Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 14 janvier 1882, samedi 14 janvier 1882
^5emc Année No 181-Edition guotidieiiiie-üeine Am tee Samedi 14 Janyicr JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS.J’ESPERE ET J’AIME Dr N.E.DIONNE, Rédacteur en Chef LÊQER BROUSSEAU, Editeur Propriétaire, Sti:t t'i: GENERALE (10 janvier 1882) France Aujourd’hui a eu lieu la rentrée des chambres.Au sénat, le président dage, M.(raulthier de llumilly a rappelé le discours de (labors, dans lequel M.Gambetta s’est prononcé contre la revision de la Constitution.Le président d’âge a dit, en maniéré de conclusion, que ce discours est encore applicable aujourd’hui.A la chambre, M.Brisson a été réélu président.Malgré le résultat favorable des élections sénatoriales, le gouvernement persévère dans son projet de revision de la Constitution.L’émotion est grande dans les cercles financiers depuis que l’on sait que la banque de Lyon-Loire, dont le siège est à Paris, ne peut faire lace a ses engagements et qu’elle a dû suspendre ses paiements.Les sommes compromises sont considérables, on craint que cela ne finisse par une faillite désastreuse, suivie de celle d’autres maisons en relations d affaires avec cette banque.Egypte Dans la note collective qu’elles ont envoyée au gouvernement égyptien, la France et l’Angleterre déclarent : qu’elles icgardent le maintien de l’autorité du khédive comme la seule garantie possible du maintien de l’ordre et du développement de la prospérité ; que les deux gouvernements sont irrévocablement résolus à éloigner,par leurs efforts combinés, toutes causes de complications intérieures pouvant menacer le régime ( qu’ils ont établi en Egypte; qu’ils; n’hésitent pas à afiirmer publiquement que cette union contribuera à prévenir les dangers dont le khédive pourrait être menacé, et auxquels, dans le cas où ils se produiraient, la France et l’Angleterre feraient lace.La note anglo-française a causé une vive émotion à l’Assemblée des notables et dans les cercles militaires.Aussi le gouvernement a-t-il décidé de n’en pas faire publier la traduction.Allemagne Le correspondant berlinois de la St-James Gazette ” dit tenir de bonne source que le rescrit adressé par l’empereur Guillaume au ministère prussien, ne constitue que la première des mesures destinées a empêcher le gouvernement de tomber au rang d’instrument des intrigues parlementaires.^ Le rescrit a servi de thème à toutes les conversations dans les couloirs de la chambre.On regarde ce document comme le signal, soit d’une dissolution imminente du reichstag, soit de l’introduction de mesures disciplinaires à l’égard des fonctionnaires publics.Une dépêche adressée de Berlin au 11 Daily News ” annonce que l’émotion va grandissant.Ce journal ajoute : “ La politique internationale est envisagée d’une façon défavorable au Stock Exchange.Le rescrit de l’empereur d’Allemagne est considéré comme si inconstitutionnel qu’il pourrait provoquer une révolution venant d’en haut, pendant que les desseins que le prince de Bismarck pourrait tenir cachés causent un véritable malaise.” La diète prussienne a l’intention de discuter le rescrit impérial.Les fonctionnaires prussiens qui sont, en politique, les adversaires du gouvernement, déposeront sur le bureau une déclaration annonçant qu’ils régleront leur attitude sur leurs devoirs comme citoyens, et sur leur serment d’allégeance.Lu vérité sur l'Irlande Londres, 9 décembre.Dans une lettre pastorale du 20 février 1870, Mgr Nulty se prononçait confme il suit sur les évictions opérées dans le courant des années précédentes, par M.Rochford Boyd, dans le comté de westmeath.“ Le première année de notre ministère, comme prêtre-missionnaire de ce diocèse, nous fûmes témoin oculaire d’une éviction cruelle et inhumaine, dont le souvenir fait encore saigner notre cœur, chaque lois que nous permettons à notre esprit de se reporter sur le passé.“ En un jour, sept cents êtres humains furent chassés de leurs foyers, et jetés à l’abandon sur la lace de la terre, pour satisfaire le caprice d’un homme qui, devant Dieu et devant l’humanité, méritait probablement moins de considération que le dernier et le plus infime d’entre eux tous.Et nous nous souvenons bien qu’à cette date pas un seul shilling de rente n’était dû sur toute la propriété, si ce n’est par un individu; et le caractère et la conduite do cet homme démontrèrent à l’évidence que l’agent et lui s'entendaient parfaitement.u La “ Crow-bar Brigade ” (corps formé tout exprès pour la démolition des maisons de fermiers évincés, le mot “ crow-bar ” signifiant l’instrument dont ils se servent—une sorte de levier de fer connu sous le nom de “ pince ” ; en 18-18, un M.Scully, propriétaire de Tipperary, qui avait du goût pour la mécanique, inventa une machine composte de cordes et de poulies pour effectuer une destruction de maisons plus rapide, mais je ne crois pas qu’elle ait été généralement adoptée) la “ Crow bar Brigade, ” fut employée à cette occasion pour éteindre les foyers et abattre les demeures d’hommes probes et industrieux, et se livra avec zèle à son terrible métier jusqu’à la tombée de la nuit.“ Un incident vint enfin rompre la montonie de cette ruine affreuse et lugubre.Soudain ces hommes s'arrêtèrent et reculèrent d’effroi devant deux habitations qu’ils avaient ordre de détruire avec les autres.Us venaient d’apprendre qu’un violent typhus s’était abattu sur ces demeures, et avait porté l’épidémie et la mort patmi leurs habitants.Alors ils supplièrent eux-mêmes l’agent d’épargner ces maisons pour quelques temps encore ; mais il fut inexorable, et il insista pour qu’elles fussent démolies.La manière dont il se dégagea des difficultés de la situation témoigne en même temps de l’insensibilité de cet homme et des cruelles exigences de la tâche qu’il avait entreprise.Il fit fortement recouvrir d’un largt drap de vanneur les lits oû étaient ces victimes de la fièvre,—heureusement à cette heure dans le délire— puis il ordonna d’enlever les toits avec précaution et lentement, “parce que, ” disait-ils “ l’ennui et le désagrément d’une enquête de “ coroner” (le “ coroner ” est un officier de justice chargé de faire les informations sur les causes en cas de mort violente) n’étaient guère de son goût) ”.Le lendemain j’administrai les derniers sacrements de l’Eglise à quatre de ces victimes de la fièvre ; et, sauf le drap de vanneur déjà signalé, il n’était pas de toit plus rapproché de ma tête que la voûte du ciel.“ Je me souviendrai toujours, tant que je vivrai, des scènes affreuses dont je lus là le témoin.Les lamentations des femmes,—les cris, la terreur, la consternation des enfants— la muette agonie d’hommes honnêtes et industrieux—arrachètent des larmes à tous les spectateurs.Je vis les olliciers et agents d’une nombreuse ! escouade de police, obligés d’assister I à cette scène, pleurer comme des cillants.à la vue des souffrances cruelles de ces mômes gens qu’ils auraient été chargés d’égorger s’ils avaient opposés la moindre résistance.Les grandes pluies, qui d’ordinaire coïncident avec les équinoxes d’automne, tombèrent par torrents toute la nuit suivante, découvrant à cette foule souffrante et sans abri les terribles réalités de sa condition.Je les visitai le lendemain matin, et courus partout de place en place pour offrir tous les soulagements et toutes les consolations possibles.L’aspect que présentaient ces hommes, ces femmes et ces enfants, sortant des ruines de leurs foyers de la veille—trempés de pluie, noircis et barbouillés de suie, tremblant de froid et de misère—formait le spectacle le plus épouvantable qui se fut jamais déroulé sous mes yeux.Les propriétaires fonciers demeurant tout autour de la scène de cette terrible éviction—et aussi à plusieurs lieues,dans toutes les directions—défendirent à leurs tenanciers, sous les menaces des vengeances les plus cruelles, de leur donner l’hospitalité, ne fût-ce même que pour une seule nuit.Un grand nombre de ces pauvres gens n’étant pas à même d’émigrer avec leurs famille; alors que dans leur propre patrie toutes les mains étaient levées contre eux.Ils avaient été chassés de la terre sur laquelle,les avait placés la Providence et, clans l’état; de la société au milieu de laquelle ils vivaient, toute autre carrière leur étant strictement défendue.Quelle en fut la conséquence ?Après avoir lutté en vain contre la privation et l’épidémie, ils descendirent l’un après l'autre de l’asile des pauvres dans la fossejdu cimetière, et en un peu plus de trois années, presque un quart de leur nombre reposait dans la tombe.“L’éviction que je viens de dé- peindre, et dont jo fus témoin occu-laire, ne doit point être considérée comme un évènement isolé ou exceptionnel, qui n’aurait pu se passer dans une localité reculée, cù l’opinion publique ne la pouvait découvrir et dénoncer.C’est le contraire qui est vrai.Fc iuouv*'iii ni cailioüiiiio Les sociétés occultes, frémissant de rage, ourdissent en vain des complots sur tous les points du globe; en vain, elles conspirent dans leurs antres, méditant des projets déicides pour écraser “l’infâme, ” et rouler le cadavre du catholicisme dans • la fosse.C’est vers la papauté, comme vers un phare lumineux que se tournent les peuples.C’est la parole du Pape qui peut seule vaincre ou ramener à l’ordre les nihilistes qui ravagent et épouvantent la Russie.Le Czar, enfermé dans son palais, tourne les yeux ver Rome, pour demander, contre ceux qui le tiennent lui-même prisonnier, l’appui et le secours du prisonnier du Vatican.Qui sait si ce puissant souverain, menacé journellement par les nihilistes, ne cherchera pas à prévenir efficacement sa ruine et sa mort, en abdiquant son autorité spirituelle, et le vague catholicisme impuissant à maintenir ses peuples dans le devoir, pour embrasser le catholicisme réel, et trouver dans ce catholicisme un appui et un protecteur de son pouvoir temporel ?On l'a souvent répété, déjà plus d’un de ses augustes prédécesseurs avait formé ces vœux de retour à l’unité rompue, au ville siècle, par l’orgueil d’un misérable.Cependant ils n’avaient pas vu ce que nous voyons ; ils n’avaient pas entendu les menaces des nihilistes, pour apprendre que l’autorité de l’Eglise catholique est la sauvegarde des trônes et la protectrice des souverains.Plus heureux que ses ancêtres, malgré les dangers | journaliers qui le menacent, le Czar actuel était réservé pour cette grande leçon : la Révolution a déchiré les voiles, et elle a fait voir à ses yeux qu'il n’y a de fondement véritablement solide pour les trônes que dans la religion.Le puissant empire d’Allemagne, j réveillé par les bruits menaçants du ! socialisme et du judaïsme qui gron- * dent dans son sein, éprouve le be-: soin, pour prévenir l’explosion, de se tourner vers Léon XIII comme vers le seul et eliicace modérateur.Il en coûte, sans doute, à cet empire protestant qui commença de naître et dont le berceau fut gardé par Frédéric de Brandenbourg, grand maître de l’ordre teutonique, au moment où Luther rompait avec Rome,de devoir, aujourd’hui qu’il est arrivé à l’apogée de sa puissance, tourner ses regards suppliants vers le successeur actuel du Pape Léon X ; mais les hommes de génie qui président à ses destinées sentent bien que ni les lois de Mai, ni les mesures de haute police ne sont des barrières assez puissantes pour arrêter le torrent toujours grossissant de l’Internationale et du socialisme.De là les demi-aveux qui de temps en temps leur échappent ; de là aussi ces vœux, encore à moitié voilés, par lesquels ils semblent saluer, avec une répugnance mêlée de désirs et d’espérances, le retour vers Rome, et l’entente avec la papauté.L’Angleterre marche d’un pas plus résolu et plus rapide vers Rome ; déjà se lève l’aurore de ce jour béni, où Pile des saints,revenue de ses longues erreurs et repentante du schisme et do l’hérésie où l’avaient précipitée Henri VIII et.la reine Elizabeth, appellera et recevra sans restriction les bénédictions et les faveurs spirituelles que répandent les mains de la papauté.Elle ne sera point ingrate, et n’oubliera pas tout ce que fait Léon XIII pour calmer les cœurs trop émus de nos frères d’Irlande ; bientôt, il est permis de l’espérer, un ambassadeur anglais sera attaché près du Vatican, et un nonce sera accrédité près de S.M.la Reine d’Angleterre pour traiter les affaires de l’Eglise.La France reviendra aussi de ses emportements, les gens de bien commencent à se lasser du désordre ; on prie, on travaille, on invoque Celle qui est appelée la Reine de la France, et qui règne du haut des deux sur tous les chrétiens; on invoque son Fils, et l’on veut par Lui restaurer la paix entre les citoyens, les mœurs, la foi et la monarchie.La Belgique, à son tour, commence à se fatiguer de la gueuserie et de ses tyrannies.Ceux qui voulaient rouler le catholicisme dans la fosse, se sentent eux-mêmes entraînés sur une pente où ils ne peuvent s'arrêter ; ils commencent à avoir conscience An sort qui les attend ; ils sentent qu’ils roulent vers l’abîme ; ils n’ont plus guère foi en eux-mêmes ; la popularité si nécessaire à un gouvernement arbitraire commence à se lasser et à faire le vide autour d’eux, tandis que les catholiques, dociles à la voix de Léon XIII, semblent oublier leurs divisions pour s’embrasser dans la vérité et se grouper comme un seul homme, pour soutenir et défendre le programme récemment publié, et qui doit, en secouant le joug de la gueuserie, briser les chaînes qui, depuis tant d’années, chargeaient de plus en plus les mains de l’Eglise.( Courrier de Bruxelles) Allemagne cl Vatican On écrit de Berlin : La grosse question du jour est celle do la Papauté, qui a pris le pas sur toutes les autres, par un nouvel article de la Post, de Berlin.On peut le résumer en ces quelques mots : “ Il est urgent que le gouvernement italien s’arrange au plus tôt à l’amiable avec le Pape.Sans quoi le Saint-Père quittera Rome, et alors la nécessité de l’y réinstaller s'imposera aux puissances comme une question internationale.” La Post est l’organe du parti de l’Empire, qui est inféodé à la politique du prince de Bismark, et qui s’en inspire surtout dans le sens ultramo-narchique ou chauviniste prussien.Que pourrait être cette réinstallation ?La restitution de la Ville Eter- nelle au Pape et d’une partie du territoire que possédait déjà le Saint-Siège.“ Mais ce projet de restitution, disais-je dans un salon diplomatique,ne cadre nullement avec le télégramme du chancelier au ministre Mancini.” Ma réflexion fit un peu sourire.M.de Bismark a mis un peu do baume sur la blessure trop cuisante qu’il avait faite, ce qui lui est arrivé bien des fois.La conclusion de tout ce que nous avons entendu de la bouche d’hommes fort compétents, c’est qu’entre le Vatican et Berlin, il peut fort bien y avoir déjà échange de notes concernant les garanties ou conditions d’indépendance de la Papauté.Le travail fort remarquable qu’à publié l’Osservalore romano : “ Rome capitale d’Italie, *’ a été traduit en allemand, et se propage beaucoup parmi les classes élevées ; et il ne manque pas de faire la lumière dans tous les bons esprits, qui admettent pleinement sa conclusion : “ Rome est la capitale du monde “ catholique, la résidence du Chef de “ l'Eglise, la Ville Eternelle, et elle “ ne peut point être la capitale de “ l’Italie.” Si Rome, comme l’a si bien démontré l’illustre auteur du “ Pape, ” le voyant Joseph de Maistre, ne put plus être la capitale du monde romain et des Césars, dès qu’elle devint la capitale du monde chrétien et la ié-sidence de l’auguste Vicaire de Jésus-Christ, comment pourrait-elle redescendre à ce degré où elle deviendrait la capitale d’un royaume secondaire et chancelant, alors que le pouvoir du Chef de l’Eglise catholique embrasse les deux hémisphères ?Cest bien fait ! M.Jogand, dit Léo Taxil, est directeur d’une librairie qu'il qualifie de librairie anticléricale, et dans laquelle il édile une publication périodique sous le titre de Bibliothèque anticléricale.Dans ces conditions il a fait paraître en 1880, à sa libraire spéciale, un opuscule intitulé “ les Sermons de mon curé, ” parun chantre sceptique, suivis d’une histoire résumée des Jésuites, par I^o Taxil.Les sermons de mon curé avaient paru en 1848 ; ils émanaient de la plume de M.Auguste Roussel ; M.Léo Taxil s’était contenté de le reproduire, sauf de très légères modifications.M.et Mme de Beauvais, cessionnaires des droits d’Auguste Roussel, ayant assigné M.Léo Taxil sous la prévention de contrefaçon d'une œuvre littéraire, la Se chambre condamna ce dernier à 1 000 francs d’amende et 2 000 francs de dommages-intérêts.M.Léo Taxil a interjeté appel de cette décision.Un premier arrêt par défaut, rendu à la date du 28 juillet 1881, avait confirmé le jugement de première instance, en allouant toutefois à M.et Mme de Beauvais une somme supplémentaire de 2 000 francs de dommages-intérêts.La cause est revenue devant la Feuilleton du COURRIER DU CANADA 14 Janvier 1882.—No 19 Tar Raoul de Na very.(Suite) —Oh ! je comprends ! dit-il, vous soutirez.Ce n’est pas assez de valoir tous les respects et toutes les tendresses pour les inspirer.On a froissé votre Ame, on a souillé brutalement sur vos illusions do jounolille.Combien d’autres souffrent de semblables douleurs ! Puis-jc faire quelque chose pour vous.Auriez-vous on moi assez de confiance pour m'apprendre la cause de vos douleurs et do vos regrets.Vous secouez la tête.Vous avez raison ! taisez-vous ! mon cœur est un cœur dur et mauvais.Comment aurais-je appris à consoler, moi qui ai tant fait souilrir ! Mme de Robur se leva, baissa la clarté de la lampe, dont elle redoutait le rayonnement, puis, dans la crainte de se trahir, elle quitta la chambre du malade.Elle étoufluit, et le reste de la nuit se passa pour elle dans les larmes.Le matin M.de Robur fit appeler l’abbé Antonin.Celui-ci accourut plein d’un joyeux empressement.—Allons, lui dit-il, vous êtes guéri ! j’allais presque dire : vous êtes sauvé, en voyant que vous me mandez près de ce lit de souffrances.Est-ce que la douleur no vous a point rapproché de Dieu ?Vous trouverai-je, au premier jour de votre convalescence, aussi rebelle aux inspirations que la bonté du Seigneur nous envoie souvent pendant les heures d’épreuve.—Mon ami, répondit M.de Robur, je n’ai pas encore trouvé mon chemin de Damas.Je prends votre main, et je la serre, comme celle d’un homme en qui j’ai une confiance absolue, mais non comme celle d’un guide.—Qu’à cela ne tienne ! répondit doucement l’abbé Antonin, j'attendrai.—Sans impatience ?—Jo ne me reconnais point le droit d’en avoir.M.de Robur domeura un moment silencieux, puis il reprit après une sorte d’effort.—Avoz-vous vu ma garde-malade ?—Oui, jo l’ai vue.—Près de mon lit.—D’abord, ensuite à l’église.—Jo no croyais point qu’ello m’eût quitté pendant mes accès do fièvre.—Elle s’échappait de Chàteaubrun pour vonir recommander votre salut à Dieu.—Que pensoz-vons do cette femme, l’abbé ?—Beaucoup de bien.—Que dois-je faire pour elle ?j —Tout ce que vous pourrez.—J’ai voulu l’interroger, m’infor- | mer de sa situation, de ses malheurs, car elle semble -avoir été malheurcu-se, elle m’a répondu par le silence ou par les pleurs.—Je crois qu’en ce moment:, vous ne pouvez pas complètement guérir cette âme éprouvée ; mais un jour viendra où peut-être.—Eh bien ! —Vous parlez trop pour un malade, dit l’abbé Antonin en se levant.11 serra la main de M.de Robur et prit congé de lui.Lorsqu’il se trouva seul Henri fit appeler Dominique.—Donne-moi, lui dit-il, la cassette d’écaille et do vermeil qui sc trouve dans le cabinet florentin.Le vieux serviteur obéit.Dans ce petit meuble se trouvaient quelques pierres finement gravées, des cachets de grand prix, des bijoux ayant appartenu à sa mère.M.de Robur choisit nno croix de perles très simple, et cacha sous son oreiller l’écrin de galuchat.• Pendant le reste de la journée, son médecin le trouva dans un état lier- : veux qui lui parut presque inquié- ! tant.Mais la fièvre semblait conjurée, la raison était revenue, et tout faisait présager que la guérison do M.de Robur serait rapide.Il mangea peu, et parut attendre le soir avec impatience.Sa grosse servante se tenait dans un angle de la salle,cachée par les rideaux, elle restait prête à obéir au moindre signe ; mais M.de Robur s’obstinait dans son silence, il ne semblait avoir besoin de rien.Quand il lui parut assoupi, la servante sortit en marchant aussi légèrement que le lui permettait la lourdeur de sa personne, et bientôt après une forme plus svelte apparat dans la demi clarté de la pièce.C’était Blanche, qui venait reprendre, durant ta nuit, sa place au chevet de M.do Robur.Celui-ci l’entendit venir, mais il ne bougea pas.11 avait peur de faire envoler une apparition.Il sentait bien que, dans peu de jours, peu d’heures peut-être, celle qui l’avait soigné, guéri, disparaîtrait ; et il comprenait que quelque chose lui manquerait dès qu’elle ne serait plus là.Blanche s’approcha du lit du malade, et contempla durant quelques minutes celui qu’elle allait bientôt quitter.Ses lèvres sc froncèrent comme s’il lui était impossible do retenir ses larmes.Elle faisait appel à toute son énergie pour ne pas tomber au pied de ce lit, et crier à M.de Robur ; —Je te pardonne.Mais elle no pouvait, par dignité, s’imposer, au nom des services rendus, et après avoir longtemps regardé son mari, elle alla tomber dans un fauteuil placé complètement dans l'ombre.Alors le malade lui adressa la parole.—Pardonnez-moi,lui dit-il, pardon- —Ne me direz-vous pas votre nom.nez-moi, et ne vous oflensez pas.lui demanda-t-il, jo m’en souviendrais Depuis que vous me prodiguez des comme do celui d’uno créature que je soins assidus, le souvenir d’une crétine saurais oublier.I turo qui me fût chère et qui, pour sou —Qu’importe mon nom ! fit Blan- bonheur, aurait dû m’oublier, me che.Jonc suis point depuis assez revient sans cesse a la mémoire.Si longtemps à votre service pour garder j’avais su ! si j avaisvoulu ! elleserait là à v une place dans votre souvenir.Toute autre que moi vous eût soigné avec le meme zèle.—Non, répondit M.de Robur, je suis certain que non.Blanche garda le silence.—Les femmes qui pleurent sont le plus souvent des femmes isolées, reprit M.do Robur ; votre mari.—Est absent depuis do longues années.—Avez-vous des enfants ?—Une fille ! otre place.Loin de repousser ma main, elle la presserait dans la sienne.Ab ! malheureux que je suis ! J’ai eu le bonheur tout près ! Il ne tenait qu’à moi de vivre heureux, joyeux près de ma compagne et de ma fille, et maintenant.; Il n’acheva pas et poussa un long 1 soupir.: Mme de Robur, muette, et boule- versée, était tombée dans le fauteuil.—Monsieur, dit-elle d’une voix altérée, le souvenir que vous venez —Une fille ! Elle doit bien vous de m’otlrir ne me quittera jamais./->! ••• • 1 - _ M aimer.—Oui, c’est un ange.—Eb bien ! tenez, je ne veux pas, moi, vous offrir d'argent, il me sem-blo que je vous offenserais, mais vous accepterez, do ma main, cette croix de perles pour votre fille.Ne me refusez pas, elle vient de ma mère.Si j’osais vous donner un conseil, je vous dirais : n’est-il pas une personne à qui vous devriez écrire les confidences que vous venez de me faire ?—L’heure n’est pas venue, balbutia M.de Robur, l’heure n’est pas venue ! Il ne s’échangea point d'autres pa- Mme de Robur avança une main roles entre le malade et la gardienne.M.de Robur s’endormit fort tard, et ce fut seulement quand elle eut la certitude qu’il no pouvait l’entendre, que Blanche se rapprocha de son lit : —Adieu ! dit-elle, adieu ! qui tremblait légèrement.M.de Robur remit la boite do galu-( chat à la garde-malade ; puis pressé par un sec instinct, ii répéta : -—Blanche ! Blanche ! —Monsieur ?dit Mme de Robur effrayée.(/I suivre) Cour sur l'opposition formée par M.LéoTaxil.M.Faivre a plaidé pour M.Taxil, et M.Salzac pour M.et Mme de B mauvais.La Cour, présidée par M.Manau, a maintenu les dispositions de l’arrêt pir défaut.SOMMAIRE Hovuo générale.La vérité sur l’Irlande.L" mouvement catholique.t Allemagne et le Vatican.C’est bien fait.Feuilleton Madame de Robur : (.1 suivre.) La conférence.Titres honorifiques, bibliographie.L’Eglise au Canada.Inauguration.Augmentation de la population au Elats-L ms.Séance au Conseil-de-Ville.Guiteau.La dormeuse de Rouen.Europe.Amérique.Cyclone lunoire et nombre d’or.Hygiène de la vue.Maximes de droit.Petites nouvelles.ANNONCES NOUVELLES Institut Canadien de Québec.-J.Frémont.Soumissions.—F.Braun.Guide Floial de Vick.CANADA QUEBEC; 14 JANVIER 1S82 Ln conférence C’est aujourd’hui que doit avoir avoir lieu la conférence annoncée depuis plusieurs jours au sujet des mesures à prendre pour relier ensemble le chemin de fer du Nord et rintercolonial.Sir Tupper, M.Collingwood,Schrie-ber, M.Sénécal, MM.Pottinger, Macdonald et Davis doivent prendre part aux délibérations.Le projet le plus sérieux est celui déjà connu d'établir une communication entre les deux rives au moyen de bateaux.On nous assure que M.Sénécal a en mains un plan parfaitement élaboré et qui réunira probablement tous les suffrages.Il n'est guère possible de penser à jeter un pont au Cap Kouge, à cause des dépenses énormes qui en résulteraient.Si jamais nous réussissons à obtenir des deux gouvernements une amélioration si désirée, y compris l'embranchement de Saint-Charles, nous pourrons nous déclarer satisfaits.Bibliographie Nous avons reçu il y a quelques jours une superbe brochure intitulée : “ Panégyrique du révérend Edouard Crevier, V.G-.prononcé à la distribution des prix au petit séminaire de Ste-Marie de Monnoir le 30 juin 18S1 par Charles Thibault, écr.avocat et échevin de Montréal.” Dans une trentaine de pages, l'auteur de ce panégyrique s'est étudié surtout à faire ressortir toute la noblesse de caractère, les talents et les vertus de cet illustre fondateur du collège de Ste-Marie, le regretté M.Crevier.Comme tous les fondateurs de nos institutions religieuses, Messire Crevier a du sacrifier ses veilles, son argent et sa santé pour l'œuvre qu’il a réussi à mener à bonne fin.De meme que les Pain-chaud, les Girouard, les Leprohon et tant d’autres amis de l’éducation et fondateur de séminaires,M.Crevier sut poser sur des bases solides son œuvre de prédilection.Comme eux aussi il a trouvé des cœurs reconnaissants parmi cette pépinière de jeunes gens qui ont puisé leur éducation dans ce collège si ilorissant.M.Charles Thibault, orateur si vanté et si bien connu, est un de ces enfants les plus distingués du Collège Ste-Marie de Monnoir.On lui avait donné la tache difficile de faire le panégyrique de son ancien supérieur.Il s’en est acquitté avec honneur, et nous pouvons dire à sa louange, sans vouloir toutefois blesser sa modestie, que ce panégyrique est un petit chef-d’œuvre de pensées et de style.Nous le félicitons chaleureusement de ce travail qui l’honore et que toute la presse a applaudi.Dans un banquet donné à Liverpool à J’occasion du départ du marquis de Lome pour le Canada, le gouverneur a dit qu’il espérait que la princesse Louise reviendrait au Canada au printemps.Son Excellence débarquera à Halifax et se rendra directement à Ottawa par convoi spécial.I/Egliae au Canada Dans le rapport sur la situation juridique de l’Eglise chez les différents peuples qu'il a fait devant le congrès des jurisconsultes catholiques tenu à Lyon, M.Théry avocat dit en parlant de l’Eglise au Canada.“ On peut donc résumer la situation de l’Eglise au Canada en disant que la loi lui assure une complète liberté, mais qu’il s’y rencontre deux courants, l’un athée et libre-penseur, s’affublant du masque du gallicanisme, pour essayer de soumettre l’Eglise au pouvoir civil : l’autre, au contraire, essentiellement catholique et romain défendant énergiquement les droits de l’Eglise et ses libertés.Puisse ce second courant l’emporter ; le catholicisme a sauvé la petite nation canadienne au milieu des dangers sans nombre qu’elle a traversés depuis 1760, et lui a permis de devenir un grand peuple ; seul il pourra lui conserver sa force et sa prospérité.” C’est ce qu’un trop grand nombre de nos compatriotes n’ont pas encore compris.Le jour viendra peut-être où ils finiront par ouvrir les yeux à la lumière qui éclate de toute parts, mais ne sera-t-il pas trop tard ?Inauguration C’est aujourd’hui qu'a lieu l'inauguration formelle de la première section du chemin de fer de Québec au Lac St-Jean, qui s’étend jusqu'à St-Raymond.Un bon nombre d'invitations ont été adressées aux hommes publics et à la presse.Le train est parti de la gare du Palais à 11 A.M., et ne sera de retour que vers 5 h.P.M.Titres honorifiques L'honorable M.Chapleau est le troisième Canadien qui est honoré du titre de commandeur de l'ordre de Saint-Gréc:oire-le-Grand,les deux au-très, MM.Jacques Viger et Charles "Wilson,ont été décorés avant luisons le pontificat de Pie IX.Les chevaliers canadiens de ce même ordre, créé en 1831, par le Pape Grégoire XVI,sont sir H.Langevin, M.Gustave Drolet, M.Gédéon Désilets et M.Alfred Prenderaast.Nous pourrions citer d’autres décorés.Par exemple, feu AI.Berthelet était commandeur de l'Ordre de Pie IX ; M.Alfred Lalîoque, l'honorable M.Chauveau, l'honorable juge Rou-thier, AI.Sévère Rivard, AI.Alphonse Desjardins et AI.DeBellefeuille sont chevaliers de cet ordre.M.le lieutenant-colonel d'Odet d’Orsonnens a été fait comte romain.AI.C.S.Cherrier, AI.Yincelette, et AI.Olivier Robitaille, M.D., sont chevaliers de Saint-Sylvestre.Lacroix de Saint-Grégoire-le-Grand est d'or à quatre branches, émaillée de pourpre et surmontée d’une couronne de lauriers pour les militaires.Au centre, se trouve le buste de saint Grégoire.Le ruban est rouge, liséré d’orange.La décoration se porte en sautoir.Il y a le costume de cour complet, avec la cape et l'épée, qui se porte dans toutes les cours catholiques de l’Europe et à la cour du Brésil.Dans quelques temps nous aurons le plaisir d’annoncer que trois de nos compatriotes, dont deux Montréalais et un Québecquois, seront reçus chevaliers d’un ordre plus élevé encore que celui de commandeur.Le président du sénat américain a déposé hier une requête de AI.Isaac N.Arnold, président de la Société historique de Chicago, demandant la coopération du Congrès pour célébrer, à la Nouvelle-Orléans, le 9 d’avril prochain, le 200ènie anniversaire de la découverte de l’«mbouchure du Alississippi par AI.de la Salle.CitllTKAU 11 n’y a pas eu d’audience hier (11) à la cour criminelle de Washington, l’attorney fédéral Davidge ayant exprimé le désir d’avoir un jour pour préparer son adresse an jury.Les plaidoiries sur le fond de la cause commenceront donc aujourd’hui.Le juge Cox a désiré savoir, par à peu près, le temps qu’emploieraient les adresses au jury.AI.Davidge a dit qù’il occuperait probablement trois ou quatre heures, peut-être un jour.M.lieed a demandé à peu près le même temps.Ai.Scoville a dit que, comme il aurait à rappeler l’ensemble des témoignages, il lui faudrait au moins deux joure ; enfin Guiteau lui-même a dit résolument et avec LE C une parfaite assurance que deux heures lui suffiraient pour se mettre complètement d’accord javec le jury.Il n’a pas été question du temps que réclamerait M.Porter.Récapitulant toutes ces fractions do temps, il faudrait donc encore au moins cinq ou six jours avant que la cause fut remise aux délibérations du jury, en admettant qu’il ne survienne aucun incident dilatoire.Les résolutions du juge Cox sur les points de droit qui doivent servir de base au verdict du jury sont unanimement approuvées à Washington pour leur clarté et leur impartialité.M.Corkill pense que les règles établies sont favorables à l’accusation, en ce sens qu’elles repoussent l’idée 44 d’impulsion irrésistible ” qui était un des arguments favoris de la défense.M.Scoville estime que la clause qui attribue à l’accusé 44 le bénéfice du doute ” donne de grandes chances pour l’acquittement absolu.M.Reed compte sur une division du jury.John Guiteau partage cette opinion, et croit qu’il s’est fait un changement notable dans le sentiment public dans un sens favorable à son frère.Après l’ajournement de la cour, avant-hier, MM.Scoville, Reed et John Guiteau ont adressé des remerciements au juge Cox pour sa haute impartialité.A quoi le juge a répondu qu’il pensait que l’accusation devait être plus satisfaite que la défense.Washington, 13 janvier.—Davidge a terminé son allocution au jury.Il a été constamment interrompu par Guiteau, qui a dit que Davidge avait été très faible dans son discours.Guiteau dit qu’il espère que Porter ne sera pas plus fort, car il a écrit au Président à ce sujet.M.Gustave Dionne, avocat, est le pétitionnaire, dans la contestation de l’élection de Kamouraska.M.Gyrias Pelletier est l’avocat.EUROPE FRANCE.Paris, 13 janvier 18S2.—Le budget de l’exercice 1883 porte les dépenses à 2 milliards et 072 millions de francs,et les recettes à 2 milliards 976 raillions.Dans son projet de revision de la constitution, M.Gambetta supprime les prières publiques à l’occasion do l’ouverture des sessions législatives.Un colonel Gaston et son compagnon, se disant américains ont dérodé des bijoux pour unevaleur de 250, 000 francs.Trois missionnaires français ont été mis à mort près de l’oasis de Ghada-mès, dans le désert de Sahara.ANGLETERRE.Londres, 13 janvier.—Une explosion s’est produite sur le navire anglais le 44 Triomphe, ” de l’escadre du Pacifique ; trois hommes ont été tués, et sept ont été blessés.On a arrêté quatre membres de la ligue des dames.Augmentation de la population aux Etats-Unis Les chitfres que nous avons compulsés nous démontrent qu’il faut moins de trente années pour que la population dei Etats-Unis s’augmente de moitié.En 1850.en effet, on comptait 23 millions d'habitants, et en 1880, il y en avait 5C millions.11 n’y a pas de pays au monde où la population augmente avec une pareille rapidité, et avec autant de régularité.Si ce mouvement doit se continuer, en 1910 ou même avant, les 5C millions actuels seront devenus 100 millions.Mais prenons un espace de temps plus considérable, 40 ans au lieu de 30 ans: en 1950, les Etats-Unis compteront 200 millions d’hommes.Au lieu de 4C ans, prenons même 50 ans ; en l'an 2000 on se trouvera en présence de 400 millions d’Américains du Nord.Enfin, en i’an 2050, les Etats-Unis auront,—toujours, si les conditions restent les mêmes —800 millions d’hommes, c’est-à-dire beaucoup plus que toute la population de l’Europe.C’est même le chilfreque, suivant M.Simonin, on donnait au commencement du siècle, pour la population du globe (aujourd’hui on dit qu’il y a 1,500 millions).Mais en l’an 2 100, on arrive à un chiffre colossal, 1 C00 millions d’hommes ! * Que les Etats-Unis parviennent à ce résultat en l’an 2100, ou bien en l’an 2200, voire en l’an 3000, qu’importe?Ce qui est important, c’est de savoir si les prévisions en ce qui touche l’accroissement régulier de la population se vérifieront.Malgré l’opinion de M.Simonin et sa liante autorité en ces matières il nous est difficile de l’admettre.Le contingent annuel apporté ,par l’émigration rend en effet la question si complexe qu’il est difficile de résoudre le problème par les règles ordinaires.Quelque considérable que soit le territoire américain, il viendra certainement un jour où sa population sera en rapport avec cette étendue.Ce moment sera court, et bientôt la pléthore de population aura pour résultat d’affaiblir d’abord, puis de supprimer le courant de l’émigration.Le recensement opéré aux Etats-Unis au mois de juillet l’année dernière a accusé un population d’un peu plus de 50000 000 d’âmes.Ce chiffre n’en a lui même rien d’excessif lorsqu'on songe à l’étendue de territoire à la superficie duquel il correspond.En 1790, date du premier recensement, on ne comptait dans les Etats-Ünis que quatre millions d’habitants ; mais, au lieu de trente-huit Etats et de plusieurs territoires, la République américaine ne comprenait que treize Etats, le New-Hampshire, lé Massachusetts, Rhodo DI) CANADA Island, le Connecticut, New-York, New-Jersey, la Peii8ylvanie?le Delaware, le Maryland, la Virginie, la Géorgie et les deux Carolines.Dix ans plus tard la population ne s’était augmentée que de treize cent mille âmes.En fait elle a quadruplé depuis 1830 et doublé depuis 1850.Or les Américains ne paraissent pas être plus reproducteurs que les peuples européens.C’est donc surtout à l’immigration qu’ils doivent l’accroissement de leur nombre.Un fait entre autres l’indique fort clairement.Tandis que chaque nouveau recensement décennal atteste un accroissement de 30 à 35 */0, il y a exception pour la période de 1860 à 1870, où la proportion n’est plus que de 22.6 °/#.C’est que de 1860 â 1865, l’Amérique a été déchirée parla guerre de sécession qui n’a pas seulement englouti un million d’hommes, mais qui a notablement enrayé le mouvement d’immigration aux Etats-Unis.Il n’est donc pas surprenant que l'augmentation de la population soit aussi rapide aux Etats-Unis, puisqu’il résulte surtout de l'apport d’un élément étranger, apport qui, quoi qu’on en dise, ne saurait se continuer indéfiniment, ce qui permet de faire pour l’avenir seulement des hypothèses que nous considérons comme fort incertaines.Séauce «lu Council do ville La séance du conseil de ville hier soir, s’est ouverte à 8 15 sous la présidence de Son Honneur le Maire.Membres présents : MM.McWilliam.Bowen, Russell, Bourget, Langevin, Rinfret, Gingrns, Migner, Rhéaume, Roy, Vallée.Hearn, Gunn, Guay, McLaughlin etChouinard.Après lecture de plusieurs lettres par le Greffier, Son Honneur le Maire lit une lettre de la Supérieure de l’hôpital du Sacré-Cœur, demandant le droit pour un temps illimité d'enlever le compost qui se forme au débouché des égouts de la ville dans la rivière St-Charles.Ce compost sera utilisé sur la terre de l'hôpital comme engrais.Renvoyé au comité des finances.M.l’échevin Rhéaume donne lecture d'une lettre de M.Alexis Rhéaume, marchand de bois, demandant à acheter de la corporation la partie est de la rue Stewart qui touche à la rue de la Couronne.Cette partie de rue n’a jamais été mise en usage.Renvoyé au comité des finances.Rapport du comité des finances demandant qu'une requête soit présentée au conseil des arts de fixer l’exposition provinciale cette année à Québec.Adopté.Une motion de M le conseiller Lange-vin, secondé par M.le conseiller McWilliam, demande que la vente des lots vacants faite par le comité des finances depuis trois ans soit confirmée, et qu’à l’avenir toutes ces ventes devront être à l'avance approuvées par le consei l de ville en séance.Après une explication de cette motion par M.l’échevin Hearn et une discussion à laquelle prennent part MM.Vallée.Cbouinard, Rhéaume, Guay.Bourget ; M.Rourget donne raison de son opposition à cette motion que le comité a vendu comme lot vacant, un lot sur lequel est située la maison de la morgue pour laquelle la corporation est obligée de payer loyer.M.le conseiller Roy propose comme amendement à la motion que le premier paragraphe de la motion soit retranché.MM.Hearn, Langevin, Rinfret, Roy, parlent sur cet amendement, lequel est adopté par un vote de 9 contre 7.La motion amendée est adoptée sur la même division.MM.Vallée, Roy, Cbouinard, Migner, Rhéaume, G ingras, Rinfret, Bourget et Russell votent en faveur de l’amende ment et MM.Gunn, Hearn, Guay, Mc-William, Langevin, McLaughlin, et Bowen votèrent contre.M.l’échevin Hearn propose qu’un comité de cinq membres soit nommé pour s’entendre avec le gouvernement et connaître sur quelles bases la question du chemin de fer du Nord pourrait être réglée.MM.Hearn et Russell parlent en faveur d’un prompt règlement de cette question, mais tout en ayant bien soin de ne pas sacrifier aucun des droits de la ville de Québec.MM.Hearn, Bowen, Rinfret, McWilliam et Vallée sont choisis pour faire partir du comité et le conseil s’ajourne.— - Cycle lunaire et nombre il’or On appelle cycle lunaire une période de 19 années, comprenant 235 lunaisons, après laquelle les nouvelles lunes reviennent aux mêmes dates de l’année.Ce cycle, découvert par Melon, astronome grec du cinquième siècle avant notre ère, fut trouvé si beau, qu’on le fit graver en lettres d’or sur le temple de Minerve.De là est venu le nom de nombre (/’or que Ton donne au numéro d’ordre d’une année dans le cycle lunaire.L’année 1881 se trouve précisément la Ire du cycle lunaire dans lequel nous nous trouvons ; le nombre d’oi sera donc 2 pour 1882, 3 pour 1883, 4 pour 1884, et ainsi de suite jusqu’à l’année 1899, qui sera la 19e et dernière de ce cycle.L’année tropique moyenne, exprimée en jours et parties décimales de jour (pour la facilité des calculs), est de 365i 242 216 6 ; 19 années font 6 939j 602 015 La lunaison moyenne (révolution synodique) est de 29j 530 035 417 ; 235 lunaisons font G 939j 709 323 Les 235 lunaisons dépassent donc les 19 années de Oj 107 308 soit de 2 heures 34 minutes 523 millièmes ; on ne pouvait espérer une plus grande exactitude sur le poinl en question.huile st-jacoij.— MM.G.M.Sharp, Camp Mill, Pa., dit que l’huile St-Jacob est indispensable pour toutes les maladies de rhumatisme ; et (le fait ce remède a donné satisfaction complète à tous ceux qui s’en sont servis.l u tloruitwflc de lloueai La Dormeuse ” de l’Hospice général est toujours en catalopsie.II y aura aujourd’hui quktre semaines que dure cette période de sommeil lôtargique.Toutefois, certains symptômes relevés depuis ^plusieurs jours font présumer qu’elle va bientôt cesser, que la u Dor mouse ” va revenir à l’état normal.C’est d’abord la rigidité moins absolue de son corps ; d’autres part elle a maintenant deux réveils la nuit, réveils toujours très courts et inconscients ; le premier, vers onze heures, comme auparavant, le second à des heures variable, entre une heure et cinq heures du matin.Ennfin jeudi un phénomène nouveau s’est produit dans son état'.On a réussi à la réveiller fort peu de temps, à vrai dire.C’était vers dix houres pendant la visite du docteur Olivier, dans le service auquel elle était.lia dormeuse” fit une longue inspiration comme il arrive toujours lorsqu’elle est pour s’éveiller vers onze heures du soir.Ce fait inusité, puisque, en dehors de ce moment, sa respiration est toujours égale, ainsi que nous l’avons dit,suggéra au docteur l’idée de chercher à la reveiller.A force de l’agiter, eu l’appelant par son nom, on finit par lui faire ouvrir les veux et on l’assit dans son lit.Elle se * prit alors à verser d’abondantes larmes, et, comme on lui en demandait la raison, (die répliqua que c’était parce qu'elle se voyait dans un état bien triste.Aux questions qu'on lui fit, elle répondit qu’elle n’avait pas conscience de ce qu’on lui avait fait pendant sa période léthargique ; puis, bientôt elle se plaignit d’avoir la tête lourde, se remit sur l’oreiller, et retomba dans le somueil.Le réveil avait duré à peine vingt minutes, elle avait refusé de prendre quelquo nourriture.Tels sont les symptômes d’après lesquels on suppose que la crise léthargique touche à sa fin, mais ce n'est là qu’une présomption.- - ¦ ¦ - — -— Maxime* tie droit —Ou ne peut poursuivre le recouvrement d’une somme de deniers promis pour l'obtention d’une situation.—Le faiseur d’un billet promissoire souscrit d’avance pour prime de police d’assurance à être émanée plus trad, est responsable en droit.—La femme mariée ne peut poursuivre, ni être poursuivie, sans autorisation de son mari, ou que ce dernier soit mis en cause.La femme est témoins compétent avec son mari, quand il s’agit de prouver le contenu d'un coffre perdu.^—L'administrateur doit payer l’intérêt sur les sommes de deniers qu’il garde par devers lui à moins qu’il n'établisse que le placement de ces fonds eut été une source d’embarras pour la succession.Le mandataire qui, en sa qualité d’agent des informations ou’il n’anrait pas obtenues autrement, doit en faire part à son mandant si celui-ci plus tard, devient acquéreur do la propriété.L'engagement pris de discontinuer la pratique d'une profession ou l’exercice d'un état dans un endroit spécifié, est valide si la partie contractante a reçu considération ou valeur.—Toutecompagniede transports ou tout particulier n’est pas tenu des domina-ges qui peuvent résulter d'un accident imprévu et que l’habileté et la prévoyance ordinaire ne pouvaient empêcher.Hygiène de la vue M.Nodier, médecin de la marine, indique que deux officiers, qui faisaient des expériences de lumière électrique sur le Sujfren, et qui avaient été pendant deux heures obligés de regarder plus ou moins fixement l’arc électrique lumineux, furent atteints de quelques troubles visuels assez sérieux.Il y eut, Je lendemain et les jours suivants, une photophobie très marquée, une conjonctivité légère, du larmoiement, du rétrécissement de l’iris, et des mouches volantes.Il est probable que l’hypôrémie conjectiva-le était due aux rayons chimiques de Tare voltaïque, rayons qui, comme on sait, agissent sur les tissus,et peuvent provoquer des érythèmes cutanés.Les troubles du côté de la pupille et de la, rétine sont probablement dus à la même cause.Maintenant que l’usage de la lumière électrique devient de plus en plus répandu, il serait important de préserver les yeux, par le moyen de verres qui absorbent les rayons chimiques, contre l’action irritante de la lumière élec* trique.Petites nouvelles calendrier.— Québec, le samedi, 14 janvier 1882,25e jour dé la Lune.Il y a eu dernierquartier le jeudi I2janvier ail heures 3 minutes du matin.Le jour dure 8 heures 55 minutes, et la nuit 15 heures 5 minutes ; le Soleil se lève à 7 heures 42 minutes, passe au méridien à midi et 9 minutes, et se couche a 4 heures 37 minutes ; à midi, sa hauteur au-dessus de l’horizon de Québec est de 22 degrés et 0 dixièmes.La Lune se lève aujourd’hui à 2 heures 2:> minutes du matin, et se couche à 11 heures 58 minutes du matin.inauguration.— L’inauguration formelle de la section du chemin de fer de Québec et du Lac St-Jean, s’étendant jusqu’à St-Raymond, a lieu aujourd’hui.Le départ a lieu à onze heures de la gare du chemin de fer du Nord et le retour à 4.30 heures P.M.conférence.— Jeudi prochain, M.a abbé Bruchési donnera à la Salle Victoria, une conférence au profit des orphelins des Sœurs de la Charité.Admission 25 cents.club Cartier de quéhec.— Il y aura lundi soir, aux salles de la société de Géographie, bâtisse du Journal de Québec, réunion des membres du Club, à 7h heures.“ Sujet de discussion : u Le smilin secret.” 'Fous les membres sont piiés d’assister à cette assemblée.donne chasse.—On nous rapporte que trois jeunes gens de Québec, partis ces jours derniers pour la chasse sur le chemin du lac St-Jean, sont revtMius après une chasse de trois jours avec, 2 cari-houx, 80 perdrix et nue centaine de lièvres.remisa neuf.—L’ancien char officiel du chemin de fer du Nord a été peint et remis à neuf.On lui a donné le nom de “ Lille.” accident fatal.—On nous cominuni-que de Sherbrooke qu’un nommé John Porteous, âgé de 49 ans, aiguilleur sur le chemin de fer du Grand-Tronc, a été tué instantanément, mercredi, en essayant d’accoupler des cha"s.nouvelles sociétés.—L.A.Cloutier, peintre et décorateur, Québec.Wyse & (lie, graveurs, etc., Québec.Adèle Da-gneau faisant seule allaire sous ce titre.Toronto, 13 janvier.—Le commandant Cheyne a donné une conférence intéressante ce soir sur les différentes expéditions qui ont été organisées pour aller à la recherche de Franklin dans la mer arctique.Le commandant a su intéres ser vivement son auditoire.A la fin de la conférence plusieurs personnes présentes ont formé un comité pour orga niser une expéditon au pôle nord sous les auspices de M.Grinnel et dont h» commandant Ghevne serait le chef.Voici les noms do ceux qui font partie (lu comité : le Maire de Toronto, le Sénateur Allan, le Colonel Moffai.MM.Howland, ’Fully et Bull.Le com mandant Cheyne est reparti pour Ottawa.danouet.—Le banquet donné aux mi nistres fédéraux par M.Andrew Robertson, fait honneur au président de la Corn mision du Havre.Au nombre dus convives ou remarquait sir Hugh Allan, sir Hector Langr-vin, les lions MM.Mousseau, Thibeau dean, MM.Coursol, Gault, Ryan, Des jardins, Kirkpatrick, Cameron, Thomas-White, Valin et Tassé, tous membres des Communes, M.McLellan, le maire Beaudry, M.Sargent, du Grand Tronc ; MM.Bulmer, Sévère Rivard, J.B.Roi land, M.Cramp, M.Henshaw, M.Dono van.M.Whitney, M.McPherson, AL Simpson, percepteur des douanes, M.Stewart, du Herald, M.Patterson secrétaire de la Chambre de Commercera», et plusieurs citoyens influents.Plusieurs discours remarquables sur le sujet important des améliorations â faire au port de Montréal et de la navigation du St-Laurent, ont été prononcés, entre autres par sir Hector Langevin, qui a produit des chiffres intéressants.sépultures de 1831.— Les inhumations dans le cimetière St-Charles pendant l'année 1881, ont été au nombre de 717.De ce nombre : 402 sont morts ail’d essous de 1 an.70 < i âgés iiUUU STOCKS WALL STREET, conduisent à la fortune tous les mois Livres envoyés gratuitement expliquant tous, chose.Adresser BAXTER A CIE., Banquierte 17, Rue Wall, New-York.ES STEAMERS DE CETTE LIGNE SONT : EG ADIy SOLUNIO, PELORO, VINCENZO FLORIO, WASHINGTON, de 5500 à 4000 tonneaux, construits en fer, avec compartiments, et toutes les améliorations mo dernes pour le confort et la sûreté.Plusieur autres steamers d’un tonnage plus fort sont en construction.Les arrangements et confort pour les passagers sont tout ce que l’on peut désirer et sur quelques vaisseaux SUPERBE .La table ne peut pas être surpassée.La route est de NEW-YORK à: Gibraltar, JffarMeillem Génem N a pieu, Dfcmine, Païenne et au retour DE PALERME DIRECTEMENT à NewYork,touchant si®pleraentù GIBRALTAR.» La route suivie se trouvant à près de 500 milles au Sud de celle suivie par les steamers qui touchent au Havre, cette ligne Italienne est généralement favorisée par du beau temps.Les passagers pour l’Italie par cetto ligne de iteamers, évitent les transports ennuyeux par chemin de fer qu’ils étaient auparavant obligés de faire.# Les prix pour cabine et passage avec confort supérieur sont de $75 à $150 suivant les ports.Il y aura une grande excursion à Rome dans le mois de juin 1885.11 va un médecin et une garde-malade sur chaque steamer.Pour plus amples informations s’adresser 5 1 L.W.MO RR 18, Broodway, New-York.A Québec, h M.BROWN, ' Agent pour le Canada.No 113, Rue St-Pierre.Québec, 57 septembre 1881—1 an.O NOUVELLES IMPORTATIONS.Venant d’être reçu à la maison JOSEPH IIAMEL & FRERES, département du détail, un grand assortiment de Tapis Bruxelles, Impériale, Tapisserie, Ecossais, Kidderminster, Napier, Jute, etc*., etc., Bordures et Tapis à Escaliers correspondant, Prôlarts Ecossais, Anglais, Américains et Canadiens.fci Ridcaux «b» Point et de Mousseline, Mousseline et Point à Rideaux.Ropp.Damas soie ot laine, Cretonnes, Corniches, Poles ci Mains de Cuivre, Cordc et Glands do tontes nuances, etc., etc.CHS.T.COTE & Cie VABBICAKTS BT AGENTS D’INSTRUMENTS AGRICOLES -000¦ SACHANT que depuis longtemps le besoin se faisait sentir à Québec, d’une maison où los agriculteurs pourraient trouver tous les instruments perfectionnés nécessaires à l’agriculture, nou* sommes heureux d’annoncer aux cultivateurs do la Puissance quo nous sommes maintenant en position de leur fournir les machines pour travailler la terre, faites d’après les modèles los plus récents et perfectionnés, tels que r Cliarrucs i\ perche forgée et oreille d’acier pour deux chevaux.4* en fonte pour deux chevaux.a 44 forgée et oreille d’acier pour un cheval.44 “ réversible pour côteaux, pour un ou deux chevaux.44 44 dite l’Amie du cultivateur ou charrues à trois sillons.Trains auxquels on attache- toutes sortes de charrues, cultivateurs ou arrache-patates.Arrache •pot aies de la fabrique « Almonte Works.» Herses circulaires faisant double ouvrage et d’une manière supérieure.Herses en fer en trois et quatre parties.Koiileanx pour un ou deux chevaux avec herses et semoirs.Cultivateurs pour un et deux chevaux, aussi les sareleurs do jardin ayoc les accessoires.S* molr avec Herse, Rouleau, et appareil pour somer la graine de mil, l’instrument le plus complet qui ait jamais été inventé, patente de Yessot.Faucheuses.La céHMJre “ Toronto ou Wbiteleys,” aussi la «• Frost A Wood,” nouveau modèle “ Buckeve.” et la *• New Warrior ” île Boauchemin.Moissonneuses,f.llAMME Franciscain résidant à Jérusalem, Seconde édition, revue, augmentée et accompagnée de cartes et de plans EN TROIS VOLUMES.Ls En vente aux bureaux du Courrier du Canada pour la somme de $5.00 peur les trois volumes.Québec, 7 octobre 1881.365 Traverse dn Grand-Tronc.C0RYZ1NE.CONTRE LE RHUME DE CERVEAU (Coryiâ.) 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