Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 8 mars 1880
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1880-03-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Xi ?JOURNAL DES INTERETS CANADIENS 4* ¦ * JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.catholique, ni protestant, ni juif, ni gnement laïque, dôiste, ni athée, de l’enseignement l'aire la loi des laïciue en un mot ; elle nous répond qu’en lui donnai mecs, comme FliAUTCE I gles.Ceux qui ne voient pas le Créa— # tour dons ses œuvres et dans la con- Paris, 10 lévrier 1880.chiite du monde sont des athées.Nous avions délié la République Aussi, disions-nous à la République française de rédiger le programme \ftançaise% qu’elle n’avait d’autre moy-rVim enseignement qui ne serait ni | en de réaliser le programme d’ensei- dont elle prétend nouvelles écoles, laïque en un mot ; eue nous reponu i qu'en lui donnant la négation de que ce programme existe depuis Tort Dieu pour fondement, longtemps pour renseignement se- Dans l’ordre des scie condaire et pour renseignement su- la question d’origine et de fin se pose périeur.Nous ne nous en doutions nécessairement, soit qu’on la traite, pas.Il nous semblait que le pro- soit qu’on l’écarte, les professeurs de gramme de l’enseignement secon- la Réqnbliqne française devront har-daire, notamment, comprenait l’his- diment affirmer l’éternité de la ma* toire sainte, la théodicée et l’instruc- tiére et nier toute causalité.Pour tion religieuse.C’en est assez pour l’histoire, qui est toute pleine de la que ce programme ait un certain croyance des hommes en Dieu, ne caractère religieux qui ne répond pas pouvant la supprimer, ils devront tout à fait à l’idéal de renseigne- l’envisager comme une immense im-meut laïque.Mais la République I posture des uns et une absurde cré-françaisc croit, sans doute, qu’on en dulité des autres, pourrait encore retrancher tout ce La littérature ne sera plus pour qui, de près ou de loin, tient A eux qu’une collection de brillants et Dieu.naïfs mensonges inspirés par la fable, Supprimera-t-on la philosophie ?et la philophie, debarrassés de toute Il le faut bien, caria philosophie superstition, devra consister siinple-traitc de l’homme et de Dieu, do ment à apprendre que le genre hu-lame et du monde, du vrai et du main s’est trompé jusqu’ici dans ses bien.Supprimera-t-on l’histoire ?II croyances, qu’il n’y a rien au-dessus le faut encore, car la religion remplit de l’homme et rien en lui de supé-l’histoire, aussi bien dans l’antiquité rieur à la matière.Voilà le vrai pro-que dans les temps modernes.Que gramme de l’école laïque.Celui-là restera-t-il alors pour renseignement seul est logique et sincère.Du reste, secondaire laïque?La grammaire, il s’imposera de lui-môme, le jour où les lettres, les sciences ?Mais là l’on aura effacé des programmes uni-aussi, il y aura à retrancher.La litté- versitaires les derniers restes de l’cn-rature et la poésie, soit anciennes, seignemont religieux.Dieu est tel de soit modernes, sont toutes pénétrées sa nature que l'homme doit être pour du sentiment religieux.Pour etfacerl ou contre lui.Il n’est que trop sur Dieu de la littérature, il faudrait éliminer du programme de la République française, Homère et Platon, Sophocle, Virgile, Cicéron, Pascal et Bossuet, Racine et Corneille.On ne pourrait enlever Dieu sans supprimer le génie.Restent les sciences, qui ne forment qu’une partie accessoire de l’enseignement secondaire.Ici, sans donte, la République française va triompher.Elle uous dira que la géométrie et la chimie, l'anatomie et la physiologie ne sont ni catholiques, ni protestantes, ni juives, mais qu’elles sont simplement ce qu'elles sont, et que les professeurs les peuvent enseigner s’en s’occuper de Dieu.Nous le voulons bien.Qu'arrivera-t-il cependant s'il en est ainsi ?L’ensei-ment des sciences sans Dieu sera nécessairement athée ; ce ne sera pas renseignement neutre ou indifférent préconisé par les partisans de l'école laïque.En veut-on un exemple dans l'enseignement supérieur, où la place des sciences est plus large ?A la faculté de médecine de Paris on étudie la matière et ses propriétés sans s’occuper de Dieu, et le corps sans faire attention à l'àme.L’enseignement qui s’y donne est-il neutre ?Non, il est matérialiste et athée.Quoi qu’en puisse dire la République française, la question religieuse domine cet enseignement qui prétend écarter l’àme et Dieu, mais qui aboutit logiquement à la négation des vérités d’ordre surnaturel et métaphysique, dont il affecte de ne pas s’occuper.Il en est de Dieu comme du soleil qui remplit tout de sa présence.On ne fait pas abstraction de la lumière ; il n’y a que des voyants ou des aveu- que renseignement laïque tend a faire des athées : Dieu est de trop dans la république.Artuiiu Loth.Paris, 0 févr \ cr.Nous n’en avons pas encore fini avec le rapport de M.Barthélemy Saint-llilaire sur le conseil supérieur de l’instruction publique.Il y a toujours à réluter.Comme on l’a vu, M Barthélemy Saint-Hilaire refuse à l’Eglise tout autre enseignement que celui de l’Evangile.“ Désormais, dit-il, il faut que l'Eglise, pour se conformer aux livres mômes de sa foi, renonce à un argument qui la trompe et qui peut égarer, sur ses traces, bien des esprits qui ne cherchent que la vérité.Entre l’enseignement de l’Evangile ordonné si naturellement par le Christ à ses disciples et l’enseignement des lettres et des sciences, il y a un abîme, et l’orthodoxie moins que personne ne peut se risquer à le franchir.” Le traducteur d’Aristote, qui définit ainsi le rôle de l’Eglise et sa mission sur la terre, prouvera-t-il son assertion ?Va-t-il nous apprendre qu'il est possible et permis de séparer l’enseignement civil de renseignement.religieux, l’enseignement scientifique, littéraire et technique de renseignement dogmatique et moral ?Nullement.Nous lui prouverons, nous, que cette séparation est impossible dans n’importe quelle branche, à n'importe quel degré de l’enseignement.Elle est impossible d’abord dans renseignement primaire.Portalis, en présentant au Corps législatif, le 13 germinal an X, les résultats de l’en-quôtc ordonnée par le premier consul sur l’état de l’enseignement en Frauce, disait : “ II est temps que les théories se taisent devant les laits : point d’instruction sans éducation, et point d’éducation sans morale et sans religion.Les professeurs ont enseigné dans le désert.L’instruction est nulle depuis dix ans ; il faut prendre la religion pour base de l’éducation.Aussi toute la France appelle la religion au secours de la morale et de la société.” Portalis, qu’on n’accusera pas de tendresse envers l’Eglise, n’apercevait pas cet abîme entre l’Evangile et l’enseignement des lettres et de la science, comme M.Barthélemy Saint-Hilaire.M.Guizot s’exprimait ainsi à la Chambre des députés en 1833 : “ L’instruction morale et religieuse n’est pas, comme le calcul, la géométrie et l’orthographe, une leçon qui se donne en passant, à une heure déterminée, après laquelle il n’en soit plus question.La partie scientifique est la moindre de toutes dans l'instruction inorale et religieuse.Ce qu’il faut, c’est que l’atmosphère générale de l’école soit morale et religieuse ; il s’agit ici d’éducation plus encore que d’enseignement ! L’instruction reli- i gieuse s’associe à l’instruction tout entière, à tous les actes du maître et j des enfants.Messieurs, prenez garde j à un fait qui n'a jamais éclaté peut-i être avec autant d’évidence que de no- : tre temps: le développement intellec-j tuel, quand il est uni au développe- i ment moral et religieux, est excel-, lent ; mais le développement intel- ’ lectuel tout seul, séparé du develop- ; peinent moral et religieux, devient un principe d’orgueil, d'insubordination, d’égoïsme, et par conséquent de danger pour la société.” \ L’éminent coreligionnaire de M.j Barthélemy Saint-Hilaire, s’il vivait encore, combattrait les étranges affirmations du rapporteur.i “ L’autorité religieuse, disait M.Cousin, à la tribune de la Chambre i des pairs, doit être représentée d’office dans l’éducation de la jeunesse, tout comme l’autorité civile.Nous ne voulons pas mêler le moins du monde Ja religion aux choses de la terre, mais il est question ici de la chose religieuse elle-môme.! “ Nous sommes les premiers à vouloir que la religion reste daas le sanctuaire, mais l’école publique est un sanctuaire aussi, et la religion y est au môme titre que dans l’Eglise ou le i temple.” M.Cousin reconnaît donc au clergé le droit d’entrer dans les conseils de l’instruction publique.Il fait justice, comme M.Guizot et Portalis, des assertions du rapporteur, si ! peu conformes au bon sens et à la vérité.Impossible dans l’enseignement primaire, cet te séparation est inadmissible également dans renseignement supérieur.Nous ne ferons que signaler rapidement les rapports essentiels que les différentes branches de la science ont avec la religion.Les dogmes fondamentaux de la religion, Dieu, Être infini, Créateur, Providence, l’àme, sa liberté, sa responsabilité, son immortalité, se rencontrent à chaque pas dans le domaine de la philosophie.Sur le terrain des questions historiques, comment éluder celles de la création, de l’unité dé l’espèce humaine, de la chute, de la rédemption, de l’Eglise, de son action dans le monde, sans tronquer cette science ?Peut-on aborder la science médicale sans toucher aux problèmes du matérialisme, de la spiritualité de l’àme, de son immortalité, et à d’autres questions qui se rattachent à la moralité des actes humains ?L’étude approfondie du droit, sa connaissance vraiment scientifique, imposent le devoir de remonter aux origines du droit eu général, de rechercher la source de la morale publique et privée, de sc pénétrer de la constitution morale de l’homme, de la famille, de la société, et de déterminer les rapports de la politique avec la religion.Il y a donc une connexion intime entre la religion, les lettres et les sciences.Impossible même de trouver un livre de lecture qui ne porte pas mille empreintes d'un dogme religieux, d’une morale déterminée cl d'une philosophie quelconque.Sir Robert Peel a cité un jour un rapport du comité d’écoles de Boston, aux Etats-Unis, qui déclare que ce livre neutre,on l’a.vait vainement cherché, et que de l’absence d’un lion livre de lecture dans l’école, était résulté une absence alarmante d’éducation morale.u Si l’on découvrait un tel livre, ajoute un publiciste distingué (1), où rencontrera-t-on un maître neutre, sans convictions religieuses ou philo- ‘ sophiques, ou du moins qui jamais 1 ne les exprimerait ?Ce maître aura _ une opinion, des convictions, une in-! qUe Paris, vient de publier un telhgence, une âme ; et plus son m- mandement de Carême.Voici deux telhgence sera active et expansive, ; extraits de ce remarquable docu-plus il les répandra chaque jour, à : ment • toute heure, sur les enfants de son i Quc l'éducation ne puisse être sé-ecole.Comment iera-t-il pour ne pas ! de la roiigicm, c’est une vérité se laisser pénétrer par scs «lèves pour Jeconuuo pal.la° sagessc des siècles, que sapai oie ne reflété lien de ses ; ^ • rüSSOrt des conditions mêmes idées, pour que son regard n ait aucu- d(J|a naturc humaine.A l’encontre ne ^expression et_son enseignement dü cettc vérité, il s’est formé de nos tous ceux qui devaient être préparés à des fonctions publiques, qui plus tard a universalisé son influence par la création générale des écoles populaires, annexées aux monastères et aux cathédrales.L’histoire de l’école est une apologie permanente des services rendus par l’Eglise à la société.Elle avait compris la grandeur et l’étendue de la mission que lui a conférée le Sauveur en disant à ses disciples : “ Allez et enseignez toutes les nations.” Elle était investie du droit divin d’instruire et d’enseigner la jeunesse dans les lettres et les sciences, de christianiser en un mot renseignement.L’enseignement religieux doit être comme la sève de tout savoir, la source et la sanction de toute science même profane.Il doit être une parole vivante, associée à loirtes les pratiques, animant tontes les formes, identiliée avec toutes les aspirations, toutes les actions, toutes les manifestions de l’Eglise.Le principe invoqué par le rapporteur, pour éliminer le clergé des conseils de l’instruction publique est complètement faux, comme nous l’avons prouvé par le témoignage d’éminents publicistes peu suspects de complaisance pour l’Eglise.C’est en vertu d’une autorité sacrée, incons-testable, que l’Eglise réclame une part dans la direction de l’instruction publique, dans l’intérêt même de la société.UX DOCTEUR KN THÉOLOGIE.Mgr Gfuibert, le cardinal-archcvê- aucune couleur, aucune portée, aucun jours un parti affirmant que toute sens Ce maître neutre et mécanique Jdoctrinc ^garnse doit être bannie sereit un hypocrite ou un idiot et res- des écoles ; que l’enfant doit y rece-semblcrait tort au joueur de (lute de yoir uniquellcut ies notions littéral' aucauson- , res et scientifiques.Il résume son Hâtons-nous d’ajouter que l’école système dans cette phrase dont il neutre n’existe nulle part, même en fait axiome : L’école doit être lai-Amérique, où l’école est soit cliré- ; que.tienne, soit au moins déiste, puisque ! Il importe tout d’abord, N.T.-C.F., la classe commence par une lecture de bien préciser le sens de cette de la Bible ou par une prière.maxime équivoque.Il ne s’agit pas, Le souverain Pontife avait donc eu effet, dans la controverse actuelle, l’assentiment de tous les hommes de savoir si les établissements sco- sensés quand il condamna la proposition suivante du Syl/abits (48e) : “ Des catholiques peuvent approuver un système d’éducation en dehors de la loi et de l’autorité de l’Eglise, et qui n’ait pour but principal que la connaissance des choses purement intellectuelles et la vie sociale sur la terre, ” c’est-à-dire un système d éducation prétendu neutre et indifférent.“ L’Eglise, au moyen âge, nous dit le rapporteur, a conservé, du mieux qu’elle a pu, le dépôt et d’enseignement des lettres et des sciences.” M.Barthélemy Saint-Hilaire, s’il connaît bien l’histoire, aurait dû remonter plus haut que le moyen âge pour apprécier les bienfaits de cette institution divine sur la société.O’esi l’Eglise qui, dès les premiers siècles, a fondé et dirigé les écoles, qui par elles laires doh'ent être dirigés par des maîtres laïques ou par des instituteurs appartenant aux congrégations religieuses.Il est évident que des hommes qui font profession de la vie religieuse n’admettront jamais que la religion doive rester étrangère à leur enseignement.Mais, par un étrange abus, le mot laïque, détourné de sa signification naturelle est employé pour exprimer la négation de toute notion religieuse dans l’enseignement, comme si les maîtres qui vivent daus la condition laïque ne pouvaient et ne devaient point conserver à l’éducation son caractère reli- gieux.Qu’on ne nous accuse pas de dénaturer le sens do la formule si souvent répétée d’école laïque ; il suffit de lire les journaux, les revues, les a exercé sa bienfaisante action sur ouvrages composés par les hommes qui préconisent le système nouveau, pour connaître la véritable significa-cation des termes employés par les novateurs.Le bon sens populaire ne s’y trompe pas davantage,et il traduit l'École laïque par l'école sans Dieu.D’ailleurs, quelques essais déjà tentés pour mettre en pratique ce système en donnent une interprétation suffisante.L’éducation appartient de droit au père et à la mère.L’instituteur n’est et ne peut être que le représentant de leur autorité et leur suppléant dans l’accomplissement d’une œuvre importante entre toutes pour le bonheur de la famille.C’est parce que les parents ne peuvent eux-mômes suflirc à la tâche complète et variée de l’instruction qu’ils sont obligés d'appeler à leur aide des maîtres étrangers.Nul ne peut contester ce principe qui est dans la nature.Quelles sont les conséquences qui en découlent ?C’est que le père ou la mère ont le droit de choisir les instituteurs de leurs enfants selon les croyances qu’ils professent et les convictions qui règlent leur conduite.Il en résulte encore que ceux qui sont chargés du gouvernement de la société doivent faciliter aux parents l’accomplissement de ce devoir sacré.Si quelques familles peuvent à grands frais procurer à leurs fils le bienfait d’une éducation particulière, l’immense majorité des citoyens, les classes laborieuses surtout, sont obligés d’avoir recours, pour élever leurs enfants aux établissements publics.Les parents peuvent donc réclamer des instituteurs qui partagent leur foi religieuse.Et remarquez bien, nous aimons à le répéter, que nous n’entendons pas, par enseignement chrétien, seulement celui qui est donné par des frères ou par des religieuses.Toute école où des maîtres sincèrement pénétrés des principes de notre foi admettent la religion comme une partie essentielle de l’éducation est une école chrétienne dans le vrai sens du mot.L’Eglise n'a jamais eu cet esprit exclusif que ses ennemis professent à son égard.Elle approuve et encore rage les maitres laïques qui remplissent en chrétiens leurs laborieuse et modestes fonctions.Elle voit avec reconnaissance qu’ils occupent dignement leur place à côté des instituteurs religieex.Si elle favorise, si elle crée des congrégations enseignantes, c’est qu’il importe au bien de la société qu’il y ait dans son sein des classes d’hommes qui se dévouent à la formation de la jeunesse avec toute l’énergie et la liberté que donne la profession religieuse.Il ne faut pas chercher aillieurs le secret des succès obtenus par les corporations dans l’enseignement.Il ne saurait y avoir aucun antagonisme entre les divers maitres de la jeunesse ; l’Eglise accorde |à tons sa confiance, à la condition qu’ils soient chrétiens, *et lie leur demande qu’une généreuse émulation dans l’œuvre religieuse et sociale de l’éducation.Commerce.—On peut voir en ce moment, sur le chemin de fer Q.M.O et O., des wagons venant de quasi toutes les lignes de la Nouvelle-Angleterre.C’est le résultat du chemin de fer sur la glace.Feuilleton du COURRIER DU CANADA 8 M.vks 1880.—No.ti LES 5 Par Louis de Bellemahe.(Suite.) Il n’en dit pas davantage ; mais Cagatinta comprit, car il pâlit de joie, et, sans perdre de vue le moindre signe de son patron, il se tint prêt à saisir au passage la première occasion qui se présenterait.L’alcade s’assit de nouveau sur son fauteuil de cuir, et réclama le silence d’un geste ; puis, avec cettc abondance inhérente à la langue espagnole, la plus pompeuse et la plus riche de toutes les langues parlées, il fit ù son auditoire un assez long discours dont voici la substance : “ Mes enfants, dit-il, comme est venu l’affirmer ici le respectable don Juan do Dios Canelo, un grand crime a été commis cette nuit.La connaissance de cet attentat no pouvait manquer d’arriver à l’oreille delà justico, car rien ne lui échappe ; mais je n’en remercie pas moiiiBdon Juan de Dios de sa communication officielle.Ce vénérable concierge aurait dû la rendre plus complète en révélant les noms des coupables.—Mais, seigneur alcade, interrompit Juan de Dios, je ne le sais pas, quoique ma communication,soit comme vous Je dites, officielle ; mais j’aiderai à les trouver, ces coupables.—Vous entendez, mes enfants, le digne Canelo, dans une communication officielle, implore la justice pour le châtiment des coupables : lajustice ne sera pas sourde à son appel.Qu’il me soit permis maintenant de vous parler de mes petites affaires et de m’abandonner à la douleur que me cause la disparition do la comtesse et du jeune comte de Mediana.” Ici l’alcade fit un signe à Cagatinta, dont toutes Jes facultés mises en jeu en lui, avaient pas révélé encore par quel service il pourrait gagner l’objet de son ambition, puis il reprit : “ Vous n’ignorez pas, mes enfants, les doubles liens qui m’attachent à la famille de Mediana ; jugez donc d* ma douleur à la connaissance de cet attentat, d’autant plus incompréhensible qu’on ne sait ni pourquoi ni par qui il a été commis.Hélas ! mes enfants, je perds une puissante protectrice, et le cœur du fidèle serviteur est transpercé, tandis que celui do l’homme d’affaires est non moins cruellement blessé.Oui, mes enfants, dans la sécurité trompeuso où hier encoro j’étais plongé, je fus au château de Mediana à l’occasion de mes fermages.—Pour solliciter un sursi, ” allait s’écrier Cagatinta, parfaitement au courant des afïairps de l’alcade.Mais celui-ci ne lui donna pas le temps de commettre celte indiscrétion, qui l’eut à jamais privé de la rémunération promise.“ Patience, mon digne Cagatinta, dit l’alcade en se tournant vers l’es-cribano ; contenez cettc soif de justice qui vous consume.Oui, mes enfants, et par suite de cette sécurité que je déplore, je versai entre les mains do l’infortunée comtesse.Ici la voix do don Ramon chevrota.une somme équivalente à dix années de fermages payés à l’avance.A cette déclaration inattendue, Cagatinta bondit do son siège, comme s’il eût été piqué par un aspic, et son son sang sc figea ?i '’sirtfe LE COURRIER DU CANADA Aunecfi Nwre!l(8« Grande soirée dramatique et musicale.Ligne Allan.—Allan, Hao A Ci**.J Mois île Saint Joseph.Vente à l'encan du Printemps par Oct.Ee-mionx A Cio.A\ is.—II.W.Couillard du rtispinay.A la librairie de Saint Rocli.—L.Drouin A Fivrt*.Portrait de Sir George Ktiennr Cartier à vendre par Out.Lemieux A Cie.Nouveautés pour le printemps.—N.Carneau MagnUiqiiü piano à vendre.—Ocl.Leinieux A Cie Magasin des Enmities.—Uêlaiid, Carneau A Cie.J* ui]i:»i:r9 » maks inso.La réduction de* «aluIreft Le député d’Iberville à la manie du retranchement.Après avoir travaillé pendant plusieurs sessions à faire trancher la tète aux syndics, ne voilà-t-il pas qu’il s’est imaginé de tailler dans les salaires des employés fédéraux, des ministres, des sénateurs et députés, des lieutenants-gouverneurs, et même du Gouverneur-Général.Il n’y va pas de main morte, comme on s’en convaincra bientôt : la preuve qu’il ne soupire pas après les portefeuilles de ministre, ou bien qu’il se propose de passer ses vieux jours dans l’isolement.M.Joly, qui s’y entendait à pratiquer l’économie.de bouts de chandelle, a trouvé sou maître en M.Béchard.Toujours économes ces libéraux ! Voici à peu près les dispositions de ce projet, lo salaire du Gouverneur-Général, $35,000 au lieu de $48,GG6 2o salaires des ministres, $5,000 au lieu de $0,000.3o salaires des lieutenants-gouverneurs de Québec et d’Ontario, $0,000 au lieu de $10,000.4o salaires des lieutenants-gouverneurs des autres provinces, $5,000 au lieu de $9,000.5o salaires des sénateurs et députés, $000 par session au lieu de $1,000 : et si la session durait moins d’un mois, $0.00 par jour.Oo salaires des orateurs des deux chambres, $3.500 au lieu de $4.000.7o salaires des employés réduits de 10 ou 20 par cent suivant que leurs appointements actuels excèdent $1,000 ou $2,000.Reste à savoir maintenant si ce projet deviendra loi.— ¦ ¦ — La fêle tic Saint Joseph à St.-Sauveur L’Union St.-Joseph de St.-Sauveur a célébré, hier, avec grand éclat, la fête de son saint patron.Les membres, bannières en tête, sont allés avant la messe chercher leur digne président, M.Kirouac, eUont fait leur entrée dans l’église aux sons joyeux du corps de musique de l’Union Musicale.M.Kirouac avait A ses côlés, sur des sièges d’honneur, le président de l’Union St.-Joseph de Sillery et le président de l’Union St.-Joseph de Beauport.Quelques minutes après, Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur venait prendre place dan s J le chœur, accompagné par son aide-de-camp et de Robitaille, pendant que le corps de musique jouait Dieu sauve la Reine.La messe a été chantée par le RévcL P.Paquin, assisté des Révérends PP.Dazé et Ouellet.Xc’RévdrprTôrtef, supérieur, a donné le sermon *de circonstance.La messe en mi-bémol, A quatre parties de Dubois, a* été très-bien exécutée.Voici le programme : Iv ^ RII.a .(j I il II 11 (.1 iœ u i*.(ii.ohia.••*••.Domine ficus.Soli par M,,# Dclph.Hamel.(• haulel.Ileala viscera de Lumbillotp.Chœur à 4 parties avec orgue et solo (le saxophone obligé par M.Koch Lyonnais Crkw*~2nd ton harmonisé.El îararnalus-cst.Quatuor par MM.Dr.Oiugras, Jos.Langlois, 1*.Morissette et \V.Lapointe.Ofj*'kutoi!ik.Les bords do l’Or me.Fantaisie de Tillard exécutée par le corps fde musique ]*Union Musicale.Sanctus.boli par M.Jos.Langlois i t ( liOLUl .Jfc/lCll tcll/.v.Trio par MUr JDelpli.Hamel, MM.F.Morissette et Jos.Langlois.Aoni s Dàii.Grand chœur.Soin ik.jj'Qi]dc marche par le corps de musique de l'Union Musicale, La partie musicale était sous la direction de M.J.-B.Lapointe, organiste de St.-Sauveur.Un magnifique pain-bénit pour la circonstance, était le don généreux d’un membre de l’Union St.-Joseph, M.J.-B.Laliberté, chapelier.I.«“* HAttwew Parlementai ret* i M.Chs.Howard Hewlett, sergent Seront-elles reconstruites it Fredericton / j du Bataillon B, de Québec.— Flusiers autres élèves auraient dé- La destruction partielle des bâtis- claré former partie de la compagnie, ses du Parlement fera avancer la mais le nombre limité d’accoutre-solution du problème qui agite les monts et de fusils ne permettait pas Chambres et la presse depuis plu- d’en admettre plus, sieurs années, savoir : l’érection de M.le Supérieur du Collège, avant nouveaux édifices.Tout le monde que de consentir au vœu des élèves dans la capitale est d’opinion que les qui désiraient s’initier au maniement nouveaux édifices doivent être iramé- dos armes et aux différentes évolu-diatement donnés à l’entreprise.tions militaires, privilège que leur D'un autre côté, St.-Jean est en accorde l’Hon.Ministre de la Milice, ébullition et réclame à grands cris l'abandon de Frédérieton comme capitale et la substitution de la métropole commerciale.Le conseil-deville, le barreau, la presse, en un mot tous les citoyens, se sont mis à l’œuvre ; on offre le square de la reine pour la location des bureaux publics et des chambres.Moncton de son côté a offert vingt acres de terre au gouvernement si celui-ci veut changer ses pénates.Si la capitale doit être ailleurs qu’à Frédérieton c’est assurément dans le comté de "Westmorland ; l’Union des Provinces Maritimes finira par se consommer un jour, et Westmorland sera le point central pour la capitale des trois provinces.Mais nous est avis qu’à l'heure actuelle nos finances ne permettent pas an gouvernement d’entreprendre le déménagement dos Chambres et des Bureaux Publics, ci Frédérieton a toutes les chances de rester ce qu'elle est, depuis bientôt un siècle la capitale du Nouveau-Brunswick.—(Lo Moniteur acadien.) - ^ • spacc d'une nuit Entre Hnjurc et la vengeance ; L aurore a nus yeux rend moins noir Le mal qu'on nous fai» la veille ; El tel qui s'esl vengé le soir, En est lâché quand il s'éveille.Pa \lt!>.¦pic: tout temps, les classes moyennes en France ont eu le génie de l’épargne, et le régime actuel ne favorise pas plus cette tendance que ceux qui l’ont précédé depuis soixante ans.Le radicalisme qui pénètre aujourd’hui toutes les institutions politiques de la France, peut avoir dans un avenir rapproché un fâcheux elfet sur le mouvement des affaires, et le système, grâce auquel il s’affirme en toute liberté pour opprimer et détruire, n’a rien certainement qui le pose comme la meilleure garantie des intérêts et des biens.—(Nouveau Monde.) Le Journal des Débats, parlant de la persistance des bruits de guerre, bien qu’ils aient été de tous côtés déclarés sans fondement, déclare qu’en ce qui regarde la France, les journaux anglais et français peuvent se sentir parfaitement rassurés.“ Un gouvernement en France, dit-il, qui maintenant déclarerait la guerre sans une nécessité impérieuse et sans une odieuse provocation, ne tiendrait pas un jour contre l’indignation du pays.Bien plus, le gouvernement qui serait même soupçonné de nourrir de tels projets aurait tout le pays contre lui.” Portrait de l'homme Le corps de l’homme est comme un vaisseau dans lequel l’àmc s’embarque pour passer la mer orageuse de la vie.Les cinq sens sont les mariniers, et l’amour-propre, son gouvernail.La boussole est la volupté, et sa bannière la folie ; les vents favorables sont les flatteries trompeuses du monde, et les voiles un tissu de fragilité ; ses cordages sont les bagatelles dont son esprit s’occupe ; ses ancres, les espérances vaines ; sa cargaison, ses défauts ; et le port où il aborde est presque toujours le repentir.Dtacrétio» Quand vous méditez un projet, Ne pli Liiez pas voire a l’aire : On se repent toujours d’un langage indiscret, Et presque jamais du mystère.Lo causeur dit loul ce qu’il sait ; L’étourdi ce qu’ij ne sait gu?To ; jeunes gens ce qu’ils l’ont: L*s vieux ce qu’ils [ont l’ait ; El les sols ce qu’ils veulent faire.Panam».L ue i»e :ii iiaxuijkt 31.do Lcsseps est parti hier matin pour Washington avac sa famille.Il a fait ses adieux officiels à New-York, dans la soirée de mercredi,au banquet donné en son honneur chez Delmoni-co, par les négociants engagés dans le commerce de l’Amérique du Sud et du littoral du Pacifique.La réception a été extrêmement brillante et sympathique.Deux cents personnes, parmi lesquelles uu grand nombre d’hommes des plus éminents de la ville, ont pris part à la ft te.Le président du comité de réception, M.Hurtado, a prononcé une allocution, dont nous extrayons les passages suivants : “ Il n’y a pas de programme arrêté pour ce qu’on appelle des toasts réguliers.Cependant, il y a un toast qui doit être porté avant tous les autres.Ce toast sera en l’honneur de notre hôte éminent, et je sais que chacune des personnes ici présentes s’y associera sincèrement et cordialement .Nous saluons le comte de Lesseps non-seulement comme ceux qui le connaissent :—non-seulement comme un homme doué des plus hautes facultés, dont la renommée est répandue dans tout le monde civilisé,— mais encoro comme l'initiateur d’une œuvre dont l'importance ne saurait être trop appréciée, pour le inonde en généra], et pour ce pays en particulier.44 Messieurs, je crois être l’interprète des vœux de tous ceux qui sont ici, en disant que nous souhaitons ardemment qu’il accomplisse ce projet gigantesque, qui ajoutera une nouvelle gloire à son nom, et lui donnera un nouveau titre à la gratitude de cette génération et des générations à venir.—Je bois à la santé de notre éminent visiteur, et au succès de son entreprise.” M.de Lesseps a fait lu réponse suivante, plus significative peut-être qu’aucun de ses discours précédents : 44 C’est aujourd’hui le dernier jour de ma visite A New-York, et je suis agréablement surpris de recevoir de nouveau un accueil aussi flatteur.On m’a demandé si je n’étais pas fatigue de ces nombreuses réunions.Je réponds que depuis que jesuis ici je n’ai pas eu le temps de me fatiguer.Je me trouve au milieu d’hommes éminents par leurs relations commerciales avec T Amérique centrale et méridionale, et, par conséquent les plus intéressés A mon projet ; aussi n’ai-je pas besoin de leur expliquer cette entreprise.Leurs intérêts les ont naturellement engagés à étudier l’ailairc en détail.44 3Iais mes observations A ce sujet ont été parfois mal comprises, et quelques journaux mont fait dire le contraire de ce que j’avais dit.Je vous demande, pour cette raison, la permission de vous lire quelques notes que j’ai préparées pour co soir.Cela est contraire à mes habitudes je ne lis jamais parce que je dis toujours la vérité, et la vérité n’a pas besoin de préparation.44 Aux récentes réceptions qui m’ont été offertes par la Société américaine de géographie, par la Société des ingénieurs civils et par les citoyens de New-York, j’ai eu occasion de donner des explications touchant le plan de l'exécution d’un canal interocéanique A niveau entre Aspinall et Panama, et je suis maintenant d’opinion que l’opposition A mon projet s'est considérablement modifiée ; mais je ne saurais prétendre qu’elle a complètement disparu.Quoique depuis le commencement, cette opposition ait pris différentes formes, il m’a paru que l’objection réelle est née de la crainte de certaines complications politiques qui pourraient affecter la légitime influence exercée par la grande République de l’Amérique du Nord sur les autres Républiques de l’Amérique centrale et méridionale.Ces craintes sont absolument chimériques ; mais il faut en tenir compte et c'est pour les détruire que je suis venu devant le peuple américain, afin de le convaincre d’abord que le canal de Panama sera construit par entreprise privée et en dehors de toute ingérence gouvernementale ; et ensuite que le canal, une fois achevé, bien loin de nuire A l’influence des Etats-Unis, leur donnera au contraire une plus grande puissance par l’incalculable développement de leur commerce et leur industrie qui en sera la suite.Je crois avoir suffisamment répondu, pendant mon séjour à New-York, aux objections qui ont été soulevées.Il y en a une cependant qui s’est produite dernièrement et que j’espère réduire A néant avant mon départ.On m’a demandé pourquoi les bureaux de la compagnie du canal inter-océanique ne seraient pas établis A New-York au lieu de l’être A Paris.L'article NVIII do l’article de concession autorise la compagnie à fixer son siège à New-York, à Bogota, A Londres ou à Paris.Comme je suis le président de la compagnie, je ne puis pas diriger l’administration autrement que par ma surintendance personnelle, et comme ma résidence est à Paris, les bureaux seront beaucoup mieux placés dans cette ville, où, dois-je ajouter, je présume que se trouveront la majorité des actionnaires.Si, quand les listes de souscription seront closes, il se trouve que la majorité des actionnaires appartienne aux Etats-Unis, alors l’assemblée générale sera libre d’établir le quartier-général ici ou dans tout autre lieu qu’elle jugera convenable.Dans tous les cas, la compagnie sera constituée de manière à donner à tout actionnaire le droit de vote, soit personnellement, soit par procuration.Paris, pour le présent, parait être l’endroit le plus convenable, et les Américains y vont assez souvent.Les dames américaines au moins n’y verront pas d’objection.” Cette pointe humoristique a été accueillie avec un mouvement de bonne humeur, accompagné de chaleureux applaudissements.—(Courrier des E.U.) Ottawa G mars.—Les membres de la presse ont été invités aujourd’hui à visiter l’exposition des arts.Les tableaux exposés par les artistes canadiens sont beaucoup appréciés parles connaisseurs.La princesse Louise a exposé de jolis tableaux et croquis.NOUVELLES institut canadien.—Mardi, le 9 mars à 8 heures \p.m.M.T.P Bédard donnera dans les1- pâlies de l’Institut une eonfé-renceintitulée.Première administration du comte de Frontenac (1672 1683.) Le public est admis.Par ordre, •T.Frémont Se c ré t ai re- A rc ! \ i v isle I.C.—La retraite des jeunes gens à la Congrégation de la Haute- Ville est commencée hier soir ; elle se terminera dimanche prochain.Le Rév.P.Lopin-tau en est le prédicateur.—Les funérailles de la mère du Rêvd.M.Hamel, Vicaire-Général, ont eu lieu samedi matin dans la chapelle de l’IIûtel-Dieu en présence d’un grand nombre de membres du clergé, de professeurs, etd’é-tudiants à l’Université.Le Libéra a été chanté par sa Grandeur Monseigneur l’Archevêque.—Une soirée musicale sera donnée demain soir à Spencer-Wood.—Il y a eu deux alarmes de feu hier, une dans la matinée sur la Rue Ruade, l’autre dans la soirée sur la Rue Ste Anne ; feux de cheminée.—Ce matin, alarme de feu à la boite 62 ; feu de cheminée.—Le capitaine Prévost de la Batterie B., dernièrement nommé pour aller en Angleterre étudier la fabrication des cartouches, est parti vendredi.—Le constable Giblin a été renversé, hier au soir, par un cheval échappé, au coin de la Rue St.lean et du Palais.Le constable a reçu plusieurs blessures, mais heureusement aucunes no sont graves.— Le détective Delisle est parvenu à trouver, dans une maison respectable du faubourg St.Jean, la jeune fille de Beauport disparut: depuis une douzaine de jours.La cause de sa disparition était la crainte de partir avec ses parents pour le lac St.Jean ; elle préfère s’engager dans la ville comme modiste.Hile est majeure, mais son père désirait savoir où elle était avant de partir.nouvelles de LÉvis.—Le Quotidien annonce hier soir °ur fournir la Viande dont celle ligne a besoin à Québec.Les soumissions devront être faites d’après les formules qui* l’on peut obtenir en s’adressant à notre bureau.ALLAN, RAE \ CIE., Agents.Québec, G mars 1880—!2f.981 n ois Seuls agents pour le célébré Gants Hr Kid CECILE.Attirent l’attention sur leur assortiment actuel comme ci-dessous, viz : Pour Dames 2 Boutons, Blanc et Noir, Couleurs clair et foncé, «les plus nouvelles nuances, 95c pr. do 3 Boutons, «lans les mêmes couleurs, SI.25.«Io «Io Gants lacés brevetés (Gants améliorés et «le la plus haute nouveauté) mémo choix dans les cou leurs $1.50 la paire.Pour tillotles 2 Boutons dans toutes les grandeurs, couleurs comme ci-dessus, 75c la paire.Pour Messieurs, Blancs, Noirs et «lo Couleurs $1.00.Tous les gants ci-dessus sont assurés être le gant « Cécile » chaque paire étant étampée et garantie.-¦%- /1 ^ \ -.•• 1 r.i.-l x - • «v* je-3 n ‘as .¦•L-.- - \ »• « Tf £&'• ¦lvu> - - ' • • • CfcCV.; ;; “* - y m W»* « • 0 -m .r • Ti,s«v«‘i*mc fin Cwriind-Tronc.lîn addition aux gants ci-dessus nous exhibons un gant plus â bas prix depuis 35c à 75e valant le double.BEHAN BROS Gants 3 Boutons 11 Suède ” pour Dames dans les mêmes nuances, §1.10 la iiaire.Québec, 27 janv.!880-15 mai 79.C.761 115 et après lo 2: J Traverse laissera QUÉBEC.A.M.7.15 Express pour Halifax.8.30 Train mixte pour Richmond et Malle pour Rivièrc-du-Loup.P.M.5.00 Train du marché pour la Rivière-du-Loup et Malle pour l’Ouest.La glace et le temps 1 courant, !•' steamer «le la STATION DE LEVIS.A.M.7.40 Train du marché venant «1*‘ la R.-du-Loup et Malle .M.0NTA1UÜ.A M.P.M.Ottawa, par chemin île fer (d) ••••••••• ••••••••• >#•••• • • * LE MEILLEUR JOURNAL, ESSAYEZ-LE.Magnifiquement illustré.S3 «tnio uuiiéo.Le ' Scientific American1 LIS SCIENTIFIC AMERICAN est un journal hebdomadaire de première classe, contenant seize pages, imprimées avec un caractère inagnl-_ j Tupie, •* illustre avec profusion avec des gravit L45] ios splendides ” représentant les inventions les ^OlIVELLEai M A RCH ANDISES «l'Automne et «l’Hiver $25 to $50 PER DAY CAN ACTUALLY BE MADE WITH THE CHEZ Jos.Hamel ).6.45 Moulins de la Chaudière.8.00 .MALLES LOCALES.10.30 .Los comtés de Beauce et Dorchester, par chemin de 1er de Lévis et Kennebec, tous les jours.1 3 s.30 Beaumont et St.-Michel, tous les jours.3.15 s.30 3.00 Bienville,Lauzon et Saint* Joseph, (Anse des Sauvages), deux fois par jour.8.45 3.15 Lévis, deux fois par îour.8.4à 3.15 S üü 4.30 Québec-Sud, trois fois par jour.6.45 G.00 F.'i J •••••• 3.00 New-Liverpool et St.-Jean Chrvsostôme, deux fois par jour.••• ®, |D ù’ ° S 00 ‘2.30 Spencer Cove, deux lois par jour.J,*ÎU Sillery Cove.••••• 5.00 .Saint-Sauveur et Saint- noch, quatre fois par # ^ ^ J°.10.30 5.00 Faubourg St.-Jean, trois ^ lois par jour.^-30 -.30 J^Jerinos, J)kAPS MATELASSÉS.{jJeKGES, Les études l**s plus p* cliques »t les mieux | faites, venant d’écrivains ••miments dans toutes I les branches des sciences, «ont publiées dans le *• Scientific American.” Prix d'abonnement $‘2.20 par année, $1.60 XT T_T?r .pour six mois, y compris les frais «h* poste.Es- UU\ LLLEb P LEURS tîl I luiTlOS compte accordé aux Agents.Dix cents Toxem-plaire.En vent»* ch* z tous les uiarehands de journaux.1** prix •!»* Tuhomiemenl doit être transmis uu moyen d'un mandat sur la poste à l’adresse do MU N N A CIE., Editeurs, 37, Park Row, New-York.R DI?\J UTQ I K*1 rapport avec le •• Scien-IJiiEj V LilkJ.I lilic American” Messieurs Munn à Co., sont solliciteurs pour brevets d’in venlion pour les Etats-Unis et Tétranger : ils on 33 années d’expérience dans ce genre d’ullain s » t ils ont maintenant le plus grand établissement dans le monde Les brevets sont obtenus aux meilleurs termes.Une note spéciale est m-séréo dans le SCIENTIFIC AMERICAN «h* toutes inventions brevetées par le concern?«le cette agence, le lieu «le la demeure »*t le nom du porteur «lu brevet est aussi donné.Par suite de l'immense circulation ainsi donnée, l'attention publique est attirée sur les mérites du nouveau brevet, et les ventes ou la connaissance sont souvent facilitées.Toute personne qui a fait une nouvelle découverte ou invention, peut s’assurer sans I Jrnis, si elle jx*ut obtenir un brevet, en écrivant à Munn A Co.Nous envoyons aussi gratis notre manuel sur les lois «l«*s brevets, marques de commerce, le montant «l» s fiais et un peut se procurer «les brevets avec des avis sur le meilleur moyen à prendre j«our obtenir îles avances sur inventions.Adresse pour souscrire au journal ou concernant les brevets.MUNN «V Co., 31, Park Row, New York.Bureau suceursal, D DRAPS DE CASTOR i-t «lo Mos- cou, Patrons de veste, N 01 I VE AUX TRICOTS d
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.