Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 23 octobre 1877, mardi 23 octobre 1877
Hlardi SS Octobre J8K7 No.no I.**.* - -J* • « mardi 38 Octobre I81Y (Eourrier JOURNAL DES INTERETS CANADIENS v JE CROIS, J’ESPERE ET .T’AIME.•mtüÊBBm Feuilleton du Courrier du Gaiiada.Quebec.23 Oct.1877—No 35 VOYAGE AU mm im iia m Par Jui.ks Vkknk.(Suite.) .1 e m'approchai cle Hans.1 étais ma main sur la sienne.11 ne bougea pas.Je lui montrai la route du cratère.Il demeura immobile.Ma figure haletante disait toute mes souffrances.L'Islandais remua doucement la tête & désignant tranquillement mon oncle .— “ Master ” fi-il.—Le maître, m’écriai-je ! insensé ! non, il n’est pas le mailre de ta vie ! il faut fuir ! il faut l’entraîner 1 m’entends-tu ! me comprends-tu ?” .T’avait saisis llans par le bras.Te voulais l’obliger à se lever.Te luttais avec lui.Mon oncle intervint.allions l’étudier de nos yeux, le tou-' cher de nos mains.A travers l’étage îles schistes colorés de belles nuances vertes serpentaient des liions métalliques de cuivre, de manganèse avec quelques tra-i ces de platine 8c d’or.Je songeais à ces richesses enfouies drus les entrailles du globe 8c dont l’avide humanité n’aura jamais la jouissance ! Ces t f trésors, les bouleversements des pre-j: | miens jours les ont enterrés à do tel; les profondeurs, que ni la pioche, ni i le pic ne sauront les arracher à leur i tombeau.Aux schistes succédèrent les gneiss, d’une structure stratilbrme, romar- ' quables par la régularité & h* parallé-! lisme de leurs feuillets, puis, les micaschistes disposés en grandes lamelles rechaussées à l’œil par les scintillations du mica blanc.La lumière des appareils, répercutée par les petites facettes de la masse rocheuse, croisait ses jets de feu sous tous les angles,& je m’imaginais voyager à travers un diamant creux, dans Angleterre.On écrit de Londres, le 1er octobre, au Nord : La concorde ne paraît pas sur le point de se rétablir dans le camp des home rulers irlandais.La paix conclue à Liverpool était décidément une “ paix boiteuse.” Les chefs sont tombés d’accord sur la nécessité de porter la question devant le seul tribunal compétent, à savoir le corps électoral irlandais, et jusqu’à préseï les maladies ; enfin, l’art de les soi- faire Mortara y j lequel les rayons se brisaient en mille éblouissements.Vers six heures du soir, cette le te de la lumière vint à diminuer sensiblement, presque à cesser ; les parois prirent une teinte cristallisée, mais sombre ; le mica su mélangea plus intimement au feldspath & au quartz, pour former la roche par excellence, j la pierre dure entre toutes, celle qui Du calme, Axel, dit-il.Tu n oh-.supporte, sans on être écrasée, les tiendras rien de cet impassible s«*i*vi-1 quatre étages de terrain du globe.leur.Ainsi, écouté coque j ai a le i Nous étions murés dans l'immense • % .jusqu’à présent cette résolution n’a fait qu’augmenter la confusion Dans les réunions publiques, la prépondérance est incontestablement acquise à l’élément intransigeant, et le clergé catholique, toujours habile à discerner le courant populaire, semble assez disposé à rompre son alliance avec les parlementaires modérés.M.Butt est débordé en Irlande, et il lui sera bien difficile de conserver longtemps l’autorité nominale qu’il «xerce encore sur le groupe de députés qui porte le gner et de les guérir.Chacune de ces subdivisions représente une année d’étude.Quant aux préjugés qui existent contre des écoles de médecine pour les femmes, il est inutile d’y répondre.“ Tout argument est superflu con tre un sentiment ou contre un préjugé ; à mon avis, la meilleure réponse à faire aux objections qu’on nous présente, c’est l’expérience et la pratique.“ Un grand nombre des objections qui ont été faites contre l’admission des femmes dans le corps médical doivent être repoussées comme étant imaginaires ; mais, d'un autre côté aussi, il est possible que cette admission n’amène pas tousles avantages que ses partisans en attendent.“ L’argument que les femmes comprennent mieux que les hommes les maladie de la femme n’est probablement vrai qu’en partie.Mais ce qui est incontestable, c’est que les femmes comprendront mieux ces mala- o*o proposer Je me croisai les bras, en regarda ni mon oncle bien en face.*• Le manque d’eau dit-il, met seul obstacle à l’accomplissement de mes projets.Dans cette galerie de lest, I xile de laves, de schistes, de houilles, nous n’avons pas rencontré une seule molécule liquide.Il est possible que nous so urns plus heureux en suivant le tunnel de l’ouest.” Je secouai la tête avec un air de profonde incrédulité.“ Écoute-moi jusqu’ jusqu’au bout, reprit prison de granit.Il était huit heures du soir.Lean manquait toujours.Je soulFrais horriblement.Mon oncle marchait en avant.11 îie voulait pas s'arrêter.Il tendait l'oreille pour surprendre les murmures de quelque source.Mais rien ! Cependant mes jambes refusaient de me porter.Je résistais à mes tortures pour ne pas obliger mon oncle à faire halte.C’eut été pour lui le coup du désespoir, car la journée Unissait, la dernière qui lui appartînt.nom de home rulers.L’opposition di°s si elles s’y appliquent davanta-irlandaise redevient cxtra-parlemen-taire, comme l’époque d’O’Connell et du temps des fenians.Reste à savoir si le clergé ne fait pas fausse route en s’associant aux nationalistes radicaux, imbus de doctrines américaines et de traditions révolutionnaires passablement opposées aux principes du Syllabus.La propagande américaine, qui joue un si grand rôle en Irlande, n’est pas favorable aux prétentions du clergé, et la popularité éphémère “ Les femmes comprendront les maladies des femmes en raison de leur intelligence et de leur savoir, et non pas pour je ne sais quelle mystérieuse sympathie entre elles et le sujet malade ; mais on peut admettre que relativement à certaines maladies chroniques et à certaines causes de faiblesse chez les femmes, elles seront plus aptes que les hommes à trouver l’origine du mal.“ On a fait observer que les femmes- -J X * V»4\-1 itiv AV vj^ vu » • A* IX lu professeur en forçant la voix, l’en-j Rnfin mes forces m’abandonnèrent ; dant que tu gisais là sans motive-i j0 poussai un cri & je tombai, ment, j’ai été reconnaître la conlor- ».\ lnoi \ jt» meurs ! ” înatiou de cette galerie.Elles’enfonce Mou oncle revint sur ses pas.Il ^ • • il 1 .1 t I I -1 • • • m .• 1 1 directement clans les entrailles du globe, 8:, en peu d’heures, elle nous conduira, au massif granitique.Là nous devons rencontrer des sources abondantes.La nature de la roche le veut ainsi, Sc l’instinct est d’accord avec la logique pour appuyer ma conviction.Or, voici cc que j’ai à te proposer.Quand Colomb a demandé trois jours à ses équipages pour trouver les terres nouvelles, ses équipages, malades, épouvantés, ont cependant fait droit à sa demande, &¦ il a découvert le nouveau-monde.Moi, le Colomb de ces régions souterraines, je ne te demande qu’un jour encore.Si, ce temps écoulé, je n’ai pas rencontré l’eau qui nous manque, je te le jure, nous reviendrons à la surface de la terre.” En dépit de mon irritation, je lus ému de ces paroles & de la violence que se faisait mon oncle pour tenir un pareil langage.“ Eh bien ! m’écriai-je, qu’il soit fait comme vous le désirez, & que Dieu récompense votre énergie sur-humainc.Vous n’avez plus que quelques heures à tenter le sort.En route ! ” XXII La descente recommença cette fois par la nouvelle galerie.Iians marchait en avant, selon son habitude.Nous n’avions pas fait cent pas, que le professeur, promenant sa lampe le long des murailles, s’écriait : “ Voilà les terrains primitifs ! nous sommes dans la bonne voie ! marchons ! marchons ! ” Lorsque la terre se refroidit peu à peu aux premiers jours du monde, la diminution de son volume produisit dans l’écorce des dislocations, des ruptures, des retraits, des fendilles.Le couloir actuel était une fissure do ce genre, par laquelle s’épanchait autrefois le granit éruptif; ses mille détours formaient un inextricable labyrinthe à travers le sol primordial.A mesure que nous descendions, la succession des couches composant le terrain primitif apparaissait avec plus de netteté.La science géologique considèro ce terrain primitif comme la base do l’écorce minéralo, & elle a reconnu qu’il so compose de trois couches différentes, les schistes, les gneiss, les micaschistes, reposant sur cette roche inébranlable qu’on appelle le granit.Or, jamais minéralogistes ne s’étaient rencontrés dan8 des circonstances aussi merveilleuses pour étudier la nature sur place.Ce que la sonde, machine inintelligente & brutale, ne pouvait rapporter ù la surface du globe de sa texture interne, nous me considéra en croisant ses bras puis ces paroles sourdes sortirent de ses lèvres : “ Tout est fini ! Un effrayant geste «le colère frappa une dernière fois mes regards, «Sr je fermai les yeux.Lorsque je les rouvris, j’aperçus mes deux compagnons immobiles & roulés dans leur couverture.Dormaient-ils ?Pour mon compte je ne pouvais trouver un instant de sommeil.le soutirais trop & surtout de la pensée que mon mal devait être sans remède.Les dernières paroles de mon oncle retentissaient dans mon oreille.“ Tout était fini ! lée trop cher.Comme un exemple curieux de la réaction que l’Amérique commerce à exercer sur le prolétariat irlandais, je vous citerai cc fait que la grève des ouvriers de chemins (le 1er aux Etats-Unis a eu son contre-coup en Irlande.Les villes de l’Irlande méridionale, surtout Cork oA«è v«?\«plicu «Vottwiovc uyiiut pîlSSO quelques années en Am Ariane of j^-' gnat à la haine nationale de l'Irlandais l’aversion du républicain transatlantique pour la société et les institutions anglaises.Ces ouvriers n’ont pas tardé à suivre l’exemple donné par leurs collègues américains; ceux qui étaient employés aux chemins de fer se sont mis en grève et ont essayé, dans plusieurs localités, d'imiter les scènes de violence dont Pittsburg et Chicago avaient été le théâtre.La tentative n'a pas eu alitant de succès qu’en Amérique, mais elle a suffi pour rappeler aux anglais que l’influence de l’américanisme se fait sentir ailleurs que sur le terrain politique.L’inauguration d'une école de médecine pour les femmes a eu lieu lun-i di à Londres.Deux discours ont été onv rl'nnè I prononcés, l’un par le docteur Cockle O'™1"- ."‘ÎKlTil SZ l'hospice de Gray Inn's Road an- ÏÏSÏÏtofwerSIr1 se rattache l'tcole : l'antre par menu i o 30 Mme Garrett Anderson au siege de ttDeux tailleurs expérimentés sont attachés à notre établissement, et toutes les commandes pour habillements seront exécutées avec soin et sous le plus court délai.PELLETERIES ! PELLETERIES ! ! Une très-grande variété de Capots : de Chats Sauvages, de ‘Peaux de buffle.• Casques de Moutons de Perse (cramer), pour dames et messieurs."Casques de Loutre et de Mouton.! 200 Peaux de mouton de Perse ! (cramer).; 200 Peaux de Buffle, etc., etc., etc.i —AUSSI— ; Capots de Castor, Blouse de Lapin ! blanc et de Castor, pouT dames.i - ¦ ¦¦ Tontes commandes laissées pour! Capots, Blouses de Dames et Casques 1 de Cramer seront exécutées sous le plus court délai.J.Hamel & Freres, 58, RUE SOUS-LE-FORT.Québec, 10 octobre 1877.‘i Impressions de toutes Especes, tel que : TÈTES DE COMPTES, MÉMORANDUMS, CARTES DE VISITE, RAPPORTS.CHÈQUES, et BILLETS, PLACARDS, AFFICHES, DRAFTS, ENVELOPPES, CATALOGUES, LISTE DE PRIX, MONOGRAMMES, CARTES D’AFFAIRES, PROGRAMMES, CIRCULAIRES, LETTRES FUNÉRAIRES, Etc., Etc.D’ASSURANCE 8TADA00NA.Contre le Feu et sur la Vie ¦ooo INCORPOREE LE 20 MAI 18 7 4.-O 00- Capita Aiitori 000 Depot «In Gouvernement $5,000, OOO $500,000.¦ooo BURE U A PRINCIPAL : 20, RUE ST.PIERRE QUEBEC.-ooo- BUREAU DES DIEECTEEÜRS : ooo On exécutera pour Avocat* : JOHN ROSS, Kit., Présideu i»r u Ruikjik* Stadaconn.ALEX.LIiMOINK, Kcr., S»*c.-Ti»t, de la Maison do la Trinité.de* Québec.JOHN LAI HD, Kcr.Gérant.—(ï.G.P Y K K.C.TETU, Directeur de la Banque Nationale.) Inspecteur pour la Puissance.—K.HORN JAMES G ROSS, Ecr.Président de la Ban- O’BHIKN Président.—J.B.RENAUD, Kcr., Directeur de la Banque Union «lu Bas-Canada.Vice-President.—Hon.J.SHARPLES, Directeur «le la Banque Union du Bus-Canada.Hon.K.CHIN1C, Président delà Banque Nationale.que de Québec.P.E.CA SG R A IN, Ecr., M.P.Secrétaire.—CRAWFORD LINDSAY.Des bureaux locaux sont établis dans toute la Puissance.Les polices (l'Assurance contre le feu et sur la vie sont émises à des tau?modérés.Québec, 10 Janvier 1876.929 BLANCS DE SOMMATION, DEMANDE DE PLAIDOYER, FIAT, COMPARUTION, DECLAARATION SUR BILLETS, DECLARATION SUR COMPTES, DECLARATION ACTE HYPOTHECAIRE, SUBPŒNA, AFFIDAVIT, INSCRIPTION, INVENTAIRE DE PRODUCTION.Encre ! 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Le soussigné informe respectueusement ses amis et le public en général, qu’il vient de prendre des arrangements qui le l’ont devenir le dépositaire des principales manufactures de CIGARES DE LA HAVANE, entre autres de : Joachim Arguillez ; Partagas.Cabanias ; Cabargas.» Antonio Lopez ; La Anionica, et Julian Alvarez ou Henry Clay Do plus, qu’il sera en tout temps disposé prendre des ordres pour faire venir des cigares do n’importe quelle manulacturc de la Havane quo l’on voudra bien lui désigner.Il ouvrira son bureau sous quelques jours, près du Bureau de Poste de la Haute-Ville.AUGUSTIN JEROME HUOT.Québec, 2 Mai 1877.230 ARRIVÉE ! ! ARRIVÉE ! ! ! ÜN nouvel APPROVISIONNEMENT JTEAU MIKEBAIiT, Six mois.8.00 bscomptc libéral accorde pour le gros.j ,|o .J Trois mois.I.SO I.P.DLRY, Libraire.Etats-Unis h’Amkiuquk ) Un un.«.00 do .I Six mois.21.00 do .J Trois mois.1.50 2Vix l’Ahonucaieist I EDI Tl UN QUOTIDIENNE 40 Rue St Pierre Basse-Ville, Québec.Québec, 2 Août 1877.— — ¦ ¦¦¦¦¦ m m i ¦¦ i ^ ¦ ¦¦¦¦».¦ ¦ ¦ ¦ ' ¦ - ¦¦ ¦ ¦*¦¦¦ » ¦¦¦¦ ¦¦ ¦ ira ¦- ¦¦ Importations Fr an Sfaises.ANGLETERRE.do " do • ••••••• i Un un.25k st^ Six mois.ÎO " Trois mois.« “ Eau de Cologne JEAN MARIE FARINA, i pu a Nor .n ,,.MONA BOUQUET.i H,YNUl.] £.n an-: *
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