établissement un assortiment considérable de nouveautés pour le prinlQiups.Le soin apporté au choix des marchandises assure d’avance le patronage des achotours do bon goût ; car rien ne laisse à désirer sous le rapport de la qualité et de la variété.Los prix sont.comme à l’ordinaire à 20 ,/• au-dessous de la valeur.DÉPARTEMENT DES DAMES.Soies noires, gros grains ) .Cachemire, français, [ UNE SPÉCIALITÉ.Plumes d'Autruche, Ganls kid J Soies et satin brochés, étoffes à costumes, Damas français, mérinos, Alpacas, draps français (pour costume), bas, soies noires et do couleurs, satins, franges, garnitures de toutes sortes, AusrJ une grande variété d’indiennes, dans les derniers patrons.DÉPARTEMENT DES MESSIEURS.Serges françaises et anglaises, serges matelassées, draps noirs, tweeds anglais, écossais cl canadiens : chemises, cols, manchettes, cravates, bretelles, chaussettes, etc., etc.MARCHANDISES A L’USAGE DES FAMILLES.Toiles à snnces gluuduleuscs, et pour toutes les maladies de la peaux, il est sans rival.Manufacturé seulement à l’établissement du professeur HOLLOWAY, 533, RUE OXFORD.LONDRES, et vendu à raison de 1s.Ud , 2s.9d., Ils.22s., et 33s.chaque boite et pot et au Canada à 36 cents, 90 cents et $1.50 et los plus grandes dimensions en proportion.'.—Je n’ai pasd’a-gonts aux Etats-Unis, et mes remèdes no sont pas vendus dans co pays.Les acheteurs devront alors faire attention à l’étiquette sur les pots et tes boîtes.Si l’adresse n’est pas 533, OXFORD STREET, LONDRES, il y a falsification.Les marqut'S de commerce de mes remèdes sont enregistrées à Ottawa et à Washington.Signé : THOMAS HOLLOWAY, 533, Oxford Street.Lomlon Québec, 2 novembre 1881—1 an.C CONDITIONS -DU- J d W.REID FABRIQUANTS DE PAPIER PAPETERIE^ LORETTE FABRIQUENT le feutro pour toiture, iambrisago et pour mottre sous les tapis.Aussi boites à allumettes en papier, cartes, tapisseries et papiers à envelopper et à imprimer.Courrier du Canada Prix dc l’AI>onnciH4;Mi EDITION QUOTIDIENNE.CANADA ET * ETATS-UNIS.Un an.QMKOO feix mois.3.410 ois mois.1,50 ju' i&i It, f Un un.stg.ANGLETERRE.J Six mois.- (.Trois mois.0.3 “ _ ., _ I f Un an.OOFrancs.A la Papeterie du Pont Rouge frange.i Six mois.• On fabrique les cartons en bois, pour boites, | (Trois mois.15 “ carton do paille, et pulpo de bois.—_ - TARIF DES ANNONCES.MM.REID font l’importation et lo commerce Les annonces, sont insérées aux condition* de toutes sortes «le papiers, effets pour relieurs, suivantes, savoir : tapisseries.8ix lignes et au-dessous.L0 ceniin^ Ils gardent toujours en magasin un assorti- Hour chaque insertion subséquente.124 •« ment «ie papier,de métaux, et do fournitures pour pour les annonces d’une plus grande étendue la marine, etc,, etc.j 0jjcs seronl insérées à raison do 10 contins par - ligne pour la première insertion, ot de 5 contins On paye le plus haut prix pour toute sorte de pour les insertions subséquentes, toilo, cordages, chiffons, rognures de papier et 1** annonces, tes réclamos, tes abonnement* toutes sortos de vieux métaux.doivent ètro adressés à Québec, 11 septembre 1880.A | ___ Leger Brousscau, EDITE’JR-PROPRIÉTAIKE, Dr N.t$.DIONNE, rédacteur en chef, KLAVIEN MOFFKT, assist rédacteur.AUGUSTE MICHEL, pour la partie miropooniK uni.fini et min.AVOCATS, Bureau d’Affawbs : 28, Rub St-Pikrrb, BASSE-VILLE, QUEBEC, 6uivont les Cours dos Districts de QUEBEC, MONTMAGNY et GA9PE.F.X.DROUIN, Hon.E.J.FLYNN.LL.D., JEAN GOSSELIN, Québec, 23 juillet 1881.288 ce journal waras RUE BUADE, HAUTE-VILLh quËiiEC.tMPBIMÉ KT PUBLIÉ PAR d’annonce de journaux de GEO.P.ROWELL {LEGER BROUS S EA i 4 CIE.MO, rue Spruce) où l'on peut paste I des contrats d'annonces ponr ce journal à I Mdxl0tr-Propriilairt, I Qiébec, « mar* «oo.997 ! No 9, Rue Blinde, H.V., Québec
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