Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 2 novembre 1878, samedi 2 novembre 1878
22c me Annee No.15IB6—Edition quotidienne-%cmc annee Samedi 2 Novembre 1878 »! w-ll- JOURNAL DES INTERETS CANADIENS Feuilleton du Courrier du Canada Quebec.2 Novembre 1878—No 187 L’i le Mystérieuse TROISIEME PARTIE.“ Le Secret de L’ile.” Par Jules Verne.[suite ] —C’est plus qu’utile, c’est nécessaire ! Sans cela, comment connaître la distance à laquelle nous pouvons envoyer un de ces jolis boulets dont nous sommes approvisionnes ?—Essayons donc, PencrofT, répondit l’ingénieur.Toutefois, je pense que nous devons faire l’expérience en employant non la poudre ordinaire, dont je tiens à laisser l’approvisionnement intact, mais le pyroxyle, qui ne nous manquera jamais.—Ces canonsdà pourront-ils supporter la déflagration du pyroxylo ?demanda le reporter, qui n’était pas moins désireux que Pencrolf d’essayer l’artillerie de Granite-house.—Je le crois.D’ailleurs, ajouta l’ingénieur, nous agirons prudemment.” L’ingénieur avait lieu de penser que ces canons étaient de fabrication excellente, et il s’y connaissait.Faits __ (iii acier forgé, et se chargeant par la | ce \ \ culasse, ils devaient par là même, * pouvoir supporter une charge considérable, et par conséquent avoir une portée énorme.En effet, au point de vue de l’effet utile, la trajectoire décrite par le boulet doit être aussi tendue que possible, et cette tension ne peut s’obtenir qu’à la condition (jne le projectile soit animé d’une d’en essayer l’extrême portée.Puis, chacun s’étant mis à l’écart pour le cas où elle aurait éclaté, l’étoupille fut enflammée au moyen d’une longue corde.Une violente détonation se fit entendrez mais la pièce avait résiste, et les colons, 6’étant précipités à la fenêtre, purent voir le projectile écorner les roches du cap Mandibule, à près do cinq milles de Granite-house, et disparaître dans le golfe du Requin.“ Eh bien, monsieur Cyrus, s’écria Pencrolf, dont les hurrahs auraient pu rivaliser avec les détonations'produites, qu’est-ce que vous dites de notre batterie ?Tous les pirates du Pacifique n’ont qu’à 6e présenter devant Granite-house ! Pas un n’y débarquera maintenant sans notre permission ! —Si vous m’en envoyez, PencrofT, répondit l’ingénieur, mieux vaut n’en pas faire l’expérience.—A propos, reprit le marin, et les six coquins qui rôdent dans l’ile, qu’est-ce que nous en ferons ?Est-ce que nous les laisserons courir nos forêts, nos champs, nos prairies ?Ce sont de vrais jaguars, ces pirates-là, et il me semble que nous ne devons pas hésister à les traiter comme tels ?Qu’en pensez-vous, Ayrton ?” ajouta Pencrolf en se retournant vers son compagnon.Ayrton hésita d’abord à répondre, et Cyrus Smith regretta que Pencrolf lui eût un peu étourdiment pose cette question.Aussi fut-il fort ému, quand Ayrton répondit d’une voix humble : u J’ai été un de ces jaguars, monsieur Pencrolf, et je n’ai pas le droit de parler.” Et d’un pas lent il s’éloigna.PencrofT avait compris.“ Satanée bête que je suis ! s’écria-t-il.Pauvre Ayrton ! il a pourtant droit de parler ici autant que qui que JE CROIS, J’ tholique, apostolique et romaine.” Pour achever de se consolider à l’intérieur, le ministère progressiste prépare un programme bondé de magnifiques promesses, qui sera débité, le 15 courant, à Pavie, par l’organe du président du conseil, M.Cairoli.Aussitôt après ce discours-programme, M.Cairoli aura soin de se distraire et de montrer qu’il ne prend pas au sérieux l’accomplissement de ses promesses.Il se rendra, en effet, à Monza d’où il accompagnera le roi Humbert et la reine Marguerite à Pologne, à Florence, à Naples et en Sicile.G V (à suivre.) HOME Rome, le 5 octobre.Le gouvernement italien n'a pas très-grande vitesse initiale.“ Or, dit Cyrus Smith a ses com-1 de chance dans sa politique étrangère, pagnons, la vitesse initiale est en rai- m fait mauvaise figure jusqu’auprès son de la quantité de poudre utilisée.du f>cy de Tunis, grâce aux rodomon-Toute la question se réduit, dans la tades de son représentant exlraordi-fabrication des pièces, à l’emploi d’un najre dans ces parages, le député métal aussi résistant que possible, et Giovanni Mussi.Celui-ci, vous le l’acier est incontestablement celui de savez, a eu l’imprudence de poser un tous les métaux qui résiste le mieux.I ultimatum pour obtenir, à toute force J’ai donc lieu de penser que nos ca- au gr£ de ses désirs, le réglement nous supporteront sans risque l’ex- d’une affaire d’intérêt privé.Le bey, pansion des gaz du pyroxyle et don- de son côté, a menacé d’envoyer au lieront des résultats excellents.roi Humbert un mémorandum, qui se- —Nous ëh serons bien plus certains rajf communiqué aussi à d’autres quand nous aurons essayé ! ” répondit puissances.PencrofT.Là-dessus, et sans attendre le me- 11 va sans dire que les quatre ca- \morandum1 certaines puissances sciions étaient on pariait état.Depuis raient intervenues, et, de fait, le gou-qu’ils avaient été retirés de l’eau, le vernement italien a eu le bon sens, marin s’était donné la tâche de les p]us ou moins spontané, de battre en astiquer consciencieusement.Que retraite et de désavouer l’attitude de d’heures il avait passées à les frotter, SOn repésentant auprès du bey.Voici, à les graisser, à les polir, a nettoyer eri effet, à ce qu’affirment les organes le mécanisme de l’obturateur, le ver- ministériels, que le député Mussi est rou, la vis de pression ! Et mainte- rappelé et que l’on envoie à sa place liant ces pièces étaient aussi brillan- je chevalier Maccio, à titre de tes que si elles eussent, été à bord consul général et sans aucune mis-d’unc frégate de la marine des Etats- s[on extraordinaire.Unis.C’est pour se rattraper sans doute Ce jour-là donc, en présence de à l’intérieur et pour consolider sa po-tout le personnel de la colonie, mai- sition que le ministère Cairoli prépa-tre Jup et Top compris, les quatre ro la nomination d’une quarantaine canons furent successivement essayés, de sénateurs ou serviteurs éprouvés On les chargea avec du pyroxyle, on de la cause progressiste.Cette rernar-tenant compte de sa puissance explo- quable fournée transformera décidé-sive, oui, on l’a dit, est quadruple ment le Sénat et l’on ne verra plus, de celle do la poudre ordinaire, le comme il y a deux ans, sous l’ancien projectile qu’ils devaient lancer était ministère Depretis, se renouveler l’in-cylindroconique.• convenient auquel donna lieu le PencrofT, tenant la corde de l’étou- fameux projet de loi contre les abus pille, était prêt à faire feu.du clergé ; co projet d’abord adopté Sur un signe de Cyrus Smith, le par la chambre, fut tout-A coup rejeté coup partit.Le boulet, dirigé sur la par le Sénat.Il y avait d’ailleurs et mer, passa au-dessus de Pilot et alla il y a eiicoTe parmi les sénateurs ita-se perdre au large, à une distance liens des hommes respectables, des qu’on ne put d’ailleurs apprécier avec catholiques sincères qui, tout en gar-exactitude.• dant leur titre de sénateurs, ne pa- Le second canon fut braqué sur les raissent jamais à Rome en cette qua-oxtrêmes roches de la pointe de l’E- lité.pave, et le projectile, frappant une Plusieurs d’entre eux ont ou la pierre aiguë à près de trois milles de grâce de faire une mort exemplaire Granite-house, la fit voler en éclats, et de montrer que les plus graves C’était Harbert qui avait braqué périls peuvent être victorieusement le canon et qui l’avait tiré, et il fut surmontés.On l’a vu tout récemment tout lier de son coup d’essai.Il n’y à l’occasion de la mort de M.le cornent que PencrofT à en être plus fier mandeur Brazzo, neveu du ministre que lui ! Un coup pareil, dont l’hon- de la guerre et sénateur italien.Il a ncur revenait A son cher enfant ! laissé un testament qui commence Le troisième projectile, lancé, cette daii6 les termes ci après : lois, sur les dunes qui formaient la “ Aujourd’hui, pendant que je.me côte supérieure de la baie de l’Union, trouve libre et sain d’esprit, je rècom-frappa le sable à une distance d’au mande mon âme A Dieu tout-puissant, .» AA A «A ^ A _ _ - ’ allenagm: 7 octobre 1878.La commission, après avoir entendu son rapporteur, le Dr de Schwarz, qui a fort bien résumé ses travaux, a adopté le texte du projet tel qu’il était sorti de la seconde lecture, maintenant intégralement les deux points importants : la composition de l’instance d’appel par neuf membres, dont cinq choisis dans les hautes cours de justice, et la durée de la loi fixée à deux ans et demi, que le gouvernement a déclarée inacceptable.La discussion en plenum aura lieu demain.Le parti national-libéral et le parti conservateur se réuniront ET J’AIME.pût faire des recherches sur leur compte et les réclamer ; puis on les exhorte à ne jamais se mêler d’aucune conversation sur la politique et même on les engage, s’ils n’ont pas d’affaires urgentes, de rester chez eux et d’attendre des temps moins troublés pour ne pas s’exposer à des désagréments.On nous a dit, ajoute le journal, que nous étions la nation la plus considérée et la plus éclairée du monde, et voilà que les étrangers sont avertis de ne point entrer en relation avec lions.” Il y a quelques jours que le maréchal de Moltke a du renoncer à présider aux grandes manœuvres qui ont lieu près de Cassel, par suite d’une indisposition qu’on reconnaît être aujourd’hui un érysipèle.Le mal suit son cours normal, dit-on, mais le médecin n’a pas cru devoir permettre au maréchal de retourner à son domicile, jugeant ce trajet dangereux dans l’état actuel.J.-B.parole apostolique du père Hamelin, l’un des religieux de Saint-Michel, était bien faite pour nous rappeler à et l’ordre surnaturel* sont parfaitement distincts, mais profondément unis, et que tous deux, complétés l’ordre.Il nous a dit, avec une admi-1 l’un par l’autre, sont au service de rable onction, que Dieu était le seul l’auteur commun du même maître, maître de la France comme de l’uni- ; qui est Dieu." * “ Nous croyons que le Christ, fils Iji fête «lu 29 septembre au mont Saint-Itllcliel.A Monsieur le rédacteur eu chef dê /’ Univers.Montgey, le 8 octobre 1878.’ I Monsieur le rédacteur, Vous écriviez naguère une page où aujourd’hui, chacun de son côté, pour les noms de Saint-Michel et de Fran-s’entendre sur la ligne à suivre.ce étaient également unis comme ils Le travail de la commission a fort le sont dans l’histoire et dans le cœur mécontenté M.de Bismarck.Il ne veut pas, dit-il, d’un couteau sans lame.La grande divergence est surtout dans la courte durée de la loi.Des membres du Conseil fédéral se sont déjà prononçés pour une durée, d’au moins 5 ans.Le parti national-libéral l’accordera-t-il ?Malgré la raideur des membres de la commission, on est porté à croire que le gros du parti cédera.La Gazette nationale penche pour une entente : elle consi- des vrais fidèbs à l’Eglise et à la patrie.Vous retraciez en quelques mots les magnifiques annales de cette roche glorieuse qui s’appelle mont Saint-Michel.Vous nous rappeliez que cette seiuiuelle en vigie sur la Manche, en lice de l’Angleterre, au point précis oi la Bretagne et la Normandie se dament la main, n’a jamais été.sous la garde de l’immortel archange, ni surprise, ni désarmée, (1ère qu’il serait impolitique de rom-, ni séduite, ni trahie, ni conquise.De-pre avec le gouvernement.puis l’an 70S où par l’ordre céleste, M.de Bismark qui n’a point paru la loi de saint Aubert l’a posée au au sein de la commission, s’est sans doute réservé de discuter à huis-clos avec les chefs des libéraux, à qui il est plus sûr de cette manière de faire partager ses vues.“ Le chancelier, me disait il y a deux jours un ancien diplomate, est en train de s’entendre avec le parti national libéral, puisque le centre a rejeté les avances qu’il lui avait faites.” Vous savez que ces avances consistaient dans le désir ouvertement milieu des flots—à travers les tempêtes de onze siècles—en dépit des flottes ennemies et des guerres civiles, au lendemain d’Azincourt et aux jours les plus menaçants de la réforme, comme à l’ère des Charlemagne et des saint Louis, elle est invinciblement demeurée catholique et française.L’édifice dont le mont se couronne fut, tour à tour et tout à la fois, abbaye, monastère, forteresse, autel de miracle.Si 93 en fit une manifesté au Saint-Siège de s’enten- prison, la prescription séculaire n’a dre avec lui sur les difficultés pen-1 point, grâce à Dieu, passe sur sa pro-dantes, plutôt que sur un programme fanation.Rendu au culte, il y a quincontenant les conditions d’uneenten- ze ans,il se présente encore au monde te.Or, selon mon interlocuteur, ce désir, cette bonne volonté qu’on a bien accueillie à Rome mais qu’on n’a pas trouvée suffisante—car Sa Sainteté Léon XIII veut conclure une paix solide et durable—eh bien, le centre aurait dû s’en contenter et se faire l’homme-ligo de M.de Bismarck, car il a compromis par son opposition au projet de loi d’exception l’entente avec le Saint-Siège.Est-ce assez déraisonnable ?—C’est pourtant ainsi comme un temple et le sanctuaire béni de saint Michel.Vous avez bien fait de redire ces grandes choses du passé aux générations qui semblent à peine entendre le son de l’heure qui passe ; au retour du pèlerinage, c’est avec bonheur que j’ai trouvé dans vos colonnes un reflet de ces illustres souvenirs.Permettez-moi d’y joindre un mot et de vous dire avec quelle émotion patriotique la fête du protecteur de que l’entendent en général les conser- la France a été célébrée le 29 septem- vateurs.Pendant son séjour à Gastein, Fera-pereur aurait reçu nombre de lettres menaçantes pour ses jours ; après avoir quitté cette ville d’eau, d’autres lettres qui le menacent de nouveaux attentats lui seraient encore parvenues, à ce point qu’on le détournait de se rendre à Cologne pour assister à l’inauguration du monument élevé A la mémoire de son père Frédéric-Guillaume III.Hier encore la Post portait cela à la connaissance de scs lecteurs.Le chancelier serait, lui aus- bre sur la montagne qui lui est consacrée.Ce jour-là elle était radieuse, et aussi la mer, l’atmosphère el la plage voisine.Aux pèlerins accoutumés s’en étaient unis d’autres accourus de la Loire ou des Pyrénées pour implorer en faveur de la patrie commune l’inspirateur de Jeanne d’Are.Ils ne venaient pas jeter leur parole aux vents de l’Atlantique : accomplissant un acte silencieux et grave de la vie chrétienne, iis venaient, au début de la si, en butte à des menaces d’attentat, guerre que Tennemi déclare, faire, à Ces nouvelles ne sont-elles pas, î’ombre de ces cloîtres chevaleresques, sinon controuvées, du moins exagé- une austère veillée des armes.Ils rées en vue du vote de la loi anti-so- prosternaient devant Dieu leur front cialiste ?Nous ne savons au juste, !dans la poussière pour se relever de-mais, ce qu’il y a de certain, c’est que vaut les hommes, plus purs, plus ferle nouvel empire n’a jamais été plus; mes et plus libres, travaillé par les passions politiques, i De pensée politique, il n’en ger-Jugez-en par ces lignes qu’écrit la niait au fond des cœurs que pour Süddeutsche Post : vers ; que nul pouvoir au monde n’était semblable à Dieu ; que son premier ministre dans le gouvernement des âmes était l’amour ; que la France appartiendrait, après Dieu, â qui l’aimerait davantage ; qu’en combattant les hommes de mal, il fallait les aimer eux-mêmes et les gagner à tout prix par la prière, .le sacrifice et le dévouement : ces trois fortes armes de l’amour.Tel (était l’enseignement qui tombait de ses Jèvres.Vous qui outragez le cléricalisme, est-ce donc là ce qui vous fait peur ?L’heure des pèlerinages est l’œuvre par excellence de la prière.Voilà pourquoi, de l’aube au soir de cette journée,passant rayonnante et sereine entre nos jours troublés, le chant : Saint Michel priez pour nons, depuis les remparts plongeant au sein des flots jusqu’aux voûtes de la basilique, de jour et de nuit, a retenti.Ces chants se répondaient l’an à l’autre comme des échos portant de sphère on sphère au prince du Ciel la prière de l’homme.Cette voix suppliante est-elle pour la loi moderne un cri séditieux ?Je l’ignore, et cela peut arriver un jour.Dieu, n’étant pas de ce monde, passe peut-être, aux yeux des nouveaux légistes, pour un souverain étranger ; l’invocation à sa puissance serait vite un outrage aux droits de l’Etat, le plus jaloux des seigneurs, Mais ce dont je me souviens, c’est que le retour des paroles sacrées remuait notre âme dans ses profondeurs.Chacune d’elles, en passant, y versait uu rayon d’espérance ; aucun ne s’est perdu, et le nom de Micaël y demeure comme l’aurore de la victoire.C’est un grand nom de victoire que ce nom de Michel ! Lorsqu'on entend, répercuté par toutes les cavernes de la presse’impie, le cri de guerre au catholicisme poussé au pied des Alpes,on aime à demander le secret de sa force à l'immortel vainqueur de l’ange rebelle.et foudroyé.Il connaît de longue date renne-mi qui fait aujourd’hui le siège de l’humanité, celui qui repoussa son assaut et déjoua ses ruses dans la grande lutte des intelligences supérieures.Autre est le théâtre, autres les combattants, autres les armes : pareille aujourd’hui est la guerre entre les esprits unis à une chair mortelle qui forment le genre humain.11 s’agit bien vraiment d’ancien on de nouveau régime, de république, d’empire ou de royauté, des rapports même du capital et du travail.Ce sont des mots que la Révolution jette aux races crédules qu’elle a faites.Four elle, tout cela c’est l’ombre, ce n'est pas la proie.Il s’agit de savoir si Dieu sera le souverain ou le * proscrit du monde, si le dix-neuvième siècle s’engloutira dans la barbarie ou remontera vers l’ordre dans la paix.Le cri de guerre vous l’avez entendu.Sur les lèvres mômes des modérés, la Révolution, dans sa menace, a paru s’enhardir.Elle frappe l’Eglise de flèches plus directes, elle la vise dans les trois fronts de bataille qu elle présente au siècle soulevé.Elle dénonce à la France et au monde l’ w/-tramontanisme,le Vatican, le Syllabus.Et les enfants aveugles qui se font les voix, plus dociles encore que sonores, de la Révolution, ne s’aperçoivent pas qu’ils rendent par là témoignage aux caractères surnaturels de l’institution qu’ils attaquent.lu ultramontanisme c’est son universalité ; Le Vatican sa royale indépendance vis-à-vis de tout pouvoir humain ; Le Syllabus, c’est-à-dire l’union de tous les esprits fidèles dans l’unité infrangible de son immuable doctrine.moins quatre milles ; puis, après avoir ricoché, il se perdit en mer dans un nuage d’écume.Pour la quatrième pièce, Cyrus Smith força un pou lu charge, afin à la bienheureuse Vierge Marie et à mon patron spécial saint Joseph.Je déclare d’avoir toujours vécu on chrétien et de mourir en grâce de Dieu, dans le sein de la religion ca- “ Notre situation inférieure, qui a, et prier Dieu de lui rendre le diadè-abouti en dernier lieu au régime de j me de puissance et de foi qui coula dénonciation, offre si peu de sécu-, ronna jadis le laite de ses destinées, rité à la liberté individuelle que les Certes, le noble représentant de la représentants étrangers conseillent à | monarchie très-chrétienne, que Dieu leurs compatriotes de ne point vi-j fit naître en ce jour de fête si Transiter l’Allemagne, tout au moins de ! çais, ne fut pas oublié.Pouvait-il se bien garder d’y avoir des entre- l’être, au pied de Limage de saint Tant il est vrai que l’ange du mal aimer la France d’un immense amour 1 est parfois contraint de con lesser la vérité ! Dæmunes confitentur.II tiens politiques.Le ministre américain à Berlin, Layard Taylor, a lait donner par son goxivernement un avertissement aux Américains d’au-delà de l’Océan.Dans la dépêche officielle on fait ressortir la nécessité pour les Américains Allemands qui se proposent de voyager on Allemagne, do faire connaître le temps approximatif de leur retour en Améri-rique, alin qu’en cas d’une absence prolongée au-delà de ce terme, on Michel V Mais la pensée no s’arrêtait pas à l’homme ; elle montait plus haut.Pour exprimer en 'trois mots les sentiments dont sont pénétrés les catholiques royalistes, je dirai qu’à leurs yeux le roi est le serviteur du principe ; le principe, à son tour, est au service de la France, comme la France elle-même doit être au service de Dieu.Si nous avions été tentés d’oublier cette hiérarchie des légitimités, la A ces défis de la haine, la réponse des catholiques, avec la devise et sous l’étendard de saint Michel, est un acte de foi pins net encore que la formule de l’attaque, plus large que la négation révolutionnaire, ;plus haut que toutes les injures et les soulèvements do l’orgueil rebelle.“Nous croyons en un seul Dieu, créateur et souverain seigneur de toutes choses, qui a tiré du néant non pas un chaos de mondes indépendants exposés à se briser entro eux, mais un monde unique, où tout se meut dans l’harmonie et doit concourir à l’accomplissement du plan divin.“ Nous croyons que l’ordre naturel de Dieu et de l’homme en qui se fou dent les deux ordres, est la pierre angulaire DU monde ; qu’il a reçu du Père la royauté universelle, et que son Eglise a le droit imprescrip tible d’enseigner tout homme qui naît sous le soleil, sans qn’aucun pouvoir de la terre ait le droit d’arrêter le Verbe incréé.“ Nous croyons que la société civile, comme chacun de ses membres, est comprise dans le domaine de Jésus-Christ ; que la loi humaine est vassale d’une loi supérieure de justice ; que la souveraineté absolue u’est ni dans le prince, ni dans le peuple, ni dans un homme, ni dans un nombre, mais en Dieu seul, substance môme de la justice et de la vérité.” Cet acte do loi, nous avons prié Dieu et saint Michel de le graver en traits indélébiles dans nos cœurs, sur nos fronts et sur nos drapeaux.Nous avons pris la ferme résolution, Dieu aidant, de lui être fidèles dans la lutte qui va s’ouvrir : de combattre la révolution par toute arme loyale, pensée, parole, plume, action privée, publique, individuelle, collective, aujourd’hui, demain, toujours, partout, sans nous laisser jamais ni vaincre par la fatigue, ni elirayer par le sang et le feu, ni séduire par les mensou ges.De tous les mensonges révolutionnaires, il en est un peut-être qui,plus que tout autre, otfense la dignité chrétienne.Il renferme en soi une si forte absurdité qu’on no pourrait croire à sa propagation si le regard stupéfait n’était forcé d’en suivre, à la trace des ruines, le monstrueux phénomène.On ose lancer contre le catholicisme et l’Eglise l’accusation d'asservissement ! Pour que ce moi trouve créance et passe ainsi, en faisant le mal, il faut, en vérité, que d’épaisses ténèbres s’accumulent déjà, comme un commencement d’expiation, sur l’esprit humain en rupture avec son créateur.Deux devises do liberté se partagent le monde ; deux cris d’affranchissement y retentissent: le nonser-viam des révolutionnaires ; le premier précepte du Décalogue : Tu adoreras un seul Dieu.De ces deux programmes, quel est le plus sincère ?Quel est le plus fier '?le plus digne de la créature intelligente et libre ?Sans recourir aux arrêts de l’histoire, il suffit de les entendre, avec un peu de sang dans les veines et uupeu d’honneur au fond de l’Ame, pour reconuai-tre, entre la Révolution et l’Eglise, la vraie mère de la liberté.La Révolution s’écrie : “ Je ne ser-“ virai pas.Je ne servirai pas l’au-“ teur de l’univers ; je n’élève lias “ d’autel au Dieu inconnu.Je ferai “ des lois sans m’inquiéter d’une loi “ suprême : on dehors des sociétés “ humaines, par-dessus leurs codes et “ leurs magistrats, il n'est pas de pou-“ voir qui ait le droit de les éclairer “ et de les diriger.Vis-à-vis de l’in-“ créé, s’il existe, libre est la pensée, 11 libre est la force, libre l’évolution “ sociale.Je no connais ni le Christ, “ ni l’Eglise, ni Dieu.Je n’houore “ qu’une puissance : la loi.La loi “ souveraine, inflexible, sans regard ,l et sans cœur, au bras de fer.” De telle sorte que, si la société elle-même semble une affranchie et se proclame inasservie, l’homme a certainement un maitre qui se nomme la loi ; et qu’est-ce que la loi moderne, dépouillée de l’onction, de la sanction divine ?Ce n’est ni la justice, ni la vérité, ni le droit, ni Inintelligence, ni la tradition du passé, ni l’intuition des longs avenirs.C’est à chaque instant qui passe, et pour ce seul instant jusqnA nouvel ordre, la moitié plus un des votes exprimés C’est une décision sons règle, où Pascal et Newton réunis seraient vaincus par deux idiots joints à un scélérat ; où, dans un congrès général des peuples, la Chine aurait raison de la France, et l’Afrique de l’Angleterre.La loi, voilà désormais l’autorité, le joug universelle, l’idole au goût parfois sanguinaire ; cela s’est vu.Homme, qui que tu sois, quoi qu’en pense ta sagesse ou qu’en juge ta conscience, tu te courberas, et si tu n’es pas plus fort qu’elle, tu te briseras devant la loi.Si ce n’est point la servitude, qu’est* ce donc que la servitude ?Le catholique enfant de l’Eglise dit : J’adore Dieu.Je n’adore quo Dieu.La loi humaine, pour ma conscience, n’a de valeur morale quo par sa conformité aux règles do l’étemelle justice et comme la volonté du maître tout-puissant et souverainement JLE COURRIER DU CMjÜ)A bon.“ Si votre loi se contente d'être “ indépendante A son égard, sans 11 violer directement ses préceptes, je 44 l’accepte pour loi de police et m’y “ sov'xets en vue de Futilité publi-* “ que.Mais si votre loi devient op-41 pressive et impie, si elle m’ordonne “des actes contraires à la loi du 44 vrai Dieu, c’est A mon tour de dire : 44 Non servi am.Je ne servirai pas.41 Elle peut faire de moi un otage ; 41 un esclave, jamais ; je désobéirai *4 aux hommes pour obéir a Dieu.” Et maintenant, entre le libéralisme de la Révolution et l’affranchissement de la conscience humaine par la voix de l’Eglise, que l’on choisis- s«» ! ' l’Eglise et la Révolution ! voila les deux termes radicalement contraires, qui se trouvent toujours en face lorsqu’on veut aller au fond des choses.Je suis d’avis que Ton s’y tienne, car ce sont les deux pôles du monde moral appelés de leur vrai nom.* .Il y a peu de jours, un sage du siècle et du catholicisme blâmait le mot de contre-Révolution que d’éminents chrétiens aiment A prendre pour devise dans les élans de leur généreuse parole.Ce sage semble croire qu’on ne tait pas assez d honneur A la Révolution en proclamant ainsi qu'il n'v a rien A prendre d elle, et en adoptant pour cri de ralliement son antipode absolu.Je comprends peu un semblable scrupule.Car la Révolution définie et comprise comme il convient ne saurait être ni trop combattue ni assez flétrie.Si j’avais, pour ma part, à trouver un défaut dans le tenue dont il se plaint, ce serait plutôt de faire trop d’honneur à la Révolution, de grandir sa taille.de renverser les rôles et les titres.^ Coirme le Christ,en effet, est le pôle positif du monde, l’Eglise est la grande affirmation religieuse et sociale.pré-existant aux ennemis éphémères qui lui font la guerre.Elle est l’autorité, le gouvernement,^ la vérité, la vie.La Révolution, c est la négation.C’est une opposition, une destruction, une perversion des idées et des choses.Il n’est pas plus de raison pour dire : contre-Révolution que pour dire : contre-mensonge, contre-désordre, et pour appeler le bien : contre-mal.• Depuis les hauteurs métaphysiques jusqu’aux familiarités du langage vulsaire, le terme qui prive, contrer «___________X____ ___A -v Cour Criminelle.Suite.SÉANCE DE I/APREs-MIDI.• , -I Le grand connétable BisstimeUe continue sa déposition.Il exhibe aux jurés le' fond du buffet ainsi que les morceaux du plancher.Je suis allé dans la cave.Je crois que la'profondeur était d’environ cinq pieds, c’était facile de marcher dedans.J’ai remarqué l’endroit situé au-dessous du trou pratiqué dans le plancher.Il faisait noir dans la cave et je n’ai pu voir s’il y avait du bran de scie.Je ne me rappelle pus avoir rien vu de plus que ce que j’ai dit.Par M.Geoffrion : Le connétable qui m’accompagnait a trouvé deux talons de bulletins, l’un dans la cave l’autre dans la chambre.Je ne sache pas qu’on soit obligé de conserver les talons des bulletins on vertu de la loi électorale.Je sais qu’on ne les met pas dans la boite du scrutin.J’ai remarqué que les deux talons en question portaient des numéros.Ces numéros sont 110 et 52.Le talon qui était dans la cave a pu y être tombé lorsqu'on a défait le plan cher.Je ne puis dire si le trou de ta- m’a don m rière qu’il y a dans ce morceau de bois correspondait A la poutre.Je crois qu'il était près de cette poutre.J'ai cru dans le temps que ce trou avait été fait ailleurs qu'à l’endroit où l’on voulait le percer.Ces trous ont certainement été percés par en dessus.Pilon m’a dit qu’il avait commencé à défaire le plancher sous le bullet.A partir de la partie qui était coupée le plancher était enlevé sur la largeur d’une travée.Je n'ai jamais vu défaire de plancher de cette manière.Il pourrait arriver qu'il s'y serait pris de cette manière.Le plancher à du être percé par-dessus.Le buffet a été percé par en dessous et le plancher par dessus.Ils n'ont pu être percés en même temps vu qu’ils sont percés différemment.Le buffet était un meuble léger qu'on pouvait transporter facilement et Von pouvait le mettre sur le côté et le percer ensuite.Les trous ont dû avoir été percés après avoir ôté le buffet.Ce qui m’a fait croire qu’il y avait eu un ressort, c'est que je vois sur cette planche des marques comme s’il y avait eu un étai en dessous.En réponse à l’un des jurés : Je ne vois pas sur le fonds du buf- poll No 2 lorsqu’un petit garçon est venu me trouver et m’a dit quo M.Christ in me demandait A l’hôtel.Je suis allé A l’hôtel Leroux.M.Chris-tin m’a demandé si je voulais aller dans le poll.N Je lui ai demandé pourquoi, et il m’a dit que M.Forget redoutait M.Daoust.Je lui demandai pour quelle raison, et M.Christin m’a répondu : Supposons que M.Forget veuille mettre la boite dans un bureau ou ailleurs, il pourrait arriver que m Daoust* ferait; du tapage.Je lui ai dit.Je ne crois pas.11 m’a dit alors : Vous savez que M.Daoust est un gros homme et que M.Forget en a peur.11 m’a demandé si j'avais peur de M.Daoust.Je lui ai répondu que je n'avais pas peur de M.Daoust ni d’aucun autre homme de Ste.Anne.Je lui ai dit que je n’avais aucun droit d’entrer IA.M.Christin m'a dit : Je vais vous procurer le droit.J ai com- plus touchant que de voir ces * deux beaux vieillards assisté* de quatre do lunée nntifo n»rn.,in ___ , '"1 'ye lajnuu uiume üo leurs fils |»Çêtn*,‘peudaiitquo leur'fille, su*ur Su».Léocadie, religieuse, adressait leurs fiU v S'il A fEternel un chant d’actions do grâces.Cette cérémonie étant terminée,*M.JPabl l»ô (ïpondin célébra’ le saint sacrifice'fia la messe pendant laquelle quatre sœurs de la Communauté des Sœurs Grises de Kimouski liiyu^ cutemliv Jos hymnes les plus touchantes œt les ‘ufieux choisies.A roll’ertoyv, le cantique y1 Temple témoin des premiers vernix ” tient les stro-plies avaient été admirablement chaulées et appropriées a la circonstance, fut lies bien rendu par M.Edmond Talbot, employé civil.Apres la messe, M.l’abbé Montminy lit nue belle allocution aux paroissiens, les félicitant de posséderait milieu d’eux une famille ‘qui avait mérité tant de bénédictions du ciel et invitant à pris qu’il voulait ci ne j’aidasse A l'of-j miiter les vertus que ces époux avaient licier-rapporteur.Il a dit.que si Vol’- pratiquées et dont ils recevaient même licier rapporteur voulait mettre la sur la terre une si grande récompense», boîte dans un bureau et si M.Daoust \ une heure après-midi, l'heureux voulait l’empêcher, que je devrais as- (,,.n,.(*(l Notre Daine du Portagi* réunis sister l’officier rapporteur.Après avoir >,ul ;l *a 1 ° *(-s 1 lM*s ^Vl Vtairnl ’ dit qu’il me procurerait les forces né- alll£™T’ Fs Dames -|cessaires pour entrer dans le poil.11 Monsieur «l Madame ('.rondin avait eu .' papier sur dit et nie porte un cachei; de défa- fet aucune marque qui indique qu’il veur : insensé, impie, infidèle, contre-! y ait eu une séparation dans le ouf-se ns, contre-vérité.ante-Christ.Ce J fet’et il n’y avait aucune division en qui est bon porte un nom simple et affirmatif : Dieu ! l'ètre ! la vérité ! la gloire ! Une exception éclate, il est vraie, dans le mot d’infini, mais par l'infirmité de la langue humaine.Elle s'arrête en approchant de Celui qui s’est nommé simplement : Ego sum qui sum.Laissons donc A 1 Eglise et à la vérité leurs noms durables.Ne leur infligeons, même par esprit de contraste, ni un terme qui les amoindrit ni le nom des révoltes et des révoltés qui, dans leur fuite A travers le temps, attaquent la vérité et 1 Eglise, passent et meurent à leurs pieds.La vérité eet étemelle, la Révolution passera et mourra.Il ne restera d’elle, un jour, qu’un souvenir : souvenir de honte et de désespoir pour ceux qui auront fléchi le genou devant elle ; souvenir de triomphe et de gloire pour les fidèles à l’Eglise et à Dieu.Veuilles agréer, monsieur le rédacteur, l’assurance de ma haute considération.Gabriel de Belcastre Sénateur de la Haute-Garonne.QUEBEC.2 NOVEMBRE 1878.Le délégué apoatoliq ne.Un successeur vient d'être nommé A feu Mgr.Conroy.C’est l’évêque d’Elphin, en Irlande.Son nom de famille est Laurent Gilooly.Il appartient à la congrégation des lazaristes ; il a été préconisé au siège de Belle le 18 février 185G, et il est devenu par coadjutorerie, évêque d’Elphin, en 1859.Il y avait aux funérailles solennelles du regretté Mgr.G.Conroy, près de deux cents prêtres venus de toutes les parties de l’Irlande, ainsi que la plupart des évêques.Ils formèrent une imposante procession qui escortait les restes mortels du Délégué Apostolique.Dans cette procession on remarquait la présence de l’évêque de Cdara et de l’évêque de Terreneu-ve, Mgr.Powers, qui avaient voulu accompagner jusqu’en Irlande la dépouille inanimée de leur ami ; l’évê que caoûjuteur de Kildare et de Leigh-lin et Son Em.le cardinal Cullen, archevêque de Dublin^ qui était assisté par plusieurs membres du chapitre métropolitain.Le cercueil était de chêne poli et portait l’inscription suivante : S.Exc.George Conroy, Evêque d'Ardagh et de Cloumacnoise, et Délégué Apostolique au Canada • et à Terreneuve.AGÉ DE QUARANTE-SIX ANS.Mgr Conroy a été enterré A Dundalk, sa ville natale.dedans du buffet, excepté entre la partie du centre et la droite ; le fonds était dans la gauche du buffet.Tar Son Honneur le Juge : Le bout de la planche où se trouvent les trous, se trouvait A s’adapter à la cloison qui sépare le compartiment gauche du reste du buffet.Le fonds du buffet de Vautre compartiment n'était pas coupé.En réponse à un juré : Cette planche est une partie du fonds du buffet et non pas une tablette.Le fonds se trouvait A trois ou quatre pouces au-dessus du plancher.Il n’y avait pas de tablette dans ce compartiment et je n’ai vu aucun indice d’une tablette., M.Kerr demande A la Cour qu’un ordre spécial soit émis pour envoyer des experts à Ste.Anne pour examiner le buffet et la maison et pour faire des expériences.M.Christin dit qu'il consentira A une condition, c’est qu'on aille faire IA tout ce qu’on prétend qui a été fait par les accusés, et si on y réussit il renoncera A sa défense.La Cour déclare qu’elle ne peut accorder cette demande.Dr.Gilbert Prout Girwood, est assermenté : Je suis médecin et je demeure A Ste.Anne du Bout de l’Isle.J’ai voté le 17 septembre dernier au poll No 2.Je crois que le nom du Dr.Gabriel Girdwood qui parait sur le livre du poil est mis pour le nien.Il n’y a pas d’autre Dr.Girwood à Ste.Anne.J’ai voté pour M.Girouard.J’ai fait ma marque moi-même.J’ai vu la personne a qui j’ai remis le bulletin endosser le talon, le déchirer et mettre le bulletin dans la boite.Le témoin examine ensuite plusieurs bulletins pour voir s’il y avait quelque chose de particulier dans leur apparence spécialement IA où le talon est déchiré et déclare qu’il ne trouve rien de particulier sinon qu’ils sont déchirés d’une manière irrégulière.Par M.Geoffrion : Le numéro sur l’annexe du bulle-letin était le No 8.J’ai voté sous le nom de G.P.Girwood.Toussaint Cousineau, assermenté ; Je demeure dans la cité d’Ottawa et je suis pilote de mon état.J’ai un peu assisté à l’élection qui s’est tenue le 17 septembre dernier dans le comté de Jacques-Cartier.J’ai agi pendant environ un quart d’heure ou 20 minutes au poll No.2 de Ste.Anne, comme agent de M.Laflamme vers les quatre heures et demie de l’après-midi.Je n’avais pas été employé comme agent avant cette heure.J’ai commencé A quatre heures et demie a agir comme agent de M.Laflanrme.C’est M.Christin Vun des accusés qui m’a demandé d’aller représenter M.Laflamme.Je venais d’arriver nu un morceau ue lequel il a écrit mon nom.Il m’a dit de ne pas entrer avant quatre heures et demie, et A cette heure je suis entré.Il y avait dans le poil MM.Daoust, Dunstall le Dr.Madore et M.Crevicr A part de Vofiicier rapporteur.Je n'y ai pas remarqué le clerc du poil Bruno Laloiule.Après que j’eusse été entré j'ai donné mon papier A M.Forget et le Dr Madore a dit : Maintenant je puis sortir.L’officier-rapporteur s'est mis A écrire, mais sa main tremblait et il s'est plaint d’être malade.M.Chris-tin est entré.Il est allé dans la salle privée avec M.Forget.11 est revenu prendre place, a commencé à ramasser ses papiers qu'il a mis dans la boite du scrutin et a scellé celle-ci.Il a commencé A se préparer pour la fermeture du poil, qre?qu'un a objecté et j’ai objecté moi-uieme, disant que le poil ne pouvait être inuné avant cinq heures.11 a pris la boîte et l'a mise dans le buffet.La Voîte a ballo-té comme si le buffet avait été creux.Je n’ai pas vu s'il y avait du papier au fond du buffet.Ce oui m’a lait remarquer cela, c'est que d'ordinaire le fond d'un buffet est presqu'à l’égalité des portes et qu’i.a paru se pencher pour y mettre la boite.Il a ensuite fermé la porte et Va barrée et est sorti avec M.Daoust.Je n'ai rien remarqué après que la porte a été fermée.Je suis resté là.M.For- sei/.e enfants dont onze sont encore vivants.Puissent ces derniers conserver encore longtemps ces parents hien-aimés qui leur ont donné tant de preuves de leur tendresse et (le leur dévouement et surtout tant de bons exompies d’amour du travail et de vertu ! Et puissent ces vénérables époux vivie encore de longues années et, pour rappeler un présent qui leur fut offert et qui portait cette inscription, boire encore longtemps à la même coupe ! Fn Ami.1/OrigimK M.le rédacteur, Depuis plusieurs jours les correspon dances st succèdent dnns les journaux, au su jet des débris d'en vaisseau qu’on nomine l'Orignal.On s»* demande à quelle époque remonte cet accident ou ce naufrage.Les uns le font remonter à 1808 et M.Lemoine, un de nos chercheurs historiques a feuilleté les anciens documents et nous donne ce matin dans le Chronicle une liste des naufrages qui remontent A la conquête et conclut que ce pourrait Lien être un des vaisseaux qui furent perdus à cette époque.L’histoire cependant n'est pas muette à cet égard.Dans les extraits du dème volume du journal des Jésuites publiés par l'Abeille le 19 janvier de cette année, nous lisons a la date du mois (l'Octobre 1750 : King s ship, YOrignal, built at Que- bec.was lost in launching at Cap Diamant.Le vaisseau du Hoi, VOrignal, construit à Québec fut perdu quand il fut l'eau au Cap Diamant.Voyez neuvième iiATAii.noN.-^Ce bataillon paradera demain matin, à‘7A heures, au Drill Shed pour delà se rqndre, musique en:tête, jù la basilique, où une messe |Seija{célébrée à 8£ heitiesi 1 —-Le comité de (Construction du Cercle' Catholique de Qnébee se réunira lundi (4 novembre), à 4 heures et demie R M., dans }a>salle des réunions onli-aCres duf flerclq.iN soirée pour j.hs pauvres.—II y aura, jeudi prochain, à l’Asile de Beauport, une soirée au profit des pauvres.Nous en donnerons le programme la semaine prochaine.cou uses a pieds.—Dimanche 3 novembre A 3 heures F.M.auront lieu sur le terrain du Parc du Palais les courses annuelles du Club des jeunes Québec quois.Ces courses promettent d’être très intéressantes le nombre des entrées est déjà considérable et ou peut voir sur la liste les noms de quelques uns de nos coureurs les plus renommés.Le public ne saurait trouver de meilleurs amusements, tout en donnant aux jeunes gens qui y prennent part l’encouragoiuent qu’ils méritent.Admission 11) cents, les Dames gratis, l(> cents de plus pour les étrangers qui veulent prendre part au concours.A.P.Ko Y, Secrétaire, Club de crosse, u des jeunes Québecquois.” —On lit dans le Dusse Temps, nouveau journal »*¦ comique.” publié en cette ville : Il existe an nord du Nouvéuu-Monitt un pays appelé le Canada.L'Union n’y règiie pas toujours et l'Opinion Publique.y est quelquefois alarmée.W Aurore du peuple Franco l'anadicn esl A peine levée quo déjà il marche en Fclaireur à la tète de la civilisation, ne craignant aucun Evénement, suivant Minerve dans ses sages conseils et plein if enthousiasme National.Il a foi dans son gouvernement t'onsLilutionnel et Fédéral.Le Castor, emblème de ce beau pays, n’est pas un Canard.Du reste, le Canada Mu sien prouve que les arts sont cultivés par le Canadicn[i\u\, en Courrier intelligent veut arrive! vite la Gazette.au Progrès, même en lisant Toronto, 31.—l ue dépêche du câble au Globe dit que le personnel de la suite du marquis de Lome se composera des messieurs dont les noms suivent : Majoi Dewinton, secrétaire du gouv.-général rhon.CoI.Littleton, secrétaire militaire l'hon.M.Montai-, maître général (comptroller) ; l’hon.M.llarbord, des gardes écossais, et le capt.Ghater, du 91e régiment, aides-de-camp.Lady Sophia Mac Nam ara accompagnera la princesse Louise comme dame de compagnie.Toronto, 1 novembre.Le juge en chef Harrison est décédé A sa résidence aujourd’hui.le .marquis de .’.oune.—Le Grand-Trom prépare un chai qui sera décoré avei munificence pour le marquis de Lome et la Princesse Louise.On dit que l’In- XT * V;, —Nous tramions pas les querelles eue Jre joL’niàBaJtéaet nous nous sommes toujours fait un devoir de les régler h* plus lût possible.C’est pou rquoi nous constatons vOfijourd’Imi qu’une polémi iitlè irès-vivé a‘été engagée entre le Daily 'Witness et le Evening Star, A propos du montant de patronage et d’encourage ment que chacun de ces deux journaux •vcevait du public.Nous avons dénon-é le mal.— Nous indiquons le remède.Que les parlies belligérantes fassent ve *|ir de Paris M.Frederick Messières, homme de chiffres éminent qni cou’ duit la maison des Frères Luby, et comme ce monsieur s’entend eu matières de chiffres et surtout peut dire ce que vaut la circulation d'un article qui plaît au public, il aura réglé la question d’uu trait de plume et de- plus si les antago nisLes après sa décision, veulent ni re nir aux cheveux, il leur donnera quelques bouteilles du Rénovateur Parisien de Luby.is ffPt PQt mi mnrl fî’lionrp 'înrpc nns a 1 ean au L.ap Diamant.Voyez - ‘*'i1"' 1 .* gt?c est rc .uni un quart c neuic âpre- .Histoire de Smith 1 n c>-q ih i lercolomal aura aussi un char magmfi cm, .lAnort ovno M UnAiief tl -i ro- ,UlhSl • niMOIICÜC ftnilUl I p.«*-f.ICI, .- r son départ avec M.Daoust.11 a repris sa place, il a ouvert l’armoire, a pris la boite, Va remise sur la table et a allumé sa pipe.M.Crevier a dit alors : Il parait que le petit homme est revenu vite, le verre de brandy lui a fait du bien.Le Dr Madore est venu A la porte et je lui ai demandé de reprendre sa place, ce qu’il a fait.Je n’aimais pas A rester IA dedans parce qu’à la manière dont M.Christin m'avait demandé d'y entrer, j’avais peur que cela me causât du trouble et je n’aimais pas leur manière.Personne n'a remué le buffet et je n’ai rien entendu pendant l’absence de M.Forget.Je ne suis pas resté pour le décompte des votes, mais j’étais IA lorsqu'on a annonce le résultat.Les gens paraissaient très excités en apprenant le résultat.J’ai revu M.Christin lorsqu’il est parti.Il m’a demandé si j’avais bien compris l’affaire.Je lui ai répondu : je le crois.Il m’a dit alors : Si vous avez bien compris, je dirai a M.La-flamme qu'il ne vous oublie pas.(A suivre.) tout s’accorde et le nom du vaisseau et le lieu du naufrage.Il ne reste guère de place au doute.f.13.Le Ilév.M.Edodaud Casauhon, curé de Saint-Joseph du Lac, diocèse de Montréal, décédé le 23 octobre, appartenait à la section provinciale de la Société d’une messe.Archevêché de Québec, ) 2 novembre 1878.) C.A.Collet, ptre.Secrétaire.quement orné pour recevoir le et sa suite à Halifax.vi ce-roi NOCES IEOH.Mardi, le 22 octobre dernier, les paroissiens de Notre-Dame du Portage accouraient à l'église pour assister A une fête de famille et à une cérémonie religieuse dont le souvenir restera longtemps gravé dans les cœurs, ils venaient se joindre à leur digne curé, M.l'abbé Grondin, pour remercier Dieu des bénédictions accordées à son vénérable père, M.Germain Grondin, et A sa vénérable mère, Madame Léocadie Lévêqje, qui célébraient en ce jour le cinquantième anniversaire de leur mariage.L’église, quoique non terminée, était vraiment belle, grâce à la main de l'artiste qui avait présidé aux décorations.Oh remarquait au chœur, MM.L.Blais, curé de la Rivière du Loup et L.Halle, curé de S.André.M.T.Montminy, curé de S.Antonin et M.J.Boulé, vicaire à Fraserville, assistaient comme diacre et sous-diacre M.le curé Grondin Ce fut ce dernir qui eut l'insigne bonheur de donner la bénédiction à ses vertueux parents dont l'un âgé de 81 ans et l’autre de G9, paraissaient encore pleins de fraîcheur et de vie et semblaien] jouir de cette seconde jeunesse que Dieu accorde quelque fois ici-bas à com qui comme eux Vont fidèlement servi ; tant il est vrai que la justice et la vertu ne vieillissent jamais.11 y a cinquante ans, leur union avait été bénie par le regretté M.Painchaud, fondateur du Collège de Ste.Anne ; maintenant, le cœur rempli des plus vifs sentiment de reconnaissance, et les yeux pleins des larmes du plus suave bonheur, ils venaient renouveler cette union qui tvail été si féconde et demander une nouvelle bénédiction qui, cette fois, allait leur être donnée par leur fils bien-airné, enfant de ce même collège.Rien de NOUVELLES ordinations.—Le 27 octobre, Mgr.de Chicoutimi a fait les ordinations suivantes.Sous-Diacre—Mario Hubert Henri Ci* mon.Prêtre—Amédé Tremblay qui est nom mée vicaire de la Cathédrale.la Toussaint.—Les églises n’ont cessé d'être encombrées de fidèles hier, et des milliers se sont approchés de la Sainte Table.—Dans un comté, pas loin de Montréal.le gouvernement Joly a nommé un grand nombre de juges de paix.J1 paraît que parmi ces juges se trouvent trois absents et un mort ! î ! î CONCERT PROMENADE AU ROND A PATINER.—Avec la permission du liout-colonel Strange et des officiers, la fanfare de la Batterie B.de l’artillerie jouera au Rond à Patiner, grande allée, ce soir, de huit a 10 heures.Voici le programme : 1.Ouverture.Le brasseur do Preston.2.Valse.Norollen.•L Potpourri.tiré d'Operas italien i.Valse.Loved and Lost.5.Valse • •••••••« •••••••• ••••••••• ••••••••• Germanv.t).Galop.Mit Dampf.Vive la Canadienne.Dieu sauve la Heine, TEMPERATURE.—NOUS RVOIIS CU Un peu de neige hier après-midi ; elle s’esl fondue à mesure.Sur la cime des Laurenti-des, à l’ouest de Québec, on aperçoit de la neige." EXPORTATION de détail.—Voici le mouvement des exportations de ce port pour la Grande-Bretagne, pendant cette semaine: par le steamer Waldcnsian, pour Glasgow, 100 tètes de bétail ; par le steamer Memphis, pour Liverpool, 100 et 2,400 moutons ; par le steamer Laite Champlain, pour Liverpool, 140 ; parle steamer Erl King, pour Glasgow, 81 et 150 moutons.m.n.Jewell nové:—Mercredi soir le petit remorqueur de M.Jewell revenait delà Goosselle où il était allé porter une vergue pour VAmphion.Quand il fut vis-à-vis de St.-Pierre, M.Jewell fut précipité à l'eau et disparut.On fut obligé de gouverner le vapeur, sur la rive car le temps était trop mau vais pour ses capacités et il eût coulé bas.Le corps du défunt a été retrouvé le lendemain sur la rive de St.-Valier, et ramené ici hier matin.¦ Le verdict de l'enquête ternie a été (l trouvé nové.” .; • , incendie.—Une manufacture d’huile de charbon a été consumée par les Gammes hier soir, à SL-Lambert.LE CRUCIFIX DK LOUIS XVI LÉGUÉ AU PAI'E Léon xiii.—L'Unilà cattolica nous apprend que le regretté Mgr Prosperi Bu/.i a laissé par testament A Sa Sainteté Léon XIII un crucifix de bois, très-modeste, sans valeur intrinsèque, mais ayant une valeur historique des plus considérables.C'est le crucifix que l’infortuné Louis XVI tenait dans ses mains quand le 21 janvier 1793 il quittait la prison du Temple pour monter à l’échafaud.Ce crucifix, qu’un ami dévoué du roi-martyr parvint à recueillir, fut remis sous la Restauration à Louis XVIII, qui le céda, comme souvenir de famille, à la duchesse de Berry.Celle-ci, A sou tour, le donna quelques années après à son confesseur Mgr Prosperi.Conservé avec un soin religieux par ce prélat, le cruci fix historique a passé maintenant entre les mains du Souverain-Pontife.succès splendide—La carrière des Pilules et de la Salsepareille de Bristol dar.s le pays a été vraiment un succès splendide.Des centaines et des centaines d’in valides cloués sur place par le mal particulier au climat, ont été ramenés, par ces pilules, A une santé robuste.Lecteur, pourquoi ne vous guériraient-elles pas ?Chapitre maritime.La goélette England est arrivée hier de Montréal, et sera mise dans un dock pour subir des réparations.Il parait qu’elle est venue en collision avec le navire Ontario.On télégraphie de Londres, 29 octobre : La barque Carrie Uelap, capt.Crosby, partie de Philadelphie,“est arrivée à Anvers hier et rapporte qu’elle a vu, le 22 courant, le navire Anglo-Saxon abandonné par 49.10 de latitude et 15.il de longitude.Le vaisseau dont il est question est possiblement Je navire Anglo-Saxon, capt.Macauley, parti de Dublin le 25 septembre pour Québec, bien qu’aucune description du naufrage n’accompagne le rapport de la Carrie Uelap.—Rivière-du-Loup, 1er novembre.— Temps beau, vent nord; un steamer A trois mâts et deux barques descendent.—Pointe au Père, 1er novembre.— Ciel nuageux ; neige; steamer VulcUa descend a i P.M.un navire et trois barques descendent.Vapeur Jkavcr remonte hier soir.; .—Etat comparatif des arrivées A ce port et du tonnage en 1877 et 1878, jusqu'au 1er novembre inclusivement.En 1877 958 vaisseaux, 763,423 tons.En 1878 559 vaisseaux, 502,(537 tons.Différence en moins pour cette année 299 vaisseaux et 200,786 tons.—Nombre de steamers océaniques qui sont arrivés ici jusqu’à cette date et à la date correspondante Vannée dernière.1877,152 steamers, 202,797 tons.“ ~ 153 steamers, 225,392 tons.| IM us < année 1 steamer et 22* 595 tons.1878 cotte l*our Iom rhume* HfvèreN «‘I \vh tloiileurn de |»oiiiikoikm.Canton, Pa., 29 novembre 1378.MM.Setli W.Kowle & Fils, Boston.Messieurs 11 y a une dizaine d’années, à la suite d’une violente attaque de rougeole, ji* fus atteint d'un fort rhume et fus menacé de la consomption.Mon père étant mort A l’âge de 31 ans, de comsouiptioii des poumons, et ma tante avant été etn portée par le même mal, il semblait que cette maladie fût héréditaire dans mure famille.Dans le même temps on me conseilla d’acheter une bouteille de baume de cerises sauvages du Dr Wistar, et je puis dire consciencieusement^que j.» crois que c’est cela qui m’a sauvé.* J’étais for geron dans le temps, et je ressentais sou vent des douleurs dans la poitrine et les poumonsque le baume a fait disparaître, .le rend ce témoignage avec empresse ment, et j’espère que vous obtiendrez beaucoup de succès avec cette prépara tion.Votre dévoué A.J.Merritt.50 cts et SI la bouteille.En vente par tous les marchands.iliillctin Commercial.J.** montant perçus à lu douane cto Québec, le :il du courant est do $1.882,^.MARCHE MONÉTAIRE.New-York, 2 nov.1878,2 heures V.M.Oit, g .Kchaugtt Sterling, 82} Greenbacks, 08} K.G.Baiikow, Courtier, No 17, Rue Huude, Québec: MA UCIIES DE Q UEBEC.Farine et Grains.Québec, 25 octobre IS78.In ri ci 4*.—Sup.extra, baril, 190.$4.80 a 5 50 1'.x li a., C0 ii 'l i i) Forte pour boulanger.i.7U a 5.00 F x ira du printemps.L25 a 4.V) Superfine No.2.U00 a i.10 l’me .
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.