Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 26 octobre 1880, mardi 26 octobre 1880
4ctma Année No 131 q u otidienne—4enu Mardi 3C Octobre 1*80 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS.J’ESPERE ET J’AIME FRANCK !,\ l’AlX A OUTRANCE Paris, ,30 septembre.Si tout se passe comme l'annonçait une note oiticieuse de l’Agence Havas, il n’y aura décidément pas de convocation anticipée des Chambres, aucun document ministériel ne fera Peu importe le demi-désaveu ciui est arrivé, la nouvelle acheminé, elle a fait son trou.Voilà donc l’Allemagne avertie, et les projets belliqueux du chef futur de la République démasqués! Depuis ce jour d’aveu candide et solennel, à Cherbourg, la concentration des troupes prussiennes sur les frontières de France n’a point diminué.*** connaître à la France le programme ., , du cabinet du 23 septembre.j „fc,lîvvlHut la.retraite inattendue de M.Barthélémy Saint-Hilaire, le ! Freycinet, a laquelle M.de nouveau ministre des affaires étran- j Bismark et M.Gambetta mtme n e-gères dans le cabinet républicain, I P01,1B B 1° dire, tout a vient d’adresser à tous les repré-, al; Pr^'Par\8* #1 ., sentants de la France à l’étranger A tout prix, il faut dissimuler et mie circulaire dans le but de rassurer ! k)1?u Persuader au maître a tous, au les esprits sur les tendances politi- Pn.nGC Be Bismark qu on ne veut (aies de la République française.M.! P0111*» pour le moment, mettre flam-Barthélemy Saint-Hilaire prend à "orge.au vent.témoin de ses intentions pacifiques1 Voila pourquoi, MM.Ferry et Baria mémoire de M.Thiers, dont il a ‘hé °my St-Hilaire font aujourd hui été si longtemps le confident, Ile ^ou*es platitudes voulues.Que • collaborateur ” et u l’ami ”.de serments, do démonstrations et Après cela les puissances peuvent (1 embrassades ! La nouvelle consigne être tranquilles, certaines désormais PaJ^aî1^ % Pa^a^ Bourbon est : que le docte traducteur d’Arisfote ne * ji outrance.” inédite contre elles aucun projet bel-! Lh bien, malgré tous ces honteux Iiciueux.Nous ne sortons point, pa- aplatissements, le Jupiter allemand a froncé le sourcil, et a lu au tond du cœur de M.Gambetta.C’est en vain que vous vous humilie/, en allant chercher à Sainte.?__________ _ Périno le vieillard athée, l’helléniste rilisation, les assurances pacifiques ridicule, qui s est prosterné jadis aux ne seraient point du tout hors de Pleds du chancelier .Vous avez etc propos trop bavard, maître Gambetta ! ht D'après ce correspondant berlinois de Bismark n oublie pas.«le notre confrère parisien, Fallocu- ’ • lion de Cherbourg, prononcée par Sur le second point de la note de M.Gambetta devant ses amis les l’Agence Havas, on conçoit que le commis - voyageurs, a produit en nouveau ministère juge inutile de Allemagne une profonde sensation.présenter un programme ; M.Gam-M de Bismark, de ce jour, a coin- betta, en effet, en a formulé un pour pris clairement ce qui se tramait en lui, qui se trouve exposé ce matin tout au long dans la République Française.• L’article de la feuille opportuniste a pour but de prouver que le choix de M.Ferry, ministre de l'instruction publique, comme président du cabinet s’imposait à M.Grévy, et par conséquent que M.Gambetta n’avait pas à prendre le pouvoir, et rait-il.de la douce plaisanterie, symp-lûme également très pacifique.*** .Le lait est que, s’il fallait en croire un ancien diplomate, ami de la Ci tendent à Mont-sous-Vaudrey, pou-des parties de chasse qui doivent dur rer tout octobre ; les ministres, de leur côté, ont hâte de reprendre leur villégiature interrompue.Suffira-t-il des réclamations de la presse et des vœux des membres de | la gauche présents à Paris pour avoir • raison de ces graves obstacles à une [ convocation immédiate des Cham; bres ?On le croit beaucoup moins aujourd’hui qu’hier.Le .Sailli Slt'ge HlOMConici r galion* La nouvelle de la prochaine mise à exécution du second décret remet sur le tapis la “ déclaration ’’que presque toutes les congrégations non autorisées ont signée.Quelques esprits critiques ne se gênent pas pour jeter le blâme sur cette déclaration, maintenant qu’elle n’a pas obtenu le succès qu’on som- j blait en attendre.Les congrégations 1 ont été dupes, dit-on ; leur humiliation ne leur a servi à rien ; elles ont fait au pouvoir une plate concesion qui ne les a pas préservées de ses foudres.vaut une agression nouvelle.Le réveil du lion est redoutable.***¦ # Nous persistons à croire que la direction, plutôt indiquée que prescrite par Rome, était lionne.En souscrivant la “ déclaration ”, les congrégations n’ont point séparé leur cause d’avec celle des Jésuites.Les Jésuites étaient condamnés sans rémission : on n’eût accepté de leur part aucun acte interprétatif.Tant qu’ils ont été debout, les autres religieux se sont renfermés dans une abstention complète.Plus tard, ils ont pu, sans bassesse*, dire tout liant ce qu’ils étaient dans leur cœur et afficher une attitude conforme à l’esprit de l’Eglise.La guerre qu’on leur fera désormais sans une ombre d’excuse, sans le moindre prétexte, sera mortelle pour leurs adversaires.Voilà un grand point de gagné.Léonce de la Iïallaye.l/imagcrie ohMcriir plus clairement que les écrits les moins gazés des journaux à gros numéro, sont transportés sans la moindre gène jusqu’au fond des campagnes les plus éloignées de Paris, dans la balle du colporteur, car celui-ci ne craint plus aujourd’hui les “ vexations ’’auxquelles il était en butte jadis quand on se préoccupait de faire respecter les lois, de maintenir la décence publique, d’empûcher les progrès de la démoralisation, et de surveiller les mauvaises gens signalés comme les propagateurs d’écrits révolutionnaires ou de photographies obscènes.Les colporteurs eux-mêmes ont maintenant des rivaux dangereux.Les gens qui promènent de foire en foire des “ panoramas,” c’est-à-dire des galeries de grossières images peinturlurées qu’ils exposent derrière un verre grossissant ; ces gens-là, ou du moins un grand nombre d’entre eux, adjoignent depuis quelque temps à leur musée oiiiciel un petit musée ! secret, composé de photographies obscènes, qu’ils montrent dans un Nos gouvernants, tout entiers aux 1 stéréoscope.France et a changé ses batteries.*• Tût ou tard, s’est-il dit, dans la “ pénurie des hommes, Gambetta “ sera le maitre de la France.Or le •* président futur vient niaisement 14 de se démasquer.Il rêve une re-• vanche, il veut la guerre.Tout - grand politique, tout homme vrai-l* ment fort eût dissimulé ; lui, intempérant et vaniteux, se croyant ment devant l’ennemi, et se laisser frapper dans cette attitude.La censure n’épargne pas non plus le Saint-Siège, qui les a, dit-on, poussées dans cette voie.La vérité,que l'on sait bien aujourd'hui, c'est que le gouvernement a pris l’initiative de celte négociation.Cela posé, le Saint-Père pouvait-il repousser la main sans doute loyale n existent pas, et oublient absolu- saisie sur le fait par le collodion et ment de protéger la moralité publi- montrée à tous ceux qui peuvent1 que, de jour en jour plus irapudem- voir ; tous les Français sont égaux; ment offensée par les organes de la devant la corruption, à l'exception j pornographie et par les colporteurs des aveugles ; les femmes et les en- * d’images obscènes.fants, les jeunes filles et les petits j M.Cazot semble décidé û laisser garçons, tous peuvent, pour un ou l«*s propriétaires des mauvais lieux deux sous, prendre des leçons de littéraires exercer en toute tranquil- dévergondage et contempler des scè-1 lité leur industrie malpropre et mal- lies de débauche A faire reculer mè- • saine.mêles rédacteurs des journaux por- Aujourd lnii, on nous signale une ’ nographiques.___ _____ _________ autre industrie plus corruptrice en- Et l’on promène ces infamies du, que lui présentait le président * du core, qui s’exerce, paraît-il, avec la Nord au Midi, de l’Est à l’Ouest, sans conseil.même liberté dans toute la France, que les procureurs de la République,, S’il se fut renfermé dans une in* ot qui va porter la gangrène jusque les maires 'ou les gendarmes parais-! flexible obstination, on lui reproche- dans les campagnes les plus reculées, sent songer à s’en inquiéter.Il est rait aujourd’hui ce qu'on appellerait vrai que les colporteurs de ces obscé- ; sou orgueil ; il aurait moins l’appa- Un journal n'est accessible qu’aux nités n’appartiennent à aucune asso- ronce de certains torts, tandis que gens tout au moins assez instruits dation religieuse, et qu’il est tout à île modéra-, pour lire couramment ; d'ailleurs les fait impossible de les soupçonner de elle le prouve en montrant que le ., ., - .rôle du ministre de l’instruction pu- • déjà arrive au pouvoir, u a pu rctc- Clique doit être prépondérant dans • nir leJlot des paroles.De la son ]e nouveau cabinet, en raison du proprogramme devant les commis- ‘ gramme que cclui.ci aura à appli-voyageurs !— Cest bien : quoi|°uer 1 Ce programme, c’est le vote de l’instruction obligatoire et laïque, l’exécution des décrets, non seulement quant à la dispersion des congrégations religieuses, mais aussi quant à la surveillance des anciens établissements d’éducation de jésuites transformés, et enfin l’assujétissc-ment des ecclésiastiques au service militaire.44 qu’il arrive d’ici là, malgré leurs * dénégations et leurs embrassades, je 4* suis fixé ! Dans l’ivresse de la • gloire et de la bière, son secret lui 44 a échappé.Décidément ils ne sont “ point dangereux, les hommes d’E-“ tat français.” *** , Ainsi a pensé, s’il ne l’a dit, le prince de Bismark, d’après le correspondant do la Civilisation.Toutefois sa conviction, il fallait la faire partager à l’Allemagne.M.de Varnbuhler a servi de porte-paroles.Une médisance, une calomnie, si c’en est une, peu importe au Richelieu d’outre-Rhin ! M.de Vnrn-buhler est l’iustrumeut, l'Ame damnée du chancelier.Riche jadis, cet ancien diplomate, ministre wurtembergeois, est aujourd’hui absolument ruiné, et ne vit que de pensions et subventions de M.de Bismark.C’est son homme-lige, et ce qu’il a dit a été dit par ordre.clans l’état, son esprit de lion et de conciliation éclate à tous hommes qui le rédigent, si impu- cléricalisme, les yeux.dents qu’ils puissent être, ont beau N’oublions pas que .Tésus-Christ a s’imposer la loi d’employer toujours ______ , défendu (1 écraser la mrclic nui fume ic moi piopie.cesi-a-uiie en ce cas , , , • ni «• I encore.* m°t sa^ B leur arrive encore par- 'ait Pas aUemlu la troisième républi- j # „ * fois d’employer des allusions, des ter- clun pour inventer et répandre les j mes à double sens, enfin certaines gravures ou les photographies obsce-.Au surplus, Rome n'a point exprès- façons d écrire grâce auxquelles leurs uGS* est vrai ; mais jusqu a ce , sèment commandé, elle s’est bornée à récits les plus faisandés ne sont in- )our une guerre vigoureuse était ] faite aux gens qui exploitaient cette sale industrie ; aujourd’hui, une1 liberté à peu près entière semble leur j être laissée.Sous les régimes précédents, les journaux n'avaient pas besoin de *** En ce qui concerne la convocation anticipée des Chambres, que la plupart des journaux réclament et qui semblait s’imposer, il y a de grandes raisons contre.| D'abord, M.Gambetta n’en veut point, car la réunion du Parlement remettrait tout en question, et le mettrait lui-même aux prises avec les diverses oppositions que la crise ministérielle a soulevées contre lui ; en second lieu, les frères de M.Grévy, augmentés de cousins et d’amis, l’at- autoriser la démarche qui lui était tclligibles que pour les lecteurs un soumise.Les supérieurs des ordres peu instruits.religieux ont agi dans la plénitude Tout cela est bon dans les villes ; de leur liberté.mais les paysans, qui souvent no Ajoutons que la déférence* dont ils J peuvent lire qu’en épelant et qui ont usée â l’égard du Saint-Siège les ; n’entendent rien aux finesses et aux honore, et montre la force de l’orga-• malices des journalistes même les signaler d’eux-mêmes ces atteintes à ! nisation catholique.j plus grossiers, mordent moins que la morale publique, et ils avaient de S’ils ont montré,pour se soumettre, j les citadins à l’appât de la littérature temps en temps à annoncer les poursuites dirigées contre les auteurs tant de docilité, il est clair qu’ils ordurière.n’eussent pas été moins prompts à se défendre si on le leur eût demandé.Sur un signe de Leon XIII, ils auraient répondu par un non possum us ; mais le Pape a sagement jugé que ce n’était pas le cas.En intervenant à propos et avec discrétion, il a montré quelle immense force morale résidait en sa personne.de quelle nombreuse armée il était le chef.Cette considération fera peut-être hésiter la Révolution de- Rien n’est plus contraire aux lois ou les colporteurs d’images ou de de l’égalité.Aussi se trouve-t-il main- photographies indécentes, et les tenant des industriels qui s’appli- condamnations sévères prononcées quent à mettre l'indécence à la por- contre ces malfaiteurs.( tée des villageois les moins lettrés.Sous le règne de M.Gambetta, Le collodion et T objectif de la boîte nous n’avons plus à enregistrer de; à photographier sont les complices telles poursuites et de telles condam- de ces malfaiteurs, avec les filles perdues et leurs dignes compagnons qui posent devant l’objectif.Ces images infâmes, qui parlent nations, et nous sommes obligés de nous faire les interprètes de l’indignation publique en recueillant les plaintes qu’excite de toutes parts, dans les campagnes aussi bien que dans les villes, le débordement de la presse immonde et de l’imagerie obscène.(J.des Villes et Campagnes.) I»ii iiiimionunire «graphe La Société de géographie a, dans sa séance du lfi avril dernier, décerné une de ses plus hautes récompenses à M.l’abbé Resgodins, la médaille d'or de la fondation Logerot.Le rapport sur les conclusions duquel la Société de géographie a rendu un hommage de reconnaissance et de justice au vaillant missionnaire vient d’être publié dans le “ Bulletin de la société ” Les services rendus à la science géographique par l’abbé Desgodins, les dangers qu’il a dû braver, les souffrances qu'il a supportées, les vertus vraiment héroïques dont il a fait preuve, tout cela est exposé dans cî rapport avec une gravité éloquente.& , , * L’abbé Desgodins est un prêtre de la congrégation des missions étrangères.Ce sont les directeurs de ces missions qui, en 1853 résolurent ces belles explorations de l’Asie centrale qui ont eu déjà et qui doivent encore dans l'avenir de si errands résultats pour la civilisation et pour la science.Lorsque, en 1835, l'abbé Desgodins fut désigné pour pénétrer par l'Est à travers les Indes et l'Hymalaya, jusqu’au Thibet, deux missionnaires, MM.Kirch et Bourry avaient péri dans une tentative faite avant eux afin de s’acquitter de cette mission.C’est à l’initiative persévérante de la congrégation des missions que l'abbé Desgodins dut d’être poussé vers l’entreprise dont l’issue a été si glorieuse pour lui.Ce sont les secours do la relegion qui lui nt permis de la remplir.Outre le courage que les espévan* ces d'une autre vie inspirent au missionnaire catholique, jusqu'au fond de l’Asie centrale, l’abbé Desgodins devait trouver des stations des missionnaires.A Bonga, oû il s’était établi en 18(12 et oû il demeura jusqu’en 1805.il avait avec lui plusieurs de scs confrères, notamment l’abbé Durand, qui périt sous les coups du fanatisme des Lamas.A l’heure actuelle, l'abbé Desgodins est établi dans un petit village sur les bords du Mekong.Il remplit sou ministère apostolique, et en même temps il rend à la science les plus éminents services ; il s'est attaché à recueillir les renseignements les plus variés non seulement sur la topographie du Thibet, mais sur la géologie, la zoologie,l'ethnographie, la langue, la littérature.“ A côté de son érudition, de son zèle et de son désir de rendre utile à la science, les traits du caractère do l’abbé Desgodins sont—dit le rapport présenté û la Société d«» géographie —une patience à toute épreuve, une grande modestie, et une sincérité absolue dans tout ce qu’il avance.’’ *** Si l’abbé Desgodins n'était pas Feuilleton du COURRIER DU CANADA 20 Oct.1880.—No 78 LES Errants de Nuit Par P A VI.PAVAI.DEUXIEME PMI TIE !,« Ruine* d’Orvnl (Sitite.) —Entendez-vous cela, Hector do Solcuvre?s’écria JeanGuern.Vous êtes riche de dix-huit cent mille lianes.Le jeune homme ne répondit point.Nicolas Guern cependant continuait «a lecture.La pièce qu’il venait de live se terminait, comme la plupart de celles que M.de Blamont avait laissées, par une sorte de serment repoussant l’accusation qui était la torture de sa dernière heure.On voyait que cette pensée l’avait poursuivi jusqu’au suprême instant, Chaque fois qu’il avait pris la plume pour faire ses dispositions, en vue de sa fin prochaine et volontaire, il avait protesté do son innocence et rejeté l’accusation sur le compte des véritables assassins : les trois frères Le-gagneur, Michel, .Tean et Antoine.Ici, sa protestation était éloquente comme un cri du cœur.Sa conscience même parlait.Nerea.depuis quelques minutes, prêtait l’oreille aux bruits qui venaient de la caverne inférieure.Elle seule peut-être avait la perception complète du danger.Nerea sentait là une foule au-dessous d’elle.Elle la comptait presque.Tout à coup Hector la vit debout à côté de lui.—Eveillez-vous, Solcuvre, lui dit-elle ; écoutez ces dernières paroles du mort ! On a trompé Honorine do Blamont, son père était innocent ! —Et qui l’a trompée ?murmura Hector.—Moi, répondit la jeune fille.La tête d’Hector retomba sur sa poitrine et il dit : —Vous, je no vous crois plus ! Nerea lui serra le bras avec force.—Ecoutez ! vous dis-je, écoutez ! ordonna-t-elle.Son accent était tellement impérieux qu’Hector obéit malgré lui : il écouta.Nicolas Guern achevait de lire la justification du malheureux châtelain de Blamont.Hector passa tour à tour ses deux mains sur son front, comme un homme qui cherche à ressaisir sa raison.—Est-ce vrai, cela ?demanda-t-il sans savoir qu’il parlait.—C’est vrai, répondit Nerea.—Son pèro à elle, poursuivit le jeune homme en balbutiant, n’a pas tué mon père, et ma mère.—Non, répliqua encore Néron.Tuis elle ajouta : —Fardonnez-moi.Hector ne l’écoutait plus.Il s’était lancé au milieu des Guern.—Est-ce vrai,cela?répéta-t-il d’une voix éclatante : ce n’est pas M.de Blamont qui a tué mon père et ma mère ! Il y eut un mouvement au bas de la rampe à ce cri.—Veille, Mathieu ! attention, petit Pierre ! dit tout bas Jean (luevn avant de répondre à Hector.Fuis il répartit : —Les assassins sont les Lega- gneur.—Mais alors.fit Hector éperdu, pourquoi a-t-elle acccusé son père ?.Oh ! cette femme lui avait menti ! Il bondit du côté de l’échelle, car il n’avait qu’une pensée : courir à lu loge de Mathieu Sudre où Honorine soutirait le martyre.Rapide comme l’éclair, Nerea lui barra le passage, et ils se trouvèrent ainsi tous les deux en vue de ceux d’en bas.—Fins tard ! plus tard ! murmura-t-ello ; ceux qui ont les mains pleines de sang sont entre elle et nous ! Hector l’écarta violemment.Il parvint au bord de la plate-forme.Nerea poussa un cri de détresse.Elle avait vu briller quelque chose dans l’ombre au fond des grottes.—Un fusil ! dit-elle.Et d’un dernier effort elle se jeta au devant d’Hector.Une trainee de feu s’alluma ; une détonation éclata dans les ténèbres.Nerea tomba et mit ses deux mains sur son cœur.—Vous me pardonnerez, murmura-t-elle ; elle sera heureuse par moi qui vous ai sauvé en vous donnant ma vie ! Hector l’entendit-il ?La vit-il tomber à la renverse ?11 cherchait l’échelle.Mathieu s’écria en ce moment : —Ils ont enlevé l’échelle ! Petit Fierro, éveillé en sursaut par la détonation, se frottait les yeux.Il aperçut le premier le sang qui s'échappait de la blessure de Nerea.—A genoux, tout le monde ! commanda le vieux Guern d’une voix tonnante.A peine avait-il prononcé ces mots quo la nuit de l’étage inférieur s’éclaira.Les tirailleurs postés par Antoine découvraient Hector, l’enfant Petit Pierre et Mathieu.11 y eut une décharge générale.Les fils de Guern Monnin et Mathieu avaient obéi au commandement du vieux dragon, mais Julienne restait debout.Elle marcha droit à Hector en disant : —Attendez voir, la Victoire, si vous voulez ! Elle se présenta, droite et haute comme un homme devant l’ennemi invisible.Elle saisit Hector dans ses bras, le souleva et l’emporta jusqu’au-delà des tombes.Il y eut encore deux ou trois coups de fusils tirés, mais aucun no l’atteignit.En bas,nue voix cria comme on fait un commun- Vous l’eussiez bien étonné lui-même si vous lui aviez montré dans un miroir, en ce moment, ses regards 1 dement militaire : —Chargez, là-haut ! En avant ! marche ! , Vingt hommes armés se précipitè-1 rent en même temps, poussant un 1 hurlement sauvage.Ils sortaient de ce coin en niche contre lequel Antoine avait posé l’échelle.C’était la troupe d’Etienne Legagneur.Julienne dit à ses deux plus jeunes lils en leur montrant Hector : —Four celui-là, on se lait tuer, Es afants ! Allez ! Les deux jeunes gens s’emparèrent d’Hector qui.électrisé par le bruit de la fusillade et l’odeur de la poudre, essayait de leur échapper.—Tenez-le bien ! ordonna encore Julienne ; ils n’en veulent qu’à lui ! —Mais, objecta le plus jeune des deux fils en monrtant d’ùn regard envieux et ardent la méléc déjà engagée, si on a besoin de nous, la mère ?Julienne haussa les épaules et répondit : —La Victoire va les contenter assez ! La Victoire était en train de ron-tenter son troisième adversaire.Etienne Legagneur gisait devant lui, la této fracassée par un coup de bâton.Etienne n’avait pas même eu lo temps de décharger ses pistolets, et Jean Guern dédaigna de les lui prendre.’ C’était un bonhomme épique ! joyeusement allumés et le gai sourire qui se jouait dans les rides de son visage austère.Sa haute taille semblait encore grandie.On voyait ses cheveux blancs flotter, secoués par chacun de ses coups.Chacun de ses coups était une tête brisée.Il restait, jusqu’à présent, en avant de tous, faisant le moulinet avec sou bâton, lourd comme une massue.Ses deux Ills aînés se battaient à coup de crosse après avoir déchargé leurs fusils.On marchait dans lo sang.En bas, la voix du major Legagneur cria : —Hardi ! les garçons ! nous sommes à vous ! Nous montons ! —Arrivez ! arrivez! répliqua Jean Guern ; il y en a ici pour tout le monde ! Il ajouta, en fêlant le* crâne d’un fraudeur qui l’ajustait avec son pis-tolet-tromblon : —Toi, ta fortune est faite ! Lo fraudeur tomba en travers sur le corps d’Etienno.—A un autre ! dit le vieux Jean, il en reste ! Cependant les assaillants, supérieurs en nombre et certains d’être soutenus, ne perdaient pascourage.La plate-l’ormo, faiblement éclairée, ne leur découvrait pas tous les recoins, do sorte qu’ils devinaient l’or partout où leurs regards ne pouvaient point (A suivre.) LE COURRIER DU CANADA "* V C praro, membre de la congrégation marché tiendra pour l'élection de | dès le commencement la situation, des missions étrangères, et qu’au lien les Ligueurs, en vue du danger novembre.Daus ce cas, on ne saurait | Los démocrates n'ont -pas compris.commun.< , Les proprietaires uefie «entent plus me pour ce français îa gloire qui a Dans un discours prononce vecein- eiuaer la question été si libéralement accordée à bivin- m,>m le sénateur Voorhees disait : dans des faux-fuyants qui se , , .I reniement d’agir avec vigueur m > aien —Un incendiaire a détruit le bureau IIAZAll du sacré- bflfeim.«r-Les recettes to tales du Bazar du 'SicrfrGpur s'élèvent aa.jpli montant do $3 272.• MplLEtDi; CHÀnBOf.'.Liiünrdil qu'il s'otlre en’, vente dans ce tetnps-ci de l'Iuiile de chfcfrbon américai lie êxpfôsi ve.Des saisies1'ont:'été opérées en diHe-rents endroits." DES PBEMIERS EXERCICE^DE PLAIN CHANT.—Nous æv onscreen de M.L.O.Lupine, libraire.Si fi livret imprimé chez M.A.Côté, portant le litre que Ton vient de Rue.L*» but modeste de ces exercices est de rendre les enfants capables «le st* servir des livres de plain-chant pour apprendre à solfier correctement.Ces exercices sont si simples et tellement gradués que l’élève peut passer de Pun a l’autre sans la moindre difficulté.Comme le titre l’indique, ce n’est pas mie méthode, mais de simples exercices.Il y a plusieurs méthodes fort estimées, et .M.Edmond McMahon vient d’en publier une qui a de hautes recommandations.Mais ces simples exercices manquaient pour les commençants.Ce livret, dont le prix n’est que de CO contins par douzaine, va combler cette lacune.France.les hiboux.—M.Augustin Drolet du faubourg St-Jean a tué hier ASte-Foye un hibou mesurant quatre pieds et huit pouces d’envergure.Jl est visible dans la vitrine de M.Corneil.sellier, Rue Sl-Jean.Ce matin, M.Dennis 0*1 lare eu a tué autre sur le cap.moût subite.—Hier soir, vers 11 30 li.• # .un jeune homme du nom du Guy, demeurant à Saint-Sauveur.ert mort subitement d’une indigestion.A la fin de la veillée, qu’il avait passée joyeusement, il mangea du mouton et des pommes.A onze heures il tomba malade, et une demie heure après il expirait, Part du médecin ayant été impuissant à le sauver.Lejeune Guy avait communié le malin même.Le prêtre a ou le temps de l’administrer.ré n in le accident.—lin nommé Caron a été hier, frappé par les chars en traversant la ligne en voilure, près du moulin Rennet.Il a eu la tète fracturée.On no pense pas qu’il survive.Le cheval a été tué mais la voiture n’est que légèrement brisée.l’affaire du pont-bouge.—Les prisonniers Dubuc et Mondor, accusés d’avoir mis des obstructions sur la voie du chemin de fer du Nord près du Pont-Rouge il y a déjà quelques jours, subiront leur procès au prochain terme de là cour criminelle.intéressant rapport publié sur l’abbé qya ;x un p]lls juste sentiment, et que aussitôt que la question économique! ______ Désirodins par la Soci< te d» -^o.ra ^ gén éral Hancock recevra 10,000 ! a ôte mise sur le lapis.Lien ne leur ITALIE.Home, 2ô octobre.—En en novembre que nous était plus facile que de prendre le | recevant les fonctionnaires pontifi- 5„nû à notre lickel en dessus en prouvant dès l’abord que eaux, le Pape a de nouveau atlirmé SOMMAIRE.I, • S.iinl S.••g** Ir - on 1.imagerie ob?oîn»\ i ri missionnaire géograph» l ; lkton :—Les Errant F*vai ù suivi r \ .i au k inlVTf tociion y>i» Q l -*n N hiv l‘nritpr.: nifri'itie.Mpniento iL’lf i>ju**.I vi.t•*> nonvt Iles l .lits *ii WT-.Nou*.!L iri:i!;:' • voix de plus n’en avons donné octobre- 11 n’y a pas au monde un : L* tarif actuel était une plaie pour les corps plus loyal et plus inébranlable ; classes ouvrières, et que leur intérêt .cratie de l’Indiana.Le! était dans le développement indus- que la démoc public a confiance dans la capacité.\ triel auquel le système prohibitif lait Lintéirrité et le patriotisme du gêné- obstacle.’ ml Hancock.Tout ce qu’il a dit ou Voilà une des principales causes écrit l\i affermi.Te n’ai jamais connu de la défaite des démocrates dans un candidat qui se soit autant fortifié l’Indiana, et peut-être aussi dans après sa nomination.11 n'y a pas un l’élection de leur homme, digne, j Dulcigno.homme d'intel];gonce moyenne aux j après tout, d’un meilleur sort.Nous! Etats-l'nis qui doute de la sécurité croyons que le mal est irréparable, et [ du pays sous son administration, que Hancock a besoin de jouir d une Hancock ]ui-mém«* ne lléchii jamais, très grande popularité pour pouvoir énergiquement les droits du Saint-Siège sur son domaine temporel, et a maudit la fête de l’entrée des troupes piémon taises à Rome.ORIENT.—La presse anglaise conseille aux Curées d’etre patients, et au gouvernement anglais d’éviter l’emploi de la force.La Porte promet toujours de céder iMEUiqui: allouées !Sétudiés.*‘t ses partisans ne fléchiront pas j franchir le seuil de la Maison-Blanche, de par le vœu librement exprimé de la nation américaine.\ ».• • ir moiii'-iil «!*• vu 11 j .i Fau-i -in.• ! *min> à li.irr.t‘1» > — .Iü-cj M a rc ha n.— S.lu \ JVnseign»* du pied d»?cou*.'! .!.A \V.IS»-:»!, fuhrSqu :.n' • «3 \ux «laines et aux Mes* N i.iivH; ps i m port a t i ouc U .irrita u A Ci»\ i pii rc d.AU N i j**r.< Lu Li‘ iî'n«: tonne* f h*- u SB .HVKHK€\ .ili (KTOitlU: 1880 aagatggaafl A VIS AUX I\Ti:K2>SKS Notre journal n'a pa> encore acqui s dans ce moment critique." I/attitude de la presse des Etats-rnisest assez curieuse.Certains jour-I naux, démocrates au délmt de la campagne, voyant les chances grossir | pour Garfield, sont passés armes et bagages dans le camp de leurs adi versai res de la veille.C’est l'histoire j qui se répète là bas comme ici :l'appàt I des laveurs opère parfois de singulières conversions, quand ce ne sont j pne deo apo^tacios.("est ainsi que le j Noirs, journal démocrate de Chicago, sans être un transfuge, abandonne la lutte et jette le découragement parmi les siens.Nous pourrions citer d’autres feuilles,même françaises,qui ont tourné casaque,et qui adorent aujourd’hui ce qu'elles brûlaient hier.T Kit 1C E-X IC U V F —Les négociations pour la paix entre le Chili et le Pérou ne paraissent pas avoir reçu une bonne solution.—La ville d'Iquiquc, dans le Pérou, a été détruite presque totalement par le feu.a I jEcho //es Canadiens de Manches-a-si-z cl']mlépquiin:iii\, poisson et huile h ordre.Pioneer, Lebruiu, Pointe mix Erquiuiuiiv, poisson et huile à ordre.-.lit.\lo(.’leinenl, Sydney, CR, pont MontiAil.HOLT&» DEAN, COURTIERS, Agents Financiers et Comptables, .Vu.£2, Bue Sl-IMorn*.Ben* h.nd- acheté et vendu ; Hypotheques ( r.’dils de Banque Avances Mir eonnai-se- j (hi exigera d s garantir- p 1137, 55 145 .i IIÎJ ü 53J i 5 14 't\ m frÿ'Le Courrier du Canada, efil en vente chez MM.Drouin et frère», libraires, No.96, Rue St.JoBeph, St.Roch, et chez M.A.F.E.Darveau, libraire, I$o.Rue Sty.Joseph, St.Roch’, Québec.Stocks achetés et vendus pour argent comp tant ot a termes.On rofoiinntt nnirorsollcnnnit que loi» Pilule» Calhartique» il'Ayor «•oui le meilleur »1»* tou» les purgatif-» employé* Jt»n« !• * famillei*.Elle'» j»ont le résultat «le lom.Mie« » ( laborieuse* recherche» couronnée» «le *tie Cl) a 7 i» Extra.*** ^ 5.50 AVIS AUX MM.OU C 1/E R.GE.Vin ÎUcsse |>ur.è • 4.•••• •••••••••»• • •• »••••••••••*••• •• lûmes « i ** I .trd Mess, • • • • « é • é Mince, ! K K s 0.07 a 0.08 0.10 a 0.11 0.0* a 0 09 0.11 a 0.12 200 livies.!s 50 i 11) 00 17 00 a 17.00 »•••••••• • é é « JJ E APS DE MOSCOU.1 y;APS DE CASTOR.Saindoux **u :/»*an.•• >nn* •• 3ènié IWMesS.•• - .! 5.50 ,i IG oo | I~\i;APS DOUBLE FOULÉS Kngl.P.Mess, “ ** .15 ^0 c L» a0 | I I •ixtra Prime, •* •• .13 50 a 11.00 J " •,,;o| DRAPS.MOTTO N ES.' DRAPS MATELASSÉS.DRAPS DE PILOTE.VIERGES NOIRES.Oc., de.zamg awn ni fii t lit i JO fl-Arrangement d’ETE-JQ-J1 CETTE LIGNE so compose des puissants steamers en fer de première classe suivants, bâties sur le Clyde, à double engin.PARISIAN.5400 en construction SARDINIAN.4200 U.Dutton,R N CIRCASSIAN.«.3400 Lt.Smith, RNR POLYNESIAN.4200 Capt.R.Brown.SARMATIAN.3600 Capt A.Aird.SCANDINAVIAN.3000 Capt.Barclay PRUSSIAN.3000 Cap! J.Ritchie.MORAVIAN.2650 Capi.J.Graham PERUVIAN.-.3600 Capt.Watts.CASPIAN.3200 Capt.TYoçks.HIBERNIAN.3400 Lt.Archer, R N R NOVA SCOTIAN.3300 Capt.Richardson AUSTRIAN.2700 Capt.J.Wylie.NESTOR IA N.2700 Capt.Wallace.MA NI TO RA N.3150 Capt.Home.CANADIAN.2600 Capt.J.Miller.CORINTHIAN.2000 Capt.Jas.Scott.PHOENICIAN.2600 Capt.Menzies WA IJ) ENS IA N.2300 Capt.Stephens.LUCERNE.2800 Capt.Kerr.ACADIAN.1350 Capt.Cahtl.NEWFOUNDLAND.1500 Capt.Mylius.LES VAPEURS DE LA LIGNE UK La MALLE DE LIVERPOOL.(Partant de LIVERPOOL tous les JEUDIS et de QUEBEC chaque SAMEDI, arrêtant à I^ocli Foyle pour recevoir à bord et débarquer les , Malles et les Passagers allant en Irlande et è» BEHAN BROS R ue Ruade ! ARTISTE.H AUT E-VILLE Peint rc-lK‘4oiiH tu i-, INFORME le clergé et lé puni,,:’ « n , qu’il a transporte sou atelier dans tui \,Hl Nos Importation?cVAutomne mal à beaucoup plus grand, construit «h rui«Tcin,i.| jt.ir roujde.Volailles Oies Perdrix * Lanards " »• •••••• • é • * • • ••• •••••••< • •••••• •••••• • • • •••••••• •••! $1.50 a 3.00 0.40 a 0.50 '.OU a 1.70 0.4O n 0.50 O.50 a «L60 Pigeons la «louzaine.J OO j.so V TKLVETINES NOIRS ET DE Morue verte le ban i.»5> ./ i.» V hattt rTTr»Li Saumon No.1, baril > COULEURb.d»3 200 livres."18.o u -ou.On , \q'rvrci xt/'vt'oc* Saumon N.I,laliv;e.ü.îlla 00.12 j U A TINS ftOIRS El DE COU- Hareng du Labrador.7.25 a 5.50 LEURS.Hareng Maquereau }*ar bar;.3.50 a \ 00 Truite “ “ .10.00 a 11.00 Anguille le cent.0.00 a 0.C0 SOIES DE COU ! m i PLUCHES DE i LEURS.17RANGES DE SOIE NOIRE ET .DE COULEURS.Grand :t$*ortimciil DE A PA II TI H DK HflHillCDI 23 Jt IN INM> L»- trains partiront comme suit : ! • l>c Québec : ! CIRCASSIAN.Samedi, 2 Octobre.i SARDINIAN.* 9 , f.PERUVIAN.• 16 .Mixte.Mam.k.I-.xi-ukss.| POLYNESIAN .' * 23 .Départ de Hoche- 1 MORAVIAN .30 .laga pour Hui!.1.00 a m S.30 a ni ;>.I5 |> m ; SA U M ATI AN.C Nnvenihr* Arrivée à Hull.10 30 “ IH0|im !).a “ j CIRCASSIAN.13 , Départ de Hull pour Hochelaga 1X0 •• 8.20 a m 5.05 “ Arrivée à llocbe- laga.10 30 •• 12.30 p ni 9.15 •• Départ de Hoche- Passager , laga po r Que- de Nuit bec.6.00 p m 10.00 p m 3.00 “ Arrivée à Québec 8.00 a m 6.30 a m 9 25 ** Départ de Québec pour Hochelaga.5.30 ;» m 9.3 ) p m 10.10 a m Arrivée à H oc lie- SARDINIAN.PERUVIAN .20 27 Les vapeurs extra pour Liverpool, pat liront à des intervales réguliers pendant tout»* la saison.Prix du Passage de la Pointe-Levis : i.ijbtrt4!.$8 i, $ / 7 o t $61 Suivant les accommodements.laga.S.OJ a m 6.30 a m » »0 p m intermédiaire .$45.00 Départ do Hoche laga pour St.Jérôme .5 39 p tn Arrivée à St.Jérôme.i.l» ** MIX I K.Départ «le St.Jérôme pour Hochelaga.6.45 a m Arrivée à Hoche-laga.9.00 “ [Trains Locaux entre Hull et Aylmer.] Les trains quittent la (ïar** du Mile-End.sept HIRKRNIAX.28 minutes phis lard.Ifiy-Sur tous les Trains pour Passager il y a «les magnifiques Chars Palais et des Chars Dortoirs élégants sur les Trains de Nuit.Les trains allant et venant de Ottawa font rencontre avec les trains allant h et venant d»?( )uébec.Les Trains du Dimanche partent de Montréal L 1 G iV E DE G L A.S G O IV 1*.ntiepont.ê.31 «00 Les steamers de la ligne de la malle de Halifax, pour Saint-Jean, Terrencuve ct Liverpool, comme suit : De Halifax : ; HIBERNIAN .12 Octobre.CASPIAN .23 « NOVA SCOTIAN.9 Novembre.Prix du passage entre Halifax d Saint-Jean Calune •«.«.*« .$—0 Intermédiaire.15 L n t r**pon t.6 LES STEAMERS DE LA Dans le but «le nous prévaloir île ces avantages et Ü1TKS île chandelles de paralino «b* 6 .D et de douze.•J CAISSES «le cire de Paralino railinée.M.MOUNTAIN.15 sept.188Ü—3ui GROS SEL DE LIVERPOOL.3 0AA O ACS «le gros sels «le Liverpool, jOUy O sout attendus tous les jours, par !’*• Oltoliua ", pour être «lélivrés «lu vaisseau dans le port, ou sur le quai, en lots nu goût «les acheteurs.—AUSSI — Sel de la Fncterio «le Dean **n sacs, «lemi-sics endieuses, Ornements «le corniches, Services à diner et à déjeuner, Sets ii toilette, vase décore*.Argenterie, etc., etc.,, \U PItIX COUTANT.On vomira bien se rappeler «pic nous u\nu** toujours en mains un magnifique assortiment «le Vaisselle, Verreries, Jarres, Terrine*.C O U T E L L E R T E.— AUSSI — Huile de C liarhon AINSI QUE UES VITRES ET DE LA VAISSELLE DK Otîinti QUALITÉ en panier.Renaud A, lie., 24, Rue St.Paul.Québec.15 mars 1880 71 Demande d’emploi.ÜN ORGANISTE, pouvant enseigner lu musique vocale, «Ictuande une place, à Québ*v ou aux environs.S’a«lr»Lssor au Bureau «lu Courrier du Canada.Québec, 8 avril 1880.1014 CONDITIONS —DU— Courrier du Canad; Prix «le l’Abomicmeni ED m ON QUO T! DIEU NE.1 CANADA RT ETATS-UNIS.A {Un au.90.00 fcix mois.,*8.60 Trois mois.1.00 Un an.f un an.20m stg NGLK’I EIiIIE.| Six mois.13.0 •• l Trois mois. Pour cli4«|Uo insertion subséquente.!24 *• 1*0111* les annonces d’une plus grnmle étendu*', ell«*s seront insérées à raison de 10 contins par ligno pour la première insertion, et de 5 c.nlm* pour les insertions subséquentes.RECLAMES :—20 contins la ligu *.Les annonces, les réclames, les n lionn«>in«*iil^ doivent être adressés ù JLeger Broussea u ÉDITEUR PHOPKIÉTAlHIi.RUE BUADE, HAUTE-VILIH QUEBEC.A'«r«sser BAXTER A CIE., Bnimiierlé 17, Rue Wall, New-York.OiiaImw.5 mn im-u« 71(1 No 9, R«o Bnndé, H V .Qaéhn IMPRIMÉ et publié par EQEIl BROUSSEA i Nditew'-Propriétaire, 2890 145
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