Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 22 juin 1880, mardi 22 juin 1880
• » # i rtf *?4'*Atinee ^ A __ _ .- ¦>¦ - — « No M-Edi » *» # L * • • .-o' \ :ym?.*5 5, ^ srr-.Mardi 2^ Juin 18$ O S3BHWS '-• ¦ j- r, j; **J I I’.I .11U1> iur* 5*» *•> ij;i *>1»its; my-‘.mu j.*> • l 1 r f : a?,;> ¦ • »V: *.»>:: i* li K>cl !i Ml ET J*AIMF, i'Üliiii Itllil.IOGKAI’lIIE j: i.i Loa sociétés secrètes et la société ou philosophie de l’hiBtoire çoiitéjpforaine, par N.Deschamps.Deuxieme édition, entièrement refondue et continuée jusqu’aux événements actuels, avec une introduction sur l’action des sociétés secrétes au XIXe siècle, par M.Claudio Jan-net.—Deux beaux et forts'lvolniriés grand in-Ro Prix : 15 francs.Mgr de Ketteler, cet esprit si poli-licjue, ce prélat si dévoué à l’Eglise, disait il y a quelques années : - La publication d’un ouvrage vraimont scientifique sur la Lranc-Mnçonneric satisferait à une des plus hautes nécessités de notre époque, lin livre qui, en remplissant toutes les conditions de la science et de la critique, ferait connaître l’origine, l’histoire, la nature, les pratiques, les symboles, la situation de la Franc-maçonnerie et son influence sur les Etats modernes, aurait un mérite inappréciable.Il dissiperait enfin: les ombres qui enveloppent cette société mystérieuse et permettrait de la juger en pleine connaissance de cause.” Disposé et complété comme il est aujourd’hui dans cette édition pos-liumc, l’ouvrage du P.Deschamps, remplit pleinement ce programme.Tout en respectant scrupuleusement le plan de l’auteur, qui consistait à montrer successivement la Maçonnerie et les sociétés secrètes comme destructives de toute religion, de la morale, de la famille, de tout ordre civil et de la propriété, l’ouvrage complètement refondu a été divisé en deux parties distinctes.La première expose la doctrine des sectes, d’après leurs rituels et les écrivains les plus autorisés sortis de leur sein, avoués on patronnés par elle.Dans la seconde, on a groupé, dans un écrit suivi, les faits si nombreux que l’auteur avait recueillis comme une conlirmation de son argumentation.Kèunîca ainsi, les leclierclies si curieuses du P.Deschamps, les documents si importants qu’il avait assemblés forment un assemble frappant et justifient admirablement le sous-titre de l’ouvrage : “ Philosophie de l'histoire contemporaine.” Une introduction générale, par M.Claudio .Taunet, résume et précise le délicat problème “ de l’action des sociétés secrètes au XIXe siècle, avec toute la rigueur de la méthode scientifique.Les formes si diverses que prend l’action cachée des sectes sont soigneusement distingués et placées à leur vrai point de vue.Eclairé ainsi par avance, le lecteur peut suivre avec plus de profit les développements de l’ouvrage.Le mérite propre du T.Deschamps, qui lui donne une autorité toute particulière, c’est de ne s’avancer jamais qu’appuyé sur des preuves indéniables, mises sous les yeux du lecteur.La physionomie toute spéciale de son œuvre a été conservée et même développée par l’éditeur.Voici en quels termes celui-ci expose les améliorations apportées à la première édition : “ Le succès de l’ouvrage du T.Des- cbnmps n dépassé toutes nos espérances.En: moins d’une -année > Ja> première édition a,été épuisée.; Ç'e résultat témoigne d’aqtant.plus de ln haute valeur de cé travail qu'il avilit été publié diths les circohstàn1-ces particulièrement défavorables.' Le P.Deschamps avait été frappé par la mort au ïh'omeht où common-' çait l’impression du premier vôlume.Nous avons été privés de la dernière révision qu’il eût apportée à son œuvre, qui ne fut achevée qu’à la fin de Î87G, par la publication d’.un troisième et dernier vbliihie, 'dont les matériaux.ont du être extraits des manuscrits laissés par Fauteur.Mais le sujet qu’il traitait a une importance telle, il y; avait apporté, pendant vingt années d'études, des trésors si précieux d’érudition et de perspicace investigation, que l’ouvrage, malgré ses imperfections matérielles, a frappé l’attention de tous les juges compétents.Il est bientôt devenu l’ouvxage classique en cette matière, celui dans lequel tous les écrivains postérieurs sont venus puiser des documents comme à la source la plus abondante et la plus sûre.Un accueil, si favorable de la part du public nous faisait un devoir d’améliorer do plus en plus les nouvelles éditions du livre, et de les tenir au courant des évènements qui se sont produits depuis lors.Aucun sujet n’est, en effet, plus important dans la crise si grave que traverse la société moderne ; et c’est pourquoi le Saint-Siège n’a cessé, dans ces dernières années, d’encourager les écrivains indépendants à étudier et à dévoiler la ténébreuse action des sociétés secrètes.De concert avec un disciple dévoué du T.Deschamps, M.Claudio .Tan-net, nous nous sommes appliqués à recueillir sur la Franc-maçonnerie, tous les documents qui ont paru depuis, en France, en Angleterre, en Allemagne et en Italie.Nous avons ainsi pu profiter de plusieurs publications récentes pour éclaircir l’histoire, si obscure encore, de la formation de la secte maçonnique, depuis l’abolition des Templiers, jusqu’à sa propagation universelle et presque foudroyante au XVIIIè siècle.Ces nouvelles éludes n’ont fait Îue confirmer les inductions que le \ Deschamps avait tirées des documents en sa possession avec une si remarquable sagacité.Complétée comme elle l’est dans cette seconde édition, cette partie de son œuvre acquiert désormais, une valeur critique incontestable.Quant à l’explosion de 1879 et aux révolutions contemporaines,les aveux les indiscrétions d’écrivains maçonniques, qui établissent la part prépondérante qu’y ont prise les Loges, se sont fort multipliés depnis l'établissement de la république du 4 septembre, et la persécution soulevée par M.de Bismark contre l’Eglise catholique.Nous avons pu ainsi relever des documents nombreux, qui mettent de mieux en mieux en lumière, de façon à convaincre les plus incrédules, l’action décisive dos sec- tes dans les évènements depuis le ,milieu du siècle dernier.En même temps l’ouvrage a été complété par, une.,série de chapitres nouveanx relatifs au “ Kulturkampf allemand, à la guerre poursuivie en France et en Belgique contre l’enseignement chrétien, aux événements qui ont amené le triomphe du radicalisme, et enfin au nihilisme russe.“ Nous avons ainsi presque doublé les documents et les indications de faits contenus dans la première édition.: ¦ : • .• Nous recommandons d’une façon .toute particulière à 110s lecteurs l’ouvrage capital du P.Deschamps, si heureusement remanié par MM.Claudio Jannet et Séguin.Il importe que tous les hommes d’intelligence et de cœur mêlés à nos luttes politiques sachent à quoi s’en tenir sur le compte de cette force dont l'action se fait sentir partout,et qui est d’autant plus redoutable qu’elle est occulte.(“ Courrier de Bruxelles.”) ?• F LA HAINE.—INTERPELLATION CLÉMEN-CEAU.—LES CATHOLIQUES.Paris, 28 mai.Dans un môme jour, le Sénat a voté l’abrogation de la loi de 1814 sur le dimanche, et la Chambre des députés a supprimé la lettre d'obé-dienoe, qui tenait lieu pour les religieuses enseignantes de brevet de capacité.Ce double vote procède d’une même pensée antireligieuse ; c’est, sous une forme différente, la guerre à Dieu qui fait le fond de la politique républicaine.Je n’ai pas à insister sur la loi sacrilège qui prétend supprimer l’éternelle loi divine.L’injure faite à Dieu retombera certainement en' malédiction sur la France.Tout ce qu’on peut dire de ces législateurs impies qui croient pouvoir abroger un commandement de Dieu, c’est qu’ils ne savent ce IV»ni.Quant à la suppression de la lettre d’obédience pour les femmes, et à l’obligation du brevet de capacité pour tous les instituteurs, maîtres ou adjoints, et aussi bien pour ceux des écoles libres que pour ceux des écoles publiques, elle supprime des milliers d’instituteurs et d’in6titutrices congréganistes.C’eBt une manière indirecte d’arriver à la laïcisation des écoles.Les orateurs catholiques ont lutté en vain pendant trois jours à la Chambre des députés ; la haine l’a emporté.Tout cela fait partie du môme plan de destruction de toute influence et de toute idée chrétienne dans la nouvelle société républicaine ; tout cela aussi présage la fin de la république.La diversion opérée contre le 44 cléricalisme ” n’empùche pas les meneurs du gouvernement d’être aux prises avec les difficultés qui augmentent tous les jours.Vis-à-vis des communards, le gouvernement n’en est pas quitte pour avoir annulé le vote du conseil municipal de Paris.L’extrême gauche de la Chambre a dû, malgré Ta répugnance d’un certain nombre de ses membres, -suivre le conseil .o-vf lion!# municipal.II.a été décidé! dans une réunion des députés .de tip I Seine qu’une interpellation serait'.adressée aujourd’hui an ministre de-* l’intérieur.^I.-Clémeuceau eu estichargé.L’interpellation a tourné, comme on devait s’y attendre, à l’avantage du gouvernement, M.Constant a déclaré que la manifestation, du 23, s’étant annoncée comme uuo glorification de la Commune et une menace de revanche, était essentiellement séditieuse, et qu’en conséquence il avait été du devoir du gouvernement de la réprimer.L’ordre du jour du blâme proposé par M.Clemenceau a été repoussé par 300 voix contre 3Ï.Cette majorité considérable * n’ajoute rien toutefois au crédit et à l’autorité du ministère.La cause étant gagnée d’avance, il n’y a pas eu de mérite à triompher.M.Clemenceau a fourni le thème que les journaux radicaux , vont pouvoir exploiter avec un nou- j vel avantage contre les hommes du , gouvernement.Quand vous étiez de j l’opposition, a-t-il dit à M.Constans, vous parliez de liberté ; maintenant que vous êtes an pouvoir, vous parlez j d’autorité.J1 nest pas un de nos gouvernants auxquels on ne puisse reprocher cette contradiction.Les réunions organisées par l’œuvre de la défense catholique prennent un développement de plus en plus considérable.La foule accourt, des plus compactes, aux appels qui sont faits à tous les catholiques, pour venir protester do.leur attachement à la cause si outrageusement persécutée.Avant-hier c’était M.Baragnon qui soulevait les applaudissements de ses auditeurs, dans la salle du Cirque d’hiver, bondée de monde.Hier, M.de Falloux venait à son tour, dans la salle de l’Horticulture, proclamer l’union de tous les cœurs catholiques dans un même sentiment de dévouement absolu à l’Eglise.La foule était telle qu’une bonne partie n’a pu entrer et la queue des retardataires s’étendait jusque dans la rue.M.de l7°Uoux a défendu la loi de 1850, qui était en granae partie son œm re, en terme d’une grande éloquence, mais son triomphe a été surtout grand lorsqu’il a évoqué la vie des grands hommes de la Terreur, et dépouillé Danton des oripeaux dont M.Cazot l’avait enveloppé, pour flétrir ce chef d’assassins, ce digne patron des 44 lois existantes.” # Une véritable ovation a accueilli ce passage si énergique du discours de M.de Falloux, et s’est renouvelée, avec un véritable enthousiasme, lorsqu’il a quitté la tribune.M.Ches-nelong a terminé la séance par une allocution chaleureuse que tous les auditeurs ont accueillie avec les plus vifs applaudissements.Ces séances deviennent fréquentes et les auditeurs commencent à y prendre part eux-mêmes, par des mots lancés énergiquement qui accentuent la phrase de l’orateur.On sent que ces assemblées entretiennent et vivifient les sentiments d’union, les liens de confraternité dans une commune défense des intérêts les plus chers au cœur humain.Ce sont de véritables missions laïques, et elles sont un moyen de propagande qui achève d’annihiler le vieux respect humain et relève tous les esprits vers Dieu ct:lc respect de sa loi.*' îiJûles Ferry n’avait pas prévu ce genre de laïcisation dont la Providence se sert pour combattre la sienne et la vaincre, abîmée sous le ridicule et lé'm'épris.‘ i • • t Paris, 29 mai.Voici une proclamation tout à la fois stupide et sauvage, que des gens restés inconnus ont fait distribuer par la poste, dimanche dernier, à un certain nombre d’habitants des mieux posés d’Etoile, dans la Drôme : Floréal 1S80.Citoyens d’Etoile ! * Tremblez ! La hache de la révolution est prête à vous tombez dessus ; vous n’échapperez pas ! Malheur à ceux qui ne voteront pas la liste des républicains ! Il faut que cette liste passe ou bien nous mettrons le feu au quatres coins d’Etoile.Le pétrole et le plomb vous mettront à la raison, vieille clique de cléricaux.Votre règne est passé, marchands d’inquisition.: Gros voleurs, on vous fera rendro le bien mal acquis.; Vous souscrirez sous peine de mort à notre programme, entendez-vous bien.Tous ceux qui le combattront auront pour partagée la fusillade, l’échafaud, l’incendie, l’empoisonnement par ordre du comité de salut public.• • Voici le programme : 1.Abolition du Sénat ; 2.Abolition des gendarmes ; 3.Destruction do l’église ; églises brûlées, prêtres étranglés ; 4 Comrréganistes fusillés ; 5.Riches pendus, leurs biens partagés entre les patriotes, etc., etc.Il y en a comme cela toute une colonne.Si le parquet a quelque souci de la sécurité des citoyens, ajoute l’Or- drp pf tn lîhpyf/» ORnèrnrtc?rm’îl saura découvrir les energumènes auteurs de cette proclamation et museler ces bêtes féroces.Du reste, le maire d’Etoile a pu l’avertir, car il a reçu lui-même une de ces proclamations des patriotes qui acclament M.Combier, son adjoint.Mais que penser d’un gouvernement qui fait naitre de telles idées chez ceux qui crient le plus fort : Vive la République ! • .: .¦ • "T" : l ! I ¦ ! ¦ H.DE FALLOUX M.de Falloux, le principal auteur de la loi deH850, a donné une conférence à Paris, sur les congrégations religieuses.II.a débuté de la façon la plus simple, et par un appel cordial à Tunion, ce qui lui a, du premier coup, conquis tout l’auditoire.Voici à peu prés cet exordo, plein de noblesse et d’émotion: .I 44 .Te ne viens pas faire un discours, dont je ne suis pas capable, à supposer que je l’aie jamais été.Je viens seulement accomplir un devoir spécial de mon âge.Je viens, au nom :dû passé, encourager le présent autant que cela peut dépendre de moi, et quelque laborieux qu’on nous le rende, saluer l’avenir.Je viens au nom de nos vaillants et chers morts, et je sens qu’ils ne me désavouent pas, je viens au nom du P.Lacor-daire, du P.Ravignan, de l’évêque d’Orléans, de M.Berryer, de M.de Montalembert, serrer la main du duc de Broglie et de M.Lamy, de M.Chesnelong et du comte Albert de Mun et de leurs éloquents amis, que votre reconnaissance nomme sans que je les désigne tous ni davantage.” Puis, l’orateur est entré dans son sujet, vengeant la loi de 1850 des attaques de l’ignorance ou du mensonge.„•.Bien des fragments, bien des mots saisissants seraient à citer ; mais on ne peut rendre l’enthousiasme qui a salué la superbe apostrophe à M Oa-zot, à M.Ferry et à leurs séides.Et quand M.de Falloux, parlant de Danton, l’a appelé 44 le père ou le patron des lois existantes, ” la salle a éclaté en transports indescriptibles.V oici ce passage, crayonné en hâte et qui mérite de prendre place parmi les plus belles inspirations de la tribune française : “ Vous avez nommé Danton ! Quand vous invoquez do tels aïeux, oubliez vous donc leur histoire ?Croyez-vous que la Terreur n’a frappé que des innocents ?Non ; elle à également frappé ses complices.La pureté sous la forme la plus angélique, Mme Elizabeth, on l’a immolée ! La modération poussant jusqu’à ses plus extrêmes limites les condescendances les plus aveugles, Bailly, on l’a égorgé ! Le patriotisme dans les lettres, le lyrique de la Révolution, le précurseur de Lamartine et de \ictor Hugo, Chénier, on Fft égorge ! La science la plus désintéressée, la plus dévouée à l’humanité, Lavoisier, qui ne vous demandait qu’une heure pour achever une expérience utile à ses semblables, vous lui avez refuse Fnllo rwVhlf* prière, et VOUS l’avez UgUlgCc î LTcaiaxaCw, -1»-.,.Y** pitée en face de l’ennemi, Custine, Biron, Luckner, vous les avez égorgés ! Vous avez forcé Lafayette à quitter le commandement de son armée pour se réfugier à l’étrauger ; et Hoche, dont vous fêtez à présent les anniversaires, vous l’avez arraché à .ses soldats en pleine victoire sillies Allemands ; vous l’avez jeté à la Conciergerie, et il n’en serait sorti que pour monter sur l’échafaud, sans le 9 thermidor ! Enfin, Danton lui-même, Danton, le père ou le patron des '‘lois existantes,” qu’en.çst-il advenu ?Il a été guillotiné par Robespierre, parce que, sans cela Robes-piorre eût été guillotiné par Danton ! M.Chesnelong a chaleureusement félicité l’orateur, et Fa surtout remercié d’avoir fait, mieux qu’un éloquent discours—un grand acte, en étant venu affirmer l’union intime, invincible de tous les catholiques, et renouer, par sa présence comme par sa parole, le passé au présent pour assurer la défense de la liberté.Feuilleton du COURRIER DU CANADA 4» 21 Juin 1880.—No.93 ! Par LOUIS DE BelLEMAUE.(Suite.) Il était l’heure à peu près à laquelle les chercheurs d’or avaient fait halte la veille en cet endroit, quand les vedettes signalèrent au loin un léger nuage de poussière.Les panaches indiens et les lances ornées de chevelures humaines, en guise de banderoles, devinrent bientôt visibles au milieu du nuage.¦“ Aux armes ! aux armes ! les- 'Indiens !” ' ' ' •!' ! Tel fut le cri qui se fit entendre partout.Les cavaliers indiens n’étaient qu’au nombro de six, et, au lieu de.s’avancor au galop de leurs chevaux et en poussant leur crude guerre, ils marchaient avec calme vers les retranchements: L’un d’eux agitait au bout de sa lance un chiffon blanc, qui représente le drapeau symbolode paix dans tous les pays.Arrivés à deux portées (le carabi- ne, le cavalier au drapeau blanc sc détacha du groupe de cavaliers ; les autres s’étaient arrêtés.' Après quelques pas, le parlementaire s’arrêta aussi et agita de nouveau son drapeau.i Un des aventuriers, originaire du préside dé Tubac, avait èu quelques, relations avec les tribus apaches, et fil savait assez de leur langage pour ontendre et parler le dialecte moitié; indien, moitié espagnol, en usage sur les frontières.Des bandelettes sanglantes entouraient une des épaules du guerrier apache.A ce signe on a reconnu l’Oiseau-Noir.Le Mexicain et l’Indien se saluèrent et l’Oiseau-Noir prit le premier la parole.“ Les paroles que j’appprte, dit-il, sont des paroles de paix ; tous les guerriers du Sud doivent être autour do moi pour les écouter, Les Indiens recevraient l’envoyé ¦ des blancs autour du feu du ; conseil -, il pénétreraient sous latente du chef.Pourquoi donc le chef des blancs tiendrait-il ainsi à distance de son camp l'Indien qui vient vers lui ?“Un seul de hies, guerriers m’ac.compagnera.Les blancs , sont-ils si peu nombreux qu’ils aient à redouter deux guerriers parmi eux ?Leur camp n’est-il pas fortifié, leurs carabines se sont-elles pas en état, leurs provisions de poudre et de balles ne sont-elles pas abondantes ?“Que mon frère rouge choisisse un compagnon, mais un seul, ” répondit le Mexicain.L’Indien fit un signe, et celui de ses guerriers qui s’avança sur son geste n’était autre que l’Antilope, le coureur que nous avons, vu, aussi diplomate que le diplomate sauvage à qui il était venu offriT le commandement de la peuplade.Et tous deux entrèrent dans le camp comme le fer et le feu qui vont unir leurs ravages.LE .FER ET LE FEU.Le tableau des mœurs du désert que nous essayons de tracer n’eût pas été complet, si nous n’y avions joint le triste dénoûmen,t d’une de ces expéditions avanturcuses tant de fois tentées par les chercheurs d’or mexicains.En pénétrant dans le camp mexicain les deux ludions n’avaient tourné la tête ni à droite ni à gauche ; ils avaient (conservé ce masque, d’in-différence-impassible, que n’ont même pas le pouvoir de : faire tomber chez les ancêtres des Indiens la-première détonation d’artillerie qui frappa leurs oreilles lors de la conquête de l’Amérique Nord ; ncu cependant n’avait échappé à leur redoutable et infaillible examen.! Une fois entrés, l’Oiseau-Noir et l’Antilope jetèrent sur le groupe qui les entourait un regard calme et lier comme celui de deux lions qui viendraient faire alliance avec des loups.“ Nous apportons ici des propositions de paix qui saront agréables aux blancs comme aux Indiens, dit l’Oiseau-Noir, mais notre cœur est triste, car on doit honorer les messagers de bonnes nouvelles, et voilà que nos frères reçoivent les envoyés indiens à l’ardeur du soleil, tandis que la tente du chef, et il désignait celle de don Estévan, devrait s’ouvrir pour les abriter.C’est avec lo chef à la double carabine que jè veux discuter mes paroles de paix.” —Vous allez pouvoir les lui soumettre, dit l’imprudent officier, qui, après avoir introduit les deux Indieiis dans la teuto de l’Espagnol, se mit eu devoir d’aller chercher celui-ci.—L’Antilopo et FOisean-Noir attendront son retour, reprit résolument l’Indien ; jusqu'à "ce moment la bouche des doux guerriers sera muette.” lin effet, les Indiens fermèrent dédaigneusement les yeux, en ramenant sur leurs épaules leur manteau de peau do buflle.Cette attente n’était qn’nno l’ointe ; au bout d’une heure environ, on vit l’Oiseau-Noir sortir de la tente, descendre Féminence et so diriger vers la porte par laquelle il était entré dans le camp : “ Mes guerriers, dit l'Indien, sont impatients aussi d’entendre do la ’ boucho de leur chef les espérances de paix et d’amitié prochaines avec les blancs.L’Oiseau-Noir reviendra bientôt parmi ses amis : il laisse son compagnon au milieu d’eux.” L’Indien sortit comme il était entre! sqns détourner là t'ê te, sans paraître cêdér' au moindre mouvement de curiosité.Le chef, après avoir rejoint les quatre guerriers qui l’attendaient, s’entrotin quelques instants avec eux.Il parut dirigeant du doigt la tente à l’entrée de laquelle le coureur était.,assis immobile et grave comme une statue.Au bout de quelques minutes les blancs, qui suivaient- de l’œil , toutes ces manœuvres, virent un des cavaliers apaohes s’éloigner au.galop.l»es autres Indien (restèrent assis par terre, la bride de leurs' chevaux dans leurs mains.La terre ; ne tarda à retentir du galop de;Ichevaux encore invisibles dans les ténèbres.Un frémissement sourds parcourut le camp ; mais les chercheurs d’or, pleins de confiance dans la présence l’Antilope, ne son-gaient - pas encore cependant à se mettre Æn défense.Un troupe , de chevaux bondissaient: dans la .plaine, assez .près pour, quion put -distinguer qu’aucun dieux ne portait .do cavalier.¦ Go sont de» chevaux.sauvages, dit Fespicn,' et les guerriers leur donnent la chasse.S’ils peuvent les atteindre, nos amis à visage pâle auront leur part du butin.L’Oiseau- ! Noir reviendra tout à l’heure la leur distribuer.” ' Deux outrois Indiens galopaient, en effet, derrière les chevaux sans maître, qui semblaient fuir effrayés.“ Les Visages Pâles peuvent être tranquilles, s’écria l’Antilope pour endormir les soupçons de ses èrihe-mis L’Oiseau-Noir vient enfin ponr ; traiter avec ses nouveaux amis.Voyez, il parcourt sims crainte les terrain de chasse.” L’Indien s’adressait à des gens dont ce spectaclo était loin d’exiter la défiance.Les Mexicains n’y, voyait qu’un gage de sécurité; 11 leur semblait que la confiance de quelques Indiens isolés poursuivant des che-| vaux sauvages jusque vers le fe’trah-i chemonts des blancs était lo signe ' précurseur d’une paix prochaine.1 i Nul d’entre èux ne remarqua que le coureur détachait doucement les liens de son manteau flottant, etnque sous ses plis sa main dégageait,la hache affilée suspendue à sa centnre ; leur attention était absorbée par la : scèno nouvelle qui frappait leurs regards.MIH.ili,.(A suivre.) 41 j » i ùh )i '¦ )« I LE COURRIER DU CANADA SOMMAIRE.Bibliographie.Les sociétés secrètes et la société par Claudio Jeannet.France.La haine.Interpellation Clemenceau.Les catholiques.l‘rodamat ion.1 ,rogram me.M.de Falloux.Krcilleton :—Les chercheurs «l'or, par Louis de Bellexnare, [i: la CONVENTION ET IM* DIVIDENDE No.29.AVIS est par le présent donné qu’un dividende do deux pour cent, sur le capital pavé do eetto Institution, n été déclaré pour le semestre courant, et sera payable à la Banque et à ses succursales, le et après VENDREDI, le 2 prochain.succursales, le et après VEN DR ED juillet r.D-* Cr o 3 O ainsi que l'historique de toutes les sociétés nationales et autres, tant du Canada que des Etats-Unis, avec les noms des fondateurs cl officiers» actuellement en exercice.Aussi la description ot gravures des CHARS ALLEGORIQUES, BANNIERES ET DRAPEAUX.Prix de l’édition illustrée.$2.00 Prix de l'édition non illustrée.0.75 Le livre des souscripteurs o>t déposé aux Bureaux du Courrier du Canada.ON A BESOIN DK 100 AGENTS pour la vente d»* ce livre.S’adresser immédiatement aux Üure.ux du Courrier du Canada.Québec, 22 juin 1880 1123 Lcm ninludle* Des enfants, attribuées à d’autres eau ses sont sott vent occasionnées pat les vers.L(iS PASTILLES VERMIFUGES DE BROWN Otl pastilles contre les vers, tout en tuant i«*s vers, ne peuvent faire aucun mal à {’enfant le plus délicat.Cette très prérieuse combinaison a été employée avec succès par les médecins, et reconnue absolument infaillible contre les vers et inoirensive pour les enfants.'25 cent la boîte.Québec.*24 janvier 1880.— I an.' J 945.IA vente de beaucoup d’Amers et de Toniques _J nuisibles est annihilée, depuis la popularité du VIN DE QUININE DE CAMPBELL.^ "HOMME est un être imitateur.Peut-il douter de ce fuit quand il voit de nombreux individus trafiquer de la réputation bien établie du VIN DE QUININE DE CAMPBELL.____________________ LA chaleur énerve-t-o!lo le svstèmo ?LE VIN DE QUININE DE CAMPBELL donnera do ta vigueur aux constitutions faibles.____________ CCOMMENT il est préférable d'acheter seule-;“mt‘ article.•nt ce que tout prouve être le véritable LE VIN DK QUININE DE CAMPBELL est au-dessus de toute r.va lit*' quant à sa pureté.Qui voudrait risquer d’e?sayer dos imitations sans valeur “ contenant ni quinine ni sherry.” ES germes dos maladies fatales sont-ils déposés par les chaleurs, dans les conduits de la vie ?L’antidote pour ces poisons subtils est à la portée de tout le inonde.C’est le fameux VIN DE QUININE DE CAMPBELL.ACHE! 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I.es Révérendes Sœurs de la Charité sont prêtes à donner l'hospitalité ù plusieurs centaines do personnes les 23, 24 et 25 juin.Repas h toutes les heures, de 6 hrs A M à 9 hrs P M.S’adresser au No 15.rue SI.Olivier, faubourg St.lean, Québec.Québec, 22 juin 1880 1 |2C Le livro de transfert sera fermé du 10 au 30 juin inelusitivement.L’assemblée générale annuelle des actionnaires sera tonne, dans les salles de la Banque» dans cette ville, LUNDI, le 5 «JUILLET 1880 : le président prendra le fauteuil à midi.Par ordre du Bureau, P.MacKWEN, Caissier.Québec, 4 juin 1880—lin__1085 DemenagëmenT Vente tk Bon IVInrclié ! 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