Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
jeudi 19 décembre 1878
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1878-12-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
24'jiic Anne© No.IOC—Edition c|uotklienn< -‘iem1' amice Jeudi 19 Décembre I^V8 W JOURNAL DES INTERETS CANADIENS •TE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.Kuichico.!'•* Décembre 1878—No 232 L ite Mystérieuse TROISIEME PARTIE.t 11 Le Secret de L’ile.” Par Jules Verne.[suite.] -Ce n’est qu’ici que nous retrouverons votre souvenir tout entier! ajouta Harbert.# —lit c’est ici que je reposerai dans 1 éternel sommeil, si.” répondit le capitaine.11 hésita, et, au lieu d’achever sa phrase, il se contenta de dire : “ Monsieur Smith, je voudrais vous parler.à vous seul ! ” Les compagnons de l'ingénieur, respectant ce désir du mourant, se retirèrent.Cyrus Smith resta quelques minutes seulement enfermé avec le capitaine Nemo, et bientôt il rappela ses la uappo liquide.Mais les colons purent le suivre encore à travers les couches profondes.Sa puissante lumière éclairait les eaux transparentes, tandis que la crypte redevenait obscure.Puis, ce vaste épanchement d’éflluences électriques s’effaça enfin, et bientôt le Nautilus, devenu le cercueil du capitaine Nemo, reposait au fond des mers.CHAPITRE XVIII Les réflexions de chacun.—Reprise des travaux de construction.—Le 1er janvier 1809.—Un panache à la cime du volcan.—Premiers symptômes d’une éruption.—Ayrton et Cyrus Smith au corral.—Exploration à la crypte Dak-kar.—Ce que le capitaine Nemo avait dit à l’ingénieur.Au point du jour, les colons avaient regagné silencieusement l’entrée de la caverne, à laquelle ils donnèrent .le nom de “crypte Dakkar ”, en sou- *luI\s a droite.) Mun s’éloignent des idées non pas seulement do cette Chambre, mais de la France, justement parce que M.de Mun est un orateur, la Chambre ne demandait pas mieux que de valider son élection.Ce n’est pas notre faute s’il est arrivé de Pontivy une protestation telle qu’il n’était pas permis de ne pas entendre cet appel fait à notre justice., (Très bien ! très bien ! à gauche.) Il y avait là des griefs considérables;, toute une population affirmait qu’ élle avait été opprimée ci demandait une enquête.La Chambre nous a Envoyés à Pontivy.M.de Mun s’est plaint des procédés de la commission vis-à-vis de lui.Au mois de mai, il s’opposait déjà à l’enquête : il allait jusqu’à nous contester le droit d’enquête, ce droit, qui est de tous les temps, de tous les Parlements, ce droit qui a été exercé au Corps législatif de l’empire.(Très bien ! très bien ! à gauche.—Interrup- venir du capitaine Nemo.La marée était basse alors, et ils purent aisément passer sous l’arcade, dont le flot battait le pied-droit basaltique.Le canot de tôle demeura en cet endroit, et de telle manière qu’il fut à l’abri des lames.Par surcroît de précaution, Pencroff, Nab et Ayrton le halèrent sur la petite grève qui confinait à l’un des côtés de la crypte, en un endroit où il ne courait aucun danger.L’orage avait cessé avec la nuit.Les derniers roulements du tonnerre s’évanouissaient dans l’ouest.Il ne amis, mais il ne leur dit rien des cho- j pleuvait plus, mais le ciel était en-ses secrètes que le mourant avait core chargé de nuages.En somme, ce voulu lui confier.mois d’octobre, début du printemps Gédéon Spi lot t observa alors le ma-1 austral, ne s’annonçait pas d’une fa-lade avec une extrême attention.11 çon satisfaisante, et le vent avait une était évident que le capitaine n’était tendance à sauter d’un point du complus soutenu que par une énergie pas à l’autre, qui ne permettait pas morale, qui ne pourrait bientôt plus | de compter sur un -temps fait, réagir contre son affaiblissement phy- Cyrus Smith et ses compagnons, siquo.eu quittant la crypte Dakkar, avaient La journée se termina sans qu’au- repris la rente du corral.Chemin ciri changement se manifestât.Les faisant, Nab et Ilarbert eurent soin colons 11e quittèrent pas un instant de dégager le fil qui avait été tendu le Nautilus.La nuit était venue, par le capitaine entre le corral et la bien qu’il fût impossible de s’en aper-1 crypte, et qu’on pourrait utiliser plus cevoir dans cette crypte.tard.Le capitaine Nemo ne souffrait pas.En marchant, les colons parlaient mais il déclinait.Sa noble figure, peu.Les divers incidents de cette pâlie par les approches de la mort, nuit du 15 au IG octobre les avaient était calme.De ses lèvres s’échap- très-vivement impressionnés.Cet in-paient parfois des mots presque in- connu dont l’influeuce les protégeait saisissables, qui se rapportaient à di- si efficacement, cet homme dont leur vers incidents de son étrange exis- imagination faisait un génie, le capi-tenco.On sentait que la vie se reti- taino Nemo n’était pas.Son Nautilus rait peu à peu de ce corps, dont les et lui étaient ensevelis au fond d’un extrémités étaient déjà froides.abîme.Il semblait à chacun qu’ils Une ou deux fois encore, il adressa étaient plus isolés qu’avant.Ils s’é-1 a parole aux colons rangés près de taient pour ainsi dire habitués à lui, et il leur sourit de ce dernier compter sur cette intervention puis-sourire qui se continue jusque dans santé qui leur manquait aujourd’hui, la mort.et Gédéon Spilett et Cyrus Smith Enfin, un peu après minuit, le ca- lui-méme n’échappaient pas à cette pitaino Nemo lit un mouvement su- impression.Aussi gardèrent-ils tous préme, et il parvint à croiser ses un profond silence en suivant la route liras sur sa poitrine, comme s’il eût du corral, voulu mourir dans cette attitude.Vers neuf heures du matin, les co Vers une heure du matin, toute la [Ions étaient rentrés à Granite-house.vie s’était uniquement réfugiée dans son regard.Un dernier feu brilla sous cette prunelle, d’où tant de flammes avaient jailli autrefois.Fais, murmurant ces mots : “ Dieu, Patrie !” il expira doucement.Cyrus Smith, s’inclinant alors, ferma les yeux de celui qui avait été le prince Dakkar et qui n’était même plus le capitaine Nemo.Harbert et Pencroff pleuraient.Ayrton essuyait une larme furtive.Nab était à genoux près du reporter, changé en statue.Cyrus Smith, élevant la main au* dessus de la tête du mort : (à suivre.) Cliambrc des D(>|miUh.Séance du IG novembre PRÉSIDENCE DE M.JULES GItÉVV.{Suite.) M.Allain-Targé.—11 respecte le gouvernement qu’il sert, c’est peut-être pour cela que vous le traitez de renégat.(Applaudissements à gau- “ Que Dieu ait son Ame ! ” dit-il, I che.) et, se retournant vers ses amis, il Je ne le défendrai pas, c’est au ajouta : ministère à le faire.Il en est de mê- “ Prions pour celui que nous avons me du sous-préfet, qui est un fonc-perdu ! ” | tionnairc populaire, qui a su se faire aimer dans son arrondissement.Quelques heures après, les colons | Quant a la revolution, elle se déremplissaient la promesse faite au fend elle-même.(Applaudissement?capitaine, ils accomplissaient lesder- à gauche.) nières volontés du mort.La querelle élevée par M.de Muv Cyrus Smith et ses compagnons c’est à M.de Falloux, c’est aux ca-qluttèrent le Nautilus, après avoir thôliques libéraux à la soutenir.Ce emporté l’unique souvenir que leur sont eux qui considèrent que ses t he-eût légué leur bienfaiteur, ce coffret orios peuvent être admises à la tri-qui renfermait cent fortunes.bunc française par des hommes qui Le merveilleux salon, toujours aspirent à gouverner leur pays, qui inondé de lumière, avait été fermé veulent être de leur temps (Applau-•soigneusemont.La porte do tôle du dissements à gauche.) capot fut alors boulonnée, de telle Quant M.de Freycinet, j sorte que pas une goutte d’eau ne qu’il est en sûreté.(Rires et i pût pénétrer à l’intérieur des cham* dissements à gauche.) bres du Nautilus.I J’ouvre co dossier D’avance, M.de Mun contestait les témoignages à entendre, il déclarait que les témoins qui comparaîtraient devant la commission étaient indignes de confiance, et quand nous sommes arrivés à Pontivy, nous avons trouvé toute une campagne organisée pour empêcher la commission de fonctionner.Partout on avait répandu, avec le discours de M.de Mun contre l’enquête, la consultation des jurisconsultes de droite.Un agent de M.de Mun est même venu à la sous-préfecture oû siégeait la commission, injurier les témoins qui font mis à la porte.Nous nous sommes bornés à le faire condamner à l’amende.Donc, à l’avance, M.de Mun prévoyait quel serait le résultat de l’enquête.Cependant,qu’avons-nous fait ?Nous n’avons pas compulsé les archives du IG mai ; il n’y en avait pas, le IG mai avait eu le soin de les faire enlever.(Rires et applaudissements à gauche.) Mais nous avons compulsé les registres du télégraphe, nous avons eu la collection des affiches, des journaux de M.de Mun, qui vantaient comme des exploils les actes dont nous avons la mission de vous faire connaître.(Très bien ! très bien ! à gauche.) Nous avons fait comparaître 400 témoins dont 21G à Pontivy.M.de Mun prétend que nous n'avons pas voulu entendre ses amis.Nous avons cité tous les collaborateurs du IG mai, tous les maires ; 40 sur 51 ont paru.Nous avons cité toutes les personnes indiquées daus les protestations ou les contre-protestations.Quelle critique peut-on donc nous adresser ?(Très bien ! très bien ! à gauche.) Parmi les amis de M.de Mun, les uns ne sont pas venus, les autres ont répondu avec brièveté, refusant de prêter serinent, l’un d’eux même déclarant qu’il ne répondrait pas parce qu’on ne lui avait pas adressé les questions à l’avance par écrit.(Rires à gauche.) Cette enquête dont on se plaint, elle a donc été faite avec loyauté, et, quant à moi, je voterais la validation de l’élection avec plaisir, si ce n’était abandonner les droits des électeurs de Pontivy.(Très bien ! très bien ! à gauche.) M.de Mun a été candidat officiel, il était le candidat de la coalition du IG mai, le candidat des orléanistes, des royalistes et des bonapartistes.Un membre à droite.—M.de Mun avait un concurrent bonapartiste.M.Allain-Targé.—Non, car le concurrent bonapartiste auquel vous faites allusion a été répudié par les journaux bonapartistes, par le Pays et par l’Ordre.préfet qui était là depuis quatre ans.M.de Rorthays.C’était un royaliste, un catholique et même un clérical.Dès le premier moment, il se met à la disposition de M.de Mun.Il disait, dans une affiche, que la crise que le gouvernement traversait serait la pierre de touche à laquelle on reconnaîtrait les dévouements.Il ajoutait que chacun devait payer de sa personne.Aussi ce préfet abandonne-t-il les fonctionnaires qui sont dans le département depuis plusieurs années et qui lui paraissent tièdes.Il y avait un commissaire de police en fonction depuis huit ans.Il était les humbles, enfin tout ce qui avait ’ c'est possible, ” et le préfet de répon-une situation dépendante, et on les dre : “ Saisissez le parquet d’une menaçait de leur ôter leur gagne-pain.(Aux voix ! aux voix !) M.de Mun a dit cpTon n’avait révoqué que trois maires et que trois débits seulement avaient été fermés.D’abord, on en a révoqué davantage.Et puis, quel parti on a tiré de ces révocations ! Vous rappelez-vous ce procédé des Anglais qui pendaient les contrebandiers pour l’exemple, et qui, pour n’avoir pas ù en pendre trop, avaient imaginé de faire durer leurs pendus en les goudronnant ?demande de poursuites.” En effet, des gendarmes se présentèrent chez M.Ledain et lui demandèrent la copie de son discours.M.Ledain remit ses notes.La poursuite n’eut pas lieu, mais l'effet avait été produit : on s’attendait toujours à voir M.Ledain poursuivi.Le parti républicain, disaient les agents de M.de Mun, a perdu son vieux chef : M.Thiers est mort ; son jeune chef, M.Gambetta, est en ( prison, et son chef dans le canton y Eh bien, a Pontivy, on utilisaitces sera bientôt.Vous voyez que le provocations de la môme manière ; on f fet et la magistrature étaient bien aimé et respecté de la population.Une : les mettait dans les journaux, en ayant dociles à la candidature officielle dépêche de Paris le déplace et l'en- soin d’ajouter, comme l’a fait le Cependant M.de Mun les trouvait je crois applau- voie à Romorantin.Les gendarmes qui, en Bretagne, sont choisis parmi les hommes du pays, tiennent une conduite correcte.Le préfet dénonce la gendarmerie au ministère (Rires à gauche.) La gendarmerie, dit-il, oppose à des demandes de renseignements politiques, qu’elle n’a pas d’ordres de ses chefs.Cette situation est préjudiciable à la candidature de M.de Mun.(Rires à gauche.Un nouveau sous-préfet, M.Lédé, est officiellement installé à Pontivy.Le préfet écrit à cette occasion une lettre-circulaire dans laquelle il dit que M.Lédé aura à soutenir la candidature de M.de Mun.Immédiatement des tournées préfectorales commencent.A la veille de l’ouverture de la péri de électorale, M.le préfet va à Pontivy ; il réunit tous les maires de l’arrondissement : 25 sur 51 étaient présents.11 leur dit : 4 .l ai été votre préfet sous MM.Thiers, de Broglie, deFourlou, de Chabaud, Buffet.Nous avons fait des élections d’une certaine façon ; aujourd'hui c’est autre chose : jusqu’à présent je vous recommandais de garder les apparences de la correction.Aujourd’hui, tout est permis : faites, pour réussir, tout ce que vous pourrez.” (Bruit à droite).Vous contestez l'interprétation 1 Jili bien, voici les instructions textuelles qu’on donne aux maires : “ Vous allez lire, devant la porte de l’église ou devant la croix du cimetière, chaque dimanche, un discours aux électeurs.” Et on leur envoie le texte du discours à prononcer.Presque tous les maires ont obéi.(Bruit à droite.) Il ne faut pas nier cela ; M.de Mun ne l’a pas nié.Voici d’ailleurs des preuves, des témoignages venant de maires, partisans de M.de Mun, qui ont prêté serment.Et, messieurs, le serment est quelque chose ; il a une efficacité sur les consciences ; ces maires qui l'ont prêté, ont dit la vérité.• " ’ ' Voici une déposition, celle de M.Langlié, maire de Pontivy, colonel d’artillerie en retraite, commandeur de la Légion d'honneur.Ce n'est pas un 4 4 politicien de cabaret vous le voyez.En voici une autre qui confirme les instructions données par le préfet : il ajoute qu'on buvait beaucoup et gratis dans les cabarets.Voici M.Talmon, maire de Noyal-Pontivy, M.Heller, maire de Locmal-lo, qui déclarait avoir prononcé, trois dimanches consécutifs, au pied de la croix du cimetière, le discours fourni par le préfet.M.Heller ajoute que M.de Mun est venu dans sa commune, qu’il a logé au presbytère et que le recteur a prié le maire de prêter sa maison pour une réunion électorale, lui disant que 44 ce lui serait nu grand honneur.” Après la réunion/ M.de Mun les a invités à aller avec lui au cabaret, ce qu’ils ont lait.Dos agents de M.de Mun enlevaient les bulletins de M.Le Maguetaux aux électeurs ; on les 1 considérable.Puis, les colons descendirent dans I M.de Mun s’en est pris à la come canot, qui était amarré au flanc mission d’enquête ; il a critiqi critiqué la du bateau‘sous-marin.(façon dont elle a opéré ; il a dit que Ce canot fut conduit à Barrière.Là, nous avions dressé contre lui un acte à la ligne de flottaison, s’ouvraient d’accusation ; que la Chambre vou-deux larges robinets qui étaient en lait systématiquement l’invalider, communication avec les réservoirs Rien do plus injuste, destinés à déterminer l’immersion de Je suis certain d’être l’interprète f appareil.de la majorité en disant que juste- Ces robinets furent ouverts, les ré-1 ment parce que les idées de M.de M.de Mun se présentait donc au leur payait cinq centimes, nom des trois partis.11 prenait per- J’ai les dépositions de 15 maires sonnellement la responsabilité du déclarant qu’ils ont obéi au préfet et coup d’Etat, du IG mai.La façon j qu’ils ont agi pour M.de Mun.Les dont il s’exprimait a une saveur | instructions du préfet dans la réunion toute particulière: j qu’il avait^ convoquée à Pontivy les Voici un passage d’une de ses cir- ont troublés.Voici ce que disait un culaires : “ Le Maréchal a dit dans maire, sur la pierre de la croix : 44 Je “une lettre au peuple de France : j ne tolérerai pas de propagande dans 44 Mon gouvernement vous indiquera ma commune ! ” Voilà la liberté lais-“ pour qui vous devez voter.” Je suis j sée aux électeurs.“choisi par le gouvernement.Le Le sous-pré fet faisait ses tournées ; “ préfet a été chargé de dire à cha-J le préfet lui télégraphiait pour lui 44 que maire de voter et de faire voter annoncer un crédit de 200 lr., appli-“ pour moi.” cable à des frais do tournées, et, au 11 y a peu, il n’y a pas de candi- ; lendemain des élections, il lui adres-ts officiels qui aient parlé ainsi aux ! sait ce télégramme : “ Veuillez m’a- drosser la note des frais de vos tournées électorales.” (Mouvement.) Vous voyez ce que pouvait être la propagande préfectorale.On attaquait les candidats opposants, on les dats otlicieis qui électeurs.Si j’insiste sur ce point, c’est que M.de Mun a gardé cette attitude jusqu’à la lin.Dans ses discours, il disait qu’il y aurait des dissolutions successives jusqu’à ce que la volonté du Maréchal ait triomphé.diffamait surtout, si bien qu’ils ont perdu patience et qu’ils ont lait con- M.do Mun n’admet ni neutralité, damner deux journaux et trois amis ni indépendance ; tout ce qui lui ré- do M.do Mun.Courrier des Campagnes : “ Peut-être cette leçon servira-t-elle à ceux qui serait tenté d’imiter cet exemple.” (Mouvement.) Vous voyez ce qu’a pu être l'action des maires et celle du préfet.Voici d’ailleurs des appréciations qui la caractérisent.Elles viennent du préfet lui-même.Au IG octobre, il télégraphie au sous-préfet “ félicitations et remerciements ” mais en môme temps, il télégraphiait au ministère de l’intérieur : “ On intimide les “ maires qui ont obéi.Il serait né-44 cessaire pour les élections départe 44 mentales qu'ils fussent assurés 44 que le Maréchal ne cédera pas aux 4i gauches.’ ’ [ Mouvement et ri- res.j On a parlé des affiches.Il y en a eu huit, dont une vaut qu’on la signale.Il y est dit que “ M.Gambetta publie un manifeste pour appuyer les ennemis du Maréchal.Gambetta qui vous a obligés d’aller au camp de Conlie.Qui a voulu la guerre.Qui veut prendre la place du Maréchal.” Sentez-vous l'influence électorale de ce nom de Con-lie dans une élection bretonne ?Ce n’est pas tout.Savez-vous comment on traite les personnes ?On a fait arrêter à Lorient un ancien juge de paix âgé de quatre-vingt-deux ans, pour avoir tenu un propos relatif à l’Italie.M.de Mun vous h parlé d'instructions secrètes du garde des sceaux, mais sous le ministère du IG mai, il n'y a pas eu de garde des sceaux il n’y a pas eu de magistrature, il n’y a pas eu de justice ! [Applaudissements.] Ces instructions secrètes dont on vous parlait, elles donnaient l’ordre d'arrêter quiconque prononcerait une parole pouvant être interprétée d’une façon un peu fâcheuse, sur les dangers que l’élection d’une Chambre cléricale ferait courir à la paix de la France.N'était-ce pas une provocation odieuse de la part d’un préfet de parler de Confie ?C’est au préfet qu’il incombe d’assurer le recrutement, de développer, d’ans l’esprit des populations, les sentiments patriotiques, et c’est au profit de deux officiers de la réserve que les fonctionnaires du IG mai rappelaient ce souvenir.N’est-il pas juste de dire que le IG mai avait perverti les consciences et fait oublier les obligations les plus étroites du patriotisme à plus d’un de ses fonctionnaires ?Très bien ! très bien !) Pendant la période électorale, aucun journal républicain de Paris n’était vendu à la gare, on avait prévenu la bibliothécaire, en lui remettant une liste de vingt-trois journaux, que si elle en vendait un seul, son autorisation lui serait retirée.Ce qui m’avait fait supposer que M.le procureur général de Rennes était peut-être “l’autrehomme ” dont M.de Mun demandait à être débarrassé, c’est que ce procureur général avait cessé d’être consulté, avait cessé de diriger ses parquets ; on avait décentralisé l’action de la justice pour la mettre à la disposition des candidats ; les parquets de première instance correspondaient directement avec la chancellerie.Avenir du Morbihan était poursuivi une première fois pour avoir reproduit un article de M.de Girar-din ; il l’était une seconde fois sans même qu’on put trouver un prétexte sérieux à la poursuite ; mais il avait fallu saisir ce numéro, parce qu’il contenait la circulaire de M.Le Magnet ; il fut acquitté ; enfin, un autre numéro fut saisi, qui publiait une seconde circulaire do M.Le Maguet ; mais cette fois, on n’alla pas jusqu’à l’audience, il y eut une ordonnance de non-lieu.Un discours avait été prononcé par un paysan au comice agricole de Cleguerec, discours fort modéré, mais qui fut signalé par le sous-préfet au préfet.Immédiatement on parla de dissoudre le comice.Mais le sous- siste est brisé comme verre.Puis, on menaçait les débitants, Il y avait dans le Morbihan un les cabaretiers, les cantonniers, fous mous et tièdes.Non, nous ne fruc-tidoriserons personne.Nous voulons faire justice qu’à la condition d’être parfaitement éclairé.[ Très bien ! tras bien ! ] Or, il y a des faits qu’il est essentiel de relever.A Paris on avait des exigences que M.de Rhortays ne pouvait satisfaire.Il semble que tous les départements de la Bretagne fussent livrés à la canditature de Pontivy.Ainsi, le préfet des Côtes-du-Nord télégraphiait au sous-préfet de Pontivy : 4 4 Faites avertir M.de Mun que je l’ai débarrassé de son percepteur.” Et si vuus voulez savoir comment on traitait les fonctionnaires des finances, écoutez ce que le receveur particulier écrivait aux percepteurs : 44 Le gouvernement se préoccupe de votre attitude dans la lutte électorale.Il joue une partie sans revanche ; il est résolu à sacrifier tous les fonctionnaires qui seraient un obstacle ou un danger.44 Je vous adjure de me donner l’assurance formelle que vous vous abstiendrez de toute conversation politique, même dans votre intimité, en dehors de la direction que je vous donnerai.” (Exclamations à gauche.) Les agents voyers qui, depuis quatre ans, avaient été choisis par M.de Rorthays, étaient également menacés.L’agent-voyer en chef de Vannes était appelé dans le cabinet du préfet, qui lui annonçait que M.de Mun réclamait la révocation de deux de ses agents.Ces menaces, ces délations répandues contre des fonctionnaires que l’on tenait pour de parfaits honnêtes gens répandaient la terreur dans l’arrondissement.Tenez, voici un témoignage : Un jour, M.de Mun, revenant de faire ses dévotions, traversait la cour de la maison habitée par l’agent voyer de Pontivy ; la femme de cet agent l’accoste et lui dit : 14 Pourquoi persécutez-vous mon mari ?Que vous a-t-il fait ?” M.de Mun répond : 44 Votre mari a été mon adversaire pendant toute la période électorale ; j’ai fait mon devoir ; c’est maintenant à l’administration à faire le sien.” (Exclamations et applaudissements ironiques à gauche.) Le préfet était écœuré des exigences qu’on lui avait fait subir ; le 29 octobre, il avertissait le sous-préfet qu’il avait donné sa démission “ parce qu’il n’admettait pasqu’après tant de preuves de dévouement, on put tenir compte des dénonciations haineuses qui s’élevaient contre lui.' (Rires à gauche.) Nous n’avons pas été envoyés dans l’arrondissement de Pontivy pour faire comme on l’a dit, la guerre au clergé.Non, nous ne voulons pas dans notre siècle, renouveler les guerres de religion.M.de Baudry-d’A88on.—Lemaître de la gauche a dit : 44 Le cléricalisme, voilà l'ennemi ! ” M.Allain-Targé.—On dit, dans certains discours, que les républicains sont les ennemis de la propriété, du clergé, que ce sont des incendiaires, des communards.On s’habitue à le dire et on finit par le croire.M.le duc de la Rochefoucauld-Bi-saccia.—Ce ne sont pas les royalistes qui ont brûlé Paris, ni fusillé les otages ! M.Allain-Targé.—Monsieur, j’avais des amis parmi les otages ; j’étais à Paris, et je ne vous ai pas vu à mes côtés.• M.le duc de la Rochefoucauld.— Vous m’auriez traduit devant une cour martiale, comme vous avez fait pour le rédacteur de mon journal.M.Allain-Targé.—J’ai fait comparaître devant une cour martiale le rédacteur de votre journal parco qu’il avait révélé les secrets du camp de Confie aux Prussien^ qui étaient à cinq lieues de là.(Applaudissements répétés à gauche.) M.le duc de La Rochefoucauld.— Il avait publié une correspondance préfet télégraphia au préfet : 44 M.V* Part^ cabinet de M Thiers, de Mun préférerait des poursuites (A-pplaudîssements a droite.) judiciaires contre le président, si' (La fin au prochain numéro. V AAH LE COURRIER DU CANADA - - ¦ fi QUEliCC, 11> DECEMBE IW®* iN-tu vu le writ?“As-tu vu le writ?** U s'agit du writ pour l'élection de St-Hya-« intho.Une histoire A ce sujet parait clans la presse anglaise.Le greffier en chancellerie revenait, diton, l’autre jour, de l'hôtel du gouvernement, où il était allé faire signer le bref d’élection émane par l’Orateur.Au détour de la rue St-Louis, il rencontre un ministre à qui il demande quel jour l'élection aura lieu.Celui-ci lui répond qu'il en parlera à ses collègues, et le prie de lui remettre en mains le writ.Le Greffier refuse, ?‘t il s'eu suit une dispute assez sérieuse.Depuis ce jour, nous n’entendons plus parler de l'élection de St-IIya-ointhe.Le ministre en question a-t- bit le règlement de cette question.Une agitai ion populaire semble prête è éclater, dont on (ne saurait prévoir les conséquences.73—^ U est |mM que l’oii sache si l’étendard de la tyrannie arboré sur l'Hôtel du gouvernement provincial iiottera sur 110s têtes, ou bien si le drapeau des libertés constitutionnelles lui sera substitué.11 nous faut le gouvernement responsable dont le coup d’état du 2 mars est l'entière et complète négation.Nous répondrons à tous ceux qui s’inquiètent: Attendez avec patien- ce, justice sera faite." lit, nous ajouterons : u préparez-vous à la lutte ".1.0 coup «l'Etat «lu 2 mars.Notre intention aujourd’hui 11’est pas de stigmatiser de nouveau l'acte du Lieut.-Gouverneur Letellier, ni de demander sa démission pour avoir violé les plus chers libertés du peuple.Nous voulons seulement constater une chose ; chose bien regrettable et apparente à l'esprit même le il réussi à enlever le xvrit, et la-t-il moins clairvoyant, c’est la recrudcs- cence de mauvaise foi chez un cer- commo elle l’est dans la confédération, a besoin d’être constamment sur ses gardes, devra avant longtemps chasser des régions du pouvoir ces histrions politiques, ces contempteurs du gouvernement responsable.Le peuple se lèvera comme un seul homme et de son mépris écrasera les chefs libéraux qui ont torni l’honneur national.—(C.de St .•Hyacinthe.) Dernière* Depêelie*.LA CLASSIC OUVRIÈRE KN ANGLETERRE.détruit ?Voilà une question qui aura bientôt sa solution.Dans tous les cas, il faut admettre qu’il se passe dos choses étonnantes sous le règne du gouvernemeut-.Toly ! 1er “ vieille moule.V Qui a traité aussi grossièrement l’honorable M.X ?' —Moi, répondra un membre de lVxtrême gatiche en levant la main, et je suis prêt à lai rendre raison do cette insulte.’ —Vous savez pourtant bien que le nouveau règlement interdit toutes réparation par les armes.Levez-vous et venez vous mettre à genoux devant la tribune.Vous resterez là, clans cctto position, jusqu’à la lin de la séance.Puis, se tournant vers les sténo- Londres, IS déc.—A Birmingham hier, | i^raplios : • le maire a convoqué une assemblée pour —Messieurs, dans le compte rendu prendre en considération les moyens de Pour (’Officiel, vous remplacerez l’ex- sonlager la misère qui sévit parmi les Passion “ vieille moule ” par mon classes ouvrières et augmente chaque honorable collègue.1 1 Lu attendant, le terrain célébré de v c.n.,, , .« Plessis-Piquet devient a la mode, non,* ¦ 1eT?ÆI sonlemot'pour les duellistes, mais p lit.sccouis ,i .,0lil enfants cl HiOfHdaussi pour les touristes.adultes.Le loads de secours du maire Dimanche dernier, il y avait plus est de 830,000.de cent personnes, dans l’après-midi, A Stockton la misère augineule ; des sur l’emplacement où sc sont battus, centaines de familles de la classe des ou- depuis quelques jours,plusieurs mem-vriers en fer sont dénuées île tout ; un bres de la chambre.s influentes recueil- J’y ai vu deux bourgeois se mettre jour.AUitESTATiox.—Le sftrgojit Beaulieu a exposition .iuius.— Mesdames et arrêté bief un nommé*} Edouard Marti I Messieurs : Là maison Renaud & (fie net, impliqué dans le jml chez M.llive-la le plai|u*r-d’inviter ses amis et le rinj .V; 1 I public en général de venir visiter nier comte saient Renaud & Cie., 21« Rue St.-Pan De W.II.€lii*liolin, m.d iU% ^cw-Ilcdroril.“ .le me sms servi du sirou umivinn marche de Fori Kearney, la petite cara I des'oflelsn‘rus! 'vUitfïil soiVi,.!î^Uî vane a ete attaquée par des Indiens, et I - ' - -sollu iiee.tous ses membres ont été tués ou emmenés prisonniers.Mme Jones et son fils, qui étaient du nombre de ces derniers, se sont échappés et viennent d-arriver à Omaha.Mme Jones raconte qu’elle était l’esclave d’un chef, dont elle avait à faire la Cil .50 ii (MM •• 0.00 n 0.25 II 00 n 37 45 u 50 52 n 5.3 53 n f • CM 50 u 55 47 n 18 Marché au Cuir.Québec, 19 décembre IS7.\ Cuir espagnol à semollo, n.I, par livre.$0.22 a ti.2» f)0 do n.2.0.20 n 0.22 Cuir à semollo dil Slaughter, n.1.0.26 n il 2* Cuir ù humais.0.27 n 0.28 Waxod üppor.0.35 n 0.40 Vache A patente.'.0.15 n O.lo Vacho émaillée.0.15 n 0 16 Peaux do veau, lourd, par livre.0.05 a ().*& Do léger.0.40 a 0.50 Cuir fondus, petits.0.15 n 0 71’ Do grands.0.25 a 0.20 Peaux de mouton Itussctts,par livre.0.30 a 0.35 Kip anglais; par livre, un côtés.1.00 a 1.17 Français do O.OO n 0.05 Patna do o.OO o 1.0 Slaughter do , 0.00 n (> Veau français par livre.,'.1.00 n 1.3 LK COU It Kl EK DU CANADA.Ainoicei N«u?elle9< (ïramle v Mile do bijouteries.*— Du jihI A O.Société de Géographie do Québec.Hond à patiner de Québec.—O.Holloway (ïraiide vente populuiro.—J.Kl.Dery.Pianos et Orgues-Harmoniums.—A.Lavigne.Jouet*.—M.Thomas Boi\in.Grande vente annuelle a bon muiohè.—buliun Brothers.Iteiirro.—ü in gras A Langlois.C'Ttili'nt.—Peverley A Cio.Voulez-vous é:onomiscr votre argent.—N.uar-ii eau Société de Géographie de Québec.IG v aura une assemblée de cette Société VENDREDI, le 20 du courant, ù 4 HEURES I».M.dans les salles de lTnstilut Canadien.Par ordr*.Québec, 10 décembre 1878—If.040 Grande K eduction de Prix pour L’HUILE ASTRALE, A IJ.1 TE H D'A U JO DRU H Ul.IiHoEITANT lie la baisse qui se fjil sentir I sur le marché, ncus sommes capables de Caire b* nélicier nos pratiques et le public de I jninieiiae réduction obtenue et qui place niain-t.Miant cette célèbre huile à la portée de toutes l-s bourses.rilVKKIillV à CIE., 50, 1UJE FABRIQUE, SEULS AGENTS.Québec, 17 décembre 1878—'7m.604 SAISON A PATINER 1878-79, Hi]], i do famille pour actionnaire.$ 8 do do pour membre.*19 Cii seul billet pour actionnaire.$ 4 do du pour membre.$ G Tous ces billets sont payables d’avance.Le rond sera ouvert de 0 A.M.à G P.M.tous les jours, les dimanches exceptés.Jusqu'à nouvel a.«s la fanlure jouera tous les SAMEDIS SOIR et tous les MERCREDIS SOIR alternatifs de 8 à 10.Admission 10 cts ; lu rond sera ouvert aux membres et aux actionnaires » t leurs familles tous les JEUDIS SOIR et tous 1 s MERCREDIS SOIR alternatifs, de 8 à 10, yra-tu item ait.Fanfare l’après-midi, tou- MARDIS, (jral ni tenir ni pour les membres et 1* s action-nair.s et leurs familles.Spectateurs '.0 cts.Le rond sera ouvei t dans une semaine environ, • t le haï costumé aura lieu vers le 7 JANVIER.un peut maintenant se procurer des billets •lu soussigné.K HOLLOWAY, Sec.-Trésorier.Quebec, 17 d coin lu e 1818— lOf 045 GRANDE Vente Populaire ! SERA VENDU A V EN CA N, JEUDI, 19 courant, Et les jours suivants au No.U, Rue St.Jean (EN DEDANS,) pm-te voisine dit mai/asin h'INE PIASTKE.Un assortiment complet de pelleteries de premier choix, envoyées eîi consignation par une des premières maisons do Montreal, et a être vendu absolument sans réserve».mii de fed iindiiii nuiui Soumissions prtttr le terrassement, fa pose des lisses, etc.On recevra ace lurent! des Soumissions cachetées, adressées nu soussigné et inscrites “ Ron mission pour le Chemin de Fer du Pacifique, ’ jusqu’à MIDI, MERCREDI, 1er JANVIER PROCHAIN pour le terrassement, la pose des lisses et autres travaux reauis sur les sections suivantes du Chemin «le Fer du Paciliquo Canadien : t.De la partie ouest du contrat No.‘2G à English River jusqu'à Raleigh, distance d’environ 50 milles.‘2.De Raleigh à Eagle River, distance d’environ 08 milles.3.De Eagle Rivera la partie Est du contrat Nu.15 ii Keewatin, distance d’environ G7 milles.4.Do Yale au Lac Kamloops, dans la Colombie Anglaise, distance d’environ 125 milles.On peut voir les plans, spécifications, formes •i n 41 It 4 t •• .4 44 « • 350.00 375.00 320.00 250.00 223.00 300.00 200.00 UNE TERRE de premier ordre, avec maison et toutes ses dépendances, le tout en d’excellentes conditions, mesurant 80 arpents do long sur environ 5 arpents do large, situéo à Berthicr, bord do l’eau, comté do Montmagny.Conditions faciles.S’adresser sur les lieux u M.CHARLES FAGUY.Québec, 23 novembre* 1878—1m.629 G0I “ Valeur totale des lots.$10,420.00 NOTICE.—Tout talon, appartenant aux billets \endus entre les mains des Agents ou des autres parties intéressées, doit être remis au Comité de Direction avant le 15 JANVIER 1870, ou au plus tard lojour même.En cas contraire, ces talons seront annulés et rayés, et il n*v aura que ceux qui auront été remis et enregistrés (pii seront nus dans la boite au jour du tirage des Prix.AVERTISSEMENT.—Achetez vos billets des Agents réguliers ou do quoiqu'un do vos amis, ainsi les talons seront dûment enregistrés.Prix: I Billet 50 CENTS,ou 5 Billets pour $2.00 Toutes correspondances doivont être adressées “ Comité de la Grande Loterie,” aux soins de FABRE A GRAVEL, 219, rueN-Dame, Montréal.Billets n vendre h Québec, chez KD.GIROUX ,V FRERE et JOHN E.BURKE, Pharmaciens.Québec, 5 décembro 1878.637 AVIS aux Afessicurs du clergé de la Pr-o vince ecclésiastique de Québec et à MM.les Marchands.NONOBSTANT les décrets des Conciles provinciaux do cette Province ecclésiastique, ordonnant aux Messieurs du clergé de no se servir que des cierges do cire d’abeille, certaines Cersonncs so sont arrogé le droit de venir en contravention aux décrets de nos Seigneurs les Evêques on introduisant dans le marché d-.S cierges do paraflino, qui, à première vue7 ressemblent parfaitement ù ceux de cire ; seulement ils sont plus blancs et *o ploient facilement.tandis que la cire casse.La cire so vend 50 cts la livre le plus bas prix et no peut se vendre en cierge qu’au prix de 55 cts la livre au plus bas prix.Tout cierge vendus en bas de co prix sont fait do paraffine.La paraffine ne se vend quo le tiers du prix do la cire.Québoc, 22 juillot 1878—6tn3fps.528 A Vendre d Bon Marché 1 POftl.E A CHARBON (soif feedur.) I SIMPLE POUR BOIS.I •• FANTAISIE POUR SALON.GlngriM A- ï.mdkIoIh.Québec, 25 octobro 1878.605 9027 D^8B LE COURRIER CANADA #-Ui « Taiileai- indiquant Hieiiro .üe 1‘arriv.é ol du départ des malles.Ht KH Al* \*E IV-^TK, Ql'KIUU, NoYKMORIC 167$.Aiiuivkk.MALLES.(.*1 OTI-BK.A M~P.M.G.OO G .00 ::â —pour— .J.' -» - .G.OO G.00 8.00, w 8.01» G.0o A.M.P.M.ONTARIO.8.00 .Ottawa.pu* chenu» «l«* fer (a).8 oO .Province d'Ontario (a).QUÉBEC.5.00 .Arthabasbu, Sherbrooke.Lonnoxvillo, Isî.Pond, Township de l'Est et Richraoml jusqu'à Montréal, par chemin «le fer, tous les jours (a).Station de la Chaudière.'.CUé Je Montréal et l’Queët par chemin «le fer, tous les jours Trois-Rivières et Sorel, par .chemin d-* fbr, tous les jours.G.OO Cité ci*' Montréal.Trpis-Rivièrcs*, Sorel, Pont Haiiscan,Berliner et St".I.-PieiTe l^ Be -qurt^ jOi* .' w v.iprur.'tous les jours.4.30 I/wls, Mégantic, tous les jours [o) .G.OO .Saint-Giles et Saint-Sylvestre, tous les mardis, .jeudis et samedis (o).4.30 Rivière-dii-Loup.por chemin de fer,entre Québec • et la itjvièiy du Loup, tous Tes jours.S.ir» 7.45 Par i’express, psi »le la Rivière-dU - Lüirp, fous les jours (b).G 45 Moulins «1«ï la Chaudière.S.45 lOUal MALLES LOCALES.ü.uo .LuSyCouUcs de Beauté et .Dorchester, par chemin do fer do 1 Avis et‘K en- né Lee.tous les jours.8.30 .Beaumont et jfct .-Michel, tous les jours.?.8.30 3.00 Bienville Lnuzon etSaint-.v.Joseph, Anse «les Sauvages;, «leux fois par loin .8.0ii *i.30 L*'*vis, troi> fois par jour.S.00 11.30 4.30 8.00 i.30 Quel »ec-Sud.deux fois par |« J111 .o.î il Contre le Feu et sur la Vie > •: •000 INCORPOREE LE 2 G MAI -000- Capita Autorise .000 Dépôt du Gouvernement 1 8 7 4.$5,000,000 $100,000.000 F rr 134 O’BRIEN Secrétaire.—CRAWFORD LINDSAY.I Des bureaux locaux sont établis dans toute la Puissance.Los polices (l'Assurance contre le fou et sur la vie sont émises h des taux modérés.Québec, 10 Janvier 1876.9‘29 I Dans c« durci :etie région «lu globe «que nous habitons où le climat est si rigoureux, il nous faut aller her.aux approches de l’hiver, chez :ios industriels les fourrures propres à nous protéger contre le froid; Gomme nous avons le choix «les établissements, nous irons là où l’on a poussé I** pies loin l’art «le la confection «tes fourrure-, où l’on fait les importations les plus considérables comme l«*s plus riches et les plus variées, en un mot où l’on est en mesure de vendre ù d« s prix au niveau de la dureté des temps oi «le lu rareté «l'argent.Que le lecteur juge par la liste que nous donnons plus b is «tes avantages offerts au pub ic au magasin du soussigné qui offre en vente : Four les Daines Nouvelles garnitures «le Manteaux, «le Russie, de Paris et des Etats-Unis.Patrons les plus nouveaux «le manteaux eu soie.GARNITURES ou SETTS nu VISON, Pelleteries, Pelleteries.K»0 Capots de chais sauvages de première qualité.2000 Peaux «le Crainrr.1000 Peaux de Moulons «le Perse.200 Peaux «le Buttles.Tabliers en chats et t*n Bullies pour voitures.Casques en (Varner et en Mouton, Casques en Loutre et en sealcskins.Toutes commandos pour capots de chats blouses de Cramer casques, mandions, etc.,’ s**font exérqt •• 15 • TARIF DES ANNONCES Les annonces sont insérées aux coiidîtion' -vantes, savoir : Six lignes ot au-dessou.*,.5(i en ¦ Pour chaque insertions subsétjuunl** l > Pour les annonces d’tino i>lus grande * t» «i • elles seront insérées à rai son «l»j 10'cents, | pour la première insertion, et «!»• 5 »•* «.• Insortions subséquentes, RECLAMES :—20 cents la i gné.Tout ce qui a rapport h la rédaction l »i adressé h R.PAMPHILE VALLEE, Rédacteur-an- Chef Les annonces, lus réclames, l»?s rtlMinii^méei doivent être adressé à j ,1 1 .• Z - ' .| Léger Orou$seau, I V\ - y »• « • •!, .¦: ! ED IT EU R-P H OP RIE TA IR E.David Ouellet, ARCHITECTE ET T01SEUR No.85, RUE D’AIGUILLON.HUE BUADE, HAUTE-VILLE qiJERKC:.Architecture Rellglcune.une Npé clailté.ft 9 1 f Entrepreneur do toutes sortes d'ouvrage ^Architectures, tels quo : AUTELS, CHAIRES, OR.NKMENTATION, etc., à DES PRIX TRES ! MODERES.* i Québec, 10 Mai 1878—tan.c 491 No 9f Rue Bliade, H.V., Qu6)>0!.IMPtlîAfÉ ET PUBLIÉ PAR LKG ER B R O USSEA U Ed i / rur- Pro prié lu i re.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.