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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
samedi 23 avril 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1881-04-23, Collections de BAnQ.

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35emc Aimee * Samedi 28 Avril 1>P1 rcHoJ 'n * ett :c • 4 ’ * * it r.f A L.JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS.J’AIME Dr N.E.DIONNE, Rédacteur en Chef iXtÜ& i> i D’H O H LÉO ER B ROUSSEAU, Editeur Propriétaire, RfiVVU UE1VEKALE (80 mars 1881) Franco 11 parait qn’en France les difficultés ministérielles sont loin d’étre aplanies.Une nouvelle crise se prépare : l'exécution de ce pauvre M.Barthélemy Saint-Hilaire.Ln ministre des affaires étrangères, durant la crise ministérielle qu’on vient de traverser, a changé trop souvent d opinion sur le meilleur mode de scrutin, et il a eu la maladresse finalement de ne pas être du bon coté.Aussi est-ce par lui que commencerait a dissolution ministérielle.Une autre exécution viendrait après, celle de M.Tirard ; quant à M.Jules Ferry, pour l’instant, c’est l’arche sainte.M.Barthélemy Saint-Hilaire ne se ferait d'ailleurs aucune illusion à ce sujet.Dans son cercle d’intimes, il parle journellement de son départ prochain, et comme il no serait pas lâché sans doute de faire un peu de bruit en tombant, il répète môme que sa chute entraînera celle do tout le ministère.L’occasion est déjà trouvée.Le président de la république a signé le décret qui prononce la mise en disponibilité do M.Ring, pour avoir défendu les intérêts généraux de la France en Egypte, contre le contrôle financier franco-anglais devenu l'allié du Khédive, et pour les avoir défendu avec une fermeté à laquelle les résidents français avaient rendu una-nimtnt hommage dans une pétition.C'est là-dessus que va être interpellé M.Barthélemy Saint-Hilaire, et il y aura peu de monde pour le soutenir.Angleterre On attendait avec une certaine impatience la réponse que sir Charles Dilke devait faire hier à la Chambre des Comnunes, à une question de M.Peter R y lands.Vendredi dernier, M.Peter Rylands avait annoncé qu’il demanderait s'il était vrai que lord Salisbury eût promis à la France qu'uprès l'occupation de Chypre, l’Angleterre ne s'opposerait pas au protectorat de la France sur Tunis.La curiosité de M.Peter Rylands n’a dû être que médiocrement satisfaite par la réponse de sir Charles Dilke.Des conversation^, a dit le sous-secretaire d’Etat au Forcing-Office ont eu lieu à Berlin entre M.Waddington et lord " Salisbury au sujet de Tunis, une correspondance diplomatique a été échangée, mais lord Salisbury ayant contesté l'interprétation donnée «à ses paroles, il n’y a lieu ni de rouvrir ce débat, ni de publier la correspondance.Dans la même séance, sir Charles Dilke répondant à lord Churchill, a déclaré qu’il serait difficile de faire paraître avant Pâques la correspon-ce relative aux négociations de Constantinople.• .Il est entré dans quelques détails intéressants sur la situation politique* et religieuse des.territoires que le traité et la Conference de Berlin assignaient à la Grèce.Les chrétiens for- ment sur ces territoires les six septièmes de la population totale ; en Thessalie la proportion est encore plus grande, et cette population chrétienne serait unanimement favorable à l’annexion.Quant à la population non chrétienne, sir Charles Dilke, en veine d’optimisme, a affirmé que les personnes et les propriétés jouiraient so us le régime grec d’une plus grande sécurité qu’à présent ; que les musulmans obtiendraient des garanties religieuses et tous les droits civils et politiques que lord Odo Russell a stipules pour eux à la cin- Suiètno réunion de la conférence do erlin.• Borne* Les funérailles du comte Jean-Baptiste Pecci, frère de Notre Saint-Père le Pape ont eu lieu vendredi à Carpinetto.Le corps, vêtu de noir, est demeuré exposé dans la chapelle privée du palais Pecci,puislaprès l’office funèbre a été porté à la dernière demeure par les confréries locales que suivait toute la population.Les coins du drap mortuaire étaient tenus par le syndic de Carpinetto et par ses trois assesseurs.Les carabiniers, de la garde impériale, la musique de la ville suivaient le corps.Tous les concitoyens de Léon XIII se sont publiquement associés à sa douleur.Le chapitre du Vatican a, d’autre part, décidé qu’un service solennel serait célébré lundi prochain pour le repos de l’àme du comte Pecci.Le cardinal Borromeo, archiprêtre de la basilique, pontifiera dans cette occasion.Une dépêche adressée à la Pali Mall Gazelle de Londres, annonce qu’une dame,dans une audience particulière, “ a prévenu le Pape qu’on se proposait de l’assassiner, lui et son frère le cardinal Pecci.D après la déclaration de cette dame, le jour et l’heure du meurtre seraient déjà fixés.Si nous ne connaissions pas la perversité du parti révolutionnaire, qui est capable de tous les crimes pour le plaisir du mal, nous douterions de la véracité de cette nouvelle.Itouuianle Il est à remarquer que tous les petits Etats qui se sont formés ou qui 6e formeut dans ces derniers temps dans la presqu’ile des Balkans ont le môme point de départ ; la revendication.Il s’agit de la revendication historique.Chacun de ces Etats a eu, dans le passé, certains moments de grandeur et de gloire, et dans le présent, il choisit ce moment comme un point de mire vers lequel t il dirige ses aspirations patriotiques.GYst le cas de la Grèce, de la Serbie et de la Bulgarie, qui, dans cette voie, sont suivies par le Mouténégro et par TAlbanic, s’appuyant également de leur côté sur l’histoire.Il en résulte au point de vue des aspirations et des prétentious, une confusion inextricable.Le nouveau royaume roumain sa rapporte historiquement au xno siècle, au royaume Daco-Bulgare, créé,sous les auspices du Saint-Siège, par les trois frères de la famille de Komilopulo, Pierre, Assane et Joani-tra, dont le dernier couronné roi avec l’assentiment du Pape.Ce royaume fut de courte durée, mais il embrassait la Valachie actuelle de la Bulgarie, et il a laissé des souvenirs historiques auxquels se rapportent les aspirations patriotiques des Roumains.Ils convoitent la Bulgarie, et ils tiennent déjà la Dobroudja, qui en est la clef au point de vue stratégique ; de plus, ils sont les maîtres du Danube.Tout cela est de nature à agiter profondément tous les peuples de la presqu'île.Quoiqu’il en soit, la Roumanie est royaume ! 4.(< 14 44 44 44 44 44 44 44 44 f/euaplicneiuent religieux en Bel- Kiqae On lit dans la Chronique, qui applaudit à l’assassinat du Czar et qui est en Belgique nn des organes du libéralisme socialiste et républicain avancé : “ S’il faut en juger par les déclarations de nos différents ministres, et par le commencement d’exécution qu'ils ont donné à leurs promesses, le gouvernement est bien décidé à opposer une barrière aux envahissements du clergé, et cela nous permet d’espérer “ une bonne loi ” sur l’enseignement moyen, I une loi sans Dieu, comme celle du 1er juillet 1879, qui n’a pas permis au prêtre d’entrer dans l’école à titre d'autorité,” Cet aveu est à double détente.Il dit d’abord ce que sera la loi Van-humbéeck sur l'enseignement moyen.II dit ensuite ce que c’est que la loi Vanhumbéeck sur l’enseignement primaire.D'avance cet aveu détruit toutes les hypocrisies qu’on ne manquera ! pas d’accumuler pour déguiser la vérité au pays ; cet aveu démolit aussi complètement les “ trucs indignes ” à l’aide desquels la fourberie et la déloyauté libérales essaient de duper les familles, en répétant qne rien n’est changé, et que c’est la faute da prêtre B’il n’entre pas dans l’école libérale.La loi de 1879 est bien une loi “ sans Dieu.” La Chronique l'avoue et la déclare une bonne loi, précisément pour cause d'athéisme.Cette “ loi ne permet plus au prêtre d’entrer dans l’école.” C'est ce que le clergé et les catholiques n'onL cessé de répéter malgré les mensongères et grotesques protestations du ministère des Sept Frères.Le prêtre est revêtu d’une autorité supérieure qu’il ne peut dépouiller quand il enseigne la religion et qu’il en est le ministre.Cette autorité, qui donne à ses enseignements leur caractère sacré et légitime, est précisément la qualité sans laquelle le prêtre n’est plus piètre.C’est pourquoi le clergé ne pouvait abdiquer sou autorité pour pénétrer dans le “ local ” de M.Vanhumbéeck sans trahir son devoir, sans trahir l’Eglise ot la vérité, sans se faire en un mot le complice conscient et vo- (4 44 44 14 14 lontaire des 44 fossoyeurs du catholicisme.’1 Après avoir fait cet aveu, dont nous prenons acte, la Chroniaue se livre à une série d'injures iaiotea contre le 44 catéchisme, ” représenté comme constituant la négation de la 44 raison ” et de la 44 science ”—des gens de la Chronipue—le tout pour démontrer qu’il faut le chasser de l’enseignement moyen comme on l’a chassé de renseignement primaire.Il est bien vrai que les instituteurs de M.Vanhumbéeck, par un truc indigne, sont censés enseigner la “lettre ” du catéchisme, à l'école primaire, en dehors des classes et du programme de renseignement.Mais la Chronique ; plaide en ces termes les circonstances atténuantes pour cet “ enseignement : ” “ Dans les écoles primaires, passe “ encore ! Beaucoup de parents ont la faiblesse de tenir à ce que leurs ' enfants fassent la première communion ; et comme le curé ne veut plus enseigner le catéchisme dans “ les écoles où il n’entre pas à titre “ d’autorité, 44 il faut bien que l’instituteur se charge de cette fâcheuse besogne.” Les parents qui ont la “ faiblesse” de tenir à la première communion de leurs enfants peuvent voir quel cas il faut faire d’un enseignement du catéchisme donné dans de pareilles conditions et par de pareils instituteurs.La Chronique elle-môme dit assez clairement que c’est là une “ fâcheuse besogne ” et que les instituteurs qui s’y livrent sont, â part des exceptions, de purs hypocrites instruments de l’hypocrisie ministérielle.Mais, une fois la première communion faite, la Chronique )vtte le masque et déclare nettement, qu’il ne faut plus “ continuer à farcir la tête des enfants de toutes les “sottises ” de la doctrine chrétienne ; elle ajoute : 44 N’est-ce pas, au contraire, le mo-“ ment de les faire oublier, et d’en “ effacer jusqu’aux moindres traces ?” Nous croyons inutile de commenter c*-8 déclarations on plutôt ces révélations sur la réforme de l’enseignement moyen.: Il sera athée hypocritement comme l’est l’enseignement primaire.Il sera de plus destiné à effacer dans l'âme des malheureux enfants confiés à l’Etat professeur d’école moyenne 41 les moindres traces ” de Religion, de foi et de morale chrétienne, dont les lois, les dogmes, les vérités seront niées ou défigurées comme autant de 44 sottises, ” de “ balivernes ” contraires à la 44 science ” et à la “ raisonhumaine ! .Avis aux familles.Préparons-nous à devoir arracher bien des âmes à la Loge pour les conserver à T Eglise et les sauver d* la barbarie solidaire.Afrique équatoriale ' .M.Félix D’IIoop, l’intrépide auxiliaire des Pères d’Alger, vient d’envoyer à sa famille les meilleures nouvelles des missions catholiques de l’Afrique équatoriale.Aux jours de voyages et d’épreuves ont succédé des jours de repos et de paix.' La station établie à Irondu, sur la rivë occidentale du lac Tanganyika, est en pleine voie de prospérité.Elle possède 9 hectares de terres, dont deux sont actuellement livrés à la culture, et un joli troupeau de chèvres ; elle élève onze enfants nègres qui sont chargés de la garde des chèvres, et reçoivent une bonne instruction et une éducation chrétienne.Vingt nègres s’occupent à défricher le sol sous la surveillance de M.| D’Hoop.Le terrain est très fertile et couvert de hautes herbes, mais le; défrichement avance peu, faute d’instruments aratoires et d’ouvriers laborieux.Les nègres sont d’une paresse proverbiale, ils ne travaillent au pics que 7 heures par jour, et ne font pas le quart de la besogne d’un ouvrier agricole de nos Flandres.Les graines apportées par les missionnaires se sont avariées en route et ne poussent pas.Le froment, semé par les Pères de la première caravane vient bien, et promet une bonne moisson.Le froment est extrêment rare, on doit l’acheter à Ujiji, et cela à prix d’or.La principale production de la contrée est le manioc, arbrisseau dont la tige ressemble un peu à celle de nos pommes de terre et dont les racines charnues et succulentes fournissent de la farine.Le pain de manioc, écrit M.D’Hoop, sans être à comparer au pain de froment, a un goût agréable et n’est pas à dédaigner.Les missionnaires se nourrissent aussi de viande de chèvre et de poulets, qu’ilsse procurent à raison de 15 à 20 centimes la pièce (8 ou 4 centins.) Ils viennent de construire, leur habitation, qui.tout en étant d’une simplicité primitive, est une des plus belles du pays.Les murs, faits d’osier entrelacé et recouverts d’argile, sont blanchis au lait de chaux ; le toit est composé de perches réunies par des cordes d’écorce d’arbres et recou vei tes d’herbes.Quelques petites ouvertures pratiquées dans les murs servent de fenêtres.Les maisons des indigènes sont de forme circulaire, petites et très ba-ses.Ou élève dans les environs d*Irondu de belles vaches,remarquables par leur robe rouge et la prodigieuse longueur de leurs cornes.Ce ne sont pas de bonnes laitières, mais elles donnent du bon beurre.An marché on peut so procurer à bon prix toutes sortes d’aliments, des bêtes à cornes et même des esclaves.Nous achetâmes il y a quelques jours, raconte notre compatriote, un pauvre garçon de neuf ans ; il nous coûta cinq paquets de sel ayant une valeur totale de vingt-cinq francs.Le malheureux était tout nu et poussait des cris lamentables en voyant s’éloigner son père inhumain, qui avait voulu s’en défaire.Nous avons bien vêtu le pauvre petit, nous en ferons un boa chrétien et un homme libre.Soit dit en passant, les négrillons du Tanganyika trouvent tout habillement superflu, les fillettes seules se passent d’ordinaire un morceau d’écorce autour des reins.| Les crocodiles abondent dans les eaux de la région des lacs intérieurs de l’Afrique, leur voracité est extrô-1 me, ils attaquent les baigneurs im- prudents et les entraînent au fond un enfant de 13 ans appartenant aux missionnaires derint, au mois d’octobre, la proie de ces redoutables animaux.L^s pères de la station de Ny-anza ont été deux fois attaqués eu route ; le frère Max a été tué.Somme toute, la mission de l’Afrique équatoriale laisse concevoir les plus belles espérances.Plaise an Ciel qu’elles se réalisent ! ( Patrie.) VARIETES l’oeil du maître dans les écoles L’œil est le miroir de l’âme, toutes les dispositions intérieures do l’homme se reflètent dans les yeux : l'innocence, la joie, la paix, comine aussi la méchanceté, la colère, la vengeance, tout cela se lit dans le regard ; il trahit nos pensées les plus sect êtes, et c’est par lui que notre esprit reçoit les impressions des objets gui nous entourent, et procède ainsi à la formation des idées.L’organe de la vue est doué d’une puissance vraiment mystérieuse.Il p*rle une langue plus claire, plus expressive que celte de l’orateur le plus éloquent.Aussi disons-nous dans le langage ordinaire : Lire dans les yeux de quelqu'un ;—avoir un regard pénétrant, perçant avoir un œil vif, bienveillant ;—voir quelqu'un d'un mauvais œil ou de travers ; avoir un regard terne, animé ; etc.Chaque hnmine regarde, examine et apprécie les objets qui l'entourent de ?es yeux propres, c'est-à-dire à sa façon.Il est donc fort naturel que les obj-ts de notre sphère d’action, ceux qui ont un rapport plus ou moins direct avec la profession que nous ex rçons,end’HUtivs termes avec lesquels nous avons un commerce fréquent, continuel, s’imposent par cela même et tout particulièrement à notre regard, à notre attention ; nous les examinons et nous les jugeons d’u/i œil de connaisseur.C’eat dans ce sens aussi que nous disons : fani du maître, et, par extension, le regard pédagogique.Recherchons les qualités qui doivei.t caractériser l’œil du maître.Et tout d’abord : 1° Il doit cire clair, pur et calme.L'œil du maître ne doit pas être troublé par des passions ; il ne duit pas être ébloui par des chimères, par des preventions ni par des préjugés.Beaucoup de nos jeunes aspirants instituteurs, à leur entrée dans la carrière de l’enseignement, se bercent d’e>pè rances et d'illusions de toute nature ; vienne le jour des déceptions, aussitôt on Içs voit pris de découragement, et leur môcomte va jusqu’à leur inspirer de la répugnance pour la profession qu’ils ont librement embrassée.r.L’école devient pour eux milieu de supplice, et toute ce qui, autrefois, était une source de bonheur et de satisfaction, leur est à charge.L'œil ébloui considère différemment les enfants des parents riches et ceux des parents pauvres ; il ne reconnaît ni loi ni justice : la partialité l’aveugle.L'œil troublé parles passions ne‘voit rien qu’à travers uii prisme.L’étourderie de l’eufaiU devient un crime impardonnable, la plaisanterie la plus innoceuto un acté coupable, le moindre mouvement de l’elève une atteinte à l’autorité.Faut-il d autres arguments pour démontrer que l’instituteur dont l’œil n’est ni pur, ni calme, est exposé à commettre des injustices ?Jamais il n’attirera à lui les élevés, qui sont cependant .si dignes d’affection, et qui se sentent portés naturellement à aim^r ceux qui se dévouent pour eux.N’oublions pas que les enfants voient loin et qu’ils ont l’œil Feuilleton du COURRIER' DU CANADA 23 Avril 1881.—No 9 LES COMPAGNONS DU DESESPOIR Par A.de Lamothe f Suite] .Il faut vous faire d’avance à cette iée, et arranger voire vie pour lui ire utile et donner à Laure une ducat ion en rapport avec la vie à aquelle la Providence la destine.—On les fusillera peut-être.—Ceci est simplement de la folie, .ouise, reprit sévèrement le prôlre ; i liberté de votre man est certainement menacée, maiB, quand à sa vie lie n’a aucun danger à courir.—Sa vie, sa vie, qui sait si quand 1 sera en prison, les Versaillais ne »8 empoisonneront pas tous pour 'en défaire.—Voilà bien qni pronve qne vous vez perdu la raison, .et qu’à force L’entendre des mensonge» et des ca-omnies vons en êtes arrivée à vous aire 1 écho de» mensonges les plus dieux et les plus inepte6.—O'est vrai, pardonnez-moi, je suis si malheureuse ; je sens ma tête qui su perd.Une fois que vous serez retourné à Mareuil, je serai abandonnée de tous.—Dieu qui vous envoie cette épreuve; vous donnera la force de la supporter, ma fille ; vous êtes chrétienne, levez les yeux vers le ciel, c’est de là que descend toute force, que découle toute consolation.Peu à peu la douleur de la pauvre mère se calma, et elle revint à des idées plus saines.L’enfant, attristée, ne touchait pas aux fruits que l'abbé avait placés devant elle.—Es-tu raaladê, ma petite Laure ?demanda M.Vidal, en passant sa main dans les cheveux de la petite fille.—Je m’appelle Germaine, répondit l’enfant.M.Vidal regarda Louise.—Oui, Germain», fit celle-ci.—Ce matin, vous m’avez pourtant bien dit Laure.—G’est en effet le premier nom Su’elle a porté ; mais depuis la mort e sa marraine, nons l’appelons Germaine ; cela vous preuve encore une fois qne je ne sais co que je fais.—Atyourd’hui, c’est possible, et je le comprends, mais demain, tout cela ira mieux.Voici bientôt l’heure da départ, emportez ces fruits pour Germaine.Voyons,' quel jour reviendrez-vous, mon enfant ?—Demain, mou père.—Demain, je serai probablement absent ; comptez-vous restez ici quelques jours ?—Je repartirai demain soir, pour tâcher de revenir ensuite deux fois an moins par semaine, jusqu’au jugement.—Mon Dieu, ma fille, vous vous ruinerez en voyages, et vous perdrez tout votre temps.—Hélas ! je le sais bien ; mais, qu’y faire ?Je ne pais pas abandonner mon mari.Le prêtre demeura un instant soucieux.Fendant ce temps, l’aignillc de la pendule marchait toujours.—Il faut que je vous quitte, dit la pauvre aiHigée.Le curé prit son chapean et sa canne.—Je vais vous accompagner, fit-il ; cela me fera faire de l’exercice.Germaine, prends ces fruits et ces gâteaux : ce sera pour ton déjeuner.Et, comme elle n’osait pas y toucher, le bon prêtre lui remplit les poches de son tablier, en lai donnant sur la joue nne petite tape d’amitié.Ensuite, ils sortirent et se dirigèrent vers la longue avenue qni conduit à la gare.M.Vidal continuait à garder le silence et à réfléchir.Tout-à-conp il s’arrêta, puisa dans sa tabatière et tout en se barbouillant les narines dit : —Avec quarante sons par jour il me semble que vons pourriez bien vivre.—Je n’en dépense pas tant, dieu merci ?répondit Louise, sans cela je serais il y a longtemps réduite à la mendicité.• 1 ' • _ 1 J | .• - • —Combien gagnez-vous à Paris ?— Vmgt cinq sous, sur lesquels il faut encore payer ma chambre.; —Combien la chambre ?.—Dix francs par mois.J —A.Versailles, il faudrait en.ce moment au moins compter sûr le double, mettons quinze 60us par jour.i —C’est beaucoup certainement.On trouverait à moins.j —Oui à dix sous par jour, 15 francs {>ar mois, cela ferait trente sous pour | e reste, arec cela vous vivriez, hein ?! —Avec un franc cinquante, je le crois bien.—Ne m’embrouillez pas avec vos centimes, ma chère, moi je me perds dans cette monnaie,je dis treute sous comme à Mareuil-snr-Belle ; à mon âge on ne se refait pas.—Trente sons, 6oit.—Dites-moi, vous étiez couturière là-bas an pays ?— C’est toujours mon métier.—Ah ! bien ! *rès-bien ! En sorte qu’en travaillant vons gagneriez plus qu’à Paris, en outre vous n’auriez pas de voyage à payer.—Assurément ce serait bien avantageai.—A votre place, j’y penserais.—Ce n’est pas tout de penser, il faut trouver.—Voulez-vons que je cherche ?peut-être trooverai-je moi.j —Ah ! Monsieur le curé, je vous en bénirais tonte ma vie.—Voilà qui est convenu, marchons plus vite, avec mon bavardage je ferais manquer le train.—Nous sommes arrivés, mais tout juste, il n’y a plus que trois minutes, je cours prendre mon billet ; merci, Monsieur le curé, c’est Dieu qui vous a envoyé à mon seconrs.—An revoir, Louise ; tons les jours à la Croix-d’Argent jusqu’à dix heures ; bon voyage, mes enfants ; Dieu te bénisse, Grermaine —Dis, merci, Monsieur le curé, fit la mère.—Merci, répéta la petite.—Merci, Monsieur, reprit la mère, il faut toujours dire Monsieur ou Madame.Pendant cette leçon de civilité, M.Vidal retournait vers Versailles, la canne sons le braa et occupé de chercher dans son bréviaire l’office du jour pour le réciter.—Ce soir j'irai voir Mme la supérieur, murmura-t-il entre ses dents, ces dames sont bien an courant des affaires de la couture, et je suis sûr, Dieu et sa charité aidant, qne je trouverai mon affaire.Chapitre 111 LE CONSEIL DE GUERRE.Que ce soit dans la joie ou dans la douleur, dans le travail ou dans l’oisiveté, les joars s’écoulent rapidement sur cette terre où jamais le temps ne s’arrête.Déjà trois mois s’étaient écoulés depuis la providentiel le rencontre do Louise avec l’abbé Vidal et de sa première entrevue avec Vincent, et, comme cela arrive presque toujours, rien de ce que croyaient avoir prévu le prêtre et la femme du prisonnier ne s’était réalisé.Le sergent des fédérés était encore en prison, attendant son jugement ; le jeune missionnaire n’était pas parti.Deux on trois jours avant l’époque fixée povr la cérémonie touchante qui précède l’envoi dès missionnaires à la partie de la vigne qu’ils anrout à arroser de leurs sueurs et souvent de lenr sang, l’abbé Louis s’était vu subitement arrêté par une de ces terribles maladies auxquelles ne prédisposent que trop les violentes émotions qni, dans les dernières convulsions de la Commane,avaient ébranlé son cerveau.(il suivre.) LES CU LH RI ES R DU CANADA pénétrant.Bien vite ils découvrent, dans le regard du maître, si celui-ci est calme ou agité ; s'il est de bonne humeur, ou s’il est touimentê par un de ces caprices qui nonjseulement rendent ses» leçons infructueuses, mais sa présence meme insupportable.Dans le premier cas,-ils s’approchent de lui avec une affectueuse confiance, tandis que dans lé cas contraire ils craignent, ils tremblent.Au lieu de s’exprimer avec la naïvelé propre à leur âge, ils pèsent chaque parole.ils spéculent hypocritement.L’instituteur qui voit juste et qui mesure bien l’importance et la dignité de sa profession se présentera à eux le regard calme, l’œil ferme, décidé, imposant à ses élèves ses désirs et st*s vœux.Le bonheur des enfants, ainsi que la prospérité de l’école, en dépendent.(A suivre) SOMMAIRE Revue généra lo.L’enseignement religieux en Belgique.Afrique équatoriale.Variétés.Feuilleton.—Les compagnons du désespoir.—[/I suivre.J M.Chapleau et l’agriculture.Halte là.Conseil de ville.Europe.Amérique.* Histoire du Canada.Préceptes de politesse.Petites nouvelles.Faits divers.ANNONCES NOUVELLES Corporation de Québec.—L.A.Cannon.A.N.Moût petit, agent parlementaire et d’affaires Banquet à l’honble H.L Langevin, O.B.—J.F.Bel le au.Tweeds î Tweeds î—Behan Brothers.Compagnie dos steamers de Québec.— Wm Meure.Demandée*.—J.B.Durocher.Feutre cèdre rouge pour tapis.—J.A W.Raid.Menuisiers demandés.— A.McAllister Avis important !—G ingrat A Langlois.Nouveauté.—Au Bon March-».C A N A D A.QUÉBEC, 23 AVJi 1 L ISS 1 Journal d'Agriculture dee «tttoeils sur l’emploi du superphosphate .comme sur tout oe qui concerne l’exploitation agricole.Qlie lea^hommes instruits de chaque pàroisée donnent l’exemple ; qu’ils mettent en pratique les conseils que leur donne l’excellent journal d’agriculture publié par le gouvernement et envoyé gratuitement aux membres des sociétés d’agriculture, et la face de notre province sera changée avant dix ans, et nous connaîtrons une ère de prospérité sans précédent dan s l'histoire de notre province! Le superphosphate coûtera de $25.00 à $28.00 la tonne, si nous sommes bien informé.Une tonne peut engraisser de quatre à cinq arpents de terre.M.ChRplenn «I l'agriculture L’honorable premier ministre de cette province a accompli un acte d’administration qui mérite les plus grands éloges et qui portera des fruits abondants pour toute la province de Québec, sans augmenter d’un seul centin les dépenses du gouvernement.Il arrivera à Québec, vers le milieu de mai, 500 tounes d’engrais artificiel (goëmon biphosphaté ) expédiées par la maison Dior, Frères, de Granville ( France ), pour être distribuées aux cultivateurs par l’intermédiaire des sociétés d'agriculture, et une semblable quantité d’engrais sera ainsi distribuée tous les ans pendant dix ans, et sera fournie par la maison Dior, Frères, seulement la réduction du phosphate en superphosphate et sa combinaison avec le varech se feront à l’avenir dans la province de Québec.Pour cette année seulement, l’engrais acheté par le gouvernement aura été fabriqué à l'étranger.C’est donc en même temps une heureuse opération au point de vue industriel comme an point de vue de l’agricnl-tnre que l’honorable M.Chapleau a su réaliser.Chaque année, la Législature vote une somme d’argent qui est payée aux diverses sociétés d’agriculture de la province à certaines conditions.Cette année et d’ici à dix ans, à moins de règlements contraires ultérieurs, l’octroi des sociétés d’agriculture sera payé partie en argent et partie en engrais artificiel à base de phosphate ; et ainsi la dépense du gouvernement ne sera pas, nous le répétons, augmentée d’un centin.Quant aux usines pour la fabrication des 500 tonnes d’engrais qui devront être livrées au gouvernement pendant neuf années à partir de 1882, MM.Dior, frères, devront les constrnire dans la province de Québec, à l’endroit on aux endroits qu’ils jugeront convenables, mais ils ne recevront pour cela aucun subside du gouvernement, aucune aide autre que l’achat d’uue certaine quantité d’engrais par année, payable sur le fonda ordinaire voté pour les sociétés d’agriculture.Noua augurons le plus grand bien de l’action du gouvernement en cette circonstance.Les membres des sociétés d’agriculture trouveront dans le IIALTE LA t Sous ce titre nous lisons ce qni suit dans la Minerve d'hier : “ h'Electeur va avoir toute la chance possible do prouver, s’il le peut, les sales accusations qu’il vient de lancer contre M.L.A.Sénécal, dans 6es deux derniers ignobles articles, dont l'un a pour titre : “ La caverno des quarante voleurs ’’.M.Sénécal a donné instruction à M.F.X.Archambault, avocat, de prendre des procédures immédiates au civil et au criminel contre la société de Y Electeur.C’est le meileur moyen de mettre un terme à cette guerre de corsaires, que de traduire les calomniateurs devant la justice.” L Electeur n’aura pas droit de se plaindre quo M.Sénécal prenne des mesures trop rigoureuses contre lui.Pour quiconque a en le courage de lire le déplorable écrit paru dans son numéro de mercredi, il n’y avait pas à douter que le gérant du chemin de fer du nord resterait plus longtemps sans se pourvoir en justice.L’article en questir.?t intitulé : “ La caverne des quarau o voleurs.” Afin de donner à nos lecteurs une idée du genre d’adversaires contre lesquels nous avons à nous défendre, nous en détacherons le préambule : “ Cette caverne do 40 voleurs que l’on croyait n’exister qu’au pays des légendes, existe bien réellement parmi nous.Elle n’est pas comme on pourrait le croire, au fond d'un bois, protégée par des rochers inaccessibles, défendue par des sentinelles armées Les voleurs qui y cherchent refuge ne sont pas d’obscurs bandits, cachés le jour, rôdant la nuit.Bien an contraire, ils promènent leur effronterie au grand soleil ; ils se pavanent dans les rues ; ils boivent an comptoir des restaurants : la fumée de leurs cigares se retrouve partout.Du reste, ces voleurs ne 6ont pas les premiers venus, et tout voleurs qu’ils sont, il lenr a été confié nne tâche glorieuse, celle de restaurer les finances de la province de Québec ! Cette caverne de voleurs c’est l’administration du chemin de fer du Nord, et le chef de la bande s’appelle de son vrai nom, Louis Adélard Sénécal.” L'Electeur continue sur le même ton, jetant l’injare et les accusations les plus terribles contre le gouvernement Chapleau, la presse conservatrice vendue à M.Sénécal et soudoyée â mémo les fonds publics, et enfin contre M.Sénécal, le chef de la bande.“ Nous nous attendons bien,ajoute la feuille libérale, que notre langage sera relevé avec violence par ces journaux serviles, (les vendus) nous sommes préparés pour ces attaques.” Craindre la violence do la part des journaux conservateurs, après avoir employé un langage aussi peu mesuré c’était assez facile à prévoir, mais on nous conuait mal si on espère nous attirer sur un terrain qui n’a jamais été et ne sera jamais le nôtre.Nous abandonnons aux tribunaux le soin de venger avec rigueur, ce qni ne devra pas manquer d’avoir lien, les personnages et les journaux incriminés.Qa’il nous suffise de déclarer à Y Electeur que nous ne sommes ni vendus, ni serviles, et que toutes ses accusations sont mensongères.Le gouvernement aura bientôt l’occasion de se laver de ces calomnies qu’on débite, sans les préciser, sur son compte.Le parti libéral se vante on’il vent instituer une cour d’onquv.tc, et que, le ministère ne pourra pas résister vingt quatre heures aux coups qu’il va lui porter.La porte va être ouverte bien large aux accusateurs, et ils auront beau à produire leurs preuves.C’est alors que nous les attendons.D’ici là YBlec-leur u’a qu’à se bien tenir.Le Nouvelliste de Ritnouski annonce que M.l'abbé Gagné, curé de Casca-pédiac est mort jeudi matin, et que m sépulture anm lieu mardi prochain.M.Gagné était né à l’Islet le 10 octobre 18S6, et par conséquent n'avait pas encore 45 ans.Il fut ordonné à Québec en 1862, et fut successivement vicaire à St Raphael, à St Thomas et à Chicoutimi ; puis curé à St-Dominique du Saguenay ; missionnaire do Mont-Louis et curé de Cas-capédiac.La maladie l’avait obligé d’abandonner sa paroisse depuis plusieurs mois.Nous avons appris avec chagrin la mort de M.F.Routier,’citoyen distingué et bien connu à Québec.Il était le père de feu M.l’abbé Routier, autrefois curé à St-Joseph de Lévis, et le beau-père de MM.Joseph Hamel et F.E.Hamel,marchands de Québec.Les funérailles de M.Routier auront lieu lundi, à 9 heures, à la Basilique.Le convoi funèbre partira de la résidence de M.F.E.Hamel, n° 7, rue Hamel.(.'onaell «le ville 11 y a eu séance du conseil do ville hier soir, sous la présidence de Son Honneur le Maire.Etaient présents : MM.McWilliam, Yallerand, Johnston, Henchey, Russell, Bowen, Bourget, Langevin, Rinfret, Archer, Choui-nard, Gunn, Migncr, Rhéaume, Roy, Samson, Vallée, Guay, Hearn,McLaughlin et Turner.Lecture par M.le Maire d’une lettre de M.Mohr, agent de la compagnie do téléphone de Bell, demandant la permission de poser de nouveaux poteaux de télégraphe dans la ville, là ori la chose sera requise.Renvoyée au comité des chemins.Lecture d’une lettre de Son Honneur le Recorder Déry, se refusa ut à juger une certaine cause, et demandant que le lieutenant-gouverneur en conseil nomme un recorder adjoint pour décider cette cause.An cours de la discussion qui suit la lecture de cette lettre, M.l’échevin Rhéaume dit que cette cause dans laquelle Son Honneur le Recorder refuse do siéger, est une poursuite de la corporation contre l’honorable Juge Chauveau pour recouvrement de taxes, dans laquelle ce dernier veut faire valoir, comme compensation, ses services comme membre du bureau de police, pour lesquels il reclame la somme de $500.On comprend alors pourquoi Son Honneur le Recorder ne veut pas décider nne cause dans laquelle on l’accuserait d’être intéressé, puisqu’il a fait la même demande de $500 d’indemnité que M.Chauveau.Une motion faite par M.Vallée, demandant que le lieutenant gouverneur soit prié de nommer le recorder adjoint demandé, est renvoyée au comité des finances.M.le conseiller McWilliam présente un rapport du comité des finances, recommandant la vente paT encan de tous les effets inutiles dans chacun des départements de la corporation.M.l’échevm Rhéaume, présente un rapport du comité des chemins, recommandant l’adoption de l’offre faite par le gouvernement, de fermer le hant de la rue St-Enstache et d’ouvrir en place, plus à l’est, une grande avenue depuis la rue St-Patrice jusqu’à la Grande Allée, à la condition que cette nouvelle avenue soit placée snr le plan des améliorations Dufferin.M.l’échevin Rhéaume fait aussi rapport du même comité, que lo gouvernement fédéral est disposé à faire cet été des travaux à la terrassse Frontenac, à la condition qne la ville paiera les travaux de l’échafaudage.Le rapport recommande l’offre de M.O’Leary, entrepreneur pour le gouvernement, de faire ces travaux pour $20.M.le conseiller McLaughlin attire l’attention dn conseil sur l’état défectueux des mnrs an bas delà citadelle, dont les pierres détachées ont tné un cheval et menacent la vio des passants.M.McLaughlin demande qne l’ingénienr de la ville aille visiter ces mars.M.l’échevin Guay propose que la règle empêchant tont élargissement de mes de la ville jusqu’à ce que les finances soient équilibrées, soit suspendue pour permettre l’élargissement de la rue du Pont, en face de la propriété de Mde Vve Huot.M.fleam s’oppose à cette motion, et prétend qu’elle n’est pas dans l’ordre.Après nne longue discussion, à laquelle prennent part MM.Vallée et Guay, M.le Maire décide en faveur de M.Hearn.M.Hearn propose de vendre à l’enchère les revenus des marchés Finlay et Champlain, pour l’année prochaine, et que la mise à prix ne soit pas moindre qne le prix payé l’année dernière, et qu’nne somme de $100 soit déposée comme garantie de bonne foi dans son enchère.La motion est rejetée par un vote de 11 contre et 10 en faveur.Contre.—M.M.Guajr, Vallée, Samson, Rhéaume, Miguier, Gunn, Chouinard, Archer, Rinfret, Bourget, Yallerand.—Total 11.Pour : M/M.Turner, McLaughlin, Hearn,’Hoy, McWilliam, 'Langevin, Russell^ Henichey, Bpwen and Johnston.—Total 10.-.• M.lë Conseiller Bourget propose quo des demandes soient faites pour deux personnes parlant les deux langues, devant {servir comme clercs pour les marchés Finlay et Champlain.* La motion ost adoptée.M.le Conseiller McWilliam propose secondé par M.le conseiller Yallerand que M.le Maire et M.le Trésorier de la cité de Québec soient autorisés par les présentes à signer les reçus pour les dividendes à recevoir de la Banque Stadacona.• A dix heures et 30 minutes, le conseil s’ajourne jusqu’à vendredi prochain.EOKOFE FRANCE.Paris, 22 avril 1881.— Or regarde comme prématurées les nouvelles relatives «à l’occupation de l’ile de Tabarca et à l’entrée des troupes françaises sur le territoire des khoumis.Les relations diplomatiques ne sont pas rompues avec le gouvernement de Tunis, et il n’a pas été fait de déclaration de guerre.On dit que le bey parait fort indifférent à tout ce qui se passe.On lui attribuerait des paroles poussant à l’assassinat de M.Roustnn, consul français ; sa circulaire aux consuls décline toute responsabilité des conséquences qne pourrait entraîner l’invasion française.De Rome, on signale le passage d’un transport conduisant deux bataillons vers les côtes tunisiennes.ANGLETERRE.Londres, 22 avril.—La dépression des affaires à Bradford laisse 6ans ouvrage des centaines d’ouvriers : des convois en emportent beaucoup vers l’Amérique.Les Conservateurs doivent se réunir mercredi pour étudier la loi agraire.• Lo convention nationale irlandaise a clos sa première session, en donnant pleine latitude aux députés de l’ilè.Elle conseille de chercher à introduire les amendements qui pour raient rendre le bill acceptable, et elle sc re réunira avant la troisième lecture.RUSSIE.St-Pétersbourg,22 avril —On a arrêté plusieurs personnes répandant des proclamations révo lutionnaires.Des protestations contre l’exécu tion des assassins du Czar se produisent publiquement à Genève.Le gouvernement a décidé de consacrer annuellement 9 millions de roubles à l’amélioration du sort des paysans.ALLEMAGNE.Berlin, 22 avril.—Le gouvernement accepte les conditions demandées par Hambourg pour sou incorporation au Zollerein.GRECE.Athènes, 22 avril.—La situation e6t sérieuse : la note des ambassadeurs ne dit rien des Epirotes, et I on croit qu’avant d’abandonner cette cause, la Grèce choisira la guerre.TURQUIE.Constantinople 22 avril —La Porte a prohibé l’importation du porc américain.Le ministre des affaires étrangères déclare .qu’il va immédiatement nom mer des commissaires pour opérer le transfert des districts cédés à la Grèce.Cercles agrlcolen dans lu Province de Québec .tu Nous remercions M.lo Dr N.-E.Dionne,;"rédacteur du Coinrierdu Canada, pour l’envoi d’un opuscule ayant pour litre : “ Les Cercles agricoles dans la Province de Québec, ” dont il est l’auteur.Nous avons lu avec infiniment de plaisir, dans la plupart de nos journaux canadiens, les encouragements qui lui ont été accordés, à l’occasion de ce travail'ou il est traité d’une question vitale pour l’agriculture rie cette province.Cependant ces éloges, bien mérités de la part de cet écrivain qui consacre ses loisirs à l’étude de questions pouvant le plus vivement intéresser la classe agricole, ne doivent pas être suffisants pour lui permettre de continuer cette tâche qu’il poursuit avec tant de dévouement et de savoir faire.Ce qu’il ambitionne le plus, nous en sommes sûr, c’est de s’adresser à la masse des cultivateurs, ou au moins à ceux qui, par leur position, seraient en état d’assurer le succès des cercles agricoles qu’il voudrait voir établis dans toutes nos paroisses : autrement son travail deviendrait inutile.Ce que nous désirons, c’est que cotte brochure que vient de publier le Dr Dionne, soil entre les mains de tous les cultivateurs, de tous ceux qui s’intéressent vivement au progrès de notre agriculture; on peut se la procurer,à raison do dix contins, chez tous les libraires.Nous sommes persuadé qu’à la lecture de ce travail, les indifférents, secoueront leur apathie pour ce qui doit le plus vivement les intéresser, et qu’ils seront tout zèle pour l’organisation des cercles agricoles que M.Dionne suggère comme meilleur moyen de relever l’agriculture pour laquelle un trop grand nombre de cultivateurs ont si peu de soucis.Avons.uous raison de nous plaindre, si nos intérêts ne soul pas suffisamment protêgéi, si notre agriculture est dans un état d’infériorité, comparativement à d’autres pays moins favorisés que le nô re ?Les cultivateurs qui laissent traiter leurs affaires sans eux, loin d’eux, souvent contre eux, doivent s’accuser eux-mêmes s’il so"t dans un état presque voisin de la pauvreté.Que suffit-il aujourd’hui pour mettre un terme à cet état de chose : Le t>ou-toir ! M.Dionne indique un moyen infaillible pour ramener parmi nous le bien-être, l’aisance mémo ; l’organisation des cercles agricoles dans nos paroisses, l’établissement d’une société ayant pour but de s’occuper uniquement de nos propres affaires sans que d’autres s’en mêlent fiour nous tandis que nous demeurons es bras croisés.Il n’y a donc, de la part des cultivateurs, ni initiative difficile à tenter, ni organisation laborieuse à créer.Le mouvement est déjà donné ; des cercles agricoles sont déjà établis, et la lecture du travail de M.Dionne nous convaincra qus partout ces cercles ont donné complete satisfaction : il suffit de marcher sur les traces de nos devanciers.L’initiative est prise, et le succès en est assuré dans plusieurs paroisses.M.Dionne fait appel à toutes les in tel ligences, à toutes les capacités, à tous les dévouements dans le but d’augmenter le nombre de ces associations, afin que nous ne formions plus qu’une famille agricole.—Répondons avec élan à cet appel.• Nous l’avons déjà dit : l’Angleterre, ce pays d’initiative pour toutes les questions de progrès agricole, doit en partie sa prospérité à de semblables associations.La Société royale d’agriculture, forte de plus de 5,000 membres, dispose annuellement d’un montant de plusieurs milliers de piastres.On l’a vue, pendant plusieurs années, offrir des primes s’élevant jus qu’à 85.000 pour favoriser le labourage à la vapeur.Cette société,présidée par un des plus hauts personnages du pays, réunit en un puissant faisceau les principaux propriétaires et çultivateursanglais, parmi lesquels on compte un grand nombre de lords,de députés à la Chambre des Communes et de membres du Gouvernement.Pourquoi resterions-nous en arrière, nous qui cultivons le pays le mieux doué qui existe, au point de vue de la fécon.dite et de la variété du sol, au dire môme de quelques-uns des membres qui forment partie de la société dont nous venons de parler, et qui ont visité notre pays ?Ne visons pas, pour le moment, â l’établissement d’une société aussi considérable que celle que nous venons de mentionner.Etablissons, dans chaque paroisse, un cercle agricole, dont le centre des opérations serait limite à la paroisse môme ; avec le temps, elle pourrait comprendre tous les cultivateurs d’un même comté, et plus tard encore de tout un district.Dans ce cas, on pourrait aviser ;\ la formation d’une u Convention agricole nationale, ” comprenant un seul repré sentant de chaque cercle agricole.Alors* l’agriculture garantie dans ses intérêts,à l’abri de toutes les vicissitudes, ne cesserait de grandir ; son influence serait irrésistible.En attendant que cola arrive, organisons des cercles agricoles dans chaque paroisse, sous la direction immédiat» du curé, qui sait toujours assurer le succès à toutes les œuvres de bien.Le clergé, on le sait, a l’agriculture eu grande considération et, comme on le verra par l’extrait suivant, que nous empruntons au travail de M.Dionne, il n’a jamais manqué d’en favoriser le développement, dès la fondation de notre pays : “ Au Canada, l’agriculture doit ses premiers succès aux pionniers de la foi catholique.Qu’auraient pu faire Hebert •»t Couiilard s’ils n’eussent eu à leurs côtés les pètes Récollets, qui firent le* premiers défrichements dans la vallée »le la rivière Saint-Charles ?Mgr de Laval était tellement pénétré de l’importance »!e l’art agricole, qu’il fonda de ses propres deniers une ferme-modèle à St-Joachim.u Evêques et curés, jésuites et récollets, étaient toujours en avant quand il s’agissait do donner l’exemple des grandes actions et des nobles dévouements.Aujourd’hui encore, s’il est question de donner l’impulsion à un mouvement patriotique, la môme chose sc répète.La colonisation de nos terres ne se fera que si le clergé prend à cœur cette cause éminemment nationale.u L’agriculture elle-même ne saurait fleurir qu’à l’ombre do cette influence bienfaisante.Qui mieux que le curé de campagne peut faire comprendre au cultivateur la noblesse de son art, o\ lui faire sentir que le bonheur et l’indénen;.dance se rencontrent plus au village qu’à la ville, et l’attacher par ces moyens à la culture du sol 7 ” A l’œuvre donc ï Comme le dit encore M.Dionne, dans son opuscule sur les cercles agricoles., u Pour faire progresser l’agriculture, il ne suffit pas de gémir sur l’ignorance de ceux qui s’y livrent.A une théorie bien entendue H faudrait joindre une pratique raisonnée.Imbus de cet axiome, que l’union fait la force, nous devrions organiser dans toutes les paroisses des cercles agricoles.Dans chaque centre, il serait indispensable de fonder une bibliothèque populaire, où naturellement une large place serait faite aux ouvrages d’agriculture, d’horticulture et d’arboriculture.La bibliothèque serait le centre d’action intellectuelle de la paroisse.On y passerait les soirées d’hiver, et l’on trouverait daus le curé ou,à son défaut, dans le médecin ou lo député, des conférenciers qui traiteraient spécialement (^agriculture.Le cercle aurait à la disposition de ses membres les journaux canadiens qui s’occupent exclusivement d’agriculture, tels quo la Gazette des Campagnes et le Journal d Agriculture.(La Gazette des Campagnts.) HllUIre dn Canada CHAMPLAIN V I.euP.Le Bai 11 if, rendu en Prance, Erégenta à Louis xm la requête des abitantsdu Canada,et le manuscrit où étaien; consignés leurs griefs.Le roi terminale différend des deux Compagnies par un arrêt de son Conseil, qui les réunissait en une seule.Parmi les principaux articles stipules entre le duc de Montmorency et les Sieurs de Caen, se trouvait le suivant : Le 4* sieur de Champlain, lieutenant du vice-roi, aura la préséance en terre, commandera à l’habitation de Québec et dans tout* s les autres habitations et généralement dans toute la Nouvelle France, aux Français et autres qui y résideront.” Le P Georges LeBaillif eut donc la consola tion de voir sa mission couronnée de succès, et la paix rétablie entre les deux Compagnies rivales, mais il ne revint plus au Canada.C’est à dater de cette époque que Champlain mit tout en œuvre pour s’allier plus étroitement les nations montagnaises, et pour arriver à ce résultat il confia a plusieurs de leurs chefs des grades et des honneurs.En même temps il travaillait à améliorer la petite ville de Québec ; il ouvrit un sentier qui devait conduire du magasin, situé à la basse ville, au fort St-Louis sur la hauteur.Il fit construire à la basse-ville un édifice considérable, con.sistant en un corps de logis, long de cent huit pieds, avec deux ailes de soixante pieds et des tourelles aux quatre angles ; le tout environné de tranchées.En 1624, Champlain passa en France, laissant au sieur Emeric de » Caen le soin du commandement.C’est alors que le duc do Montmorency, dégoûte des charges que lui imposait la vice-royauté, s’en dessaisit en fav ur de son neveu Henri de Lévis, duc de Ventadour, qui conféra encore le titre de lieutenant à Samuel de Champlain.Le nouveau vice-roi, qui avait fui la cour pour embrasser l’état ecclésiastique, eut surtout eu vue de favoriser la conversion des sauvages, en envoyant des mission nairosau Canada.C’est pourquoi, sur la représentation des Récollets, il n’eut rien de plus pressé qne d’envoyer des jésuites au Canada.Il fit lui-même les frais des cinq missionnaires qui sVm-birquèront au printemps de 1625.emmenant avec eux le P.de La Roche Daillon, récollet.- ^ .- - -.Préceptes «te politesse Dans la famille 24.Il n’v a qu’un sot méprisables qui peut rougir de la simplicité de mœurs et du manque d'usage de ses parents.25.La première règle de bienséance à observer avec ses enfants est de ne jamais leur donner de mauvais exemples, soit en actions, soit en paroles.26.Les premières impressions de l’enfance ne se détruisent jamais; elles sont les premiers matériaux qui forment le caractère bon ou mauvais de l’enfant.27.Un enfant ne doit pas être témoin des contestations qui s'élèvent entre son père et sa mère, encore moins de leur* querelles.28.Un enfant a le sentiment inné de la justice ; si vous le punissez injustement, vous le démoraliserez.29.N’accordez pas à un autre ce qu'il avait droit d’obtenir.30 Ne manifestez pas un sentiment de préférence injuste à l’un au détriment de l’autre, ou vous serriez dans son cœur les semences d’un vice, la jalousie.JOURNAL D’ N.13—JEUDI, 21 AVRIL 1881 SOMMAIRE Pédagogie : méthodes do lecture—Acquisition d w* idéerf par les homonymus—Quelques réflexions «ur l’art d'écrire : consoils aux jeunes gens—Incorrections do Ungago relevées dans les Journaux—H in toirc : Julien dans lc« Gaules—Histoire du Canada : Champlain—Géographie : altitude do divors points du sol de l'Asie—Philosophic : do l'évidence— Arithmétique : fractions ordinaires—Algèbre : problèmoi résolu* par les équations—Géométrie : théorie do» parallèles—Physique : chute des corps devant !o tableau noir—Chimie : alliages des métaux —Histoire naturelle ; digestion stomacale— Précepte de politesso—La résurrection de Xotre-Scigneur : cnntlquo noté (air inédit).US Petites nouvelles personnel.—L’honorable ministre d la milice est arrivé à Québec ce matir —Souscription en faveur du Sérainair de Rimouski : Montant de la 1ère lino oxtra-diocésaine.$505 f Le Séminaire de Québoc.200 C Hév.J.Auclair, curé de Québec, 2e sous eription .« A.Ce.H PAquet, curé do Sle-Pétro-nilie, Québec.5 ;« Chtrles Cloutier, curé do Ste.IIé.lone; Québec.1.to « A.Dubuc, curé du 8.C , Montréal.5 L'Hon.Juge U.J.Tessier, Québec.CO A C R.P.Landry.M.P., 1 .10 J C.Taché.:Ecr Ottawa.te Un ami; Montréal.20 M.C.Dufresne, Montmagny.30 i.a sT-fiEonoKs.—Nos concitoyens d’oi K'ne anglaise, célèbrent aujourd’hui lei fête patronale.La rose emblématique aure avec avantage à la boutonnière d< fils de la flore Albion.Ce soir à 7.30 li il y aura service religieux à la Cathédra anglaise.-Le sermon sera donné p l’évêque anglican lui-même.De gram préparatifs sont faits pour la partie mm cale qui sera sous la direction de M.I A.Bishop.En l’honneur do la fête aujourd’hi les pavillons flottent sur les principal! édifices de la ville.un y caktieh.—Une lottro d’Euroi apprend que Lady Cartier et les dome selles Cartierqui ont passé la plus grant partie do l’hiver à Naples, sont depu quelques semaines à San Rcmo près c Nice.LF.S AMÉLIORATIONS DU «AVIIE.*— î Perley, l’ingénieur on chef des Trâvau Publics, venu expressément d’Ottawa Québec, piur examiner les travaux d< améliorât.ons du hâvie, s’est déclai ? LE COURRIER DU .’•««M satVait de la manière dont ce» travaux sont faits.Les entrepreneurs sont res- Sonsables d’ailleurs des ouvrages ponant tout le tempe de leur construction et môme une annôè après leur achèvement.m.cHAtiviAü.—L’honorable M.Chauveau.qui traverse une phase ü y f UU VJ U a Il U V Wl ÜU if%/ I*• 4 convalescence, garde ancqre lâ.cnambre.Lés médecins ont décidé cependant, dit la Minerve.qu’il pourrait partir samedi pour Québec où il va achever de se rétablir.Le char officiel, sur le chemin de fer du Nord, a été mis à sa disposition pour ce voyage.calendrier.—Québec, samedi 23 avril 1881, 25e jour do la Luiie.11 y a eu dernier quartier le jeudi 21 avril, à.4 heures 53 minutes du matin.Le jour dure 13 heures 57 minutes, et la nuit 10 heures 3 minutes ; lo Soleil se lève à 5 heures 00 minutes, passe au méridien à midi moinsJ2 minutes, et se couche à 6 heures et 57 minutes ; à midi, sa hauteur au-dessus de l'horizon de Québec est de 55 degrés et 9 dixièmes.La Lune s’est levée à 2 heuros 18 minutes du matin, a passé au méridien à 8 heures 00 minutes, s'est couchée à l h.31 minutes, et se lèvera demain matin à 2 heures 44 minutes.arrivés aux hotels.—.4u Mountain Hill House* Québec, 23 avril 1881.—MM.Louis Fortier, Lévis ; Agapit Nadeau, St-Fré-deric ; John Smith, Montréal; Arthur Sylvain, Ottawa ; Geo Peverly, Montréal ; G.Brosse, do ; Louis Coté, St-Hyacinthe ; Villars Merrell, Pictou ; A.B.LaRivière, Arthabaska ; Emile Sylvain, E.M.Rimonski.Hotel Russell.—\V.F.Bowes : Edouard Moore Portland.!.A.Gordon,Sherbrooke N.Connolly, Ste-Cathcrine.le lac ST-PIERRE.—-Lo chenal du lac St.Pierre est en partie libre de glaces.On croit que les bateaux à vapeur pour ront voyager lundi prochain.vol audacieux.—Jeudi soir vers sept heures et demi un individu s’appropria une pièce d’ètofle qui se trouvait 5 la porte du magasin de M.Bolduc, rue St-George.M.Bolduc sortit immédiatement pour essayer de prendre le.voleur, mais celui-ci ayant pris une rue obscure s’échappa facilement à la poursuite, et M.Bolduc fut oblicré do icvenir chez 'ni moins le voleur et moins la pièce (Yétoile.La police secrète a la chose en charge, etespère pouvoir mettre la main sur le malfaiteur.PAS DE MÉPRISE.— NOUS SOUUIICS bien convaincus qu'il n’y a pas de méprise à faire quand nous parlons du magasin ,1u don marché.Tout le inonde sait que le véritable magasin au bon marché est au coin des rues Si-Jean et Collins, chez M.Nemèze Garneau qui continue comme par le passé à maintenir s^s prix à 2u 0/o .meilleur marché que partout ailleurs Dans son magasin les acheteurs peuvent faire un choix des marchandises les plus nouvelles et les riches et ne payer toujours qu’un prix véritablement modique.M.Garneau remplit complètement de l'esprit du jour; donner la plus grande quantité et la meilleure qualité possible pour la somme la plus minime.aotuellémenVen usagé sur la voie ferrée dli Canâda Central.‘ • travail fait jusqu’à ce jour, la population d’Ottawa steal ^augmentée de, beaucoup durant Itu dernière décade, Plu-seura éuumératmirs ont déjà fini leur* , travaux., ne lenie ~ Spâulding s’occupe activement de la .réalisation do son projet, qui consiste à éclairer la ville au m oven de l’électricité/Il se déclare prêt à faire l’essai de son système, et ne demande à la corporation que de s'engager à consulter le peuple sur son efficacité.On apprend d’Àylmér que les demandas de logements en cette localités sont tellement nombreuses; que certain i capitalistes se proposent de faire cons.truire 20 villas pour pouvoir répondre aux demandes.Nombre de familles d Ottawa se proposent d'y passer l’été.pilules et onguent d’holloway.—Pendant ces changements subits de température et ces vents fioids, chacun est sujet à des maladies internes et externes.La gorge, les poumons, les intestins sont exposés à souffrir, mais peuvent être préservés et guéris en se servant de l’ongiuntetdes pilulesde Holloway dont les directions accompagnent chaque boite.Toutes les maladies des bronches, des poumons et de la gorge peuvent être promptement guéries en se frottant la p« au avec l’onguent deux fois par jour régulièrement.Une visite u Au hon marché à tous ceux qui la feront.pro filera FAITSDIVERS iRTIUBASKAtlLUE.tltl avril.—M.J.B.Morin vient d’établir une fromagerie dans la paroisse do Gentilly.—Un homme a été trouvé mort sur la voie du Soulli Eastern " près de Dmmmotidville.II avait été écrasé par un train.Nom inconnu.—Le 20 du courant, la maison de F.X.Betgeron, du canton d’Inverness, a été consumée par les flammes, 'avec la plus giande partie de son contenu.On évalue les pertes à plus de 81,000, il n’y avait aucune assurance.M.Bergeron n'est arrivé à Inverness que depuis l'automne dernier ; il demeurait auparavant à St Antoine de Tillv., %» (L'Union des Cernions.) XIUOLKT, 32 avril 1*8 MM.Armand Renaud elCléophas Lamy, ecclésiastiques, le premier du diocèse de Montréal et le second de celui des Trois-Rivières, sont de retour d’un long voyage en Europe et' en Palestine.Us ont surtout visité la France, l'Espage, l’Italie, et eïi dernier lieu la Terre-Sainte.Leur voyage a duré un an et leur a été trè9-agréable.Il sont actuellement au Séminaire do celte villo.—Les bâteaux traversiez ont commencé, lundi, leur course régulière devant la ville des Trois Rivières/* —Les oiseaux, revenus de leur long hivvrnement, font maintenant entendre leurs joyeux rairages du haut des vieux u Pins de Nicolot.’’—( Le Messager.)' MONTREAL, 83 avril 1881.Plusieurs capitalistes de Sorel ont formé une compagnie pour construire un chemin de fer entre Sorel et Lon-gueuil.Ces deux localités sont situées à 55 milles l'une de l'autre.A la prochai ne session de Québec une charte d’incorporation sera dcmàndée.On remarque au nombre des organisateurs, le juge Amstrong, MM.A.A.Taillon, Cyrille La bel le et plusieurs autres citoyens influents de Sorel.Le capital requis est do 8750,000.Si l’on obtient la charte dans le temps voulu on se.propose de commencer et de terminer le chemin avant l’hiver prochain.—La cause des orangistes vs Son honneur le Maire Beaudry va probablement être remise pour audition an mois de juin prochain* attendu que le terme (le la cour-d’appel est près de sc clore et qu’il y a avant elle * plusieurs antres causes inscrites sur le rôle.—Les travaux d'extension du chemin de fer du nord sont poussés avec une activité extraordinaire.M.Labergo l’un des entrepreneurs a déclaré hier à un reporter que dans 10 à 12 jours, il aurait deux partis d’ouvriers l’un do jour, l’autre do nuit.Ce dernier travaillera à la clarté de la lumière électrique.OTTTAWI, 38 Avril 1881 Vente* par le «liérlf • , 1 / ; • ‘ * J .t f ; ^ —Gandins Jos.-Télesphorc Charland, contre Pierre Turgeon.Un lopin de terre situé en la paroisse de Üerthier, de 4 ai pénis en superficie —avec une maison en pierre à deux étages, une grange et autres bâtiments dessus construits.Pour être vendu à la porte de l’église de la paroisse de Berthier.le 2Ge jour d’avril, à dix heures du matin.—Le Séminaire de Québec contre Jean Baptiste Martin.^ Une terre située eu la paroisse de Saint.Germain de Rimouski, de2 arpents de front sur quarante arpents de profon deur—avec maison et autres bâtiments dessus construits.Pour être vendue à la porte de l’église de la paroisse de Saint.Germain de Ri* mouski.le 26e jour d'avril, à dix heures de l'avant-midi.—Marie.Léda Larue, veuve de feu Anselme Angers ; contre Pierre Giroux, en se qualité de curateur à la succession vacante de feu inessire Pierre Beaumont en son vivant prêtre.Une terre située en la paroisse de Saint-Jean-Chrysostôme, de 155 arpents et 32 perches on superficie—avec une maison, une grange et étable dessus construits.Pour être vendue à la porte, de l’église de la paroisse de Saint* Jean-Chrysostô-me le 27 jour d’avril, à dix heures du matin.DÉCÈS Hier, le 22 avril cour int, k l’âge (te 92 ans, M.François Routi-r, de cotto ville.Les parents et amis sont priés d’assister k ses fanerai les qui auront lion lundi, â la Basilique Notre-Dame L- cunvui funèbre partira de la résidence de M.F.E.Hamel, nu 7, rue ilainel, k 9 heures et demie.Àu Cap Blanc, lo 22 courant* Mario-Laura, âgeo do tO mois, enfant do M.Alfred Vallée, bate ier.Ses funérailles auront lieu demain, à 3 heures de l'après-midi.Los parents et amis >out priés d’assister aux funérailles.Repos et coDfort pour I# s roulade» LA PANACÉE DES FAMILLES DK DROWN ll’a pas d’égale, pour guérir les douleurs internes et externes.Elle guérit les dou leurs dans le côté, le dos ou les instes-tins, le mal de gorge, le rhumatisme, le mal de dents, le mal de reins etc., etc.Elle purifiera le sang promptement car son action est puissante La panacée domestique de Brown, est reconnue comme le meilleur remède, possédant double force d’aucun autre élixir ou liniment dans le monde et devrait se trouver dans toutes les familles afin de l’avoir sous la main en tout temps, car c'est le meilleur remède dans le monde pour les crampes dans l’estomac et douleurs de toutes sortes.* .En vente chez tous les pharmaciens à 25 cts la bouteille.Pllibieuis wagons plate-forrms, destinés au chemin *de fer du Pacifique, sont • Mère* ! Mère* S Mère* : Etes-vous troublées la nuit et tenues éveillées par les souffrances et les gémissements d’nn eiifaut qui .fait ses dents ?S’il en est ainsi, allez chercher tout de suite une bouteille du Sirop calmant de Mme Wjnslow.Il soulagera immédiatement le pauvre petit malade— cela est certain et ne saurait faire le moindre doute.ILn’y a pas une mère au monde qui ayant usé de ce sirop, ne vous dira pas aussitôt qu’il met en ordre les intestins, donne le repos à la mère, soulage l’enfant et lui reud là santé.Ses effets tiennent de la magie.Il est parfaitemen tnoflensif dans tous les cas.et agréable à prendre il est ordonné par lin des anoiens et des meilleurs médecins du sexe féminin aux Etats Unis.En vente partout à 25 cents la bouteille1.' ; .Québec, 25 janvier 1881—t an.113 Un rhume, «ne ton, nn mal 8e gorge flot vent être arrête* de suite.La négligence résulte bien souvent dans une maladie de poumons incurable ou la consomption.Les pastilles de Brown pour les bronches ne causent pas des désordres dans l’Estomac comme ecs sirops et ces baumes pour les rhumes, mais agissent directement sur l’itritation, et donnant un grand soulagement dans l'asthme la bronchite.les rhumes, et les enrouements auxquels les orateurs et chantres publics sont sujets.Depuis trente ans les pastilles de Brown sont recommandées par les médecins et ont toujours donné satisfaction.Elles tiennent le premier rang entre les autres médecines.En vente à 25 cents la boite partout.Québec, 24 février 1881—1 an.K î On reconnaît nnlrersellemeut lee MlalM CMinHiq— rijrtr «ont lo ¦Millier 4> toon le* p«fgsitfb — yjsjrleMai le» h/ÊÜtm.Hm n* 1» vMM de toefaee et Uborieuece recherche» couronnée» de euccèe, et l’uufe fréquent qu'en font les .Médecin» dan»; leur pratique, minai que toute# las potion» ¦dviSeéet, prouve qu'elle» mont Ira MeUteoree et le» plu» Active» de toute» le» Pilule» purgative» que lo, ecicncc oit inventée#., Étant purement composée» de végétaux, elle» ne peuvent produire aucun mal.Bou» lo rapport de leur mérite intrinsèque et do leur pulaaance curative, nulle» outre» Pilule» ne peuvent leur être comparée», »t toute personne qui en connaît le» propriété», le» emploiera selon qu'il »ora nécessaire.Elle» maintiennent le corp» en parfait état et OMureut le fonctionnement régulier du mécanisme humain.Douoe» et efficace», le» Pilule» Cathartique» d'Ajrer sont spécialement aduptée» aux besoin» de l’appareil digestif dont elle» préviennent et guérissent k» dérangements, si elle» sont administrée» en temps utile.Ce» Pilule» «ont io meilleur et le plus sûr remède pour le» enfant» et le# personnes d'une constitution délicate, avec lesquels 11 est nécessaire d'employer un purgatif anodin bien qu'énergique.Préparé par le Dr.J.C.Ayer A Cle., Lowell, Mora., E.U., Chimistes pratiques ot analytique».En vente cbex tou» lo» Pharmaciens.Québec, 5 octobre 1880—1 an.C • l’jj .j ?I ^.j- -i • EOHFASIIE OIS SUS 01 aiIOEC 1E steamer i MIRAMICHI • partira de Québoc J le MARDI, 3 MAI, à DKÜX HEURE"* P.M , pour PICTOU.arrô'ant à la POINTE AUX PÈRES MÉTIS.GASPÉ.PERCÉ, SUMMER-SIDE et CHARLOTTETOWN.Ce steamer donne tout le confort désirable aux passagers.Pour frel ou passage, s’adresser à WM MOORE, Gérant Quai Atkinson, Québec.LEVE A ALLf.N, Agents des passagers.En face de l'hôte) St-Louis.Québec, 23 avril 1881 186 o Demandées.N DEMANDE A L’HOTEL RICHELIEU, MONTRÉAL, QUINZE SERVANTES pou lo sorvlco do l'Hôtel, au comraencemfint de la navigation.S’adresser immédiatement à J.B.DUROCHER, Hôtel Richelieu, Montréal.Québec, 23 avril 1881.—2f.187 BANQUET LIN I L.lira.C.1 SALLE DE MUSIQUE, 4 Mil 1881 Les souscripteurs a ce banquet sont priés respectueusement de su procurer leurs billets d’admission, afin de faciliter la préparation «•u diagrammo do la Salle d* Mu-s'quc, qui servira à la disposition des sièges dans cette circonstance J.F.BELLEAU.Trésorier, B.L.Québec, 23 avril l*81-3f.188 Corporation de Quebec.Bureau du Greffier de la Cité.Hôtel de Ville, Qléoec, 23 Avril 1881.AVIS PUBLIC est par le présent donné que des so missions éci ites seront reçues d’HUI à MERCREDI prochain, lo 27 courant, des personnes parlant les deux langues, anglaise et française, débirant remplir le- charges de percepteurs d s revenus d*s marchés champlain et Finlay, à être adressées au soussigné et depose» s à son bureau, tous les jours, de 9 A.M à 4 P, M ' L A.CANNON, Greffier de la Cité.Québoc, 23 avril 1881—If 189 A.N.itlontpetit ACENT PARLEMENTAIRE et D'AFFAIRES, No 6, Côte Lamontagne, - Soubassement du “ CHIEN D'OR." Québec, 23 avril I8M.193 ¦ ** *-> 'f i 'V ' .y*/ ^’t*'*'* ¦j””' ¦»- FEUTRE 'CÈDRE ROLGE POUR TAPIS / _ ‘ > i * -* a«*e du magasin do MM.« Benudel A- Chinic.» do do do do 1872 Genlôve do Ilollando (Gin) John de Kuyper, pur.1.75 Vin iîlauc (Sherry *-er).! 30 Vin Blanc (Am*»ntilado, Sherry,jtrôs sec) do (Jaillon, Club Shcrrv, (goût , .ôitn ., .exquis).4 OU Pas mo,ns de 5250, à long terme avec Vin de Malvoisie, pour dessert-».f x ! amorl*‘s-ement et à courl terme amortisse-db do do en caisse \ % d) r ment, do Malaga do 5 00 do Oporto do 4 00 T Société fait des prêts hypothécaires, tant j ^ A dans l»*s villes quo dans les campagnes, Les emprunteurs n'auront à paver ni frais d’administration, ni commission.* 90 60 2 (0 1.90 3 50 2.00 do Rouge (Oporto et Marsala- .S 1.25 Vin de Gingembre, 1è e qualité.Vin.de Quinine par cp.$6 50.Bouteille.Wh»*ky, garanti porter 3 gall, dans deux do do 1 do do un- do d’Irlande (Jush whisky) 5 ans.do do Seigle (Toronto) vieux 7 do Liqueur chatelaine, bouteilles d’une pinte (1 litre) Similaire Grando Chartreuse.do Santa Lucia, par bouteille J litre Bière anglaise Ind.Coope & Co., chupinc 4 ans en voûte j ar doz.1.75 [ Bière allemande, Lager Boer, pintes, par doz.Pour r^ns-ignements, s’adresser nu Chef de Bureau, k Québec.L.N.CARRIER.Québan, 16 février 1*81—6m.(27 AVIS i.00 40 Au Cierge et aux Grands eminaires t 30 THÉ ! THÉ ! ! THÉ ! ! ! Thé vert et noir, bon goût, bon arôme, par Ibs.30c CA FÊ ! ! ! Café, Mocha et Java, pai Ibs.40c do J*va do -.40c do Jamaïque do .30c RAISINS ! ! ! Raisins de Valence par Ibs.074c do de Corrinthee do .07}c Amandes molles, Noix, Avelines, etc.Assortiment de Biscuits des plus variés Bonbors assortis, très bon Marché, par Ibs 20c Gingrun Al Langlois.54, rue du Palais.Québec, 31 décembre 1880 1160 I EN VENTE A PRIX RÉDUITS : 1.C 11 rj'p*o Momè *-pera omnia,græce et latine, bd t.Boned.8t Mauri.26 vols in-quarto pour S90.UÛ au litru de Si • 5 uü.E AiiffiiNlinfl op ra omirn.Edit.B»*ned.St Mauil, 2z vols in-quarto pour 56U.00 au lieu de $80 00.8.Rfütllli opera omnin, græce et latino, stud.J Garni-r [Edit Bme l M uii] 6 vols in quarto pour S20.U0 au lieu de S31.U0.4- Bernard* o.era omnia.£
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