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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
jeudi 25 août 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1881-08-25, Collections de BAnQ.

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SSeme Année No (Mt—Edition qu otidieniie—ffemc Année e.'.'JLU ¥• ! g IB JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.S o; JE CROIS.J’AIME.Jeudi 35 Août 1881 J Æ JSi-5 *»i| Q «>i£S S IM r ^ Dr N.E.DIONNE\ Rédacteur en Chef LÉGER BROUSSE A U9 Editeur Propriétaire.ItEHR CaGKGRALG (3 août 1881) Franc La dictature de M.Gambetta, que Ion avait crue écartée par son échec Kiir le scrutin de liste, est donnée par la 14 Gazette de France ” comme un évènement prochain et pour ainsi dire inévitable.Quoique la “ République française ” ait blâmé discrètement la fixation des élections au 21 août, il paraît certain que M.Gambetta est le principal auteur de cette mesure.Malgré les circulaires des ministres à leurs subordonnés pour leur interdire toute ingérence dans la manipulation des élections,—circulaires que des instructions secrètes réduisent à l’état de lettre morte,—la pression officielle s’affirme sous la forme de révocation de maires.On voit môme un préfet, en dépit de toutes les défenses, poser sa candidature sans renoncer à ses fonctions.al.Gambetta s’occupe activement à épurer son propre parti.Plusieurs de ses fidèles 363 se voient mis au Swanton, vieillard de 80 ans, dont le fils avait péri de la meme façon, pour avoir fait expulser des fermiers.Il aurait fallu, pour calmer une agitation aussi légitime dans son ensemble qu’elle se montre violente en maintes circonstances, une mesure bien plus féconde et plus prompte dans ses effets que ce faible palliatif du bill agraire, auquel on cherche â enlever son effet rétrospectif.De sorte que ses conséquences, excellentes peut-être à différents points de vue, ne se feraient sentir que dans un temps relativement éloigné.Mais la faim et la misère n’attendent pas.Le *' Journal des Débats ”, par la plume do son économiste ordinaire, M.de Molinari,s’efforce de mettre en relief, par des comparaisons assez ingénieuses, ce qu’il appelle le côté socialiste et révolutionnairedu bill.Mais le“ Journal des Débats ” raisonne en théoricien, et oublie que ce fameux “ droit de propriété ’* des landlords anglais de l’Irlande repose sur les confiscations les plus iniques.Il «n’y a rien de bien révolutionnaire à invoquer les droits de l’humanité coni tre une prescription qui consacre ter son concours aux puissances tem- rancart au profit de candidats veaux réputés plus purs.nou- ! légalement la spoliation d’un peu-{ pie.Afrique Italie Les nouvelles (l’Algérie se sentent i.La q«est.on de 1 alliance de 1 Ita- toujours de l’état inquiet et troublé !1,6 av*c 1 Autncho llm,e ; 1 A lema' de cette colonie.Une lettre de Saïda, ! Sn« " a Iias euaorc.cesse dcT PrC‘°cau* du 25 juillet, que publie aujourd’hui1 P«r.la P[CÎ*C ber ,m01S0- .La “ Ga‘ la correspondance Havas, parle du ?ettc *?.la Cro«• J0"™ conserva- 1 mum OT.I leur, dit que les incidents recents Livourne, à marché de cette localité comme ex-, .-, , ceptionnellement fréquenté par des 3™ 60 s°nt l,roduit?» .A_______A.Terni, etc., prouvent que les auton- tés italiennes n’osent pas ou 11e veu- Arabes,dont beaucoup appartiennent aux races du Sud, et donne comme certain quo ce sont là des espions qui ‘enl.P“8 c“ l 1 agitation .,, viennent .c rendre compte du mon- d 1» sepulture relt- Pendant6 quW des voient, faisait * t; ;¦ Les enfants, presque nus, s’ébattaient devant les cases ; les femmes, ou préparaient le repas de leur seigneur, en faisant cuire, à l’étoufiée, des racines dans do grands vases1 clos, en terre, posés sur la cendre chaude, ou, armées de maillets dc bois, désagrégeaient à grands coups des écorces fibreuses, pour on fabriquer, en les feutrant, des vêtements grossiers, mais frais et économiques.M.Goblet fit remarquer à la commandante que les plantes employées à cette fabrication étaient de deux sortes ; les unes appartenant à la famille des urticécs, et, aplaties en feuilles minces, produisaient un tissu tout percé trous, dont se font ces étoffes blanches, mais peu résistantes, que les femmes canaques portent les jours de fête ; les autres, à une espèce de figuier “ (ticus pro-lixa) donnant un feutre épais, employé surtout pour la confection des chapeaux.Le travail d’un groupe de jeunes filles intéressa plus vivement la commandante : assises en rond au pied d’un banian, qui les protégeait de son ombre impénétrable, ces ouvrières tressaient, avec des joncs effilés, des nattes d’une finesse extrême, taillées en forme de manteaux et qu’elles garnissaient d’une multitude de filaments jouant le rôle de fourrure.Tout à coté dcB' jeunes filles se trouvait un grand vase rempli d’une liqueur violacée, dans laquelle trempaient le» pièces d’étoffe déjà préparées.—Comme vous le voyez, madame, fit le docteur, nous sommes 'ici dans une fabrique complète, le jonc qui j’entre comme matière première; n’eu ressort que sous la forme de vêtement confectionné.Ce vase représente à lui seul l’atelier de teinture, la liqueur qu’il contient n’est autre chose que le suc du colues, une labiée, plante rameuse et herbacée, dont les feuilles et les racines sont gorgées d’un suc violet ; je doute qu’il existe aucun végétal aussi riche en matière colorante ; c’est en mâchant les parties spongieuses que les teinturiers de co paj-s extraient ce liquide, dans lequel ils font macérer à laquelle deux ou trois jours l’étoffe pendant co bain donne une couleur violette des plus intenses : il ne s'agit plus ensuite que de sécher les vêtements au grand air, ct les élégantes peuvent le revêtir aussitôt après.—N’en font-ils pas de rouges aussi ?demanda Louise ?; —Certainement, mais pas avec la j même plante ; ils emploient, dans ce ! cas, la marinùa ttlrifôlià, qui appar-, tient à la famille de la garance, et ; peuvent aussi se procurer, avec une autre racine, une belle couleur jaune.Un peu plus loiu, un vieux sauvage, accroupi dé van t un pot de terre à demi enfoui dans la cendre, attira l’attention des voyageurs ; le Canaque semblait absorbé par le plus singulier travail, il divisait en languettes longues et étroites une carapace de tor- tue, préalablement aplatie, enfonçait ccs languettes dans des taros, qu’il plongeait dans le vase,d’où il retirait à mesure d’autres taros bouillants,qu’il ouvrait pour en extraire, une à une, des languettes semblables, auxquelles il s’exerçait à donner une courbure uniforme.—Que fait donc cet homme ?demanda Mme de Lambescq.—C’est un fabricant d’articles de pêche, répondit le docteur, on riant.Dans ce moment, il s’occupe à confectionner des hameçons en écaillé de tortue.—Mais, qu’est-co que ces lames qu’il fait cuire avec tant de soin ?—L’écaille elle-même, qui casserait comme verre, s’il la maniait à froid, mais qui, ramollie par la chaleur et le suc des taros, se courbe avec la plus grande facilité.—Ah ça ! est-ce que co petit être lui servirait d’apprenti ?ajouta la commandante, en montrant du doigt un enfant de un à deux ans, auquel sa mère ingurgitait avec lo doigt, après l’avoir mâchée préalablement, la pulpe des taros ayant déjà servi.—Ce sera probablement son successeur ; mais, pour le moment, ce n’est quo son fils, un baby couleur de suie grêle avec une grosso tête ct un ventre énorme, comme tous les Néo-Calédoniens dans leur, eufance I; sa mère le nourri f d'uno manière peu ragoûtante, mdis comforné à l’usage, et, du reste, il serait injuste do récla- ner des soins un peu moins rebutants d'une créature russi affreusement laide et malpropre.• Le l'ait est que ces Calédoniennes, arrivées à un certain âge, sont hideuses, avec leurs oreilles déchiquetées, leurs joues pendantes, et ce buisson dégoûtant, enduit d’huile de coco et dc craie, qui leur sert do chevelure.—Vous avez voulu voir les sauvages chez eux ; vous les voyez tels qu’ils sont.Ah î cela ne ressemble pas aux tableaux tracés par les philosophes du XVIIIe siècle, qui, de l’état sauvage, ont fait l’âge d'or de l'humanité.—Vos philosophes ont toujours menti.—Mes philosophes, madame, ne sont pas le moins du monde miens, ce sont des hâbleurs, des phraseurs, des sonne-creux, des vessies gonflées d’orgueil et d’ignorance, qui ont trompé à plaisir et corrompu la société dans laquelle ils vivaient.—Et préparé la révolution, ajouta Mme de Lambescq.—Dites les révolutions, madame, car Voltaire, Diderot, Jean-Jacques, tous ces emprisonneurs publics ont infiltré, dans le sang des générations, un vonin qui, de nos jours, produit encore ses effets, et se manifeste au dehors par cetto lèpre hideuse qu’on appelle la libre-pensée, le fibre-examen, l'athéisme sous toutos ces formes, la révolte dans la famille comme dans la société.—En sorte qu’à force de nous donner les sauvages pour modèles, ils nous ont rendus pires qu’eux.—Le fait est qu’entre les frénétiques de 1793 qui, après avoir massacré leurs victimes, mordaient à pleines dents des lambeaux de chair arrachés sanglants de leurs cadavres, je ne vois pas une grande différence.Du reste, parmi les insurgés expédiés ici par le gouvernement, pour coloniser file des Tins et la Nouvelle-Calédonie, on trouverait facilement des bêtes féroces tout aussi.Un profond soupir, poussé par Louise, interrempit lo docteur, et la commandante en profita pour changer uno conversation qui ne pouvait être que très pénible pour la pauvre ouvrière.—Au moins, dit-olle, la vie sauvage a-t-elle cet avantage qu’elle est exempte de préoccupations, ct quo presque tous les Néo-Calédoniens, par exemple, jouissent d’une excellente santé.—Ah ! madame, je vous y prends, vous aussi êtes imbue des idées répandues^ par les philosophes dont nous parlions, sur la vio sauvage.Eh bien ! permettez-moi de vous détromper sur tous les points.(A suivre.) LE COURRIER Dl CANADA raison suffisante de ses commandements.Cette raison suffisante et primordiale, c’est la nature môme des rapports qui unissent l’homme fait pour instruire avec l’enfant destiné à être enseigné, le maiti^ auquel incombe la responsabilité, et le disciple qui doit accepter la direction.1 A.Kondelkt.SOMMAIRE Revue générale.l*n voJ de haute pratique.Colonie du Port Breton.Les cimetières et Iss cultes.Variété.—L’autoiité doit être raisonnable.Feuilleton: Les Compagnons du Désespoir.—A suivre.Les évènements de Rome jugés par Y Osservalore Romano La fête acadienne.Colonisation.Les états du Pape.Franc-Maçonnerie.Europe.Amérique.La foudre et le pétrole.I‘elites nouvelles.Faits divers.ANNONCES NOUVELLES Librairie de St-Roch.—L.Drouin A Frère.Séminaire de Québec.Académie Commerciale des Frères.Gaudriole.—J.B.Renaud A Cie.Grande réduction.—Behan Bros.Librairie Dery.Grand Pèlerinage de.la société Musicale Ste Cécile de Québec, à N-D.de Lourdes St Michel CANADA QUÉBEC, 20 AOUT 1881.Les évènements de Rome JUGÉS PAH Tj1 Osservalorc romani> Il nous semble opportun de revenir encore une fois sur les faits qui se sont passés à Eome le 13 juillet, et cela Jpour la raison que la presse canadienne semble indifférente en face de cette scène scandaleuse qui caractérise la puissance de la secte anticlirétiennc dans ses rapports de haine furieuse avec le Saint-Siège.Des protestations ont été envoyées de tons les coins de l’univers au digne successeur de Tie IA’ ; il n’y a que dans notre catholique Canada où l'on semble généralement regarder d'un œil sec ces insultes au cercueil d’un pape mort depuis plusieurs années, mais dont la mémoire est encore si chère parmi nous.C’est à peine même si quelques journaux en ont fait mention.Nous protestons donc encore une fois de toutes nos forces contre un semblable attentat, peut-être sans précédent dans l’histoire de l'Eglise et nous en tenons responsable, comme le laisse à entendre l'Osservatore Iiumunu, l’organe le plus en faveur au Vatican, le gouvernement italien qui a failli dans cette occasion aux engagements les plus solennels.Les engagements pris par les catholiques ont été exactement tenus, c’est l’administration qui n’a pas été fidèle aux siens.Nous laissons la parole à la feuille romaine.“ On a d’abord essayé de jeter la faute sur les cardinaux exécuteurs testamentaires en les accusant de n’avoir pas fidèlement observé les engagements qu’ils avaient pris.Ces cardinaux avaient annoncé que le cortège officiel serait composé d’un char funèbre suivi de trois voitures.Il n’y a eu, en effet, qu’un char recouvert d’un drap mortuaire, sans autre ornement que des emblèmes religieux ; il était suivi de trois voitures seulement, dans lesquelles avaient pris place le prêtre officiant et quelques prélats.” Après avoir disculpé les associations catholiques du reproche injuste de désobéissance à l’autorité reli' gieuse, grief étrange dans la bouche d’hommes qui spolient les ordres religieux et ont fermé plusieurs églises à Rome ; après avoir rappelé que, par déférence pour les ordres du cardinal vicaire, ces associations se sont abstenues de paraître en corps ù la cérémonie funèbre, l’Osservatore romano poursuit ainsi : Mais peut.étre est-elle moins invraisemblable l’accusation que les catholiques ont trompé l’autorité civile ?Voyons-le.“Le gouvernement et la police pouvaient-ils ignorer qu’un nombreux cortège accompagnerait les restes de Pie IX ?Encore que le pieux et respectueux souvenir que Pie IX a laissé dans Rome, l’éclat de son pontificat, le respect qu’imposait même à ses ennemis cet nomme qui n’a vécu que pour faire le bien et pardonner, les grandes œuvres qu’il a accomplies, les bienfaits dont il a comblé les Romains, l’immense popularité qui a toujours entouré son nom, sa libéralité, sa charité, la grandeur même de ses malheurs n’aient pu le faire prévoir avec certitude, le gouvernement ne pouvait mettre en doute que la démonstration d’affection et de vénération que ^pTovoque-rait cette sainte mémoire serait imposante, extraordinaire, universelle.Elle annonçait bien que cela serait ainsi, cette émotion générale qui s’était emparée de la ville dès les premières heures de la nuit ; elle l’annonçait, cette multitude qui avait envahi toutes les rues de ce long parcours que devait suivre le cortège ; elle l’annonçait, cette foule entassée sur la place Saint-Pierre ; elle l’annonçait encore, la vente publique des torches ; ils l’avaient enfin annoncé, les journaux, non les journaux catholiques, mais les journaux libéraux, qui dès le jour précédent avaient répandu la nouvelle de la translation et de la démonstration religieuse qu’elle devait provoquer.Le gouvernement savait donc tout ; de quel front peut-il soutenir aujourd'hui qu’il a tout ignoré ?Comment peut-il accuser de fourberie les catholiques tandis qu’ils avaient envoyé des délégués à la police pour l’informer que les Romains avaient le projet de se joindre avec des torches au cortège, et pour en obtenir à la fois l’autorisation et la promesse d'être protégés ?Ce fait est si vrai, si incontestable, d’une si grande notoriété que la presse libérale elle-même, bien qu’elle y ait été provoquée par les journaux catholiques, n’a jamais pu le nier.Le gouvernement savait tout et sottement et mensongèrement il a prétendu qu’il avait été trompé.Il savait tout, comme le prouve la présence sur la place Saint-Pierre de nombreux agents de police qui non-seulement ont vu, sans y mettre obstacle, s'allumer les torches et s’organiser le cortège, mais qui même ont coopéré à cette organisation et ont accompagné le cortège, faisant ainsi acte de loyal concours.Il savait tout, comme en fait foi le nombre des soldats consignés dans les casernes et ailleurs pour prévenir les désordres, c’est non parce qu'il n’avait pas été prévenu, mais parce qu'il n’a pas voulu.11 Osera-1-on dire encore, après tout ceci, que quelqu’un ait trompé le gouvernement ?Il y a eu de la mauvaise foi, c’est vrai, mais non de la part des catholiques.Tous les hommes honnêtes et de bon jugement voient bien où se trouvent les fourbes.“ C’est de la fourberie de promettre protection et de ne pas tenir sa promesse.C’est de la fourberie de faire des lois pour donner à croire qu’on protège la liberté et la sécurité du Souverain rontife, alors qu’on ne ColOBlMtlOU Le R.P.Laçasse écril à la Vérité i / * que la colonisation prospère dans tonte la région qui longe le chemin Taché.• • ¦ A Metgermette, tout va bien.'Watford, riche canton, voit le nombre de ses colons s’augmenter tons les jours.A St-Pamphile, on compte déjà 91 familles.Ste-Perpétue est une petite paroisse qui se réveille après quelques années d’assoupissement.Les nouvelles de la colonisation an lac St-Jean et à NotTe Dame des Anges sont aussi des plus encourageantes.Un fête acadienne La fête nationale des Acadiens a été fixée au 15 août de chaque année.Mais ce jour est le résultat d’une majorité.Aussi y a-t-il des dissidents.Le Messager journal américain nous apprend que les Acadiens du Maine s’en tiennent à la St-Jean-Baptiste comme les Canadiens.Nous avions prévu ce résultat.Les fêtes publiques ne 6’imposent pas.Elles naissent d’elles mêmes, mais il est singulier que les Acadiens aient voulu avoir un jour particulier pour jour de fête quand ils sont Français, quand les Canadiens ont un jour solennel la St-Jenn-Baptiste, qui est du reste la fête des anciens Acadiens.Nous sommes en mesure de prouver que la St-Jean-Baptiste est une fête qui fut célébrée avant la dispersion des Acadiens en 1755, au moins au Bassin des Mines.(La Rive Norrl.) Franc-maçonnerie •» _____ On signale la création de vingt loges nouvelles cette année en France.Deux mille nouveaux adeptes ont été initiés.Le Monde maçonnique publie la liste des départements où ces progrès ont été le plus considérables.1.La Seine, qui compte actuellement 60 loges.2.La Gironde, 11 loges.3.Seine-et-Oise, 11 loges.4.Le Rhône, 9 loges.5.La Seine Inférieure.8 loges.6 Les Bouches-du-Rhône, 6 loges.7.La Dordogne, G loges.8.La Haute-Garonne, 5 loges.9.Le Gard, 5 loges.10.L’Hérault, 5 loges.Le Grand-Orient vient de publier l’avis suivant qui se passe de commentaires.Le serment que chuque maçon prête à la puissance maçonnique dont il relève le lie à cette puissance tant qu’il n’a pas régulièrement donné sa démission.Le conseil de l'ordre rappelle que le serment n’est pas une simple i'or-respectc pas même un Tape mort, j malité, mais un acte qui engage abso-C’est de la fourberie défaire retomber J luinent celui qui le prête, la responsabilité des désordres sur ' ceux qui en furent victimes.C’est de la fourberie de se servir d’une diplomatie qui n’a aucun respect pour elle-même, pour dénaturer méchamment, aux yeux des gouvernements, l’aspect des choses.C’est de la fourberie d’acheter à l’étranger la presse pour qu’elle fausse la nature môme des faits.C’est par dessus tout de la fourberie, pour empêcher la vérité d’arriver aux autres nations européennes, de supprimer ou de retarder l’expédition des télégrammes.Ce dernier fait est particulièrement la plus basse, la plus déloyale, la plus perfide des fourberies.11 Jusqu’à ce jour les catholiques étaient remplis de crainte sur la situation du Souverain Pontife qui reste au pouvoir de ses ennemis.Mais ils n’avaient pu supposer, ce dont ils ont aujourd’hui la certitude, qu’au milieu d’une si grande diffusion de nouvelles, et d’une si grande facilité de transmission, leur père, le Souverain Pontife, serait entouré d’un réseau d'artifices et de fourberies par lequel on cherche à cacher au monde les offenses et les injures qu’il reçoit.” Il s’en suit donc que les ennemis de la religion ont à peu près toute liberté dans Rome pour donner cours à leur rage.• Ils ont, du moins, la liberté de l’outrage et de l’émeute.Le gouvernement est-il complice ou impuissant ?Nous laissons à la sagacité de nos lecteurs le soin de trancher cette question, nous bornant à faire observer qu’en toute hypothèse, la papauté n’est pas en sécurité à Rome, tandis que scs ennemis y ont lenrs coudées franches.été détruites ; mais il n’y a pas eu de victimes.Le Révd P.Frédéric, franciscain vicaire custodial de Terre Sainte, est arrivé à Québec avant hier, dans le but d’établir un commissariat de Terre Sainte au Canada, en conformité des bulles du Souverain Pon.tife, et aussi comme visiteur deB congrégations du Tiers-Ordre.Il est actuellement l’hôte de M.l’abbé Provencher, au Cap Rouge.FRANCE.Paris, 24 août 1881.— Le 14 août, un aérouaute nommé Armentières avait fait une ascension à Montpellier ; on était sans nouvelles, et l’on croyait l’aéronante perdu en mer, lorsque, non loin d’un phare, on a retrouvé son corps affreusement mutilé.M.Gambetta, élu dans la première circonscription de Belleville, n’est pas élu dans la circonscription de Cha-ronne, où il y a ballotage.Un corps de troupes, comprenant de l’infanterie et de la cavalerie, vient d’être embarqué à Marseille.ANGLETERRE.Londres, 24 aoîit.—Les récoltes ont beaucoup souffert des pluies, surtout en Irlande.M.O’Donovan - Rossa, de New-York, dit que les Fénians n’ont aucun projet d’attentat contre la reine, ou les citoyens, ou les passagers des vaisseaux anglais ; leur but est de détruire les propriétés, lès magasins, les navires à l’ancre, tout ce qui constitue la richesse de l’Angleterre.Cette déclaration est ilétrie par toute la presse d’Autriche et d’Allemagne.Les américains qui se trouvent en Europe estiment que le gouvernement des Etats-Unis ne peut abriter de tels ennemis de la société.Une rixe s’est produite à Rathkeale (Limérick) ; la police a reçu des coups de pierres, et a chargé plusieurs fois.ALLEMAGNE.Berlin, 24 août.— L’empereur s’étant déclaré contraire au mouvement anti-sémétique, les Juifs se prévalent de cette haute protection, et l’on craint de nouveaux conflits.AUTRICHE.Lemberg, 24 août.—On vient d’arrêter deux officiers russes, déguisés en civils, qui étudiaient les forliGcations et les routes de la Galicie ; ils étaient porteurs de cartes et de plans, et de fortes sommes d’argent.ROUMANIE.Bucharest, 24 août.—Un glissement de terrain s’ost produit à Tatarnni ; 05 habitations ont SUISSE-: ;Genève, 23 août.—Les Socialistes ont adressé au Tribunal Fédéral une lettre de menace, à propos de l’interdiction du ’Congrès qui devait se tenir à Zurich en septembre.Ils disent avoir assez de dynamite pour faire «auter la moitié de la Suisse,et faire naître une conllagration qui embrassera le monde.Le Conseil Fédéral a ordonné l’ex-pnlsion du prince russe Krapotkine, nihiliste.ASIE.Une lettre de Bangkok (Siam), datée du 9 juillet, annonce que le choléra fait des ravages dans cette ville, où il enlève journellement de 100 à 300 personnes, la plupart indigènes.AFRIQUE.Les Arabes occupent en force considérable la ronte de Kairouan à Tumis, pour s’opposer an passage des troupes du Bey ou do colles de la France.AMERIQUE Washington, 24 août.—D’après la dépêche du docteur Blaine à M.Lowell, le président Garfield n’a pas gagné aujourd’hui : la fièvre a été plus forte et l’accès a commencé plus tôt.L’enllure de la glande parotide donne de l’inquiétude ; on y a fait une incision, qui a donné peu d’écoulement.L’anxiété est grande, quoique le malade ait pu prendre, comme à l’ordinaire de la nourriture liquide.Le conseil d’Hygicne de AVashing-ton recommande une grande attention sur les navires qui viennent dans les ports après avoir touché la Havane ou autres lieux où sévit la fièvre jaune.Le feu fait des ravages dans Pennsylvanie.Les Etats «In l'apc Les journaux libéraux espagnols blâment les termes de la lettre pastorale du cardinal Moreuo à l’occasion des scandales de Rome.Ils prétendent que le cabinet Sagasta lui-même a regretté le langage de l’archevêque de Tolède.Voici les paroles en question.Il est inutile de dire que nous les trouvons parfaitement correctes et justes ; “ Il ne peut y avoir à Rome de peuple souverain, ni des assemblées souveraines, ni des rois, ni des dictateurs, ni des consuls, ni des tribuns : il ne peut y avoir à Rome qu’un souverain, en dépit des sectaires.Les Etats du Pape appartiennent au monde catholique, et le monde catholique veut que ces Etats soient respectés pour que le Pape soit libre et indépendant.Le Pape lui-même ne peut pas se dépouiller de sa liberté et de son indépendance.” Puis le cardidal engage chacun à travailler pour améliorer la triste situation du Vicaire de Jésus-Christ.Il dit nommément que les publicistes, députés, les hommes politiques, les professeurs, les rois, les chefs des Etats doivent, chacun dans leur sphère, par leur influence et même, ces derniers, par les armes, tâcher d’amener la fin de la persécution.i; G II U U I ( II U (( U U » • U Variété LA FOUDRE ET LE PÉTROLE En Pensylvanie (Etats-Unis), le lûjuil let 1880, un fait terrifiant a été amené par la chute de la foudre.Le tonnerre frappa un réservoir de pétrole, près de la petite rivière d’Oil-Creek, au milieu du célèbre gîte pétrolifère, où un si grand nombre d’exploitations de pétrole sont établies depuis longtemps.Une explosion effrayante se produisit aussitôt.Le toit du réservoir fut pulvérisé, et le sol fut fortement ébranlé.Une colonne d’huile enflammée, lancée à une grande hauteur, retomba comme un torrent le long de la colline, embrasant sur son passage plusieurs autres réservoirs.Les différents courants d’huile enflammée se réunirent, formant une véritable rivière de feu, et, suivant la pente naturelle, ils se précipitèrent dans la rivière, en couvrant ses eaux d’une couche de flammes.Le pont de fer qui se trouve sur cette rivière fut détruit en un moment L’intensité de la chaleur était telle que la rivière fut comme desséchée en plusieurs points.Arrivant vers une localité appelée Titusville, le torrent incendiaire brûla et détruisit un certain nombre de maisons, malgré les efforts et l’énergie des habitants, aidés des pompiers des environs.La perte, en pétrole seulement, est évaluée à un million de dollars.Petite» nouvelle» calendrier.— Québec, le jeudi, 25 août 1881, 1* jour de la Lune.Il y a eu nouvelle dune le mercredi 24 août, A 4 heures I minute du soir.Le jour dure 13 heures 39 minutes, et la nuit I0 heures 21 minutes; le Soleil se lève à;5 heures 12 minutes, passe au méridien à midi 2 minutes, et se couche à G heures et 51 minutes ; à midi, sa hauteur au-dessus de l’horizon defQuêbec est de 53 degrés et 7 dixièmes.La Lune s’est levée ce matin à 5 heures o2 minutes, passe au méridien à 12 heures 32 minutes, et se couche à G heures 39 minutes du soir.Ras un mal.—Le prix du whiskey a augmenté hier de 10 contins par gallon.législature.—Les bruits coureiit que la législature provinciale va s’assembler dans le mois de décembre prochain.de retour.—L’honorable M.Laurier et M.Ernest Pacaud sont de retour de la Nouvelle-Ecosse.médical.—L’exanieu pour l’admission à l’étude de la médecine doit avoir lieu le 22 septembre, dans les salles de la faculté des médecine à l’Université-Laval, et le 28, aura lieu l’assemblée semi-annuelle du Bureau des Gouverneurs du Collège des médecins et chirurgiens.télégraphie.—La compagnie de télégraphe de Montréal fait continuer sa ligne jusqu’à St-Rayniond sur le chemin de fer du lac St-Jean.La ligne sera construite plus loin à mesure que le chemin de fer sc fera.loup marin.—Hier soir près de l’Hopi-tal de Marine on a tué un loup marin dans la rivière St-Charles.UNE GRANDE VENTE.—A Ne\V-York, le trésorier de la cité annonce pour le mois d’octobre la mise en vente de 4,500 maisons ou terrains dont les propriétaires ont négligé do payer les taxes.désertion.—Un sergent de la Batterie B de Kingston a déserté samedi dernier.On l’a retrouvé dans un village près (le Portsmouth.Il .était en habits civilians.Il va passer en cour martiale.Son nom est Slattery.aux AGUE'rs.T-La police de Toledo, Ohio, a télégraphé à nos détectives d’avoir l’œil sur un faussaire de l’endroit qui a décampé et que l’on croit à Québec.le vapeur u Ottawa.’—On continue toujours à travailler après cette épave qui est au Cap à la Roche depuis Vau-tourne dernier.Lorsque tout aura été enlevé, machineries, cargaison, etc., on pense que la coque flottera suffisamment pour être remorquée à Québec.malles.—Un accident est arrivé en mer au nouveau vapeur de la ligne Cunard, le Coslalonia, à une journée de distance de New-York, samedi dernier.IL a dû relâcher à St-Jean, Terre-Neuve.La malle anglaise qu’il transportait et qui en conséquence s*est trouvée en retard, n’a été distribuée qu’hier matin au Bureau de Poste.* amélioration.— L’adniinistration du chemin de fer du Nord fait actuellement construire sur le côté sud-ouest du quai, près de la gare du Palais, un trottoir avec garde fous.Cette amélioration était nécessaire ; elle servira à protéger la vie des employés, sur ce chemin, qui sont obligés de parcourir cet endroit pendant la nuit.PIQUE-NIQUE A l'asile DE H EAU PO RT.— Hier c’était fete à l’Asile de Beauport.Un grand pique-nique avait été organisé par M.le Surintendant Vineelette, et les pensionnaires s’en sont données à cœur joie.Des tables avaient été dressées sous les grands ormes qui embellissent les alentours de l’Asile.Le repas champêtre était servi par les gardiens et gardiennes.Cette petite fête est tout un évènement pour ces pauvres malades.Leuis distractions ne sont pas très variées, et on conçoit qu’en un pareil jour où tout le personnel de l’asile se donne la main pour trouver des divertissements il y eût des plaisirs plus brillants et plus récréatifs qu’a l'ordinaire.enquête.—Le département de la marine a ordonné une enquête dans l’affaire du coup de pistolet, dont l’homme de police riveraine, Delisle, a été accidentellement victime l’autre jour.On dit que M.Delislo continue à aller mieux.enterré.—Des personnes de bonne volonté ont fait enterrer les restes humains qui gisaient près du quai Convey.Où sont donc les autorités ?accident.— Comme M.William Wilhall passait en voiture sur la rue du Prince Edouard, le dossier du siège de sa voiture céda et M.Withall fut jeté dans la rue.Ses blessures sans être dangereuses sont cependant assez graves.agrandissement.—Un de nos industriels des plus entreprenants, M.Clôo-phas Rochette, fait en ce moment construire une aile qui devra réunir en un seul bloc,ses deux fabriques déjà existantes.Cette amélioration fera de la manufacture de M.Rochette, lapins considérable du genre dans toute la province.M.Rochette par l’esprit d’entreprise qui le caractérise, a su rehausser et élever au rang des grandes industries celle de la fabrication des renforts de chaussures et des semelles avec (les déchets de cuir.On doit à M.Rochette l’importance que cette industrie si longtemps négligée a acquise au milieu de TOUS.Grâce à des inventions nouvelles qui lui sont propres, il a réussi à mettre son établissement sur un pied qui lui permet de lutter avec tout l’avantage possible contre les établissements du meme genre, en opération aux Etats-Unis.M.Rochette emploie actuellement à son usine plus de 175 personnes.l’explosion au rocher des oiseaux.— Une dépêche envoyée des îles de la Madeleine, au département de la marine, à Ottawa, porte que le Dr Fortin était revenu la veille, avec la Canadienne, du Rocher des oiseaux, théâtre de de la tragédie que l’on connaît.On a trouvé sur Plie les cadavres du gardien Chiasson, de son fils et de son aide, tués tous trois par l’explosion du baril de poudre." Le canon du phare qui avait éclaté a été remplacé avec l’un des canons de la Canadienne, qui est repartie ensuite pour les Iles de la Madeleine, où les trois victimes ont été enterrées vendredi.Le phare du Rocher des Oiseaux est maintenant tous la garde d’un dès anciens aides de M.Chiasson ; et le nou- veau gardien assisté lui-même de deux nouveaux aides.cour de police.—La salie des séances de là Cour de Police était hier remplie de citoyens de la municipalité de St-Roch-Nord.La question qui les intéressait si vivement était l’arrestation faite à la demande de M.Ismaël Martin, de cinq citoyens accusés d’avoir détruit une clôture qu’il prétendait être sur son terrain.A l’ouverture de la cause, M.Jules Tesi sier, de la part des défendeurs, souleva une question de jurisdiction, en prétendant que M.Ismaël Martin avait illégalement placé une clôture, de manière ù obstruer un chemin qui avait toujours été depuis au-delà de dix ans à l’usage du public, et que c’était pour conserver au public un droit de propriété qu’on voulait lui nier, que les défendeurs avaient abattu cette clôture.M.F.X.Drouin soutint aussi cette Êrétention qui fut contredite par MM.lédard et Cloutier de la part de la Demande.Le juge Chauveau après avoir ordonné la preuve sur cette exception à la jurisdiction, déclara que vu qu’il s’élevait une question de propriété que les parties devaient faire décider par un tribunal civil, il maintenait l’exception déclinatoire.MM.Bédard et Cloutier représentaient le Demandeur, elles Défendeurs étaient représentés par MM.J.Tessier, Drouiu ot Wellan.FAITS DIVERS KOKKIj, 2» AOUT 1881.- 11 est bien décidé que le collège de Sorel ne se réouvrira plus.On parle d’établir ici une académie.Nous aurons occasion de revenir sur ce sujet sous peu.—M.Mountain, le chef de la Brigade du feu de cette ville, a reçu 824 des Commissaires du Hàvre en reconnais, sauce des services rendus par le corps des pompiers de Sorel, lors de l’incendie de l’une des bâtisses de cette compagnie, dernièrement.OTTAWA, 15 notfU- L'honorable M.Bowell doit partir pour Manitoba prochainement, dit-on.11 est probable qu’il va établir un poit d’entrée au Portage la Prairie.—M.A.McGillis, président de la société Saint-Patrice de Barrie, dit que lors de sa dernière visite en cette ville, le marquis de Lome lui a dit qu’il s’occupait depuis longtemps de la question de l’immigration irlandaise en Canada, surtout à Manitoba et dans le* territoires du Nord Ouest.Son Excellence a prié M.McGillis df?s'entendre avec les différentes sociétés irlandaises du pays afin de pouvoir mettre ce projet à exécution.—M.Boissonnault, ci-devant du département de l’agriculture, vient de faire breveter uae petite invention qui ne tardera pas, croyons-nous, à être rapidement vulgarisée.C’est une espèce de rivet servant à cacheter les lettre*.Jusqu’aujourd’hui on a dû recourir au mucilage, et trop souvent l’on a eu à déplorer des vols ou des indiscrétions.Le jour où l’on ne pourra plus voir le contenu d’une missive sans en détruire l'enveloppe on aura fait disparaître bien des risques que court la correspondance.Le rivet eu question est on cuivre et s'adapte, à l’enveloppe; il suffit d’une simple pression exercée avec les doigts pour le fixer à demeure.De fait, il n’est qu’une modification du bouton dont se servent aujourd’hui la plupart des tailleurs pour les pantalons.M.Boisson BauIt n’attend plus que les machines qu’il a commandées à Boston pour coin mencer à Ottawa la fabrication de sa remarquable invention.(Le Canada).HALIFAX, 93 août 1§91 Pendant cette saison trente mille boîtes de conserves de homards ont été transportés en cette ville.Ces conserves ont été expédiées en grande partie de Pictou et de la Pointe du Chêne.t —La retraite ecclésiastique de ce diocèse commencera samedi prochain.—MM.Bowie &.fils, de Liverpool, ont expédié une grande quantité de cuirs à Montréal cet été et les ont vendus à un prix assez élevé.—Cent cinquante hommes sont actuellement employés à la raffinerie do sucre de cette ville.Cet établissement n’est ouvert que depuis quelques mois et déjà plus de 35,000 barils de sucre ont été raffinés et on en a expédié cent soixante barils a Winnipeg.(La Minerve) la fin du monde.—Pour survivre à la fin du monde,qui, vous le savez, doit arriver sans faute en novembre prochain, un vieillard de 83 ans, qui habite le Lincolnshire, est en train de prendre ses précautions.Il n’a pas construit une arche, comme Noé ; il fait fabriquer un immense ballon au moyen duquel il espéré pouvoir assister à la destruction de notre planète sans partager le sort de ses habitants.Il emportera, dans son voyage aérien, de la viande de conserve, du cognac,de l’eau gazeuse, du vin rouge et d autres vivres en quantité suffisante pour se nourrir pendant trois ans, vu qu’il a calculé que sa vie finirait naturellement au bout de ce temps-là.Il pense qu’il y aura parmi les débris du monde quelques fragments assez gros pour qu’ilpuisse descendre à un moment favorable et y pas3er les deux ou trois années qu’il a encore à vivre.11 a l’in tention d’emmener dans son ballon son garde-forestier, vieux serviteur qui lui a toujours montré une grande fidélité; mais comme ce dernier n’a que 52 ans,il lui a bien fait remarquer qu’il serait forcé de subvenir à ses besoins lorsqu’il n y aBrait plus de vivres dans le ballon, c est-a-dire dans trois ans» Après avoir fait tous ces préparatifs et pris toutes ces précautions,le vieillard a.parait-il, déclaré avec le plus grand calme qu’il se trouverait mieux sans le «-1 T*4« COIIRHUER DU CANADA monde qu'avec le monde ; quel amour de la solitude ! LA MALADIE DES SEIUN8 ET DES f*OULKTS.— M.le Rédacteur.— Je viens de lire dans le Monde qu'une épidémie fait de grands ravages parmi les serins et les* poulets.Depuis plusieurs années, j’ai élevé grand nombre de poulets.Très sou veut cette maladie m’a fait plusieurs victimes en peu de temps, môme parmi les poules.Après l’essai de plusieurs remède s, je suis parvenu à combattre victorieusement l’épidémie qui ravageait mes poulaillers.A l’éclosion des poulets leur donner au moins tous les deux jours un repas de farine de blé-d’Inde ou du lait de préférence.Poivrez surtout et salez cette pâte suffisamment.Leur donner A boire une eau bien propre et fraîche.Lorsque les poulets auront atteint l’Age de trois ou quatre mois, cette nouriture peut-être réduite à deux repas par semaine.N’oubliez pas d’en donner toutes les semaines aux poules, car c’est leur nouriture par excellence, pour leur assurer la santé, la vigueur et les faire pondre.Depuis deux ans que j’emploie ce traitement, l’épidemie ne m'a lait une seule victime.—O.Lammbiit.AaciiB monumentale.—La plus grande arche de pont en pierre qui existe sur la surface du globe se trouve près de Washington, la capitale des Etats-Unis.C’est l’Union Arch, jetée au-dessus du cours d’eau de Cabin John ; cette arche gigantesque fait partie de l’aqueduc par où Washington reçoit sa provision d’eau.Son ouverture n’a pas moins 4e 65 mètres, et elle forme un arc de cercle dont le rayon dépasse 134 pieds.En Angleterre, on cite l’arche du pont de Chester, sur la Dee.elle mesure 60 mètres d’ouverture ; on remarque encore celles du pont de Londres sur la Tamise, de Pont-y-Prydd sur le Taff, dans le pays de Galles ; en France, celles du Pont ae Neuilly, près Paris, dues à l’ingénieur Perronnel, et qui ont chacune 39 mètres, d'ouverture; du pont de Céret sur le Tech, dans les Pyrénées, dont l’ouverture du milieu est d’environ 47 mètres, et encore la magnifique arche du pont de Saint-Sauveur, sur la route de Gavar-nie, dans les Hautes-Pyrénées.ONGUENT ET PILULES DE HOLLOWAY.— Pendant les vents froids et les variations subites de température chacun est plus ou moins sujet aux maladies internes ou externes.La gorge, l’estomac, les intestins souffrent chacun à quelque degré mais peuvent recevoir leur guérison son par l’usage de l’onguent de Holloway, avec l’aide de quelque dose de Pilules.Chaque boites contient des instructions complètes sur la manière de les prendre, et lorsqu’elles sont suivies a la lettre, la guérison ne se fait pas attendre.Pour les maladies des bronches, des poumons et tous les désordres de la gorge on doit se Trotter les parties malades avec de l’onguent au moins deux fois par jour avec foroe et persistance.Brown pour les bronches ne causent pas des désordres dans l’Estomac comme ces sirops et ces baumes pour les rhumes, mais agissent directement sur l’irritation, et donnant iïfi grand soulagement dans rasthme la bronchite, les rhumes.et les enrouements auxquels les orateurs et chantres publics sont sujets.Depuis trente ans les pastilles de Brown sont recommandées par les médecins et ont toujours donné satisfaction.Elles tiennent le premier rang entre les autres médecines.En vente à 25 cents la boite partout.Québec, ‘24 février 1881—l an.H BUREAU DE L’ASSOCIATION Financière d’Ontario.LONDON, CANADA.LK dividende pour le trimestre terminant ie 31 MARS, au taux ordinaire de 8 PAH CENT par année, sur le stock préférentiel et ordinaire, sera payable le 23 du courant.Un autre dividende trimestriel sera déclarée dans le mois de JUILLET prochain, après quoi les dividendes seront payés somi annuellement en JANVIER et en JUILLET.Les directeurs considèrent que l’état prospère des affaires do la compagnie, est tellement bien établi maintenant, que le paiement des dividendes h une date plus rapprochée que tous les six mois, no compenserait pas la dépense et le surcroit de travail que nécessiterait une longue liste d'actionnaires dont le nombre va toujours en augmentant Le prix de l’émission du stock préférentiel a été augmenté à TROIS ET DEMI PAR CENT de prime, équivalant, suivant le plus bas taux de dividende, à un intérêt de 7} par cent, par année, sur lo montant investi.L»*s affaires do la compagnie justifient la vente de son stock, a un prix beaucoup plus élevé, et l’émission prochaine sera laite à une avanco importante.Le montant du stock maintenant souscrit et demandé, dépasse un quart «le million de piastres, sur lequel une moyenne de plus de 40*/* a été payée.HOLT A DEAN, Agents, Québec.EDWARD LE R UE Y, Gérant.Lor.don, 2 avril 1881.Québec,Il avril 1881—2 nov80 lan.Sfps D HOLT 8c DEAN, COURTIERS, Agents Financiers et Comptables, No.82, Hue St-l*lerre.Biens fonds acheté et vendu ; Hypothèques, Crédits de Banque, Avances sur connaissements, Reçus do magasins de douane, Billets d’échange, etc., etc., négociés.Les comptes sont examinés, vérifiés et balancés.lubies bienfaits Rien de moins que les incontes* rqmnfiu* sur dix mille mnludo» no «uniraient ii maintenir la réputation dont jouit la .SttUepn-rrilli» d'Aycr.C’wt un composé des meilleur- végétaux combiné* avec den ioduree tie potai—imn et de for, et eV#t lo remède le plus ofllcaee contre leo ulloc-lion*» «crofulcuftco et mcrcurlcüto.D'une action certaine et uniforme, ce remède procure une gué-rUon rapide et complète den Scrofule*, des Ulcère*, des Furoncle*, des Humeur*, do* Pustule*, des Éruptions, des Maladie» «le l'Épiderme, et de toutes le* éruptions provenant de l'itnpurctc du sang.Par son action fortifiante, U soulage toujours et guérit souvent les affections du foie, b» débilité et les irrégularité* chez les femmes, et est un puissant restaurateur de in vitalité.Lis Sulsepurelllo «VAym* n’* pas d'égal pour purifier le ?ang.Elle donne du ton nu système nerveux, rétablit el préserve la santé, cl ramène In vigueur et l'énergie.L'usage en est répandu depuis quarante ans, et c’est actuellement le médicament le plus précieux pour tous les êtres soufflants.Préparé par le Dr.J.C.Ayer A Cio., Lowell, Mais., E.U., chimiste* pratiques cl analytiques.En vente ches tous les Phamuiclcus.Québec, 5 octobre 1880—Ian.B j:.l DERNIÈRES QUOTATIONS.Québec, 24 Août 1881.stoks >••••*•••••••• Repos et co»fort pour tes malades LA PANACÉE DES FAMILLES DE BROWN Il’a pas d'égale pour guérir les douleurs internes et externes.Elle guérit les dou lours dans le côté, le dos ou les instes-tins, le mal de gorge, le rhumatisme, le mal de dents, le mal de reins etc., etc.Elle purifiera le sang promptement car son action est puissante La panacée domestique de Brown, est reconnue comme le meilleur remède, possédant double force d’aucun autre élixir ou Uniment dans le monde et devrait se trouver dans toutes les familles afin de l’avoir sous la main en tout temps, car c’est le meilleur remède dans le monde pour les crampes dans l’estomac et douleurs de toutes sortes.En vente chez tous les pharmaciens à 25 cts la bouteille.Mères î Mères X Mères X Etes-vous troublées la nuit et tenues éveillées par les souffrances et les gémissements d’nn enfant qui lait ses dents T S’il en est ainsi, allez chercher tout de suite une bouteille du Sirop calmant de Mme Winslow.Il soulagera immédiatement le pauvre petit malade— cela est certain et ne saurait faire le moindre doute.Il n’y a pas une mère au monde qui ayant usé de ce sirop, ne vous dira pas aussitôt qu’il met en ordre les intestins, donne le repos à la mère, soulage l’enfant et lui rend la santé.Ses effets tiennent de la magie.Tl est parfaitemen inoffensif dans tous les cas, et agréable à prendre.il est ordonné par un des anciens et des meilleurs médecins du sexe fémi nin aux Etats-Unis.En vente partout à 25 cents la bouteille.Banque de Quebec • Union < Nationale.» des Townships «le 1 Est.•• « de Montréal .» des Marchands.« de Commerce.« d’Ontario.» «le Toronto.« Banque Consolidée < M oison.« «lu Peu pie.« Jacques-Cartier.« «l'Echange.Association tinnneièr» d’Ontario préférence.Association ti n a n c i è r e d’Ontario, ordinaire.Comp.des Chars Urbains do Québec.• du Gaz de Québec.« des Vapeurs « « de la Traverse * » .l'Assurance « • « Royale Canadienne.« du Télégraphe de Montréal.» du Télégraphe de la Puissance.« »ies Chars Urbains de Montréal.» de Navigation Ri- chelieu A Ontario « du Gaz, Montréal.c 1 O O) c = I - t- 111 9 G o;> 117 200 1202 14 f, 78} 156 13 l ISA 92 î 10G.V, a> O 108 9UI 92*| 115 ! 199:) 120} 143}' 78 155 12 j 1 10 90 10-, | 140 6 4 5 8 fi 8 C G 4 o .103 J 102)1 8 108 75 121 110 150 103 119 9 7 8 8 10 — ! — 1 5 1294: 129 100 « 4 59A * 64 149} 138 63} 148 i 5 fi 5 10 Stocks achetés et vendus pour argent comp tant et termes.IjIBBAIBIH DE GRAND PELERINAGE DE r.A Société Musicale Ste Cedle de
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