Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 22 juillet 1880, jeudi 22 juillet 1880
A£4cme Annee No 80—Edition quotidieniio-4eme annee Jeudi 88 Juillet 18$O d' »•’ DES INTERETS ET J’AIME MeetiuK «catholique de Purin SALLE DE L’ETOILE.Discours th: M.Depeyre, (suite ) II L’Eglise ne demande qu’ane chose : sa place au soleil.Elle ne demande que cela, mais aussi litfge 4**e r^‘ dame le libre épanouissement de toutes ses œuvres de loi, de prière, (renseignement et de charité.(Mouvements d’approbation.) Messieurs, c’est cette place dont on veut nous chasser, c’est cette place que nous venons défendre ! On nous la dispute partout, on nous la dispute dans l’enseignement primaire, on nous la dispute dans renseignement du second degré, on nous la dispute pour toutes les associations religieuses.L’enseignement primaire ! Si je vous en parle tout d’abord, Messieurs, c’est que la question intéresse plus spécialement les enfants du peuple, et que le peuple, pour protéger l'Ame de ses enfants, n’aura pas les ressour- des écoles, le rapporteur avait raison ces et les moyens que d’autres pour roiit avoir pour sauvegarder 1Y des leurs.L’instruction primaire, à l’heure qu’il est, je ne crains pas de le dire, i • s t en danger : on a présenté des projets qui, non seulement doivent conduire à son bouleversement, mais qui doivent conduire à sa ruine, à sa ruine complète, à sa ruine absolue.*** Messieurs, on avait calomnié M.le ministre de l’instruction publique en l’accusant de vouloir expulser les Frères ; on l’avait calomnié, il le criait bien haut, et trois mois après un projet de loi était présenté qui excluait tous les congréganistes de l'instruction primaire.Ah ! l’histoire de ce projet a quelque chose de singulier et d’original.11 a eu deux éditions.Dans la première édition, il y avait un article qui disait que désormais, dans le programme de l’enseignement primaire, no serait pas comprise l’instruction religieuse.Il y avait un article 29 qui disait : Désormais les congréganistes ne pourront plus être instituteurs publics.En rapprochant ces deux articles,le rapporteur, M.Paul Bert, s’exprimait ainsi : 4i L'instruction religieuse n’étant plus dans le programme de nos écoles publiques, l’instruction primaire ne pourra plus être confiée à des prêtres ou à des religieux.En faire des instituteurs public et leuT interdire en même temps de donner l’instruction religieuse à tous leurs élèves, ce serait les placer entre deux devoirs, avec l’obligation de manquer à l’un d’eux.Or, de ces deux devoirs, l’un simplement légal et humain, l’autre, à leurs yeux, sacré et d’origine divine, il n'est pas difficile de deviner lequel l’emporterait.D’ailleurs, il est vraisemblable qu’aucun d’eux n’accepterait une situation aussi périlleuse et l’on peut dire aussi immorale.” Cette fois, M.Paul Bert avait raison.L’école sans Dieu ne peut être l’école des frères des écoles chrétiennes ; l’école sans Dieu ne peut pas.être l’école des sœurs.Donc aprèp, avoir banni l’instruction religieuse de le dire, la conséquence logique devait êlre l’exclusion des congréganiste* des écoles publiques., ., *** .C’était la la première édition du projet.Il y en a une seconde, la dernière, la bonne.(Rires.) On y à maintenu l’exclusion de l’instruction religieuse.On bannit renseignement religieux de l’école ; mais vous ne retrouverez plus l’article qui exclut l»\s instituteurs congréganistes.La raison en est bien simple.Il y a là un calcul digne de nos opportunistes.' ’ Pourquoi, s’il est.certain—comme M.Paul Bert l’a dit, comme personne n’en doute,—que, le jour où l’ins- ! _ .rak.truction religieuse serait bannie de j ni des obscurités de la métaphysique, nos écoles publiques, les frères et les ni des éclairs du Sinai.” sœurs les déserteront aussitôt, pour- Soit, mais lorsque vous aurez en-quoi.s’ils sont obligés de partir d’eux- seigné ces vertus morales, si un en-mômes, pourquoi les chasser, nous ?fant sc lève et nous demande quelle C’est inutile.; sera sa récompense s’il les - pratique Et lorsqu’ils auront déserté nos.et quel sera son châtiment s’il ne écoles, et que les populations vien-! les pratique pas, que lui répondrez-dront se plaindre nous pourrons leur vous ?répondre : Ce n’est pas nous qui les 1 .Te crois qu’à ce moment-là, vous avons chassés ! Us partent parce auriez besoin des éclairs du Sinai u’ils le veulent bien, ils nous aban- (Bravos et rires.) onnent parce qu’ils le veulent bien ! Une loi qui n’a pas de sanction Et ainsi nous rejetterons sur les n’est pas une loi, et si vous ne you-frères et les sœurs l’odieux qui devait lez pas de la loi morale qui vient tomber sur nos têtes.d’en haut, je me demande quelle est Convenez-en, le calcul est bien la loi morale qui vous reste.La loi r - - - - .• • ¦ • m m .1 1 ( 1 1 1 / 1 I > 1 • • ' j .< » ¦ •le prends le projet de loi et j’y lis ceci : On donnera à nos enfants l ins traction morale et l’instruction civique ! .JL’instrçt.ion morale.?Tour comprendre la val QU v de ce mot,je vais au rapport de M- Paul Bert, et je trouve tout un catalogue des .vertus morales qui vont être enseignées aux enfants.Il yja la “ fraternité,” laj” solidarité,” le “ dédain de la vengeange, ” le “ mépris de l’envie ” (je cite textuellement), en un mot,une foule de vertu?sociales et .politiques, je dirai presque des vertus .champêtres (Rires et applaudissements.) qui rappellent les “ pastorales ” de la Convention ! (Vive approbation.) “ Et pour enseigner ces vertus, dit M.Paul Bert, nous n’aurons besoin i trouvé.(Vive approbation.) morale d’en bas, le code pénal ! Celle-là, le gendarme la garde, tant qu’il est le plus fort.(Applaudissements.) auront l’âgè de six ans au minimum et Page de douze ans au maximum (c’ost l’àge fixé pour les écoles primaires), on apprendra aux enfants.la constitution démocratique du pays, l’organisation civile, administrative, linancière, politique, de notre société démocratique et laïque.(Hilarité prolongée.) Messieurs, j’ai cité textuellement.Et comme cela ne doit pas suffire, M.Paul Bert ajoute qu’on leur apprendra encore la souveraineté et l'indivisibilité de la nation, la participation de tous aux charges sociale**! et la nomenclature se termine [ceci, Messieurs, n’est pas seulement dans le rapport, c’est dans la loi] par les règles usuelles du droit et de lY*cono-nomie politique [Hilarité].Voilà le programme de l'instruction destinée aux enfants dont le plus jeune aura six ans, et le plus âgé aura douze ans.(Nouveaux rires.) 11 fallait un complément.Ce complément, un industriel IV très habilement trouvé, et l'a offert aux personnages les plus considérables de notre gouvernement.Il s’agit de l’imagerie patriotique.Vous ne savez peut-être pas ce que c'est que l'imagerie patriotique.Il s’agit de créer de petites images qui doivent être données aux enfants des écoles primaires comme bons points, et qui doivent remplacer ces imagos religieuses que M Paul Bert poursuit de sa haine la plus profonde et la plus tenace.L’entreprise, je le répète, se présente sous les plus heureux auspices.patrons ?un jour va venir où une fille de dix à douze ans apportera à sa mère comme récompense ce portrait de Diderot,et lui demandera ensuite à lire le roman de 14 la Religieuse Et si la mère est embarrassée pour lui répondre parce que cette œuvre immonde n'a jamais souillé ses regards, cela ne prouvera qu’une chose,; c’est que la mère fut victime d’une éducation cléricale, et que la fille va recevoir au contraire une éducation libre et républicaine.[Applaudissements ironiques.] *** Eh bien, oui, ils partiront ! ils partiront parce que, comme le dit M.Paul Bert, le jour où ils ne pourront plus parler de Dieu à leurs enfant ils seront obligés de choisir entre " rôles d’instituteurs et les vœux quns voc v.v, ^ % - ~ ont faits Pour eux le choix n’est pas citations que je viens de faire et dans l!- a causP llu 1,IPU T1 ^1' douteux.ce superbe dédain pour les éclairs du °De ™ le”c^,e un ln?m',lsc .*s?n ** Ils partiront, parce que les Frères Sinai, ce n’est pas l’école “ sans ”, pp » 1 education morale et civique et les Sœurs ont besoin, dans leurs Dieu, c’est l’école “ contre ” Dieu.Ce est le mot de la loi), et.n\s du écoles, de regarder un crucifix où ils n’est pas l’école neutre—on se sert de “ial flu ‘-j1.0 emï L!ch( ra .* ° ., t • ^ ___i .: iVexas —Grâce à Dieu ! ” s'écria l’hacendero avec un soupir de soulagement Rosarita garda le silence, mais son teint qui se ranima tout à coup témoignait assez tout le plaisir qu’elle éprouvait.Un joyeux sourrire s’échappa gracieusement de ses lèvres aux dernières paroles du gamhusino.“ J’achève mon.récit, continua le narrateur.Après avoir arraché le fils du brave guerrier aux Apaches, nous nous dirigeâmes vers les prairies du mortelle.“ Eh bien, ce jeune homme, interrompit l’hacendéro, que cette triste catastrophe émouvait presque à l’égal de sa fille, qu’est-il devenu ?” Rosarita, dont la voix s’était éteinte au récit du gambnsino, paya d’un regard de tendre reconnaissance la sollicitude que témoignait sonj pèro pour ce jeune homme, auquel elle s’intéressait si vivement eu dépit d’elle-mème.“Je ne vous raconterai pas tou* les dangers que nous avons courus, nous chasseurs aux loutres et aux castors, pendant six mois à peu près d’une vie errante, que du reate n’est pas sans charme.Mais il y a avait un parmi nous qui était loin de trouver cette existence agréable : c’était, notre jeune compagnon.(A suivre.) U r?w» tel; a 9 * V LE (OIHBIER DU CANADA Tiiufi,2.NV'C- *nc/ ^t?* -.; v>> » .** ont laissée, combien la situation devient critiqua, et quelle folie commet le gouvernement italien en alléchant la populace par un nouveau (projet sur le suffrage univereel, ;•* • SOMMAIRE.Mating cai!ioIi»|U»* à l\n*L.‘.«I!*' a** I ?Home.—Elections.* t-PWre et Miquelon lé 6 Icli^ ile Kclios t h -\ I’ K.Darveau.Chapeaux !— .lames C.Paterson.\u rlerge et au public.—A.Tous^int.H' Ian l, Garneau A Lie, importateur.- de mar cliandises d’étape et de fantaisie.I.e eélM>ré gant de chevreau.— Behan tiros.Acheteurs, allez au véritable maga** n Au lion Marché.—N.Garneau.A QOKRFX\ *iï JUILLET 1880.8.Pierre et Miquelon Il y avait hier soir séance du Cercle catholique.Un auditoire nombreux se pressait dans cette salle trop peu spacieuse pour les besoins du Cercle dont les membres se font de plus en plus nombreux.Le R.Père Ilamon a lait les frais de la réunion ; dans une causerie d'une heure et demie, il a fait connaître la géographie intime d une de ses missions les plus chères, qu'il visite deTemps à autre.Ainsi dans Pautomne delSTO, il dirigeait s«*s courses apostoliques dans le golfe St.-Laurent, aux îles de St.-Pierre et de Miquelon.Il y a vécu six mois durant, pré.allant des retraites et distribuant A toute cette population avide d'entendre la parole ardente du jésuite, des I«rôles de paix et de consolation.Ce voyage long et difficile entrepris par le père Hamon reporte notre souvenir aux premiers temps de la Colonie, quand le jésuite, seul n'ayant d’autre compagnon de route qu'un guide souvent perfide, ne regardant pas aux dangers, allait s'enfoncer dans des forêts lointaines pour v conquérir des Ames à Dieu ; revenu A Québec, il mettait en ordre les notes qu'il avait recueillies au cours de ses voyages, et les envoyait en France au supérieur-général des jésuites qui, A son tour, les publiait dans le Mercure français.Le récit édifiant des travaux des premiers apôtres de la foi au Canada, ces relations sublimes par la pensée et chefs-d’œuvre de narration décidèrent alors plusieurs vocations, et de Maisonneuve lui-même, l’illustre fondateur de Montréal, ne fut éclairé par la Providence sur le choix de la route qu’il devait suivre, que lorsque la relation du P.Charles Lalemant lui fut tombée entre les mains.Le père Ilamon vient de terminer sa mission ; il a eu l’heureuse idée de nous mettre au courant des mœurs et des coutumes du petit peuple de ces iles restées françaises, et il s'est parfaitement acquitté de sa tache.Vainement chercherions-nous dans les géographies même les plus modernes ces descriptions minutieuses de lieux, ces détails sur les mœurs, les usages des habitants des iles de St.-Pierre et de Miquelon.Nous avons pris les quelques noies suivantes qui pourront intéresser nos lecteurs : ; Les iles Saint-Pierre et Miquelon, forment, avec l’ile aux Chiens, la seule colonie qui reste à la France dans l’Amérique du Nord, depuis 17G3, et encore les Anglais l’ont-il occupée a diverses reprises, savoir : de 1778 a J 783, de 1793 à 1801, de 1804 A 181G.La grande Miquelon et la petite Miquelon sont unies par une grève de 2 lieues, appelée le cimetière des navires ; elle est en effet couverte de débris de vaisseaux.Saint-Pierre est un rocher nu ; la •ville de Saint-Pierre, qui est la rési- dence du Commandant on Gouverneur, est une ville proprette et bien bâtie, pourvue de tous les établissements que l'on trouve dans les villes d’Europe : Palais, Eglise, hôpital, ( école, asile, couvent ; les plus beaux arbres n'ont que 3 mètres ou verges de hauteur.¦ I Miquelon est agréable, et susceptible d’une certaine, culture ; on y voit des fermes ; cette ile a 10 lieues sur 4.# L’ile aux Chiens est tout à fait stérile.Trois races tout à fait distinctes habitent cette colonie, savoir : à Saint-Pierre, de vrais français, venant de la Normandie et de la Bretagne ; A l’Ile aux Chiens, des normands du type antique, vrais coureurs de mer avec des traces des qualités primitives ; enfin les deux Miquelon sont habitées par des acadiens, hommes simples et paisibles, beaucoup moins actifs que les autres habitants.On trouve aussi, dans la population, des basques, occupés surtout aux transports ; des irlandais pauvres, qui fusionnent avec les français, et quelques anglais, occupés au télégraphe transatlantique, et qui forment bande à part.La population de la colonie est de 4300 habitants, plus 700 étrangers.^ - i i s fktks ni: qi FJUX1 Nous lisons dans l'Union de Paris, à la date du 9 juillet : 44 On nous écrit de Québec, à la date du 25 juin : Nos lecteurs savent déjà qu’une réunion de délégués de tous les groupes importants de la famille française dans l'Amérique du Nord devait avoir lieu à Québec, à l'occasion de la fête nationale des Canadiens français, la Saint-Jean-Baptiste.Nos nationaux sont arrivés en grand nombre de diverses parties du Canada et des Etats-Unis.Tous parlent le français.l'Acadien avec sa prononciation particulière, et le Canadien des Etats-Unis (car on ne cesse pas d’être Canadien pour habiter la terre étrangère) avec la sienne.Tous sont animés d’un même désir : s'affirmer comme catholiques et comme Fran-çais.D'impoi tantes manifestât ions sont commencées hier pour ne finir que dimanche prochain, et je ne saurais vous décrire l’enthousiasme religieux et national de cette multitude aux seuls noms de l’Eglise et de la France.Nous autres, Canadiens, nous sommes, en quelque sorte, nés et élevés dans l’exil.Notre patrie véritable, c'est la France, et un de nos poètes a résumé parfaitement, dans un seul vers, notre position vis-à-vis de notre ancienne et de notre nouvelle mère-patrie ; Albion notre foi, la France notre cœur !.Dès la veille de la grande fête nationale, une véritable ovation a été faite à la France, à l’occasion de la collation des diplômes de l’Université-Laval, pendant laquelle le grade de docteur ès lettres fut conféré à vos éminents compatriotes, M.Lucien Brun et M.Claudio Jannet.Je vous enverrai le texte des paroles toutes sympathiques prononcées par M.le recteur de l’Université à l’adresse de la France catholique,— notre France catholique à nous,—et de MM.Brun et Jannet.M.Claudio Jannet et M.le comte Jules de Foucault, arrivés la veille à Québec et qui étaient présents à la cérémonie, vous diront combien est vivace ici le sentiment français.On leur a fait un accueil dont je ne saurais vous donner une idée ; c’est les larmes dans les yeux que chacun venait serrer la main à ces Français de France, venus à l’appel du comité d’organisation du Congrès catholique, et chez qui l’on était certain de trouver la grandeur d’âme, la noblesse de sentiments qui distinguent les fils de la première nation du monde.Ne vous récriez pas : l’enthousiasme règne ici en souverain depuis trois jours ; le plus sceptique de vos bou-levardiers se sentirait entraîné, tant l’élan est général.L’écrivan du journal le plus juif, le plus radical de Paris, qui se serait trouvé à l’ouver turc du Congrès catholique ce matin et qui y aurait entendu M.le juge Iïouthier parler de la nationnalité canadienne française et de la Religion catholique.aurait eu peine à ne pas ap plaudir.Jamais M.Routhier,—le premier de nos orateurs canadiens,—ne s’était élevé à cette hauteur.M.Claudio Jannet, qui l’a suivi, a su trouver, malgré la faiblesse ordinaire de sa voix, des accents si émus, si vrais, si magnifiques, enfin il nous a montré la France encore si belle dans ses œuvres et dans ses enfants, que des acclamations extraordinaires accueillirent ses paroles.A un moment de son discours, il fut interrompu par les cris répétés de : Vive la France ! L’immense auditoire réuni dans la grande salle de promotions de l’Université-Laval pleurait, battait des mains ; les mouchoirs s’agitaient dans l’air.M.Jannet ne pouvant contenir lui-même son émotion devant cetio expression desympathi pour sa personne et d’amonr pour France, se retourna alors vers ‘ teur qui l'avait précédé, M.le juge Routhier, et l'étreignit dans ses bras, j C’était la France qui embrassait le Canada !.et de nouveaux applaudissements éclatèrent de toutes parts.Te vous écris très à la hâte, ayant beaucoup à faire dans les bureaux du 44 Congrès ” et dans ceux de la 44 Con-1 vent ion nationale ” (ce dernier nom i doit sonner bien mal chez vous!)! où sont débattues les questions d’intérêts â la fois politiques et religieux de nos nationaux,—je dis politiques et religieux, car ici peu de gens ont le courage d’affirmer que l’homme privé et l’homme politique sont comme deux êtres différents dont l’un doit avoir une conscience et dont l’autre peut s’en passer.Laissez-moi seulement vous dire que ftTMesse célébrée hier par Mgr l’archevêque de Québec sur les 44 plaines d’Abraham, ” au milieu d’une foule immense venue de toutes les parties de l’Amérique du Nord, au chant de centaines de voix et au son des instruments des musiques-militaires, fut un spectacle des plus émouvants, et que la grande procession nationale, avec ses nombreuses bannières et ses quarante chars allégoriques, fut réellement magnifique.Mgr Racine, évêque de Sherbroo- athie lui-mème, jusqu’à la fin du procès.ur la | Voilà M: Je Rédacteur} ^vérité expo,; l’on- **e âane 4e* relatons qui out eu lieu • ‘ J avec le gQiwernomenl sur le sujet qué ent sur le sujet que ner.î i î>! R je viens dementipjiner.j j .Avec considération \ Votre très-humble F.Vézina.Trésorier, île la Cio.De Léry.echo* mi jouit 11 parait à peu près certain que M.Mathieu, député de Sorel, sera nommé Commissaire du gouvernement pour régler lu répartition de de l’emprunt municipal.La Tribune de New-York, journal républicain protestant, dit que l’arrivée de Jésuites et des frères enseignants dans les Etats-Unis causerait une satisfaction particulière.Mgr Vannutelli est le dixième des nonces apostoliques qui ont représenté le Saint Siège près de la cour de Bruxelles depuis 1830.Ses prédécesseurs furent successivement NN.SS.Capaccini, Gizzi, Fornari, Fecci, de Saint-Marsan, Gonella,Ledochows-ki, Oreglia di San Stefano, Cattani.Le 2e et le 3e sont morts cardinaux, le 4e est aujourd’hui \e Pape Léon XIII glorieusement régnant ; le 5e est ke, prononça, â la suite du Saint-Sa- mort custode de la Bibliothèque va- crifice et avant la procession, un discours qui rappelle la grande manière du dix-septième siècle.Il signala, en terminant, un défaut du peuple ca-nadied-français, qui a été la plus grande cause de l’émigration canadienne aux Etats-Unis : le luxe.Ce défaut date de longtemps parmi lions ; Charlevoix le signalait, en 1720, dans j des termes qui pourraient parfaitement convenir aujourd’hui.Te n’ai pu assister au grand banquet national qui a eu lieu dans la soirée d'hier.L'honorable M.Chauveau, l'honorable M.Chapleau et un grand nombre d’autres y ont pris la parole.M.le comte de Foucault y a répondu au toast porté â la France, et dans des termes qui ont provoqué les plus vifs applaudissements.M.Claudio Jannet a adressé cette après-midi la parole aux zouaves pontificaux canadiens, réunis au nombre de cinquante, au Vieux-Château.Nos vaillants 44 soldats du Pape " ont revêtu leur costume, et sont acclamés partout où ils se présentent.Un jeune orateur acadien, M.Poirier, s'est fait avantageusement connaître dans un discours prononcé ce soir, en un français très pur, â la 44 Convention.” L’honorable M.Ouimet, surintendant de l’instruction publique, M.le comte Jules de Foucault et Mgr.Laflèche, évêque des Trois-Rivièrs, doivent prendre la parole demain soir, dans la dernière séance du Congrès catholique.Les deux organisations—le Congrès catholique et la 44 Convention natio nale ”—ont toutes deux commencé leurs travaux par l’adoption d’une 44 Adresse ” au Souverain • Pontife Léon XIII.Je vous envoie des journaux qui contiennent des détails sur les fêtes extérieures (danses des guerriers U lirons, illuminations, feux d’artifices, etc.) auxquelles je n'ai guère eu le temps d’assister.Je vous envoie aussi un exemplaire du Vingt-quatre Juin, journal au numéro unique, comme votre Par is-Murcie.Je ferme ma lettre en toute hâte pour ne pas manquer le courrier.” fr, V * iUfs v FRÀliCÈ.—Pat4, 21 juillet — ltv.tessüm aanuellqjde l’Académie de médecine, éà s'occupe du jeûne t^n «|riv6 à Qôébe P»n:mt à persuader lu reine nom de u Chanosé ” et aussi sous celui Isabelle, obtint des subsides, un expiration (tes trois années, et accompa-1 r \ ’ 7'Î0T° 7"""7 "w °r 9 gna, en qualité démissionnaire, le capi- franchirent la barre et mirent le cap taine Dupuis et sa colonie, qui allaient |snr *e sud-ouest, fonder un nouvel établissement auprès des Sources Salées.Les Iroquois donnèrent à ce Père le nom de u Achien-dasé.” Après avoir été chargé de la pour ECHO* D’OTTAWA dîner.AI ad a me Bryson rappela l’aîné lui faim prendre sa montre, afin qu’ils fussent bien ponctuels.Ils remontèrent le courant, qui est très fort à cet endroit jusqu’à l’Ile McNevins, où se faisait nu premier vicaire de Québec, et ut uu«ir .*- .- - 7 - -1 rivière missions dans la côte de beaupré.Il fc,»me, connaissance.Plusieurs Un‘u ., uuilta ensuite le Canada en Kisfet f,,t croient qu’il so cache dans les environs.L.L ,r, l’lul,t' 1 , qum.i 1.MM1IU, IL V.an.iua un iob.) et tut *__ Vous notes pas pour descendre h>s envoyé aux Antilles, ou il fut encore —Madame Iliomas I aylor est décédée rai)i(]cs v Oui rèrondit Klliotl iai déjà longtemps supérieur, et où il mourut on on celte ville, samedi, à l'âge do 00 ans S^ar^ S 4vaiV' pis i'os mlfMir no cnintolo I Ol u ÎIIOIS.I ' r.1 ' ., •' .* .enfants avec moi alors.Quelques ins f.es six volumes des Helalions qu’il a I —M.Fergus O’Connor, de Gloucester, I tan ts ‘plüè la id 1 a* f ré i c'’ 'or !>a rcalion écrits, sont très intéressants, a cause de rapporte que la i-1“ ’ 1 1 - ’ la connaissance qu’ils dorment des pays terribles ravages i/Uiiiuiishdiice qu iis (îoiiueni ues pays de l’Ouest.Ils contiennent peut-être la plus ancienne indication des mines de cuivre du lac Supérieur, qui ont attiré l'attention publique pendant plusieurs années.Léon Nof.l.(A suivre.) mouche a patate tait de sauta la chute de quatre pieds, et nue ages dans ce canton.vague haute se préciptiait sur elle.—a Alfred Bryson, prévoyant le danger, i.F.nn TANNF.il.—Le “ Courrier des ôla son .,iabiL P0l,I' se préparer à se sae.Ktals-Unis • ne ,,oU pa,aU Dr lanner.11 pretend qu’il y a quelque pants à l’eau.Benjamain, l’ainé,/John; supercherie dans l’affaire.de la tête contre une roche, et paru perdre connaissance, car il ne fit aucun effort pour se sauver.Aussitôt qu’il revint à lui, les premières et seules & fi ftUUfc.ri < » r s Kl DU CANADA n'irnlcs nii’il prononça furent: Où est hîbv *ll« je"ne Claude) et il disparu», ’f ou fil lés pins grands efforts pour sauver Claude et sa sce .r ; mais celle, i se dégagea de ses bras, et nagea vers le rivage : un canot vint à sa rem ontre et la sauva.l-’lliott, très habile nageur, ne put se ,,'.si
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